Planet Libre

Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 28, mars 2016

Parution de GNOME 3.20 Delhi - LinuxFR.org GNOME Wayland GEGL

antistress : Bon anniversaire GNOME 3 (déjà cinq ans) !
La dernière version de GNOME est parue, optimisée Wayland, avec de véritables morceaux de GEGL dedans et tout un tas de nouveautés au niveau du Shell comme des applications !

Firefox 45 ESR et autres actualités mozilliennes - LinuxFR.org Firefox FirefoxOS

antistress : Outre la liste des nouveautés de cette version, vous apprendrez ce que deviennent Shumway, Iceweasel, Firefox OS, Servo, Electrolysis, WebAssembly...

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bozon : BoZon, sous les octets les hommes

Rappel : BoZon est un projet minimaliste (plus trop) permettant de remplacer dropbox, google drive ou onedrive sans base de données, il faut juste un ftp glisser, déposer et partager !

A l'heure actuelle Bronco profite de son weekend, vous noterez désormais qu'il a quand même fait l'effort de réaliser le template aux couleurs de BoZon. Le site roule sous pluxml, moteur de blog et de site léger, efficace et suffisant avec qui nous partageons la philosophie Kiss, on jette dans un ftp, c'est installé, c'est bidouillable à volonté. Bronco a contribué à pluxml par l'entremise de plugins pour bonifier le moteur de site, je suis une forme de contributeur spécial de pluxml car je représente le cas extrême de 5000 commentaires et de quasiment 2500 billets ce qui montre que le xml n'a pas grand chose à envier aux bdd. C'est ainsi que nous retrouvons Stéphane, lead project pluxml en contributeur du code de BoZon, Jerry Wham qui a codé pas mal de plugins pour pluxml et qui participe à de nombreux projets libres, ou encore Eauland qui a permis de faire basculer le projet de façon entre autre à ce que le projet soit skinnable de façon indépendante, il y a beaucoup de gens que j'oublie, ils se reconnaîtront. J'ai participé à de nombreux petits projets libres, c'est la première fois que je vois autant de gens faire remonter des bugs, bon en même temps avec Bronco c'est pas bien difficile de trouver des bugs, mais c'est surtout frappant de voir des gens apporter les corrections aux codes et contribuer de cette façon avec autant d'enthousiasme. Du fait d'être présent sur le site alternativeto.net on a vu passer des demandes d'aide étrangères en anglais. 

Je pense que c'est lié à plusieurs aspects, le projet comble véritable un manque, il est utile, et puis il faut dire ce qui est Bronco est un mec sympa, bonhomme, avec qui travailler est un véritable plaisir car les choses sont simples. Alterlibriste avait écrit un billet sur les béta testeurs et sur la rigueur qu'il allait falloir apprendre à gérer autrement et il a raison. Avec l'arrivée d'Ubuntu qui a démocratisé Linux est arrivée une génération de gens non informaticiens, ou disons qui n'ont pas la rigueur d'alimenter les outils complexes de bug tracking et de franchir les barrières de validation avant de pouvoir faire remonter une simple anomalie. Il serait idiot de mépriser cette population car le débutant, le simple utilisateur, peut voir une anomalie et la remontée de façon simple. 

BoZon c'est ça, ce n'est certainement pas le projet le plus rigoureux au monde, le plus orthodoxe, on y travaille dans la gaudriole pour preuve j'y suis, il doit certainement y avoir des dizaines de bugs, mais à terme ce sera corrigé dans la joie et dans la bonne humeur et nous espérons voir arriver des idées, des contributeurs de toute sorte, continuer dans cette ambiance car c'est elle qui compte bien plus que les octets du programme, les hommes et les femmes qui participent, ma fille de 12 ans contribue sans le savoir en disant "ça marche pas". Le libre devrait être ça, une franche camaraderie de gens qui agissent, qui se donnent un coup de main, sans prise de tête et qui font des programmes pour proposer des alternatives aux GAFAM comme c'est le cas ici, un petit concurrent à dropbox qui passe partout. 

Et pour conclure, vous voyez apparaître ce billet sur le planet-libre car le même alterlibriste cité plus haut me valide une inscription sur un mail envoyé à l'arrache, jouant le jeu à son tour pour faire avancer le bébé. 

BoZon va rentrer dans une phase de stabilisation, les dernières semaines ont été intenses pour mon compère qui a pris du retard dans ses projets personnels, il faut désormais corriger, propager, utiliser et utiliser encore cette version puis faire le tri dans les nombreuses fonctionnalités proposées pour voir ce qui est raisonnable ou pas. 

Vous pouvez nous retrouver sur le site officiel : bozon.pw, le github du site que je vous invite à suivre, il y a des commits tous les jours en ce moment les correctifs sont très nombreux et enfin la roadmap du projet pour voir les idées les plus folles. 

Cyrille BORNE

G.O. du projet 

Sous les pavés la plage, sous les octets les gens

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Boutor : Perte du mot de passe session sous Ubuntu

Ça a fini par arrivé, j’ai perdu mon mot de passe de session. Et bien sûr, c’est le compte qui permet d’accéder au super-utilisateur.

Trouver la solution fait perdre beaucoup de temps alors que c’est tout bête.

  1. Rebootez votre PC
  2. Appuyez sur Échappe (ou Shift sinon) pour faire apparaître la liste de choix pour lancer Ubuntu.
  3. Prenez un recovery mode.
  4. Allez sur le choix root.
  5. Tapez ce qui suit (probablement en qwerty… courage) :

mount -o rw,remount /
passwd votre_log_de_session
reboot

Et normalement c’est tout bon.

Si comme moi, vous faîtes encore plus fort et ne vous souvenez pas de votre login. Vous devriez pouvoir le trouver vers la fin du fichier /etc/passwd.


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Nicolas Lœuillet : wallabag v2 et conférence au PHP Tour à Clermont-Ferrand

Lundi 23 mai, avec Jérémy, nous serons à Clermont-Ferrand pour parler de wallabag, comment on a migré vers Symfony3.

wallabag est une application opensource de lecture différée : elle vous permet de mettre de côté la version épurée d'un article pour la consulter plus tard où que vous soyez. Créée il y a 3 ans à base de fichiers PHP comme on faisait en 2005, nous avons décidé il y a maintenant un peu plus d'un an de migrer le projet à Symfony. Au cours de ce talk, nous présenterons donc le projet wallabag et tout son écosystème : son concept, son socle technique (API REST, tests unitaires, Rulerz, RabbitMQ, Capistrano), les difficultés rencontrées, la communauté et les projets qui tournent autour, la roadmap pour les semaines à venir.

D'ici là, wallabag v2 sera sortie : elle sera disponible au téléchargement en version stable le dimanche 3 avril, jour des 3 ans du projet.

Ça promet donc quelques semaines encore bien chargées.

Ah tiens, on a commandé des stickers pour le projet. J'en aurai forcément sur moi, n'hésitez pas à venir m'en demander.

Stickers wallabag

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Full Circle Magazine FR : NS LibreOfficeGold

L'équipe du FCMfr (et surtout d52fr qui a fait ce gros travail) est heureuse de vous présenter le numéro d'OR de LibreOffice : c'est à dire les 50 premiers articles concernant LibreOffice rassemblés dans un seul numéro.

Vous pouvez le télécharger sur notre page NUMEROS ou directement en cliquant sur l'image ci-dessous.

logold.png

Et voilà ! Vous avez un manuel quasi complet sur LibreOffice. Amusez-vous bien !

