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Carl Chenet : LinuxJobs.fr : le point après deux ans

Le 9 octobre 2015, il y a donc à peu près deux ans, LinuxJobs.fr, le site d’emploi de la communauté du Logiciel Libre et Open Source, était annoncé en fanfare sur LinuxFR. Qu’en est-il du projet deux ans après ? Ce billet vise à fournir les principales données concernant le projet.

Petit rappel, pourquoi LinuxJobs.fr ?

Étant un professionnel du Logiciel Libre, j’avais constaté que pour trouver des offres d’emploi répondant à mes critères de recherche, il était nécessaire le plus souvent que l’annonce présente une certaine sensibilité à l’écosystème du Logiciel Libre. Or, je trouvais rarement des indications de ce type dans les annonces que je consultais. Il était la plupart du temps impossible de savoir si cette société serait amicale envers le Logiciel Libre. Les offres de postes intéressants existent bien sûr, mais sont très clairesemés et donc difficiles à dénicher. De plus pour les jeunes diplômés sans réseau d’entraide déjà constitué, les pièges sont nombreux.

Mieux vaut choisir soi-même les technos avec lesquelles on veut travailler… plutôt que de laisser les autres décider pour vous

Les logiciels libres offrent très souvent des technologies innovantes et efficaces et donc massivement employées dans l’industrie IT, mais aussi de valeurs comme l’entraide et la mise en commun des connaissances. Le succès du Logiciel Libre et de l’Open Source est criant dans le monde informatique (même Microsoft s’y est mis) mais les valeurs que je recherchais n’apparaissaient pas dans les annonces d’emploi. En parlant de ce point autour de moi, je rencontrais de la part des autres membres de ces communautés une grande méfiance vis-à-vis des recruteurs et des annonces d’emploi. Il me semblait que je tenais là un besoin.

Lancement du projet

Pour lancer le projet, j’avais besoin d’un moteur de sites d’emploi, à même de présenter des annonces. Après une rapide étude des logiciels libres disponibles, j’optais pour Jobskee, un moteur de site d’emploi sous licence MIT développé par une programmeuse Elinore Tenorio. Je prenais contact avec elle et vérifiais que nous pouvions travailler ensemble pour apporter des améliorations au moteur du site dans l’avenir.

Quelques jours avant d’annoncer officiellement le lancement de LinuxJobs.fr au grand public, j’avais envoyé un e-mail à tous les recruteurs de mon carnet d’adresse et quelques-uns avaient posté des annonces. La pompe était amorcée. Pour la première version, j’optais pour un modèle de fonctionnement où les candidats entraient directement en contact avec les recruteurs. Simple et efficace. Je voulais à la fois confirmer l’existence du besoin et commencer à construire une communauté autour du site.

Le lancement a été un grand succès, les visiteurs ont afflué massivement. Je suivais fébrilement les statistiques minute à par minute. Après une première journée incroyable, le trafic était divisé par deux le lendemain, avant de devenir négligeable au bout d’une semaine, malgré la présence des flux RSS par catégorie et par ville et de la possibilité d’être alerté par e-mail des nouvelles annonces. Sans budget pour de la publicité, j’allais devoir recourir aux réseaux sociaux pour créer un lien plus régulier entre LinuxJobs.fr et ses utilisateurs.

La première communication de LinuxJobs.fr sur LinuxFR

La locomotive est lancée

Rendre public un nouveau projet, c’est se confronter aux remarques de son public. J’ai essayé d’y être de suite très attentif en priorisant bien sûr la correction des bugs (prioritaire) et les améliorations à apporter. Dans les premiers mois du projet, j’ai interrogé les premiers utilisateurs, écouté leurs remarques, pesé le pour et le contre, puis fait développer les fonctionnalités correspondantes. Le site a donc rapidement évolué, que ce soit au niveau de son utilisation par le public (côté frontend) ou en améliorant son moteur (côté backend). J’aime beaucoup l’image de la locomotive que l’on répare pendant qu’elle roule. Travailler sur un service en ligne nous place exactement dans cette situation.

 

Obligation de passer la site pour poser sa candidature

Le changement majeur d’utilisation du site a eu lieu en début d’année 2017, quand l’obligation de poster une candidature via le site a été imposée en lieu et place de l’ancien modèle où le candidat et le recruteur entraient directement en contact via les coordonnées laissées sur l’annonce par le recruteur.

Les deux principales raisons ont été d’une part de réduire le spam reçu par les recruteurs et de fournir davantage de métriques aux recruteurs dans son espace personnel (nombre de vues d’une annonce et nombre de candidatures reçues principalement) afin de clairement faire comprendre à ce dernier l’intérêt pour lui d’utiliser LinuxJobs.fr plutôt que 26 autres sites d’emploi. Impossible sans lui signifier clairement la provenance des candidatures. Les informations à fournir côté candidats sont très légères et ne donne pas lieu à la création d’un compte. La base de données de LinuxJobs.fr a été déclarée à la CNIL.

Les réseaux sociaux Twitter

Lors de l’annonce de lancement du project, j’avais annoncé la disponibilité du compte Twitter de LinuxJobs.fr. J’allais rapidement développer l’automatisation des publications et le rappel des offres existantes afin d’intéresser les Libristes présents sur Twitter à s’y abonner. La tâche était de longue haleine car il fallait à la fois faire grandir ce compte et développer des outils pour automatiser la tâche fastidieuse de « Community Manager », incompatible avec le temps que j’avais à accorder à ce projet.

Avec bientôt 1000 abonnés, Twitter a rapidement permis une bonne diffusion des offres et a contribué à rendre LinuxJobs.fr davantage visible peu de temps après la naissance du projet.

Diaspora*

En bon Libriste, j’avais des réticences importantes à l’utilisation de réseaux sociaux privateurs comme Twitter. Un mois après le lancement officiel, je cherchais toujours à augmenter la présence de LinuxJobs.fr sur les réseaux sociaux. C’est donc tout naturellement que je me suis intéressé à Diaspora* via le pod Framasphere offert par les amis de Framasoft, dont le public correspondait parfaitement au profil d’un nombre important de membres de la communauté du Logiciel Libre. J’ai donc créé le compte Diaspora* de LinuxJobs.fr.

Malheureusement à ce jour le public de Diaspora* n’a pas été conquis par les offres d’emploi présentées par LinuxJobs.fr, sûrement par ma faute mais je vois aussi un lien avec le manque d’une API qui ne m’a pas permis de développer un outil d’automatisation d’envoi de messages vers ce réseau, situation qui pourra toutefois évoluer.

Mastodon, le petit dernier

Le monde des réseaux sociaux est resté relativement stable pour ce qui touche au Logiciel Libre jusqu’à l’extraordinaire percée médiatique du nouveau réseau social décentralisé basé sur un logiciel libre : Mastodon, autour d’avril 2017. Après m’y être intéressé à titre personnel, je l’ai rapidement considéré comme une opportunité d’aller chercher les Libristes sur ce nouveau réseau. Le projet a donc sa propre instance linuxjobs.social avec son compte principal @linuxjobsfr et plusieurs autres comptes qui présentent aujourd’hui en cumulé près de 500 abonnés en quelques mois. Un début plutôt prometteur et un relais de croissance médiatique pour LinuxJobs.fr, donc.

 

Le modèle payant et les chiffres Quelques chiffres côté recruteurs

Au bout de deux ans, 684 annonces ont été publiées via LinuxJobs.fr. En vérité le nombre est un peu plus grand car certains recruteurs effacent leurs annonces ou ferment leur compte, mais cela donne l’ordre de grandeur. 444 recruteurs ont actuellement un compte sur LinuxJobs.fr. Voici le nombre d’annonces en moyenne postées depuis le début de l’année 2017.

 

 

Les dépenses

Les frais ont donc augmenté régulièrement depuis deux ans, au fil des corrections de bugs et des nouvelles fonctionnalités, sachant que je n’ai absolument pas développé le site moi-même, mais plutôt des outils autour. Le développement du site a donc représenté le premier point de dépense. Il y a eu également des frais de graphisme (logos, boutons du site) et l’hébergement du serveur.

Les dépenses ont atteint environ un total de 6000€ (grosso modo, tout compris) en deux ans.

Afin d’essayer d’amortir cette somme et surtout de rendre le modèle pérenne en dégageant un peu d’argent afin que je puisse continuer et prendre le temps nécessaire pour faire évoluer le site correctement, le site est devenu payant pour les recruteurs en février 2017.

La totalité des revenus provient donc de la vente d’annonces aux entreprises, annonces affichées sur le site et relayées également sur les réseaux sociaux. Le pack comprenant une seule annonce est à 69€ TTC (le plus vendu, de loin). Les tarifs pour les packs suivants (5, 10 et 15 annonces) sont très  fortement dégressifs. Le tarif du premier pack a été revu deux fois à la hausse est reste encore bien en-dessous des prix pratiqués par la plupart des sites d’emploi.

Les revenus

Côté revenus, voici les chiffres depuis que LinuxJobs.fr est devenu payant en février 2017.

Soit un total d’environ 4600€ sur 10 mois, donc une moyenne de 460€ par mois, sachant que le mois d’août est un mois avec très peu d’activité traditionnellement dans le monde du recrutement.

Comment expliquer ces chiffers faibles par rapport au nombre d’annonces publiées ? C’est tout simple : il a fallu le temps de créer une communauté d’utilisateurs du site et pour se faire alimenter le site avec des annonces réelles, LinuxJobs.fr est donc resté très longtemps gratuit pour les recruteurs, un an et 4 mois sur un total de deux ans et deux mois d’existence.

Faire devenir payant le site a été également un processus progressif et long et certains anciens annonceurs bénéficient encore de la gratuité (ceux qui postent historiquement et encore aujourd’hui le plus). Leur nombre est donc maintenant très réduit mais cette situation n’a été atteinte que récemment, ce qui explique par exemple la différence entre les 4€ perçus en août (des tests de ma part) et le fait que 18 annonces aient été postées ce mois-ci. D’importantes remises ont été faites aux autres recruteurs qui ont moins posté en fréquence mais qui ont soutenu le projet depuis le début, ce qui est normal.

Près de 6000€ engagés, à peu près 4600€ de (re)gagnés, il reste encore un bout de chemin avant le point d’équilibre, sachant que dans le même temps de nouvelles fonctionnalités ont été commandées pour maintenir le site attractif, même si un investissement important en temps en milieu d’année a permis de dégager une croissance – pour l’instant – légèrement à la hausse sur la fin de l’année.

