Planet Libre

Okki : Lancement du site Flatpak

flatpak
Flatpak, la technologie qui nous permettra enfin de pouvoir vivre cette fameuse année du bureau Linux (rien que ça), vient de lancer son site officiel.

Pour rappel, Flatpak, qui est également connu sous son ancien nom xdg-app, doit mettre fin aux sempiternels problèmes relatifs à la distribution d’applications sur les systèmes GNU/Linux. Les développeurs n’ayant plus qu’à proposer un unique paquet Flatpak, que les utilisateurs pourront installer sur n’importe quelle distribution, sans avoir à se soucier des questions de formats de paquets (DEB, RPM…), de la distribution utilisée, des versions de telle ou telle bibliothèque ou toute autre question du même acabit.

L’utilisateur d’une Debian stable pourra enfin jouir des dernières versions des applications GNOME ou de LibreOffice s’il le souhaite :P

Mais ce n’est pas le seul avantage, puisque plusieurs versions d’une même application pourront être installées en parallèle (ce qui peut être utile si vous souhaitez tester une version de développement), de même que la sécurité sera renforcée. Une application Flatpak étant isolée du reste du système, elle ne pourra plus accéder à vos périphériques sans votre permission, et qu’il s’agisse d’une application malveillante ou d’un malencontreux défaut de conception, elle ne pourra plus non plus vous espionner ou supprimer tous vos fichiers.

Malheureusement, bien que la technologie soit désormais pleinement fonctionnelle, l’installation d’un paquet Flatpak doit encore s’effectuer en ligne de commande, et il faudra attendre la prochaine version de GNOME pour que sa prise en charge par Logiciels soit effective.

Malgré tout, je ne peux qu’inviter les développeurs à proposer au plus vite des paquets Flatpak à leurs utilisateurs.

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Monitoring-FR : Meetup Paris Monitoring #6 : interview du sponsor Ikoula

Le 6e Meetup Paris Monitoring a eu lieu le mercredi 18 mai  et avait pour thème « la collecte, le stockage et la manipulation de métriques/séries temporelles ». Cet événement était sponsorisé par Logmatic.io et Ikoula déjà bien connu des participants car c’est la deuxième fois qu’ils sponsorisaient un meetup Paris Monitoring, le premier étant un crossover Paris Monitoring / DevOps.

À cette occasion, nous en avons profité pour interviewer Jules-Henri Gavetti, le fondateur d’Ikoula, hébergeur français bien connu afin qu’il nous présente sa société et ses services proposés mais aussi les raisons qui font qu’Ikoula sponsorise le Meetup Paris Monitoring. Jules-Henri nous parle aussi des outils de supervision utilisés par Ikoula.

Vous pouvez télécharger directement les fichiers MP3 ou OGG pour une écoute offline en cliquant sur les icônes correspondantes.

Your browser does not support the audio element.mp3 mp3

 

Gravatar de Monitoring-FR
Original post of Monitoring-FR.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

genma : Merci à Yunohost et la Brique Internet !

Ce billet fait suite à mon billet L'élitisme de l'auto-hébergement

Tout d'abord, comme je l'ai mis en remarque après des retours sur ce billet, l'élitisme est un terme mal choisit. L'élitisme est une attitude qui consiste à favoriser l'accession des personnes jugées comme étant les meilleures et qui tend à dévaloriser le reste de la population. Source

Je pense que ce billet était le résultat d'une frustration, celle de ne pas pouvoir monter assez vite en compétence pour pouvoir aider (faire du support ou autre) et encore plus démocratiser ça. Comme m'a dit Bram via Twitter on sort de la préhistoire dirons nous. Et moi j'aimerai être dans le futur. Je veux aller trop vite.

Je ne remets nullement en question le super boulot des équipes Yunohost / de la Brique Internet, au contraire. C'est grâce à elles-eux que j'ai pu passer à l'auto-hébergement et commencer à mettre les mains dans le cambouis. J'ai trouvé et je trouve du support au sein de ces communautés, des personnes motivées pour partager leurs connaissances, qui ont pour volonté de rendre ça accessible. Certes il y a des limites (cf mon billet). Mais si je peux vous conseiller quelque chose, c'est de ne pas rester seul-e dans cette aventure. Lancez-vous, apprenez, partagez vos besoins, vos incompréhensions, questionnez. Chaque réponse que l'on mettra en ligne pour vous répondre sera utile à d'autres, qui apprendront et comprendront à leur tour. C'est ainsi que j'ai appris et que j'apprends, via le partage d'autres qui prennent le temps de me répondre, de partager leurs connaissances, que je vulgarise à mon tour, que explique à d'autres (vous).

Pour ça, merci à ces communautés qui sont donc tout sauf élitiste !

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Okki : Sortie de Terminix 1.0

Terminix 1.0

Après cinq petits mois de développement, Terminix vient de sortir sa toute première version stable.

Pour rappel, il s’agit d’un émulateur de terminal capable d’afficher une mosaïque (tiling) de terminaux dans une même fenêtre. Les terminaux peuvent être disposés aussi bien horizontalement que verticalement, tout en pouvant mixer les possibilités. L’agencement peut être réorganisé par simple glisser-déposer, et le déplacement d’un terminal à l’extérieur de la fenêtre créera une nouvelle fenêtre. Plusieurs fenêtres pouvant être ensuite fusionnées au besoin.

Terminix propose bien évidemment d’autres fonctionnalités intéressantes, comme la synchronisation entre les terminaux, autorisant ainsi la frappe de commandes sur un terminal pour voir le résultat s’afficher sur d’autres terminaux; l’agencement des terminaux peut être sauvegardé dans un fichier, on peut donner des titres personnalisés aux terminaux et les notifications sont prises en charge sous Fedora (la fonctionnalité nécessitant une version patchée de VTE). Et le plus important pour la fin, il gère bien la transparence de l’arrière-plan ;)

Sous le capot, ça utilise VTE, le même composant GTK+ que celui utilisé par GNOME Terminal. Et ce n’est pas le seul point commun, puisque le projet tente de respecter les bonnes pratiques pour l’IHM de GNOME, ce qui permet à Terminix de bien s’intégrer dans notre environnement.

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

genma : L'élitisme de l'auto-hébergement

Dans ce billet je voudrais parler de l'élitisme de l'auto-hébergement. Le terme d'élitisme peut sembler un peu fort mais il ne l'est pas tant que ça. En 2016 l'auto-hébergement reste clairement une lubie de geek et une solution qui est tout sauf grand public. Je m'explique et je démontre ça dans la suite de ce billet.

