Planet Libre

Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 23, mai 2016

[EN] Sign Our "Remove the Intel Management Engine (ME-less)" Petition - Purism Purism BIOS Coreboot Intel

antistress : Aujourd'hui (depuis la famille de processeurs Sandy Bridge) tous les CPU Intel nécessitent pour fonctionner un gros morceau de code propriétaire et chiffré qui empêche l'utilisateur d'être tout à fait sûr qu'il a bien le contrôle de son matériel. Du coup un logiciel comme Coreboot (projet de BIOS libre) est obligé d'intégrer ce code abscons autant que dangereux pour la liberté de l'utilisateur pour pouvoir prendre en charge les processeurs Intel actuels. Purism, qui souhaite proposer des machines modernes et respecteuses de la liberté de l'utilisateur, a lancé une pétition demandant à Intel de remédier à ce problème. Ce qui rejoint une revendication ancienne de la FSF : https://www.fsf.org/campaigns/free-bios.html. Bref, prenez le temps d'aller signer la pétition et d'envoyer un courriel à Intel !

Pourquoi Linux serait-il « le plus grand projet de développement logiciel de l'histoire » ? - Developpez.com Linux

antistress : "ce qui fait affirmer au numéro deux de la communauté autour du noyau de Linux que « c'est le plus grand projet de développement logiciel de l'histoire de l’informatique de par le nombre de personnes qui l'utilisent, le nombre de développeurs et d'entreprises qui sont impliqués dans son développement »."

Dépitée, la Quadrature du Net ne se battra plus frontalement contre les lois - Numerama LQDN lobby droit institution

antistress : "Signe supplémentaire que les institutions dites « démocratiques » peinent de plus en plus à convaincre de leur efficacité démocratique, la Quadrature du Net explique mardi qu'elle est fatiguée de se battre sur les terrains parlementaires, et préfère réorienter son action au plus près du public."

Pour des chercheurs, « une décennie de cœurs perdue » par Linux - Developpez.com Linux Linus_Torvalds

antistress : "Une équipe de chercheurs a remarqué des déficiences majeures du côté de l’ordonnanceur en tentant d’expliquer certaines dégradations importantes de performance en laissant le noyau Linux gérer lui-même l’affinité des processus par rapport aux cœurs".

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Okki : Sortie de GNOME App Folders Manager 0.2.2

GNOME App Folders Manager 0.2.2

GNOME ne permettant malheureusement pas de pouvoir créer directement depuis le Shell des dossiers Applications pour y déplacer facilement certains programmes (ce qui peut être utile si vous souhaitez rassembler certaines applications par thèmes), il faut normalement passer par Logiciels pour gérer les dossiers et y déplacer les applications souhaitées.

Maintenant, si vous n’avez pas installé Logiciels ou que vous préférez une application dédiée pour ce genre de tâche, GNOME App Folders Manager peut être une alternative intéressante. Néanmoins, le concept reste finalement le même. Il faut encore une fois passer par un outil externe pour gérer ses dossiers Applications…

GNOME Shell 3.20 affichant le contenu d’un dossier Applications

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Articles similaires

Okki : Agenda 3.22 prendra en charge le glisser-déposer

Fonctionnalité toute bête, mais dans la vie, il arrive qu’il faille repousser la date d’un rendez-vous. Désormais, plutôt que de devoir modifier les informations pour changer manuellement la date de l’événement, il suffira de le déplacer, ce qui est tout de même plus rapide et intuitif ;)

Mais faisons place à une petite vidéo démonstrative, qui donnera en plus l’impression que cet article est bien plus long qu’il ne l’est réellement :p

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blog-libre : Liens techniques – 1

Quand on se fait pirater son serveur

Je lisais un article l’autre jour parlant d’une intrusion sur un serveur.

Remarque N°1 : Le formatage et la réinstallation sont obligatoires (sauf si vous avez un outil de reprise d’activité comme MondoRescue et que vous avez cloné régulièrement votre système). Il est illusoire de penser que vous arriverez à nettoyer totalement les changements effectués par le méchant pirate sur votre serveur et que votre serveur demeurera sûr. La bonne pratique, c’est formatage et réinstallation.
Remarque N°2 : La pratique qui revient le plus souvent lors d’un piratage est de consulter les dates de modification des fichiers sur le système. C’est plutôt logique et une bonne idée en revanche ce n’est pas sûr. Je rappelle que la commande touch permet justement de modifier les dates des fichiers.

Un article (Anglais) sur comment modifier les dates des fichiers.

A la pointe de la sécurité sur SSH

Il y a des passionnés de la sécurité, voici 3 liens récents pour être à la pointe de la sécurité sur SSH.

Un article extrêmement complet pour sécuriser SSH.
Un point sur les clés d’échange SSH.
Un article (Anglais) de bonnes pratiques sur SSH.

Le cahier de l’administrateur Debian

Juste pour vous rappeler que Le cahier de l’administrateur Debian est sorti pour Debian 8, c’est toujours écrit par deux développeurs Debian Raphaël Hertzog et Roland Mas. C’est une documentation libre téléchargeable gratuitement, vous pouvez également l’acheter en format papier et faire un don.

Clavier se comportant comme sous Windows pour Xfce

J’utilisais uniquement un pc portable à mon domicile jusqu’à il y a encore quelques mois. Bien que je me sois totalement familiarisé avec l’agencement du clavier sur GNU/Linux, je ne l’apprécie pas sur pc portable. Je préfère taper 1234... que &É"'... en appuyant sur Verr Maj, principalement car je me sers bien plus souvent de chiffres. Cet agencement de clavier était de toute façon obligatoire car Madame commençait à s’arracher les cheveux dessus (chacun ayant sa session Xubuntu sur le pc portable).

Un article sur ubuntu-fr fait très bien le point dessus. C’est toujours parfaitement fonctionnel, j’ai testé récemment. Par contre j’ai l’impression qu’à cause de certaines mises à jour ça saute et qu’il faut alors tout remettre en place.

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François Boulogne : Contributions #2

Voici une brève d'un certain nombre de mes contributions de ces trois derniers mois. Le but est de montrer qu'il y a plein de choses à faire et que chaque petit pas contribue à faire avancer le Libre.

Associations

Je me suis lancé à donner un coup de main à framasoft et la quadrature.

  • Un relecture d'une page web sur les NAS pour le site controle-tes-donnees et j'ai par ailleurs démarré deux autres tickets, un premier pour parler de CHATONS (je propose un texte) et un second pour réfléchir au contenu des pages auto-hébergement. N'hésitez-pas à contribuer.
  • Chez framasoft, j'ai aidé à la révision de la charte et aussi et émis une idée. Cette structure est très intéressante et je vais continuer à m'investir pour favoriser l'émergence.
  • De plus, j'ai démarré une liste de potentiels chatons ce qui permettra de démarcher des structures existantes et aussi d'avoir une idée plus précise de ce à quoi ça peut ressembler.
Archlinux
  • J'ai créé un paquet archlinux pour trimage. Ce serait intéressant de retravailler un peu sur le code et passer à python 3. Les derniers commits datent de trois ans.
Scikit-image

Scikit-image est une bibliothèque Python pour le traitement d'images (scientifique), que j'utilise assez souvent. Il y avait longtemps que je n'avais pas contribué, alors je m'y remets.

  • Suite à une utilisation avec des choses qui ne me plaisaient pas, je me suis lancé dans la relecture du code des fonctions de transformée de Hough pour les lignes. Ca m'a pris pas mal de temps pour me rendre compte qu'une précision manquait dans la doc et qu'il y avait une erreur dans la signature d'une fonction cython. Je tente aussi de mettre en place une détection de pic subpixellaire, mais ce n'est pas gagné.
  • J'ai apporté une correction de bug à cause d'un morceau de code qui n'avait pas été testé dans toutes les combinaisons d'option possible. C'est une fonction portant sur la détection de pics locaux.
Python
  • Suite à une analyse de performance de code de feedparser, j'ai créé un petit patch dont une partie a été fusionné. J'espérais pouvoir gagner plus en me lançant dans cette analyse, mais l'étude fût instructive.
  • Suite à mes activités d'empaqueteur pour archlinux, j'ai ouvert un ticket chez pandas lié à numexpr. Je suis tombé sur un dev assez peu agréable et le ton est un peu monté. Face à ça, j'ai arrêté de commenter et il a corrigé le bug tout seul. Une remarque : ce n'est pas parce que le bug tracker enregistre plusieurs milliers de tickets qu'il faut expédier les nouveaux sans analyser finement ce qui se passe et prendre le temps de poser les questions. Sur le long terme, c'est contre-productif.
Divers
  • J'utilise Jirafeau comme hébergeur de fichier et j'ai créé un petit patch pour que le script bash renvoie tous les liens.
  • Pour bibtexbrowser, j'ai proposé que l'url de jquery soit une variable. Ainsi, on permet au websmaster de respecter la vie privée des utilisateurs en utilisant sa propre installation.
  • Un rapport de bug pour simple-scan dont la fenêtre d'enregistrement n'est pas très intuitive pour les personnes ne comprennant pas le sens d'une extension de fichier. Or, ce logiciel s'adresse à ce type de public.

