Planet Libre

Raphaël Hertzog : Mes activités libres en avril 2016

Mon rapport mensuel couvre une grande partie de mes contributions au logiciel libre. Je l’écris pour mes donateurs (merci à eux !) mais aussi pour la communauté Debian au sens large parce que cela peut donner des idées aux nouveaux venus et que c’est également un des moyens les plus effectifs de trouver des volontaires pour travailler sur les projets qui me tiennent à cœur.

Debian LTS

J’ai pris en charge une nouvelle proposition de sponsoring, de la part d’une société souhaitant voir Wheezy continuer à supporter les architectures armel et armhf. Cela ne faisait pas partie de nos plans initiaux (arrêtés lors de la dernière DebConf) et, en conséquence, j’ai envoyé un message à toutes les équipes impactées de sorte à ce que ce changement, s’il devait survenir, soit approuvé collectivement. Alors que je m’attendais à recevoir une réponse claire assez rapidement, il s’est avéré que nous ne sommes jamais parvenus à obtenir un retour de la part de toutes les parties impliquées. La discussion a dérivé, à la place, sur la question plus générale de savoir comment nous devions traiter le sponsoring/donation au sein du projet LTS.

Fort heureusement, les mainteneurs de buildd ont confirmé être d’accord avec ce changemement, tandis que les ftpmasters n’y voyaient pas d’objections, ce qui a implicitement acté cette décision. Ansgar Burchardt a conservé les architectures armel/armhf dans le dépôt wheezy/updates lorsque le support a basculé du côté de l’équipe LTS, et Aurélien Jarno a configuré wanna-build de sorte à ce qu’il continue de compiler armel/armhf pour la suite. L’équipe DSA n’a pas confirmé que ce changement n’entrait pas en conflit avec l’un de leurs projets de mise hors service de matériels. Quoi qu’il en soit, les démons de compilation constituent des ressources partagées, et un seul serveur gère généralement la compilation des paquets pour plusieurs versions de Debian.

DebConf 16

Je me suis inscrit ce mois-ci pour la DebConf 16, et soumis plusieurs propositions de sujets pour des présentations/tables rondes :

  • Retour d’expérience de Kali Linux en tant que distribution dérivée de Debian, basée sur Testing (présentation);
  • Deux années de travail, réalisées par des contributeurs rémunérés, au sein du projet Debian LTS (présentation);
  • Utiliser l’argent de Debian pour financer les projets Debian (table ronde).

Je souhaite partager la configuration que nous utilisons dans Kali, dans la mesure où elle pourrait être utile à d’autres distributions dérivées, mais aussi à Debian elle-même, afin de faciliter les échanges avec les distributions dérivées.

Je souhaite également rouvrir le débat concernant l’utilisation de l’argent au sein de Debian. C’est un sujet difficile que nous devrions vraiment aborder, afin d’arrêter officiellement une position sur ce qu’il est possible de faire, ou de ne pas faire, avec cet argent. Debian LTS a permis de démontrer que l’argent pouvait être utilisé dans une certaine mesure, sans que cela n’affecte le projet Debian en tant que tel. Est-ce que cela peut être transposé à d’autres équipes ou projets ? Quelles sont les limites ? Pouvons-nous définir un cadre d’utilisation et clarifier les règles ? je m’attends à une table ronde très intéressante. Mehdi Dogguy a accepté d’animer cette table ronde avec moi.

Empaquetage

Django J’ai poussé la version 1.8.12 vers jessie-backports, ainsi que la version 1.9.5 vers unstable. J’ai créé deux rapports de bogue auprès de l’amont (n°26473 et n°26474) pour des problèmes repérés grâce à lintian.

Malheureusement, lorsque j’ai voulu faire de même vers unstable, la suite de tests n’a pas fonctionné. Après analyse, j’ai attribué cela à une régression dans SQLite. Chris Lamb a créé le rapport de bogue n°820225, et j’ai contacté les développeurs amont Django et SQLite par email, pour leur indiquer le souci. J’ai aidé l’auteur amont SQLite (Richard Hipp) à reproduire le problème, après quoi il a soumis très rapidement un patch, qui a atterri dans la version 3.12.1.

J’ai réalisé plus tard dans le mois un autre envoi, pour corriger un bogue de mise à jour (cf. le n°821789).

GNOME 3.20 Comme pour chaque nouvelle version, j’ai mis à jour gnome-shell-timer, de sorte à ce qu’il fonctionne avec le nouveau GNOME. J’y ai passé cette fois-ci un peu plus de temps qu’à l’habitude, afin de corriger une régression (cf. le n°805347) datant d’il y a bien longtemps déjà, et qui n’aurait jamais été corrigée autrement, l’auteur amont ayant déclaré orpheline cette extension (n’utilisant lui-même plus GNOME).

J’ai également rencontré des problèmes d’affichage, à savoir que les caractères accentués étaient affichés sous les caractères suivants. Avec l’aide de membres de l’équipe GNOME, nous avons découvert qu’il s’agissait d’un problème spécifique à la police cantarell, et n’était déclenché qu’avec Harfbuzz 1.2. C’est consigné dans Debian via le bogue n°822682 en ce qui concerne harfbuzz, et n°822762 pour ce qui est de fonts-cantarell. Une nouvelle version amont (incluant le correctif) est prête à être empaquetée, mais reste malheureusement bloquée par l’absence d’une version récente de fontforge dans Debian. J’ai donc contacté debian-mentors dans l’espoir de trouver des volontaires qui pourraient aider l’équipe pkg-fonts à en empaqueter une version plus récente…

Travaux divers Debian/Kali

Distro Tracker J’ai commencé à parrainer Vladimir Likic, qui m’a contacté dans le but de contribuer au Distro Tracker. Je l’ai aidé à mettre en place son environnement de développement, et nous avons corrigé quelques problèmes ce faisant.

Rapports de bogues J’ai créé de nombreux rapports de bogue, la plupart du fait de mon travail pour Kali :

  • n°820288: requête demandant le maintien d’un paquet WordPress installable sur les versions anciennes (du fait du renommage de nombreux paquets php);
  • n°820660: requête demandant le support des index by-hash dans reprepro;
  • n°820867: possibilité de surcharger la priorité de paquets déjà installés dans reprepro;
  • n°821070: problème de samba-vfs-modules lors de la mise à jour de jessie vers stretch;
  • n°822157: python-future masque et casse python-configparser;
  • n°822669: dh_installinit ajoute des autoscript inutiles pour les scripts System V, lorsque le paquet n’en contient aucun;
  • n°822670: dh-systemd devrait être fusionné avec debhelper, car nous disposons de systemd par défaut, et debhelper devrait le supporter correctement par défaut.