Mon background

Je connais le principe de l'auto-hébergement depuis que je suis sous Linux, au début des années 2000. Dans mes fréquentations de l'époque, j'avais des amis geeks qui laissaient tourner en permanence des PC "serveurs" (comprendre avec un OS en ligne de commande, sans interface graphique contrairement à moi, à l'époque) pour partager des fichiers et autres services (IRC) via le réseau de la résidence universitaire. Tout un monde qui m'était parfaitement étranger à moi, qui n'était pas encore intéressé par l'informatique comme je peux l'être depuis une dizaine d'années maintenant.

Peu de temps après ces premiers contacts avec ce monde inconnu,je suis tombé dans la marmite du logiciel libre, de l'autodidaxie en informatique, j'ai commencé à faire de la veille sur différents domaines au quotidien. J'ai passé et je passe encore BEAUCOUP de temps à faire ça. Avec les années, j'ai donc toujours suivi de plus ou moins loin les évolutions dans le domaine, j'ai vu l'arrivée du Raspberry Pi et de Yunohost, la naissance du projet La brique Internet et la volonté de revenir à un Internet décentralisé pour lutter contre les GAFAM.

Etat des lieux

Nous sommes donc en 2016, il y a des solutions plus faciles qui simplifient beaucoup de choses (la Brique Internet et le système qu'elle utilise Yunohost en sont de très bons exemples), qui automatise les configurations. Mais il y a encore beaucoup à apprendre. L'auto-hébergement demande un certain nombre de connaissances, compétences et pratique au quotidien. Que ce soit pour la supervision/analyse des logs, mises à jour, configuration de la sécurité... Tout cela ne s'improvise pas et n'est pas encore si simple que ça. Et je ne parle pas des problématiques comme la création de sous domaine, d'un hidden service pour Tor, la mise en place de TLS (même avec Let's Encrypt)...

Peut-être que j'ai un regardé biaisé, que j'en attends et demande trop, que je veux aller plus loin que ce n'est prévu pour ces solutions clefs en main. Peut-être.

Des connaissances

Des puristes m'ont dit : "Ton Yunohost c'est bien mais en automatisant, ça cache pas mal de choses". Et je ne peux que dire que je suis d'accord. Même si je fais confiance aux personnes qui sont derrière Yunohost pour être de meilleurs administrateurs et développeurs que moi (et ils le sont sans hésitation), je me penche tout de même sur le code source, je regarde les fichiers générés, j'étudie les fichiers de configuration et les choix qui y ont été faits. Mais c'est un choix et un investissement personnel que je souhaite faire.

Ce que je constat c'est qu'avant de me lancer dans cette aventure de longue haleine, j'avais déjà un certain nombre de connaissances de bases (j'ai un peu plus de dix ans de Linux sous Ubuntu), des notions d'administration système et une curiosité geek d'autodidacte qui me fait apprendre sans cesse de nouvelles choses.

Et plus le temps passe et plus j'en arrive à la conclusion que l'auto-hébergement nécessite d'avoir des prérequis en connaissances dans le domaine de l'administration (et être donc à l'aise avec les commandes shell correspondantes). Il faut par exemple savoir faire des sauvegardes et surtout les restaurer... Il faut également des connaissances en réseaux, en sécurité, en logiciel et développement (il faut comprendre des erreurs générés par PHP ou Python par exemple, selon le logiciel qu'on installé), en base de données... Il faut pouvoir toucher à tout.

Car dès qu'on sort des clous, dès que ça ne marche pas, dès que l'automatisation pose soucis, on se retrouve à devoir comprendre, analyser, chercher dans les forums et devoir formuler de façon technique... D'où le prérequis des connaissances.

Du temps

Pour pouvoir s'auto-héberger, il faut du temps. Il y a le temps de l'acquisition des connaissances préalables. Il y a ensuite tout le temps de la mise en place d'un système rôdé. Et ce, même si on utilise des outils pré-configurés et facilitant grandement le travail comme Yunohost. Le temps de tout mettre en place, pour vérifier que tout marche, réparer etc. surtout si l'on veut faire des choses un peu exotique... Dans mon cas, j'ai réinstallé un PC sous Debian (en ligne de commande, sans interface graphique). Et il faut donc du temps pour apprendre à savoir faire ça.

Puis il y aura le temps d'administration, de mettre à jour, de veiller (faire de la veille technologique)... Pour savoir réagir et mettre à jour rapidement si une faille critique est découverte (oui j'ai automatisé les mises à jour avec apt-cron).

Et il y a tout bêtement le temps de l'utiliser. Car avoir un système d'auto-hébergement à soi, avec tout un tas de services cloud, c'est bien. En avoir l'usage, c'est mieux. Combien de temps va-t-on passer à installer des services, à les configurer aux petits oignons, à régler le paramétrage de la façon la plus fine possible, pour finalement ne pas utiliser le service en question ?

De l'argent

Même si on a pris une machine de récupération (un vieux PC que l'on nous donne par exemple), il faut payer son abonnement Internet tous les mois et la consommation électrique de la machine. Il y a l'achat d'un nom de domaine. Éventuellement de pièces détachées (si un élément ne marche plus, un disque dur usb externe pour faire des sauvegardes. Voir à ce sujet mon billet sur le spare matériel).... Même si on se débrouille assez bien (un nom de domaine, c'est une dizaine d'euros par an, un PC basse consommation ou un Raspberry Pi c'est quelques euros d'électricité par an, on peut utiliser un disque dur qu'on avait déjà...)

Conclusion

Avoir des connaissances avancées en informatique, du temps et de l'argent, ce n'est pas donné à tout le monde. Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir réunir ces 3 prérequis. Et c'est en cela que l'auto-hébergement est clairement quelque chose qui reste encore élitiste. Mais via mes billets de vulgarisation, mon retour d'expérience, mon partage de connaissance acquise et les synthèses que je fais, j'espère changer ça, en donnant autres des moyens de compréhension et d'appropriation des connaissances....