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Thuban : Documentation : format numérique ou papier?

Bonjour à tous.

Article un peu particulier aujourd'hui, car j'ai besoin de votre avis. En effet, j'ai quasiment terminé une documentation que j'espère complète et accessible sur l'auto-hébergement.

Encore?

C'est vrai, ce n'est pas la première. Cependant, la première tout en PDF me semblait finalement pas si facile d'accès que ça. Le temps passant, les rajouts et modifications se faisant de ci de là, j'avais une sensation de brouillon. J'ai donc retroussé mes manches et reproduit le document pour le rendre plus agréable à lire.

Le public visé n'a pas besoin de connaissances techniques pour le lire. J'ai tenté de produire une lecture à plusieurs niveaux pour les débutants comme les utilisateurs avancés. (enfin, quand je dis débutants, c'est un débutant capable d'installer un OS quand même). Le tout fait actuellement un peu plus de 150 pages, sous licence CC-BY-SA.

Bref, c'est là où j'ai besoin de votre avis. Je me demande si je dois publier une version papier de cette documentation. Cette démarche n'étant pas sans frais, j'aimerais savoir ce que vous en feriez :

- Vous achèteriez volontiers ce livre. À quel prix?
- Seule la version numérique vous intéresse
- Autres avis...

À vous la parole.
Pour ceux inscrits sur framasphère, vous pouvez répondre au sondage ici.

Merci!

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Okki : Sortie de Systemd Manager 0.4.5

Systemd Manager est une application toute simple qui vous permet de gérer facilement systemd, le système d’initialisation de la plupart des distributions GNU/Linux modernes.

D’un rapide coup d’œil, vous pourrez voir quels services tournent actuellement sur votre système, et vous pourrez tout aussi simplement démarrer ou arrêter ces mêmes services, les activer ou les désactiver au démarrage, mais également éditer la configuration des différentes unités ou consulter les journaux qui y sont associés. En bonus, vous pourrez également analyser le temps de démarrage de votre système, avec la durée globale ou pour chaque unité.

Si vous ne faites pas une administration poussée de votre système, que vous n’avez pas le courage d’apprendre la documentation associée aux commandes systemctl et journalctl, ou que la ligne de commande vous rebute, Systemd Manager fera sans doute votre bonheur.

Puis si vous souhaitez contribuer à un logiciel libre, l’application semble avoir besoin d’un traducteur francophone, d’un graphiste pour ses icônes, ainsi qu’une personne motivée pour créer le fichier AppData nécessaire pour pouvoir apparaître un jour dans les logithèques ;)

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genma : Android vs Firefox OS : les applications

Dans ce billet, je me focaliserai sur une comparaison entre Android (version Cyanogenmod) et Firefox OS au niveau des applications. Le test est fait via deux smartphones identiques, le ZTE Open C, l'un sous Firefox OS 2.5, l'autre sous CyanogenMod 12 (donc Android 5.x). Dans ce billet j'utilise encore l'appellation Firefox OS car le nom est encore valable pour le système d'exploitation qui fait tourner le téléphone. La version communautaire qui fera suite à l'arrêt de Firefox OS pour smartphone par Mozilla, B2G (Boot 2 Gecko) n'est encore qu'un prototype

(Voir au sujet de B2G les billets de la Communauté Mozilla francophoneLe portage de B2G Contribuez à B2G OS pour continuer Firefox OS pour smartphones)

. Sur Firefox OS, j'utilise le marketplace ou des sites webs dans leur version adaptée au mobile que je mets en favori/marque-page/raccourci.

Pour rappel, Android (et donc CyanogenMod) utilisent des applications propres au système. Firefox OS utilisent des applications dites webs basée sur les technologies HTML5/CSS3/Javascript (et elles sont donc également utilisables sur Android si besoin, ce que je n'ai pas encore fait que je n'aborderai donc pas dans ce billet).

Pour pouvoir installer des applications

Quand on commence à s'intéresser aux applications (pour connaître un peu les applications à la mode) qu'il est possible d'installer sur un téléphone Android (ou équivalent dans le cas de CyanogenMod), on s'aperçoit très rapidement que ces applications sont disponibles pour Android via le Google Play ou sur Iphone et sont absentes de Windows Phone. Le marché est donc très clairement trusté par deux systèmes. Sur CyanogenMod j'ai installé deux logiciels permettant d'installer des applications : le Google Play et F-Droid.

A chaque installation d'application, la liste des autorisations nécessaires au bon fonctionnement de l'application est consultable. Pour les applications à la mode, les applications recommandées ou considérées comme indispensables par la plupart des billets de blogs et articles de journaux qui ressortent dans les premières réponses dans les moteurs de recherche, les autorisations nécessaires font peur... Comme je le disais dans mon billet Android ou CyanogenMod ?, ces applications nécessitent un accès à quasiment à toutes les données du téléphone (dont aux données personnelles). Mon choix est donc simple : je m'en passe, je n'installe pas. Et je cherche un équivalent en logiciel libre sous F-Droid.

Les applications non disponibles sous Firefox OS

Avec CyanogenMod, j'ai toutes les applications que je n'avais pas sous Firefox OS et des fonctionnalités qui me manquaient. Il y a CozyCloud pour ne citer qu'elle (voir Test de l'application CozyCloud sous Android). Il y aussi l'application Freebox officielle fournie par Free qui permet de gérer sa Freebox depuis son smartphone (fort pratique et utile pour moi). Ce sont des applications que j'ai récupéré via le Google Play. Ainsi que SMSSecure/TextSecure (devenu Silence et Signal ; un billet sera écrit prochainement spécifiquement sur ces applications). Certes il existe des façons de récupérer ces applications et d'installer les différents "apk" (le format d'application d'Android) sans passer par le store (et donc la nécessité d'avoir un compte Google). Mais je n'ai pas encore testé cette façon de faire.

En fouillant un peu le Google play par curiosité, ce que je remarque aussi c'est qu'il y a des applications pour tout. Chaque service public et entreprise a son application. Chaque site web a son application. L'expression There's an app for that Il y a une application pour ça n'existe pas pour rien. Là où une simple version mobile du site suffirait, on a une application. Avec des demandes de droits et récupération de données personnelles...

Par conséquence, j'évite donc au maximum les applications du Google Play, préférant des logiciels libres disponibles sur F-Droid. Via F-Droid, j'ai pu installer un client OpenVPN, le TorBrowser via Orbot... Soit des applications qui n'existe pas et pour lesquelles il n'y a pas d'équivalent sous Firefox OS. Et que j'avais très clairement identifiées comme nécessaire à mon usage/mes besoins. Cf mon billet FirefoxOS - Quelles sont les applications manquantes ?

Pour les autres applications que j'installe et je teste, ce sont plus des tests d'applications dispensables, toujours trouvées via F-Droid.

Les usages communs aux 2 OS

Je consulte mes mails depuis mon Smartphone. Niveau mail, j'utilise K9Mail sur CyanogenMod ; le logiciel de mail par défaut (en existe-t-il d'ailleurs un autre pour Firefox OS). K9Mail est plus complexe et a plus de fonctionnalité mais ce n'est pas un mal.

J'utilise un client Owncloud. Sous CyanogenMod le client Owncloud officiel ; sous Firefox 0S, j'utilise TFE Drive. Il faudra que je compare ces deux applications via des tests (vitesses de récupération du même fichier, réactivité de l'application, ergonomie etc.) pour pouvoir juger et me faire un avis plus poussé.

Là où Firefox OS est peut-être gagnant c'est sur l'usage du navigateur Firefox en lui-même. Les pages s'affichent un peu plus rapidement. Est-ce lié au fait que le moteur de Firefox est part intégrante du système et que l'on gagne une couche applicative. Sûrement. Ou au fait que dans le Firefox sous CyanogenMod, comme il est possible d'installer des extensions, j'ai ajouté µBlock Origin, ce qui alourdirait Firefox ?

De même pour Twitter et Diaspora. Sous FirefoxOS, ce sont des versions mobiles/adaptées des sites webs. Sous CyanogenMod, ce sont des applications. Les applications apportent des fonctionnalités comme les notifications (même lorsque l'application n'est pas lancée), mais cela alourdit l'ensemble.

Conclusion à ce billet

Pour les anglophones, j'avais écrit un billet Still A Firefox OS user, will I migrate to Android ? que je pourrais traduire en français par utilisant toujours Firefox OS, est-ce que je migrerai sous Android ?.

Ce billet est donc un pas de plus vers une migration envisageable/envisagée, apporte quelques éléments de ma propre réflexion et expérience pour que chacun-e se fasse son propre avis. Le fait que l'on retrouve tout ce que l'on a sous Firefox OS et surtout des applications nécessaires (voir indispensable) qu'on a pas sous Firefox OS, le fait qu'il faille encore attendre plusieurs mois avant de voir la viabilité de B2G OS (nouveau nom de Firefox OS), tout cela penche de plus en plus dans la balance... A suivre...

