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citizenz7 : Manjaro Linux : l’alternative Gnu/Linux la plus cohérente ?

Au sujet de Gnu/Linux, il y a 2 écoles :
– les "user friendly" qui se basent sur un constat simple : pas le temps (compétences) de passer 3 plombes à configurer un système Gnu/Linux. Il faut du concret, du rapide, du simple et du fiable !
– les "barbus" qui au contraire, pronent le "fait main", la liberté. Disposer d’un système basique pour le construire, par étapes, et obtenir un environnement “aux p’tits oignons”, fiable et adapté… quitte à y passer quelques heures.

Aujourd’hui, ces 2 écoles semblent se retrouver dans 2 types de distributions Gnu/Linux :
– toute la sphère des Ubuntu, Mint, etc. adaptées au "commun des mortels". L’installation de ce type de distribution se fait en général en "2 clics de souris…" et permet d’obtenir rapidement un système complet (très complet …) qui peut avoir des ressemblances flagrantes avec Windows.
– et puis les distributions qualifiées de "non adpatées aux débutants" qui doivent être "domptées". Outre Debian qui pourrait être à cheval sur les 2 types, actuellement ArchLinux représente la distribution la plus répendue et la "moins adaptée" aux débutants. Oui, je mets beaucoup de guillemets car tout ceci, vous allez me dire, est très subjectif...
La phase d’installation représente un handicap, pour certains, à surmonter, pour pouvoir ensuite construire son système par touches successives (réseau, environnement graphique, applications diverses, ...).

Inconvenients ? Du temps à passer devant sa machine, des recherches préalables, un investissement personnel, des connaissances plus pointues (partitionnement, système de boot EFI, locales, configuration du serveur graphique, etc.)
Avantages ? Un système vraiment adapté à ses besoins, dépouvu de fioritures, maîtrisé et théoriquement fiable. En fait une liberté quasi totale, de l’environnement de bureau en passant par les applications les plus courantes, etc.

Et si une distribution pouvait allier les avantages de stabilité et de liberté qu’offre Arch Linux sans toutefois imposer à l’utilisateur d’être un expert et d’avoir à préparer à l'avance l’installation du système (comment installer ArchLinux sans le wiki ... ou un bon tuto ?)

Ce type de distributions existe : Manjaro, Antergos, etc. Les nombreux utilisateurs d’Arch Linux y trouveront-ils un intérêt ? (moins de temps passé à configurer ? Rapidité ? simplicité ?).
En effet, Manjaro par exemple, permet d’installer en quelques clics une base d’Arch Linux assaisonnée de diverses "améliorations" prêtes-à-l’emploi. Et d’ainsi pouvoir bénéficier d’un système fiable, puissant et communautaire comme l’est Arch Linux.

Ce qui signifierait qu’Ubuntu et autres dérivés ne sont pas fiables ou communautaires ? Communautaires OUI, très certainement. Fiable : tout est relatif ... et encore une fois subjectif lorsqu’on aborde de type de discussion technique. Surtout lorsque notre cher R. Stallman fait passer le message dès 2012 : “N’utilisez plus Ubuntu, c’est mal ! Dans Ubuntu, il y a des spyware !” (http://www.fsf.org/blogs/rms/ubuntu-spyware-what-to-do, http://www.framablog.org/index.php/post/2012/12/08/stallman-ubuntu-espion)

Toujours est-il que cette réflexion, je l’ai eu il y a maintenant quelques temps... Pour moi, il était évident que, après plus de 15 ans d’utilisation de Gnu/Linux, l’idée d’installer Arch Linux (ce que j’ai fait !) n’était pas handicapante. Un bon tuto plus tard et l’affaire était dans le sac !
Mais en voyant poindre des distributions plus "abordables", j’ai tout de suite pesé le pour et le contre. Avoir une bonne base Arch Linux, facilement installable et configurable, c’est pour moi, bien évidemment, une excellente idée.

J’ai choisi Manjaro. Je l’utilise depuis plus de 2 ans maintenant sur mon PC portable (arch linux sur mon PC principal de bureau et Xubuntu sur mon PC N°2 ...).
La base Arch Linux avec notamment AUR à portée de main, c'est à mon goût, sans égal !

Et vous : qu'en pensez-vous ?

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Yannic Arnoux : Performances, Golang à la rescousse

Dans l’article précédent j’ai optimisé le système de gestion des commentaires Stacosys en :

  • remplaçant le serveur HTTP de Flask par Sanic, un serveur HTTP Python tirant parti des capacités asynchrones de Python 3.5 et multi-processus (plusieurs workers)
  • ajoutant un cache mémoire à la partie de l’API de Stacosys qui récupère le compteur de commentaires d’un article

J’ai terminé sur une performance bien améliorée :

  • plus de 11000 requêtes traitées en 1 minute
  • un temps de requête moyen de 1,3 seconde
  • une répartition du temps de traitement entre 81 ms et 18 secondes (assez élevé)
  • 171 des requêtes (soit 1,5 %) avec un temps de traitement supérieur à 10 secondes

L’architecture avec Sanic ressemble à ceci :

Architecture Stacosys cache

Pour être complet le serveur HTTPS NginX en frontal de Stacosys est configuré avec 4 workers et il déverse les requêtes sur Sanic configuré avec 2 workers, qui lui seul utilise 30% de la CPU lors du test. L’impact sur la CPU est important et doit être mis en balance avec le gain en performance car d’autres services tournent sur le même serveur.

NginX est un serveur Web très complet et il y a des configurations avancées de mise en cache qui, d’après sa documentation, pourraient s’appliquer à mon scénario : un serveur HTTP en mode Proxy qui renvoie au format JSON les résultats d’une API. Si c’est le cas, cela rendrait caduque la nécessité d’ajouter un cache au niveau du serveur HTTP de Stacosys. J’ai fait quelques essais et je ne suis pas arrivé à un résultat fonctionnel. Si vous avez des retours d’expérience, j’aurais voulu mesurer les performances de cette solution. Logiquement, elle devrait l’emporter sur les autres.

Je cherchais depuis un petit moment une occasion excuse pour écrire un peu de Golang. Un test HTTP (hors contexte) de Golang m’a convaincu que je pourrais m’en servir. Le langage Golang a la particularité d’être compilé, typé, multi-plateforme et il fournit en standard des fonctionalités de haut niveau comme HTTP (client et serveur), de la crypto et de la compression, le support du JSON. Le débat reste ouvert sur le fait que Golang soit un langage orienté objet. En tout cas, il propose un paradigme de programmation simple et une richesse de librairies qui le rendent très intéressant pour du développement généraliste où la performance compte.

J’ai donc restauré Stacosys en situation initiale (retour au serveur HTTP de Flask) et j’ai ajouté un serveur HTTP avec cache en Golang qui sert de proxy à NginX pour récupérer le compteur de commentaires. Les autres appels à l’API de Stacosys sont envoyés directement à Stacosys.

L’architecture devient ainsi :

Architecture Golang HTTP/Cache

Dans cette configuration, j’ai relancé mon fameux test étalon. On éclate tout avec + de 14000 requêtes traitées, un taux d’erreur équivalent mais surtout un temps de réponse moyen divisé par 4 et une charge CPU d’à peine 7%. Le serveur HTTP est mono-processus mais il utilise à fond les capacitéss des goroutines de Golang pour gérer la concurrence de traitement.

Serveur Workers Temps de réponse Requêtes Erreurs Flask HTTPS 1 104 > 4194 > 32000 4043 326 Sanic HTTPS + cache 4 81 > 1152 > 12408 13558 210 Sanic HTTPS + cache 1 81 > 1367 > 18869 11589 171 Golang HTTPS ? 80 > 341 > 6745 14663 175

Pour les fans de code, voici celui du serveur HTTP avec cache :

1 package main 2 3 import ( 4 "encoding/json" 5 "flag" 6 "fmt" 7 "github.com/patrickmn/go-cache" 8 "io/ioutil" 9 "net/http" 10 "os" 11 "time" 12 ) 13 14 // ConfigType represents config info 15 type ConfigType struct { 16 HostPort string 17 Stacosys string 18 CorsOrigin string 19 } 20 21 var config ConfigType 22 var countCache = cache.New(5*time.Minute, 10*time.Minute) 23 24 func die(format string, v ...interface{}) { 25 fmt.Fprintln(os.Stderr, fmt.Sprintf(format, v...)) 26 os.Exit(1) 27 } 28 29 func commentsCount(w http.ResponseWriter, r *http.Request) { 30 31 // only GET method is supported 32 if r.Method != "GET" { 33 http.NotFound(w, r) 34 return 35 } 36 37 // set header 38 w.Header().Add("Content-Type", "application/json") 39 w.Header().Add("Access-Control-Allow-Origin", config.CorsOrigin) 40 41 // get cached value 42 cachedBody, found := countCache.Get(r.URL.String()) 43 if found { 44 //fmt.Printf("return cached value") 45 w.Write([]byte(cachedBody.(string))) 46 return 47 } 48 49 // relay request to stacosys 50 response, err := http.Get(config.Stacosys + r.URL.String()) 51 if err != nil { 52 http.NotFound(w, r) 53 return 54 } 55 defer response.Body.Close() 56 body, err := ioutil.ReadAll(response.Body) 57 if err != nil { 58 http.NotFound(w, r) 59 return 60 } 61 62 // cache body and return response 63 countCache.Set(r.URL.String(), string(body), cache.DefaultExpiration) 64 w.Write(body) 65 } 66 67 func main() { 68 pathname := flag.String("config", "", "config pathname") 69 flag.Parse() 70 if *pathname == "" { 71 die("%s --config ", os.Args[0]) 72 } 73 // read config File 74 file, e := ioutil.ReadFile(*pathname) 75 if e != nil { 76 die("File error: %v", e) 77 } 78 json.Unmarshal(file, &config) 79 fmt.Printf("config: %s\\n", string(file)) 80 81 http.HandleFunc("/comments/count", commentsCount) 82 http.ListenAndServe(config.HostPort, nil) 83 }

La démonstration ne vise pas à conclure qu’il faut tout réécrire en Golang car Python est trop lent !

