Planet Libre

Full Circle Magazine FR : Le PDF du 144

Bonjour !

Aujourd'hui, notre petite équipe vous présente le numéro 144, celui d'avril 2019, numéro anniversaire (12 ans !) du magazine Full Circle. Il est disponible sur notre page Numéros ou directement en cliquant sur l'image de couverture ci-dessous.

issue144.png

Ce numéro est un tout petit peu moins perfectionné que d'habitude, suite à la défaillance de l'ordinateur de notre scribeur qui se relèvait tout juste d'un piratage ; il a l'impression que les malheurs le poursuivent. Les sources ne figurent actuellement pas sur la page Numéros, mais pourraient y paraître à un moment quelconque.

Ce mois-ci, outre les tutoriels et autres rubriques habituelles, il y a la critique du livre The Linux Command Line, disponible uniquement en anglais, mais un « must » pour les admins, et le début d'une nouvelle série sur la certification Linux. Enfin, dans Jeux Ubuntu, Battle for Westnoth nous appelle tous à l'aide.

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Bab (notre scribeur) et d52fr et moi, traducteurs et relecteurs.

Gravatar de Full Circle Magazine FR
Original post of Full Circle Magazine FR.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

antistress : Mes extensions pour GNOME Shell (starring Clipboard Indicator)

Interface de gestion en ligne des extensions pour GNOME Shell

Petit billet en passant – je n'utilise que trois extensions pour GNOME Shell – principalement pour souligner la praticité de l'une d'entre elle qui s'est vite rendue indispensable : Clipboard Indicator.

BackSlide

BackSlide (site officiel), de p91paul, sous licence libre GNU GPL v3, est typiquement une extension qu'on installe et qu'on oublie immédiatement après. Sa fonction : elle s'occupe de changer automatique le fond d'écran à intervalle régulier.
Une fois installée, une icône s'ajoutera à la barre supérieure du Shell au cas où vous souhaiteriez modifier ses réglages par défaut ou ajouter des images au stock qu'elle propose. Pas indispensable, mais agréable et sans souci.

Suspend Button

Suspend Button (site officiel), de laser_b, sous licence libre GNU GPL v2, est encore une extension qu'on installe et qu'on oublie immédiatement après. Sa fonction : elle ajoute un bouton de mise en veille à côté du bouton « arrêt » de l’ordinateur.

Clipboard Indicator

Clipboard Indicator (site officiel), de Tudmotu, sous licence libre MIT, est une extension qui vous fait gagner du temps et vient fluidifier votre organisation de travail. C'est un gestionnaire de presse-papier évolué et pourtant très simple à utiliser.
Il ajoute une icône à la barre supérieure du Shell. En la faisant dérouler, vous verrez que vos précédents fragments de texte que vous avez copié y figurent, et vous pouvez sélectionner n'importe lequel dans l'historique, au clavier ou à la souris, pour pouvoir le coller.
Un interrupteur vous permet de passer en mode privé pour éviter qu'y figurent des choses confidentielles, et un bouton « Vider l'historique » vous permet de faire le ménage après-coup (une croix à côté de chaque entrée vous permet par ailleurs de faire un ménage sélectif).
À côté de chaque entrée figure également une étoile, qui vous permet de marquer les chaînes de caractères que vous utilisez régulièrement et qui resteront accessibles sans limite de temps : génial.
Enfin, dans les paramètres, très complets, vous pourrez notamment définir la taille de l'historique ou découvrir les raccourcis clavier du logiciel (ctrl + F9 à F12). Indispensable.

Bonus : Places Status Indicator

Places Status Indicator (site officiel), de fmuellner, sous licence libre GNU GPL v2, est encore une extension qu'on installe et qu'on oublie immédiatement après. Sa fonction : proposer sur la la barre supérieure du Shell un raccourci vers vos principaux dossiers (Documents, Musique, Téléchargements...). Celle-ci je l'ai installée sur le poste de mon père que j'administre : très rassurante pour les débutants.

Et vous, quelles extensions utilisez-vous ?

Gravatar de antistress
Original post of antistress.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Carl Chenet : Débuter avec Git partie 3 : un commit plus complexe

Après avoir réalisé notre premier commit, nous continuons cette série d’articles pour débuter avec Git en nous intéressant aux différentes opérations possibles pour réaliser un commit plus complexe que le simple ajout d’un fichier.

Objectif

Pour bien débuter avec Git, nous avons vu dans le précédent article comment réaliser un commit très simple, consistant à enregistrer un seul fichier. Nous irons aujourd’hui plus loin pour coller davantage à la complexité du monde réel en constituant un nouveau commit avec plusieurs modifications différentes issues de plusieurs fichiers.

État initial du dépôt

Nous allons commencer avec un dépôt Git contenant un seul fichier texte nommé README qui est assez long.

$ cd commit-complexe $ ls README $ wc -l README 19 README Premiers changements

Nous allons ajouter sur la première ligne la phrase “do not forget to read the file foo!” et sur la dernière ligne la phrase “do not forget to read the file bar”.

Voyons maintenant les modifications par rapport au commit précédent :

$ cd commit-complexe $ git diff diff --git a/README b/README index d012f47..737bc05 100644 --- a/README +++ b/README @@ -1,5 +1,7 @@ this is a README +do not forget to read the file foo! + Lots of interesting stuff here Let's work @@ -17,3 +19,5 @@ These criteria eliminated every then-extant version-control system, so immediate The development of Git began on 3 April 2005.[16] Torvalds announced the project on 6 April;[17] it became self-hosting as of 7 April.[16] The first merge of multiple branches took place on 18 April.[18] Torvalds achieved his performance goals; on 29 April, the nascent Git was benchmarked recording patches to the Linux kernel tree at the rate of 6.7 patches per second.[19] On 16 June Git managed the kernel 2.6.12 release.[20] Torvalds turned over maintenance on 26 July 2005 to Junio Hamano, a major contributor to the project.[21] Hamano was responsible for the 1.0 release on 21 December 2005 and remains the project's maintainer.[22] + +To finish, do not forget to read file bar!

Git nous indique les changements intervenus avec des + devant les ajouts. Nous avons donc rajouté deux lignes et deux sauts de lignes.

Choix de ce qu’on souhaite mettre dans son commit : l’index

Bien, il nous reste maintenant à écrire les nouveaux fichiers foo et bar. Mais il est 19h, je suis fatigué et je ne vais avoir le temps que d’écrire le premier fichier foo. Nous procédons comme suit pour écrire et ajouter le fichier foo :

$ echo "very interesting stuff" > foo $ cat foo very interesting stuff

Une fois créé, nous indiquons à Git que nous souhaitons que ce nouveau fichier soit pris en compte au prochain commit. On appelle cette opération indexer un fichier :

$ git add foo

Une furieuse envie d’enregistrer le travail en cours en faisant un git commit -a est notre premier réflexe, mais le fichier README va donc évoquer un fichier bar qui n’existe pas encore dans le dépôt. Ce n’est pas propre, surtout si un collègue relit immédiatement mon travail.

Dans notre situation, la solution est de choisir ce que l’on veut ajouter au commit, c’est à dire le fichier foo (ce que nous venons de faire) et seulement une partie des modifications du fichier README. C’est possible avec l’option –patch ou -p de git add qui va nous permettre d’indexer seulement les modifications qui nous intéressent pour préparer le prochain commit.

$ git add -p README

La commande va identifier vos différentes modifications du fichier en question et vous demander lesquelles vous souhaitez indexer pour le prochain commit.

@@ -1,5 +1,7 @@ this is a README +do not forget to read the file foo! + Lots of interesting stuff here Let's work Stage this hunk [y,n,q,a,d,j,J,g,/,e,?]? y

Cette commande nous présente notre première modification dans le fichier README. Un hunk est ici donc une modification unitaire identifiée par Git. Le contenu ajouté apparaît avec un symbole + en tout début de ligne. Nous acceptons d’indexer la première modification en appuyant sur y (yes).

+ +To finish, do not forget to read file bar! Stage this hunk [y,n,q,a,d,K,g,/,e,?]? n

Git nous affiche ensuite la seconde modification identifiée dans le fichier. Nous refusons la seconde en appuyant sur n (no), que nous ajouterons demain quand nous aurons écrit le fameux fichier bar dans un futur commit, parce qu’il est 19h et qu’à chaque jour suffit sa peine.