Sur le même sujet
-Android ou CyanogenMod ?
-Android, Cyanogen et ZTE Open C

Et sur le sujet de B2G OS, les billets de la Communauté Mozilla francophone :
-Le portage de B2G
-Contribuez à B2G OS pour continuer Firefox OS pour smartphones

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Okki : Annonce du Libre Application Summit

La fondation GNOME vient d’annoncer la première édition de la conférence Libre Application Summit, qui se tiendra du 19 au 23 septembre à Portland, dans l’Oregon. Cette dernière devant permettre d’accroître l’écosystème d’applications GNU/Linux en améliorant la collaboration entre le noyau Linux et les principales distributions, ainsi qu’en attirant les développeurs d’applications, aussi bien chez les indépendants que chez les gros éditeurs.

Un panel varié de participants y est attendu, que ce soit des développeurs du noyau, de distributions, des fabricants de matériel, des développeurs de pilotes de périphériques, d’applications ou de jeux vidéos (aussi bien libres que propriétaires), dans le but de pouvoir échanger plus facilement, voir quelles sont les problématiques respectives rencontrées et ce qui pourrait être fait pour y remédier (meilleure documentation, création de meilleurs outils de développement, amélioration de l’expérience, aussi bien pour les utilisateurs que pour les développeurs…).

De nombreuses conférences auront lieues, traitant aussi bien de l’écosystème (questions commerciales, juridiques, sociales, communautaires), que de la plateforme (matériel, pilotes, outils), de la distribution (collaboration entre les distributions, l’assurance qualité, l’intégration continue), ou du développement (les toolkits, X / Wayland, la sécurité, les SDK, les différents outils).

Je pense sincèrement que ce type de rencontre manquait cruellement, et il n’y plus qu’à espérer que cette première édition soit un succès, histoire de pouvoir aider à rendre notre plateforme bien plus attractive pour les développeurs, et par ricochet, les utilisateurs.

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genma : Clonezilla et disque chiffré avec Luks

Clonezilla est live cd/usb qui permet de créer des images de partition et de disque pour clonage (comme son nom l'indique). C'est pratique pour copier un disque vers un disque plus grand (par exemple), faire des sauvegardes, installer tout un parc de machine à la configuration identique (une fois la première machine préparée, on la réplique sur le reste du parc). On trouve un certain nombre de tutoriaux sur Clonezilla, je vous renvoie vers eux.

Attention à bien utiliser Clonezilla quand on est en forme, à bien réfléchir et de poser plusieurs les bonnes questions à savoir : est-ce que je prends le bon disque en source et en cible et à avoir des sauvegardes avant. Ce pour éviter de tout perdre si on fait une mauvaise manipulation.

Je cherchais donc, comme le titre l'indique, à avoir un clone d'un disque dur chiffré avec Luks. J'avais deux disques de taille identique, je voulais faire une sauvegarde du premier sur le deuxième disque. J'ai installé une iso de Clonezilla sur une clef USB, branché les deux disques dans un PC (deux marques différentes, ce qui est bien pratique pour les identifier au moment du choix de la source et de la cible). Une copie bit à bit du disque dur entier a été faite et la copie est belle et bien le clone du premier, avec saisie de la phrase de passe au démarrage.

La copie se faisant bit à bit, le chiffrement ne gène en rien le clonage. Peut être évident pour certain, mais c'est toujours bon à savoir et à dire.

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Okki : Sortie de GNOME MPV 0.9

GNOME MPV 0.9

GNOME MPV, l’interface graphique en GTK+ au lecteur multimédia mpv, vient de sortir une nouvelle version. Malheureusement, il n’existe toujours pas de liste claire des différentes nouveautés, ce qui oblige à parcourir la longue liste des différents commits pour en avoir une vague idée. Et puisque ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de cette application, j’en ai profité pour remonter jusqu’à la version 0.6 sortie en octobre 2015.

Le gros des modifications concerne de nombreuses corrections de bugs, dont plusieurs causes de plantages, la compatibilité avec mpv ou la prise en compte des dernières possibilités offertes par GTK+. Au niveau des nouveautés directement visibles par l’utilisateur, nous retiendrons :

  • l’apparition d’un nouvel onglet dans les préférences pour pouvoir ajouter facilement des scripts Lua
  • l’ajout de nouvelles options telles que la possibilité de se souvenir du chemin du dernier fichier ouvert ou le fait de pouvoir lire la liste de lecture en boucle
  • la possibilité de pouvoir faire plus de glisser-déposer (chargement de sous-titres, ajout de fichiers à la liste de lecture…)
  • la possibilité de pouvoir sélectionner plus facilement les sous-titres ou les pistes audio et vidéo quand le média en propose plusieurs
  • l’ajout d’une fenêtre des raccourcis clavier
  • l’ajout d’un fichier AppData pour que l’application puisse apparaître dans les différentes logithèques
  • la désactivation du bouton de contrôle du volume quand le média ne comporte aucune piste audio
  • l’ajout d’une icône symbolique
  • la sauvegarde de l’état du volume sonore entre deux sessions
  • une meilleure prise en charge de Wayland et de MPRIS

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François Boulogne : Construire notre communication : blogs, planets, journaux...

A l'heure actuelle, j'écris sur ce blog, relayé par ces deux planets et parfois par le journal du hacker (jdh) pour lequel j'ai un peu contribué. Deux article récents, un premier par un contributeur du jdh et un second par un contributeur du planet-libre. pose des analyses quant à l'avenir des planets, ces sites relayant par le biais de flux rss, des articles de blog.

L'un des constats serait une baisse du nombres des blogs et des articles publiés, et donc de l'intérêt des planets. J'ai bien vu ces deux articles, et j'y avais donc réfléchi sans prendre la peine de l'écrire. Je le fais donc maintenant suite à une invitation indirecte.

Les blogs ont-ils un avenir ?

Sur l'intérêt des blogs, ça me semble essentiel. C'est ce qui fait partie de la culture Hacker, avec les wikis pour documenter ce que l'on fait. En deux mots, le terme Hacker recouvre ici toute personne ayant une activité de détournement d'objet afin de résoudre des problèmes pour lesquels ils ne sont pas destinés ainsi que la construction de l'informatique avec l'esprit du logiciel libre. Sans prétention aucune, c'est pour cela que j'ai les deux formes (blog.sciunto.org et share.sciunto.org). Le blog est en français (pour l'instant), le wiki en anglais. Ces deux formes sont complémentaires, l'un formant un carnet de bord, l'autre une documentation plus pérenne.

 L'intérêt des planets

L'intérêt d'un planet est de mettre en valeur les activités des acteurs d'un domaine. Le fait qu'il y ait plusieurs planets n'est donc que la conséquence de l'existence de divers groupes qui se chevauchent. Il reste selon moi un formidable tremplin pour communiquer. La duplication des articles pour certains lecteurs n'est selon moi pas un problème majeur. Je peux très bien suivre le planet-python mais pas le planet-debian et pour autant être intéressé par un article python appliqué à debian.

 Le relais ou la communication par les réseaux sociaux

Je ne suis pas adepte des réseaux sociaux. Les modèles de type facebook enferment les données et espionnent les activités. Je n'ai aucune idée de ce qui peut se dire sur ces réseaux. Le modèle me semble contraire à mon éthique, je n'y vais donc pas. Les modèles de type twitter sont ouverts, mais ont un ratio signal/bruit très souvent faible. De plus, mon observation me pousse à conclure que cette outil donne une illusion de visibilité : un buzz chez les convaincus, mais invisible au delà..

Le journal du hacker

Le modèle du jdh a des intérêts mais aussi des défauts selon moi. Déjà, je tiens à saluer l'initiative parce que c'est une belle façon de partager de l'information avec un outil intéressant. Par contre, je déplore la ligne éditoriale.

Trop d'articles bas de gamme sont relayés, notamment avec des sites professionnels qui ont pignon sur le web, dont les articles sont en carton : du journalisme classique se contentant de relayer de l'information avec de l'enrobage, des titres accrocheurs et une réflexion au degré zéro de la pensée.

L'autre problème est qu'il n'y a que quelques contributeurs qui publient beaucoup. La diversité n'est pas au rendez-vous et en postant des liens à tour de bras, on n'a pas une sélection d'articles qui ont ce quelque chose qui les rendent uniques. En effet, à chaque lien posté, il n'y a que rarement une justification de l'intérêt du lien. Les discussions sont par ailleurs quasi inexistantes contrairement à hacker news dont le jdh est un clone francophone libre. Donc, le jdh devient un planet bis avec, en plus, des articles moins intéressants à mes yeux. J'en suis venu à filtrer les noms de domaines pour faire une pré-sélection drastique.

Enfin, dernier point, dans jdh (journal du hacker), il y a hacker, et je vois trop peu de choses sur la bidouille d'objets physiques (contrairement à Hackaday), ce qui est bien dommage.

Vers un idéal ?

Hackaday représente selon moi un modèle de ligne éditoriale et s'il y avait quelque chose à reprendre, ce serait bien cette forme là, mais avec une meilleure répartition entre "software" et "hardware". Ils sont d'avantage dans un modèle où ce sont des lecteurs ou des rédacteurs qui viennent proposer leurs articles en plus de la veille de leurs contributeurs. Si une page est intéressante, un petit laïus avec éventuellement une photo ou vidéo est rédigé, avec parfois des liens vers des articles antérieurs publiés sur hackaday. A ma connaissance, ceci n'existe pas en français et il est évident que ça demanderait de l'énergie à construire une solution similaire.