Hier, je lisais un article à propos de Discord, une application concurrente de Teamspeak avec de la VoIP, des gros besoins de concurrence de traitement (5 millions de messages échangés en permanence), du Web et de l’application mobile. Leur solution mixe 4 langages différents : Python, NodeJS, Golang et Elixir (Erlang) ; chacun a son rôle et son champ d’application dédié. Plus on acquiert une culture large de l’informatique et plus on sera capable de choisir le bon langage / paradigme de programmation / framework en fonction de la tâche à accomplir, ce qui rejoint ce dicton anglo-saxon que j’aime bien même s’il est un peu galvaudé : if all you have is a hammer, everything looks like a nail.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #29

Pour la 29ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Marien Fressinaud : Project Zero 0.3

Un mois et demi après la 0.2, je suis très content d’annoncer la sortie de la version 0.3 de Project Zero. Pour rappel, il s’agit d’un gestionnaire de projets et de tâches avec un fort parti pris sur la façon de gérer tout cela.

Le code source se trouve sur GitHub, sous licence MIT et vous pouvez l’utiliser sur zero.marienfressinaud.fr, en attendant de migrer vers un nouveau (sous-)domaine que j’ai (enfin !) acheté.

Les nouveautés

Lorsque j’ai annoncé le mois dernier ce que je comptais inclure dans la prochaine version, j’avais prévu toute une liste de choses à faire : « meilleure gestion des petits écrans, emails de rappel, joli logo, amélioration de l’ergonomie et refonte du design, éventuellement ludification ». De tout ça, je n’ai quasiment rien retenu pour me concentrer sur ce qui comptait vraiment dans mon usage, l’idée étant que je l’utilise réellement au quotidien.

Premièrement, le « responsive design » était quasiment primordial vu que j’utilise beaucoup Project Zero sur tablette, voire sur téléphone. Ce n’est pas encore parfait, surtout sur mobile, mais tout est fonctionnel.

Ensuite, j’avais absolument besoin de lier des tâches aux projets pour m’assurer qu’ils avancent correctement. En effet, jusqu’à maintenant ma liste de projets servaient surtout de déco et beaucoup d’entre eux dépassaient leur date de fin. Désormais, avec les tâches associées ainsi que les deux indicateurs qui viennent avec, il est désormais beaucoup plus facile de savoir ce qui avance ou non. Les indicateurs sont de deux types :

  • le nombre de tâches terminées vs. le nombre de tâches associées, cet indicateur devient orange s’il n’y a aucune tâche à faire et est rouge s’il n’y a aucune tâche associée ;
  • une barre de progression montrant où l’on en est (càd. le jour courant) par rapport à l’échéance de fin.

Ces deux indicateurs se sont révélés indispensables pour mon usage.

Dashboard de Project Zero 0.3

Une fonctionnalité de la version 0.3 s’est en revanche montrée moins utile. En effet, les tâches non terminées le jour même se retrouvaient dans une « pending list » qui n’était pas facilement accessible. De ce fait, je perdais de vue bon nombre des tâches qui se trouvaient donc non résolues. J’ai décidé de renvoyer ces tâches dans le « backlog » dans le but de toujours démarrer une journée avec une liste de tâches vide. J’en ai profité pour rendre les tâches du « backlog » directement plannifiable ce qui a rendu le bouton « What will you work on today ? » inutile. C‘est donc un écran qui a sauté.

En résumé, il n’y a plus que deux listes de tâches : la liste du jour même et le « backlog ». Chaque début de journée, vous pouvez aller piocher dans celui-ci les tâches que vous pensez pouvoir réaliser le jour même.

Pour terminer, une fonctionnalité pas tellement essentielle mais que je trouvais sympa : une page de statistiques permettant de retracer sur les 15 derniers jours le nombre de tâches créées comparé au nombre de tâches terminées. Cela permet de me rassurer sur le fait que j’avance dans ce que j’ai à faire.

Dashboard de Project Zero 0.3

Pour les plus vigilants, vous noterez que le style est très proche de celui des graphiques GitHub (ceux de l’onglet « Traffic »).

Avec cette nouvelle version, j’ai désormais un outil pleinement fonctionnel pour mon usage quotidien. Je vais désormais sans doute mettre un (petit) coup de frein au développement du projet pour préparer un gros morceau : l’amélioration globale de l’expérience utilisateur et la mise en place d’une charte graphique pour le projet. Je ne sais pas encore quand je pourrai faire cela et il n’est pas impossible que je développe deux trois fonctionnalités autres, mais ce n’est pas dans mes priorités immédiates.

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OLPC France : Vidéo de la présentation Sugarizer à Scratch2017bdx

Lionel et Bastien ont eu l’occasion de rencontrer tous les « scratcheurs » du monde, réunis cette année à Bordeaux pour le 10ème anniversaire du logiciel d’apprentissage de la programmation Scratch.

Lors d’une session de « présentations éclairs », ils ont pu faire découvrir sugarizer.org à un large public, rappelant de quelle manière Sugarizer est lié à Sugar et à l’ensemble des projets pédagogiques qui ont émergés à la suite du LOGO de Seymour Papert.

L’événement fut riche en rencontres et en émotions, chapeau bas à toute l’équipe !

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citizenz7 : Rendez-moi mes curseurs graphiques sous XFCE !

Je tourne sous ArchLinux sur un des mes PC à la maison et j'ai l'habitude d'utiliser XFCE qui est mon environnement de bureau préféré. J'ai aussi l'habitude d'utiliser le thème Numix et les icônes Numix.

Mais le Hic! c'est que, avec ce thème, certains curseurs graphiques disparaissent :

Sur l'image ci-dessus, les curseurs ont disparu pour les lignes taille, nb de lignes, largeurs.

En posant la question sur les forums d'archlinux.fr, sardon m'a donné la soultion :

sudo pacman -S gtk-engine-murrine

Et voila : tout rentre dans l'ordre après avoir installé gtk-engine-murrine :

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citizenz7 : Nouveaux films d'animation libres sur freetorrent.fr

Trois nouveaux films d'animation "libres" sont proposés sur http://www.freetorrent.fr :

Glass Half : (CC By) The Blender Institute a produit un nouveau dessin animé de 3 minutes avec une histoire simple, une animation rapide, dans un style non photo-réaliste. L'accent a été mis sur la narration courte, la bonne conception et l'animation claire.
Comme souvent, la fondation Blender nous propose ce petit bout de film d'animation sous une licence Creative Commons (By). A télécharger sur http://www.freetorrent.fr/glass-half-blender-animated-cartoon-mp4

Monkaa : (CC By) Monkaa est un singe à peau bleue et à visage rose qui consomme une météorite cristallisée, ce qui le rend invinciblement fort et trop chaud à manipuler. En explorant ses nouvelles superpuissances, Monkaa s'inspire d'un univers entier. Le projet Monkaa est un film animé court de 5 minutes entièrement réalisé avec Blender et GIMP et d'autres programmes logiciels gratuits / ouverts. Il a été publié en tant que film ouvert, avec tous les fichiers de production et les didacticiels disponibles ici sur le Cloud sous une licence CC-BY, ainsi que sur un DVD disponible dans le magasin Blender. A télécharger sur http://www.freetorrent.fr/blender-monkaa-mp4

Agent 237 - Operation Barbershop (extrait) : (CC By-Sa) Il s'agit d'un extrait d'environ 3 minutes du futur film d'animation du Blender Institute. Hendrik IJzerbroot - Agent 327 - est un agent secret qui travaille pour l'agence de services secrets néerlandaise. Dans les vingt bandes dessinées publiées depuis 1968, Martin Lodewijk a créé un univers riche avec des conspirations internationales, des personnages hilarants et une bonne dose d'humour néerlandais.
Voici donc un premier extrait de ce film d'animation (très) prometteur qui n'a rien à envier aux superproductions Disney ou Pixar ... Blender Institute développe actuellement son premier long métrage animé, basé sur le célèbre personnage de la bande dessinée hollandaise Agent 327. Cette comédie aventureuse s'adresse à un marché international.
Grâce au projet Blender open source, connu de millions de personnes, nous avons un vaste réseau d'artistes et de développeurs dans le monde entier. A télécharger sur http://www.freetorrent.fr/agent-237-operation-barbershop-extrait

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citizenz7 : Changement d'utilisateur dans XFCE + WhiskerMenu

J'adore XFCE. Je l'utilise depuis de nombreuses années sous Linux (que ce soit sous Arch ou Debian... voir même Xubuntu).

J'ai l’habitude d'utiliser le WhiskerMenu XFCE (xfce4-whiskermenu-plugin 1.7.2-2 sous Arch au moment où j'écris ces lignes) : plus simple, plus complet, etc. que l'appli par défaut sous XFCE.
Par contre, le changement d'utilisateur ou même la configuration Utilisateur depuis ce menu ne sont pas "activées" ou fonctionnelles par défaut. Voici comment "améliorer" un peu les choses.