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #20

Pour la 20ème semaine de 2016, voici 5 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 23, mai 2016

[EN] Sign Our "Remove the Intel Management Engine (ME-less)" Petition - Purism Purism BIOS Coreboot Intel

antistress : Aujourd'hui (depuis la famille de processeurs Sandy Bridge) tous les CPU Intel nécessitent pour fonctionner un gros morceau de code propriétaire et chiffré qui empêche l'utilisateur d'être tout à fait sûr qu'il a bien le contrôle de son matériel. Du coup un logiciel comme Coreboot (projet de BIOS libre) est obligé d'intégrer ce code abscons autant que dangereux pour la liberté de l'utilisateur pour pouvoir prendre en charge les processeurs Intel actuels. Purism, qui souhaite proposer des machines modernes et respecteuses de la liberté de l'utilisateur, a lancé une pétition demandant à Intel de remédier à ce problème. Ce qui rejoint une revendication ancienne de la FSF : https://www.fsf.org/campaigns/free-bios.html. Bref, prenez le temps d'aller signer la pétition et d'envoyer un courriel à Intel !

Pourquoi Linux serait-il « le plus grand projet de développement logiciel de l'histoire » ? - Developpez.com Linux

antistress : "ce qui fait affirmer au numéro deux de la communauté autour du noyau de Linux que « c'est le plus grand projet de développement logiciel de l'histoire de l’informatique de par le nombre de personnes qui l'utilisent, le nombre de développeurs et d'entreprises qui sont impliqués dans son développement »."

Dépitée, la Quadrature du Net ne se battra plus frontalement contre les lois - Numerama LQDN lobby droit institution

antistress : "Signe supplémentaire que les institutions dites « démocratiques » peinent de plus en plus à convaincre de leur efficacité démocratique, la Quadrature du Net explique mardi qu'elle est fatiguée de se battre sur les terrains parlementaires, et préfère réorienter son action au plus près du public."

Pour des chercheurs, « une décennie de cœurs perdue » par Linux - Developpez.com Linux Linus_Torvalds

antistress : "Une équipe de chercheurs a remarqué des déficiences majeures du côté de l’ordonnanceur en tentant d’expliquer certaines dégradations importantes de performance en laissant le noyau Linux gérer lui-même l’affinité des processus par rapport aux cœurs".

Gravatar de Planet Libre
Original post of Planet Libre.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Okki : Sortie de GNOME App Folders Manager 0.2.2

GNOME App Folders Manager 0.2.2

GNOME ne permettant malheureusement pas de pouvoir créer directement depuis le Shell des dossiers Applications pour y déplacer facilement certains programmes (ce qui peut être utile si vous souhaitez rassembler certaines applications par thèmes), il faut normalement passer par Logiciels pour gérer les dossiers et y déplacer les applications souhaitées.

Maintenant, si vous n’avez pas installé Logiciels ou que vous préférez une application dédiée pour ce genre de tâche, GNOME App Folders Manager peut être une alternative intéressante. Néanmoins, le concept reste finalement le même. Il faut encore une fois passer par un outil externe pour gérer ses dossiers Applications…

GNOME Shell 3.20 affichant le contenu d’un dossier Applications

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Okki : Agenda 3.22 prendra en charge le glisser-déposer

Fonctionnalité toute bête, mais dans la vie, il arrive qu’il faille repousser la date d’un rendez-vous. Désormais, plutôt que de devoir modifier les informations pour changer manuellement la date de l’événement, il suffira de le déplacer, ce qui est tout de même plus rapide et intuitif ;)

Mais faisons place à une petite vidéo démonstrative, qui donnera en plus l’impression que cet article est bien plus long qu’il ne l’est réellement :p

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

blog-libre : Liens techniques – 1

Quand on se fait pirater son serveur

Je lisais un article l’autre jour parlant d’une intrusion sur un serveur.

Remarque N°1 : Le formatage et la réinstallation sont obligatoires (sauf si vous avez un outil de reprise d’activité comme MondoRescue et que vous avez cloné régulièrement votre système). Il est illusoire de penser que vous arriverez à nettoyer totalement les changements effectués par le méchant pirate sur votre serveur et que votre serveur demeurera sûr. La bonne pratique, c’est formatage et réinstallation.
Remarque N°2 : La pratique qui revient le plus souvent lors d’un piratage est de consulter les dates de modification des fichiers sur le système. C’est plutôt logique et une bonne idée en revanche ce n’est pas sûr. Je rappelle que la commande touch permet justement de modifier les dates des fichiers.

Un article (Anglais) sur comment modifier les dates des fichiers.

A la pointe de la sécurité sur SSH

Il y a des passionnés de la sécurité, voici 3 liens récents pour être à la pointe de la sécurité sur SSH.

Un article extrêmement complet pour sécuriser SSH.
Un point sur les clés d’échange SSH.
Un article (Anglais) de bonnes pratiques sur SSH.

Le cahier de l’administrateur Debian

Juste pour vous rappeler que Le cahier de l’administrateur Debian est sorti pour Debian 8, c’est toujours écrit par deux développeurs Debian Raphaël Hertzog et Roland Mas. C’est une documentation libre téléchargeable gratuitement, vous pouvez également l’acheter en format papier et faire un don.

Clavier se comportant comme sous Windows pour Xfce

J’utilisais uniquement un pc portable à mon domicile jusqu’à il y a encore quelques mois. Bien que je me sois totalement familiarisé avec l’agencement du clavier sur GNU/Linux, je ne l’apprécie pas sur pc portable. Je préfère taper 1234... que &É"'... en appuyant sur Verr Maj, principalement car je me sers bien plus souvent de chiffres. Cet agencement de clavier était de toute façon obligatoire car Madame commençait à s’arracher les cheveux dessus (chacun ayant sa session Xubuntu sur le pc portable).

Un article sur ubuntu-fr fait très bien le point dessus. C’est toujours parfaitement fonctionnel, j’ai testé récemment. Par contre j’ai l’impression qu’à cause de certaines mises à jour ça saute et qu’il faut alors tout remettre en place.

Gravatar de blog-libre
Original post of blog-libre.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

François Boulogne : Contributions #2

Voici une brève d'un certain nombre de mes contributions de ces trois derniers mois. Le but est de montrer qu'il y a plein de choses à faire et que chaque petit pas contribue à faire avancer le Libre.

Associations

Je me suis lancé à donner un coup de main à framasoft et la quadrature.