Conclusion (provisoire)

LinuxJobs.fr est ma première expérience de « side project » et j’apprends beaucoup chaque jour que j’y travaille. Travaillant à mon compte en tant qu’indépendant la journée, j’ai essayé de minimiser le  temps investi dans la technique en déléguant le principal développement à quequ’un de beaucoup plus capable que moi. Les parties stratégie et marketing sont aujourd’hui de loin les plus consommatrices en temps, même si j’ai automatisé la quasi-totalité des interactions avec les réseaux sociaux.

J’ai essayé beaucoup de pistes qui se sont révélées pour la majorité d’entre elles infructueuses. Heureusement au cours du temps LinuxJobs.fr a trouvé une formule qui plaît aux candidats et aux recruteurs et je vais continuer à explorer les différentes pistes possibles pour améliorer et faire connaître plus largement le service. La route est encore longue.

PS : un grand merci à Nicolas Loeillet alias @nicosomb de Wallabag.it qui m’a remotivé par l’exemple de son billet un an après, faisons le point sur wallabag.it à écrire celui que vous venez de lire.

Me suivre sur les réseaux sociaux

N’hésitez pas à me suivre directement sur les différents sociaux pour suivre au jour le jour mes différentes projets dans le Logiciel Libre dont LinuxJobs.fr :

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Renault : Élections pour le Conseil, FESCo et FAmSCo cette semaine

Comme le projet Fedora est communautaire, une partie du collège des organisations suivantes doit être renouvelée : Council, FESCo et FAmSCo. Et ce sont les contributeurs qui décident. Chaque candidat a bien sûr un programme et un passif qu'ils souhaitent mettre en avant durant leur mandat pour orienter le projet Fedora dans certaines directions. Je vous invite à étudier les propositions des différents candidats pour cela.

J'ai voté

Pour voter, il est nécessaire d'avoir un compte FAS actif et de faire son choix sur le site du scrutin. Vous avez jusqu'au mardi 13 décembre à 1h heure française pour le faire. Donc n'attendez pas trop.

Je vais profiter de l'occasion pour résumer le rôle de chacun de ces comités afin de clarifier l'aspect décisionnel du projet Fedora mais aussi visualiser le caractère communautaire de celui-ci.

Council

Le Council est ce qu'on pourrait qualifier le grand conseil du projet. C'est donc l'organe décisionnaire le plus élevé de Fedora. Le conseil définit les objectifs à long terme du projet Fedora et participe à l'organisation de celui-ci pour y parvenir. Cela se fait notamment par le biais de discussions ouvertes et transparentes vis à vis de la communauté.

Mais il gère également l'aspect financier. Cela concerne notamment les budgets alloués pour organiser les évènements, produire les goodies, ou des initiatives permettant de remplir les dits objectifs. Ils ont enfin la charge de régler les conflits personnels importants au sein du projet, tout comme les aspects légaux liés à la marque Fedora.

Les rôles au sein du conseil sont complexes.

Ceux avec droit de vote complet

Tout d'abord il y a le FPL (Fedora Project Leader) qui est le dirigeant du conseil et de facto le représentant du projet. Son rôle est lié à la tenue de l'agenda et des discussions du conseil, mais aussi de représenter le projet Fedora dans son ensemble. Il doit également servir à dégager un consensus au cours des débats. Ce rôle est tenu par un employé de Red Hat et est choisi avec le consentement du conseil en question.

Il y a aussi le FCAIC (Fedora Community Action and Impact Coordinator) qui fait le lien entre la communauté et l'entreprise Red Hat pour faciliter et encourager la coopération. Comme pour le FPL, c'est un employé de Red Hat qui occupe cette position avec l'approbation du conseil.

Il y a deux places destinées à la représentation technique et à la représentation plus marketing / ambassadrice du projet. Ces deux places découlent d'une nomination décidée au sein des organes dédiées à ces activités : le FESCo et le FAmSCo. Ces places sont communautaires mais ce sont uniquement ces comités qui décident des attributions.

Il reste deux places communautaires totalement ouvertes et dont tout le monde peut soumettre sa candidature ou voter. Cela permet de représenter les autres secteurs d'activité comme la traduction ou la documentation mais aussi la voix communautaire au sens la plus large possible. C'est pour l'une de ces places que le vote est ouvert cette semaine !

Ceux avec le droit de vote partiel

Un conseiller en diversité est nommé par le FPL avec le soutien du conseil pour favoriser l'intégration au sein du projet des populations le plus souvent discriminées. Son objectif est donc de déterminer les programmes pour régler cette problématique et résoudre les conflits associés qui peuvent se présenter.

Un gestionnaire du programme Fedora qui s'occupe du planning des différentes versions de Fedora. Il s'assure du bon respect des délais, du suivi des fonctionnalités et des cycles de tests. Il fait également office de secrétaire du conseil. C'est un employé de Red Hat qui occupe ce rôle toujours avec l'approbation du conseil.

FESCo

Le FESCo (Fedora Engineering Steering Committee) est un conseil entièrement composé de membres élus et totalement dévoués à l'aspect technique du projet Fedora.

Ils vont donc traiter en particulier les points suivants :

  • Les nouvelles fonctionnalités de la distribution ;
  • Les sponsors pour le rôle d'empaqueteur (ceux qui pourront donc superviser un débutant) ;
  • La création et la gestion des SIGs (Special Interest Group) pour organiser des équipes autour de certaines thématiques ;
  • La procédure d'empaquetage des paquets.

Le responsable de ce groupe est tournant. Les 9 membres sont élus pour un an, sachant que chaque élection renouvelle la moitié du collège.

FAmSCo

Le FAmSCo (Fedora Ambassadors Steering Committee) est l'équivalent du FESCo sur l'aspect plus humain du projet. Pendant que le FESCo se préoccupera beaucoup plus des empaqueteurs, la préoccupation de ce conseil est plutôt l'ambassadeur.

Voici un exemple des thèmes dont il a compétence :

  • Gérer l'accroissement des ambassadeurs à travers le mentoring ;
  • Pousser à la création et au développement des communautés plus locales comme la communauté française par exemple ;
  • Réaliser le suivi des évènements auxquels participent les ambassadeurs ;
  • Accorder les ressources aux différentes communautés ou activités, en fonction des besoin et de l'intérêt ;
  • S'occuper des conflits entre ambassadeurs.

Les 7 membres de cette équipe sont également entièrement élus avec une durée de mandat d'un an. Chaque élection renouvelle le collège par moitié.

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nIQnutn : LDLC: le SAV

Mon PC portable commençait à me faire des misères moins d'un an après son achat. J'ai commencé à avoir quelques problèmes il y a quelques semaines et ça commençait à être de plus en plus gênant. Visiblement les quelques problèmes que j'ai eu auparavant avec un blocage au démarrage n'étaient que les premiers signes (obligé d'éteindre et redémarrer de nombreuses fois la machine).
Le constat est assez simple, le SSD commençait à me lâcher.

Pas le choix, il fallait remplacer ce SSD pour éviter de perdre les quelques données qui étaient présentes et avoir un PC fonctionnel sous la main. Je ressors donc la boîte et la facture du placard pour me rendre au SAV LDLC puisque la machine est encore sous garantie.

J'ai donc acheté un PC portable en décembre 2016, un LDLC Aurore PC5-2-S1 qui remplit parfaitement son rôle et marche très bien sous Debian. En fait, c'est un Clevo N240JU pour les curieux.

Acheter il y presque un an, je passe un coup de téléphone en expliquant le problème (je ne sais pas combien de temps le PC est garanti et si ça s'applique au SSD). On me dit de passer directement au SAV. Une fois arrivé sur place, il y a quelques personnes mais l'attente se fait un peu longue. Enfin mon tour, j'explique donc mon problème et je démarre le PC.
Les messages d'erreurs permettent d'annoncer la couleur. Arrive le moment où je dois entrer ma passphrase. Pas surpris plus que ça, mon interlocuteur me demande si le disque est chiffré. Cela ne présume pas de ses compétences mais ça me rassure. Le temps d'aller faire un tour derrière et demander un avis, il revient pour me dire qu'il y a bien un problème et qu'il remplace le SSD (en même temps les messages d'erreurs continuaient toujours).

Habitué aux SAV et hotline pourris de certaines entreprises, je suis agréablement surpris. Plutôt que de laisser le PC et le récupérer quelques jours plus tard, il a été changé sur place (c'est encore mieux). Quelques minutes plus tard, on revient avec la machine. Du coup, on peut juste constater que le nouveau SSD est reconnu dans le bios mais faudra ré-installer le système pour en savoir plus. Au total, 45min entre le temps d'attente et le remplacement du SSD. On peut faire plus rapide mais je repars avec une machine qui marche et c'est le plus important. J'aurais préféré ne pas avoir de problème mais ça n'a pas été un calvaire pour le faire remplacer.

Pour le coup, c'était le LDLC SSD F7 PLUS 120 GB qui était en cause. Plutôt rapide mais visiblement, c'est pas très fiable.

LDLC vend des PC qui fonctionnent bien sous GNU/Linux et le SAV est plutôt bon. Pour le moment, je vous recommande LDLC pour l'achat de matériel informatique. J'espère qu'ils continueront à tenir cette promesse.

J'en profiterai pour détailler l'installation plus tard.

nIQnutn CC-BY

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yeKcim : Installer Textext

Intégrer des formules LaTeX directement dans Inkscape est quasi indispensable pour les scientifiques utilisateurs de ce logiciel de dessin vectoriel. Il est possible de le faire directement via la menu Extensions → Rendu → LaTeX…. Si cette entrée n’est pas disponible, c’est qu’il manque une dépendance, mais tant qu’à installer celle-ci, profitez-en pour installer Textext, l’extension LaTeX plus complète qui permet de ré-éditer les équations.

La seule chose qui manque à Textext à mon sens, c’est le manque d’aide à la saisie… Une interface telle que celle que l’on trouve sur https://www.codecogs.com/latex/eqneditor.php est très pratique pour les trous de mémoire, bref.