Pour la configuration utilisateur, il suffit d'installer "mugshot" que vous trouverez sur la plupart des distrib Gnu/Linux. Pour ma part, sous ArchLinux, je l'ai installé avec :

yaourt mugshot

Il est aussi important d'installer accountsservice :

yaourt accountsservice

Une fois fait, je peux changer la config utilisateur en cliquant simplement sur l'icone User du menu et j'obtiens ça :


On peut alors changer pas mal de détails et même ajouter un avatar qui sera d'ailleurs renommé en .face pour alimenter, par exemple, l'avatar de connexion sous lightdm...

L'autre petit ... "oubli" ? ... dans ce WhiskerMenu est le changement d'utilisateur. Il suffit de rentrer la commande suivante dans la ligne "Changer d'utilisateur" pour trouver son bonheur :

dm-tool switch-to-greeter

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Yannic Arnoux : Flux RSS et esprit libre

J’ai réalisé que mon flux RSS est tronqué depuis ma migration sous Hugo et je viens de corriger le tir. Loin de moi l’idée de forcer les gens à venir sur le blog pour lire l’article en entier et ainsi gonfler mes statistiques (ridiculement basses) ou flatter mon égo. Mea culpa auprès du Planet Libre aussi d’avoir fourni un article tronqué.

En cherchant des informations pour définir mon flux RSS correctement je suis tombé sur le blog d’un anglophone, appelons le Jim, qui dénonce le choix du développeur de Hugo d’avoir insidieusement glissé le passage d’un flux complet à un flux partiel au détour d’une version, sous le fallacieux argument que c’est ce que veulent la plupart des utilisateurs. Pour remettre le problème en perspective, on n’est impacté que si on n’a pas défini son propre modèle de document RSS pour son site, auquel cas c’est le modèle par défaut fourni par Hugo qui est utilisé ; et c’est ce modèle qui a changé entre deux versions. En lisant la doc de Hugo on est capable de définir son propre modèle RSS en 10 minutes.

En parcourant le blog de Jim, on lit qu’il a récemment quitté Pélican pour Hugo et qu’il est assez remonté que le développeur du projet fasse des choix pareils et qu’il compte migrer son blog vers Wordpress. Deux jours plus tard, il pond un nouvel article incendiaire pour informer que Wordpress ne fonctionne pas en IPv6 qu’il ne comprend rien. Jim est prolifique ; il pond plusieurs articles par semaine et il a des idées sur tout. Enfin comme dirait Coluche il a surtout des idées.

Alors voici quelques rappels et conseils à tous les Jim de la planète :

  • utiliser un projet libre ou open source ne donne pas de droit privilégié envers la gouvernance du projet. Les développeurs du projets ne travaillent pas pour toi en fait et ils risquent même de mener le projet selon leurs envies.
  • l’investissement minimal que tu te dois en tant qu’utilisateur, pour éviter les surprises, c’est de te tenir au courant des sorties de version et de leur contenu (le fameux changelog).
  • l’investissement plus coûteux en temps consiste à suivre les discussions sur les orientations, voire à participer pour influer sur l’evolution du projet : la plupart des projets ont un forum ou un espace de discussion.
  • et si rien ne te convient tu peux toujours prendre un clavier, apprendre la programmation si nécessaire, et démarrer toi même le projet qui convient à ton besoin. Tu ne le meneras probablement pas à terme mais tu auras appris beaucoup de choses et ça t’aura peut-être rendu plus humble et respectueux du travail des autres.
  • tu peux aussi choisir des projet commerciaux (open source ou privateurs) qui te donneront accès à du support et au droit de râler car tu es un client.

Voilà Jim, la balle est dans ton camp :-)

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RaspbianFrance : Créer votre émetteur radio à la maison avec la raspberry pi

Cet article a été écrit par un de nos lecteurs dans le cadre de notre partenariat avec Kubii.fr, premier vendeur français de Raspberry Pi !

Si vous aussi vous souhaitez écrire un article pour notre site et gagner un bon d’achat kubii.fr de 30€, consultez notre page dédiée !

Avez-vous déjà eu envie de créer votre propre radio ? Si oui, ce tutoriel est fait pour vous ! Dans cet article, nous allons créer notre propre émetteur radio, en nous basant sur une Raspberry Pi !

Grâce à ce tutoriel, vous serez en mesure de créer chez vous votre propre petite station de radio à la maison. Ainsi, vous pourrez par exemple écouter la musique de votre choix sur n’importe quel poste radio FM à proximité.

Attention néanmoins, conformément à la législation en vigueur, ce type d’émission est strictement interdit en France. Le test ne peut donc être que sur une très courte durée et avec une portée réduite. Pas question de monter son propre émetteur FM pour diffuser dans une grande ville tel une radio nationale !

Les accessoires nécessaires pour créer votre propre émetteur radio avec la Raspberry Pi

Afin de créer votre propre émetteur radio à base de Raspberry Pi, vous aurez besoin d’un certain nombre de logiciels (PiFmRds et Sox), ainsi que d’un certain nombre d’équipements afin de créer votre émetteur

Voici les accessoires dont vous aurez besoin :

Plutôt qu’un câble GPIO, vous pouvez utiliser du fil de cuivre et un fer à souder avec de l’étain (pas obligatoire, mais pour un travail bien fini c’est mieux)

Bien entendu, vous aurez également besoin d’un moyen de contrôler votre Raspberry Pi, soit clavier/écran, soit à distance via SSH.

Par ailleurs, vous aurez également besoin d’avoir un système Raspbian à jour installé sur votre Raspberry Pi. Si vous ne savez pas comment faire, consultez notre tutoriel.

Préparer et installer l’antenne de votre radio Raspberry Pi

La première étape de notre tutoriel va être de créer et d’installer une antenne sur votre Raspberry Pi. Pour cela, nous allons donc utiliser un fil métallique qui fera office d’antenne.
À vous de voir si vous préférer utiliser un câble GPIO, ou si vous souhaitez plutôt utiliser du fil de cuivre et un fer à souder (le résultat est plus joli, mais demande un peu plus de matériel).

Dans un premier temps, nous allons devoir calculer la longueur optimale de l’antenne (vous pouvez utiliser une antenne d’une autre taille sans problème, mais cela peut jouer sur la qualité et la distance de transmission du signal).

Pour calculer la longueur de l’antenne, nous utilisons la formule suivante : Longueur optimale = 300 / Fréquence / 16 * 100.

Afin d’éviter une diffusion trop large, nous allons diviser le résultat par deux afin de ne pas dépasser les 30, 40 mètres autour du point de diffusion.

Attention, plus ce point sera élevé, plus la distance sera importante. Essayez de rester raisonnable, le but est de tester et de s’amuser, pas d’enfreindre la loi.

Dans notre cas, nous utiliserons la fréquence d’émission 107.9, qui est la fréquence utilisée par défaut par PiFmRds.
Nous obtenons donc le calcul suivant : ((300/107.9)/16)*100 = 17,37cm.

Une fois cette longueur divisée par deux, nous obtenons donc une antenne d’environ 8,6 cm, ce qui sera très suffisant.

Maintenant que nous connaissons la longueur d’antenne nécessaire, encore faut-il savoir où la brancher. Dans notre cas, PiFmRds est prévu pour fonctionner avec le port GPIO numéro 4 de la Raspberry Pi, et c’est donc sur ce port que nous allons devoir brancher l’antenne.
Ce port est le 4ème de la rangée de gauche, en partant du fond, quand vous tenez votre raspberry pi ports USB face à vous.

Port GPIO à utiliser pour créer une radio avec la Raspberry Pi

L’antenne doit être branchée sur le port GPIO entouré en rouge sur cette image.

Il ne vous reste donc plus qu’à couper votre antenne à cette longueur, et à la brancher (ou souder) à votre Raspberry Pi.Installer PiFmRds et Sox pour transformer votre Raspberry Pi en radio
Il reste donc à concevoir un bout d’antenne de cette taille à l’aide d’un fil électrique.

Installer PiFmRds et Sox pour transformer la Raspberry Pi en radio

Une fois l’antenne branchée, nous allons devoir installer les logiciels permettant d’émettre des ondes radio via l’antenne. Dans notre cas, nous allons utiliser le logiciel PiFmRds pour la partie radio et Sox pour transformer nos fichiers audio standards (par exemple mp3) en fichiers WAV, lisibles par PiFmRds.

Dans un premier temps, nous allons donc mettre à jour la liste de nos dépôts logiciels à l’aide de la commande suivante :
sudo apt-get update
Ceci fait, nous allons installer PiFmRds (dans le dossier /home/pi et Sox, ainsi que les dépendances nécessaires à l’aide des commandes suivantes :

cd /home/pi sudo apt-get install libav-tools sox oggfwd sudo apt-get install lame libsox-fmt-mp3 sudo apt-get install libsndfile1-dev sudo apt-get install git git clone https://github.com/ChristopheJacquet/PiFmRds.git cd PiFmRds/src make clean make

Il ne vous reste plus qu’à faire un test d’émission sur la bande FM par défaut (107.9). Pour cela, lancez la commande suivante :
sudo ./pi_fm_rds

Diffuser de la musique par radio avec la raspberry pi

Afin de diffuser de la musique sur la radio depuis votre Raspberry Pi, le principe est toujours le même, envoyer à PiFmRds un fichier au format WAV en entrée et lui demander de le diffuser sur la fréquence de votre choix.