J’ai également étudié le n°819958 qui affecte testing, dans la mesure où il a été remonté dans Kali également. J’ai réalisé un envoi de dh-make-golang en tant que non-mainteneur, afin de corriger le problème du n°819472, que j’avais rapporté auparavant.

Merci

Rendez-vous au mois prochain pour un nouveau résumé de mes activités !

Ceci est une traduction de mon article My Free Software Activities in April 2016 contribuée par Weierstrass01.

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Okki : Sortie de Geary 0.11.0

Geary 0.11.0

Quelle surprise, que de voir sortir une nouvelle version de ce client de messagerie. Après la disparition de la fondation Yorba qui s’occupait du développement de l’application, puis l’annonce du fork par les développeurs d’elementary OS, j’étais persuadé que le projet allait rapidement mourir après la fuite de ses utilisateurs vers d’autres clients. Mais c’est sans compter sur Michael Gratton, qui annonçait début mars souhaiter reprendre la maintenance du projet.

Plus d’un an après la sortie de la précédente version, nous avons donc droit à une nouvelle version qui apporte les nouveautés suivantes :

  • Ajout de la prise en charge du dossier spécial Archive, permettant ainsi de pouvoir archiver les conversations sur tous les serveurs IMAP, et non plus uniquement sur Gmail
  • Ajout des opérateurs de recherche is:read, is:unread: et is:starred (est:lu, est:non lu, est:marqués d’une étoile)
  • Il est désormais possible d’utiliser plusieurs opérateurs de recherche simultanément (à:, de:, objet:, etc.)
  • De nombreux bugs qui faisaient planter l’application ont été corrigés
  • Correction du bug des images qui ne s’affichaient pas dans certains messages HTML
  • Correction du bug de la fenêtre principale vide lors de l’ouverture depuis une notification
  • Correction du bug qui faisait geler l’interface quand les connexions réseau étaient perdues
  • Meilleur fonctionnement avec Cyrus et d’autres serveurs quand le réseau n’est pas fiable
  • Meilleur positionnement du bouton pour détacher la fenêtre de composition
  • Amélioration de la documentation
  • Sans oublier les inévitables mises à jour de traductions (dont le français, merci à Cédric Bellegarde et Julien Hardelin) ;)

Il n’y a plus qu’à espérer que le projet soit de nouveau attractif aux yeux des contributeurs, et que les développeurs de Geary et de Pantheon-Mail puissent collaborer sur certains points (passage à WebKit2GTK+, meilleure prise en charge des différents services de messagerie autres que Gmail, interface pour la gestion des comptes, amélioration de la recherche…)

En attendant, nous pouvons apprécier les bienfaits du logiciel libre, qui permet à n’importe quelle personne motivée de pouvoir reprendre un projet à l’abandon, là où, dans l’industrie du logiciel propriétaire, les utilisateurs n’auraient pu que subir la décision d’une entreprise…

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RaspbianFrance : Sortie d’une nouvelle version de la Raspberry Pi Zéro

Il y a quelques temps, la fondation Raspberry Pi avait annoncé en grandes pompes l’arrivée d’une nouvelle version simplifié de la Raspberry Pi, la Raspberry Pi Zéro, disponible à moins de 5€.

Ce nouveau modèle avait suscité un véritable engouement, à tel point que la fondation ne parvenait plus à répondre à la demande, et depuis quelques mois la Raspberry Pi Zéro était tout simplement introuvable !

Pour répondre à ce problème, la fondation lance donc une nouvelle version de la Raspberry Pi Zéro, la Raspberry Pi Zéro 1.3 !

Les caractéristiques de la Raspberry Pi Zéro

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas la Raspberry Pi Zéro, voici un rapide résumé de ses caractéristiques par rapport à la Raspberry Pi 3.

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  • Processeur : 64-bit quad-core ARM Cortex-A53
  • Processeur : 4 Coeurs
  • Cadence : 1200MHz
  • RAM : 1024Mo
  • Stockage : Carte MicroSD
  • Carte réseau : Ethernet + WiFi
  • Ports USB : 4
  • Sorties vidéos : HDMI et Jack audio/video
  • GPIO : 40 Pics
  • Port CSI Caméra : Oui
Acheter le modèle 3Raspberry Pi Zero5€5€
  • Processeur : BCM2835 ARM(v6)
  • Processeur : 1 Coeur
  • Cadence : 1000MHz
  • RAM : 512Mo
  • Stockage : Carte MicroSD
  • Carte réseau : Pas de carte réseau
  • Ports USB : 1 (microUSB On The Go)
  • Sorties vidéos : Mini HDMI + composite possible
  • GPIO : 40 Pics (non inclus)
  • Port CSI Caméra : Oui
Non disponible La Raspberry Pi Zéro gagne une caméra

Avec cette nouvelle version, la fondation améliore l’existant et ajoute le support de la caméra à la Raspberry Pi Zéro.

Si la Raspberry Pi Zéro reste globalement la même, elle se dote néanmoins d’un nouveau port qui lui faisait jusqu’ici cruellement défaut, un port dédié à la caméra officielle.

L’absence de connecteur caméra était vraiment le plus gros (et presque unique) défaut de la Raspberry Pi Zéro, et nous sommes réellement ravis de le voir corrigé. Par ailleurs, cet ajout permettra à la Raspberry Pi Zéro de tirer pleinement parti de l’arrivé de la version 2 de la caméra officielle.

Petit point à noter, le connecteur caméra de la Raspberry Pi Zéro 1.3 est différent du connecteur standard de la caméra. Cette nouvelle version de la Raspberry Pi Zéro sera donc directement livrée avec un câble spécifique faisant la conversion entre les deux connecteurs.

La Raspberry Pi Zéro bientôt disponible

Niveau disponibilité, la fondation a annoncé avoir déjà imprimé 30 000 Raspberry Pi Zéro, et précise qu’elle en imprimera encore plusieurs centaines par jour, jusqu’à répondre à toute la demande du marché.