Depuis 2015, bien des choses ont changées pour l’installation de Textext, en particulier, l’auteur original ne maintient plus le projet, on passe donc à Textext de pitgarbe. En particulier, sur les distributions Linux avec un Ghostscript trop récent…

Debian

Ghostscript 9.22 désactive une fonction dépréciée utilisée par pstoedit, on force donc 9.20.

sudo aptitude install -t stable ghostscript{,-x} libgs9{,-common} sudo aptitude hold ghostscript{,-x} libgs9{,-common}

Installation des autres dépendances :

sudo aptitude install texlive pstoedit pdf2svg python-gtksourceview2 python-gtk2 imagemagick

L’auteur original de Textext ne maintient plus le projet, on passe donc à Textext de pitgarbe :

wget https://bitbucket.org/pitgarbe/textext/downloads/TexText-Linux-0.6.1.tgz -O /tmp/textext.tgz tar -xvzf /tmp/textext.tgz --strip=2 textext-0.6.1-linux/extension/ -C ~/.config/inkscape/extensions/ Windows

Suivre les instructions du site officiel : https://bitbucket.org/pitgarbe/textext/overview#markdown-header-installation-for-windows

Mac OS X

Suivre les instructions du site officiel : https://tex.stackexchange.com/questions/257147/how-to-use-latex-with-inkscape-mac-os-x/380585#380585

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #48

Pour la 48ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Morot : Cluster multi master pour MariaDB (et MySQL…) avec Galera

Petite présentation

Galera est une surcouche de MariaDB permettant de mettre en œuvre un cluster au dessus du moteur de stockage InnoDB pour permettre un environnement hautement disponible :

  • Réplication multi master
  • Réplication synchrone
  • Chaque nœud du cluster est utilisable pour un accès lecture/écriture
  • La réplication est supportée au travers d’un lien WAN et de la latence que ce type de lien peut comporter
  • Contrôle d’admission au cluster intégré

Dans une architecture Galera, les clients SQL vont donc attaquer le cluster via un Load Balancer comme HAProxy qui sera lui-même hautement disponible :

Bien évidemment, cela implique quelques limitations :

  • Seul le moteur InnoDB est supporté (MyISAM en alpha)
  • La DB mysql qui gère notamment les droits n’est pas comprise dans la réplication
  • Toutes les tables doivent avoir une clé primaire, il faudra donc vérifier (ou faire évoluer avec les développeurs le schéma de la base)
  • Le verrouillage des tables n’est pas supporté
  • Cela ne fonctionne que sous GNU/Linux

Enfin, c’est nettement mieux documenté ici.

Préparation du cluster

Pour exposer le principe de mise en oeuvre, je vais partir sur un cluster à trois noeuds, ce qui correspond au nombre minimal de noeuds nécessaire pour éviter un split brain en cas de panne d’un des deux noeuds. Les trois serveurs db1, db2 et db3 sont tous sous Ubuntu 16.04 pour la démonstration.

On commence donc pas installer les paquets sur les trois serveurs :

sudo apt-get install software-properties-common sudo apt-key adv --recv-keys --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com:80 0xF1656F24C74CD1D8 sudo add-apt-repository 'deb [arch=amd64,i386,ppc64el] http://mariadb.mirrors.ovh.net/MariaDB/repo/10.2/ubuntu xenial main' sudo apt update sudo apt -y install mariadb-server

Ensuite, il faut que les instances MariaDB écoutent sur le réseau ce qui n’est pas le cas par défaut et pousser les options nécessaires pour que MariaDB soit compatible avec le mode de réplication on va donc ajouter au fichier /etc/mysql/my.cnf :

[mysqld] bind-address=0.0.0.0 binlog_format=ROW innodb_autoinc_lock_mode=2 innodb_flush_log_at_trx_commit=0

Dans ce même fichier, il faut également configurer le cluster. Chaque node doit partager le même nom et la même définition des noeuds du cluster.
Cependant, il faut adapter le nom du node local et son adresse en modifiant chaque wsrep_node_name et wsrep_node_address.

wsrep_cluster_name=MariaDBCluster wsrep_cluster_address="gcomm://192.168.69.71,192.168.69.72,192.168.69.73" wsrep_node_name=db1 wsrep_node_address="192.168.69.71" wsrep_on=ON wsrep_provider=/usr/lib/galera/libgalera_smm.so wsrep_sst_method=rsync

Une fois cette étape passée, il faut initialiser un nouveau cluster via le démarrage du premier noeud, c’est l’étape de boostrap. Cela peut se faire depuis n’importe lequel des nœuds du cluster. Par commodité, ce sera mon noeud db1. La commande suivante va ainsi généré un nouvel UUID de cluster (cela se fait avec le service MariaDB préalablement coupé sur l’ensemble du cluster). La commande galera_new_cluster est revient à exécuter /usr/sbin/mysqld –wsrep-new-cluster.

systemctl stop mysqld.service galera_new_cluster

Toujours sur db1, vérifions que le cluster est opérationnel et comporte un noeud :

root@db1:~# mysql -u root -p -e "SHOW STATUS LIKE 'wsrep_cluster_size';" Enter password: +--------------------+-------+ | Variable_name | Value | +--------------------+-------+ | wsrep_cluster_size | 1 | +--------------------+-------+ Ajout des autres noeuds

Il ne reste plus qu’à démarrer normalement MariaDB sur les autres noeuds db2 et db3 :

systemctl start mysqld.service

Et le cluster doit bien être porté à trois noeuds :

root@db1:~# mysql -u root -p -e "SHOW STATUS LIKE 'wsrep_cluster_size';" Enter password: +--------------------+-------+ | Variable_name | Value | +--------------------+-------+ | wsrep_cluster_size | 3 | +--------------------+-------+

Vérifions un peu plus finement l’état de notre cluster en ne gardant que les valeurs qui nous intéressent :

mysql -u root -p -e "SHOW STATUS LIKE 'wsrep_%';" +------------------------------+----------------------------------------------------------+ | Variable_name | Value | +------------------------------+----------------------------------------------------------+ | wsrep_cluster_size | 3 | | wsrep_cluster_status | Primary | | wsrep_connected | ON | | wsrep_evs_state | OPERATIONAL | | wsrep_incoming_addresses | 192.168.69.72:3306,192.168.69.73:3306,192.168.69.71:3306 | | wsrep_local_state_comment | Synced | | wsrep_provider_version | 25.3.22(r3764) | | wsrep_ready | ON | +------------------------------+----------------------------------------------------------+

A ce propos, la page de monitoring galera est particulièrement bien documentée à ce sujet.

Tests

Sur l’un des serveurs, créons une base avec une table et injectons quelques données :

CREATE DATABASE mydb; USE mydb; CREATE TABLE clients ( id INT PRIMARY KEY AUTO_INCREMENT, nom VARCHAR(60), prenom VARCHAR(60) ); INSERT INTO clients (nom, prenom) VALUES ('Simpson', 'Homer'); INSERT INTO clients (nom, prenom) VALUES ('Marsh', 'Stan'); INSERT INTO clients (nom, prenom) VALUES ('Smith', 'Stan');

Le contenu doit pouvoir être requêté depuis les deux autres serveurs :

root@db2:~# mysql -u root -p mydb -e "select * from clients;" Enter password: +----+---------+--------+ | id | nom | prenom | +----+---------+--------+ | 6 | Simpson | Homer | | 9 | Marsh | Stan | | 12 | Smith | Stan | +----+---------+--------+

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Thuban : Traduction (in)officielle de la FAQ d'OpenBSD est en ligne

Oyez, oyez,

Grace à un travail de titan par les contributeurs, la traduction en français de la très complète FAQ d'OpenBSD est désormais disponible en lien avec la dernière version 6.2. Pour la lire, c'est par ici.

Bien qu'il reste un long travail de relecture à faire, saluons l'effort en espérant qu'il profitera à tous.

 

ps : les contributions au wiki sont les bienvenues ;). C'est qu'il commence à bien se remplir.

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Framablog : PeerTube : les réponses à vos questions techniques !

Attention, ici ça parle technique ! Voici un florilège des questions les plus pointues que vous avez posées lors dans notre foire aux questions concernant PeerTube, le logiciel qui propulsera Framatube.

Si vous cherchez des réponses à des questions moins techniques et plus pratiques, nous avons un autre article sur les questions qui ne parlent pas de code, protocoles et autres serveurs ^^. Sachez que, sauf mention contraire, toutes les réponses sont de Chocobozzz, le développeur que nous avons accueilli dans notre équipe salariée afin qu’il puisse finaliser le code de PeerTube. De même, la plupart des questions ont été raccourcies ou reformulées pour plus de lisibilité, mais l’intégralité des échanges se trouve sur notre forum !

Illustration : CC-By-SA Emma Lidbury

Sous le capot, la techno

Skippythekangoo

— J’ai actuellement un petit serveur de 10 Go, mais qui grossira l’année prochaine, qui tourne sous Archlinux. Quelle méthode utiliser pour partager une partie de mes ressources pour le projet peertube ?

Pour l’instant le projet n’est pas encore en bêta donc attendre quelques mois. ;)

— Qu’utilisez-vous, python, ruby, asm… :) ? ? ?

Le projet tourne via NodeJS/PostgreSQL, un peu de Shell et aura besoin de ffmpeg pour générer les miniatures et faire le transcoding (qui est en option).

Guyou

— Est-ce que le pari c’est que tout le monde regarde la même vidéo en même temps ? Mon usage de Youtube consiste à regarder, de temps à autre, des vidéos de 15-30 minutes. Mais ces vidéos ne font pas forcément l’objet du buzz du moment. Parfois, j’imagine même que Youtube doit commencer à fouiller son disque pour la retrouver.

Sinon, on va vite se retrouver avec de petits serveurs qui reçoivent plein de demandes pour différentes vidéos et qui se retrouvent vite dans l’impossibilité de servir tout le monde à cause de leur propre bande passante limitée.

Tu as tout à fait raison. Pour l’instant l’aspect P2P limite le facteur bande passante mais c’est pas une recette miracle : si 1000 personnes regardent 1000 vidéos différentes le serveur tombera.

— Est-il envisagé/envisageable de faire évoluer le modèle pour que chaque serveur du réseau puisse à son tour se joindre au réseau P2P d’une vidéo demandée par l’un de ses utilisateurs ?

À court terme il n’est pas prévu d’améliorer cet aspect. En revanche si la campagne de dons est un grand succès, on peut espérer que Framasoft continue de financer le projet pour ajouter de la redondance dans PeerTube → un autre serveur télécharge la vidéo puis la seed pour aider le serveur d’origine.

Du coup tout dépendra des donateurs. :)

ropoussiere

— On parle de fédération mais grosso-modo, j’imagine qu’il y aura une seule fédération non ? (comme Diaspora ou Mastodon)

Ce sera une fédération comme Mastodon, oui, à l’exception que ce seront les administrateurs de serveurs qui choisiront quel(s) serveur(s) suivre. Ça leur donne le contrôle sur les vidéos indexées (et donc affichées) sur leur serveur. Il sera possible de copier les « follows » d’autres serveurs bien sûr, sinon ça risquerait vite d’être pénible.