Par exemple, si nous voulons diffuser sur la bande FM 107.09 le fichier musique.mp3 qui contient de la musique au format MP3 et qui est situé dans le dossier /home/pi/, nous allons d’abord devoir passer le fichier au format WAV (à l’aide de Sox), puis l’envoyer à PiFmRds.
Nous lancerons donc la commande suivante :

sox -t mp3 /home/pi/musique.mp3 -t wav - | /home/pi/PiFmRds/src/pi_fm_rds -audio -

Cette commande demande donc à Sox de transformer le fichier mp3 en fichier WAV et d’envoyer le résultat sur la sortie standard. Puis elle demande à PiFmRds de récupérer la sortie standard, et de diffuser son contenu sur la bande FM par défaut (107.09).

Autre exemple, pour lire tous les fichiers mp3 d’un dossier les uns après les autres, cette fois sur la bande FM 95.4 :

sox -t mp3 /chemin/dossier/*.mp3 -t wav - | sudo ./PiFmRds/src/pi_fm_rds -freq 95.4 -ps Toto -audio -

Tout ce que vous avez à faire maintenant, c’est d’adapter les commandes selon vos besoins. Vous pouvez par exemple lire tous les fichiers d’une clef USB, d’un PC à distance, ou même un flux audio depuis un site internet (par exemple une web radio).

Si cet article vous a plus, n’hésitez pas à faire un tour sur nos autres articles multimédia, comme la création d’un media-center ou la mise en place d’une console de rétro-gaming !

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Sortir de Facebook : Des nouvelles du front libre – Facebook, Diaspora, Mastodon et leurs amis

Voilà quelques mois que l’on n’a pas donné de nouvelles, mais les projets continuent leur bonhomme de chemin. Nous réalisons une petite veille sur Framasphere (Diaspora): https://framasphere.org/u/sortirdefacebook Voici un condensé (mais forcément incomplet).

 

Ces derniers mois a vu l’explosion de Mastodon, un service de microblogging, donc une alternative libre et décentralisée à Twitter. Framasoft a ouvert une instance: https://framapiaf.org/ mais d’autres hébergeurs du collectif CHATONS en proposent également: https://framablog.org/2017/04/07/les-chatons-sattaquent-a-loiseau-twitter-grace-a-mastodon/ Même l’État a ouvert une instance pour les adresses en .gouv.fr !

Si vous ne savez pas ce qu’est Mastodon, nous suggérons cet tour complet: https://aldarone.fr/welcome-to-mastodon/

Et allez, une autre solution de tchat: https://matrix.org/docs/projects/client/riot.html

 

Framasoft nous a livré encore plus de choses. L’annuaire des logiciels libres a -ça y est !- été totalement refait ! Des centaines de notices de logiciels libre pour toutes plateformes (linux, windows, android,…) mais pas seulement, il y a aussi des chroniques d’autres ressources libres.

des articles du Framablog:

L’information sur Facebook est clivante, énervée et fasciste: http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/12/facebook-un-mois-dans-la-machine-a-infos_1555220

Pauvres gens sur Facebook 😦

Encore une différence entre Facebook et Diaspora:

Facebook VS Diaspora

Hubzilla est la continuation de Friendica et a sorti une nouvelle version: https://hubzilla.org/channel/hubzilla

Le magazine l’Age de Faire écrit de bons articles sur les logiciels libres.

Yacy

Saviez-vous que l’on peut choisir la langue des résultats de Yacy, le moteur de recherche en pair-à-pair ? (oui, les résultats doivent s’améliorer un peu).

Ubuntu est disponible sous Windows 10. Pour le moment pas d’applications graphiques, c’est une aide pour les développeurs. Microsoft utilise et produit de plus en plus d’open-source.

 

Des gens continuent de passer de Windows à un système GNU/Linux.

Par exemple 4 000 écoles espagnoles de l’Aragon (sur 30 000). L’armée italienne.

Les mamies aussi  ! Et vous, c’est pour quand ?

 

Linphone 4 est sorti

https://linphone.org/

 

La Mère Zaclys, un hébergeur de services associatif, élargie sa palette avec le mail et le cloud (hébergement de documents, photos comprises).

 

Un article sur l’esprit totalitaire de la Silicon Valley et comment on délègue son libre-arbitre aux algorithmes: http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/big-data-algorithmes-l-esprit-porte-par-la-silicon-valley-est-totalitaire_1841095.html

 

C’est tout pour aujourd’hui. Si ça vous dit de participer aux nouvelles de ce site et mises à jour de la brochure, laissez un petit mot !


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elementary OS : Mail fait parlé de lui à nouveau !

Après un mois de Juin et Juillet relativement calme côté application, c’est Dan lui-même qui nous apprend via la communauté officielle Google+ d’elementary que Mail se voit apporter quelques nouveautés, certaines sont attendues depuis trèèèèèèèèès longtemps, mais voilà, tout arrive à qui sait attendre !

C’est à travers plusieurs commits portés par le plus français des développeurs d’elementary OS : Tintou aka Corentin Noël que nous devons les ajouts suivants :

  • Côté technique, Mail s’appuie sur les librairies LibCamel et Webkit 2 qui lui permettront de supporter de nouveaux protocoles (dont POP3 et Microsoft Exchange).
  • Un meilleur support des comptes online (ceux utilisant par exemple authentification par OAUTH, comme Google).
  • Une résistance accrue lors de plantage de WebKit2.

Stay tune !

Le billet Mail fait parlé de lui à nouveau ! a été publié sur le site de la elementary OS -

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Max Koder : Yunohost : Nextcloud sur un disque dur externe

nextcloud sur un disque dur externe

Comme vous le savez, j’ai récemment acheté un Raspberry. Plus que y héberger mon blog, j’aimerai par la même sensibiliser ma famille au danger que représente les GAFAM.
C’est un combat assez difficile, puisque tous ont une utilisation d’internet très différente. Ma femme utilise un dropbox et ne se déconnecte jamais de Facebook, mon père vit du commerce en ligne et connaît donc bien ce que je connais peu, le business internet, le référencement etc, et ma mère n’en est pas très coutumière. Elle a même réussit à me souhaiter mon anniversaire sur Facebook (que je n’utilise pas), à quelqu’un qui n’a même pas le même nom que moi. Véridique.
Mes frères et sœurs sont également de la partie, avec une vie sociale virtuelle allant du no-life sur Wow au Twitter addict.
Pour ma part, je suis le petit extraterrestre qui bidouille sur PC et fait du code bizarre alors que ça ne me rapporte pas un sou.
Bref, chacun utilise internet comme il en a besoin/envie.
J’ai donc monté un nextcloud (sur Yunohost) sur mon Raspberry pour inciter tout ce petit monde à se libérer des méchants commerciaux (utopie inside).
N’ayant que 28Go de disponible sur la mini SD, voyons comment monter nextcloud sur un disque dur externe avec Yunohost. Les manipulations ont été faites sur un Raspberry mais sont également valables pour un PC ou autre serveur Yunohost.

Monter un disque dur externe

Prenons l’exemple scolaire où rien n’est monté sur le serveur.
Récupérez un disque dur externe qui traîne et branchez-le sur le serveur.
Pour ma part, j’ai pris un DD 2.5 SATA de 750Go qui faisait autrefois office de disque interne pour mon PC actuel (remplacé par un SSD), que j’ai mis dans un boîtier.

Une fois le disque branché en USB, nous allons pouvoir récupérer son UUID.

Récupérer l’UUID d’un disque

L’UUID d’un disque est un identifiant censé être unique, ce qui va nous permettre de le reconnaître quand il sera branché.
Pour le récupérer, il faut, une fois connecté en root sur le serveur, lancer la commande

blkid :root@YunoHost:~# blkid /dev/mmcblk0: PTUUID="34edcb80" PTTYPE="dos" /dev/mmcblk0p1: LABEL="boot" UUID="0F5F-3CD8" TYPE="vfat" PARTUUID="34edcb80-01" /dev/mmcblk0p2: UUID="0aed834e-8c8f-412d-a276-a265dc676112" TYPE="ext4" PARTUUID="34edcb80-02" /dev/sda1: LABEL="Data" UUID="ab41f7a4-0622-4b79-8ca4-90ca81f3b7d0" TYPE="ext4" PARTUUID="f5d252a9-ed73-4d2e-9181-435365daea8e"

Les 3 premières lignes correspondent à :

  • La carte SD de la Raspberry
  • La partition boot de la carte SD
  • La partition root de la carte SD, celle qui contient les données de tout le serveur.

La dernière ligne correspond au disque dur que je viens de brancher.
On peut voir que je lui ai donné le nom de ‘Data’ lors du formatage et que l’unique partition est de type ext4.

L’élément important est l’UUID. Copiez-le, nous en aurons besoin plus tard.

Montage automatique du disque

Ici, nous allons définir comment le disque devra être monté au démarrage de la machine.
Il est possible de le monter à la main, mais il est plus pratique qu’il se remonte tout seul en cas de coupure :/

Pour cela, nous allons éditer le fichier /etc/fstab :

nano /etc/fstab

proc /proc proc defaults 0 0 /dev/mmcblk0p1 /boot vfat defaults 0 2 /dev/mmcblk0p2 / ext4 defaults,noatime 0 1 # a swapfile is not a swap partition, no line here # use dphys-swapfile swap[on|off] for that UUID="ab41f7a4-0622-4b79-8ca4-90ca81f3b7d0" /media/data ext4 defaults,nofail 0 0

La partie haute est ce qu’il y avait par défaut.
J’ai passé une ligne et rajouté ceci :

UUID="ab41f7a4-0622-4b79-8ca4-90ca81f3b7d0" /media/data ext4 defaults,nofail 0 0

3 points à vérifier :

  • L’ UUID doit être celui de votre disque, ne prenez pas le mien, ça ne fonctionnera pas
  • /media/data  est le point de montage du disque. Ce qui veut dire que pour mettre des fichiers dessus, il faudra les envoyer vers /media/data/cequevousvoulez. Libre à vous de changer.
  • Enfin, ext4 signifie que le type de système de fichiers est ext4.