À l’heure actuelle, la nouvelle Pi Zéro n’est pas encore disponible en France (jour férié oblige), mais elle devrait arriver dans les jours qui viennent. Nous ne manquerons pas de mettre l’article à jour à ce moment.

 

Pour rappel, vous pouvez trouvez notre article sur la Raspberry Pi Zéro, ainsi que notre article dédié au choix des accessoires de la Raspberry Pi !

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Framablog : Logiciel privateur de liberté… jusqu’à la prison ?

Dans le mode du logiciel libre, et contrairement à ce que le nom laisse suggérer, ce n’est pas le logiciel qui est libre, mais bien l’utilisateur du logiciel.

Le logiciel propriétaire, c’est-à-dire l’opposé du logiciel libre, est alors parfois appelé « logiciel privateur », car il prive l’utilisateur de certaines libertés fondamentales (étudier, exécuter, etc. le code source du programme).

Rebecca Wexler, étudiante dans l’école de droit de Yale (Yale Law School) nous montre ici qu’en plus ne nous priver de ces libertés qui peuvent parfois sembler bien futiles pour tout un chacun, ces logiciels peuvent compromettre le système judiciaire et nous priver ainsi de nos libertés fondamentales.

Condamnés par le code par Rebecca Wexler

Source : Convicted by code (Slate)

Traduction :Vincent,  McGregor, roptat, oS,Diane, CLC, touriste, teromene, Piup, Obny et anonymes.

Obny CC BY-NC-SA Dérivé de Su morais et CyberHades.

Obny CC BY-NC-SA Dérivé de Su morais et CyberHades.

Le code « secret » est partout : dans les ascenseurs, les avions, les appareils médicaux.

En refusant de publier le code source de leurs logiciels, les entreprises rendent impossible son inspection par des tiers, et ce même si le code a un impact énorme sur la société et la politique. Verrouiller l’accès au code empêche de connaître les failles de sécurité qui peuvent nous rendre vulnérables au piratage et à la fuite de données. Cela peut menacer notre vie privée en accumulant de l’information sur nous à notre insu. Cela peut interférer avec le principe d’égalité devant la loi si le gouvernement s’en sert pour vérifier notre éligibilité à une allocation, ou nous inscrire sur une liste d’interdiction de vol. De plus, le code gardé secret permet le trucage des données et occulte les erreurs, comme dans l’affaire Volkswagen : l’entreprise a récemment avoué avoir utilisé un logiciel caché pour truquer les tests d’émission menés sur 11 millions de voitures, qui rejetaient l’équivalent de 40 fois la limite légale.

Mais aussi choquante que la fraude de Volkswagen puisse être, elle ne fait qu’en annoncer bien d’autres du même genre. Il est temps de s’occuper de l’un des problèmes de transparence technologique les plus urgents et les plus négligés : les programmes secrets dans le système judiciaire. Aujourd’hui, des logiciels fermés, propriétaires, peuvent vous envoyer en prison et même dans le couloir de la mort. Et dans la plupart des juridictions des États-Unis, vous n’avez pourtant pas le droit de les inspecter. Pour faire court, les procureurs ont le même problème que Volkswagen.

Prenons la Californie. Martell Chubbs est actuellement accusé de meurtre pour des faits remontant à 1977, dans lesquels la seule preuve contre lui est une analyse ADN effectuée par un logiciel propriétaire. Chubbs, qui dirigeait une petite entreprise de dépannage à domicile à l’époque de son arrestation, a demandé à inspecter le code source du logiciel afin de pouvoir contester la précision de ses résultats. Il cherchait à déterminer si le code implémente correctement les procédures scientifiques établies pour l’analyse ADN et s’il fonctionne comme son fabriquant le prétend. Mais ce dernier a affirmé que l’avocat de la défense pourrait voler ou dupliquer le code et causer des pertes financières à l’entreprise. Le tribunal a rejeté la requête de Chubbs, lui autorisant l’examen du rapport de l’expert de l’état, mais pas l’outil qu’il a utilisé. Des tribunaux de Pennsylvanie, Caroline du Nord, Floride et d’autres ont rendu des décisions similaires.

Nous devons faire confiance aux nouvelles technologies pour nous aider à trouver et condamner les criminels, mais aussi pour disculper les innocents. Les logiciels propriétaires interfèrent avec cette confiance dans de plus en plus d’outils d’investigation, des tests ADN aux logiciels de reconnaissance faciale et aux algorithmes qui indiquent à la police où chercher les futurs crimes. Inspecter les logiciels n’est cependant pas seulement bon pour les accusés : divulguer le code à des experts de la défense a permis à la Cour suprême du New Jersey de confirmer la fiabilité scientifique d’un éthylotest.

Non seulement il est injuste de court-circuiter la possibilité pour la défense de contre-expertiser les preuves médico-légales, mais cela ouvre la voie à de mauvaises pratiques scientifiques. Les experts décrivent la contre-expertise comme « le meilleur instrument légal jamais inventé pour la recherche de la vérité ». Mais des révélations récentes ont révélé une épidémie de mauvaises pratiques scientifiques qui sapent la justice criminelle. Des études ont contesté la validité scientifique des recherche de similitudes sur les marques de morsure, les cheveux et les fibres, des diagnostics du syndrome du bébé secoué, de techniques balistiques, des séances d’identifications olfactives par des chiens, des preuves issues de l’interprétation de taches de sang, et des correspondances d’empreintes digitales. Le Massachusetts se démène pour gérer les retombées des falsifications de résultats par un technicien d’un laboratoire criminel qui a contaminé les preuves de dizaines de milliers d’affaires criminelles. Et le Projet Innocence rapporte que de mauvaises analyses légales ont contribué à l’incrimination injustifiée de 47 % des prévenus. L’Académie Nationale des Sciences (National Academy of Sciences) accuse entre autres le manque de processus d’évaluation par les pairs dans les disciplines liées à l’analyse légale d’être responsable de cette crise.

Les logiciels ne sont pas non plus infaillibles. On a découvert des erreurs de programmation qui changent les ratios de probabilité des tests ADN d’un facteur 10, amenant des procureurs australiens à remplacer 24 avis d’experts dans des affaires criminelles. Quand les experts de la défense ont identifié une erreur dans le logiciel de l’éthylotest, la Cour suprême du Minnesota a invalidé le test en tant que preuve pour tous les futurs jugements. Trois des plus hautes cours de l’état (américain, NdT) ont encouragé à accepter davantage de preuves de failles dans des programmes, de manière à ce que les accusés puissent mettre en cause la crédibilité de futurs tests.