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Journal du hacker : Entretien avec Tarek Ziadé, engineering manager pour Mozilla Corporation et Pythoniste

Jdh : Bonjour Tarek et merci de participer à cet entretien pour le Journal du hacker. Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter rapidement ?

Tarek : Je suis développeur depuis une quinzaine d'années et je me suis spécialisé dans le langage Python il y a un peu plus de dix ans.

Je me suis passionné pour l'open source et pour Zope en particulier et j'ai lancé un site web autour de cette techno à l'époque. Avec quelques compères du forum de Zopeur, nous avons fondé l'Afpy (Association Python Francophone).

J'ai aussi écrit trois livres sur Python dont un en Anglais.

Je bosse depuis plus de 5 ans pour Mozilla où j'anime une petite équipe qui écrit des services webs.

Jdh : Tu viens d'évoquer Zope, que les anciens de la communauté Python connaissent bien. Quand et comment as-tu commencé à coder avec Python ?

Tarek : J'ai découvert Zope et Python à peu prêt en même temps. C'est en codant des petites fonctions dans l'admin Zope que je me suis mis à Python sérieusement, il y a plus de 10 ans.

Jdh : Et tu as apparemment pris goût à Python ! Je t'ai découvert grâce à ton excellent livre "Programmation Python - syntaxe, conception et optimisation" à l'époque. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t'a amené à passer du statut de développeur à auteur ?

Tarek : C'est simple : je suis devenu fan de Python et j'ai eu envie de le maitriser au maximum.

Et écrire un livre est la meilleure des techniques : il faut bien maitriser chaque sujet pour pouvoir l'expliquer aux autres.

Ça a été un travail intense de 9 mois. J'y ai passé toutes mes soirées :)

Jdh : Lorsque nous nous sommes connus, tu étais très impliqué dans le développement de certains modules de la bibliothèque standard de Python, en particulier je me souviens de Distutils. Qu'en est-il aujourd'hui de ton implication dans le développement de Python ?

Tarek : J'ai beaucoup travaillé sur Disutils effectivement, car le packaging dans Python souffrait de gros problèmes et personne n'avait envie de s'y coller.

Le plus gros travail a été politique : écrire des PEP (Python Enhancement Proposals) pour faire avancer les standards en mettant tout le monde d'accord, puis un peu de code. Je me suis un peu trop impliqué pendant 2 ans sur le sujet et j'ai vécu un "burnout" le jour où mon travail sur un nouvel outil (Disutils2) qui devait être intégré à la bibliothèque standard a été retiré au dernier moment. Je l'ai mal vécu haha.

Tout ce travail a quand même porté ses fruits puisque le packaging s'améliore grandement et il y a pas mal de choses qui sont issues de mon travail. Certaines parties de Disutils2 ont été recyclés dans d'autres projets aussi.

Un conseil: ne tombez pas dans le piège de comparer le packaging de Python avec ceux très récents comme npm (node) ou cabal (haskell) ou même Debian, et de dire que "le packaging est un problème résolu depuis longtemps", Python est un papy de plus de 20 ans et tout le drame du packaging est pouvoir difficilement faire table rase de l'existant, surtout dans un éco-système où cohabitent des communautés très différentes. Si vous parlez de packaging avec la communauté scientifique ou avec la communauté web, ce sont deux monde tellement différents qu'il est très dur de trouver des solutions universelles et respectueuses de l'existant.

Aujourd'hui je ne suis plus du tout impliqué dans le développement de Python. Ça prend trop de temps et d’énergie, que je préfère garder pour aller courir ou jouer de la trompette. Mon combat dans le code est maintenant à Mozilla :)

Jdh : La fondation Mozilla et ses projets passionnent les membres de notre communauté. Peux-tu un peu nous décrire quels sont tes projets techniques pour la fondation et ta façon de travailler chez Mozilla ? Lors de notre dernière rencontre tu vivais dans un petit village assez isolé des grands centres urbains.

Tarek : Je bosse pour Mozilla Corporation, qui est financée et dirigée à 100% par Mozilla Foundation, et qui a des salariés dans de nombreux pays. La Foundation en a aussi, distinctement de la Corporation.

Quand je suis arrivé il y a plus de 5 ans chez Mozilla, ma mission était simple : j'étais le premier développeur Python de l'équipe "Services" et mon job a consisté à porter Firefox Sync (alors en PHP) sous Python et mettre en place tout l'éco-système Python.

J'étais le seul européen de l'équipe, et je devais faire des réunions parfois à 2 heures du mat'. À l'époque Mozilla Corp. comptait autour de 350 salariés.

Tout a évolué et s'est structuré, et en 2016 on dépasse les 1000 employés avec beaucoup plus de monde en France (environ 45), et je suis maintenant "engineering manager" d'une équipe de Français dispatchés entre Rennes, Barcelone et Montpellier. Moi-même je suis dans un tout petit bled en Bourgogne (175 habitants).

On travaille en ce moment sur Kinto un service de stockage de données avec une API HTTP Json, écrite en Python avec Pyramid, Cornice et Cliquet. Je ne développe plus trop, je passe plus de temps dans des réunions et dans la gestion des projets Mozilla basés sur Kinto, et sur les échanges techniques avec les gens de mon équipe.

Bosser chez Mozilla est assez confortable en termes de moyens à notre disposition : on peut se rencontrer plusieurs fois par an pour faire des "work weeks", disposer de toutes les ressources nécessaires en ligne (serveurs virtuels etc).

Le seul regret de vivre à la campagne finalement est que ma connexion ADSL est mauvaise, ce qui est pénible pour les vidéoconférences.

Jdh : Peux-tu nous détailler un peu plus les projets sur lesquels tu as travaillé et travaille actuellement pour Mozilla ?

Tarek : En 6 ans de temps j'ai eu le temps de bosser sur beaucoup de projets à Mozilla.

Les plus intéressants :

  • Firefox Sync : J'ai réecris le serveur PHP en Python, en utilisant Gevent
  • Circus : Un gestionnaire de processus
  • Cornice : une surcouche de Pyramid pour écrire des web services
  • Loads : Un outil de load testing distribué

Et plus récemment, Kinto, un service de stockage JSON. Je ne développe quasiment pas dedans vu que j'ai changé de casquette (manager) mais je m'occupe de son intégration au sein de Mozilla pour nos différents besoins.

Kinto est maintenant utilisé par Firefox pour la mise à jour de données régulières. L'idée est de réussir à mettre à jour des informations importantes comme les révocations de certificats, sans avoir à attendre que la prochaine version de Firefox sorte.

Jdh : Firefox Sync est utilisé par le grand public et est donc un projet très visible. On a du mal à imaginer l'ampleur de l'investissement derrière. Peux-tu nous parler un peu des gens et de l'infrastructure derrière une fonctionnalité comme celle-ci ?

Tarek : La partie service web en Python est assez anecdotique, au départ j'étais tout seul à coder dessus. C'est quelques milliers de lignes tout au plus.

Le service web en Python, c'est l'arbre qui cache la forêt, 5% du temps de la requête. La difficulté de ce système est surtout liée à la base de données :

  • la maintenance de plusieurs centaines de serveurs MySQL
  • le sharding des utilisateurs sur toutes ces bases
  • la gestion des migrations des utilisateurs etc

Il y a 6 ans nous étions déployés dans des datacenters et il fallait tout gérer nous-même, par exemple le remplacement des disques durs.

Aujourd'hui tout est déployé sur des services clouds comme AWS. Et c'est le cas pour Kinto : des web heads à la demande et Postgres RDS.

En terme de tests, mon équipe est fière d'avoir un coverage de 100% partout, et nous avons des batteries de tests d’intégration qui se lancent sur Travis-CI

Nous avons un environnement de staging sur lequel nous déployons les nouvelles versions, et une équipe de QA qui se charge de recetter le tout avant de nous donner le feu vert. L'équipe de Ops utilise Puppet pour tous nos déploiements.

Jdh : Kinto et Circus ont chacun plus de 1000 étoiles Github, avec un nombre de rapports de bugs importants, ce qui en fait des projets assez populaires. Comment se partage la journée type d'un développeur Mozilla ? Y'a-t-il une répartition du travail entre ce qui est fait pour la communauté directement et pour l'infrastructure Mozilla ? Les deux sont-ils confondus en permanence ?

Tarek : C'est une excellente question. Mon job principal justement, en tant que engineering manager, est de faire converger les besoins de Mozilla avec l'envie de développer des fonctionnalités qui sont utiles à une communauté plus large.

Le principe de base est que chaque grosse fonctionnalité que l'on ajoute dans les projets doit émaner d'un besoin réel dans l'un des projets internes - sans pour autant rendre le projet spécifique à Mozilla.

La signature des données dans Kinto est un bon exemple : nous devons signer toutes les données qui sont envoyées à Firefox pour éviter au cas où notre serveur Kinto serait piraté de servir des données corrompues. Ce serait par exemple la catastrophe pour les certificats SSL.