L’index avant le commit

Bien, après cette sélection, où en sommes-nous ? Un git status va nous aider.

$ git status On branch master Changes to be committed: (use "git reset HEAD ..." to unstage) modified: README new file: foo Changes not staged for commit: (use "git add ..." to update what will be committed) (use "git checkout -- ..." to discard changes in working directory) modified: README

La commande est très claire si on la lit rigoureusement : sur la branche master, les modifications suivantes sont prêtes à être committées : le fichier README a été modifié et un nouveau fichier foo a été créé.

Git nous indique également qu’un changement est survenu mais qu’il n’a pas été indexé (sous la phrase Changes not staged for commit) : c’est le fameux changement que nous souhaitons faire demain.

Le commit lui-même

Il est grand temps de valider nos modifications et de créer un commit. Il ne faut ici surtout pas utiliser l’option -a de git commit sous peine de valider indistinctement toutes les modifications présentes dans le dépôt, ce que nous ne voulons absolument pas faire.

On va vérifier puis valider notre commit grâce à la commande suivante :

$ git commit -v

Un éditeur de texte s’ouvre et nous affiche la sortie suivante :

# Please enter the commit message for your changes. Lines starting # with '#' will be ignored, and an empty message aborts the commit. # # On branch master # Changes to be committed: # modified: README # new file: foo # # Changes not staged for commit: # modified: README # # ------------------------ >8 ------------------------ # Do not modify or remove the line above. # Everything below it will be ignored. diff --git a/README b/README index d012f47..6c50e6b 100644 --- a/README +++ b/README @@ -1,5 +1,7 @@ this is a README +do not forget to read the file foo! + Lots of interesting stuff here Let's work diff --git a/foo b/foo new file mode 100644 index 0000000..7c50c6a --- /dev/null +++ b/foo @@ -0,0 +1 @@ +very interesting stuff

Nous retrouvons ici le résultat du précédent git status et le détail des modifications qui vont être validées. Nous remarquons que seule la mention du fichier foo dans le README et la création de ce fichier foo y figurent. Nous avons donc réussi notre commit.

Si ça n’était pas le cas, vous pouvez quitter votre éditeur de texte sans enregistrer, cela annulera le commit. Si tout est bon, entrez simplement un message de commit pertinent comme “mention foo in README and add the foo file” et sauvegardez.

Le résultat de la commande est le suivant :

$ git commit -v [master 077f1f6] mention foo in README and add the foo file 2 files changed, 3 insertions(+) create mode 100644 foo

Nous voyons notre message de validation et également que deux fichiers ont été modifiés.

État de notre dépôt après ce commit

Dans quel état est notre dépôt après ce commit ? Encore une fois l’analyse de la commande git status va nous aider.

$ git status On branch master Changes not staged for commit: (use "git add ..." to update what will be committed) (use "git checkout -- ..." to discard changes in working directory) modified: README no changes added to commit (use "git add" and/or "git commit -a")

En effet nous avons la seconde modification du fichier README que nous avions faite qui n’a pas encore été enregistrée dans aucun commit. Nous n’avons pas indexé cette modification. Elle demeure donc dans notre dépôt en attente d’un prochain traitement.

Un git diff nous montre cette modification :

$ git diff diff --git a/README b/README index 6c50e6b..737bc05 100644 + +To finish, do not forget to read file bar!

Il s’agit bien de la modification que nous ne souhaitions pas encore enregistrer (j’ai simplifié l’affichage de la commande précédente pour aller à l’essentiel).

Sauvegarde du travail

Nous avons un beau commit, mais il n’existe pour l’instant que sur notre ordinateur personnel. Un malheureux accident ou un vol est si vite arrivé, il est indispensable de sauver notre travail sur notre dépôt Git distant (voir la création du dépôt distant dans la partie 1). Nous procédons avec un simple git push vers notre dépôt distant:

$ git push Conclusion

Bien débuter avec Git nécessite de comprendre ce que l’on fait et pour cela nous abordons les notions fondamentales une par une.

La notion essentielle abordée aujourd’hui est l’ajout de modifications à l’index. L’index constitue l’ensemble des modifications à prendre en compte dans le prochain commit. Nos modifications ont donc pour l’instant 3 statuts possible dans Git : non-indexées, indexées ou enregistrées dans un commit. À chaque statut correspond une palette d’opérations possibles et Git vous tient en permanence au courant du statut de vos différentes modifications en cours, en vous proposant souvent des actions possibles.

Nous aborderons bientôt dans un prochain article une autre notion fondamentale de Git : les branches.

Me suivre sur les réseaux sociaux

N’hésitez pas à me suivre directement sur les différents sociaux pour suivre au jour le jour mes différentes projets dans le Logiciel Libre :

Suivre l’actualité du Logiciel Libre et Open Source francophone

Abonnez-vous au Courrier du hacker, une newsletter hebdomadaire résumant le meilleur de l’actualité francophone du Logiciel Libre et Open Source. Déjà plus de 80 numéros et 2000 abonnés.

E-mail S'abonner

The post Débuter avec Git partie 3 : un commit plus complexe appeared first on Carl Chenet's Blog.

Gravatar de Carl Chenet
Original post of Carl Chenet.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #21

Pour la 21ème semaine de l'année 2019, voici 12 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker :)

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Simon Vieille : DOSSIER. Reprendre la main sur ses données avec l’auto-hébergement

Dans un dossier complet, Tinternet & cie vous explique comment nous pouvons reprendre la main sur nos données personnelles sur internet.

Un premier article d'une longue série j'espère 🙂

Gravatar de Simon Vieille
Original post of Simon Vieille.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Simon Vieille : DOSSIER. Reprendre la main sur ces données avec l’auto-hébergement

Dans un dossier complet, Tinternet & cie vous explique comment nous pouvons reprendre la main sur nos données personnelles sur internet.

Un premier article d'une longue série j'espère 🙂

Gravatar de Simon Vieille
Original post of Simon Vieille.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

genma : Ajoutez des extraits de bash_history dans vos wikis

Dans le présent billet je voudrais mettre le focus sur une bonne pratique de documentation que nous avons au sein de mon équipe d'administrateur système, à savoir celle d'ajouter des extraits de bash_history dans le suivi des tickets dans le Kanban.

Je pars du principe que vous utilisez un shell bash par défaut, que ce soit sur votre machine en local ou sur les machines serveurs accédées à distance. Le principe reste le même avec les autres shells.

Le *bash_history* est le fichier caché qui contient l'historique des commandes shell (bash) saisies dans un terminal et qui est conservé dans le dossier de chaque utilisateur. Ces commandes correspondent donc aux commandes saisies au cours des différentes sessions. Le bash_history est donc une forme de traçabilité des actions.

Dans le présent billet ce sera un abus de langage pour désigner les dernières commandes tapées en tant qu'administrateur système.

Quand on fait de l'administration système, il est pratique de retrouver des commandes ou séquences de commandes déjà tapées et de les rappeler pour les ré-exécuter, dans son terminal.

Dans le cadre d'une documentation wiki, un exemple valant mieux qu'un long discours, nous avons comme bonne pratique d'ajouter dans le suivi du ticket (dans le Kanban, je ferai un billet dédié nos processus d'usage du Kanban) les commandes issues d'un copier coller du bash_history.

Le bash history est bien évidemment à nettoyer un peu (surtout si on a tâtonné). Il faut idéalement rajouter des commentaires pour les commandes qui ne sont pas évidentes. Cela permet d'avoir rapidement la structure pour l'ébauche de la documentation où l'on généralisera si besoin les commandes pour que ce ne soit plus spécifique aux actions menées dans le cadre du ticket mais utilisable dans un cadre plus général.

Dans le cas d'un post-mortem, le bash_history permettra d'analyser la démarche et les actions qui ont été réalisées pour résoudre un problème, de retrouver les pistes qui ont été explorées et celles qui n'ont pas abouties.

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

genma : Ajoutez des extraits de bash_history dans vos wikis

Dans le présent billet je voudrais mettre le focus sur une bonne pratique de documentation que nous avons au sein de mon équipe d'administrateur système, à savoir celle d'ajouter des extraits de bash_history dans le suivi des tickets dans le Kanban.

Je pars du principe que vous utilisez un shell bash par défaut, que ce soit sur votre machine en local ou sur les machines serveurs accédées à distance. Le principe reste le même avec les autres shells.