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System Linux : Comment augmenter la taille des pièces jointes dans roundcube (webmail)

roundcube.jpeg

Modification du fichier php.ini

Éditez votre php.ini :

# cd /etc/ # vi php.ini

Modifier les valeurs de upload_max_filesize et post_max_size selon votre besoin.

A savoir :

post_max_size définit la taille maximale des données reçues par méthode POST. Cette option affecte également les fichiers chargés.

Pour charger de gros fichiers, cette valeur doit être plus grande que la valeur de upload_max_filesize .

Logiquement, il faudrait que post_max_size soit plus grand que upload_max_filesize.

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François Boulogne : Ressources sur le libre

Voici une liste de ressources pour se tenir informer, se sensibiliser ou encore agir sur les thématiques du logiciel libre et de la neutralité de l'internet.

Actualités  Conférences  Sites de sensibilisation Sites d'activité citoyenne Miscellanées Autres ?

Si vous avez des suggestions, ne pas hésiter à me les envoyer par courriel.

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Goffi : Publiez sur votre blog XMPP depuis Libervia ou jp (SàT)

Articles précédents de la série : Installer une instance de Libervia (SàT) en moins de 10 min, Configuration avancée du conteneur Libervia et Importer un blog Dotclear dans XMPP.

Pour ce dernier article de la mini série sur l'installation d'un blog XMPP avec Libervia, je vais vous expliquer comment publier sur le blog que nous avons mis en place. Ceci fonctionnera également si vous avez un compte Movim (testé), et devrait fonctionner avec Jappix (non testé).

Je vais décrire 2 méthodes : via Libervia, l'interface web, qui est graphique, et la deuxième, pour les utilisateurs avancés, qui se fait via jp, l'interface en ligne de commande.

D'abord quelques explications

Avec XMPP, les blogs sont diffusés en texte pur ou en XHTML, aucun autre langage de balisage n'est utilisé à l'heure actuelle.

Dans SàT, nous faisons la distinction entre billet de blog et microblog avec l'utilisation du titre : nous considérons comme billet de blog un article ayant un titre, et supposé être travaillé, tandis qu'un message court (ou pas, nous n'avons pas de limite artificielle de caractères comme d'autres) sera plus une pensée « sur l'instant », et n'aura pas de titre. À terme nous fournirons sans doute plusieurs flux Atom pour suivre soit la totalité des messages, soit uniquement les billets de blog ou de microblog. Pour le moment les flux diffusent la totalité des messages (ou uniquement ceux correspondant à une étiquette).

D'autre part, nous avons un système permettant d'utiliser n'importe quelle syntaxe pour rédiger un billet. Comme nous ne voulions pas rester bloquer sur telle ou telle syntaxe à la mode, nous permettons la conversion d'une syntaxe à une autre et publions le résultat final en XHTML.

Évidemment la conversion d'une syntaxe à une autre peut provoquer de la perte d'informations de formatage, mais en pratique ça fonctionne relativement bien, et nous comptons faire des améliorations par la suite notamment pour garder le brouillon dans la syntaxe d'origine.

Aujourd'hui, vous pouvez utiliser XHTML bien sûr, mais également Markdown (par défaut) ou la syntaxe wiki de Dotclear pour rédiger un article.

Enfin, tout est unicode avec XMPP, vous pouvez donc utiliser les caractères spéciaux que vous voulez.

Publication via Libervia

La méthode la plus simple pour publier. Dans l'interface de Libervia, sélectionner un « panneau » blog (le panneau que vous voyez à l'ouverture en est un), et cliquez sur la zone de saisie tout en haut. Par défaut vous êtes en mode microblog et en texte simple, il vous suffit de taper votre message et d'appuyer sur [Majuscule] + [entrée] ou de cliquer sur le lien en bas à gauche pour publier votre message.

publication d'un microbillet

Pour un billet plus avancé, vous avez le lien en bas à droite « switch to blog » (passer en mode « blog »). Vous allez ainsi accéder à une zone plus élaborée, avec possibilité de mettre un titre, des étiquettes (« tags ») ou de faire de la mise en forme. Par défaut la syntaxe Markdown est utilisée, mais il est facile de change dans les préférences via le menu Settings/Parameters/Composition

publication d'un billet de blog

Enfin, notez la case à cocher « preview » (aperçu), qui permet de taper avec un rendu direct un peu comme sur un traitement de texte, fonctionnalité associée à l'acronyme barbare « WYSIWYG ». Voici ce que vous obtenez en cliquant dessus :

publication d'un billet de blog avec aperçu

Une fois satisfait du résultat, vous n'avez plus qu'à cliquer sur « Send message ». En cas d'erreur pas de problème, il est possible d'éditer le message quand vous voulez. En effet les 3 icones sur la droite permettent respectivement de répondre, modifier ou supprimer le message.

icones du message

Tout ce qui vient d'être dit s'applique également aux commentaires.

Les billets que nous venons de publier sont publics, visible par tout le monde y compris les personnes qui n'ont pas de compte XMPP. Mais, spécificité de SàT dans le monde XMPP, il est possible de ne publier que pour un groupe de votre liste de contacts. Pour cela il suffit de cliquer sur le groupe désiré, ou de faire un glissé/déposé de groupe vers la zone des widgets. Un nouveau panneau dédié à ce groupe apparaîtra, vous n'aurez plus qu'à écrire dedans comme précédemment. Il est ainsi facile de ne publier que pour ses amis, ses collègues ou sa famille.

Méthode avancée : publication avec jp

Passons maintenant à la méthode « avancée ». Ici il vaut mieux avoir une version installée normalement plutôt qu'utiliser l'image Docker, car vous pourrez utiliser votre éditeur courant avec sa configuration. Une alternative est de modifier vous-même l'image Docker de jp (salutatoi/jp) en installant votre éditeur favori et en le configurant.

Cette méthode utilise jp, l'interface en ligne de commande de SàT, et donc demande de savoir utiliser un shell, mais elle offre un avantage indéniable de rapidité et d'efficacité : en une commande vous êtes dans votre éditeur de texte favori en train de rédiger votre billet.

Cette commande c'est :

jp blog edit

Une fois validée, vous allez voir votre éditeur s'ouvrir avec le contenu de votre billet dans la syntaxe renseignée dans vos préférences. Un deuxième fichier est créé, avec le même nom que le billet mais qui se termine par « _metadata.json », qui contient les métadonnées de l'article, c'est à dire les informations comme son titre, les étiquettes utilisée, est-ce qu'il faut autoriser les commentaires, etc. Si vous utilisez un éditeur comme Vim ou Emacs, ce deuxième fichier devrait s'ouvrir automatiquement à côté du contenu. Une option particulièrement utile est « publish », que vous pouvez mettre à « false » pour interdire la publication de l'article, évitant toute publication accidentelle tant que votre article n'est pas fini. Une fois satisfait, vous n'aurez qu'à supprimer la ligne et quitter votre éditeur pour voir votre billet publié.

Ci-dessous, une capture de cet article pendant que je le rédige sous Vim :

édition depuis vim

Si vous voulez utiliser un autre éditeur, il suffit de le spécifier avec la variable d’environnement EDITOR, voici par exemple comment éditer avec kate :

EDITOR=kate jp blog edit

Il est également possible de spécifier la commande à utiliser dans sat.conf, avec l'option « editor » dans la section « [jp]] ».

En plus de créer un nouveau billet, il est possible d'éditer un billet existant, ou de continuer un brouillon non publié. 3 mots clefs sont utilisables à l'heure actuelle :

  • new permet de créer un nouveau billet, c'est l'option par défaut et nous venons donc de l'utiliser

  • last édite le dernier billet publié, particulièrement pratique pour corriger une faute

  • current édite le brouillon en cours (billet avec la métadonnée « publish » mise sur « false »)

ainsi pour faire une mise à jour du dernier billet, il suffit d'entrer:

jp blog edit last

Plutôt simple non ?