Cette fonctionnalité a été créée sous forme de plugin optionnel en se basant sur des standards ouverts et un système de configuration complet. En d'autres termes, on peut plugger cette option sur nos serveurs à Mozilla sans l'imposer aux autres utilisateurs de Kinto, mais si une autre organisation veut plugger le système de signature, elle pourra le faire !

L'équipe passe bien sûr un peu de temps sur des fonctionnalités 100% communautaires, qui ne sont pas utilisées à Mozilla - mais ce n'est pas la priorité - même si ce n'est jamais du temps perdu.

Le travail sur les bugfixes et push requests (PR) remontés par la communauté quant à lui, est en général fait rapidement : c'est un cadeau précieux qui nous est fait et il est important de ne pas laisser traîner ce travail - ne serait-ce que par respect pour la personne qui a passé du temps dessus.

Enfin, certains projets peuvent à un certain moment être moins utilisés chez nous, et peuvent continuer à vivre. Circus par exemple est moins utilisé qu'avant, et le projet est maintenu par des gens comme Yannick Péroux qui ne bosse pas à Mozilla, c'est génial ! C'est pour moi un exemple de réussite du modèle open source.

- Entretien réalisé par Carl Chenet pour le Journal du hacker.

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ardechelibre[.org] : Article du Dauphiné Libéré le 14 mai 2016

L’article suivant est paru dans le Dauphiné Libéré du 14 mai 2016, suite à notre atelier « Libère ton ordi ! » du 12 mai 2016 au bistrot associatif de Saint-Julien-du-Serre :

Dernière séance sur les logiciels libres - Le Dauphiné Libéré - 14 mai 2016Merci au Dauphiné Libéré pour l’article, à Gilbert pour l’organisation, et au bistrot associatif St Ju pour l’accueil !

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nIQnutn : Qu'est-ce qu'un moteur de recherche ?

Avant de trouver et d'utiliser le moteur de recherche qui vous correspond, il faut d'abord comprendre comment il fonctionne.
Quelles peuvent être les différences entre différents moteurs de recherche ?
Est-ce qu'un moteur de recherche proposera toujours les meilleurs résultats ?

Il suffit de prendre quelques chiffres pour comprendre qu'internet est constitué d'une quantité considérable de sites et qu'il est même impossible d'estimer le nombre total de pages qui le constitue. D'un autre coté, l'utilisation d'internet prend une place de plus en plus importante dans notre quotidien (pour les études, pour le travail, pour le loisir, pour les démarches administratives,...).
Compte tenu du nombre de sites existants et de notre utilisation, il est bien logique que l'on passe par ces intermédiaires pour trouver les pages les plus pertinentes et le plus rapidement possible parmi l'immensité de contenu disponible. Très logiquement, les moteurs de recherche sont les sites les plus consultés au monde.

Référencement, indexation, classement, contenus sponsorisés sont des termes qui permettent de décrire les moteurs de recherche. Cependant, cela ne permet pas d'expliquer tous les aspects d'un moteur de recherche et il est nécessaire d'approfondir pour comprendre en détail ce qui peut faire la différence d'un service à l'autre.

Quelques chiffres

En septembre 2014, internet dépasse le milliard de sites en ligne. Sachant que chaque site peut contenir entre une dizaine de pages jusqu'à plusieurs milliers de pages (comme Wikipedia) on comprend très vite le besoin d'utiliser un moteur de recherche.
Par ailleurs, on estime qu'il existe près de 3 milliards d'internautes donc autant d'utilisateurs potentiels aux moteurs de recherche.

Si on en croit les chiffres, en 2015, une personne passe en moyenne 4,8 heures/jour sur internet. En France, on passe seulement 4,1 heures/jour mais on risque de voir ce temps augmenter avec l'utilisation de plus en plus importante des smartphones (seulement 1 heure/jour) pendant les déplacements. Ce temps tient également compte du temps de travail et pour une utilisation moyenne mais reste néanmoins très important.
Si on compare le temps passé sur internet et le temps consacré à la cuisine on voit bien que nos comportements ont complètement changés avec nos besoins et notre mode de vie.

Internet n'est pas un objet figé, c'est un objet vivant qui ne cesse de se transformer. 822 240 nouveaux sites Internet sont mis en ligne chaque jour. Son expansion est pourtant bien plus importante puisque 90% des données numériques ont été créées durant ces deux dernières années. Le contenu créé chaque jour est difficilement quantifiable quand tout le monde peut publier un commentaire, publier une page de blog ou contribuer sur wikipedia.
Il ne faut surtout pas oublier que certains sites/pages disparaissent avec le temps (auteur de blog lassé, entreprises qui disparaissent, contenu obsolète, censure, ...).
Aucun site internet n'est éternel, la seule question qui se pose, c'est quand va-t-il disparaître.

Il est évident qu'il est plus rapide de passer par un moteur de recherche que de naviguer sur des milliards de pages web.
Du coup, on comprend facilement pourquoi parmi les 5 sites les plus consultés dans le monde, on retrouve 3 moteurs de recherche.

  • Google
  • Facebook
  • YouTube
  • Yahoo!
  • Baidu

Google, Yahoo! et Baidu sont donc des sites incontournables pour les internautes. Il est surprenant de voir des sites aussi futiles parmi les sites les plus consultés alors qu'on a pas de trace de Wikipédia. Il semble que cela ne soit pas facile de se passer de Facebook / YouTube et doivent être fréquentés par des utilisateurs compulsifs.

Pour prendre l'exemple de l'incontournable Google, on dénombre 4 millions de recherches Google effectuées chaque minute.
Cela représente 25% du trafic Internet aux États-Unis.

Les moteurs de recherche connus

Tout le monde associe le terme moteur de recherche à Google. La plupart des utilisateurs ne connaissent généralement qu'un seul moteur de recherche, c'est souvent celui qui est mis par défaut dans le navigateur internet. Du coup, les gens connaissent soit Google, soit Yahoo ou Bing qui ont la possibilité de faire des partenariats (comme Google et Yahoo avec Firefox) ou s'imposer dans un éco-système fermé (Bing avec Internet explorer chez Microsoft).

Pourtant, il existe un nombre important de moteur de recherche. Pour ne citer que les plus connus:

Évidemment, tous ces moteurs ne se valent pas mais ils ont tous des particularités et méritent au moins de les essayer pour se faire un avis personnel. On ne trouvera pas toujours les mêmes résultats et contrairement aux préjugés Google n'est pas toujours très pertinent. Il est même conseillé d'en utiliser plusieurs pour passer de l'un à l'autre en fonction des situations..

Définition d'un moteur de recherche

On utilise des moteurs de recherche mais comment fonctionnent-ils ?

Ce qui importe à l'utilisateur, c'est d'obtenir des résultats à partir des mots clé utilisés. C'est pourtant une vision très réductrice des moteurs de recherche qui se le limite au résultat attendu par l'utilisateur.

Le moteur de recherche s'appuie sur des robots (appelé crawler) qui vont parcourir internet de site en site et indexer toutes les pages visitées. Un algorithme permet ensuite de classer les sites en fonction du contenu présent sur les pages. En fonction des mots clé utilisés, l'algorithme va mettre en avant certaines pages selon son algorithme et le contenu indexé (on parle de référencement).

L'indexation du web est une tache extrêmement difficile et qui nécessite beaucoup de temps et de ressources. C'est pourquoi les nouveaux moteurs de recherche sont généralement moins efficaces. L'algorithme est un autre élément essentiel et qui ne cesse d'évoluer pour satisfaire nos besoins et nos attentes. Chaque moteur de recherche tente de se démarquer et d'apporter les meilleurs résultats aux utilisateurs.

En plus des moteurs de recherche, il existe également des méta-moteurs. Ils s'appuient sur les résultats d'autres moteurs de recherche pour fournir ses propres résultats, ils sont généralement plus exhaustifs.

De nos jours, les moteurs de recherche deviennent de plus en plus intelligents et proposent des réponses toujours plus précises. On devient également plus exigent et, plutôt que d'obtenir une liste de liens, on souhaite obtenir directement les réponses à nos questions. C'est déjà le cas pour obtenir la météo, la carte d'une ville ou son adresse IP. Cette tendance devrait s'accélérer dans les prochaines années grâce à DuckDuckGo et ses fonctions Instant Answers qui propose des réponses en s'appuyant sur les mots clés utilisés.

Moteur de recherche: Ils sont basés sur des « robots », encore appelés bots, spiders, crawlers ou agents qui parcourent les sites à intervalles réguliers et de façon automatique pour découvrir de nouvelles adresses (URL). Ils suivent les liens hypertextes qui relient les pages les unes aux autres, les uns après les autres. Chaque page identifiée est alors indexée dans une base de données, accessible ensuite par les internautes à partir de mots-clés. wikipédia Méta-moteur: le métamoteur envoie ses requêtes à plusieurs moteurs de recherche et retourne les résultats de chacun d'eux. Un métamoteur élimine les résultats similaires ; par exemple, si Google et Yahoo! renvoient sur les deux mêmes liens, le métamoteur ne va l'afficher qu'une seule fois dans la liste des résultats. wikipedia Les différences entre les moteurs de recherche

Une fois que l'on connaît le fonctionnement des moteurs de recherche, on pourra plus facilement comprendre et expliquer les différences qui peuvent exister entre eux.