Le *bash_history* est le fichier caché qui contient l'historique des commandes shell (bash) saisies dans un terminal et qui est conservé dans le dossier de chaque utilisateur. Ces commandes correspondent donc aux commandes saisies au cours des différentes sessions. Le bash_history est donc une forme de traçabilité des actions.

Dans le présent billet ce sera un abus de langage pour désigner les dernières commandes tapées en tant qu'administrateur système.

Quand on fait de l'administration système, il est pratique de retrouver des commandes ou séquences de commandes déjà tapées et de les rappeler pour les ré-exécuter, dans son terminal.

Dans le cadre d'une documentation wiki, un exemple valant mieux qu'un long discours, nous avons comme bonne pratique d'ajouter dans le suivi du ticket (dans le Kanban, je ferai un billet dédié nos processus d'usage du Kanban) les commandes issues d'un copier coller du bash_history.

Le bash history est bien évidemment à nettoyer un peu (surtout si on a tâtonné). Il faut idéalement rajouter des commentaires pour les commandes qui ne sont pas évidentes. Cela permet d'avoir rapidement la structure pour l'ébauche de la documentation où l'on généralisera si besoin les commandes pour que ce ne soit plus spécifique aux actions menées dans le cadre du ticket mais utilisable dans un cadre plus général.

Dans le cas d'un post-mortem, le bash_history permettra d'analyser la démarche et les actions qui ont été réalisées pour résoudre un problème, de retrouver les pistes qui ont été explorées et celles qui n'ont pas abouties.

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

RaspbianFrance : Contrôler une imprimante 3D à distance avec la Raspberry Pi et Octopi.

Impression 3D avec une Raspberry Pi

Au même titre que la Raspberry Pi, l’impression 3D fait partie des outils presque indispensables des makers, hackers et autres bidouilleurs.

Créer presque n’importe quel objet en plastique en quelques heures, pour un coût dérisoire, et avec comme seule contrainte d’en posséder un modèle 3D. Pour toute personne faisant dans le prototypage, c’est un peu le rêve.

Ce n’était donc qu’une question de temps avant que nous ne fassions un tutoriel regroupant les deux thématiques, impression 3D et Raspberry Pi.

Aujourd’hui, nous allons donc voir comment piloter une imprimante 3D à distance avec une Raspberry Pi et la distribution Octopi, issue du mélange de Raspbian et du logiciel Octoprint.

L’objectif sera de pouvoir piloter à distance une imprimante 3D, déclencher à distance l’impression d’un fichier, et observer en direct le déroulement de l’impression via une webcam.

Quel matériel pour contrôler une imprimante 3D avec Octopi ?

Pour suivre ce tutoriel, vous aurez besoin du matériel suivant (cliquez sur le liens pour voir le prix en ligne) :

En plus de tout cela, vous aurez bien évidemment besoin d’une imprimante 3D.

Je présume que parmi vous certains ne possèdent pas encore d’imprimantes, envisagent un achat et se demandent quelle imprimante choisir. Je n’ai absolument pas la prétention d’être un expert sur le sujet, je ne peut vous donner que mon ressenti et mes expériences personnelles.

À travers mes études, mes expériences professionnelles et personnelles, j’ai eu l’occasion d’utiliser quelques imprimantes 3D et de voir pas mal de pièces produites par impression 3D.

À titre personnel je possède aujourd’hui une imprimante Alfawise U20 dont je suis pleinement satisfait. Le tutoriel a donc été réalisé avec cette imprimante et les différents exemples seront faits pour cette imprimante.

Si vous cherchez une première machine à acquérir, je pense que l’Alfawise U20 est une très bonne machine pour débuter avec un excellent rapport qualité/prix/capacités et volumes d’impression. Les impressions produites sont parmi les plus belles que j’ai pu voir.

La seule chose que j’ai à reprocher à cette imprimante est peut-être l’absence d’un système de calibrage automatisé.

Voici un exemple d’impression qu’une personne a pu obtenir avec l’Alfawise U20, à gauche sans et à droite avec TL-smoothers.

En dehors de l’Alfawise, je peux également vous recommander la Creality CR-10 qui est relativement proche mais possède une communauté plus vaste.

Pour débuter aujourd’hui avec l’impression 3D, ces deux modèles me semblent donc les plus adaptés.

Voir l’Alfawise U20 Voir la Creality CR-10

Installer Octopi sur la carte SD

Octoprint est un logiciel permettant de contrôler des imprimantes 3D via une interface web.

Si le logiciel en tant que tel est installable sur tout types de machines, la distribution Octopi propose une version pré-installée et pré-configurée pour la Raspberry Pi via le système Raspbian.

Dans ce tutoriel, c’est donc cette distribution que nous allons utiliser. Pour cela, commencez par la télécharger à l’adresse suivante : https://octopi.octoprint.org/latest

Téléchargez également le logiciel Etcher, qui nous permettra d’installer Octopi sur la carte MicroSD.

Une fois Etcher et Octopi téléchargés, insérez la carte MicroSD dans votre ordinateur et lancez Etcher. Cliquez sur « Select Image » et sélectionnez l’image d’Octopi. Puis cliquez sur « Select Drive » et choisissez la carte MicroSD. Enfin, cliquez sur « Flash! ».

Configurer le Wi-Fi de la Raspberry Pi

Maintenant que l’image est installée sur la carte SD, nous allons configurer Octopi pour qu’il se connecte à votre Wi-Fi. Si vous souhaitez vous connecter directement en Ethernet vous pouvez ignorez cette étape.

Ouvrez votre explorateur de fichier et rendez-vous dans la partition boot de la carte SD.

Utilisez un éditeur de texte (comme bloc-notes ou notepad++ sous Windows, Gedit sous Linux, etc.) pour ouvrir le fichier octopi-wpa-supplicant.conf dans la partition boot.

Videz entièrement le fichier et collez le texte ci-dessous à la place.

## WPA/WPA2 secured network={ ssid="nom_box" psk="mdp_box" } country=FR ctrl_interface=DIR=/var/run/wpa_supplicant GROUP=netdev update_config=1

Remplacez les parties nom_box et mdp_box par le nom et le mot de passe de votre box.

Ce réglage est valable pour les box utilisant la sécurité WPA (soit 90 % des box récentes). Si votre box utilise la sécurité WEP à la place, utilisez la configuration ci-dessous à la place.

## WEP "secured" network={ ssid="nom_box" key_mgmt=NONE wep_key0="mdp_box" wep_tx_keyidx=0 } country=FR ctrl_interface=DIR=/var/run/wpa_supplicant GROUP=netdev update_config=1

Une fois le fichier rempli, enregistrez-le et expulsez la carte SD.

Premier démarrage d’Octopi sur la Raspberry Pi

Maintenant que nous avons configuré le Wi-Fi nous allons pouvoir terminer l’installation sur la Raspberry Pi.

Pour cela, insérez la carte SD dans votre Raspberry et branchez la caméra, puis branchez l’alimentation de la Raspberry.

Attendez quelques minutes le temps que la Raspberry Pi ait totalement fini de démarrer et soit bien connectée au réseau.

Dans un premier temps, nous allons modifier le mot de passe par défaut de la Raspberry Pi via SSH.

Pour cela, connectez-vous en SSH à l’hôte octopi.local avec l’utilisateur pi et le mot de passe raspberry. Si vous ne savez pas comment utiliser SSH, vous pouvez lire notre tutoriel sur le sujet.

Une fois connecté en SSH, lancez la commande sudo raspi-config, choisissez « Change user password », et entrez le nouveau mot de passe à utiliser.

Une fois le mot de passe modifié, nous allons pouvoir finaliser l’installation d’Octopi.

Configurer Octoprint

Pour configurer Octoprint, commencez par relier votre imprimante 3D à votre Raspberry Pi en USB, puis connectez-vous à l’adresse http://octopi.local depuis un ordinateur connecté au même réseau Wi-Fi que la raspberry.

Vous allez vous retrouvez sur la page d’accueil d’Octoprint et devant l’assistant d’installation « Setup Wizard ».

La première étape consiste à définir le mot de passe d’Octoprint afin d’empêcher que n’importe qui puisse faire imprimer n’importe quoi sur votre imprimante 3D.