Pour en savoir plus sur le fichier fstab, la doc sur Debian est très bien faite.

Important : pour votre tranquillité, n’essayez pas d’utiliser une partition ntfs pour vos applications Yunohost. Ce type de fichiers ne gère pas bien les permissions et encore moins les propriétaires, indispensables pour votre serveur Yunohost.

Pour enregistrer, faites Ctrl+O, Enter, puis Ctrl+X pour quitter nano et revenir au Shell.

Pour vérifier que le disque se monte bien au démarrage du serveur, redémarrez-le avec la commande

reboot , puis essayer de lister les dossiers et fichiers présents dans /media :root@YunoHost:~# cd /media root@YunoHost:/media# ls data

Le dossier ‘data’ apparaît, le disque est bien monté.

Droits sur le disque

Je parlais de droits tout à l’heure. Actuellement, seul l’utilisateur root a le droit de lire, écrire et exécuter sur votre disque dur.
C’est ennuyeux pour une simple raison : À l’installation d’une application, Yunohost créé un nouvel utilisateur avec les droits sur les fichiers et dossiers qu’il a à manipuler.
Mais si vous modifiez les chemins où sont stockés ces fichiers, cet utilisateur n’aura pas les droits pour y accéder.
Pour l’application Nextcloud, l’utilisateur en question est simplement nextcloud.

Pour cela, tapez cette commande dans le Shell :

chmod 775 -R /media/data/

Ce qui permet de modifier les droits du dossier /media/data et tout ce qu’il contient, avec tous les droits pour le propriétaire et son groupe, et le droit de lecture et d’exécution pour les autres. Pour plus de précisions sur les droits, voir la doc Ubuntu (valide Debian).

Data de Nextcloud

Intéressons-nous maintenant aux dossiers et fichiers des utilisateurs de Nextcloud.
Ceux-ci sont stockés dans le dossier /home/yunohost.app/nextcloud/data.
Pour gagner de la place, nous allons les déplacer sur le disque dur externe que nous avons montés.

Arrêt du serveur web

Avant tout, pour être sûr qu’aucun utilisateur n’envoie ou télécharge un fichier, nous allons arrêter le serveur web (Nginx).
Pour cela, tapez la commande :

service nginx stop

Cela évitera toute corruption de fichiers.

Déplacement des fichiers

Nous pouvons à présent déplacer les fichiers utilisateurs de Nextcloud sur le disque :

mv /home/yunohost.app/nextcloud /media/data/nextcloud

Ici je prends le dossier /home/yunohost.app/nextcloud et son contenu et le déplace à la racine de notre disque, à l’emplacement /media/data/nextcloud.

Puis on peut vérifier que les fichiers ont bien été déplacés à l’endroit voulu :

root@YunoHost:/media# ls /media/data/nextcloud/data appdata_ogdtup4cwhos files_external maxkoder appdata_ogra24yicyhb index.html nextcloud.log

Tout est bon, on continue.

Configuration

Comme le script n’est pas encore magique, il va falloir indiquer à Nextcloud où sont à présent stockées ces données.
Éditez le fichier de configuration de Nextcloud :

nano /var/www/nextcloud/config/config.php

Remplacez la ligne :

'datadirectory' => '/home/yunohost.app/nextcloud/data',

par :

'datadirectory' => '/media/data/nextcloud/data',

Adaptez avec le chemin que vous avez mis bien sûr.

Puis vous pouvez redémarrer Nginx, nous allons tester tout ça :

service nginx start

En essayant d’accéder à Nextcloud, vous ne devriez pas avoir de soucis.

.ocdata

Personnellement, j’ai eu ce soucis au départ, car je n’avais pas modifié les droits sur le disque, chose que l’on a fait plus haut.
En essayant d’accéder à mon instance Nextcloud, j’ai eu ce beau message :

Pour avoir essayé, la création du fameux fichier .ocdata dans le dossier data ne changera rien du tout. Ce qu’il faut, c’est vérifier et accorder les droits nécessaires à l’application.

Droits

Pour chaque dossier parent de /media/data/nextcloud/data, vérifiez que les autres utilisateurs aient au moins le droit de lecture et d’exécution sur ces dossiers.
Pour tester simplement, authentifiez-vous avec le compte nextcloud et tentez d’accéder à ces dossiers :

su nextcloud ls /media/data/nextcloud

Si le contenu du dossier est affiché, c’est bon. En revanche, si vous avez ce message :

Permission denied

C’est que les droits sur le dossier ne sont pas suffisants. Corrigez comme suit :

chmod 0775 /media/data/nextcloud

Propriétaire

Si cela ne fonctionne toujours pas, vérifiez que le dossier /media/data/nextcloud/data possède les bons propriétaires. Comme dit plus haut, l’utilisateur détenteur doit être nextcloud, de même que le groupe.

Pour vérifier, faites un :

ls /media/data/nextcloud -l

Vous devriez avoir les droits suivants :

drwxr-x--- 5 nextcloud nextcloud 4096 Jul 17 17:30 data

Si ce n’est pas le cas, il faut attribuer le dossier à nextcloud :

chown nextcloud:nextcloud /media/data/nextcloud/data

Après cela, tentez à nouveau d’accéder à Nextcloud, ça devrait fonctionner, avec les fichiers sur votre disque dur externe !

L’article Yunohost : Nextcloud sur un disque dur externe est apparu en premier sur Max-Koder.

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Benoît Boudaud : À la découverte de l’informatique dans les nuages avec Seafile

Bonjour,

Quand j’étais petit, je me souviens que la télévision en noir et blanc ne diffusait que trois chaînes : TF1, Antenne 2 et FR3. Y’avait pas Linternet mais on manquait de rien.

On partait jamais en vacances. On passait nos étés à battre le blé au fléau avant de le vanner mais on manquait de rien, on était vrai heureux. À Noël, quelle joie de découvrir dans mon sabot une orange que je partageais avec mes douze frères et soeurs. On écoutait Tino Rossi sur un vieux mange-disques mais pas trop longtemps pour pas user les piles. À minuit, on allait à la messe de minuit avec Jacquou le croquant, notre voisin qui avait été amputé des deux jambes après avoir sauté sur une mine en Indochine. C’était le bon temps.

Les téléphones n’étaient pas portatifs mais on manquait de rien, on était heureux comme tout. À la télé, tous les morveux regardaient Le Village dans les nuages. C’était une histoire avec des extrathérèses réfugié dans le hameau du Glaude et du Bombé. C’était poilant! Qu’est-ce qu’on était heureux de manquer de rien!

Aujourd’hui, à cause du réchauffement climatique, le ciel est aussi bleu qu’un monochrome d’Yves Klein et il n’y a plus de village dans les nuages. Cela dit, l’esprit de ce lieu singulier n’a pas complètement disparu puisque de nos jours, il n’est pas rare de stocker ses données personnelles dans un nuage. On appelle ça l’informatique en nuage ou cloud computing en anglais. D’aucuns prétendent qu’il s’agit d’informatique dématérialisée mais c’est une illusion! Les données sont, de toute façon stockées quelques part, que ce soit sur un strato-cumulus, au fond d’une mine, dans le cul d’une vache ou bien dans un Raspberry pi!

Tiens justement, pour mes dernières vacances en France, j’ai eu la bonne idée d’emporter mon Raspberry pi. Il se trouve que j’ai également acheté le magazine Linux inside consacré à ce drôle de petit ordinateur. Au passage, je suis moyennement satisfait de mon acquisition. Je trouve que les tutoriaux sont parfois d’une précision toute relative (en termes de pédagogie). À 12,90€, je m’attendais quand-même à quelque chose de plus consistant. Notez qu’il est fort possible que ce soit aussi mon cerveau qui soit d’une précision toute relative.

rasp_guide

Bref, je suis tombé sur un tuto qui explique comment transformer son « Rasp » en nuage avec Owncloud. Je me suis lancé dans l’aventure et après moult déboires, j’ai réussi à créer mon propre nuage sur mon propre serveur. Cerise sur le gâteau, les données étaient stockées non pas sur la carte micro-SD du Raspberry mais déportées sur une clé USB de 31 GO. La grande classe!

Sauf que le nuage owncloud, je le trouvais bien lourd à l’usage. Le téléversement de mes documents prenaient des plombes, à tel point que je n’ai même pas osé essayer avec des images. J’avais grand peur de faire fondre mon rasp! Était-ce la faute d’Owncloud ou du Raspberry? Je ne saurai jamais le fin mot de l’histoire puisque tout a planté après quelques jours d’utilisation. Je me suis retrouvé devant une page blanche et d’une certaine manière, j’étais soulagé. Pour celles et ceux que ça intéresse quand-même, voici le tutoriel que j’ai suivi pour installer owncloud :

https://www.digitalocean.com/community/tutorials/how-to-install-and-configure-owncloud-on-ubuntu-16-04

Installation de Seafile

Je me suis donc mis en quête de solutions alternatives et j’ai jeté mon dévolu sur Seafile, un cloud certes un peu plus modeste en termes de capacités mais qui me comble de joie. Pour ce faire, j’ai utilisé ce tutoriel :

http://www.pihomeserver.fr/2014/09/24/raspberry-pi-home-server-hebergement-fichier-seafile/

Comme l’auteur l’explique à la fin, pour démarrer le serveur Seafile, il faut entrer cette commande :

seafile.sh start

Il faut également démarrer la partie hub qui permet les connexions :

seahub.sh start

N’ayant nullement envie d’entrer ces deux commandes à chaque connexion, je les ai paramétrées dans l’onglet Applications au démarrage d’Ubuntu Mate (le système d’exploitation de mon raspberry) afin qu’elles se lancent automatiquement à l’ouverture de session. Attention toutefois de ne pas lancer la commande Seahub en même temps que la commande Seafile! Ça ne fonctionnera pas. Il faut la lancer avec un léger temps de retard. Pour ma part, j’ai choisi soixante secondes.