On peut établir différents critères qui pourront déterminer l'efficacité d'un moteur de recherche:

  • La pertinence des résultats
  • L'ergonomie du site
  • Les outils de recherches
  • La confidentialité et les CGU
  • La neutralité et la censure des résultats
  • La bulle filtrante
  • Les services annexes

L'élément essentiel reste avant tout la pertinence des résultats obtenus.
En fonction des mots clé utilisés, on obtiendra certains résultats, plus ou moins pertinents en adéquation avec la requête effectuée. La pertinence, repose sur le contenu indexé et principalement sur l'algorithme capable de mettre en avant les meilleurs résultats possibles.

Un autre élément important reste l'ergonomie du moteur de recherche.
La présentation et l'organisation des résultats n'est pas un élément accessoire et constitue bien un point important pour le confort et aussi l'efficacité des recherches. Il est tellement plus facile de trouver du contenu multimédia, des actualités, une carte quand ces résultats sont clairement identifiés et organisés par catégorie. L'ergonomie ne diffère généralement pas beaucoup d'un moteur de recherche à l'autre mais se remarque par de nombreux détails. Cet élément évolue doucement avec le temps pour s'adapter aux attentes des utilisateurs .

Les outils de recherche avancée permettant de filtrer les résultats sont souvent méconnus, pourtant ils peuvent s'avérer très utiles.
En règle générale, on utilise quelques filtres rapides qui sont proposés, comme le filtre par date, par langue,... Pourtant, chaque moteur de recherche dispose de sa propre syntaxe (plus ou moins évoluée) pour filtrer les résultats et trouver le contenu le plus pertinent.
Les opérateurs de recherche les plus connus sont les opérateurs booléens ET,OU,SAUF (en anglais AND, OR, NOT), la recherche d'une expression exacte (avec l'utilisation des "guillemets"), n'afficher que certains types de fichier ou n'afficher les résultats que pour un nom de domaine. Certains moteurs de recherche proposent des formulaires pour faciliter l'utilisation des filtres et des opérateurs. Ces outils deviennent indispensables pour être efficace et pour un gain de temps (et éviter de parcourir des centaines de résultats).
C'est le cas lorsque certains mots clés ont plusieurs significations.

exemple:
jaguar est à la fois un animal mais également une marque de voiture, on saisira les mots-clés: jaguar+vitesse-animal

La confidentialité et les conditions générales d'utilisation sont généralement occultés mais cache pourtant bien des choses.
La collecte des données est une réalité à l'heure actuelle et les entreprises n'hésitent pas à revendre ces données et collecter toujours plus d'informations à l'insu des utilisateurs. Les conséquences de cette collecte sont souvent méconnues ou largement sous-estimées car imperceptibles ou différées dans le temps. On considère à tort que tout cela est principalement destiné au ciblage publicitaire mais les utilisations possibles sont très variées et pourraient s'avérer extrêmement préjudiciable pour l'internaute. On peut très facilement utiliser ces données collectées pour le ciblage publicitaire mais aussi au sein des assurances, banques, entreprises de recrutement, etc.

Il existe un aspect relativement difficile à vérifier, la neutralité et la censure des résultats.
Derrière la grande majorité des moteurs de recherche, on retrouve des entreprises qui ont besoin de générer du profit. Rien n’interdit un moteur de recherche de favoriser certains liens au détriment d'autres en échange de publicités ou services payants qui seront plus ou moins bien identifiés dans les résultats.
Les résultats peuvent également être censurés sous la contrainte / en accord avec les autorités d'un pays. On peut même imaginer que certains résultats seront mis en avant pour des raisons idéologiques ou pour freiner la concurrence (cf. Google et wikileaks et Droit à l’oubli : Google invité à plus de transparence)

On retrouve pour une partie des moteurs de recherche, une pratique qui est assez mal connu des internautes la bulle filtrante.
Cette pratique peut être évoquée dans les CGU dans l'objectif de fournir à l'utilisateur de meilleurs services et lui offrir les résultats qu'on pense lui être le plus utiles en oubliant d'évoquer un possible effet de bulle filtrante. Pour simplifier le phénomène de bulle filtrante, c'est une sélection de résultats se basant sur le profil de l'utilisateur. En conséquence, deux individus n'auront donc pas nécessairement les mêmes résultats.
Le gros risque est de renforcer certaines idées/opinions (cf. Google peut-il influencer l'élection présidentielle américaine ?) et de passer à côté de certains sites intéressants parce qu'un algorithme considère que cela ne vous correspond pas.

Certains moteurs de recherche proposent bien plus qu'un simple moteur de recherche et proposent parfois des services annexes.
Google propose de très nombreux services: carte géographique, service de messagerie, traduction automatique, gestion de documents, ... et pour certains, nécessiteront évidemment un compte avec vos informations personnelles. Tous ces services peuvent vous être utiles mais ils sont également préjudiciables dès lors qu'ils faciliteront la collecte de données.

Ces différents critères permettront d'établir une base pour un classement/hiérarchie entre les différents moteurs de recherche.

Les enjeux

Parmi les différents critères listés précédemment, on en identifie certains qui sont sans conséquences pour l'utilisateur alors que les derniers interpellent. Il faut donc faire un compromis entre la qualité des résultats face aux contreparties demandées.

L'élément essentiel dans le choix et l'utilisation d'un moteur de recherche reste avant tout son efficacité.
Il faut choisir l'outil le plus adapté à notre propre utilisation, en fonction de: la langue, le pays, l'ergonomie, le domaine de recherche, etc. La plupart des utilisateurs se contentent d'utiliser un seul et unique moteur de recherche alors que l'on peut très facilement en utiliser plusieurs afin de compléter certains résultats. Il se peut également que l'on utilise mal certains outils de recherche ou que d'autres outils plus performants soient disponibles.

Il faut également prendre conscience qu'un moteur de recherche n'a pas la capacité d'indexer tous les sites présents sur internet.
Internet n'est pas quelque chose de figé mais en perpétuel changement. La création, la modification et la suppression de contenu est omniprésente. Certains sites ne souhaitent pas que leur contenu soit indexé par les moteurs de recherche et vous ne trouverez donc pas ces pages. Il existe encore une partie privée de l'internet comme les sites d'entreprises qui nécessite une identification ou de nombreux services en ligne qui ne sont disponibles que pour les membres enregistrés. Sans oublier le deepweb qui est utilisé que par un nombre limité d'utilisateur mais qui n'est pas indexé par les moteurs de recherche.

Ce n'est pas exclusif aux moteurs de recherche mais la collecte de données personnelles est une pratique courante et presque admise par les utilisateurs. Cette collecte devient une préoccupation puisque on est capable de collecter des informations sur la durée (plusieurs années) et parfois très personnelles. Ces informations personnelles peuvent contenir : vos intérêts, votre situation de famille, vos orientations politiques, votre état de santé, votre sexualité, etc. Elles constituent aujourd'hui une mine d'or pour les sociétés de marketing, les autorités gouvernementales, les hackers et criminels. L'enregistrement de ces données ne coûte presque rien et, sur le court terme, rapporte suffisamment avec la publicité ciblée et d'avantage dans quelques années avec des utilisations supplémentaires dans des domaines comme les banques, assurances, recrutement, police, ...

Un élément important et pourtant méconnu: la présence d'une bulle filtrante. Sous prétexte d'améliorer l'expérience utilisateur on devient de véritable cobaye dépourvu de capacité de réflexion. C'est un peu comme lire un seul et unique journal comme le Figaro. Il est toujours intéressant de voir ce qui se dit ailleurs.
Sur des thématiques "sensibles", il est peut être difficile de confronter les différentes opinions et on peut craindre un renforcement dans certaines croyances. Le contenu concernant les groupes terroristes et les différentes théories du complot semblent être surreprésenté parmi les résultats. Cela semble être déjà le cas sur les réseaux sociaux et déjà dénoncé par certains.

La censure peut également être présente sans pour autant être visible. On sait que la censure est présente en Chine et que les moteurs s'y conforment dès lors que leurs intérêts économiques sont en danger. Difficile de savoir si des mesures similaires sont appliquées dans d'autres pays.
Dans le même temps, la France souhaite mettre en place des outils de contre-propagande pour lutter contre le terrorisme et fait appel à des entreprises comme Google. Tous les gouvernements souhaitent bien évidemment prendre le contrôle des moteurs de recherche comme n'importe quel autre organe de presse.

Sachant que derrière ces moteurs de recherche on retrouve des entreprises, et qu'elles ont besoin de générer des bénéfices, on peut se poser la question sur le service rendu et les contreparties qui vont avec.

Quelques précisions concernant les données personnelles

Il existe différentes techniques pour collecter les données personnelles de l'utilisateur, chacune permettant d'obtenir des éléments plus ou moins intéressants et pertinents sur la personne qui est suivie.