  • Un relecture d'une page web sur les NAS pour le site controle-tes-donnees et j'ai par ailleurs démarré deux autres tickets, un premier pour parler de CHATONS (je propose un texte) et un second pour réfléchir au contenu des pages auto-hébergement. N'hésitez-pas à contribuer.
  • Chez framasoft, j'ai aidé à la révision de la charte et aussi et émis une idée. Cette structure est très intéressante et je vais continuer à m'investir pour favoriser l'émergence.
  • De plus, j'ai démarré une liste de potentiels chatons ce qui permettra de démarcher des structures existantes et aussi d'avoir une idée plus précise de ce à quoi ça peut ressembler.
Archlinux
  • J'ai créé un paquet archlinux pour trimage. Ce serait intéressant de retravailler un peu sur le code et passer à python 3. Les derniers commits datent de trois ans.
Scikit-image

Scikit-image est une bibliothèque Python pour le traitement d'images (scientifique), que j'utilise assez souvent. Il y avait longtemps que je n'avais pas contribué, alors je m'y remets.

  • Suite à une utilisation avec des choses qui ne me plaisaient pas, je me suis lancé dans la relecture du code des fonctions de transformée de Hough pour les lignes. Ca m'a pris pas mal de temps pour me rendre compte qu'une précision manquait dans la doc et qu'il y avait une erreur dans la signature d'une fonction cython. Je tente aussi de mettre en place une détection de pic subpixellaire, mais ce n'est pas gagné.
  • J'ai apporté une correction de bug à cause d'un morceau de code qui n'avait pas été testé dans toutes les combinaisons d'option possible. C'est une fonction portant sur la détection de pics locaux.
Python
  • Suite à une analyse de performance de code de feedparser, j'ai créé un petit patch dont une partie a été fusionné. J'espérais pouvoir gagner plus en me lançant dans cette analyse, mais l'étude fût instructive.
  • Suite à mes activités d'empaqueteur pour archlinux, j'ai ouvert un ticket chez pandas lié à numexpr. Je suis tombé sur un dev assez peu agréable et le ton est un peu monté. Face à ça, j'ai arrêté de commenter et il a corrigé le bug tout seul. Une remarque : ce n'est pas parce que le bug tracker enregistre plusieurs milliers de tickets qu'il faut expédier les nouveaux sans analyser finement ce qui se passe et prendre le temps de poser les questions. Sur le long terme, c'est contre-productif.
Divers
  • J'utilise Jirafeau comme hébergeur de fichier et j'ai créé un petit patch pour que le script bash renvoie tous les liens.
  • Pour bibtexbrowser, j'ai proposé que l'url de jquery soit une variable. Ainsi, on permet au websmaster de respecter la vie privée des utilisateurs en utilisant sa propre installation.
  • Un rapport de bug pour simple-scan dont la fenêtre d'enregistrement n'est pas très intuitive pour les personnes ne comprennant pas le sens d'une extension de fichier. Or, ce logiciel s'adresse à ce type de public.

Gravatar de François Boulogne
Original post of François Boulogne.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Thuban : Documentation : format numérique ou papier?

Bonjour à tous.

Article un peu particulier aujourd'hui, car j'ai besoin de votre avis. En effet, j'ai quasiment terminé une documentation que j'espère complète et accessible sur l'auto-hébergement.

Encore?

C'est vrai, ce n'est pas la première. Cependant, la première tout en PDF me semblait finalement pas si facile d'accès que ça. Le temps passant, les rajouts et modifications se faisant de ci de là, j'avais une sensation de brouillon. J'ai donc retroussé mes manches et reproduit le document pour le rendre plus agréable à lire.

Le public visé n'a pas besoin de connaissances techniques pour le lire. J'ai tenté de produire une lecture à plusieurs niveaux pour les débutants comme les utilisateurs avancés. (enfin, quand je dis débutants, c'est un débutant capable d'installer un OS quand même). Le tout fait actuellement un peu plus de 150 pages, sous licence CC-BY-SA.

Bref, c'est là où j'ai besoin de votre avis. Je me demande si je dois publier une version papier de cette documentation. Cette démarche n'étant pas sans frais, j'aimerais savoir ce que vous en feriez :

- Vous achèteriez volontiers ce livre. À quel prix?
- Seule la version numérique vous intéresse
- Autres avis...

À vous la parole.
Pour ceux inscrits sur framasphère, vous pouvez répondre au sondage ici.

Merci!

Gravatar de Thuban
Original post of Thuban.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Okki : Sortie de Systemd Manager 0.4.5

Systemd Manager est une application toute simple qui vous permet de gérer facilement systemd, le système d’initialisation de la plupart des distributions GNU/Linux modernes.

D’un rapide coup d’œil, vous pourrez voir quels services tournent actuellement sur votre système, et vous pourrez tout aussi simplement démarrer ou arrêter ces mêmes services, les activer ou les désactiver au démarrage, mais également éditer la configuration des différentes unités ou consulter les journaux qui y sont associés. En bonus, vous pourrez également analyser le temps de démarrage de votre système, avec la durée globale ou pour chaque unité.

Si vous ne faites pas une administration poussée de votre système, que vous n’avez pas le courage d’apprendre la documentation associée aux commandes systemctl et journalctl, ou que la ligne de commande vous rebute, Systemd Manager fera sans doute votre bonheur.

Puis si vous souhaitez contribuer à un logiciel libre, l’application semble avoir besoin d’un traducteur francophone, d’un graphiste pour ses icônes, ainsi qu’une personne motivée pour créer le fichier AppData nécessaire pour pouvoir apparaître un jour dans les logithèques ;)

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

genma : Android vs Firefox OS : les applications

Dans ce billet, je me focaliserai sur une comparaison entre Android (version Cyanogenmod) et Firefox OS au niveau des applications. Le test est fait via deux smartphones identiques, le ZTE Open C, l'un sous Firefox OS 2.5, l'autre sous CyanogenMod 12 (donc Android 5.x). Dans ce billet j'utilise encore l'appellation Firefox OS car le nom est encore valable pour le système d'exploitation qui fait tourner le téléphone. La version communautaire qui fera suite à l'arrêt de Firefox OS pour smartphone par Mozilla, B2G (Boot 2 Gecko) n'est encore qu'un prototype

(Voir au sujet de B2G les billets de la Communauté Mozilla francophoneLe portage de B2G Contribuez à B2G OS pour continuer Firefox OS pour smartphones)

. Sur Firefox OS, j'utilise le marketplace ou des sites webs dans leur version adaptée au mobile que je mets en favori/marque-page/raccourci.