La contre-expertise peut aider à protéger contre les erreurs – et même les fraudes – dans la science et la technique de l’analyse légale. Mais pour que cet appareil judiciaire puisse fonctionner, l’accusé doit connaître les fondements des accusations de l’état. En effet, lorsque le juge fédéral de Manhattan, Jed S. Rakoff, a démissionné en signe de protestation contre la commission sur les sciences légales du président Obama, il a prévenu que si l’accusé n’a pas accès à toutes les informations pour effectuer une contre-expertise, alors le témoignage d’un expert judiciaire n’est « rien d’autre qu’un procès par embuscade » (c.-à-d. sans accès préalable aux éléments  de preuve, NdT).

La mise en garde de Rakoff est particulièrement pertinente pour les logiciels des outils d’analyse légale. Puisque éliminer les erreurs d’un code est très difficile, les experts ont adopté l’ouverture à l’analyse publique comme le moyen le plus sûr de garder un logiciel sécurisé. De manière identique, demander au gouvernement d’utiliser exclusivement des outils d’analyse légale ouverts permettrait leur contre-expertise participative. Les fabricants d’outils d’analyse légale, qui vendent exclusivement aux laboratoires d’expertise criminelle du gouvernement, peuvent manquer de motivations pour conduire les tests de qualité minutieux requis.

Pour en être certains, les régulateurs du gouvernement conduisent actuellement des tests de validation pour au moins quelques outils d’analyse légale numériques. Mais même les régulateurs peuvent être incapables d’auditer le code des appareils qu’ils testent, se contentant à la place d’évaluer comment ces technologies se comportent dans un environnement contrôlé en laboratoire. De tels tests « en boite noire » n’ont pas été suffisants à l’Agence de Protection de l’Environnement (Environmental Protection Agency) pour repérer la fraude de Volkswagen et ce ne sera pas non plus assez pour garantir la qualité des technologies numériques d’analyse légale.

La Cour suprême a depuis longtemps reconnu que rendre les procès transparents aide à s’assurer de la confiance du public dans leur équité et leur légitimité. Le secret de ce qu’il y a sous le capot des appareils d’informatique légale jette un doute sur ce processus. Les accusés qui risquent l’incarcération ou la peine de mort devraient avoir le droit d’inspecter les codes secrets des appareils utilisés pour les condamner.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #19

Pour la 19ème semaine de 2016, voici 5 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Renault : Participez à la journée de test de Fedora 24 sur la mise à niveau graphique

Aujourd'hui, ce lundi 16 mai, est une journée dédiée à un test précis : sur la mise à niveau par voie graphique de Fedora. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

Capture_du_2016-05-11_09-30-06.png

Qu'est-ce que la mise à niveau graphique ?

C'est une nouvelle fonctionnalité pour Fedora 24. Elle permet via le logiciel Gnome Logiciels de détecter si une nouvelle version de Fedora est disponible. Et si vous le souhaitez, vous pourrez lui confier la mission de télécharger et d'installer cette version de Fedora.

Cela est complémentaire de la possibilité offerte avec Fedora 23 de réaliser la mise à niveau via DNF. Mais là, même les non initiés pourront en profiter.

Notons que Fedora 23 disposera d'une mise à jour de Gnome Logiciels pour permettre de passer à Fedora 24 par ce biais. Mais il est important de s'assurer de son fonctionnement dès maintenant.

Les tests du jour couvrent :

  • La notification d'une mise à niveau ;
  • Le téléchargement et l'installation de la mise à niveau ;
  • La notification en cas de paquets cassés, comme ceux provenant d'un dépôt tiers, qui seront supprimés dans le processus ;
  • Le fonctionnement des boutons pour arrêter le téléchargement ou lire les notes de version.

Le test est un peu inhabituel car il est nécessaire d'utiliser une Fedora 23 à jour avec un dépôt Copr dédié pour lancer la procédure. Le test est un succès si au redémarrage de votre machine vous avez une Fedora 24 pleinement fonctionnelle.

J'ai par ailleurs déjà fait un essai et cela fonctionne plutôt bien. Étant donné la nature du test, il est recommandé de sauvegarder ses données personnelles et d'avoir un autre média d'installation de Fedora au cas où.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

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Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 16, mai 2016

La prise en charge de sécurité de Wheezy transmise à l'équipe de suivi à long terme (LTS) - debian.org Debian

antistress : "À compter du 25 avril, [...] près de trois ans après la parution de Debian 7 « Wheezy », la prise en charge de sécurité normale de Wheezy prend fin. L'équipe de suivi à long terme (LTS) de Debian va prendre le relais du suivi de sécurité. Wheezy LTS sera prise en charge du 26 avril 2016 au 31 mai 2018. [...] Quelques paquets ne sont pas couverts par la prise en charge de Wheezy LTS"

Liste des bons et mauvais vendeurs d'ordinateur personnel et matériel informatique - AFUL vente_liée AFUL

antistress : "Liste des bons et mauvais vendeurs d'ordinateur personnel (ordinateur fixe, portable, ultra-portable, netbook, PC, Mac, etc.) en ce qui concerne l'optionnalité du système d'exploitation et des autres logiciels pré-installés, ou à défaut, pour les conditions de leur remboursement. "
(via la liste de diffusion de l'April)

Pourquoi pas un SGBD open source ? - InformatiqueNews.fr Oracle IBM Microsoft SGBD

antistress : "Alors que le marché des bases de données s’est stabilisé autour du trio Oracle/IBM/Microsoft et plus récemment SAP, les bases de données open source ont gagné en maturité et deviennent un choix réaliste."
(via la revue de presse de l'April)

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François Boulogne : Grammalecte : sortie du greffon pour firefox

Au printemps dernier avait été lancé une campagne de financement pour grammalecte, un correcteur grammatical et typographique dont la teneur est expliquée notamment sur linuxfr. Il y a quelques mois, je rapportais des nouvelles de l'avancement du logiciel dans cet article afin d'utiliser le correcteur grammatical en ligne de commande.

Désormais, le greffon pour firefox est disponible et voici l'annonce. Plus aucune excuse pour faire des fautes sur le web !