Cookies de suivi

Un cookie est un fichier texte stocké par votre navigateur sur votre ordinateur dans le but de conserver des informations spécifiques. Ce cookie peut très facilement définir et stocker un identifiant unique pour chaque utilisateur. Le moteur de recherche (comme n'importe quel autre site) pourra donc associer à chaque requête cet identifiant unique et savoir qui recherche quoi. C'est encore plus facile si vous utilisez un compte (Google par exemple).

Adresse IP

Pour naviguer sur internet, votre FAI vous fournit une adresse IP. A chaque fois que vous vous connectez sur un site, celui-ci vous reconnaîtra par votre adresse IP. Elle peut donner des informations intéressantes à un moteur de recherche bien que pas toujours très précises.
On peut obtenir grâce à cette adresse IP une géolocalisation de votre point de connexion (votre ville ou une ville voisine). Une adresse IP permet donc de définir un utilisateur ou un groupe d'utilisateur (vous partagerez une adresse IP avec les autres utilisateurs de votre entreprise, logement, réseau public,...). Cette adresse IP fournit par votre FAI peut changer régulièrement mais pas pendant votre utilisation.

HTTP referer

Le HTTP referer est quelque chose qui n'est pas visible pour un utilisateur. Dès lors que vous cliquez sur un lien présent sur la page A, votre navigateur transmet l'adresse de cette page A au site B que vous allez visiter. C'est le cas quand vous lancez une recherche sur Google pour une paire de charentaise et que vous suivez le lien pour consulter le site Amazon. Dans ce cas, Amazon sait que vous venez du site Google et plus précisément de http://google.com/q=charentaise+taille+40.
Avec cet exemple, on arrive même à deviner quel est la recherche (charentaise et la pointure en 40) qui a été effectué avant d'arriver sur Amazon. C'est là qu'intervient la notion de GET request.

GET request

C'est un autre élément qui n'est pas visible pour un utilisateur mais cette méthode est bien connue des développeurs web. Il existe deux méthodes (GET et POST) permettant d'envoyer les informations depuis un formulaire vers le site que l'on consulte. La méthode GET transmet les informations du formulaire en clair grâce à l'URL. Pour une recherche de charentaises, l'URL de la page aura généralement cette forme: http://google.com/q=charentaise&w=pigeon.

  • q=charentaise fait référence au terme recherché
  • w=pigeon peut être une autre info (données d'identification personnelle ?)
A partir de là, on sait ce que vous avez saisi dans le formulaire de recherche. Fingerprinting

Le fingerprinting est une technique avancée contre laquelle il n'existe que très peu de solutions. Cette technique très efficace devient extrêmement contraignante pour l'utilisateur qui souhaiterait rester anonyme.
Le fingerprinting s'appuie sur un ensemble d'informations communiquées par votre navigateur. Malheureusement, elles sont très nombreuses et permettent d'identifier un utilisateur de manière unique (ou presque) malgré le nombre d'internautes.

Pour exemple, les informations qui peuvent être fournies:

  • User Agent: c'est le nom de code de votre navigateur internet et son numéro de version
  • Langue: c'est la langue utilisée par votre navigateur (ce qui permet à des sites comme wikipedia de vous renvoyer automatiquement vers la page en français)
  • Résolution de l'écran: permet d'adapter le rendu d'un site selon la taille de votre écran
  • OS : système d'exploitation qui est utilisé
  • Fuseau horaire
  • Polices de caractères utilisées

Chaque information peut être utile pour faciliter la navigation d'un internaute mais prises ensemble, ces informations deviennent dangereuses et permettent d'avoir une identification quasi unique pour chaque internaute. Pour plus d'infos, je vous invite à tester votre navigateur et lire le rapport de l'EFF sur ce sujet.

À partir de l'ensemble de ses données collectées on en déduit alors très facilement les différents liens suivis et on peut reconstruire l'historique de navigation de l'utilisateur. Ces données peuvent être utilisées pour afficher de la publicité ciblée mais d'autres utilisations sont possibles qui auront un impact plus important sur notre quotidien dans le futur comme l'attribution d'un crédit bancaire, évolution du tarif des assurances, recrutement dans les entreprises,...

Les données utilisées maintenant pourront être réutilisées demain avec la possibilité de les enrichir et les recouper avec d'autres sources d'informations, leur donnant une très grande valeur. Ces données pourront être utilisées directement par le moteur de recherche ou simplement revendu à d'autres entreprises.

Il existe également des risques de la collecte d’information (diffusion publique / demande des forces de l'ordre) quand bien même le moteur de recherche souhaite protéger votre vie privée:

  • Données qui ont été mal anonymisées
  • Problèmes techniques qui permettent d’accéder à ces données
  • Piratage
  • Demande des autorités
  • Surveillance
  • ...
Quelques anecdotes

Voici quelques anecdotes pour montrer comment peut agir un moteur de recherche et les dérives que cela peut produire.

  • TPB AFK: déréférencement du documentaire The Pirate Bay - Away From Keyboard sous la demande de certaines grandes majors nord-américaines alors que le film est sous licence Creative Commons.
  • SAMARCO: Google ne semble pas avoir entendu parlé de la catastrophe de Samarco (Miniver* VS réalité).
  • Wikileaks: Quand Wikileaks est localisé à Guantanamo Bay :-o
  • Prévision de la grippe: Google détecte les épidémies de grippe plus vite que les réseaux médicaux.
Ressources

* Miniver: dans le roman 1984 de George Orwell, le Miniver est le ministère de la vérité.


2016 nIQnutn CC-BY

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nIQnutn : Quelle réalité se cache derrière les moteurs de recherche ?

Quel(s) choix pour les libristes ?

L'utilisation des moteurs de recherche est une pratique courante pour toutes les personnes qui naviguent sur internet.
Il est d'ailleurs inconcevable pour la très grande majorité d'utilisateurs de ne pas utiliser un moteur de recherche au quotidien pour parcourir internet.
Pourtant, il ne s'agit pas d'une utilisation sans conséquences, elle détermine les résultats des recherches et donc de l'information que l'on va trouver et peut comporter certains risques/dangers souvent méconnus des internautes.

Cet article a pour but d'expliquer comment fonctionne un moteur de recherche et prendre conscience des enjeux pour avoir une utilisation plus efficace et pertinente de ce type d'outil.

Derrière la plupart des moteurs de recherche, on retrouve des multi-nationales qui ont des objectifs et sont motivées par un besoin de faire du profit.
Comment les objectifs d'une entreprise peuvent s'accorder avec les besoins/intérêts de l'utilisateur ? Existe-t-il des incompatibilités entre les deux ?

Comme n'importe quel outil, il faut commencer par trouver un outil adapté à ses besoins et apprendre à l'utiliser.
Il existe une diversité de moteurs de recherche, qui peuvent être tout aussi efficace que Google (souvent cité comme référence) avec des fonctionnalités supplémentaires très intéressantes.
Dans ce cas, quel(s) moteur(s) de recherche utiliser ?

L'utilisation de navigateur internet comme Firefox permet d'être plus efficace et d'utiliser au mieux les divers moteurs de recherche.
Il est possible d'ajouter autant de moteurs de recherche que l'on a besoin et d'utiliser l'un ou l'autre en fonction de la situation.
Firefox dispose de nombreuses fonctionnalités parfois méconnus ou sous-utilisées et pourtant très utiles.
On découvrira quelles sont ces fonctionnalités / astuces et comment les utiliser.
Dans certains cas précis, il est même possible de ne plus utiliser les moteurs de recherche tout en étant plus efficace.

Pour éviter de faire trop long, il a été nécessaire de découper ce sujet en plusieurs articles.
La première partie traitera principalement du fonctionnement des moteurs de recherches et des enjeux sous-jacents.
La seconde partie évoquera quelques alternatives disponibles à Google comme DuckDuckGo, StartPage, Qwant, ... en découvrant les points forts et les points faibles de chacun.
Pour finir, la dernière partie expliquera comment utiliser Firefox pour gérer différents moteurs de recherche et les utiliser ainsi que de nombreuses astuces utiles.

  1. Moteur de recherche: Les principes
  2. Moteur de recherche: Les alternatives à venir
  3. Moteur de recherche: Utilisation à venir

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Frédéric Micout : Histoire d'une migration ratée vers Xubuntu

Ceci peut ressembler à un billet d'humeur.

A quoi bon se casser la tête à mettre en avant les solutions libres quand de toute manière, l'utilisateur final n'en a que faire. Ceci n'est pas un reproche vis à vis de l'utilisateur final mais bien un constat.

Il y a un plus d'un an, la machine de l'un de mes proches, sous Windows Vista, présentait tout un tas de problèmes, de lenteurs récurrentes, etc... On m'a donc demandé ce qu'il serait possible de faire pour remédier à ces désagréments et le plus simple était une réinstallation complète. L'utilisateur semblait presque prêt à changer de machine s'il le fallait (machine toute jeune, à peine 5 ans ; ce qui peut faire sourire les plus technophiles ;-) ).

Je ne suis pas un franc partisan de la migration forcée sous GNU/Linux mais bon en même temps, la machine n'était à ce que je voyais, que utilisée pour aller sur internet et visualiser/stocker des photos. Comme équipements externes, rien mis à part une imprimante multifonctions et des appareils photo numériques.