Prévisualisation

Passons la plupart des options pour indiquer titre ou étiquette — il vous suffit de taper « jp blog edit --help » pour les connaître — et attardons-nous sur l'option « --preview ».

jp est capable d'ouvrir le brouillon en cours et d'afficher une prévisualisation dans le navigateur par défaut, et il va le mettre à jour à chaque enregistrement du fichier.

Par défaut, un nouvel onglet sera ouvert à chaque enregistrement, pas très pratique. Il est cependant possible de mettre à jour l'onglet en cours, soit via D-Bus pour un navigateur comme Konqueror (qui a la bonne idée de permettre ainsi de rafraîchir la page), soit via un outil externe, « xdotool » qui permet de piloter une application sur un serveur X (il faut donc installer cet outil pour que cela fonctionne).

2 options dans sat.conf sont prévues pour contrôler la prévisualisation : blog_preview_open_cmd pour l'ouverture du fichier, et blog_preview_update_cmd pour la mise à jour. Ces 2 options demandent des commandes shell, dans lesquelles {url} sera substituées par L'URL du fichier (de la forme file:…) et {preview_file} sera substitué par le chemin vers le fichier de prévisualisation.

Voici la recette pour une prévisualisation automatique avec Konqueror (qdbus doit être installé), à mettre dans sat.conf section [jp] :

blog_preview_open_cmd = konqueror {url} blog_preview_update_cmd = /bin/sh -c "qdbus $(qdbus org.kde.konqueror\\*) /konqueror/MainWindow_1 reload"

Et celle pour Firefox (ou autre, changez « Mozilla Firefox » par ce qui vous intéresse) :

blog_preview_open_cmd = firefox -new-tab {url} blog_preview_update_cmd = /bin/sh -c "WID=$(xdotool search --name 'Mozilla Firefox' | head -1); xdotool windowactivate $WID; xdotool key F5"

Vous pouvez maintenant tester avec jp blog edit --preview. Si vous avez oublié le --preview, vous pouvez lancer la prévisualisation après coup grâce à jp blog preview.

Éditer un billet déjà publié

Si vous voulez éditer un billet déjà publié (et autre que le dernier, sinon last suffira), vous pouvez entrer directement son URL XMPP. Ainsi, si je veux éditer le premier article de cette série, je n'ai qu'à faire :

jp blog edit --preview "xmpp:goffi@goffi.org?;node=urn%3Axmpp%3Amicroblog%3A0;item=067646bd-9439-430a-98c2-c655f5a63e40"

Mais il y a encore plus simple ! Vous pouvez entrer directement l'URL HTTP(S), et si le client XMPP fournir l'URL xmpp: dans la page (ce qui est le cas de Libervia), jp retrouvera le billet. Ainsi je peux entrer directement :

jp blog edit --preview "http://www.goffi.org/blog/goffi/067646bd-9439-430a-98c2-c655f5a63e40"

Oui ça semble assez magique, c'est la standardisation qui permet cette magie !

Conclusion

Voilà qui conclut cette petite série sur l'installation d'un blog XMPP. La dernière partie est clairement pour utilisateurs avancés, mais il semblait intéressant de la mettre pour montrer une partie des possibilités de SàT. Par la suite je ferai des articles de temps en temps quand une fonctionnalité intéressante aura été ajoutée.

Si vous avez installé un blog XMPP, que ce soit avec Libervia ou autre, n'hésitez pas à me contacter que je vous ajoute dans mes contacts (ou ajoutez-moi directement ! goffi@jabber.fr, ce blog est sur une autre adresse : goffi@goffi.org).

Les prochains articles — en dehors d'un épisode de « parlons XMPP » en attente de publication — parleront très probablement de l'avancement sur « Cagou », la future interface bureau/Android, promise suite au succès de notre financement participatif, à bientôt !

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Dimitri Robert : GIMP – Les ciseaux intelligents pour un détourage facile

Le détourage consiste à créer une sélection suivant parfaitement le contour d’un élément d’une photo. Le jeu consiste à se faciliter la tâche. Dans cette vidéo nous utilisons l’outil Ciseaux intelligents. Récemment vous avez pu voir une autre méthode, utilisant l’outil Extraction de premier plan.

Pourquoi utiliser tel outil plutôt que tel autre ? Tout dépend de la nature de l’élément que vous souhaitez détourer et de l’arrière-plan. Voyez la photo suivante représentant un rose jaune.

Rose jaune - détourage avec les ciseaux intelligents

Faites l’essai avec Extraction de premier plan. Vous constaterez que le fond contient beaucoup de jaune et que l’outil peine à isoler la rose. En revanche, le contour est très simple, bien net et facile à suivre. L’outil Ciseaux intelligents est tout à fait adapté.

En effet pour utiliser ce dernier, vous posez des nœuds le long du contour à détourer (plus vous êtes précis, plus le contour tracé le sera, n’hésitez donc pas à zoomer/dézoomer avec la molette de la souris conjointement à la touche Ctrl). Voici comment faire en vidéo et comment éviter les quelques pièges.

Voici les étapes décrites dans la vidéo :

  • choisissez l’outil Ciseaux intelligents dans la boîte à outils ;
  • placez des nœuds le long de la rose : il se relient automatiquement en suivant le contour ;
  • lorsque le tracé suit mal le contour, ajoutez un nœud entre les deux derniers posés et déplacez-le ;
  • Attention, vous ne pouvez déplacer ni le premier, ni le dernier nœud : en cas d’erreur, posez un nouveau nœud, ainsi le dernier ne l’est plus ;
  • effectuez la jonction avec le premier nœud et faites les derniers ajustements ;
  • transformez le tracé en sélection (lire la zone d’informations dans le bas de la fenêtre d’image).

Cet article GIMP – Les ciseaux intelligents pour un détourage facile est publié sous licence CC By-SA 4.0 par Dimitri Robert sur Formation logiciel libre - Reprenez le contrôle de votre informatique !.

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Full Circle Magazine FR : Le 106 vous attend

Bonjour !

Malgré les aléas de la vie réelle (des joies, mais aussi des peines), l'équipe sort le numéro 106, celui de février 2016, juste avant la sortie du numéro 107 en anglais, autrement dit, dans les temps. Comme d'habitude, vous pouvez le lire ou le télécharger ICI ou tout simplement en cliquant sur la photo de couverture ci-dessous.

issue106fr.png

Outre les séries et les rubriques habituelles, vous y trouverez notamment :

  • Une présentation du traitement de photos RAW sous Linux avec, surtout, RAWTherapee ;
  • une description du montage mural du matériel d'un réseau domestique ;
  • la critique d'un livre qui explique le fonctionnement de logiciels divers (sécurité, jpg, ...), ainsi que celle du jeu Dying Light sous Linux ;
  • et un article d'opinion sur Ubuntu et le Big data qui incite à réfléchir...

Bonne lecture !