Renseignez donc le nom d’utilisateur et le mot de passe que vous souhaitez utiliser, puis cliquez sur « Keep Access Control Enabled », puis suis « Next ».

L’étape suivante vous permet de choisir si vous souhaitez que les auteurs d’Octoprint puissent collecter des données statistiques. Choisissez comme bon vous semble et cliquez sur « Next ».

Vous allez maintenant pouvoir configurer le système de vérification de connexion d’Octoprint. Laissez les choses comme telles et cliquez sur « Next »

La prochaine étape vous permet de régler le système de blacklist de plugin, lequel est censé vous protéger contre l’installation de plugin dangereux. Activez ou désactivez le système selon votre choix puis cliquez sur « Next ».

La partie suivante vous permet de configurer un profil personnalisé pour Cura, passez cette étape.

Ensuite, nous allons pouvoir configurer un profil personnalisé pour notre imprimante. Cela nous permet notamment de définir le nom de l’imprimante, mais surtout le volume d’impression utilisable.

Renseignez donc le nom de l’imprimante dans la partie « General ».

Puis le volume d’impression dans la partie « Print bed & build volume ». Adaptez ces informations selon le modèle de votre imprimante. Si vous utilisez une Alfawise U20, vous pouvez utiliser les paramètres ci-dessous.

Laissez la partie « Axes » telle quelle et configurer la partie « Hotend & extruder » pour adapter la configuration à la taille de votre buse d’impression (0.4 mm pour l’Alfawise U20). Ceci fait, cliquez sur « Next ».

Il ne vous reste plus qu’à cliquez sur « Finish » et ça y est, votre imprimante est configurée.

Pour la prise en main, je vous laisse découvrir le logiciel par vous même, il est vraiment très simple et vous trouverez de nombreux tutoriels en ligne !

Rendre Octoprint accessible depuis internet

Pour l’instant Octoprint n’est utilisable que depuis votre réseau local. Si vous souhaitez pouvoir le contrôler depuis internet il faut rendre votre Raspberry Pi accessible depuis l’extérieur. Pour cela, la solution la plus simple est probablement d’utiliser un service de DynDNS, qui vous permet d’associer un nom de domaine à votre box.

Il existe de nombreux services de DynDNS, et les réglages diffèrent un peu selon les box, mais les principes généraux restent les mêmes.

Ce tutoriel étant déjà bien assez long, je vous renvoie vers notre tutoriel dédié à la mise en ligne d’une Raspberry Pi avec un DynDNS, que vous aurez juste à adapter un petit peu !

Il ne vous reste plus qu’à modéliser et imprimer !

Lire l'article complet : Contrôler une imprimante 3D à distance avec la Raspberry Pi et Octopi.

Gravatar de RaspbianFrance
Original post of RaspbianFrance.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Miamondo : Distro à jour, distro toujours!

Introduction Le programme de mise à jour Les difficultés rencontrées avec crontab et systemd.timer L'astuce pour contourner le problème Le code Conclusion Introduction Bonjour, Il y a quelques jours, j'ai regardé une vidéo d'Adrien Linuxtricks expliquant que la distribution Linux Mint présentait l'inconvénient de ne jamais rappeler à l'utilisateur lambada qu'il était temps de faire [...]

Gravatar de Miamondo
Original post of Miamondo.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #20

Pour la 20ème semaine de l'année 2019, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker :)

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Renault : Apports de Fedora à l'écosystème du Logiciel Libre partie 2

Il est courant, au sein de la communauté du Logiciel Libre, de présenter une distribution GNU/Linux comme une simple intégration, ou un assemblage de tous les logiciels qu'elle propose. Une sorte de glu entre eux.

Si c'est sans doute le cas de certaines d'entre elles, nous ne pouvons en conclure que c'est toujours le cas. En particulier, la distribution Fedora va au delà de ce constat. Ses objectifs et sa communauté lui permettent de réaliser d'autres choses. En effet depuis sa création Fedora est une vitrine technologique et à ce titre a essayé de mettre en avant ou de développer des solutions novatrices pour le Logiciel Libre. Mais depuis Fedora 21, sortie fin 2014, Fedora s'est découpée en trois produits distincts. Si finalement une Fedora Workstation et Server ont accès aux mêmes paquets, le projet a souhaité fournir des expériences utilisateur adaptées à chaque cas d'usage dès la fin de l'installation. Par conséquent, Fedora Workstation a sa liste de travail pour intégrer et développer de nouvelles solutions pour améliorer l'usage bureautique de l'utilisateur.

Et si la distribution Fedora est souvent considérée comme une version de tests pour la distribution Red Hat Enterprise Linux (RHEL) de Red Hat nous allons constater que finalement toute la communauté tire des bénéfices de ses travaux.

Le présent article est une adaptation des articles de blogs ici et de Christian Schaller qui m'en a donné l'autorisation. Il fait suite à un premier article à ce sujet qui avait donné lieu à une conférence lors des JM2L de 2017 et aux RMLL de 2018 dont la vidéo est disponible ici.

Expérience utilisateur Pipewire

Wim Taymans, co-auteur de GStreamer et grand contributeur de PulseAudio étend le spectre de ses travaux avec Pipewire. Il souhaite avec ce composant unifier l'audio et la vidéo sous Linux. L'objectif au long terme n'est pas de gérer uniquement la vidéo, mais de prendre en compte également tout type de flux audio. Et non seulement il souhaite s'attaquer aux cas d'usage de PulseAudio, mais également à ceux de Jack (qui est plutôt dédié au traitement audio professionnel ou d'amateurs éclairés). Cela passera notamment par une compatibilité avec les applications existantes sans réécriture de leur part.

L'objectif est de rendre la plateforme Linux plus attirante pour les compositeurs et autres artistes du milieu. Pipewire a fait sa première apparition dans Fedora 27. Et son usage commence à produire ses premiers effets.

En effet, grâce à ce composant, GNOME Shell avec Wayland est capable de faire de l'affichage distant de la session via le protocole VNC. Cela permet donc les usages de contrôles à distance graphique. Merci à Jonas Ådahl pour ce résultat.

Séquence de démarrage Affichage de GRUB

Hans de Goede a travaillé pour masquer GRUB par défaut sous Fedora, sauf si plusieurs systèmes sont installés. En effet dans ce cas de figure, GRUB ne sert qu'à démarrer un ancien noyau, ce qui est nécessaire uniquement en cas de soucis. Pour des raisons de cohérence et de simplicité, les messages de démarrage étant cachés par défaut, ce menu est caché pour ne pas perturber l'utilisateur outre mesure et gagner du temps.

Un nouveau mécanisme est mis en place. Le menu caché est finalement affiché si le précédent démarrage n'a pas abouti à une session valide. Cela autorise ainsi une résolution possible du problème. Pour désactiver cette fonctionnalité, vous pouvez manuellement appliquer la commande suivante avec les droits super utilisateurs :

# grub2-editenv - unset menu_auto_hide

Hans de Goede a publié une FAQ à propos de ce changement pour savoir comment l'activer ou le désactiver et quel est le comportement en cas de problèmes. Ce travail documenté permet à d'autres distributions de reproduire ce comportement pour simplifier la séquence de démarrage.

Démarrage sans remise à zéro de l'affichage

Pour les utilisateurs d'une carte graphique Intel et d'un ordinateur avec l'UEFI activé, l'affichage durant le démarrage est continu, sans remise à zéro de ce dernier. Cela rend l'expérience plus fluide et jolie. La changement fait suite au changement introduit dans Fedora 29 pour qu'un ordinateur mono-système ait GRUB masqué par défaut. Le nouveau thème plymouth bgrt récupère également le logo du constructeur de l'ordinateur ou de la carte mère durant le démarrage. Si vous ne souhaitez pas voir ce logo, basculez vers le thème spinner. Vous pouvez regarder cette vidéo pour voir le changement en action et les explications en détails et la FAQ par Hans de Goede, son développeur.

Les jeux vidéo

Beaucoup de tests ont été effectués par Olivier Fourdan et Jonas Ådahl pour identifier les problèmes d'exécution des jeux vidéo Steam avec GNOME sous Wayland et ont pu en corriger l'essentiel. Cela permet de repousser les limites de Wayland dans les cas d'usage et rendre ainsi chaque jour X11 de moins en moins nécessaire.