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Pierre-Alain Bandinelli : Scripts Munin pour Jirafeau

Si vous utilisez Jirafeau sur votre serveur pour partager des documents, vous serez peut-être contents d'avoir un suivi rapide du nombre de fichiers partagés et du volume total qu'occupent les fichiers de Jirafeau sur votre serveur.

jirafeau_nb-day.png

Rien de plus simple avec Munin !

Créons un premier plugin pour mesurer le nombre de fichiers

Sur la machine porteuse du client (node) Munin, nous allons créer un nouveau script dans le fichier /etc/munin/plugins/jirafeau-nb :

#!/bin/sh case $1 in config) cat <<'EOM' graph_title Jirafeau, number of files graph_vlabel Nb of files nbfiles.label Nb of files EOM exit 0;; esac printf "nbfiles.value " echo $(($(find /path/to/jirafeau/var-abcdefghiklmnop/files -type f |wc -l)*1/2))

Il faudra rendre le script exécutable par

chmod a+x /etc/munin/plugins/jirafeau-nb

puis le tester avec munin par

munin-run jirafeau-nb

et enfin redémarrer le client Munin

service munin-node restart Créons un second plugin pour mesurer l'espace total occupé par les fichiers

On pratique comme au-dessus pour le script dont le contenu est :

#!/bin/sh case $1 in config) cat <<'EOM' graph_title Jirafeau, size of files in Kb graph_vlabel Size of files in Kb sizefiles.label Size EOM exit 0;; esac printf "sizefiles.value " du -hsk /path/to/jirafeau/var-abcdefghiklmnop/files |cut -f1

Et hop le tour est joué !

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Thuban : swx générateur de site/blog statique mis à jour

Je me suis replongé dans le code de swx suite à mon passage en "tout txt2tags". Et là, quelle horreur! je me demande si on ressent la même chose à chaque fois qu'on retrouve un vieux code. Il y avait (et reste sûrement) un tas de choses très moches et inutiles.
J'ai donc redressé mes manches (façon de parler, avec le soleil j'ai un t-shirt) et repris la suite de petits scripts qui font swx. Au menu des changements :

- Plus besoin de rsync
- Ajout de swx_blog qui permet de mettre dans une page la liste des articles récents;
- Ajout d'une barre de progression sommaire;
- Le flux rss généré avec swx_rss est plus propre et lisible par les lecteurs de flux;
- Possibilité de davantage configurer le site produit;
- Amélioration du Makefile plus facile à lire, et donc à modifier.

Il reste certainement à faire, mais c'est déjà plus facile à personnaliser et à hacker.

ps : en parlant de txt2tags, son export en plain text m'a permis de créer un clone de ce site sous gopher. Hi hi ☺. Mais si, vous savez, ce monde parallèle au web désuet qui permet certainement aux terroristes (enfin ceux qui ont un peu de jugeote, pour peu que ça existe) d'échanger des informations plus discrètement qu'avec le réseau tor. (malgré ce qu'on veut nous faire croire afin de retirer nos libertés "pour notre bien")...

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Pierre-Alain Bandinelli : RIP demo.ovh.eu, alternatives open source

Pour partager des fichiers temporairement avec des amis/collaborateurs/proches, j'utilisais fréquemment l'outil demo.ovh.eu. Cet outil avait pour avantage d'être "share & forget" ce qui est idéal pour un document partagé que l'on ne veut pas conserver soi-même.

Malheureusement OVH a décidé d'éteindre demo.ovh.eu et d'inciter les gens à utiliser la plateforme Hubic (qui est très bien mais il est pénible de se connecter et de partager une photo que l'on ne veut pas conserver et qui peut être supprimée quelques jours après le partage).

J'ai donc cherché un outil équivalent Open Source et suis tombé sur Uguu qui répondait à mon cahier des charges mais qui était compliqué à déployer car il contenait tous ses paramètres "en dur" dans le code.

J'ai donc 'forké' Uguu et livre la communauté une version d'Uguu plus facile à déployer et paramétrer : https://github.com/pierre-alain-b/Uguu/

Screenshot_2016-05-14_12-16-35.png

Et d'ailleurs, le mainteneur de la version initiale a accepté le 'Pull request' et a fusionné toutes mes modifications dans l'arbre principal de développement, il est peut-être donc même préférable de se rendre ici : https://github.com/nokonoko/Uguu.

En espérant qu'il puisse rendre service à d'autres !

Et si Uguu ne vous convient pas, il y a aussi :

Merci à François B. pour ces suggestions !

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Framablog : Dogmazic fête la première année de sa nouvelle ère

Il y a un an le Framablog avait interviewé Alain, membre de Dogmazic qui avait participé au grand retour de la plateforme d’écoute de musique sous licence libre.

Pour fêter le premier anniversaire du site renouvelé, on a eu envie de détailler avec lui le bilan bien fourni de cette année… En profitant de deux belles conférences aux JDLL, Roka et Pouhiou ont mitonné la petite interview que voici pour qui ne pouvait être à Lyon lors de ces rencontres.

Salut Alain, même si on t’as déjà déjà interviewé sur le Framablog, peux-tu nous rappeler ce qu’est Dogmazic ?

Dogmazic est une archive de musiques publiées avec des licences libres et ouvertes existant depuis 2004. Le site est sans publicité. C’est un projet de l’association Musique Libre qui est financé par les dons. Il regroupe aujourd’hui près de 60 000 morceaux de musique, pour environ 5000 artistes/groupes et plus de 250 netlabels.

Donc je peux dire que vous êtes le Itunes ou le Spotify du libre ou alors je suis insultant ?

Nous ne vendons pas d’abonnements, ni de fichiers avec des DRM. Notre but est l’accessibilité, la diffusion, la mise en valeur de tout un pan de la culture qui n’est pas représentée dans des médias mainstream. Nous sommes une alternative à Aytoune et Spoutifay.

vue de dogmazic

…et ils font pas dans la confiture.

 

Concrètement, qu’est-ce qui est libre chez vous ? Je peux télécharger votre logiciel ? La musique ?

Le logiciel Ampache qui propulse le site est publié sous licence AGPLv3 depuis 2001. Le contenu du site est publié soit en licences libres (type Licence Art Libre, GNU-GPL-Art, Creative Commons By SA…), soit en licences ouvertes (Licences Creative Commons BY NC ND pour la plus restrictive). La musique est téléchargeable, partageable et, selon les licences, réutilisable selon différents contextes.