Toute l'équipe du FCMfr, dont :

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : AE, d52fr, erlevo, frangi, FrEd (auteur, en fait)
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo et moi-même, AE

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Monitoring-FR : Meetup Paris Monitoring #5 : interview de François Nollen et Maxence Germain de Montauzan

Le jeudi 17 mars 2016 a eu lieu le 5e meetup Paris Monitoring. dans les locaux de D2SI, société de conseils en IT. Le thème de ce meetup était Le monitoring revisité, thème décliné autour de trois conférences, dont l’une avait pour sujet : Monitoring as a Service : une recette pour des équipes DevOps. Cette conférence, dont le thème est proche de la conférence précédente (Monitoring as code), était donnée par François Nollen et Maxence Germain de Montauzan de Voyages-SNCF. Cette présentation était passionnante car elle était un retour d’expérience sur une méthodologie (et pas sur un logiciel particulier) et donnait de nombreux conseils (« recette ») très pertinents. Suite à celle-ci, nous avons pu les interviewer pour approfondir le sujet.

Vous pouvez télécharger directement les fichiers MP3 ou OGG pour une écoute offline en cliquant sur les icônes correspondantes.

Your browser does not support the audio element.mp3 mp3

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Tuxicoman : Impact de la pub sur le temps de chargement des pages web

Quelques gros sites web de presse se sont récemment mis à afficher un avertissement invitant leurs visiteurs à désactiver leur bloquer de publicité pour continuer à lire leur contenu.

lemonde_pubC’est bien gentil, mais à votre avis pourquoi les utilisateurs utilisent un bloqueur de publicité ? Parce que la publicité et l’espionnage des visiteurs sont devenus déraisonnables et ont rendu l’expérience web poussive et du coup fortement désagréable.

Pour le vérifier, regardons la différence de performance avec et sans blocage de la publicité et traqueurs sur les grands sites de presse français.

Prenons 3 articles au hasard : un article sur Lefigaro.fr, un article sur LeMonde.fr, et un article sur Liberation.fr.

Visitons les avec Firefox. Dans un cas nous utiliseront un Firefox normal (nouveau profil) et dans l’autre mon profil habituel avec mes plugins : Ublock origin, Decentraleyes, Self-destructing cookies, Smart Referer, RequestPolicy, Noscript

Dans le panneau « Réseau » de la barre de développement de Firefox, on peut compter le nombre de requêtes nécessaires pour afficher la page, le poids total des données téléchargées et le temps nécessaire pour afficher la page complètement. A chaque fois, j’ai rechargé la page plusieurs fois (~3) jusqu’à m’assurer d’avoir des résultats stables.

Ma config est la suivante: Debian 8 64 bit, Firefox 38.7.1 ESR, CPU i5-4570, 16go de RAM, SSD 250Go, connexion VDSL. Donc un matériel moderne et performant.

Regardons les résultats :

LeFigaro.fr Standard Anti pub Variation Requêtes (n) 174 40 -77,01% Data (Mo) 3,622 0,923 -74,52% Temps de chargement (sec) 5,7 0,9 -84,21% LeMonde.fr Standard Anti pub Variation Requêtes (n) 255 60 -76,47% Data (Mo) 2,678 1,296 -51,61% Temps de chargement (sec) 9,7 1,43 -85,26% Liberation.fr Standard Anti pub Variation Requêtes (n) 148 11 -92,57% Data (Mo) 3,679 0,767 -79,15% Temps de chargement (sec) 6,03 0,35 -94,20%

web_ad_blockSi je fais la moyenne, ça donne ça :

Effet du blocage des publicités et des traqueurs Requêtes (n) -82,02% Data (Mo) -68,42% Temps de chargement (sec) -87,89%

Donc voila, ~90% du temps d’affichage des articles de ces sites est dépensé par l’utilisateur pour quelque chose dont il se fout : la publicité et l’espionnage de son comportement. Et on ne parle pas de millièmes de secondes. On parle de passer de plus de 6 secondes à moins d’1 seconde (quasi instantané). Ce qui est plus tragique, c’est que j’utilise ordinateur dernier cri et une connexion haut débit (4Mo/sec réel en téléchargement) et que l’affichage de ces sites web est toujours lent :-/ . A contrario, bloquer les pubs et les traqueurs augmente la vitesse du web par 10 et m’apporte le confort attendu.

70% du volume de données est lié à la pub et aux traqueurs. Si votre forfait données est limité (3G/4G), ça a donc du sens de bloquer la pub pour en profiter plus largement. Si votre connexion est lente, ça a encore plus de sens le temps passé à télécharger les publicités rallongera d’autant plus le temps d’affichage de la page web.

Enfin la différence du nombre de requêtes donne une assez mauvaise indication du nombre de trucs parasites qui gravitent autour du contenu. Il faudrait utiliser quelque chose comme Lightbeam pour mieux mettre cela en évidence. Les scripts (Javascript) utilisé pour espionner votre comportement ou afficher les publicités sont coûteuses en terme de puissance de calcul. Donc sur un appareil plus lent, je pense aux smartphones bas de gamme, bloquer les scripts peut avoir un impact encore plus bénéfique pour gagner en vitesse d’affichage.

 

Donc, je suis désolé pour les éditeurs de ces sites web, mais voila plutôt ce qui risque de se passer pour ceux qui ne veulent pas revenir à la vitesse du web de 1996 :

PS : Hormis RequestPolicy et NoScript, tous les plugins Firefox utilisés pour l’expérience fonctionnent aussi sur Firefox Mobile sur Android.

PS 2 : Je suis abonné depuis plusieurs années à NextInpact et Mediapart, journaux en ligne de qualité, à tarif raisonnable et sans publicité pour les abonnés.

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Goffi : Importer un blog Dotclear dans XMPP

 Articles précédents de la série : Installer une instance de Libervia (SàT) en moins de 10 min et Configuration avancée du conteneur Libervia

Pour le troisième article de cette série sur l'installation d'un blog XMPP avec Libervia, je vais vous montrer comment importer un blog Dotclear.

Notez bien que ceci marchera avec Libervia/Salut à Toi, mais devrait fonctionner également avec Movim, ou Jappix, ou autre futur client XMPP gérant le blogage.
Aussi, je parle ici de Dotclear, mais nous avons un système générique d'imports avec pour le moment 2 « importeurs » : Dotclear et Dokuwiki. Dotclear a été choisi car c'est celui que j'ai utilisé pour mon blog, mais le principe est le même si vous voulez importer du Dokuwiki.

À terme, et selon la demande (et notre temps disponible — ou les contributions), nous pourrons ajouter d'autres importeurs, Wordpress ou Pelican par exemple.

J'en profite pour remercier les équipes derrière Dotclear, c'est un moteur de blog que j'ai utilisé pendant plusieurs années et qui est vraiment bien fait. Peut-être qu'un jour il communiquera aussi via XMPP, qui sait ?

Préparation des données à importer

La première chose à faire est d'exporter le blog depuis Dotclear. Pour cela il faut vous rendre dans la console d'administration, puis cliquer sur la section maintenance :

maintenance

Ensuite cliquez sur l'onglet « Backup » (Sauvegarde), selectionnez « Download database of current blog » (charger la base de données du blog courant) puis cliquez sur « Execute task » (Lancer la tâche) :

onglet backup

Vous n'avez plus qu'à sélectionner le répertoire où sauvegarder votre fichier, vous devriez avoir un fichier avec un nom similaire à 2016-03-21-15-15-default-backup.txt.

Utilisation de jp avec le conteneur

Pour le moment, seul le frontal en ligne de commande de « Salut à Toi », jp, permet l'import.
L'idéal serait de l'avoir installé en local sur votre machine, mais comme jusqu'ici nous avons utilisé les conteneurs Docker, continuons avec.