Pour améliorer également les performances des jeux vidéo, l'entreprise Feral Interactive a développé le projet gamemode pour optimiser la configuration du système dans le but de maximiser les performances lors de l'exécution d'un jeu. Pour l'instant Fedora se contente de proposer par défaut ce paquet mais une réflexion est en cours pour essayer de rendre ce paquet non nécessaire, en améliorant le gouverneur du CPU par exemple.

Gestion du matériel Autonomie

Hans de Goede a travaillé sur une meilleure gestion de l'autonomie des ordinateurs portables avec un processeur Intel. Cela passe par une meilleure gestion de l'énergie des ports SATA pour disques durs et SSD (gain estimé de 1-1,5 W) en reprenant le mode utilisé par Windows : med_power_with_dipm. Intel HDA codec pour le multimédia est mis en sommeil après une seconde d’inactivité (gain estimé de 0,4 W). Et activation de l'économie d'énergie pour les récepteurs Bluetooth en USB (gain estimé de 0,4 W si tous les ports USB sont en repos). Sachant qu'un ordinateur portable récent non orienté puissance consomme moins de 10 W (7,5 W par exemple sur un Lenovo E560) en usage non intensif. Cela peut donner 20% d'autonomie supplémentaire.

Thunderbolt 3

Intégration de la norme Thunderbolt 3 qui est une norme concurrente à l'USB sur de nombreux points. Cette norme permet en effet de gérer des transferts de données ou de brancher un écran externe par exemple sur le même port. Cependant ces périphériques pourraient accéder à des informations sensibles de votre machine lors du branchement pour des raisons de performances. En effet pour alléger la charge CPU, ces périphériques peuvent être maîtres de la communication DMA. C'est pourquoi la norme propose une politique de sécurité pour que l'utilisateur autorise ou non l'accès à l'ordinateur et éviter que discrètement un appareil branché sans votre consentement ait un libre accès. Maintenant il est possible de configurer dans GNOME ces accès par le biais des notifications ou du panneau de configuration qui lui est dédié.

Panneau-Thunderbolt.png

Les politiques de sécurité possibles étant :

  • none : pas de restrictions ;
  • dponly : uniquement la sortie vidéo via DisplayPort ;
  • user : les périphériques connectés doivent recevoir une autorisation de l'utilisateur ;
  • secure : l'utilisateur doit autoriser l'appareil également et l'appareil doit prouver son identité avec une clé secrète.
Développement Fedora Toolbox

Debarshi Ray a développé l'outil Fedora Toolbox pour simplifier le développement en utilisant massivement les conteneurs. Ainsi il sera plus simple de développer par exemple votre projet maison avec Fedora pour bénéficier des dernières versions, de le tester sur RHEL pour la compatibilité. Et si c'est un jeu, exécuter cela dans un environnement SteamOS.

Un gros travail est en cours pour améliorer encore l'expérience utilisateur afin de ne pas à avoir à réinstaller les mêmes outils dans chaque conteneur, ou d'être confus à propos du contenu de chacun. Il est envisagé de pouvoir plus facilement travailler sur des environnements complexes précis tels que Tensorflow ou CUDA par exemple.

Son intérêt sera particulièrement important dans le cadre du projet Silverblue, détaillé plus bas. En effet dans le contexte d'un système immutable, l'objectif sera de reposer les outils de développement sur des conteneurs manipulés à travers ce genre d'outils.

Et demain ? Le HiDPI fractionnel

GNOME_HiDPI.png

Les affichages à haute densité de pixels (HiDPI) sont de plus en plus fréquents dans les configurations milieu et haut de gamme. Ils permettent d'améliorer la finesse de l'affichage sans pour autant réduire la taille des éléments affichés. Cependant sur certains modèles d'écran, les ratios entiers du HiDPI produisent des affichages trop grands ou trop petits. Pour résoudre ce problème, on souhaite introduire des valeurs intermédiaires non entières.

La bonne prise en charge de tels écrans n'est possible qu'avec Wayland, et GNOME dispose à titre expérimental d'une telle fonctionnalité qui a besoin de quelques raffinements encore. Pour ceux qui veulent tester, il suffit d'ajouter la valeur scale-monitor-framebuffer à la clé gsettings org.gnome.mutter.experimental-features pour que le panneau de configuration le propose.

Cela peut être effectué à l'aide de la commande suivante :

$ gsettings set org.gnome.mutter.experimental-features ['scale-monitor-framebuffer']

Ce travail est le fruit de la collaboration entre Jonas Ådahl de Red hat et Marco Trevisan de Canonical. Il devrait être bientôt disponible de manière stable.

Pipewire

Pipewire est encore en voie de maturation. De nombreuses choses restent à faire ou à stabiliser. Par exemple Jan Grulich, Tomas Popela et Eike Rathke travaillent sur la fonctionnalité d'écran partagé avec Wayland pour Firefox et Chrome afin de partager son écran lors d'une visioconférence avec WebRTC par exemple. Cependant cela n'est pas encore assez stable pour être activé par défaut. Si vous le souhaitez avec Chrome, il suffit d'activer l'option chrome://flags/#enable-webrtc-pipewire-capturer.

La gestion de l'audio n'est pas encore en place bien que le chantier soit bien avancé. Pipewire peut utiliser un plugin PulseAudio de GStreamer pour jouer le son de certaines applications GNOME. Wim teste également les applications employant Jack pour corriger les problèmes de compatibilité. Il fait également des tests sur une barre de son Sony HT-Z9F soundbar pour s'assurer du bon fonctionnement de Pipewire avec ce genre de matériel. Ainsi à terme les protocoles SPDIF, HDMI ou Bluetooth seront pris en charge convenablement. Le codec LDAC qui est un codec de haute qualité audio pour le Bluetooth sera également de la partie.

La prise en charge de JACK devrait être disponible avant celle de PulseAudio. Les premiers résultats stables pourraient apparaitre pour Fedora 31 à ce niveau.

OpenH264

Cela fait quelques temps que Firefox dispose de la bibliothèque d'OpenH264 de Cisco pour décoder matériellement le format H264 qui est très répandu. Cependant, le format H264 dispose de ce que l'on appelle des profils. L'objectif est d'activer certaines fonctionnalités du format suivant le cas d'usage de la vidéo. Une visio-conférence par exemple a besoin d'une plus faible qualité d'image que le film enregistré sur votre disque dur, et ce afin de limiter le besoin en bande passante et en latence.

OpenH264 ne prenait en charge que le profil baseline. Grâce à une collaboration de Red Hat, Endless, Cisco et Centricular, les profils high et main seront proposés prochainement. Le travail est en fait déjà partiellement disponible mais quelques rafinements restent nécessaires avant de le proposer par défaut. Des plateformes de vidéo en ligne comme Youtube pourront en tirer parti prochainement.

Les applications reposant sur la bibliothèque GStreamer, comme Totem de GNOME seront également bénéficiaires de cette amélioration.

Wayland Firefox

Firefox_Wayland.png

Fedora a beaucoup œuvré pour proposer Wayland par défaut et faire en sorte que les logiciels essentiels fonctionnent bien avec comme LibreOffice et GNOME. C'est également le cas pour Firefox qui commence à voir le bout du tunnel, ce travail étant porté par Martin Stransky.

Fedora avait un dépôt COPR pour tester Firefox avec Wayland, puis un paquet officiel firefox-wayland était proposé depuis Fedora 28. Ce dernier n'étant qu'un script qui lance Firefox avec la variable d'environnement MOZ_ENABLE_WAYLAND défini à 1. Cela a permis de constater de nombreux problèmes qui ont pu être corrigés. Pour Fedora 31, qui devrait sortir en fin d'année 2019, Firefox avec la gestion native de Wayland sera proposé par défaut. Ainsi l'un des derniers composants par défaut de Fedora Workstation pourrait se passer du besoin d'utiliser XWayland.

Pilote propriétaire de nVidia

Il y a également le pilote propriétaire de nVidia qui n'offre pas pleinement une bonne expérience avec une session sous Wayland. Ce qui est bien sûr un problème pour ceux qui veulent tirer le plein potentiel de la carte graphique, en particulier pour les jeux ou le montage vidéo. Des travaux importants de Adam Jackson ont pu résoudre des problèmes pour la gestion des espaces de couleur et des écrans multiples. Mais il manque toujours la compatibilité avec XWayland pour offrir une expérience complète d'une session sous Wayland, si vous n'en avez pas besoin cela devrait fonctionner convenablement dès maintenant.