Voilà un an que le projet a été relancé et du coup on a plein de questions à te poser. D’abord, est-ce que tu es content de cette première année d’existence ?

Nous sommes absolument ravis de cette réouverture, après tant de péripéties derrière nous maintenant ! Avant la réouverture du site, parler de musique libre c’était un peu caduque : peu d’autres exemples francophones comme Dogmazic pouvaient être cités. Cette première année nous a permis de mieux cerner les possibilités d’Ampache, de faire évoluer le site, son interface et de faire remonter pas mal de retours d’expérience des utilisateurs (bugs, features…).

Est-ce que le public a été au rendez-vous ? C’est quoi la fréquentation du site aujourd’hui ?

Nous avons eu un pic à la réouverture du site, puis ça s’est un peu calmé. Aujourd’hui, le rythme des visites est le même qu’à la réouverture, donc c’est plutôt encourageant ! Nous avons en moyenne 2 à 3 albums publiés par semaine par des artistes.

Le logo de Dogmazic

Le logo de Dogmazic

J’imagine que pour beaucoup de musiciens ce n’est pas une évidence de diffuser ses créations sous licence libre. Tu dirais quoi pour convaincre un artiste de le faire ?

Si on veut être indépendant, on doit aussi se poser la question de l’indépendance vis-à-vis de la Sacem qui n’est pas qu’une simple société — privée — de gestion de redevances pour droits d’auteurs. Elle porte aussi un projet politique (Hadopi, DADVSI…etc.). De plus, participer à une alternative est souvent plus intéressant pour un artiste, cela lui permet de rentrer en contact direct avec ses auditeurs, de discuter de projets partagés, de participer à des créations collectives. Il est possible d’avoir une existence artistique sans la Sacem.

Dans mes rencontres, je laisse le libre choix aux personnes. Souvent, un artiste rentre à la Sacem « par défaut », et ne se rend pas compte de sa démarche. Parfois c’est déjà trop tard, l’artiste est lié avec son nom civil (donc quel que soit le pseudo de son projet artistique) pour 10 ans, parfois la réflexion nécessite de nouvelles rencontres.

Dernier point du bilan mais non des moindres, les sous ? Comment un projet libre tel que le vôtre s’est financé et surtout comment vous voyez l’avenir à ce sujet ?

Nous sommes financés par les dons de nos utilisateurs. Le site en lui-même ne nous coûte pas grand chose à financer, mais cela risque de changer avec sa montée en puissance et la publicité faite autour de lui. En 2008-2009, lorsque l’ancienne interface fonctionnait bien, l’association arrivait à recevoir près de 4000 € de dons par an. Nous pouvons nous donner cet objectif pour le moment, ça nous permettra de proposer par exemple des fichiers en .flac.

Quelles sont les innovations lancées cette année sur Dogmazic ? Je pense notamment à l’écoute sur mobile qui est forcément demandée par les utilisateurs.

L’écoute sur mobile est possible grâce à l’application Subsonic qui reprend l’interface d’Ampache. Il n’y a qu’à renseigner l’adresse du site ainsi que son login et mot de passe utilisateur pour utiliser le site en version mobile. Des applications sur f-droid comme sur le Playstore existent. Avoir une application dédiée serait le mieux, il nous manque quelques compétences à ce sujet.

Ampache, le moteur du site, a évolué et fait évoluer le site. En mars, une nouvelle interface avec un contenu plus directement accessible a été mise en ligne.

Derrière Dogmazic, il y a donc ce logiciel  : Ampache… Lui aussi il a grandi en un an ? Quelles sont ses nouveautés et les petites fonctionnalités qui changent tout ?

Le lien entre le développement d’Ampache et Dogmazic est fort. Il n’y a pas de fork du logiciel pour faire tourner Dogmazic. Ampache est passé de la version 3.7 à 3.8.2 avec de nombreuses corrections de bugs, des traductions de fonctions, une interface remaniée.

Les possibilités d’Ampache sont assez énormes et tout n’est pas encore bien mis en place. Notamment le lien avec des services d’identification de contenus basés sur Musicbrainz, LastFM, LibreFM, les modules de dons Flattr pour les comptes artistes… À terme, nous aimerions que les artistes et les labels puissent disposer d’un espace plus grand pour la personnalisation de leur espace (à base d’html).

Et si je veux utiliser Ampache pour autre chose que la musique… je peux ? T’as des exemples (ou des rêves) d’utilisations « autres » ?

Ampache est utilisé depuis le début comme un logiciel pour monter son propre serveur privé de médias. Images, vidéos, musiques, tout peut se partager avec Ampache. Mais Dogmazic est le premier exemple de serveur public avec une gestion multi-utilisateurs avancée (près de 28 000 comptes).

Cette vidéo présente le développement du projet (vidéo YouTube) :


Vidéo de présentation d'Ampache sur Youtube

Mon rêve pour Dogmazic ? Qu’Ampache permette de tout connaître d’un artiste : musique, vidéos, textes… avec des liens vers l’extérieur pour enrichir le contenu, des relations entre artistes… Et pourquoi pas intégrer des modules comme SourceML qui permet de partager des musiques avec leurs sources.

Ça peut être une idée pour un de vos prochains articles d’ailleurs…

C’est noté, merci ^^ ! C’est quoi vos projets pour la suite ? On peut s’attendre à quelles innovations pour la plateforme ?

Ampache va passer en version 4.0 à la fin de l’année, avec notamment une refonte de son interface. L’objectif : rendre plus visibles des fonctionnalités qui sont bien présentes aujourd’hui mais qui sont cachées, l’abandon de quelques vieilles technologies datant de 2001, l’intégration d’autres plus récentes.

Travailler sur la communauté du site, remettre en forme le forum (qui, petit à petit revient à la vie), les relations entre artistes avec les fonctions communautaires d’Ampache (messages persos, partages)…

Ça c’est pour le moyen terme.

Pour le plus long terme, on a quelques réflexions sur les modules de dons du site, le développement de la C3S, société coopérative européenne de gestion collective… De gros projets sur ce point sont en réflexion.

Pour que ces innovations adviennent, vous avez besoin de quoi ? De sous, de bras…  ?

Ampache a toujours besoin de bras, de développement. Le développement de la version 4.0 va demander pas mal de travail. La traduction de l’interface aussi (espagnol, allemand, portugais, arabe, japonais, russe…).