« Salut à Toi » va avoir besoin d'accéder à la sauvegarde Dotclear que nous avons générée précédemment. Comme les conteneurs sont isolés du système de fichier, nous allons devoir demander à Docker de monter le répertoire parent via SAT_CONT_DK_EXTRA, que nous avons vu dans les précédents articles :

export SAT_CONT_DK_EXTRA="-v /tmp/dotclear_backup:/backup"

remplacez « /tmp/dotclear_backup » par le chemin vers le répertoire où se trouve votre sauvegarde. Il faut ensuite redémarrer les conteneurs pour que cela soit pris en compte :

./libervia_cont.sh restart -p

Comme indiqué sur la page wiki des conteneurs, il est possible d'utiliser jp avec le conteneur « Salut à Toi » en utilisant la commande suivante :

alias jp-docker="docker run --rm -ti --link sat:sat salutatoi/jp:latest"

à utiliser après avoir lancé les conteneurs bien entendu. Par la suite j'utiliserai jp ou jp-docker indifféremment, utilisez l'alias que vous avez défini ici (soit jp-docker si vous avez gardé le même).

Assurons-nous ensuite que cela fonctionne :

% jp-docker --version jp 0.6.0D (rev fd959c8f64b6 (default 2016-03-18 10:25 +0100)) Copyright (C) 2009-2016 Jérôme Poisson, Adrien Cossa This program comes with ABSOLUTELY NO WARRANTY; This is free software, and you are welcome to redistribute it under certain conditions.

Si vous avez bien le message de version qui s'affiche, tout va bien, sinon venez demander de l'aide sur notre salon XMPP.

C'est la commande jp blog import que l'on va utiliser, vous pouvez voir les options disponibles avec jp blog import --help.

Assurez-vous d'avoir créé un profil (en utilisant le dialogue de création de compte de Libervia par exemple).
Pour utiliser blog import, votre profil doit être connecté, soit depuis Libervia, soit en demandant à jp de le faire avec les arguments -cp goffi --pwd  : -c demande la connexion, -p goffi indique que l'on souhaite utiliser le profil « goffi » (à adapter bien sûr), et « --pwd  » est explicite.
Une fois votre profil connecté, seule l'option « -p goffi » est nécessaire, sauf si c'est votre profil par défaut (on reviendra sur cette notion une autre fois).

Commençons par voir les importeurs disponibles :

% jp-docker blog import -cp goffi --pwd totototo dotclear: import posts from Dotclear blog engine dokuwiki: import posts from Dokuwiki blog engine

Pour avoir des détails sur l'importeur choisi, indiquez son nom tout simplement :

% jp-docker blog import -pgoffi dotclear dotclear: import posts from Dotclear blog engine This importer handle Dotclear blog engine. To use it, you'll need to export your blog to a flat file. You must go in your admin interface and select Plugins/Maintenance then Backup. Export only one blog if you have many, i.e. select "Download database of current blog" Depending on your configuration, your may need to use Import/Export plugin and export as a flat file. location: you must use the absolute path to your backup for the location parameter

N.B. comme mon profil « goffi » a été connecté avec la commande précédente, je n'utilise plus « -c » ni « --pwd xxx »

Voilà, il n'y a plus qu'à faire l'import, avec la commande suivante (que j'explique ci-dessous) :

jp-docker blog import -pgoffi dotclear /backup/2016-03-21-15-15-default-backup.txt --ignore-tls-errors --host www.goffi.org -P --upload-ignore-host goffi.org

Explications :

  • jp-docker blog import -pgoffi dotclear /backup/2016-03-21-15-15-default-backup.txt : nous l'avons vu précédemment, on indique d'importer la sauvegarde Dotclear située à /backup/2016-03-21-15-15-default-backup.txt pour le profile « goffi »

  • --ignore-tls-errors indique de ne pas faire d'erreur en cas de certificat invalide, ce qui est le cas de notre certificat auto-signé. Si vous avez installé un certificat valide comme vu dans l'article précédent, vous pouvez ignorer cette option

  • --host www.goffi.org indique le nom du blog originel, c'est nécessaire pour re-construire les chemins relatifs de la sauvegarde

  • -P permet d'afficher une barre de progression

  • --upload-ignore-host goffi.org indique de ne pas téléverser les images en provenance de l'hôte indiqué, en effet par défaut jp blog import va téléverser (« uploader ») via XMPP toutes les images trouvées sur le blog. Ce comportement peut-être désactivé avec l'option --no-images-upload

Et voilà ! À la fin de l'import (qui ne devrait pas être très long sauf si très gros blog, c'est de l'ordre de quelques minutes), vous allez avoir un long texte s'afficher, ce sont les options à copier/coller dans sat.conf (grâce à ./libervia_cont.sh config) dans la section [libervia]. La deuxième option (url_redirections_dict) permet de rediriger les anciennes URL de votre blog vers les nouvelles dans Libervia, évitant ainsi les liens cassés.

Vous pouvez d’ailleurs ajouter vos propres redirections, par exemple j'ai ajoutés celles-là sur mon blog :

url_redirections_dict = { "/": "/blog/goffi", "/videos": "file:/videos", "/feed/atom": "/blog/goffi/atom.xml", "/feed/tag/SàT/atom": "/blog/goffi/atom.xml?tag=SàT", [ETC] }

La première redirige la page principale sur mon blog, plutôt que sur la fenêtre de connexion de Libervia. La deuxième permet d'accéder aux vidéos via le chemin absolu /videos (qui est monté comme vu précédemment via SAT_CONT_DK_EXTRA). Enfin les suivantes permettent de garder les liens vers les flux Atom, nécessaire vu que je suis sur plusieurs « planètes » et que je n'avais pas envie de m'amuser à faire changer tous les liens (j'ai tronqué mais vous comprenez le principe).

Il peut également être utile d'ajouter :

allow_registration = false

qui indique à Libervia de ne pas autoriser les enregistrements de nouveaux comptes depuis l'interface, particulièrement intéressant si vous êtes seul sur votre instance, ou si vous voulez créer les nouveaux comptes vous-même uniquement.

À suivre

À ce stade, vous devriez avoir votre blog importé et disponible via Libervia, bienvenu dans le monde des blogs XMPP ! Les avantages d'avoir son blog sur ce standard sont nombreux, et vont aller en grandissant au fur et à mesure que nous ajouterons des fonctionnalités (par exemple la possibilité de mentionner quelqu'un sur un autre blog est à prévoir probablement avant l'été), n'hésitez pas à venir discuter de ça sur notre salon.

Pour le prochain article, sans doute le dernier de cette mini série, je vous expliquerai comment publier sur ce blog.

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Marco : Nouveau logiciel de gestion d’une bibliothèque: Alexandrie

Aujourd’hui j’aimerais vous présenter Alexandrie, un logiciel de gestion de bibliothèque. Grâce à cette application, il est possible de gérer les livres, les lecteurs et les emprunts dans une bibliothèque.A l’origine, j’ai développé ce logiciel pour répondre à un besoin bien précis: gérer la bibliothèque d’une petite commune française. A l’origine le personnel souhaitait effectuer cette gestion en utilisant un tableur. Étant développeur je me suis dit qu’on pouvait faire beaucoup mieux. Avant de réinventer la roue je me suis penché sur les solutions libres existantes telles que Koha ou encore PMB, très complètes et professionnelles mais nécessitant un temps d’apprentissage important. Du coup j’ai décidé de réaliser moi-même un logiciel facile à prendre en main et adapté aux besoins d’une petite structure. C’est ainsi qu’est né le logiciel libre Alexandrie.