S'il y avait eu la moindre application particulière, le moindre appareil ésotérique ou autre chose du même type, je me serait contenté d'une réinstallation du système d'origine. Comme ce n'était pas le cas, j'ai tout de même pris le temps d'expliquer, ce que je proposais, quels étaient les changement attendus et ce qui ne changerait pas.

A ce stade, si vous vous trouvez dans le même cas, qu'après explications la réponse est "On te fait confiance" et que votre interlocuteur ne souhaite de toute façon pas prendre la peine de comprendre ce que vous lui expliquez, arrêtez tout. En effet, vous allez droit dans le mur. Cela est vrai pour plusieurs raisons.

Les besoins ont-ils été bien identifiés ?

L'utilisateur ne sait pas dire ni exprimer ce dont il se sert au quotidien sur sa machine. Consulte-il ses mails via un client lourd ou un webmail ? Il n'en a pas la moindre idée. A-t-il vraiment identifié toutes les petites applications qu'il a l'habitude d'utiliser ? Non, probablement pas, et c'est problématique.

On te fait confiance, mais surtout pour que ce soit comme avant...

L'utilisateur ne souhaite pas changer ses habitudes. C'est ça qu'il a veut dire quand il dit qu'il me fait confiance. Il veut le moins de changements perceptibles, ce qui transforme chaque détail spécifique à l'OS de départ en montagne à abattre dès lors que l'on se trouve dans le nouvel environnement. Essayez d'installer "Freecell", version Vista, sur Xubuntu. Via wine, seule la version XP est disponible. Une petite fenêtre s'ouvrait que vous branchiez votre appareil photo, et vous aviez directement le choix de copier ou déplacer son contenu dans le répertoire de votre choix. Naviguer dans les répertoire et refaire un bon vieux copier/coller vous semble alors être une aberration sans nom.

Maintenant, il y a un SAV.

Voilà ce qui m'a semblé le plus dur : la machine était depuis longtemps hors garantie et n'était suivie par personne. Elle a donc vivoté comme ça bon gré, mal gré, et ce durant plusieurs années. Elle ne fonctionnait pas bien mais puisque c'était avec le système préinstallé, il n'y avait pas grand chose à faire. Le système préinstallé donne l'impression d'avoir été choisi en connaissance de cause donc quand ça plante, on se trouve un peu face à nos propres choix et on assume plus facilement de faire avec.

A compter du jour où j'ai mis les mains dedans et où j'ai changé d'OS, je suis devenu le technicien qui doit veiller au bon fonctionnement de la machine et à qui on commence à demander de faire rentrer un rond dans un carré. Puisque j'ai proposé une solution autre, je suis devenu celui qui doit défendre la dite solution et qui doit trouver une solution quand un truc ne fait pas ce que l'on s'attend à ce qu'il fasse. J'ai réintroduit sans le vouloir une espèce de relation client/prestataire avec un contrat de maintenant GOLD.

Et maintenant ?

J'ai compris trop tard mon erreur et on ne m'y reprendra pas. Pour autant, la machine fonctionne parfaitement, est stable et ne présente plus les défauts qui lui étaient reprochés. Les gros problèmes sont soldés mais les différences perceptibles à l'usage sont elles même perçues comme de nouveaux problèmes et ce qui me semblait être de l'ordre du détail s'est en fait avéré capital à l'usage. Cela est hautement subjectif mais c'est ce qui compte en définitive.

Je vais donc repasser la machine sous Windows Vista, déçu, forcement, mais aussi en me disant que c'est encore la solution la plus appropriée. Je considère que j'ai même trop attendu car la solution que j'avais proposé était mal vécue par mes proches.

Certains pourraient me dire que Vista, c'est bugué et qu'il faudrait au moins passer la machine sous Seven. C'est ce que j'aurais fait si la machine avait une licence adéquate mais dans le cas présent, elle n'a qu'une licence pour Vista et rien d'autre. Le système des licences est ce qu'il est, on adhère ou pas, mais hors de question de le contourner. Quand on joue à un jeu, on ne choisit pas uniquement les règles qui nous arrangent.

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RaspbianFrance : Besoin d’aide avec votre Raspberry Pi ? Le forum Raspbian France est enfin arrivé !

Comme nous vous l’annoncions le 28 mars à l’occasion de l’anniversaire de Raspbian France, nous essayons de faire évoluer le site.

Cette évolution a commencé par l’arrivée d’un nouveau design bien plus sobre et lisible et se poursuit aujourd’hui avec la mise en place d’une toute nouvelle partie du site.

Nous sommes donc ravis de vous présenter le forum officiel de Raspbian France. Un forum français totalement dédié à la Raspberry Pi !

Pourquoi lancer un forum sur la Raspberry Pi ? Une communauté grandissante

La communauté francophone autour de la Raspberry Pi croît de jour en jour et par conséquent, le nombre de visiteurs de Raspbian France grandit aussi. Cela s’accompagne logiquement d’une forte augmentation du nombre de mails que nous recevons et il devient difficile de répondre à tout le monde rapidement.

Des questions (trop) techniques sur la framboise

Aujourd’hui, en plus du fait que répondre aux mails et commentaires nous prends énormément de temps, nous ne sommes pas toujours en mesure de vous apporter des réponses efficaces.

Même si nous connaissons bien la Raspberry Pi, nous n’avons pas toujours les réponses aux problèmes qui nous sont envoyés. Nous sommes donc obligés de faire énormément de recherches pour pouvoir aider nos lecteurs.

Cela n’est pas un problème en soi, nous sommes passionnés et avons soif de connaissances sur la Raspberry Pi. Cependant, là encore de telles recherches nous prennent énormément de temps, ce qui nous empêche de travailler sur d’autres éléments de Raspbian France, notamment la rédaction d’articles.

L’objectif du forum Raspbian France Impliquer les utilisateurs et faire grandir la communauté

Un des plus gros objectif du forum est d’impliquer plus fortement les utilisateurs du site, et de leurs permettre de discuter entre eux.

Aujourd’hui, seule la partie commentaire permet aux utilisateurs d’interagir et ce système rencontre rapidement ses limites.

Le forum sera donc l’occasion pour vous de proposer vos propres tutoriels, de trouver de l’aide sur la Raspberry Pi auprès de la communauté, de proposer et participer à des projets sur la Raspberry Pi, etc. Un véritable espace pour permettre à la communauté de s’organiser et de grandir.

Nous souhaitons que le forum soit un lieu de rencontre, permettant notamment aux personnes désireuses de monter des projets autours de la Raspberry Pi de trouver de l’aide et des partenaires !

Répondre plus vite aux problèmes des utilisateurs de la Raspberry Pi

Un autre objectif de ce forum est de permettre à nos utilisateurs bloqués de trouver plus rapidement des réponses à leurs problèmes.

Grâce à l’implication de nombreuses personnes et grâce au fait que les questions déjà résolues sont consultables (contrairement aux réponses par mail), nous pensons qu’il sera beaucoup plus facile pour les personnes bloquées de trouver rapidement des réponses à leurs questions !

Offrir des réponses plus pertinentes

Comme nous l’avons dis précédemment, nous recevons régulièrement des questions sur des points très cibléss, et nous n’avons pas toujours les réponses.

Grâce à la possibilité pour toute la communauté de répondre aux questions posées, nous espérons que ce type de questions trouvent des réponses plus précises de personnes déjà confrontées aux mêmes difficultés !

Nous sommes persuadés que nombre d’entre vous ont des connaissances sur de nombreux sujets autour de la Raspberry Pi bien supérieures aux nôtres !

Le fonctionnement du forum

Le forum fonctionne comme tous les forums classiques, avec différentes catégories, des systèmes de recommandations, etc.

Nous avons porté une attention toute particulière au choix d’un système de forum clair, pratique et visuellement agréable.

Un post d’accueil vous présentera les règles de vie du forum.

Les utilisateurs irrespectueux, injurieux ou grossiers seront évidemment bannis. En revanche les utilisateurs les plus actifs, de confiance et intéressés par cette possibilité pourront se voire promus modérateurs du forum.

N’hésitez pas à nous faire des retours sur le forum, à en parler autour de vous, etc.

Nous espérons que vous serez très nombreux à venir participer sur ce forum dédié à la Raspberry Pi !

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mozillaZine-fr : Le correcteur grammatical Grammalecte pour Firefox est publié

grammalecteNous avions relayé l’information concernant l’appel à financement de cette extension pour Firefox, qui avait rencontré un beau succès. Nous avons maintenant le plaisir de vous annoncer que le correcteur grammatical Grammalecte pour Firefox est disponible dans le catalogue d’extensions de Mozilla. Comme le précise son auteur sur le site Ulule :

La route a été plus longue que prévu, mais voici enfin Grammalecte pour Firefox. Pour l’instant, attendu que Mozilla n’a toujours pas implémenté l’interface de programmation qui permettra de souligner en bleu les erreurs directement dans les zones de texte, la correction se fait dans un panneau annexe. Mais dès que cette interface sera disponible, c’est bien sûr ainsi que les corrections se feront. A priori, Grammalecte pour Firefox peut et doit signaler les mêmes erreurs que la version pour LibreOffice.

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