Donc, pour résumer, ça nous donne ceci :

Système > Préférences > Personnel >Applications au démarrage

  • Démarrage de Seafile à l’ouverture de session :
/home/ordinosor/seafile-server-3.1.6/seafile.sh start
  • Démarrage de Seahub 60 secondes après l’ouverture de session :
sh -c "sleep 60; /home/ordinosor/seafile-server-3.1.6/seahub.sh start" L’interface graphique de Seafile

Si tout s’est déroulé comme prévu, vous allez arriver sur une page qui vous invitera à vous connecter et à profiter pleinement des fonctionnalités de votre cumulo-nimbus. Le téléversement des documents est très rapide (grâce au glisser-déposer), le téléchargement aussi.

 

Cliquer pour visualiser le diaporama.

Petit bémol toutefois par rapport à owncloud, il n’y a pas d’extensions telles qu’un agenda ou un répertoire d’adresses téléphoniques. Je souhaiterais également déporter les données sur une clé USB de 30 GO pour avoir plus d’espace de stockage mais je n’ai toujours pas réussi à venir à bout de cette opération. Il faut dire aussi que je n’ai pas encore essayé.

En tout cas, je suis tout à fait satisfait de mon nouveau cumulo-nimbus!

seafile_2C’est moi…

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Framablog : Politique : pour les arcanes c’est Arcadie

Nous avons tendance à voir et juger d’un peu loin le monde politique, ou plutôt par le miroir déformant des affaires et des scandales : la corruption du milieu parlementaire, hélas bien présente, fait presque écran au fonctionnement réel des institutions et de ceux qui sont censés nous représenter. S’informer davantage, mieux connaître, comprendre, identifier qui fait quoi et dans quelles conditions demande du temps et des recherches dans de multiples directions. C’est pourquoi le projet Arcadie, initiée par Tris Acatrinei, revêt toute son importance. On peut même considérer qu’il est d’utilité publique et citoyenne. En rendant disponibles et compréhensibles sur un portail unique des informations peu accessibles et dispersées, il donne un bon exemple d’utilisation des données publiques pour le bien commun.

 

Bonjour Tris, peux-tu te présenter brièvement ?
Brièvement, je ne sais pas faire, je ne suis pas comme François Hollande, une experte de la synthèse. Plaisanterie mise à part, je suis juriste de formation mais j’ai commencé à bricoler en informatique, ce qui m’a amenée à rencontrer  notamment Eric Walter et à rejoindre l’Hadopi. Après un passage dans un cabinet de droit de propriété intellectuelle et industrielle, période pendant laquelle, je me suis beaucoup occupée de mon premier « bébé » Hackers Republic, j’ai été embauchée comme assistante parlementaire. J’en suis partie pour monter le Projet Arcadie.

Sérieux, t’as bossé pour la Hadopi ? Mais alors, ça existe ?
Et même que si tu dis le nom de l’institution trois fois, MFM apparaît dans ta douche.

C’est bien comme nom Arcadie, mais pourquoi ce choix ? À cause de l’utopie ?
Officiellement, oui. En réalité, le nom m’a été inspiré par XFiles et Resident Evil.

L’accroche du projet c’est « Pour enfin tout savoir sur les parlementaires français ». C’est alléchant, mais est-ce que ça veut dire qu’on ne sait pas tout sur les parlementaires ? Pourtant il y a des pages Wikipédia, des fiches de l’Assemblée Nationale, les sites web des parlementaires eux-mêmes, des journalistes qui parfois font leur métier et tout… il y a des choses qu’on ignore, donc ?
Il y a toujours des choses qu’on ignore mais en fait, quand j’étais AP (assistante parlementaire), je passais beaucoup de temps à chercher qui étaient les députés, leurs résultats d’élections, leur présence sur le Web, etc. Je ne trouvais rien qui centralise toutes les infos essentielles, notamment les fonctions dans les partis. Or, ce que peu de gens savent, c’est que les élus qui ont des responsabilités au sein de leur parti ne sont pas forcément les plus productifs dans leurs assemblées. Par ailleurs, les fiches sur le site de l’AN et du Sénat sont déclaratives.
Ma valeur ajoutée est la vérification des infos, le croisement : je farfouille partout et je veux que les gens puissent trouver en trois clics les infos qui les intéressent. Par exemple, connaître à l’instant T le nombre de parlementaires LREM, également avocats, toujours en activité.

La page d’accueil du projet Arcadie

Qu’est-ce qui a motivé ce projet au départ ? Tu dis sur ton site que c’était un projet professionnel, et que ça n’a pas abouti. Pas trop aigrie ?
Je me disais que si j’avais un besoin d’infos centralisées, à jour et vérifiées, je ne devais pas être la seule. Au début, je voulais en faire un projet entrepreneurial mais comme je ne suis pas une commerciale, ça ne l’a pas fait. En fait, je suis plus heureuse de ne dépendre que des dons car les gens savent pourquoi ils en font. Le risque de dépendre du mécénat ou de subvention est que tu te muselles pour ne pas déplaire. Et si un jour, ça doit s’arrêter, eh bien, ça s’arrêtera.

Tu pouvais gagner ta vie honorablement en faisant du développement, du droit, du community management, de la sécu, etc. Bref tu as pas mal de cordes à ton arc. Pourquoi avoir choisi un projet comme celui-là et de t’y consacrer à plein temps ?
Pendant un moment, je jonglais entre Arcadie et d’autres activités mais avec l’affaire Fillon, puis l’affaire Le Roux, j’ai été plus exposée médiatiquement et mécaniquement, j’ai eu plus de travail à faire. Pour le moment, je consacre 75 % de mon temps à Arcadie mais on verra dans quelques mois. De ce que j’en vois, ce n’est pas uniquement la plateforme de données qui intéresse les gens mais aussi les livetweets de séance à l’AN, la pédagogie autour de la politique, de la chose parlementaire, les explications, etc. Je pars du principe que si tu veux faire les choses sérieusement, tu dois y consacrer un certain temps donc j’y passe le temps nécessaire.

La question qui pique : est-ce que ce site serait libre d’accès et public si tu avais réussi à le faire financer par une boite ?
Arcadie a été entièrement financé par mes économies :) Aujourd’hui, la plateforme ne vit que de dons et ne reçoit ni mécénat d’entreprises ni subventions publiques. Pour être honnête, 3 jours avant l’affaire Fillon, je disais à ma meilleure amie que si une boîte me mettait une certaine somme d’argent sur la table, j’étais prête à en céder la propriété. Ce n’est plus le cas aujourd’hui ou alors pour un montant colossal.

Toutes ces informations que tu centralises et rends disponibles avec un moteur de recherche et des filtres que l’on peut croiser, tu les trouves où ?
Sur les sites institutionnels, mais aussi les sites des partis politiques, la presse quotidienne régionale, la presse quotidienne, les blogs mais aussi, parfois, certaines informations me sont remontées en off.

Tu t’appuies donc aussi sur ton réseau de connaissances ?
Ça m’arrive mais je veille à avoir une source sérieuse, officielle ou explicite.

Tu récoltes tout à la main ?
Non, quelle drôle d’idée. J’ai des trackers qui font le boulot à ma place. Je me contente de vérifier que les contenus signalés comme ayant subi une modification correspondent à une réelle modification et pas à un faux-positif. Pour les nouvelles infos, je scrape carrément les sites et je fais le tri.

Les contenus textuels ainsi que les images font l’objet d’une licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. mais ce qui fait fonctionner la plateforme, c’est sous quelle licence ?
Aujourd’hui, comme il s’agissait d’un concept entrepreneurial, il a été protégé auprès de l’INPI. Si certaines personnes veulent réutiliser les données, elles peuvent déjà s’appuyer sur les mêmes sources que moi. Le reste est aussi CC-BY-NC-SA.

Est-ce que tu utilises des outils libres pour la plateforme et le blog ou bien est-ce que tu as dû faire des concessions pour diverses raisons ?
La plateforme fonctionne avec Drupal et il y a deux outils qui ne sont pas très « propres » mais pour lesquels, j’ai dû faire des concessions. Le premier est Google Analytics mais je compte m’en débarrasser très bientôt et le second est PayPal mais lui va rester car cela permet à mon expert-comptable, qui maîtrise bien l’interface, de suivre les dons pour procéder aux déclarations.

Pour nos lecteurs les plus techies, comment tout ça tourne en arrière-plan ?
Mes trackers ne sont pas reliés à la plateforme. Au départ, c’était mon idée mais je me suis dit que si les sites sur lesquels je posais mes trackers changeaient, j’allais avoir un souci. Donc, les données sont ajoutées par des CSV que je génère moi-même, grâce à mes outils de collecte. De la même manière, si pour une raison ou pour une autre, la plateforme rencontre un gros problème technique qui nécessiterait de tout supprimer pour reconstruire, j’irais clairement plus vite.