L’association Musique Libre a toujours besoin de dons pour développer ses actions, imprimer des flyers, des tracts à distribuer lors de concerts, des gens pour les distribuer, des programmateurs de concerts sur des événements libres, sur des web-radios… Nous aimerions aussi proposer une application native pour Dogmazic (Android).

L’association a aussi besoin de personnes pour s’y investir, être à l’écoute de ce qui se passe dans la musique libre, car nous avons des oreilles un peu partout, mais nous ne sommes pas omniscients… !

Dons / Adhésions : http://musique-libre.org/a-propos/adherer-soutenir/

Nous rencontrer : http://www.dogmazic.net/irc/

Quelle est l’actualité de l’association ?

Nous organisons un concert, le 17 juin, 20h à St Étienne au Pax (27 rue Élisée Reclus), PAF 8€. Avec Bololipsum et Mig Inc. Au menu, art libre avec circuit blending, et électro-noise.

Le 14 juillet, le NetLabel Day. Pour sa 2e édition le Netlabel Day prend de l’ampleur. Initié par les joyeux drilles du netlabel chilien MIST,lLe Netlabel Day représente déjà près de 1800 contributions (contre 150 l’an dernier).

Merci pour tes réponses Alain. En attendant de te retrouver dans un an pour un nouveau bilan je te laisse le dernier mot, tradition oblige.

La musique libre est une alternative, défendre cette possibilité, c’est aussi défendre l’idée que d’autres alternatives puissent exister et se développer.

 

Pour aller plus loin :

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blog-libre : Un point sur l’encodage des caractères

Aaaaaahhh l’encodage des caractères ! C’est la tour de Babel de l’informatique. Je vais essayer de vous donner quelques bases pour vous en sortir.

Il y a trois utilitaires à connaitre quand on a des problèmes d’encodage des caractères : iconv (l’indispensable), uchardet (le méconnu mais très utile), recode (parfois utile).

iconv permet de convertir un fichier d’un encodage vers un autre. Le problème c’est qu’il n’est pas intelligent, il faut lui spécifier l’encodage des caractères du fichier en entrée… mais encore faut-il connaitre cet encodage. uchardet permet justement de détecter l’encodage d’un fichier. recode fait grosso-modo le même travail que iconv mais écrase le fichier d’entrée, il faut donc faire très attention. Il peut être utile dans le cas où vous avez de nombreux fichiers à convertir par exemple.

apt-get install libtext-iconv-perl # Installation de iconv apt-get install uchardet # Installation de uchardet apt-get install recode # Installation de recode

Quelques exemples avec iconv.

iconv --from-code windows-1252 --to-code UTF-8 encodagequejaimepas.txt --output encodagequejaime.txt # Version longue iconv -f ISO-8859-1 -t UTF-8 /var/www/encodagequejaimepas.html -o /var/www/encodagequejaime.html # Version courte, -f est équivalent à --from-code, -t est équivalent à --to-code, --output est équivalent à -o iconv --list ou iconv -l # Afficher la liste des jeux de caractères reconnus par iconv

Quelques remarques : 1/ Si -t n’est pas spécifié, l’encodage (en sortie) choisi est celui de la locale du système 2/ Pour connaitre la locale du système : locale 3/ L’encodage Windows-1252 ou CP1252 c’est la même chose (voir ici pour l’explication).

uchardet s’utilise ainsi uchardet encodagequejaimepas.txt et indique l’encodage du fichier (par exemple Windows-1252). A noter que le mainteneur est Jehan développeur sur ZeMarmot, qu’on peut récupérer une version plus récente de ucharted sur le repository GitHub et qu’il y a une page Bountysource (Cet intermède publicitaire vous est offert par Cascador).

Dans le prochain article on ira plus loin en rentrant dans un problème concret.

A lire (notamment les commentaires) : linuxfr.org

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Okki : xdg-app change de nom et devient Flatpak

flatpak

xdg-app est une technologie permettant d’installer facilement des applications sans avoir à se préoccuper de la distribution GNU/Linux utilisée ou de sa version, tout en isolant l’application du reste du système, proposant ainsi une bien meilleure sécurité. Sous GNOME, sa prise en charge est assurée par Logiciels depuis la version 3.20.

Le 9 mai, Alexander Larsson, principal développeur du projet, décide de changer le nom pour Flatpak. Une discussion sur la liste de diffusion laisse entendre qu’il s’agirait d’une référence aux cartons plats d’Ikea qui rendent les meubles faciles à distribuer, déballer et installer, tout en ayant un côté nordique / scandinave plutôt sympa ;)

Jakub Steiner a ensuite profité de l’occasion pour créer une nouvelle icône et commencé à travailler sur un nouveau site web.

On peut donc espérer que la technologie se démocratise enfin et que de plus en plus d’éditeurs se mettent à proposer leurs applications sous ce format. Et ce, même si on ne peut s’empêcher de penser qu’entre le serveur d’affichage Mir et son nouveau système de paquets Snappy censé proposer les mêmes avantages, Canonical risque de diviser une fois de plus les distributions, tout en faisant encore perdre du temps à la démocratisation du poste de travail sous GNU/Linux.

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Vincent Gay : Bloquer le lancement automatique des vidéos vec Firefox

C'est une plaie ! Vous écoutez tranquillement votre musique favorite tout en lisant quelques nouvelles sur le web quand une vidéo que vous n'avez pas demandée se permet une intrusion sonore pour le moins inopportune. À l’époque du tout flash c'était relativement facile : il suffisait de régler la valeur du gestionnaire de plugin à "demander pour activer" (menu -> modules -> plugins) et le tour était joué. Mais depuis la généralisation des vidéos au sein des balises html5 c'est plus compliqué. Il existe malgré tout des solutions :

  • avec une extension, tel Flash Control (https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/flash-control/)
  • en utilisant un paramètre de Firefox
    • tapez about:config dans la zone d'adresse et promettez de faire attention
    • dans la zone de recherche saisissez (ou collez) media.autoplay.enabled
    • par un double clic passez la valeur à false

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alterlibriste : Podcasting : Alpinux

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un podcast qui n’est pas tout nouveau puisqu’il a démarré en janvier et qu’il a publié 5 épisodes mais dont j’attendais qu’il parvienne à plus de maturité pour pouvoir en parler.