Les souris à haute résolution

Les souris à destination des joueurs ou des graphistes ont souvent des résolution plus haute afin d'améliorer la sensibilité et la précision du pointage. C'est pourquoi Peter Hutterer et Benjamin Tissoires ont proposé une RFC pour Wayland afin de tenir compte de ces cas d'usage. Le périphérique Dell Totem pourrait avoir une prise en charge pour Fedora 31.

La construction des applications Flatpak

GNOME_Logiciels_Flatpak_RPM.png

Owen Taylor travaille sur l'infrastructure de Fedora pour apporter de quoi construire des applications Flatpak directement, en parallèle des formats RPM classiques. L'objectif est de faciliter la vie du mainteneur qui pourra concevoir en une fois la construction des deux formats et les autres distributions ou utilisateurs pourront récupérer le Flatpak à jour directement s'ils le souhaitent.

Depuis la dernière fois, des progrès sensibles ont été obtenus. Un site web a été mis en ligne pour suivre l'évolution de ce travail pour une dizaine de paquets. Une fois que cet essai sera transformé, l'objectif est bien sûr d'étendre ce système à l'ensemble des paquets concernés.

Une réflexion est menée pour que GNOME Logiciels propose via une option de choisir d'installer un logiciel depuis Flatpak ou le dépôt RPM par défaut. À plus long terme l'option disparaitrait pour laisser place aux Flatpak uniquement, les RPM seraient relégués pour la base du système.

L'outil fleet commander avec Active Directory

FleetCommander.png

Fleet Commander est un outil pour gérer des flottes entières de machines sous Fedora ou RHEL, notamment pour les universités, les grosses entreprises ou les administrations et ainsi, de pouvoir gérer des milliers de machines. Il est possible de configurer les postes avec un navigateur Web ou l'outil Cockpit.

Oliver Gutierrez a intégré la sauvegarde de la configuration avec la solution Active Directory en plus de FreeIPA qui n'attend plus que la mise à disposition de la nouvelle version. Cela permettra de rendre cet outil plus pertinent dans plus d'entreprises ou administrations, qui utilisent plus souvent Active Directory que FreeIPA.

Fedora Silverblue

silverblue-logo.png

Fedora travaille beaucoup pour concevoir un système atomique, selon les travaux de Project Atomic. Actuellement c'est la version Cloud qui en bénéficie nativement, mais les travaux sur la version Workstation sont en cours. Le but est d'améliorer la fiabilité du système, il sera ainsi possible de facilement mettre à jour le système en diminuant les risques liés à une procédure exécutée dans un ordre différent que prévu par exemple. Le retour à une situation antérieure en cas de problème sera également plus facile en sélectionnant l'état précédent du système dans GRUB.

Une telle architecture propose aussi un système dans un état immutable, le rendant plus fiable ce qui impose une séparation plus stricte et claire entre le système et les applications. Ce qui parachève le travail envisagé par le projet Fedora.next. L'objectif est que Fedora propose un système de base et immutable à travers rpm-ostree et que les applications traditionnelles soient installées avec des Flatpak uniquement.

Devant l'intérêt récent pour cette technologie, un groupe de travail a été constitué l'année dernière, le projet a été renommé également en Fedora Silverblue et de grands progrès fonctionnels ont eu lieu depuis.

En effet cela fait deux cycles de développement de Fedora où Fedora Silverblue a bénéficié d'une journée de tests. Ainsi de nombreuses personnes, dont votre serviteur, ont pu le tester pour vérifier la viabilité du système avec l'image de base et les applications provenant du dépôt Flathub. Et les résultats sont positifs.

Aujourd'hui la gestion des Flatpak est complète. GNOME Logiciels permet de gérer un système reposant sur rpm-ostree. Les situations un peu particulières, comme Google Chrome qui installe tout dans /opt ou le pilote graphique propriétaire de nVidia qui ne peut être distribué nativement ont été réglées.

Le travail reste important pour gérer l'ensemble des cas d'usage tout en proposant une expérience utilisateur optimale. Par ailleurs quelques travaux restent nécessaires pour proposer des environnements de développement complets capables de gérer un tel système, la gestion des codecs ou encore des applications complexes comme VirtualBox.

Matthias Clasen a publié un article complet pour ceux qui veulent plus de détails.

Vous pouvez tester Fedora Silverblue en téléchargeant les images mis à disposition régulièrement.

Conclusion

Comme nous pouvons le voir avec cette liste d'exemples, une distribution d’envergure comme Fedora, mais aussi Ubuntu, Debian ou autres peuvent apporter bien plus qu'une liste de logiciels à installer. Ils proposent des nouveaux outils, participent au développement ou à la stabilisation des logiciels qu'ils fournissent, peuvent collaborer avec d'autres entreprises ou communautés pour améliorer la prise en charge de leur produit.

Et encore, nous ne parlons que des travaux significatifs de ces trois dernières années, Fedora a également œuvré pour PulseAudio, systemd, PackageKit, NetworkManager, le pilote libre nouveau et tant d'autres composants par le passé !

Et malgré les liens forts entre Red Hat et Fedora, nous pouvons voir que beaucoup des travaux de Fedora de ces dernières années ont bénéficié à la plupart des distributions aujourd'hui. Et cela n'est pas près de se terminer.

Gravatar de Renault
Original post of Renault.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Yannic Arnoux : Souvenir de blog

J’aime bien l’allure du nouveau blog mais l’ancien Blog du Yax me manque un peu, probablement parce que j’avais tout fait de A à Z, le HTML, le CSS et le JavaScript. Le résultat faisait un peu amateur mais c’était ma création.

Il me reste Archive.org pour les souvenirs :-)

Ancien Blog du Yax

Gravatar de Yannic Arnoux
Original post of Yannic Arnoux.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

genma : L'application FreshRSS pour Android

Utilisant FreshRSS sur mon instance Yunohost depuis un long moment, j'utilisais par défaut le client EasyRSS sur mon ordiphone.

Dans ce petit billet, je voudrais présenter rapidement l'existence d'une application FreshRSS que l'ami Augier des Internet a créé.

Il s'agit d'une application cliente pour le logiciel FreshRSS, et cette application est donc une alternative à EasyRSS. Et une alternative, c'est toujours à prendre.

Reparti de zéro en exploitant l'API de FreshRSS, pour avoir une application répondant à ses besoins et reposant sur des technologies qu'il maitrise, en bon libriste, Augier a mis le code source à disposition en ligne ici et le package de l'application prêt à l'installation ici

A tester en parallèle de EasyRSS pour celles et ceux qui consultent leur agrégateur FreshRSS depuis leur ordiphone / smartphone. C'est encore en version alpha mais une versions alpha assez stable qui est utilisable au jour le jour.

Et si vous avez des remarques, des critiques constructives, des suggestions ou envie de contribuer, ça se passe par ici

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Thuban : Syspatch : patch LibreSSL - srtp - multi-arch - 6.5

L'équipe d'OpenBSD nous livre ce soir un nouveau correctif, cette fois-ci pour LibreSSL.

  • nommé "srtp" : Les serveurs LibreSSL qui ne fournissent pas de profil SRTP ont la négotiation DTLS qui échoue.

Ce correctif ne concerne qu'OpenBSD 6.5 - patch n°2.

Architectures concernées : amd64, arm64 et i386

Gravatar de Thuban
Original post of Thuban.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Jean-Pierre Morfin : Transformer Dolibarr en serveur CalDAV/CardDAV

Logo module CDAV

Dolibarr est un Progiciel de Gestion Intégré (P.G.I.), il est développé par une grande communauté d'utilisateurs francophones spécialement dédié aux TPE/PME, indépendants, auto-entrepreneurs et associations. C'est un logiciel libre fonctionnant dans un environnement PHP/MySQL.

Dolibarr s'utilise au travers d'un simple navigateur web comme Mozilla Firefox et est accessible par tous les postes Windows, Mac ou GNU/Linux du réseau local.

Son utilisation depuis le terrain à partir d'un téléphone n'est pas idéal compte tenu de la taille des écrans, et de la nécessité à être connecté.e au serveur. Ce constat nous a motivé à créer un module Dolibarr qui permet d'utiliser les applications natives des smartphones et tablettes : carnets d'adresses, agenda, todo list. Habitués à la synchronisation de ces éléments avec différents services comme Owncloud/Nextcloud, créer un serveur CalDAV et CardDAV permettant d'accéder à ses données d'entreprise était une évidence. C'est ce que fait le module CDAV en s'appuyant sur la bibliothèque PHP de référence : Sabre/DAV.