Fonctionnalités principales

  • Gestion des livres avec possibilité d’import ISBN
  • Gestion des auteurs et éditeurs
  • Gestion des lecteurs
  • Gestion des prêts

Le logiciel est actuellement en version 0.95 qui peut être considérée comme un version beta. Elle est cependant déjà utilisée en « production ».  La version 1.0 intégrera un module qui permettra aux bibliothécaires d’effectuer toute une série de statistiques sur une période donnée, par exemple: « Quelle est la proportion de romans policiers empruntés sur l’année 2016 ? ».
A noter que l’application a été pensée dès le départ pour être multilingue.

Caractéristiques techniques

Captures d’écrans

alexandrie-page_accueil

Page d’accueil

 

 

 

 

 

 

 

alexandrie-emprunts_en_cours

Emprunts en cours

 

 

 

 

 

 

alexandrie-saisie_livre

Saisie d’un livre

 

 

 

 

 

 

alexandrie-import_isbn

Import ISBN

 

 

 

 

 

 

alexandrie-auteur

Saisie d’un auteur

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ardechelibre[.org] : Chronique sur Fréquence 7 !

Fréquence 7L’association ardechelibre[.org] a été interviewée par la Radio associative Fréquence 7, pour la chronique « Boucle d’oreille ».

L’interview sera diffusée jusqu’au 30 avril de façon aléatoire (en fonction des nouvelles chroniques, de l’actualité,…), à 9h30 ou à 17h.

Un grand merci à Anne-Laure et Fréquence 7 !

Écouter la chronique :

http://ardechelibre.org/wp-content/uploads/2016/03/frequence7-interview-ardechelibre.mp3

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Monitoring-FR : Meetup Paris Monitoring #5 : interview de Benoît Pourre

Le jeudi 17 mars 2016 a eu lieu le 5e meetup Paris Monitoring. dans les locaux de D2SI, société de conseils en IT. Le thème de ce meetup était Le monitoring revisité, thème décliné autour de trois conférences, dont l’une avait pour sujet : Monitoring as Code. Ce sujet, probablement l’un des plus gros enjeux de la supervision des applications, était présenté par Benoît Pourre (@captnbp), Automation Consultant chez D2SI. Suite à sa présentation, nous avons pu l’interviewer pour approfondir le sujet.

Vous pouvez télécharger directement les fichiers MP3 ou OGG pour une écoute offline en cliquant sur les icônes correspondantes.

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bozon : Bozon 2.4 (build 2)

Bonsoir à tous,

Je viens de commit une version corrigeant quelques bugs en attendant de terminer la page de config.

J'ai également ajouté une page de roadmap afin que tous puissent suivre le déroulement du développement de bozon et éventuellement se tenir au courant des bugs en cours de correction.

http://roadmap.bozon.pw

Merci à tous pour vos remontées très pertinentes qui me permettent de cibler et de corriger rapidement les problèmes que vous rencontrez ^^

A bientôt !

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RaspbianFrance : Transformer sa Raspberry Pi en serveur GitHub avec GitLab

Si vous faites un peu de développement informatique vous connaissez très probablement GitHub.

Pour ceux d’entre-vous qui ne connaîtraient pas encore GitHub (déjà arrêtez de faire du management et commencez à coder) voici un petit rappel.

GitHub est un service web basé sur le logiciel Git (il s’agit d’un logiciel de versionning écrit par Linus Torvald) et qui permet d’héberger un projet tout en fournissant de nombreux outils comme la gestion de tickets (à travers les « issues »), l’établissement de statistiques ou encore la création d’un Wiki pour un projet.

Nous allons donc voir ensemble comment héberger vous-même un système proche de GitHub.

 

Pourquoi héberger votre propre GitHub-like sur votre Raspberry Pi ?

Même s’il s’agit d’un système assez incroyable (GitHub c’est quand même le plus grand système de partage de code du monde), GitHub possède certains défauts qui pourraient vous amener à vouloir héberger votre propre système plutôt que d’utiliser GitHub.

Parmi ces défauts, il y a notamment le fait que GitHub, dans sa version gratuite, vous oblige à laisser votre code accessible à tous en lecture.

Autre défaut, GitHub lui-même n’est pas libre et ça c’est pas cool !

Enfin, utiliser GitHub c’est faire confiance à un tiers pour l’hébergement de vos données, avec ce que cela induit comme dépendance et comme manque de configurabilité.

 

Quelle alternative à GitHub pour une installation locale ?

Si il existe d’autres services en ligne qui viennent concurrencer GitHub (notamment BitBucket) nous cherchons ici une alternative qui nous propose à la fois les fonctionnalités principales de GitHub, tout en nous permettant l’auto-hébergement.

Dans cette optique, nous avons choisi de nous pencher sur GitLab, un GitHub like auto-hébergé, libre (dans sa version Community Edition).

Gros point positif pour GitLab, il propose un installateur pour Raspbian  et la nouvelle Raspberry Pi 3 !

GitLab vous offrira donc une interface web claire pour la gestion de vos répertoires Git et vous permettra également de gérer les tickets ou un Wiki.

 

Installer GitLab sur votre Raspberry Pi avec Raspbian

L’installation de GitLab sur votre Raspberry Pi est très simple. Nous allons ici effectuer une installation pour Raspbian.

Notez que GitLab nécessite une architecture 64 bits et donc une la Raspberry Pi 3.

Dans un premier temps nous allons installer l’ensemble des logiciels qui peuvent êtres utiles à GitLab ou à son installation. Pour cela, lancer la commande suivante :

sudo apt install curl openssh-server ca-certificates postfix apt-transport-https

Cette commande installera notamment le logiciel « postfix ». Lors de l’installation de celui-ci prenez soin de choisir l’option « Site internet ».

Ces logiciels installés, nous allons maintenant ajouter le dépôt de GitLab à Raspbian pour pouvoir gérer plus facilement les mises à jour du logiciel.

Pour cela, nous allons commencer par ajouter les clefs du dépôt puis nous ajouterons le dépôt en tant que tel. Pour cela, lancez les commandes suivantes :

curl https://packages.gitlab.com/gpg.key | sudo apt-key add - sudo curl -o /etc/apt/sources.list.d/gitlab_ce.list "https://packages.gitlab.com/install/repositories/gitlab/raspberry-pi2/config_file.list?os=debian&dist=jessie" && sudo apt-get update

 

Ceci fait, nous allons pouvoir installer GitLab (Community Edition) en tant que tel et le configurer. Pour cela lancer la commande suivante :

sudo apt-get install gitlab-ce sudo gitlab-ctl reconfigure

Il ne vous reste plus qu’à vous connecter à l’adresse de votre Raspberry Pi depuis votre navigateur et à finir la configuration. Par défaut le login est « root » et le mot de passe « 5iveL!fe ».

 

Conclusion

Voilà, vous avez maintenant votre propre petit système GitHub like sur votre Raspberry Pi, en libre et indépendant de grands groupes !

Pour continuer dans l’auto-hebergement, faites donc un tour sur notre article dédié à OwnCloud ou encore sur notre article dédié à l’installation d’OSMC ou le choix de vos accessoires !

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Framablog : Le numérique nous change au-delà de nos usages

Nous avons tous conscience, pour peu que nous prenions un peu de recul, que nos usages et nos mœurs ont considérablement changé dans les 20 dernières années. Nous en attribuons la cause à l’omniprésence des technologies numériques que nous avons massivement adoptées, du moins dans notre partie du monde.

Cependant ce n’est pas seulement notre manière de communiquer, vivre, travailler, aimer… qui ont complètement changé, c’est aussi notre manière d’être nous-mêmes, ou plutôt : la façon dont notre être apparaît aux yeux du monde numérique désormais.