Pour le design, j’ai tout refait avec Bootstrap et je suis aidée par un très bon développeur de chez Makina Corpus, que je sollicite parfois quand je « bugue ». Pour l’administration-système, j’ai tout casé chez Gandi, en Simple Hosting – car je n’ai pas assez de connaissances pour prendre un dédié et y installer Apache Solr, pour améliorer la recherche. Cela demanderait aussi d’autres dépenses.

Et maintenant, la grosse question : que penses-tu du rapport des libristes avec la vie politique ?
La question est compliquée car j’ai peur de paraître condescendante dans ma réponse mais j’aurais tendance à dire que le monde libriste fait parfois preuve de naïveté ou de candeur. On s’y figure que la politique est la recherche du Bien pour le plus grand monde, l’intérêt général, etc. C’est le cas mais parfois, pour y arriver, il faut être capable de biaiser, de louvoyer et cela s’accorde mal avec notre tendance jusqu’au-boutiste. Il ne faut pas voir les choses comme étant toutes noires ou toutes blanches. On a beaucoup de nuances de gris.

Beaucoup de connaissances trop approximatives sur les institutions et les rouages de la politique politicienne peut-être ?
Peut-être et surtout, il faut se blinder. Mon apprentissage politique, je l’ai commencé à l’Hadopi, je suis un peu tombée de mon arbre à ce moment-là et quand j’ai fait mes premiers pas à l’Assemblée Nationale, pour un UMP, on était à peine sorti de la guerre Copé-Fillon. Mine de rien, ça forge et j’avais une place d’autant plus privilégiée que je ne prenais pas les coups. Mais je voyais les autres en prendre et en donner. Alors, j’ai observé, j’ai regardé et j’ai appris.

Dans le film d’Henri Verneuil le Président (1961), le vieux président du Conseil, interprété par Jean Gabin, dénonce la corruption des parlementaires.

Parallèlement, tu as sans doute constaté la grande lassitude et même le dégoût de beaucoup pour le fonctionnement du système politique actuel et la recherche d’alternatives plus « citoyennes », qu’en penses-tu ?
Il y aurait tellement à dire sur certaines initiatives qui se disent vertueuses et sur certains qui veulent nous tromper, en nous faisant croire qu’ils œuvrent pour le bien commun, alors que la seule chose qui compte est leur gloriole personnelle. Je n’ai pas cette prétention, je me suis toujours présentée comme une mercenaire, ne représentant que moi-même et c’est déjà assez de boulot.

On voit que tu maîtrises bien ton affaire, mais comment tu fais pour gérer ça toute seule, ça fait beaucoup pour une seule personne, non ?
Je m’organise, je cale ma vie sur l’activité politique et parlementaire. Par exemple, cette année, je partirai en vacances après la session extraordinaire mais avant les sénatoriales. Comme je n’ai pas de contraintes particulières, je m’en sors bien. J’ai parfois des coups de fatigue comme tout le monde, mais dans l’ensemble, je ne me plains pas.

Tu es très proche du milieu politique dans ce qu’il a de plus institutionnel mais aussi dans ce qu’il a de moins ragoûtant : petits arrangements et grosses corruptions, trafic d’influence et abus de pouvoir, est-ce que ta situation n’est pas un peu dangereuse, du moins parfois pénible ?
Au contraire. Il n’y a rien de plus délicieux que de découvrir un « cadavre » sur quelqu’un qui se montre comme étant vertueux.

On imagine que tu subis des pressions régulièrement, non ?
À l’exception d’une personne qui m’emmerde, pour parler vulgairement, assez régulièrement, les autres me fichent la paix. Avant, je n’étais pas assez importante pour leur faire du tort – pensaient-ils – maintenant, tout le monde sait de quoi il retourne. Il ne faut jamais oublier que la personne la plus dangereuse est celle qui n’a rien à perdre. Aux débuts du projet, j’ai été aimable, j’ai souhaité instaurer un dialogue et je me suis fait piétiner. Maintenant que je montre les dents, bizarrement, certaines personnes ont envie de dialoguer.

Hum on devine que certains partis ou certaines personnalités te donnent envie de leur voler dans les plumes si l’on en croit ta récente intervention à Passage En Scène  où tu dénonces la corruption toujours bel et bien présente à quantité de degrés…
Non, je n’ai pas eu de récriminations. Non pas que ça aurait changé quoique ce soit d’ailleurs.

… mais le projet Arcadie se doit d’être factuel et politiquement neutre, non ?
Les données de la plateforme sont neutres. Moi, non. L’expérience m’a aussi montré qu’en étant totalement neutre, les gens ne montraient qu’un intérêt poli sur Twitter. Mais quand tu commences à l’ouvrir, les choses deviennent intéressantes. Il y aura toujours des gens qui seront gênés par ma démarche. C’est leur problème, pas le mien.

Comment tu tiens ce grand écart ? On t’a probablement déjà accusée de partialité, non ?
Régulièrement. On m’a collé tellement d’étiquettes différentes ces derniers mois que je suis la représentation politique des deux assemblées à moi toute seule. La neutralité n’est pas ne pas taper ou ne se moquer de personne mais bien d’emmerder tout le monde, sans parti pris.

Au moment où tu as lancé le projet Arcadie, il a fallu batailler pour faire reconnaître la légitimité/légalité de ta collecte d’informations, il y avait pas mal de réticences dans le milieu parlementaire. Est-ce que maintenant ça va mieux de ce côté ?
Honnêtement, ça va mieux, aussi parce que les nouveaux députés ont une autre mentalité, donc ils discutent avec moi, ils échangent. Côté institutions, j’estime avoir de bons rapports avec la CNCCFP (la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques).
Avec le recul, je me rends compte que j’ai eu une sorte de procès en légitimité de la part de certaines personnes, parce que je n’avais pas un passif militant pur et dur et que je n’avais pas le cursus classique des politiques. Les gens ne savaient pas dans quelle case me ranger.

« Faire parler les élus malgré eux, grâce à l’open data » Tris Acatrinei, conférence sur la petite corruption au quotidien, Passage en Seine, 2017 (cliquer pour voir la conférence)

Est-ce qu’il arrive que des parlementaires ou ceux qui les entourent fassent appel à toi/à Arcadie comme une ressource fiable et informée ?
Dans le cadre du projet de loi moralisation, la députée LREM Aurore Bergé m’a contactée pour qu’on échange sur le sujet. On s’est donc vues et je lui ai parlé de ce que j’avais constaté comme manquements, ce qui pourrait être amélioré, etc. J’ai aussi discuté avec un autre député LREM concernant sa situation professionnelle. De façon générale, je me tiens à disposition de tous les parlementaires qui souhaitent échanger.

Allez je mets les pieds dans le plat : ton projet a une récente concurrence avec une équipe de journalistes qui prétendent faire à peu près la même chose ?
Ce n’est pas le tout de faire une base de données d’informations : encore faut-il la maintenir à jour et ne pas faire d’erreurs. C’est déjà plus compliqué qu’il n’y paraît. Sur la BDD dont tu me parles, j’ai vu des erreurs mais ça montre qu’il y a des points sur lesquels l’information n’a pas été correctement distribuée. Sur le moment, je l’ai mal pris mais le lendemain, ça m’a fait sourire.

Tu as un statut d’auto-entrepreneuse, mais comment tu peux couvrir les frais du site et rémunérer ton travail ? Seulement par des dons ?
J’évite les dépenses inutiles liés au projet donc les dons arrivent à couvrir les frais de fonctionnement, une gestion de bon père de famille comme on dit. Par ailleurs, et je ne m’en suis pas cachée, il m’arrive de collaborer sur des sujets avec des rédactions. Ainsi, la carte de France du népotisme avec Le Lanceur était un travail rémunéré car il fallait vérifier tous les liens familiaux éventuels entre les parlementaires et leurs collaborateurs. J’aimerais faire d’autres travaux du même genre mais Rome ne s’est pas faite en un jour.

Imaginons que subitement tu aies beaucoup plus de moyens à ta disposition, quel serait le développement dont tu rêves pour le projet Arcadie ?
J’en ai une douzaine en tête ! Je dois n’en choisir qu’un ?

On a envie de souhaiter longue vie au projet Arcadie – et pour ça chacun peut y contribuer financièrement et le faire connaître – mais on te laisse (c’est la tradition ici) le dernier mot :
Je me suis fixé un nouvel objectif : les partis politiques. Si l’objectif mensuel se pérennise, je fais une « petite sœur » à Arcadie car il y a un vrai manque sur le sujet. Je commence à avoir le squelette général en tête mais je vais attendre un peu.

 

Pour aller plus loin

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blog-libre : Article dans la série 'Termux sur Android' : Un point sur les packages de Termux

Un article très court pour souligner que Termux a franchi un cap au niveau des packages de mon point de vue. Voici un petit tour des packages « majeurs » disponibles.

SSH : openssh, mosh, screen, tmux, byobu, autossh, dropbear
Ligne de commande : bash, fish, zsh, busybox, emacs, vim, neovim, ffmpeg, mpv, imagemagick, sox, curl, wget, iperf3, nmap, strace, rsync, syncthing, aria2, transmission, wol
Vie privée : privoxy, tor, torsocks
Développement et serveur web : apache2 (2.4.27), mariadb (10.2.6-3), php (7.1.7-1) sont arrivés récemment dans les packages Termux. nginx (1.12.1) et lighttpd (1.4.45) étant là depuis un moment, on peut donc à présent installer une stack web. A noter php-fpm (7.1.7-1), git (2.13.3), node.js (6.11.0-1), python (3.6.1), python2 (2.7.13), perl (5.26.0), golang (2:1.8.3), ruby (2.4.1-1), sqlite (3.19.3-1), postgresql (9.6.3), memcached (1.4.36), redis (4.0.0).