En effet, c’est un jeune podcast qui se cherche encore au niveau du format et de la qualité audio. Il y a déjà eu de grandes améliorations depuis le début mais il y a encore une marge de progression au niveau du réglage des micros des différents intervenants et/ou d’une normalisation en post-production pour rendre le tout plus agréable à l’écoute.

Par contre, au niveau des sujets abordés, c’est toujours très intéressant, l’épisode 0, notamment expliquait le déroulement concret et les problématique d’une install party. Alpinux est en effet une association et un GUL qui promeut l’utilisation des logiciels libres et les intervenants sont des fervents acteurs au niveau local (la Savoie).

Le podcast Alpinux a commencé ici et continue dont voici le flux rss.

La dernière émission est celle qui m’a décidé à enfin parler de ce podcast car ils ont invité Pouhiou pour venir parler de Dégooglisation au nom de Framasoft dont il est salarié. Ce qui est intéressant, c’est que l’on a quelqu’un qui vient par le côté artistique du libre pour discuter de l’intérêt et de la philosophie du libre avec des techniciens qui ont un peu le nez dans le guidon, ou plutôt sur leur clavier devrais-je dire, et la fin de l’interview est vraiment magnifique car tout le monde est sur le cul (et son cul c’est du Pouhiou).

Pouhiou que j’admire beaucoup pour son discours ouvert et tolérant fait une magnifique démonstration de la façon dont il faut ou ne faut pas parler du libre à ceux qui n’y connaissent rien, et je pense avoir à peu près le même discours au travers de mes billets.
Il parle ici notamment de l’importance de l’écoute des besoins et de ne pas vouloir convaincre à tout prix ou entrer dans les considérations techniques ou idéologique sur un logiciel ou une distro plutôt qu’un(e) autre : partir de la personne, de ses capacités et de ses besoins pour lui proposer les outils qui lui amèneront plus de liberté, c’est ça le libre.

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Littlewing : Quoi de neuf du coté du front-end

Depuis le début de l’année je suis en train de faire une spécialisation Coursera : Full Stack Developer.

Pourquoi me direz-vous ? Tout d’abord, j’ai principalement travaillé sur du back-office ou de l’outillage. Ça m’a servi de rattrapage sur ces technologies :

  • HTML/CSS ( ne rigolez pas j’ai appris des choses…)
  • Bootstrap
  • Angular
  • Applications mobiles hybrides
  • NodeJS

Sachant que j’ai principalement travaillé sur JAVA, ça m’a fait un peu bizarre

Qu’est-ce que j’en ai retenu:

Javascript et les langages interprétés, ce n’est pas fait pour moi. Un compilateur c’est quand même bien pour découvrir des erreurs de syntaxes (je suis trop vieux pour ces co%%%£$$) …. Les puristes du javascript me diront qu’il y a les tests unitaires. Pour moi ça ne remplace pas un compilateur. Pas étonnant que des initiatives comme typescript ou babeljs arrivent massivement sur le marché.

Je comprends pourquoi AngularJS a inondé le marché ces dernières années. C’est assez bien foutu.

Le combo NodeJS/express/mongoose permet de réaliser des APIS et des requêtes facilement .

Un exemple de route pour une requête GET

myRouter.route('/')     .get(function (req, res, next) {         model.find({})                  .exec(function (err, entity) {                 if (err) throw err;                 res.json(entity);             });     })

Un exemple de requête qui m’a bluffé

 Model.remove({             'att1': value         }, function (err, resp) {             if (err) throw err;             res.json(resp);         });

Pour conclure, je ne  pense pas que je ferai des sites web de sitôt, mais ça m’a donné une bonne vision d’ensemble des technologies.

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Thuban : Service caché tor et OpenBSD

Je ré-ouvre l'accès à ce site via un service caché tor. C'est tellement simple à mettre en place, pourquoi s'en priver?

Dans le fichier /etc/tor/torrc, on a juste à décommenter ceci :

HiddenServiceDir /var/tor/hidden/ HiddenServicePort 80 127.0.0.1:80

On recharge tor avec "rcctl restart tor", et on trouve dans le fichier /var/tor/hidden/hostname l'adresse en .onion :

# cat /var/tor/hidden/hostname 5rud2tr7sm3oskw5.onion

Ne reste plus qu'à configurer http dans le fichier "/etc/httpd.conf" pour lui dire d'écouter l'adresse en .onion et servir le site qui va bien :

server "5rud2tr7sm3oskw5.onion" { listen on 127.0.0.1 port 80 root "/htdocs/racine" # emplacement du site directory index index.html [...] }

On recharge httpd avec "rcctl reload httpd", et ça y est! ☺

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elementary OS : Ubuntu mais pas que….

Il y a peu de temps nous vous annoncions que Pantheon était en cours de portage vers Debian et c’est maintenant au tour de Fedora de se voir accueillir Pantheon, voici la première capture d’écran en guise de preuve

Pantheon

 

Pour en savoir plus, direction le Google+ de Fabio Valentini

Le billet Ubuntu mais pas que…. a été publié sur le site de la elementary OS -

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genma : Autohébergement du blog

Une version beta du blog autohébergée existe. Elle est accessible via un nom de domaine standard et via tor, sous une adresse en .onion. Quelques personnes ont eu l'adresse et ont commencés le beta-testing.

Cette version autohébergée est un miroir de ce blog hébergé chez Free. Une tâche cron tourne toutes les nuits sur ma machine d'auto-hébergement pour faire une synchronisation/un miroir du blog.

Ce qui marche : il y a une certificat Let's Encrypt pour le blog sous son adresse publique, un certificat autosigné pour son adresse en .onion.

Cette version auto-hébergée étant derrière une ligne ADSL (je n'ai donc que 800 ko en upload), j'ai encore quelques optimisations à faire avant de rendre l'adresse publique. Parmi les optimisations il y a la taille de chaque page (image), du code HTML. Ce travail sera utile est aussi répercutée sur la version chez Free. Car oui la version chez Free restera, je ne vais pas migrer définitivement chez moi. Si je dois migrer, ce sera sur un serveur que je louerai. Pour l'instant, je me fais la main sur une machine chez moi, ça me permet de progresser et d'apprendre plein de choses.

J'ai également du travail d'administration régulière et de supervision (journaux/logs), valider la partie administration, de veille en sécurité (va falloir que je me penteste moi-même et fasse ça avec des personnes de confiance).

Bref, ça avance, ce n'est pas encore finalisé mais c'est en cours :-)

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