— Je suis jeune hébergeur, comment je trouve des amis qui veulent bien héberger les vidéos de mon instance pour la soulager / comment je suis tenu au courant des vidéos qui viennent d’être ajoutées sur les instances de mes amis, ça peut se faire automatiquement ?

Il n’y a pas pour l’instant de système de redondance donc pas moyen de choisir quelles vidéos tu veux redonder. À l’heure actuelle les vidéos « uploadées » sur ton serveur restent sur ton serveur, et seul ce dernier possède les fichiers physiques.

— Je viens de regarder une vidéo. À partir de quel moment je cesse de la partager ? (quand je quitte le site ? quand je ferme mon navigateur ? quand je redémarre mon pc ?)

Au moment où tu quittes la page de la vidéo (là où y’a le lecteur).

— On peut supposer que Framatube sera une instance PeerTube très majoritairement utilisée et qu’une très grande partie des utilisateurs ajouteront leurs vidéos via Framatube sans trop se poser de questions. Est-ce qu’un mécanisme est prévu pour téléverser la vidéo directement sur une autre instance pour ne pas remplir le disque dur de Framatube de vidéos de chats en quelques jours ?

À voir si Framatube ouvre et s’ils ouvrent à tout le monde pour n’importe quelles vidéos (je ne peux pas personnellement répondre), mais non il n’y a pas de mécanisme pour téléverser des vidéos sur d’autres instances. Par contre on peut fermer les inscriptions lorsqu’on atteint un certain nombre d’utilisateurs, et mettre un quota en octets par utilisateur. Si tu fais bien ton calcul tu peux donc gérer ton serveur sans remplir totalement le disque. Après à toi de voir si tu veux ouvrir d’autres instances pour accueillir de nouveaux utilisateurs.

— Suggestion : une interface pour ajouter des sous-titres ?

Ça tombe bien y’a une issue :)

— Autre suggestion : flux RSS sur des catégories ou un auteur ?

Ça tombe bien y’a aussi une issue :)

Chilperik

— Bonjour, l’installation sur un raspberry3 est-elle possible ? Viable ?

J’ai jamais testé mais « normalement » ça devrait être possible. Les seuls points bloquants pourraient être la compilation de certains modules Node (mais y’en a pas tant que ça).

— Est il possible d’utiliser un autre répertoire pour les médias ? Où sont ils stockés ?

Il stocke les vidéos dans le dossier spécifié dans la configuration.

JonathanMM

— Pourquoi ne pas se reposer sur le protocole torrent, qui propose déjà un catalogue et un réseau déjà pas mal ? Le lecteur vidéo ne serait alors qu’un client comme un autre, et le serveur servirait à la fois de serveur de trackers (et même aussi d’un client comme un autre, histoire d’augmenter les peers).

Ce serait bien mais malheureusement :

  • la plupart des vidéos sont dans un format incompatible avec le Web (.avi, .mkv etc.) ;
  • le navigateur ne peut se connecter aux autres pairs que via WebRTC, pas directement en TCP/UDP. Donc ton navigateur ne peut pas se connecter à un client Transmission/uTorrent par exemple ;
  • ça reste le protocole BitTorrent mais sur WebRTC, donc si les principales librairies de torrent ajoutent le support de WebRTC il sera possible de « seeder » une vidéo via un client torrent classique pour ton navigateur. Une issue est en cours pour suivre les évolutions d’implémentation de WebRTC dans les principales librairies torrent ;
  • encore une fois l’aspect P2P dans PeerTube c’est du BitTorrent, donc chaque serveur a effectivement un tracker (ton navigateur s’y connecte via websocket).

JonathanMM

— Ok, je comprends mieux […] Après, un truc qui je pense pourrait-être sympa serait d’avoir pour l’admin un système d’ajout rapide d’une vidéo sur le serveur, où on balance un lien ou un fichier torrent, et le système regarde si la vidéo est OK ou pas avant de la mettre sur son réseau. Ça permettrait d’avoir déjà une base de sources pour le jour où les libs utiliseront le WebRTC. Voir ça permettrait aux serveurs de s’échanger entre eux des vidéos ?

Yep, un import via torrent ou via URL serait utile. Un import via YouTube serait aussi le top.

Aitua

— Faut-il avoir son ordinateur connecté 24h/24 pour que la vidéo que l’on héberge soit disponible à tout moment ? Ou le serveur fait le relais ?

Le serveur fait relais, c’est lui qui s’occupe de constamment « seeder » la vidéo pour qu’elle soit toujours disponible. Pour info, il seed la vidéo via HTTP (ce qui ne demande aucun effort constant) via l’extension WebSeed du protocole BitTorrent

CamilleKaze57

— Est-ce que Peertube utilisera le protocole ActivityPub pour se fédérer avec Mastodon et GnuSocial ? Une vidéo pourrait apparaître sous la forme d’une publication et les commentaires comme des réponses. Je rappelle qu’Activitypub est soutenu par le W3C et a vocation à devenir un standard. En plus pouvoir se connecter avec son compte Mastodon ce serait génial !

Oui, PeerTube utilisera ActivityPub.

Donc, oui, en théorie on pourra se fédérer avec Mastodon et consorts (ça demandera quand même des adaptations au niveau code), et c’est tout ce qu’on espère. :)

Olivier Massain a profité de notre foire aux questions pour proposer son aide sur le design de PeerTube : ça va péter la classe !

« Ça ressemblerait pas un peu à… »

sossa

— Connaissez-vous BitChute qui fonctionne sur exactement le même principe ? Y-a-t-il un problème inhérent à BitChute qui vous pousserait à créer un autre outil ?

BitChute n’est pas libre, pas installable sur son serveur et pas fédéré.

Le seul point commun avec PeerTube est qu’il utilise WebTorrent, afin de soulager la bande passante pour ses propres besoins.

sossa

— OK, c’est très clair, merci ! Il est vrai que je l’avais regardé à son lancement, où ils parlaient d’ouverture et « d’installabilité », et deux ans après, rien n’a bougé, ce qui est au minimum suspicieux.

hyamanieu

— Je me demandais si vous aviez remarqué qu’il y a un projet similaire, dont le premier commit date d’août 2015 (quelques mois avant vous), et qui a beaucoup plus d’élan ? Ils sont toujours en bêta (vous alpha), mais ils ont déjà ramené beaucoup de YouTubers anglophones et bientôt des francophones : lbry

Je ne connaissais pas lbry, que je viens de découvrir.

Si j’ai bien compris il s’agit plus d’un protocole, s’utilisant via un démon que tu lances et qui écoute sur un port particulier ? Et ils veulent utiliser un plugin pour pouvoir être disponible via le web. Le projet veut faire de la décentralisation avec un système de financement pour les créateurs.

PeerTube quant à elle est une application web donc difficilement comparable à lbry. De plus notre idée est de pouvoir faire communiquer différentes plateformes web (MediaGoblin, Mastodon etc) via ActivityPub, pas de s’enfermer dans un protocole particulier (que je ne remets pas en question, hein :)).

hyamanieu

— En effet, il s’agit d’un protocole. Quelles que soient les solutions techniques envisagées, ce qui compte est l’utilisation finale. Mais je ne pense pas que ça cause de grands problèmes la compétition, peut-être même l’inverse. Sur des projets open source c’est un peu dommage, c’est tout.

Je suis bien d’accord, c’est pour ça qu’on migre le protocole de fédération vers ActivityPub pour avoir une coopération entre plateformes différentes plutôt que de la compétition.

www

— Que pensez-vous de DTube ? (basé sur STEEM et IPFS)

Je n’en pense pas grand-chose, je ne connais pas assez les deux technos.

J’ai juste l’impression qu’IPFS n’est pas tout à fait prêt (d’où leur ajout de WebTorrent en secours si j’ai bien compris) et assez complexe (faut mettre en place des passerelles etc.).

Il ne me semble pas que DTube soit libre non plus.

Mais je suis le projet, c’est assez innovant comme manière de fonctionner.

 Pour aller plus loin :

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Framablog : Framatube : nos réponses à vos questions pratiques !

Voici un florilège des questions variées que vous avez posées lors dans notre foire aux questions concernant PeerTube, le logiciel qui propulsera Framatube.

Avant de vous partager ces échanges, voici un petit résumé de la situation ;)

Expliquer Framatube en 3mn

Si vous n’avez pas encore entendu parler de Framatube et de PeerTube (ou si vous voulez en parler autour de vous), on a une astuce ! Hélène Chevallier, journaliste à France Inter, nous a interviewé et a résumé les enjeux et notre démarche dans sa chronique « C’est déjà demain » du 28 novembre dernier, que voici :

Pour rappel, n’hésitez pas à nous soutenir dans le financement de PeerTube et dans l’ensemble de nos actions, en faisant un don.

Mais revenons-en au propos de cet article : vos questions ! Nous avons regroupé les réponses à des questions plus techniques dans un autre article sur ce blog ^^. Sauf mention contraire, toutes les réponses sont de Chocobozzz, le développeur que nous avons accueilli dans notre équipe salariée afin qu’il puisse finaliser le code de PeerTube. De même, la plupart des questions ont été raccourcies ou reformulées pour plus de lisibilité, mais l’intégralité des échanges se trouve sur notre forum !

Olivier Massain a profité de notre foire aux questions pour proposer son aide sur le design de PeerTube : ça va péter la classe !

Quels contenus, quelles vidéos… ?

TeemoT

— Je voudrais en savoir plus sur le type de contenus qui y seraient hébergés, n’importe quelle vidéo pourrait y être ? Ou y a-t-il des règles à respecter ?

Pouhiou souhaite répondre ici :

À vrai dire, cela dépendra de chaque hébergement PeerTube.

Car, et c’est important de le souligner : a priori, Framasoft n’hébergera pas vos vidéos sur Framatube.

En effet, notre but est que se monte une fédération d’instances PeerTube à la fois indépendantes et dans une entraide commune. Or, si nous ouvrons notre instance de PeerTube (qui sera donc Framatube) aux vidéos de tout le monde, la facilité fera que les vidéos seront postées chez nous et de ne pas chercher à créer sa propre instance ou a se regrouper par communauté d’intérêts.

Du coup, nous serons là pour aider et accompagner les personnes, associations, collectifs de vidéastes, lieux de formation, médias, etc. qui veulent monter leur instance et se fédérer. Mais ce sera à chacune de ces instances de choisir quelle porte d’entrée vers PeerTube elle veut être, donc par exemple de déterminer leurs conditions générales d’utilisation.