Après avoir installé ce module sur votre instance Dolibarr, les utilisateurs vont pouvoir, à l'aide d'une url fournie par le module et de leurs identifiants Dolibarr, connecter leurs appareils Android et iOS mais aussi n'importe quel logiciel prenant en charge les protocoles CalDAV et/ou CardDAV. Parmi ceux-ci, on remarquera l'application de bureau Thunderbird grâce aux extensions Lightning, TBSync et sa sous extension pour ces protocoles.

Après synchronisation, on a ainsi accès, même en mode déconnecté, aux informations des contacts Dolibarr, de son agenda et de ses tâches de projet. La synchronisation est bidirectionnelle et les modifications des informations sur le terrain seront rapatriées sur Dolibarr lors de la prochaine synchronisation. Les utilisateurs Dolibarr ayant accès aux agendas des autres collaborateurs pourront aussi synchroniser ces données dans des calendriers séparés.

Pour aller plus loin, le module CDAV a la capacité de générer des tâches de projet à partir des documents de type commandes ou propositions rattachés à un projet à partir des lignes de type service qu'ils contiennent. Lors de la validation d'un projet, CDAV crée des tâches débutant à la date de début du projet. Il est alors facile de les déplacer dans le temps, de changer leur affectation à partir de Thunderbird et d'organiser le planning de l'entreprise

Befox a des clients qui utilisent ce module pour gérer les interventions de leurs techniciens qui retrouvent sur le terrain leur planning, les tâches à réaliser, les coordonnées de leurs clients et peuvent saisir facilement leur compte rendu d'intervention en validant les tâches dans l'application Android Open Tasks. Le suivi d'un projet dans Dolibarr prend alors tout son sens, surtout avec des équipes mobiles. La synchronisation Android est assuré par l'application DAVx⁵ aussi disponible sur F-Droid

Pour soutenir ce projet libre, le module CDAV est aussi disponible sur la place de marché Dolistore

Gravatar de Jean-Pierre Morfin
Original post of Jean-Pierre Morfin.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Eddy33 : Fedora 30 vs Fedora 29 : comparaison des performances pour les versions 64 bits

Salut.

Voici les résultats comparatifs de Fedora 30 vs Fedora 29.

Pour rappel, ma machine est équipée d'un Quad Core Intel Q6600 à 2,4 GHz avec 4 Go de RAM.

Je me suis limité au benchmark UnixBench qui fournit un indice global, ce qui me simplifiera la comparaison. La version UnixBench utilisée est la version 4.1.0.

Mon protocole de tests est le suivant :
  • Installation de Fedora 30 version 64 bits avec le noyau Fedora  5.0.9-301.fc30.x86_64.
  • La machine est placée en niveau 3 (init 3).
  • 10 séries de tests avec UnixBench compilé sous Fedora 30 et exécuté sous Fedora 30 (5.0.9-301.fc30.x86_64).
  • 10 séries de tests avec UnixBench compilé sous Fedora 29 et exécuté sous Fedora 29 (4.18.16-300.fc29.x86_64).
Voici les résultats obtenus :
Fedora 30 version 64 bits : Série 1 : 603.2
Série 2 : 612.5
Série 3 : 620.0
Série 4 : 620.0
Série 5 : 605.6
Série 6 : 605.2
Série 7 : 605.4
Série 8 : 611.3
Série 9 : 614.1
Série 10 : 609.5

Moyenne : 610,7
Fedora 29 version 64 bits : Voici pour rappel les résultats obtenus avec Fedora 29 :Série 1 : 607.9
Série 2 : 623.7
Série 3 : 624.0
Série 4 : 635.0
Série 5 : 615.2
Série 6 : 614.8
Série 7 : 626.2
Série 8 : 631.6
Série 9 : 623.6
Série 10 : 619.5

Moyenne : 622,1Résultats : Pour Fedora 30, on obtient un indice moyen de 610,7 pour UnixBench.
Pour Fedora 29, j'avais obtenu un indice moyen de 622,1 pour UnixBench.


On a donc une baisse de 1,8 % de Fedora 30 64 bits par rapport à Fedora 29 64 bits :

perfs_fedora_F30.png

Conclusion :
Au moment de ces tests, le noyau Fedora 30 (basé sur le noyau vanilla 5.0.9) est un peu moins performant de 1,8 % que le noyau Fedora 29 (basé sur le noyau vanilla 4.18.16).
++

Gravatar de Eddy33
Original post of Eddy33.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #19

Pour la 19ème semaine de l'année 2019, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker :)

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

antistress : Les trucs que j'aurais aimé connaître dès mes débuts en informatique pour éviter de galérer

Microphone

Il y a des trucs qu'on aurait aimé savoir dès le début pour éviter de galérer, et d'autres qu'on aurait aimé savoir avant qu'il ne soit trop tard... Petite liste basée sur mon expérience personnelle ;)

Règles d'hygiène numérique Prenez le temps de vous créer plusieurs adresses électroniques

La règle de base est déjà d'avoir une adresse indépendante de son FAI, afin de pouvoir la conserver en changeant de FAI.

Ensuite il vous faut plusieurs adresses pour ne pas voir votre adresse principale envahie par les publicités et messages indésirables. Par exemple j'en ai quatre : professionnelle, personnelle, achats en ligne et autres relations commerciales, geekeries sous pseudonymat. Vous pouvez en prévoir une cinquième comme adresse poubelle.

Vous jonglerez facilement entre toutes ces adresses avec un logiciel multi-comptes comme Thunderbird (pour lequel je donne quelques astuces ci-après).

Prenez le temps d'organiser votre disque dur

Que ceux qui stockent tout dans le dossier Téléchargements lèvent la main ! C'est le réflexe que nous avons quand nous ne savons pas comment faire autrement.

Je conseille plutôt de faire usage des dossiers xdg-user-dirs : ce sont des dossiers standards sous GNU/Linux nommés Documents, Images, Musique, Téléchargements, Vidéos.

Dans le détail :

  • Il ne faut pas que ce système soit une entrave. Ainsi pour ma part je ne respecte pas à la lettre ce découpage et préfère distinguer deux cas. Pour ce qui est des loisirs je respecte bien cette répartitions : morceaux de musique dans Musique, photos personnelles dans Photos, séries et films dans Vidéos (hum hum)... Mais si j'ai des photos autres que de loisirs, par exemple un dégât des eaux, je le mets dans un dossier ad hoc qui comprendra tout ce qui a trait à cette affaire et qui aura son siège dans Documents, quelle que soit la nature du fichier pour le coup. Vous voyez l'idée.
  • Pour ce qui est de classer les photos de loisirs, j'ai choisi de garder un classement basique par dossiers en fonction de la date de prise de vue. En effet, même si vous classez vos photos à l'aide de tags (bien plus pratique que les dossiers, on est d'accord), stocker toutes vos photos dans un unique dossier va rendre difficile son ouverture (avoir trop de fichiers dans un même dossier allonge le temps d'ouverture du dossier, encore plus quand le système va devoir aller chercher ou générer les miniatures de tous les fichiers). Je créée donc des dossiers pour chaque mois sous la forme ANNEE MOIS (par exemple « 2019_05 » pour des pĥotos prises ce mois-ci) afin de pouvoir opérer un tri chronologique des dossiers. Vous pouvez, si vous le souhaitez, créer des dossiers supplémentaires pour un évènement spécifique sans altérer le classement, en nommant le dossier ANNEE MOIS EVENEMENT (par exemple « 2019_05 Vacances » pourra être créé en plus de « 2019_05 » qui, lui, contiendra tout ce qui n'a pas trait audit évènement ce mois-ci). Enfin, à l'intérieur des dossiers, quand il y a beaucoup de photos provenant de différents appareils, j'aime bien les ordonner par date, ce qu'il est possible de faire très simplement avec un outil en ligne de commande comme jhead.
Prenez le temps de configurer un système de sauvegardes (ne comptez pas sur la chance)

Ce point a un rapport direct avec un des paragraphes suivants où j'évoque le cas de l'effacement inopiné du disque dur... De même qu'on se décide à poser un système d'alarmes après avoir été cambriolé, c'est après avoir perdu ses données qu'on pense à un système de sauvegarde ;)

Avec un logiciel comme Sauvegardes pour GNOME (alias Déjà Dup) qui vous prend par la main, franchement, il ne reste pas grand chose à expliquer : choisissez les dossiers à sauvegarder (facile si vous avez pris le temps d'organiser votre disque dur comme indiqué au paragraphe précédent !), où vous souhaitez écrire la sauvegarde, et si vous souhaitez protéger votre sauvegarde avec un mot de passe. Après votre choix se fera entre lancer les sauvegardes à la main (mon choix) ou automatiquement. À noter : la première sauvegarde peut prendre du temps car le logiciel doit tout copier. Ensuite, il n'écrira plus que les différences avec la copie précédente.