Pour rappel, Android (et donc CyanogenMod) utilisent des applications propres au système. Firefox OS utilisent des applications dites webs basée sur les technologies HTML5/CSS3/Javascript (et elles sont donc également utilisables sur Android si besoin, ce que je n'ai pas encore fait que je n'aborderai donc pas dans ce billet).

Pour pouvoir installer des applications

Quand on commence à s'intéresser aux applications (pour connaître un peu les applications à la mode) qu'il est possible d'installer sur un téléphone Android (ou équivalent dans le cas de CyanogenMod), on s'aperçoit très rapidement que ces applications sont disponibles pour Android via le Google Play ou sur Iphone et sont absentes de Windows Phone. Le marché est donc très clairement trusté par deux systèmes. Sur CyanogenMod j'ai installé deux logiciels permettant d'installer des applications : le Google Play et F-Droid.

A chaque installation d'application, la liste des autorisations nécessaires au bon fonctionnement de l'application est consultable. Pour les applications à la mode, les applications recommandées ou considérées comme indispensables par la plupart des billets de blogs et articles de journaux qui ressortent dans les premières réponses dans les moteurs de recherche, les autorisations nécessaires font peur... Comme je le disais dans mon billet Android ou CyanogenMod ?, ces applications nécessitent un accès à quasiment à toutes les données du téléphone (dont aux données personnelles). Mon choix est donc simple : je m'en passe, je n'installe pas. Et je cherche un équivalent en logiciel libre sous F-Droid.

Les applications non disponibles sous Firefox OS

Avec CyanogenMod, j'ai toutes les applications que je n'avais pas sous Firefox OS et des fonctionnalités qui me manquaient. Il y a CozyCloud pour ne citer qu'elle (voir Test de l'application CozyCloud sous Android). Il y aussi l'application Freebox officielle fournie par Free qui permet de gérer sa Freebox depuis son smartphone (fort pratique et utile pour moi). Ce sont des applications que j'ai récupéré via le Google Play. Ainsi que SMSSecure/TextSecure (devenu Silence et Signal ; un billet sera écrit prochainement spécifiquement sur ces applications). Certes il existe des façons de récupérer ces applications et d'installer les différents "apk" (le format d'application d'Android) sans passer par le store (et donc la nécessité d'avoir un compte Google). Mais je n'ai pas encore testé cette façon de faire.

En fouillant un peu le Google play par curiosité, ce que je remarque aussi c'est qu'il y a des applications pour tout. Chaque service public et entreprise a son application. Chaque site web a son application. L'expression There's an app for that Il y a une application pour ça n'existe pas pour rien. Là où une simple version mobile du site suffirait, on a une application. Avec des demandes de droits et récupération de données personnelles...

Par conséquence, j'évite donc au maximum les applications du Google Play, préférant des logiciels libres disponibles sur F-Droid. Via F-Droid, j'ai pu installer un client OpenVPN, le TorBrowser via Orbot... Soit des applications qui n'existe pas et pour lesquelles il n'y a pas d'équivalent sous Firefox OS. Et que j'avais très clairement identifiées comme nécessaire à mon usage/mes besoins. Cf mon billet FirefoxOS - Quelles sont les applications manquantes ?

Pour les autres applications que j'installe et je teste, ce sont plus des tests d'applications dispensables, toujours trouvées via F-Droid.

Les usages communs aux 2 OS

Je consulte mes mails depuis mon Smartphone. Niveau mail, j'utilise K9Mail sur CyanogenMod ; le logiciel de mail par défaut (en existe-t-il d'ailleurs un autre pour Firefox OS). K9Mail est plus complexe et a plus de fonctionnalité mais ce n'est pas un mal.

J'utilise un client Owncloud. Sous CyanogenMod le client Owncloud officiel ; sous Firefox 0S, j'utilise TFE Drive. Il faudra que je compare ces deux applications via des tests (vitesses de récupération du même fichier, réactivité de l'application, ergonomie etc.) pour pouvoir juger et me faire un avis plus poussé.

Là où Firefox OS est peut-être gagnant c'est sur l'usage du navigateur Firefox en lui-même. Les pages s'affichent un peu plus rapidement. Est-ce lié au fait que le moteur de Firefox est part intégrante du système et que l'on gagne une couche applicative. Sûrement. Ou au fait que dans le Firefox sous CyanogenMod, comme il est possible d'installer des extensions, j'ai ajouté µBlock Origin, ce qui alourdirait Firefox ?

De même pour Twitter et Diaspora. Sous FirefoxOS, ce sont des versions mobiles/adaptées des sites webs. Sous CyanogenMod, ce sont des applications. Les applications apportent des fonctionnalités comme les notifications (même lorsque l'application n'est pas lancée), mais cela alourdit l'ensemble.

Conclusion à ce billet

Pour les anglophones, j'avais écrit un billet Still A Firefox OS user, will I migrate to Android ? que je pourrais traduire en français par utilisant toujours Firefox OS, est-ce que je migrerai sous Android ?.

Ce billet est donc un pas de plus vers une migration envisageable/envisagée, apporte quelques éléments de ma propre réflexion et expérience pour que chacun-e se fasse son propre avis. Le fait que l'on retrouve tout ce que l'on a sous Firefox OS et surtout des applications nécessaires (voir indispensable) qu'on a pas sous Firefox OS, le fait qu'il faille encore attendre plusieurs mois avant de voir la viabilité de B2G OS (nouveau nom de Firefox OS), tout cela penche de plus en plus dans la balance... A suivre...

Sur le même sujet
-Android ou CyanogenMod ?
-Android, Cyanogen et ZTE Open C

Et sur le sujet de B2G OS, les billets de la Communauté Mozilla francophone :
-Le portage de B2G
-Contribuez à B2G OS pour continuer Firefox OS pour smartphones

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Okki : Annonce du Libre Application Summit

La fondation GNOME vient d’annoncer la première édition de la conférence Libre Application Summit, qui se tiendra du 19 au 23 septembre à Portland, dans l’Oregon. Cette dernière devant permettre d’accroître l’écosystème d’applications GNU/Linux en améliorant la collaboration entre le noyau Linux et les principales distributions, ainsi qu’en attirant les développeurs d’applications, aussi bien chez les indépendants que chez les gros éditeurs.