Du coup, le type de contenus vidéos dépendra forcément des personnes qui se regrouperont pour héberger des vidéos sur leurs instances et des vidéos qu’elles y accepteront ;).

arthurrambo

— Qu’en est-il des vidéos prônant l’homophobie, l’antisémitisme et le racisme ? Seront-elles supprimées comme sur YouTube ? Quelles conséquences pourra-t-il y avoir sur le créateur ?

Une vidéo peut-être signalée par un utilisateur. Le signalement va à l’administrateur/modérateurs du serveur sur lequel est enregistré l’utilisateur, plus à l’administrateur/modérateurs du serveur qui possède la vidéo.

C’est donc à eux d’évaluer s’ils veulent ou non supprimer la vidéo (puis potentiellement l’utilisateur) :

  • Si le serveur détient la vidéo elle est supprimée en local puis sur l’ensemble du réseau (par fédération) ;
  • Si le serveur ne détient pas la vidéo elle est simplement supprimée en local.

Pyg se permet d’ajouter :

À la réponse de Chocobozzz concernant l’outil, j’ajoute celle de la loi.

En effet, trop peu de contenus contenant des discours de haine sont signalés. Certes, les procédures sont longues, mais trop peu de gens les utilisent, ce qui a pour conséquence de laisser croire que la plateforme (Twitter, Facebook, ou ici une instance PeerTube) est « le » interlocuteur pour signaler les contenus.

Sur Mastodon, on a bien vu que beaucoup s’étaient crus, au départ, dans un nouveau Far West (« c’est mon instance, je fais ce que je veux »). Il faut rappeler la loi, encore et encore, et la faire vivre, car c’est elle qui est l’un des principaux supports du « vivre ensemble ».

Il va de soi, mais ça va mieux en le disant, que sur notre future instance PeerTube, aucun propos contraire à ces lois ne saura être toléré.

JonathanMM

— Est ce qu’à l’ouverture du service, il est prévu des vidéos de gens connus (style gros youtubeurs), histoire qu’il y ait déjà un peu de contenu grand public et que ça ne part pas de presque rien ?

Pouhiou a un début de réponse :

Pour l’instant, peu de choses sont prévues : on vient tout juste d’annoncer le projet !

L’idée est justement de commencer à entrer en contact avec divers collectifs pour voir s’ils ont envie d’avoir une instance PeerTube, de s’approprier leurs moyens de diffusion. Nous discutons actuellement avec des associations, des fédérations, et avec quelques vidéastes pour voir si et comment nous pourrions les accompagner. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs : il faut d’abord avoir un code fonctionnel, une interface accueillante, bref un outil qui soit facile à installer et utiliser.

Du coup, ce travail d’accompagnement se fera entre janvier et février, et nous enjoignons tout groupe souhaitant devenir son propre hébergeur de vidéos (même si c’est en parallèle d’une chaîne YouTube, au moins au début) à nous contacter pour qu’on puisse les aider ;).

Mais soyons francs : en mars 2018, ce sera le début d’un nouveau réseau d’hébergement de vidéos, et non un bouquet final !

acryline

— J’aimerais savoir si un jour Peertube pourra permettre le live streaming ?

Ça risque d’être compliqué, car le torrent fonctionne sur des fichiers finis immuables.

Certains ont essayé en générant en boucle un fichier torrent toutes les x secondes, puis en l’envoyant aux autres clients. Je n’ai pas testé mais c’est plutôt ingénieux. Après est-ce que ça marche bien et efficacement, je ne sais pas parce que c’est un peu de la bidouille.

Au lieu d’utiliser BitTorrent on pourrait imaginer utiliser que la fédération de serveurs, on partagerait la bande passante entre les serveurs. Après ça ne reste qu’une idée. Mais c’est loin d’être pour tout de suite. :)

Illustration : CC-By-SA Emma Lidbury

Envoyer et partager les vidéos

ChristianW

— Y a-t-il un code d’incrustation html ?

Oui, il y a possibilité d’incruster la vidéo dans n’importe quelle page web.

 

— Comment se comporte PeerTube quand il y a des accès simultanés depuis un même réseau intranet ?

Que ce soit via intranet ou internet il y utilisation de WebRTC, qui regardera s’il y a un moyen pour ces différents utilisateurs de s’échanger de la donnée. S’il y a possibilité (pare-feu/routeur sympa) ça sera fait automatiquement. Sinon ça passera simplement par HTTP sans notion de pair-à-pair.

buyaman

— Comment procéder pour une transition en douceur entre les plateformes actuelles et la vôtre ? Ex : je suis un vidéaste au contenu prolifique (1000 vidéos) en combien de temps je fais le transfert ?

Tout dépend de votre plate-forme actuelle, mais on aimerait ajouter une interface d’import (depuis YouTube notamment).

 

— Et serait-ce une transition abrupte ou en douceur (les deux plateformes utilisées le temps de la transition) ?

C’est à vous de décider ;)

Aitua ;

— J’imagine que si le filtrage automatique est inscrit dans la loi européenne, les serveurs dans l’UE seraient obligés d’imposer un tel filtrage ?

Pouhiou a été invité à répondre :

Question très très intéressante, car elle montre que ce projet de loi n’est pensé que pour des plateformes centralisatrices de gros hébergeurs (qui ont les moyens de mettre en place de tels filtres) et pénalise de fait l’auto-hébergement ou l’hébergement mutualisé, tout en déconsidérant d’emblée les systèmes décentralisés ou distribués.

Déjà, il faut se dire qu’entre le fait que cela entre dans une loi/directive européenne, le fait d’avoir des décrets d’application, le fait que cela ne soit pas démonté par le conseil constitutionnel (j’avais lu quelque part que cette proposition avait toutes les chances d’être écartée à ce niveau)… Bref : on a le temps de voir venir !

Et la question finale : qu’est-ce qu’un filtre automatique ? S’il suffit d’analyser le texte donné en titre à la vidéo ou d’ajouter une case à cocher lors de l’upload « promis je respecte le copyright« , ça peut facilement être implémenté…

Aitua

— J’ai envie de croire comme toi que cette loi ne passera pas, car les exemples que j’ai trouvés ne sont vraiment pas positifs pour les vidéastes.

Bref, c’est une des raisons pour laquelle moi aussi je veux passer à PeerTube et ne plus avoir à subir ces filtrages !

Nous n’avons clairement pas les mêmes moyens que Google !
Illustration : CC-By-SA Emma Lidbury

Parlons sous…

choosebzh

— Je vais peut-être poser la question qui fâche, mais qu’en est-il des annonceurs ? Certains vidéastes prolifiques pourront-ils en retirer une source de revenus ? Même faible, bien sûr. Car être libriste, oui, mais faut vivre aussi. :)

Techniquement il n’est pas prévu d’ajouter de la pub.

Rien n’empêche pour le vidéaste d’incorporer une annonce dans sa vidéo (ça commence à se faire sur les autres plate-formes) même si ça a ses limites.

Il est probable qu’on ajoute la possibilité d’afficher des boutons Liberapay, Tipeee, Patreon, etc., en dessous de la vidéo. Mais ce n’est pas notre priorité pour l’instant.

Pouhiou se permet d’ajouter :

Sur la question des annonceurs, et en tant qu’ancien « youtubeur » qui connaît encore beaucoup de monde dans le milieu, j’ajoute une précision.

L’annonce publicitaire est un modèle de rémunération qui paye très très mal les vidéastes. Avec l’explosion des créations vidéos, les annonces sont payées de moins en moins, et on est bien loin du « 1€ pour 1000 vues » de 2013… C’est un modèle qui marche encore pour les très très très gros succès (des millions de vues sur plusieurs vidéos), ce qui représente une infime partie des vidéastes.

Actuellement, si un·e vidéaste veut se faire de l’argent avec de la pub, le meilleur moyen reste les partenariats et placements de produits.

Le modèle économique le plus efficace pour les « petit·e·s vidéastes » semble encore être le modèle du don (Tipee, Patreon, Liberapay) qui, s’il n’est pas intégré à PeerTube dès sa bêta, sera relativement facile à implémenter (parce que PeerTube est un logiciel libre).

Framasoft

Et tant que nous parlons sous, faisons un petit point sur le financement…

(oui, nous avons rajouté cette question nous-mêmes, c’est triché… mais cela nous permet de faire le point avec vous, en toute transparence)

Et Framasoft de s’auto-répondre :

Comme nous l’affichons sur le site présentant le projet Framatube, nous finançons le développement de PeerTube sur le budget de l’association, dont 90 % des revenus proviennent de vos dons.

En effet, sur les 90 000 € qu’il nous manque pour boucler notre budget 2018 :

instantané des dons 9 jours après le lancement de la campagne PeerTube.

À la rédaction de cet article, nous avons déjà récolté pas loin de 20 000 € en une semaine, ce qui est formidable, parce que vous êtes des personnes formidables (n’en doutez jamais) ! Néanmoins, rien n’est gagné et si nous ne voulons pas revoir nos ambitions à la baisse, il faudrait que nous atteignions cette barre des 90 000 € d’ici le 31 décembre.

Pour rappel, notre association étant reconnue d’intérêt général, tout don de contribuables français·es peut être déduit de leurs impôts sur les revenus. Ainsi, un don de 100 € vous reviendra, après déduction fiscale, à 34 €.

Sachez que, si nous dépassons cet objectif des 90 000 €, notre priorité sera de permettre à Chocobozzz de poursuivre le développement de PeerTube, et donc d’ajouter à cette solution des fonctionnalités très attendues (ce ne sont pas les idées qui manquent, juste les moyens ^^).

Si vous le voulez et le pouvez, pensez à soutenir Framasoft !

 Pour aller plus loin :

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Thuban : 4e édition du manuel et un bonus pour héberger son serveur avec OpenBSD

J'ai l'immense plaisir de vous annoncer la publication d'une nouvelle édition du manuel pour apprendre à (auto-)héberger son serveur à l'aide d'OpenBSD accompagné d'une "bonus". C'est, je crois, le travail le plus abouti que j'ai pu mener. Ce manuel s'est enrichi au fil du temps et est arrivé à maturation pour plusieurs version d'OpenBSD. Les bénéfices des ventes me permettent aujourd'hui de publier cette nouvelle version. Cliquez sur les images ci-dessous pour en voir plus.