Prenez le temps de compartimenter votre navigation sur le Web

Exactement comme pour les adresses électroniques, il est sage de compartimenter la navigation à la fois pour limiter le pistage en ligne et pour réduire les risque de sécurité (en évitant d'ouvrir n'importe quel onglet à côté de celui de votre banque par exemple).

Comme détaillé dans ce billet, j'ai pour ma part fait le choix de créer plusieurs profils sous Firefox : surf (profil par défaut), shopping, travail, finances, séries TV et invité (un profil qui ne garde aucune trace de navigation).

Une autre possibilité est de recourir à une fonctionnalité récente de Firefox : les onglets contextuels. Tout est expliqué sur blog.mozfr.org.

Dépannage Au secours, j'ai formaté par erreur la mauvaise partition du disque !

Ben oui, ça arrive même aux meilleurs ;)
C'est fou le temps qu'on perd en voulant aller vite !

Bon, ce qu'il faut savoir dans ce cas là, c'est qu'il ne faut surtout rien écrire sur le disque. Tant que vous n'écrasez pas vos données avec de nouvelles, c'est récupérable. Différents outils géniaux existent sous GNU/Linux pour vous sauver la mise.

Commencez par tester votre partition avec la commande :
fsck /dev/nom_de_la_partition_qui_pose_problème

Tentez de réparer la table des partitions avec TestDisk. Si ça ne fonctionne pas, passez à l'étape supérieure : essayez de récupérer vos données avec dd_rescue. Attention, sous Debian gddrescue (dont la commande dans un terminal est ddrescue) remplace dorénavant ddrescue (dont la commande dans un terminal est dd_rescue)...

Dernière possibilité à ma connaissance : utilisez des outils spécialisés dans la récupération de photos, vidéos etc. : PhotoRec (lire aussi ce billet), Foremost et ForemostGUI.

Et peut être surtout : repérez bien vos partitions avant de travailler dessus. Sous GNOME nous n'avons aucune excuse car il y un outil graphique très complet nommé Disques que je ne peux que vous conseiller d'utiliser avant d'agir.

Astuces Sous Thunderbird, effacer n'est pas jouer

Sous Thunderbird je ne comprenais pas pourquoi le logiciel était devenu si lourd, même après avoir fait le ménage dans mes messages.
Puis, un jour, Thunderbird a commencé à me demander si je voulais compacter mes dossiers. Lassé de répondre non à chaque lancement (!) je me suis décidé à lancer une recherche sur le web à ce sujet. Surprise : le « compactage » consiste à effacer réellement les messages supprimés, un peu comme vider la corbeille de votre OS. Reconnaissons que cela n'avait rien d'évident !
Résultat, après compactage, vous retrouvez un Thunderbird réactif et de l'espace disque :)
Plus d'explications ici.

Affichez les messages sous forme de discussion dans Thunderbird ?

C'est possible, et sans extension.

Sous Debian, les paquets téléchargés pour être installés restent stockés sur le disque Dieu sait pourquoi

Une simple commande, sudo apt-get clean, vous nettoie tout cela (techniquement, elle vide le répertoire /var/cache/apt/archives).

D'autres commandes utiles pour entretenir votre Debian : sudo apt autoremove va supprimer les dépendances qui ne sont plus utilisées, et, si vous avez installé des logiciels via Flatpak, la commande flatpak uninstall --unused est utile pour nettoyer les environnements d'exécutions qui ne sont plus utilisés par les applications Fatpak.

Récupérer facilement un son ou une vidéo quelque part sur le Web

Un replay sur Arte, un podcast sur France Inter... Sous GNU/Linux existe un outil formidable, puissant et simple, en ligne de commande : youtube-dl (tuto). Ha oui, et n'oubliez pas la fonction très pratique d'autocomplétion du terminal (saisir les premières lettres de l'outil et tabuler pour afficher le nom complet). Du coup, chez moi cela prend quelques secondes et 5 étapes : copier l'url, lancer le terminal, saisir « you », tabuler, coller l'url, valider et voilà.

Convertir des pdf en jpg (ou inversement) sous linux, en 3 secondes ?

C'est possible, avec imagemagick.

Mon fichier vidéo est illisible : je le jette ?

Pas de précipitation : si vous pouvez l'ouvrir dans Avidemux (sous Debian le logiciel peut être installé à partir du dépôt deb-multimedia.org sous le nom avidemux-qt) alors c'est certainement le conteneur qui est endommagé (et non les pistes son et vidéo elles-mêmes). Inutile dans ce cas de tout ré-encoder, il suffit de ré-assembler les pistes son et vidéo dans un fichier correct. Profitez-en pour choisir un conteneur moderne et performant comme le MKV (surtout par rapport à l'antique AVI par exemple) et laissez les champs « Sortie Vidéo » et « Sortie Audio » sur « copy ».

Avidemux est vraiment le couteau suisse de la vidéo sous GNU/Linux (NB : l'équivalent pour le son est Audacity) et vous trouverez d'autres astuces le concernant dans ce billet.

Connaître l'intérieur de son PC sans l'ouvrir

Quelques commandes :
lspci -v listera assez précisément le nom et la marque de votre matériel ;
sudo hdparm -i /dev/sda pour connaître toutes les caractéristiques de votre disque dev/sda (renouveler la commande pour dev/sdb etc.) ;
nano /proc/cpuinfo vous donnera toutes les caractéristiques de votre processeur ;
lspci -nnk | grep -i vga -A2 pour savoir si le pilote graphique est bien installé ;
uname -a pour connaître la version de votre noyau ;
dpkg -s nom_du_paquet | grep ^Version pour connaître, sous Debian, la version d'un paquet donné ;
echo $WAYLAND_DISPLAY pour savoir si votre session tourne sous Wayland (réponse vide = non, "wayland-0" = oui).

Et vous, quelles astuces auriez-vous aimé connaître dès le début ?

NB : Vous trouverez beaucoup de ces astuces, et d'autres, sur ma page Liens utiles que j'essaie de garder à jour.

Gravatar de antistress
Original post of antistress.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Boutor : Impossible de lancer une mise à niveau Ubuntu

J’ai eu la mise à niveau de 18.10 vers 19.04 bloquée. Ceci est dû à un paquet non mis à jour et plus proposé à la mise à jour par le gestionnaire de mises à jour.

Ceci est lié à un décochage de sa mise à jour lors d’une précédente mise à jour (par erreur dans mon cas), lorsque le gestionnaire de mise à jour liste les mises à jour disponibles.

Du coup, lorsque le bouton Mise à niveau apparaît dans le gestionnaire de mise à jour, cliquez dessus ne mène à rien.

Pour diagnostiquer le problème, procédez comme suit dans un terminal:
sudo do-release-upgrade

Vous obtenez en retour:

Please install all available updates for your release before upgrading.

Il faut lister les paquets non mis à jour pour forcer leur installation :
apt list --upgradable

Dans mon cas, j’ai obtenu :

calibre/cosmic,cosmic 3.31.0+dfsg-1 all [pouvant être mis à jour depuis : 3.21.0+dfsg-1build1]
N: Il y a une version supplémentaire 1. Veuillez utiliser l’opérande « -a » pour la voir.

Je force sa mise à jour :
sudo apt-get install calibre

Je ferme le terminal et relance le gestionnaire de mise à jour, clique sur le bouton mise à niveau. Et cela fonctionne.

Il faudra bien sûr adapter la mise à niveau de vos paquets selon la liste obtenue.

Gravatar de Boutor
Original post of Boutor.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Pages