Termux a su se développer et attirer. Pour moi il sort de la case « hype/joujou » pour venir dans la case « à suivre de près/prometteur ». Nous verrons si il arrivera au prochain stade : fédérer. Une bonne nouvelle à noter, la naissance d’un Wiki.

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Renault : Bilan mensuel de la documentation francophone de Fedora-fr.org, numéro 1

J'ai décidé d'essayer de publier un bilan mensuel de l'état d'avancement des travaux de la documentation francophone de Fedora-fr. Ce bilan compilera en somme les bilans hebdomadaires envoyés sur la liste de diffusion.

Tout d'abord, nous avons catalogué les pages à traiter suivant l'état actuel des pages pour déterminer l'étendu du travail à mener sur chacune. Ensuite chaque page sera mise à jour afin d'être compatible avec les versions de Fedora récentes quitte à supprimer les passages concernant les versions plus anciennes, n'étant plus supportées. Ce qui rendra la documentation plus claire et utile.

Ensuite, les travaux se sont concentrés surtout autour de trois axes :

  • Les premiers pas d'un utilisateur ;
  • Le matériel ;
  • Le réseau.

Le premier cas était sans doute prioritaire, les nouveaux utilisateurs de Fedora ne pouvaient pas débuter avec notre documentation qui était bien trop ancienne. La procédure d'installation a été profondément remaniée, GNOME 3 a subi des changements non négligeables depuis ses débuts, la procédure de mise à niveau également. Les dual-boot avec Windows, via GRUB2, ont aussi changé, cela s'est considérablement simplifié.

Enfin, dnf a remplacé yum pour gérer les paquets ce qui rend beaucoup de manipulations de fait obsolètes. Les pages doivent s'adapter à cette nouvelle donne pour simplifier la vie des lecteurs.

C'est pourquoi je me suis attelé sur ces articles en premier afin qu'un curieux puisse être le plus autonome possible.

Le second cas est dû à l'évolution du matériel opérée depuis 5-6 ans. Les SSD s'imposent peu à peu tout comme les systèmes type Optimus, les pilotes graphiques libres et proprio ont également beaucoup changé (positivement bien entendu). Mettre à jour ces sujets permet de mieux servir le lecteur par rapport à ses besoins d'aujourd'hui. Nicolas a beaucoup travaillé sur la question et je le remercie car cela devenait nécessaire.

Il faudra peut être compléter cela par des articles à propos de Wayland ou libinput par exemple qui ont un impact non négligeable sur la couche graphique et des entrées / sorties du système.

Le troisième cas reflète les améliorations apportées par NFS depuis mais aussi le pare-feu de Fedora qu'est firewalld. Ce dernier n'étant globalement utilisé que dans l'écosystème Fedora / RHEL, la documentation existante en français reste assez pauvre, il est important de pouvoir guider pour apprendre son fonctionnement de base.

Nicolas là encore a beaucoup œuvré sur ce point. Merci à lui.

À l'heure actuelle, en un peu plus d'un mois de travail à 2 (+ quelques relecteurs et contributeurs dont l'aide est toujours appréciée), près de 25 articles ont été traités. Et il y a encore beaucoup à faire. Dans notre première estimation du travail à mener, près de 45 articles restent à gérer. Et beaucoup d'autres pages n'ont pas été incluses dans cette procédure, une nouvelle itération aura lieu pour s'en charger.

Et c'est sans compter les pages à créer pour traiter des situations nouvelles et répondre aux besoins des utilisateurs comme Wayland ou Flatpaks.

En tout cas je suis satisfait des progrès réalisés sur la documentation. Il y a beaucoup de travail à mener encore, mais il semble possible que la documentation soit dans un état très acceptable d'ici Fedora 27 ou la fin de l'année 2017. Ensuite il faudra veiller à maintenir la documentation à jour continuellement et ajouter des articles suivant les besoins du moment.

Je vous invite en tout cas à nous donner un coup de main, pour cela je vous conseille de suivre la procédure pour contribuer à la documentation et si possible de participer à nos ateliers hebdomadaires tous les lundi soir à partir de 21h (heure de Paris) sur le canal IRC #fedora-doc-fr du serveur Freenode. Rien ne vous empêche de contribuer en dehors du cadre des ateliers, toute l'aide est la bienvenue. Alors, n'hésitez pas !

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Articles similaires

Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #28

Pour la 28ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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elementary OS : Linux et les jeux ? C’est possible – 2

En cette période de vacances, c’est le moment de se détendre (pour bon nombre d’entre vous c’est les vacances : chanceux 🙂 ), alors pourquoi ne pas en profiter pour jouer un jeu sur votre OS Linux favori ?! On a peut-être une solution pour vous !

Si vous êtes fan d’émulation, de jeux sur Steam, de portage sur Linux, alors : oui, ça devrait vous intéresser.

De l’émulation en passant par des jeux via Steam voir certains moteurs de jeux portés sous Linux, la ludothèque Linux avance à petit pas, certes ce n’est pas aussi rapide que sous Windows mais ça avance (ndlr : pour preuve, le dernier épisode de la franchise Warhammer 40.000 Dawn of War 3 est déjà disponible sous Linux).

Il peut paraître toutefois rebutant pour un néophyte nouvellement arrivé sous Linux de devoir jongler avec la ligne de commande; cela est toutefois en passe de s’améliorer : Steam le prouve, une seule interface permet d’acheter, installer et jouer à de nombreux jeux sous Linux et cela nativement !

Un petit nouveau risque de faire avancer les choses, son petit nom : Lutris

Il a pour ambition de simplifier et d’unifier la gestion de vos jeux directement au sein d’une même interface graphique, il ne s’arrête pas aux anciens jeux portés sous Linux mais porte cette unification aux catégories suivantes (éléments issus directement du site officiel) :

  • Native Linux
  • Windows
  • Steam (Linux and Windows)
  • MS-DOS
  • Arcade machines
  • Amiga computers
  • Atari 8 and 16bit computers and consoles
  • Browsers (Flash or HTML5 games)
  • Commmodore 8 bit computers
  • SCUMM based games and other point and click adventure games
  • Magnavox Odyssey², Videopac+
  • Mattel Intellivision
  • NEC PC-Engine Turbographx 16, Supergraphx, PC-FX
  • Nintendo NES, SNES, Game Boy, Game Boy Advance, DS
  • Game Cube and Wii
  • Sega Master Sytem, Game Gear, Genesis, Dreamcast
  • SNK Neo Geo, Neo Geo Pocket
  • Sony PlayStation
  • Sony PlayStation 2
  • Sony PSP
  • Z-Machine games like Zork

Il est à important de noter que vous devrez posséder le ou les jeux que vous souhaiterez intégrer.

Comment fonctionne Lutris

Lutris nécessite l’installation d’un client (ndlr : cette partie sera abordée en fin de cet article) qui fait aussi interface entre le site web lutris.net et votre ordinateur, depuis ce site, vous pourrez sélectionner directement le jeu qui vous intéresse :

Installation d'un jeu

Dans mon cas, j’ai souhaité installer Tyrian (ndlr : je suis un grand fan de ce jeu !) simplement en cliquant sur le bouton Install

Installation d'Open Tyrian

Installation d'Open Tyrian

Une fois ce jeu téléchargé (ndlr : on parle d’ici d’Open Tyrian, la version libre de Tyrian), il sera installé dans votre collection et disponible directement depuis l’interface, comme dans la capture ci-dessous :

Open Tyrian installé et prêt à fonctionner

Comme vous pouvez le voir, les actions sont relativement simples et sont assez rapide à utiliser. (ndlr : pour les power users, lutris, utilise plusieurs technologies pour faire fonctionner vos différents jeux, Wine, Steam ou même les installateurs GOG, en passant par différents émulateurs).

 

Comment installer Lutris

L’installation se veut très simple (ndlr : la ligne de commande sera toutefois requise pour se lancer dans l’aventure Lutris), il faudra passer par votre terminal favori pour y lancer les commandes suivantes (elles sont issues du site officiel) :

ver=$(lsb_release -sr); if [ $ver != "16.10" -a $ver != "17.04" -a $ver != "16.04" ]; then ver=16.04; fi echo "deb http://download.opensuse.org/repositories/home:/strycore/xUbuntu_$ver/ ./" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/lutris.list wget -q http://download.opensuse.org/repositories/home:/strycore/xUbuntu_$ver/Release.key -O- | sudo apt-key add - sudo apt-get update sudo apt-get install lutris

A vos gamepads !

Le billet Linux et les jeux ? C’est possible – 2 a été publié sur le site de la elementary OS -

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Yannic Arnoux : Performance Python Web

J’ai terminé l’article précédent en évoquant le système de gestion des commentaires Stacosys et sa mise en place sur le blog propulsé par Hugo. Il est installé sur le même serveur que le blog mais il pourrait tout à fait être déporté car le blog statique interagit avec lui par du code JavaScript qui envoit des requêtes RESTful afin de : récupérer le nombre de commentaires d’un article récupérer les commentaires d’un article soumettre un nouveau commentaire Avant de migrer vers Hugo, les commentaires étaient visibles seulement à l’intérieur des articles.

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