Lorsque ce monde numérique est quasi entièrement sous la coupe des entreprises de la Silicon Valley et sous la surveillance des gouvernements, nous sommes asservis à une nouvelle féodalité, et plus vraiment dans une démocratie.

C’est ce qu’expose Aral Balkan dans le billet qui suit.

Aral Balkan est le fondateur et principal créateur de Ind.ie, il a déménagé son entreprise aux Pays-Bas l’an dernier lorsqu’il a vu que le nouveau gouvernement britannique voulait accentuer la surveillance de masse et imposer des backdoors, ces portes dérobées dans le code qui permettent les intrusions dans les données confidentielles.
soLong

La nature du « soi » à l’ère numérique

aral-432Article original sur le blog d’Aral Balkan : https://ar.al/notes/the-nature-of-the-self-in-the-digital-age/

Traduction Framalang : Piup, roptat, line, goofy, Penguin 

3 Mars 2016 – Cet article repose sur une conférence que j’ai donnée au Bucerius Lab à Hambourg le mois dernier et qui s’intitulait : « Émancipation numérique : la propriété de soi à l’ère numérique ».

La nature de la technologie moderne

Votre téléviseur intelligent, la montre à votre poignet, la nouvelle poupée Barbie de votre enfant et la voiture que vous conduisez (c’est plutôt elle qui vous conduit, non ?) ont une chose en commun : tous ces objets fonctionnent en collectant des données — vos informations personnelles — sur vous, vos amis, et votre famille.

Bien que cela puisse sembler effrayant en soi, le vrai problème n’est pas là.

La technologie moderne fonctionne en moissonnant une profusion de données (souvent personnelles). Il s’agit simplement d’une réalité de la vie. On ne la changera pas.

La question cruciale est la suivante : qui possède et contrôle les données vous concernant et les mécanismes par lesquels elles sont recueillies, analysées, et transformées en services utiles ?

Si la réponse à cette question était « c’est moi » alors notre problème serait résolu. Dans ce monde idéal, grâce aux capacités de la technologie, les individus disposant de davantage d’informations sur eux-mêmes et sur le monde qui les entoure pourraient traduire ces informations en superpouvoirs.

Malheureusement, nous ne vivons pas dans ce monde.

zuckerberg

Le public, branché sur des casques de réalité virtuelle, ne voit pas passer Mark Zuckerberg. L’avenir que nous devons éviter.

Aujourd’hui, la réponse à notre question, c’est que les sociétés multinationales comme Google et Facebook possèdent et contrôlent à la fois vos données personnelles, les moyens de les collecter, de les analyser et d’en faire de l’argent.

Aujourd’hui, ce sont les entreprises, et non les individus, qui  possèdent et contrôlent nos données et la technologie. Nous vivons dans une entreprenocratie, pas une démocratie.

Nous voici dans un état socio-techno-économique que Shoshana Zuboff de la Harvard Business School appelle le capitalisme de surveillance (en).

Pour comprendre pourquoi le capitalisme de surveillance est si problématique, nous devons d’abord comprendre deux concepts fondamentaux : la nature du « soi » et la nature des données à l’ère numérique.

La nature du « soi » à l’ère numérique

Selon Steve Krug, l’auteur de Do not Make Me Think (en), une technologie bien conçue devrait jouer le rôle d’un majordome lors de l’interaction avec un être humain. Disons que je veux me souvenir de quelque chose pour plus tard et que j’ai mon smartphone avec moi. La conversation entre nous pourrait donner quelque chose comme ceci :

Moi : majordome, rappelez-moi ça plus tard.

Mon smartphone : bien entendu, monsieur, je viens de le mettre pour vous dans l’application Notes .

Moi : merci

En réalité, avec des technologies comme Siri, vous pouvez avoir dès aujourd’hui exactement ce type de conversation.

Telle est la façon courante de voir notre relation à la technologie : comme une conversation entre deux acteurs. Dans notre cas, entre moi et mon téléphone. Si c’est ainsi que nous voyons la technologie, la surveillance est la capture des signaux entre les deux acteurs. Ce n’est en rien différent de ce que faisait la Stasi, quand elle installait des mouchards dans votre maison et écoutait vos conversations. Ce n’est pas très sympathique, mais la surveillance est ainsi, traditionnellement.

Mais que se passerait-il si telle n’était pas notre relation à la technologie ?

votre smartphone est-il un simple majordome ou bien un peu plus que ça ?

Votre smartphone est-il un simple majordome ou bien un peu plus que ça ?

Lorsque je note une idée sur mon smartphone pour m’en souvenir plus tard, est-ce qu’en réalité je ne donne pas une extension à mon esprit, et par là-même une extension à mon « moi » utilisant le smartphone ?

Aujourd’hui, nous sommes des cyborgs. Cela ne veut pas dire que nous nous greffons des implants technologiques, mais que nous étendons nos capacités biologiques avec la technologie. Nous sommes des êtres éclatés, avec des parties de nous-mêmes dispersées dans nos objets quotidiens et augmentées par eux.

Peut-être est-il temps de repousser les frontières du soi pour inclure les technologies au travers desquelles nous nous étendons nous-mêmes.

Le smartphone étend les frontières du « soi »

L’extension des frontières du « soi »

Si nous commençons à percevoir ainsi nos objets quotidiens, pas en tant qu’acteurs séparés, mais comme des extensions de nous-mêmes, alors plusieurs choses deviennent très claires.

Tout d’abord, la surveillance n’est plus la capture de signaux mais une violation du soi. Considérons le litige actuel entre Apple et le FBI, qui veut créer un précédent pour pouvoir accéder au téléphone de n’importe qui. J’ai entendu dire que la requête se rapprochait d’une requête légale pour accéder au contenu d’un coffre-fort (ici lien vers un article en anglais qui explique les véritables enjeux du conflit Apple contre FBI). Rien ne pourrait être aussi éloigné de la vérité. Mon iPhone n’est pas plus un coffre-fort que mon cerveau n’en est un. C’est une partie de moi. Dans ce cas, si on veut rentrer dans mon iPhone, ce qu’on veut vraiment c’est violer ma personne. C’est une attaque contre le soi. Et nous avons déjà un riche corpus de lois et de règlements qui sanctuarisent le soi et les droits des êtres humains.

surveillance-as-assault

La surveillance du « soi » est une agression, une violation du soi.

Ensuite, il apparaît clairement que nous n’avons pas besoin d’une nouvelle Déclaration des Droits relative à Internet ou d’une « Magna Carta » du Web ou quoi que ce soit d’aussi absurde : tout ce dont nous avons besoin, c’est d’appliquer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (les droits de l’homme que nous connaissons) au monde numérique. Il n’existe pas un monde numérique et un monde réel. Il n’y a pas des droits de l’homme et des « droits numériques ». Nous parlons, en fait, d’une même et unique chose.

Enfin, nous commençons à comprendre la nature véritable de ceux qui fouinent dans nos données personnelles et nous pouvons essayer de réglementer efficacement leurs pratiques néfastes.

Mais pour commencer, il nous faut comprendre ce que sont les données.

La nature des données

On entend souvent dire que les données sont des placements profitables. Selon le magazine Wired , elles seraient l’équivalent moderne du pétrole. C’est seulement parce que nous ne comprenons pas la vraie nature des données que nous ne sommes pas choqués par ce genre de comparaison.
Prenons un exemple :

Supposons que j’aie une petite figurine. Si je dispose d’assez de données sur elle, je peux avec une imprimante 3D en créer une copie conforme à l’original. Imaginez maintenant ce que je peux faire si je dispose d’assez de données sur vous-même.