Un panel varié de participants y est attendu, que ce soit des développeurs du noyau, de distributions, des fabricants de matériel, des développeurs de pilotes de périphériques, d’applications ou de jeux vidéos (aussi bien libres que propriétaires), dans le but de pouvoir échanger plus facilement, voir quelles sont les problématiques respectives rencontrées et ce qui pourrait être fait pour y remédier (meilleure documentation, création de meilleurs outils de développement, amélioration de l’expérience, aussi bien pour les utilisateurs que pour les développeurs…).

De nombreuses conférences auront lieues, traitant aussi bien de l’écosystème (questions commerciales, juridiques, sociales, communautaires), que de la plateforme (matériel, pilotes, outils), de la distribution (collaboration entre les distributions, l’assurance qualité, l’intégration continue), ou du développement (les toolkits, X / Wayland, la sécurité, les SDK, les différents outils).

Je pense sincèrement que ce type de rencontre manquait cruellement, et il n’y plus qu’à espérer que cette première édition soit un succès, histoire de pouvoir aider à rendre notre plateforme bien plus attractive pour les développeurs, et par ricochet, les utilisateurs.

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

genma : Clonezilla et disque chiffré avec Luks

Clonezilla est live cd/usb qui permet de créer des images de partition et de disque pour clonage (comme son nom l'indique). C'est pratique pour copier un disque vers un disque plus grand (par exemple), faire des sauvegardes, installer tout un parc de machine à la configuration identique (une fois la première machine préparée, on la réplique sur le reste du parc). On trouve un certain nombre de tutoriaux sur Clonezilla, je vous renvoie vers eux.

Attention à bien utiliser Clonezilla quand on est en forme, à bien réfléchir et de poser plusieurs les bonnes questions à savoir : est-ce que je prends le bon disque en source et en cible et à avoir des sauvegardes avant. Ce pour éviter de tout perdre si on fait une mauvaise manipulation.

Je cherchais donc, comme le titre l'indique, à avoir un clone d'un disque dur chiffré avec Luks. J'avais deux disques de taille identique, je voulais faire une sauvegarde du premier sur le deuxième disque. J'ai installé une iso de Clonezilla sur une clef USB, branché les deux disques dans un PC (deux marques différentes, ce qui est bien pratique pour les identifier au moment du choix de la source et de la cible). Une copie bit à bit du disque dur entier a été faite et la copie est belle et bien le clone du premier, avec saisie de la phrase de passe au démarrage.

La copie se faisant bit à bit, le chiffrement ne gène en rien le clonage. Peut être évident pour certain, mais c'est toujours bon à savoir et à dire.

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Okki : Sortie de GNOME MPV 0.9

GNOME MPV 0.9

GNOME MPV, l’interface graphique en GTK+ au lecteur multimédia mpv, vient de sortir une nouvelle version. Malheureusement, il n’existe toujours pas de liste claire des différentes nouveautés, ce qui oblige à parcourir la longue liste des différents commits pour en avoir une vague idée. Et puisque ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de cette application, j’en ai profité pour remonter jusqu’à la version 0.6 sortie en octobre 2015.

Le gros des modifications concerne de nombreuses corrections de bugs, dont plusieurs causes de plantages, la compatibilité avec mpv ou la prise en compte des dernières possibilités offertes par GTK+. Au niveau des nouveautés directement visibles par l’utilisateur, nous retiendrons :

  • l’apparition d’un nouvel onglet dans les préférences pour pouvoir ajouter facilement des scripts Lua
  • l’ajout de nouvelles options telles que la possibilité de se souvenir du chemin du dernier fichier ouvert ou le fait de pouvoir lire la liste de lecture en boucle
  • la possibilité de pouvoir faire plus de glisser-déposer (chargement de sous-titres, ajout de fichiers à la liste de lecture…)
  • la possibilité de pouvoir sélectionner plus facilement les sous-titres ou les pistes audio et vidéo quand le média en propose plusieurs
  • l’ajout d’une fenêtre des raccourcis clavier
  • l’ajout d’un fichier AppData pour que l’application puisse apparaître dans les différentes logithèques
  • la désactivation du bouton de contrôle du volume quand le média ne comporte aucune piste audio
  • l’ajout d’une icône symbolique
  • la sauvegarde de l’état du volume sonore entre deux sessions
  • une meilleure prise en charge de Wayland et de MPRIS

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

François Boulogne : Construire notre communication : blogs, planets, journaux...

A l'heure actuelle, j'écris sur ce blog, relayé par ces deux planets et parfois par le journal du hacker (jdh) pour lequel j'ai un peu contribué. Deux article récents, un premier par un contributeur du jdh et un second par un contributeur du planet-libre. pose des analyses quant à l'avenir des planets, ces sites relayant par le biais de flux rss, des articles de blog.

L'un des constats serait une baisse du nombres des blogs et des articles publiés, et donc de l'intérêt des planets. J'ai bien vu ces deux articles, et j'y avais donc réfléchi sans prendre la peine de l'écrire. Je le fais donc maintenant suite à une invitation indirecte.

Les blogs ont-ils un avenir ?

Sur l'intérêt des blogs, ça me semble essentiel. C'est ce qui fait partie de la culture Hacker, avec les wikis pour documenter ce que l'on fait. En deux mots, le terme Hacker recouvre ici toute personne ayant une activité de détournement d'objet afin de résoudre des problèmes pour lesquels ils ne sont pas destinés ainsi que la construction de l'informatique avec l'esprit du logiciel libre. Sans prétention aucune, c'est pour cela que j'ai les deux formes (blog.sciunto.org et share.sciunto.org). Le blog est en français (pour l'instant), le wiki en anglais. Ces deux formes sont complémentaires, l'un formant un carnet de bord, l'autre une documentation plus pérenne.

 L'intérêt des planets

L'intérêt d'un planet est de mettre en valeur les activités des acteurs d'un domaine. Le fait qu'il y ait plusieurs planets n'est donc que la conséquence de l'existence de divers groupes qui se chevauchent. Il reste selon moi un formidable tremplin pour communiquer. La duplication des articles pour certains lecteurs n'est selon moi pas un problème majeur. Je peux très bien suivre le planet-python mais pas le planet-debian et pour autant être intéressé par un article python appliqué à debian.