Acheter Acheter

Ça a un peu traîné car il fallait que 22decembre termine ldnscripts, que je puisse le tester suffisamment, puis ensuite l'éditeur était débordé et ne savait pas bien comment faire un ebook qui ressemble à ce que je voulais.
Sur la forme, il y a peu de changements, puisque j'adoooore le travail que Péhä a fait. J'ai ajouté quelques éléments qui donnent une identité propre au livre.

aperçu 1 du livre auto-hébergement avec openbsd
aperçu 3 du livre auto-hébergement avec openbsdaperçu 2 du livre auto-hébergement avec openbsd

Cependant, plusieurs modifications sont à noter sur le fond :

  • Mise à jour des versions logiciels et passage à OpenBSD 6.2.
  • L'utilisation de certificats SSL (pour du https) en utilisant relayd pour filtrer les en-têtes est plus correcte. La sécurité n'en est que renforcée.
  • Grâce à kuniyoshi qui m'a fait des retours réguliers en mettant en place son serveur mail, les explications sont normalement plus claires.
  • Les chapitres sont légèrement réorganisés pour faciliter la lecture et la cohérence.
  • Des astuces dans l'utilisation d'OpenBSD sont ajoutées.
  • Vous pourrez constater de nombreuses petites modifications/ajouts/précisions pour expliquer le mieux possible comment faire.
  • Grâce aux retours reçus, j'ai pu corriger plusieurs coquilles.
  • Après des tas de relectures, je pense être venu à bout de toutes les erreurs/maladresses qui trainaient.
  • Ajout d'exemples de configuration supplémentaires.
  • La gestion DNSSEC est réalisée par un set de scripts écrits par 22decembre qui a largement contribué à toute la partie gestion de zones DNS du manuel. Cela évite d'utiliser des outils très compliqués ou surchargés et permet aussi de bien comprendre le fonctionnement. Ces notions sont sans doute les plus compliquées, il a donc été difficile d'aménager les explications.

Pour accompagner ce manuel, je publie au format numérique un ensemble de fiches courtes à 3,5€ qui résument rapidement l'essentiel du livre (disponible aussi sur Amazon, mais plus cher, ils s'embêtent pas les gars...).
Dans mon entourage, on m'a dit "Ça a l'air super intéressant, et ça me tente bien d'héberger mes services. Mais lire plus de 200 pages, pfouh, je n'ai pas le courage !". Ça se comprend. L'idée de l'ebook était née.
Chaque partie, de l'installation d'OpenBSD à l'hébergement des mails en passant par le site web est résumée en maximum 4 pages. MAXIMUM, c'est souvent moins. Il y a quelques astuces au passage.
Ce document a pour but de constituer un "aide-mémoire" et aussi donner envie d'aller plus loin si besoin. (42 pages sont détectées. Coïncidence? ;P ).

Dans tous les cas, je garde sur mon site la version html du présent manuel pour ceux qui n'aiment pas la version papier, ne veulent pas de l'epub ou n'ont pas les moyens ou l'envie de payer pour lire ce travail.

En parlant de prix, le manuel papier est moins cher à l'achat :) .Je ne l'ai pas référencé en librairie. Seul atramenta peut le vendre. C'est aussi bien, puisque seul 1 exemplaire a été vendu en librairie.
Notez que si vous souhaitez commander plusieurs exemplaires d'un coup, je peux vous avoir des prix plus avantageux, il suffit de m'en parler ;) .

Si vous vous lancez, vous n'êtes pas seul puisque je fais de mon mieux pour répondre aux mails qui me sont envoyés, et le forum obsd4a est créé pour ça ;) .

J'espère que la lecture vous plaira et permettra d'accompagner nombre d'entre vous dans le projet d'héberger vos sites et mails. C'est le seul moyen de reprendre le contrôle de vos données. N'hésitez pas à vous y prendre à plusieurs : un serveur par quartier par exemple ;)

Enfin, si vous avez la possibilité de parler autour de vous de ce manuel, c'est très gentil à vous ;) Pensez à votre entourage 🎅.

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Renault : Participez à la journée de test consacrée au noyau Linux 4.14

Aujourd'hui, ce jeudi 30 novembre, est une journée dédiée à un test précis : sur le noyau Linux 4.14. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Le noyau Linux est le cœur du système Fedora (et des autres distributions GNU/Linux). C'est le composant qui fait le lien entre les logiciels et le matériel. C'est lui qui permet aux processus de travailler ensemble sur un même ordinateur et de pouvoir utiliser les périphériques (à travers des pilotes) disponibles sur chaque machine.

C'est donc un composant critique et il est nécessaire de s'assurer qu'il fonctionne.

Les tests du jour couvrent :

  • L'exécution des tests automatisés par défaut et ceux de performances ;
  • Vérifier que la machine démarre correctement ;
  • Vérifier que le matériel est bien exploité (affichage, claviers, souris, imprimantes, scanners, USB, carte graphique, carte son, webcam, réseau filaire et wifi, etc.)
Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-day et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

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Renault : Revue de presse de Fedora 27

Cela fait depuis Fedora 19 que je publie sur la liste de diffusion de Fedora-fr une revue de presse de chaque sortie d'une nouvelle version. Récapituler quels sites en parle et comment. Je le fais toujours deux semaines après la publication (pour que tout le monde ait le temps d'en parler). Maintenant, place à Fedora 27 !

Bien entendu je passe sous silence mon blog et le forum de fedora-fr.

Sites web d'actualité

Soit 7 sites sur les 25 contactés.

Blogs, sites persos ou sites non contactés

Soit 4 sites.

Bilan

Le nombre de sites parlant de Fedora 27 est stable depuis Fedora 19. Beaucoup d'articles se fondent sur ce que j'ai moi même rédigé (que ce soit la version courte ou longue). La semaine de sa sortie, nous avons eu entre 300 et 400 visiteurs uniques en plus sur le site fedora-fr.org ce qui représente un pic de 30%. Augmentation similaire que pour l'annonce de Fedora 26 (mais comme c'était l'été, Fedora 26 a attiré moins de personnes sur notre site).

Si vous avez connaissance d'un autre lien, n'hésitez pas à partager ! Rendez-vous pour Fedora 28.

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alterlibriste : Courir librement

runalyze.jpg

Comme je l’ai expliqué dans mes précédents billets, j’ai repris le sport et la différence par rapport à il y a dix ans, c’est qu’il est désormais de mise de bouger connecté afin de mesurer sa progression. Autant dire que le libriste qui veille à ses données se met rapidement sur la défensive, mais parfois, la voie peut être libre.

Dès que l’on commence à faire du sport (marche, course, vélo, ...), il est de bon ton de mesurer ses performances et de quantifier tout un tas de choses (rythme cardiaque, allure, parcours, ...) et outre les smartphones/smartwatchs, la montre connectée est un must have. Et bien entendu, les géants du web et vendeurs de matériels s’empressent de pouvoir héberger ces données pour notre bien.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que ce n’est pas trop mon genre et je dois dire que j’ai commencé sans rien, pas même un chronomètre. Bon au bout de quelques sorties, je voulais quand même connaître les temps, distances et éventuellement dénivellés de mes sorties. Pour cela, j’avais déjà utilisé une application qui faisait très bien l’affaire lors de sorties VTT : Run, Bike, Hike…. J’avais alors les données principales nécessaires qui restaient totalement personnelles. Un classeur Calc reprenant mes activités faisant l’affaire.

Mais l’avantage des logiciels libres, c’est que les données sont généralement exportables et dans un format standard ; en l’occurence en .gpx. Et là, ça devient intéressant, d’autant que des projets libres s’occupent de rapatrier les données d’objets connectés sans passer par les plateformes commerciales. On trouve par exemple Turtle Sport qui commence à dater mais fournit des packages pour tous les OS. Et surtout, il y a le projet Runalyze. C’est un projet allemand qui fonctionne un petit peu sur le modèle Framasoft : on peut héberger gratuitement nos données chez eux (et ils n’en font pas usage commercial) ou l’installer sur un serveur que l’on maintient soi-même.

Pour tous ceux que ça intéresse, un blog a détaillé comment installer, utiliser et mettre à jour ce logiciel.
Son analyse est assez pertinente : c’est libre donc ce n’est pas super beau et super user-friendly mais c’est très riche en fonctionnalités et on peut y mettre toutes les données de ses entraînements afin de voir l’évolution des performances, le niveau de forme, etc. Pour ceux qui aiment l’émulation entre amis, il est aussi possible de partager ses données et de suivre les autres.

Je n’ai pour l’instant fait que tester rapidement la version en ligne qui, à partir des fichiers .gpx, permet une bien meilleure analyse et une vue globale de l’entraînement que depuis le téléphone. J’ai bien sûr comme objectif de mettre mon serveur d’auto-hébergement qui s’ennuie un peu à contribution, mais je n’ai pas encore réussi à finaliser la chose (toute la doc est ).

Une belle surprise que l’on puisse faire du sport et de mesurer ses activités sans être obligé de passer par une plate-forme qui engrange nos données pour le meilleur et pour le pire. Avis donc à tous les sportifs libristes !

Gravatar de alterlibriste
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genma : Un Meetup Yunohost ? Appel pour aider ce projet

Présentation du Meetup

Qu'est ce que le projet #Yunohost ? En quoi est-il facile de se créer un #cloud personnel et de passer à l'autohébergement ? Quelles sont les contraintes ? Comment et pourquoi doit-on décentraliser Internet ? Quel est le rapport avec #Framasoft et #DégooglisonsInternet ? Et avec la #BriqueInternet ? Comment s'approprier ce projet et contribuer ? Comment packager une application ?

Durée : 1h30 de présentation suivie des questions

Objectif de date : courant janvier 2018.

Présentation de Yunohost

Je parle assez régulièrement de Yunohost sur ce blog, pour le reste je vous renvoie sur le site Internet http://yunohost.org/. Toutefois, en quelques mots et en résumé, Yunohost c'est le système qui fait tourner la Brique Internet, mais pas que. Yunohost est une surcouche à Debian mais reste du Debian (ce sont juste des scripts en plus). Framasoft dédié une journée de temps d'un de ses salariés durant laquelle, chaque semaine, du travail est fait pour packager les applications (ajouter des scripts shell simples qui permettent une installation et configuration des applications dans Yunohost).

Ce dont j'ai besoin ?

Je recherche actuellement lieu pour accueillir le meetup le temps d'une soirée. Il n'y a pas de budget pour cette soirée, le lieu doit donc être gratuit et je compte sur la bonne volonté des participant.e.s pour apporter un petit quelque chose à grignoter. Le lieu doit être facile d'accès (idéalement sur Paris) et mettre à disposition un vidéo-projeteur (ou un système de projection équivalent) et une connexion à Internet.

Remarque : le lieu d'accueil pourra faire sa promotion (principe du meetup).