Les données sur un objet, si vous en avez une quantité suffisante, deviennent cet objet.

Les données sur vous, c’est vous.

Les données personnelles ne sont pas le nouveau pétrole. Les données personnelles, ce sont les gens eux-mêmes.

Maintenant, il ne s’agit pas de dire que Google, Facebook et les innombrables start-ups de la Silicon Valley veulent faire votre copie en 3D. Non, bien sûr que non. Ces entreprises veulent simplement vous profiler. Pour vous imiter. Pour en faire du profit.

Le modèle économique du capitalisme de surveillance, celui de Google, Facebook et des innombrables start-ups de la Silicon Valley, c’est de monétiser les êtres humains. Nous savons tous que Facebook et Google font tourner d’énormes « fermes de serveurs ». Vous êtes-vous jamais demandé ce qu’ils peuvent bien cultiver dans ces fermes ? posez-vous la question et vous devriez arriver rapidement à la conclusion que c’est nous qui sommes « cultivés ». Que sont Google et Facebook si ce n’est des fermes industrielles pour cultiver des êtres humains ?

Une ferme de serveurs

Une ferme de serveurs

Nous les appelons des fermes de serveurs… Vous êtes-vous jamais demandé ce qu’ils peuvent bien cultiver dans ces fermes ?

Si cela vous paraît familier, c’est normal : voilà bien longtemps que nous utilisons diverses variantes de ce modèle économique.

Nous appelons ce business très rentable et pourtant ignoble qui consiste à vendre le corps des humains : « l’esclavage ». Le modèle économique des plus grosses entreprises technologiques consiste à tout monétiser de vous à l’exception de votre corps. Comment appellerons-nous cela ?

selling-people

Nous avons tout un passif historique honteux de la commercialisation des individus. Aujourd’hui, le modèle économique des industries technologiques principales consiste à vendre tout ce qui vous concerne, tout ce qui fait que vous êtes vous, à l’exception de votre corps. Comment devrions-nous appeler cela ?

Ce n’est pas un problème technologique…

La Silicon Valley est la version moderne du système colonial d’exploitation bâti par la Compagnie des Indes Orientales, mais elle n’est ni assez vulgaire, ni assez stupide pour entraver les individus avec des chaînes en fer. Elle ne veut pas être propriétaire de votre corps, elle se contente d’être propriétaire de votre avatar. Et maintenant, comme nous l’avons déjà vu, plus ces entreprises ont de données sur vous, plus votre avatar est ressemblant, plus elles sont proches d’être votre propriétaire.

Votre avatar n’est pas figé une fois pour toute, c’est quelque chose de vivant, qui respire (grâce à des algorithmes, pas avec des cellules biologiques). Il vit dans les labos de Google, Facebook et il est soumis constamment à des centaines voire des milliers de tests pour être analysé afin de mieux vous comprendre. Certaines de ces expériences, si elles étaient réalisées sur votre personne physique, conduiraient les dirigeants de ces compagnies en prison pour crime contre l’humanité.

Toutes ces informations personnelles et toute la richesse qui en découle appartiennent à des entreprises et par extension (comme Edward Snowden nous l’a montré) sont partagées avec les gouvernements.

Cela crée un très grand déséquilibre entre le pouvoir des individus et celui des entreprises et entre le pouvoir des individus et celui de leur gouvernement.

Si je me promène avec une caméra chez Google Inc., je serai en arrêté. En revanche, Google enregistre ce qui se passe dans un nombre incalculable de foyers grâce aux caméras Nest [NDT : webcam filmant en continu]. Dans le monde du capitalisme de surveillance, ceux qui ont droit au respect de leur vie privée (les individus) en sont… privés, alors que ceux qui devraient être transparents (les entreprises, les gouvernements) en bénéficient.

Quand Mark Zuckerberg déclare que « la vie privée est morte », il parle uniquement de notre vie privée, pas de la sienne. Quand il achète une maison, il achète également les deux maisons mitoyennes. Sa vie privée, celle de Facebook Inc. et la confidentialité de votre gouvernement sont toujours protégées, et même bien protégées.

Si cela ne ressemble pas à de la démocratie, c’est parce que ce n’en est pas. Le capitalisme de surveillance n’est pas compatible avec la démocratie.

Le système dans lequel nous vivons aujourd’hui pourrait être appelé : « entreprenocratie », le régime féodal des entreprises.

Nous vivons dans une époque néo-coloniale régie par des monopoles multinationaux.

Un impérialisme numérique, si vous préférez.

La montée de l’ « entreprenocratie » est la conséquence de décennies de néo-libéralisme incontrôlé et d’idéologie californienne. Elle a conduit le système à un niveau jamais atteint d’inégalités, pour preuve : 62 personnes possèdent autant de richesses que la moitié du monde la plus pauvre (soit 3,5 milliards de personnes). Elle apporte aussi la destruction à grande échelle de notre environnement à travers l’épuisement des ressources et le changement climatique. Pour le dire crûment, c’est une menace mortelle pour notre espèce.

Ce n’est pas un problème technologique.

C’est un problème du capitalisme.

Et la seule réponse possible est une démocratie meilleure et plus forte.

Des technologies alternatives, décentralisées et à divulgation nulle peuvent jouer un rôle important en nous aidant à obtenir de plus grandes libertés publiques et une meilleure démocratie. Mais la technologie n’est pas un remède miracle. Sans changement au niveau de la régulation ou des statuts, ces technologies seront jugées illégales et ceux d’entre nous qui les auront mises en œuvre deviendront les nouveaux Snowden et Manning.

Notre défi est immense : les alternatives que nous créons doivent être pratiques et accessibles. Elles doivent être conçues de manière éthique et être non-coloniales par construction. Ce n’est pas une tâche simple.  Mais ce n’est pas non plus irréalisable. Je le sais car en ce moment je code moi-même ce type de solution, et d’autres aussi.

ethical-design

La pyramide de la création éthique : les produits doivent respecter les droits de l’homme, être utiles, fonctionnels et fiables, tenir compte de l’expérience utilisateur.

Les solutions alternatives doivent être conçues de façon éthique.

La bataille pour nos libertés publiques et pour la démocratie doit être menée avec nos nouveaux objets quotidiens. Selon le résultat nous verrons si nous resterons des serfs soumis à une féodalité numérique ou si nous pouvons être des citoyens libres, renforcés par une technologie qui nous appartiendra et que nous contrôlerons, des individus qui pourront explorer le potentiel de l’espèce humaine jusqu’à l’infini.

Je souhaite travailler à ces lendemains lointains.

Et j’espère que vous aussi.

Copyright © 2003–2016 Aral Balkan. Sauf mention contraire, tous les contenus de mon blog sont sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International et tout code publié est sous licence MIT. Photo d’Aral par Christina von Poser.

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Monitoring-FR : Meetup Paris Monitoring #5 : interview de Charles Judith et Victor Demonchy

Le jeudi 17 mars 2016 a eu lieu le 5e meetup Paris Monitoring. dans les locaux de D2SI, société de conseils en IT. Le thème de ce meetup était Le monitoring revisité, thème décliné autour de trois conférences, dont l’une avait pour sujet : The problem of a monolithic monitoring solution in a large scale environment. Cette conférence très intéressante, dont les slides sont disponibles, était donnée par Charles JUDITH (@Charles_JUDITH) et Victor DEMONCHY (@VictorDemonchy) de Criteo et suite à celle-ci, nous avons pu les interviewer pour approfondir le sujet.

Vous pouvez télécharger directement les fichiers MP3 ou OGG pour une écoute offline en cliquant sur les icônes correspondantes.

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