 Le relais ou la communication par les réseaux sociaux

Je ne suis pas adepte des réseaux sociaux. Les modèles de type facebook enferment les données et espionnent les activités. Je n'ai aucune idée de ce qui peut se dire sur ces réseaux. Le modèle me semble contraire à mon éthique, je n'y vais donc pas. Les modèles de type twitter sont ouverts, mais ont un ratio signal/bruit très souvent faible. De plus, mon observation me pousse à conclure que cette outil donne une illusion de visibilité : un buzz chez les convaincus, mais invisible au delà..

Le journal du hacker

Le modèle du jdh a des intérêts mais aussi des défauts selon moi. Déjà, je tiens à saluer l'initiative parce que c'est une belle façon de partager de l'information avec un outil intéressant. Par contre, je déplore la ligne éditoriale.

Trop d'articles bas de gamme sont relayés, notamment avec des sites professionnels qui ont pignon sur le web, dont les articles sont en carton : du journalisme classique se contentant de relayer de l'information avec de l'enrobage, des titres accrocheurs et une réflexion au degré zéro de la pensée.

L'autre problème est qu'il n'y a que quelques contributeurs qui publient beaucoup. La diversité n'est pas au rendez-vous et en postant des liens à tour de bras, on n'a pas une sélection d'articles qui ont ce quelque chose qui les rendent uniques. En effet, à chaque lien posté, il n'y a que rarement une justification de l'intérêt du lien. Les discussions sont par ailleurs quasi inexistantes contrairement à hacker news dont le jdh est un clone francophone libre. Donc, le jdh devient un planet bis avec, en plus, des articles moins intéressants à mes yeux. J'en suis venu à filtrer les noms de domaines pour faire une pré-sélection drastique.

Enfin, dernier point, dans jdh (journal du hacker), il y a hacker, et je vois trop peu de choses sur la bidouille d'objets physiques (contrairement à Hackaday), ce qui est bien dommage.

Vers un idéal ?

Hackaday représente selon moi un modèle de ligne éditoriale et s'il y avait quelque chose à reprendre, ce serait bien cette forme là, mais avec une meilleure répartition entre "software" et "hardware". Ils sont d'avantage dans un modèle où ce sont des lecteurs ou des rédacteurs qui viennent proposer leurs articles en plus de la veille de leurs contributeurs. Si une page est intéressante, un petit laïus avec éventuellement une photo ou vidéo est rédigé, avec parfois des liens vers des articles antérieurs publiés sur hackaday. A ma connaissance, ceci n'existe pas en français et il est évident que ça demanderait de l'énergie à construire une solution similaire.

Gravatar de François Boulogne
Original post of François Boulogne.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Journal du hacker : Entretien avec Tarek Ziadé, engineering manager pour Mozilla Corporation et Pythoniste

Jdh : Bonjour Tarek et merci de participer à cet entretien pour le Journal du hacker. Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter rapidement ?

Tarek : Je suis développeur depuis une quinzaine d'années et je me suis spécialisé dans le langage Python il y a un peu plus de dix ans.

Je me suis passionné pour l'open source et pour Zope en particulier et j'ai lancé un site web autour de cette techno à l'époque. Avec quelques compères du forum de Zopeur, nous avons fondé l'Afpy (Association Python Francophone).

J'ai aussi écrit trois livres sur Python dont un en Anglais.

Je bosse depuis plus de 5 ans pour Mozilla où j'anime une petite équipe qui écrit des services webs.

Jdh : Tu viens d'évoquer Zope, que les anciens de la communauté Python connaissent bien. Quand et comment as-tu commencé à coder avec Python ?

Tarek : J'ai découvert Zope et Python à peu prêt en même temps. C'est en codant des petites fonctions dans l'admin Zope que je me suis mis à Python sérieusement, il y a plus de 10 ans.

Jdh : Et tu as apparemment pris goût à Python ! Je t'ai découvert grâce à ton excellent livre "Programmation Python - syntaxe, conception et optimisation" à l'époque. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t'a amené à passer du statut de développeur à auteur ?

Tarek : C'est simple : je suis devenu fan de Python et j'ai eu envie de le maitriser au maximum.

Et écrire un livre est la meilleure des techniques : il faut bien maitriser chaque sujet pour pouvoir l'expliquer aux autres.

Ça a été un travail intense de 9 mois. J'y ai passé toutes mes soirées :)

Jdh : Lorsque nous nous sommes connus, tu étais très impliqué dans le développement de certains modules de la bibliothèque standard de Python, en particulier je me souviens de Distutils. Qu'en est-il aujourd'hui de ton implication dans le développement de Python ?

Tarek : J'ai beaucoup travaillé sur Disutils effectivement, car le packaging dans Python souffrait de gros problèmes et personne n'avait envie de s'y coller.

Le plus gros travail a été politique : écrire des PEP (Python Enhancement Proposals) pour faire avancer les standards en mettant tout le monde d'accord, puis un peu de code. Je me suis un peu trop impliqué pendant 2 ans sur le sujet et j'ai vécu un "burnout" le jour où mon travail sur un nouvel outil (Disutils2) qui devait être intégré à la bibliothèque standard a été retiré au dernier moment. Je l'ai mal vécu haha.

Tout ce travail a quand même porté ses fruits puisque le packaging s'améliore grandement et il y a pas mal de choses qui sont issues de mon travail. Certaines parties de Disutils2 ont été recyclés dans d'autres projets aussi.

Un conseil: ne tombez pas dans le piège de comparer le packaging de Python avec ceux très récents comme npm (node) ou cabal (haskell) ou même Debian, et de dire que "le packaging est un problème résolu depuis longtemps", Python est un papy de plus de 20 ans et tout le drame du packaging est pouvoir difficilement faire table rase de l'existant, surtout dans un éco-système où cohabitent des communautés très différentes. Si vous parlez de packaging avec la communauté scientifique ou avec la communauté web, ce sont deux monde tellement différents qu'il est très dur de trouver des solutions universelles et respectueuses de l'existant.

Aujourd'hui je ne suis plus du tout impliqué dans le développement de Python. Ça prend trop de temps et d’énergie, que je préfère garder pour aller courir ou jouer de la trompette. Mon combat dans le code est maintenant à Mozilla :)

Jdh : La fondation Mozilla et ses projets passionnent les membres de notre communauté. Peux-tu un peu nous décrire quels sont tes projets techniques pour la fondation et ta façon de travailler chez Mozilla ? Lors de notre dernière rencontre tu vivais dans un petit village assez isolé des grands centres urbains.