Aider le projet ?

Si votre entreprise peut accueillir ce meetup, si vous voulez m'aider à trouver un lieu d'accueuil, si vous voulez m'aider à accueillir les personnes lors de cette soirée, vous êtes le.la bienvenu.e et je vous invite à me contacter.

Foire aux questions

Je compléterai cette série de questions en fonction des retours et demandes que je recevrai. Date de dernière mise à jour : le lundi 27 novembre 2017

Pourquoi ne pas le faire au sein de ton entreprise ?

Ce projet est un projet personnel et sera fait sur mon temps personnel et d'un commun accord avec mon employeur, je souhaite séparer mes activités professionnelles de mes activités personnelles.

Pourquoi un meetup et pas...

L'appellation meetup est le buzzword à la mode et l'objectif est d'organiser une soirée qui regroupera des personnes de la communauté Yunohost tout comme d'attirer des personnes ne connaissant pas le projet mais ayant l'habitude de participer aux événements regroupés sous l'appellation Meetup.

Est-ce que je peux parler lors de cette soirée ?

Pourquoi pas. Le support de présentation du meetup est quasiment réalisé et est prêt et je suis plus sur la demande d'aide sur l'organisation du projet en lui-même que sur le contenu.

Comment on s'inscrit ?

Faites signe et je mettrai en place une liste de diffusion par mail. Et pour l'inscription, je lancerai très probablement un framadate.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #47

Pour la 47ème semaine de 2017, voici 12 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Marien Fressinaud : Lessy Apus

Après un mois de travail il est enfin temps pour moi de sortir cette nouvelle version : Lessy Apus !

Dashboard de Lessy Apus

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop où je mettais les pieds en démarrant cette refonte complète. J’ai failli me contenter de publier un guide de design et de faire la migration des différents composants au fil de l’eau. Mais un problème s’est rapidement posé. Souhaitant que le guide reste au plus proche du code, celui-ci a été développé directement au sein de Lessy. De ce fait, modifier le guide signifiait aussi modifier le reste de l’application. De fil en aiguille, je me suis ainsi trouvé à tout redévelopper.

Travail de longue haleine s’il en est, la refonte a consisté à :

  • créer un guide accessible sur lessy.io/design ;
  • réécrire (tous) les composants de base pour qu’ils correspondent aux règles édictées dans le guide ;
  • réorganiser le code pour le rendre plus modulaire et plus maintenable ;
  • mettre en place des tests automatisés pour l’interface (très basiques pour le moment) ;
  • revoir un certain nombre d’éléments ergonomiques (des boutons plus explicites, une meilleure gestion des erreurs, des comportements moins surprenants, etc.) ;
  • corriger de nouveaux bugs ou identifier des problèmes de performance (sinon c’est pas marrant) ;
  • repenser la page d’accueil pour la rendre plus accueillante et présenter le projet.

Il existe toujours des éléments dont je ne suis pas entièrement satisfait, mais l’essentiel est là, le reste suivra durant les prochains jours. Je suis en tout cas extrêmement satisfait d’avoir désormais un guide de design qui rend ce dernier plus facile à faire évoluer et rend plus difficile de sortir des clous.

J’ai profité de sortir cette version pour ouvrir un compte sur Liberapay afin d’essayer de rembourser au moins les frais de serveur + nom de domaine puis éventuellement pouvoir plus tard me dégager un peu plus de temps pour le projet. Il y a mine de rien plus de 250 comptes ouverts sur lessy.io dont quelques 65 activés, sachant que je suis très loin encore d’avoir mis en place tous les outils pour assurer un service satisfaisant. De la supervision ? Non. Des conditions générales d’utilisation ? Ah ah ! Des backups ? Ah ça oui ! Et ils fonctionnent ? Heuuu… Vous voyez l’idée donc.

Le service est toujours disponible sur lessy.io, il reste ouvert et gratuit pour le moment, mais sans doute plus pour très longtemps donc. Le code reste hébergé sur GitHub et toujours (et à jamais) sous licence libre.

Pour la prochaine version (Aquarius), je reviendrai à du développement dans le dur en améliorant le lien entre les tâches et les projets.

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Renault : Compte rendu mensuel de la documentation francophone, numéro 3

Pour rappel, vous pouvez consulter l'état du travail en cours sur la documentation.

Les sujets traités ont changé quelque peu depuis la dernière fois. C'est plus centré autours des thématiques :

  • Le noyau et composantes basses ;
  • La sécurité et autres utilitaires ;
  • L'usage serveur de courrier.

Personnellement je me suis occupé plutôt des deux premiers thèmes. En effet même si le noyau Linux ne change pas fondamentalement, ses correctifs majeurs et sa procédure de compilation ont un peu changé. Ils ont nécessité un petit rafraîchissement. De plus, avec Fedora 25 qui a inauguré avec Wayland par défaut, il a fallu lui dédier un nouvel article pour familiariser les utilisateurs avec cette technologie.

Concernant le deuxième point, il était nécessaire de revoir la liste des logiciels pour chaque usage sur notre système préféré. Si les éditeurs d'images ou suites bureautique n'ont pas beaucoup changé en 5 ans, on ne peut pas en dire autant des clients de messagerie ou des navigateurs Web. Ces secteurs ont été très dynamiques avec beaucoup de projets obsolètes et de nouveaux venus. Pour la sécurité, deux outils majeurs que sont gnupg et ssh ont évolué. Surtout le premier avec sa version 2. Maintenant c'est corrigé. Nicolas a amélioré la sécurité des connexions VNC à travers SSH.

Enfin, la FAQ a été modernisée un petit peu les effets 3D de bureau sont passés de mode et systemd a remplacé le concept des niveaux d’exécution.

Le dernier point a été particulièrement étudié par Nicolas comme d'habitude, car Fedora a bien entendu un usage serveur important dont le paysage a changé. Cela commence par bien sûr parler de sendmail ou d'effectuer les redirections des courriels.

Mais son apport le plus important a bien sûr été la refonte de l'énorme article sur les serveurs de messagerie. Un article tout en un très complet qui a bénéficié d'un grand ravalement de façade. Bravo !

Je remercie également les autres contributeurs, relecteurs ou toute autres personnes qui se sont impliquées dans ce processus comme Édouard et d'autres.

Aujourd'hui donc, nous sommes à 55 articles traités, contre 42 au précédent bilan. Je suis satisfait des progrès réalisés sur la documentation. Il y a beaucoup de travail à mener encore, mais il semble possible que la documentation soit dans un état très acceptable bientôt. Ensuite il faudra veiller à maintenir la documentation à jour continuellement et ajouter des articles suivant les besoins du moment.

Je vous invite en tout cas à nous donner un coup de main, pour cela je vous conseille de suivre la procédure pour contribuer à la documentation et si possible de participer à nos ateliers hebdomadaires tous les lundi soir à partir de 21h (heure de Paris) sur le canal IRC #fedora-doc-fr du serveur Freenode. Rien ne vous empêche de contribuer en dehors du cadre des ateliers, toute l'aide est la bienvenue. Alors, n'hésitez pas !

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Marty : KooZic: image Docker prête à l'emploi

Une galère assez commune chez tous les développeurs est de pouvoir fournir une méthode d'installation simple du logiciel qu'on propose. Quant on ne se bat pas pour le rendre compatible pour chaque plate-forme, on doit encore lutter pour que son bébé soit facilement accessible au commun des mortels. Sous GNU/Linux en particulier, il faut jongler avec une myriade de distributions, des systèmes de paquets différents, des dépendances... Bref, ça bouffe déjà un temps dingue juste pour s'assurer que ça fonctionne un peu partout, mais en plus il faut emballer ça proprement pour chaque distribution. C'est une tâche titanesque de se tenir à jour quand on fait ça tout seul. Tellement titanesque que je ne l'ai pas fait, car je voulais une solution plus générique.

C'est alors que Docker vint...

Docker est un logiciel libre qui automatise le déploiement d'applications dans des conteneurs logiciels (merci Wikipedia). En d'autres termes, Docker permet d'exécuter une application telle que KooZic dans un environnement isolé, et dans ce cas prêt à l'emploi.

Dans Docker, on ne va pas simplement exécuter KooZic, on va lancer un système complet dans lequel on va exécuter ce qui est nécessaire. Dans notre cas, une Ubuntu 16.04 avec tout ce qu'il faut dedans : les dépendances Python, PostgreSQL, FFmpeg...

Mise en place

C'est simplissime. Tout d'abord, on installe Docker pour son système. La Docker Community Edition (CE) est suffisante dans notre cas, et ça se trouve par ici.

Ensuite, dans un terminal (GNU/Linux, MacOS ou Windows) :

docker run -d -p 8069:8069 -p 8072:8072 -v &lthost_folder&gt:/mnt/host:ro --name koozic docmarty84/koozic

Il suffit de remplacer "&lthost_folder&gt" par le répertoire contenant votre collection musicale. Par exemple, "/home/toto/Musique". On attend quelques minutes que tout ça se télécharge et se lance, puis quand c'est fini... Et ben c'est tout ! On accède à KooZic sur http://localhost:8069/, comme d'habitude. Login et mot de passe sont "admin", rien de nouveau non plus.

Une petite astuce cependant : lors de la configuration du répertoire contenant la musique, il faudra indiquer "/mnt/host". En effet, notre répertoire contenant la musique est accessible dans Docker via ce point de montage.

Par la suite, on pourra démarrer et arrêter KooZic avec les commandes suivantes :

docker start koozic docker stop koozic Conclusion

Rendre KooZic accessible via Docker permet de facilement l'exécuter sur n'importe quelle plate-forme, y compris Windows et MacOS (ok, je vais être honnête : j'ai pas testé sous Windows). Par contre, à l'heure actuelle, la mise-à-jour d'une version à l'autre n'est pas encore possible.

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Renault : Appel à tests de l'autonomie des ordinateurs portables

Le développeur de Red Hat, Hans de Goede, travaille pour Fedora 28 afin d'améliorer l'autonomie des ordinateurs portables avec notre système préféré.

L'un des travaux pour parvenir à cet objectif est d'activer SATA Link Power Management. Ce dispositif existait depuis longtemps, mais certains modèles de disques durs et de SSD subissaient des craches et même des pertes de données. Matthew Garret a travaillé sur le sujet par le passé, ce que Hans a complété en se basant sur les travaux d'Intel et de son implémentation dans Windows.

Donc il propose au noyau Linux un nouveau mode LPM nommé med_power_with_dipm qui est proche en résultats de min_power setting proposé par Matthew. Il espère que de s'inspirer de Windows puisse résoudre les difficultés rencontrées à l'époque.