Tarek : Je bosse pour Mozilla Corporation, qui est financée et dirigée à 100% par Mozilla Foundation, et qui a des salariés dans de nombreux pays. La Foundation en a aussi, distinctement de la Corporation.

Quand je suis arrivé il y a plus de 5 ans chez Mozilla, ma mission était simple : j'étais le premier développeur Python de l'équipe "Services" et mon job a consisté à porter Firefox Sync (alors en PHP) sous Python et mettre en place tout l'éco-système Python.

J'étais le seul européen de l'équipe, et je devais faire des réunions parfois à 2 heures du mat'. À l'époque Mozilla Corp. comptait autour de 350 salariés.

Tout a évolué et s'est structuré, et en 2016 on dépasse les 1000 employés avec beaucoup plus de monde en France (environ 45), et je suis maintenant "engineering manager" d'une équipe de Français dispatchés entre Rennes, Barcelone et Montpellier. Moi-même je suis dans un tout petit bled en Bourgogne (175 habitants).

On travaille en ce moment sur Kinto un service de stockage de données avec une API HTTP Json, écrite en Python avec Pyramid, Cornice et Cliquet. Je ne développe plus trop, je passe plus de temps dans des réunions et dans la gestion des projets Mozilla basés sur Kinto, et sur les échanges techniques avec les gens de mon équipe.

Bosser chez Mozilla est assez confortable en termes de moyens à notre disposition : on peut se rencontrer plusieurs fois par an pour faire des "work weeks", disposer de toutes les ressources nécessaires en ligne (serveurs virtuels etc).

Le seul regret de vivre à la campagne finalement est que ma connexion ADSL est mauvaise, ce qui est pénible pour les vidéoconférences.

Jdh : Peux-tu nous détailler un peu plus les projets sur lesquels tu as travaillé et travaille actuellement pour Mozilla ?

Tarek : En 6 ans de temps j'ai eu le temps de bosser sur beaucoup de projets à Mozilla.

Les plus intéressants :

  • Firefox Sync : J'ai réecris le serveur PHP en Python, en utilisant Gevent
  • Circus : Un gestionnaire de processus
  • Cornice : une surcouche de Pyramid pour écrire des web services
  • Loads : Un outil de load testing distribué

Et plus récemment, Kinto, un service de stockage JSON. Je ne développe quasiment pas dedans vu que j'ai changé de casquette (manager) mais je m'occupe de son intégration au sein de Mozilla pour nos différents besoins.

Kinto est maintenant utilisé par Firefox pour la mise à jour de données régulières. L'idée est de réussir à mettre à jour des informations importantes comme les révocations de certificats, sans avoir à attendre que la prochaine version de Firefox sorte.

Jdh : Firefox Sync est utilisé par le grand public et est donc un projet très visible. On a du mal à imaginer l'ampleur de l'investissement derrière. Peux-tu nous parler un peu des gens et de l'infrastructure derrière une fonctionnalité comme celle-ci ?

Tarek : La partie service web en Python est assez anecdotique, au départ j'étais tout seul à coder dessus. C'est quelques milliers de lignes tout au plus.

Le service web en Python, c'est l'arbre qui cache la forêt, 5% du temps de la requête. La difficulté de ce système est surtout liée à la base de données :

  • la maintenance de plusieurs centaines de serveurs MySQL
  • le sharding des utilisateurs sur toutes ces bases
  • la gestion des migrations des utilisateurs etc

Il y a 6 ans nous étions déployés dans des datacenters et il fallait tout gérer nous-même, par exemple le remplacement des disques durs.

Aujourd'hui tout est déployé sur des services clouds comme AWS. Et c'est le cas pour Kinto : des web heads à la demande et Postgres RDS.

En terme de tests, mon équipe est fière d'avoir un coverage de 100% partout, et nous avons des batteries de tests d’intégration qui se lancent sur Travis-CI

Nous avons un environnement de staging sur lequel nous déployons les nouvelles versions, et une équipe de QA qui se charge de recetter le tout avant de nous donner le feu vert. L'équipe de Ops utilise Puppet pour tous nos déploiements.

Jdh : Kinto et Circus ont chacun plus de 1000 étoiles Github, avec un nombre de rapports de bugs importants, ce qui en fait des projets assez populaires. Comment se partage la journée type d'un développeur Mozilla ? Y'a-t-il une répartition du travail entre ce qui est fait pour la communauté directement et pour l'infrastructure Mozilla ? Les deux sont-ils confondus en permanence ?

Tarek : C'est une excellente question. Mon job principal justement, en tant que engineering manager, est de faire converger les besoins de Mozilla avec l'envie de développer des fonctionnalités qui sont utiles à une communauté plus large.

Le principe de base est que chaque grosse fonctionnalité que l'on ajoute dans les projets doit émaner d'un besoin réel dans l'un des projets internes - sans pour autant rendre le projet spécifique à Mozilla.

La signature des données dans Kinto est un bon exemple : nous devons signer toutes les données qui sont envoyées à Firefox pour éviter au cas où notre serveur Kinto serait piraté de servir des données corrompues. Ce serait par exemple la catastrophe pour les certificats SSL.

Cette fonctionnalité a été créée sous forme de plugin optionnel en se basant sur des standards ouverts et un système de configuration complet. En d'autres termes, on peut plugger cette option sur nos serveurs à Mozilla sans l'imposer aux autres utilisateurs de Kinto, mais si une autre organisation veut plugger le système de signature, elle pourra le faire !

L'équipe passe bien sûr un peu de temps sur des fonctionnalités 100% communautaires, qui ne sont pas utilisées à Mozilla - mais ce n'est pas la priorité - même si ce n'est jamais du temps perdu.

Le travail sur les bugfixes et push requests (PR) remontés par la communauté quant à lui, est en général fait rapidement : c'est un cadeau précieux qui nous est fait et il est important de ne pas laisser traîner ce travail - ne serait-ce que par respect pour la personne qui a passé du temps dessus.

Enfin, certains projets peuvent à un certain moment être moins utilisés chez nous, et peuvent continuer à vivre. Circus par exemple est moins utilisé qu'avant, et le projet est maintenu par des gens comme Yannick Péroux qui ne bosse pas à Mozilla, c'est génial ! C'est pour moi un exemple de réussite du modèle open source.

- Entretien réalisé par Carl Chenet pour le Journal du hacker.

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Pages