Si vous souhaitez donner un coup de main, ce serait apprécié. Il faut bien entendu d'un ordinateur portable disposant d'un disque dur ou d'un SSD accessible par SATA (donc pas de NVME). Il est également indispensable de sauvegarder vos données avant la manipulation.

Procédure de tests

Le test est plutôt simple. À partir d'une Fedora la plus fraîche possible (désactivez toutes les optimisations que vous avez fait avec powertop éventuellement). Lancez powertop pendant 5 minutes, sans aucun autre logiciel de lancé, uniquement powertop dans le terminal.

Récupérez la valeur de consommation durant cette période, qui doit être entre 5-10W environ.

Ensuite, répétez la procédure en installant et bootant sur le noyau disponible à cette adresse qui contient le correctif en question. Téléchargez également le fichier rc.local dans le dossier /etc/rc.d/rc.local en le rendant exécutable bien évidemment.

Au redémarrage, vérifiez que tout est OK ainsi :

cat /sys/class/scsi_host/host0/link_power_management_policy"

Vous devez avoir la valeur med_power_with_dipm s'afficher, sinon quelque chose a raté.

Ensuite refaites la procédure avec powertop à l'identique. Et testez ce noyau pendant 2 semaines idéalement.

À la fin du test, vous pouvez contacter hdegoede@redhat.com directement en précisant :

  • Si cela a été un succès, sinon quels problèmes il y a eu ;
  • La différence de consommation entre avant et après le correctif ;
  • La marque et modèle de votre ordinateur ;
  • La sortie des commandes
cat /proc/cpuinfo | grep "model name" cat /sys/class/scsi_device/*/device/model

Cette nouveauté est actuellement en cours de discussion pour Fedora 28. N'hésitez pas à donner un coup de main pour que cela soit possible d'en bénéficier en mai 2018. :-)

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Miamondo : Blolab: le premier fablab du Bénin

Considérée par les experts internationaux comme l’une des nations les plus stables d’Afrique de par ses institutions constitutionnelle et politique, la République du Bénin étend ses tentacules de paix et de stabilité à d’autres domaines tels que l’éducation, la religion et bien évidemment le numérique. C’est dans ce climat propice au développement du numérique que le BloLab, le laboratoire du « faire » du Bénin a vu le jour.

Staff du BloLab

Le BloLab, premier fablab du Bénin, est un espace d’innovation numérique et de démocratisation technologique ouvert aux personnes de tous les âges. Il a été crée dans la dynamique de familiariser la population en général et les jeunes en particulier à l’utilisation des technologies de prototypage et à la diffusion de l’esprit de création et d’innovation. Il est implanté à Kindonou, un quartier périphérique de Cotonou, au Bénin. Plus qu’un lieu de fabrication numérique et de prototypage, il est un tiers-lieu, un espace de coworking qui accueille des développeurs, des geeks, des hackers, des designers … qui mutualisent leurs compétences pour construire des projets. Il se veut être un véritable espace au service de l’innovation sociale.

De jour en jour, la centaine de membres que compte ce laboratoire numérique s’attelle ardemment à réaliser ses objectifs qui sont entre autres :

  • Le renforcement et l’animation d’un réseau d’acteurs de la fabrication numérique et du DIY au Bénin ;

  • La mutualisation des ressources humaines et des machines au profit des porteurs de projets (individus, associations, entreprises, etc) ;

  • La mise à disposition d’un ensemble de machines de qualité au profit des projets ;

  • La mise à disposition d’un centre de ressources physiques et en ligne sur la fabrication numérique et le DIY ;

  • L’organisation et l’animation des ateliers pédagogiques ainsi que des formations de formateurs ;

  • Le partage des notions telles que : biens communs, innovation technologique et sociale, etc ;

  • L’accueil et l’accompagnement des néophytes et des porteurs de projets (individus et entreprises) ;

  • La participation à la création d’emplois sur le territoire national.

 Comme pour mieux les accompagner dans la réalisation de leurs missions, la loi 2017-20 portant code du numérique en république du Bénin a été adoptée à l’unanimité au parlement le 13 Juin 2017. Ce code régit plusieurs domaines notamment les réseaux sociaux, le journalisme en ligne, la cybercriminalité, le E-commerce, Internet, etc. Le fondateur du BloLab, Médard Agbayazon, qualifie d’ailleurs cette loi de « véritable aubaine pour le pays », tout en attendant impatiemment sa promulgation par le président de la République.

Malgré le manque criard d’accompagnement logistique et financier de ses activités et projets ainsi que ceux des startups qui y sont incubées, le BloLab arrive à l’aide de fonds propres, à réaliser de beaux projets. Ces derniers profitent le plus souvent aux enfants, jeunes et étudiants, et sont de véritables socles pour le partage de la connaissance et la promotion du libre au Bénin. Il s’agit entre autres :

  • Du développement de plusieurs programmes notamment le Jeu Toho, qui propose la découverte de la ville de Cotonou (un jeu développé à la demande de l’Ambassade de France à Cotonou) ;

  • Du développement du logiciel « Stop VBG » pour lutter contre les violences basées sur le genre, au profit du PNUD ;

  • De l’organisation depuis 5 ans des Rencontres Nationales du Logiciel libre et le Boot Blo Camp ;

Vidéo du premier BootBloCamp 2017 organisé par le BloLab en juin 2017

  • De la mise sur pied du programme « KidLab » qui a permis à plus d’une centaine d’enfants âgés de 8 à 17 ans de se familiariser à la programmation ;

  • De la mise sur pied des ateliers de fabrication du Jerry et l’utilisation du logiciel scratch au profit des enfants.

Bonjour à toutes et à tous,

Alors que je flanais sur le comte twitter du dénommé Oaxiiboo, un extraterrestre de la planète Ummo, je tombai sur un de ses tweets qui n'était qu'une succession de 0 et de 1. En voici la teneur :

oaxiiboo

 

Je n'eus bien évidemment aucune difficulté à reconnaître un code binaire mais n'ayant pas de conscience-machine, il m'était impossible de déchiffrer ce message. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les Terriens ont inventé les langages de programmation.

Je demandai à Sa Majesté Google de bien vouloir m'accorder la faveur de son aide et en quelques secondes, ce dernier me donna l'adresse de ce site.

Il s'agit d'un convertisseur de code binaire en texte et vice-versa. J'entrai le code du sieur Oaxiiboo et voici ce que j'obtins : AiooyaaOaxiiboo. Il s'agit de son identité. Rien de très excitant dans ce message… Du coup, j'entrepris de lui répondre. Voici mon texte :

reponse1

 

' data-medium-file="" data-large-file="" title="KidLab" src="https://i1.wp.com/emmabuntus.sourceforge.net/blog/wp-content/uploads/2017/11/KidLab.jpg" alt="" width="553" height="311">

Atelier « KidLab » d’initiation à la programmation sous Scratch
sur des ordinateurs sous Emmabuntüs

Afin d’essayer de résoudre le problème de l’analphabétisation numérique et de l’accès difficile à l’outil informatique, le BloLab s’implique de plus en plus dans la fabrication des Jerry. Ainsi, il sera possible non seulement de démocratiser la technologie, mais aussi de donner l’accès à l’outil informatique à des milliers de personnes qui, de par leurs conditions, n’étaient pas prêtes à utiliser de si tôt un ordinateur. Le BloLab compte mettre sur pied le projet “Social Jerry” qui sera essentiellement basé sur la création de centres de ressources numériques uniquement basées sur les Jerry dans toutes les localités du Bénin.

Il est par ailleurs très important de noter que le BloLab travaille en étroite collaboration depuis plusieurs années avec le Collectif Emmabuntüs. La majorité des ordinateurs et des Jerry du BloLab sont équipés de la distribution Emmabuntüs que le fondateur, Médard Agbayazon qualifie de« complète car elle comporte beaucoup de packages par défaut, ainsi que de la documentation qui facilite la tâche dans les initiatives de formation des enfants. L’environnement de la distribution a été crée de telle sorte que l’utilisateur se met tout de suite dans de très bonnes conditions. Emmabuntüs est une distribution qui accroche les enfants devant l’ordinateur. Elle est à la fois une distribution éducative, mais aussi ludique ».

Bonjour à toutes et à tous,

Alors que je flanais sur le comte twitter du dénommé Oaxiiboo, un extraterrestre de la planète Ummo, je tombai sur un de ses tweets qui n'était qu'une succession de 0 et de 1. En voici la teneur :

oaxiiboo

 

Je n'eus bien évidemment aucune difficulté à reconnaître un code binaire mais n'ayant pas de conscience-machine, il m'était impossible de déchiffrer ce message. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les Terriens ont inventé les langages de programmation.

Je demandai à Sa Majesté Google de bien vouloir m'accorder la faveur de son aide et en quelques secondes, ce dernier me donna l'adresse de ce site.

Il s'agit d'un convertisseur de code binaire en texte et vice-versa. J'entrai le code du sieur Oaxiiboo et voici ce que j'obtins : AiooyaaOaxiiboo. Il s'agit de son identité. Rien de très excitant dans ce message… Du coup, j'entrepris de lui répondre. Voici mon texte :

reponse1

Le dénommé Oaxiiboo m'a répondu d'un laconique « bienvenido », ce qui

 

' data-medium-file="" data-large-file="" title="Atelier_montage_Jerry" src="https://i1.wp.com/emmabuntus.sourceforge.net/blog/wp-content/uploads/2017/11/Atelier_montage_Jerry.jpg" alt="" width="553" height="369">

Réalisation d’un Jerry par les membres du BloLab

Dans un futur très proche, le BloLab envisage l’installation d’une école de formation numérique destinée à former les jeunes sortis du système éducatif dans les nouveaux métiers du numérique et à l’appropriation des technologies et des logiciels libres. Des centres de ressources numériques seront crées dans les écoles et des élèves seront formés sur les technologies de prototypage et la programmation.

Le BloLab envisage également développer un système d’irrigation des plantations et de leur surveillance à distance, ceci grâce à un drone totalement fabriqué par le laboratoire, en procédant au prototypage avec une imprimante 3D.

Le destin n’aidant pas ceux qui ne s’aident pas, le BloLab a déjà quelques fonds propres pour la réalisation de ses futurs projets ; cependant une quelconque aide extérieure (matérielle, financière, idéologique) sera la bienvenue car « trois, s’aidant l’un l’autre, suffisent à porter une charge de six ».

Retrouvez l’intégralité de cet article également sur notre blog.emmabuntüs.org.


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