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Ilphrin : Trier les articles Wordpress par une date 'champs personnalisé'

Il vous est surement déjà arrivé, en travaillant sur un thème Wordpress, d’avoir à créer un ‘champ personnalisé’, un champ supplémentaire qui contient une information liée à un article, une catégorie, un tag, ou tout autre entité Wordpress. On peut créer différent type de champ personnalisé, et celui sur lequel on va s’attarder aujourd’hui est le type Date, associé à un article.

Et surtout comment l’utiliser pour trier nos articles.

Un champ personnalisé de Date

Un champ personnalisé est une métadonnée liée à un article, une page, etc. On peut rajouter autant de métadonnées que l’on veut, et celles-ci peuvent contenir une très large gamme d’information: Un chaine de caractère, un nombre, une date, une heure …

On peut voir les champs personnalisés d’un article en déroulant le menu “Options de l’écran” en haut, puis en cochant “Champs Personnalisés”. Vous pouvez maintenant voir en bas de l’article toutes les métadonnées de l’article, et pourrez aussi en rajouter un.

Wordpress theme optionsOptions de l’écran

Pour simplifier l’article j’ai utilisé le plugin Advanced Custom Fields PRO (La version non-PRO est tout aussi bien pour notre cas). Ce plugin permet de créer rapidement des champs pour chaque article sans avoir à rajouter la clé de métadonnée à chaque nouvel article.

Le cas d’utilisation — Créons un Thème

Voici la situation: Vous gérer la création d’un site Wordpress pour un organisme X. X va poster fréquemment des articles concernant des événements Meetup que les employé·e·s organisent. Ces événements ont tous une date à laquelle elles se déroulent. L’objectif est donc d’avoir une page de Blog qui va lister tous les articles, et les trier non pas par date d’écriture de ceux-ci, mais par la date de l’événement auquel chaque article correspond.

Pour cela nous devons partir d’un nouveau thème, car cela va nécessiter d’écrire un peu de code PHP. Je ne vais pas détailler la création d’un thème, il existe suffisamment de documentation sur le sujet.

WP_QUERY pour faire des requêtes

Si vous avez déjà créé un thème par le passé, ou si vous venez de suivre l’un des liens que je viens de vous donner, normalement vous disposez d’un dossier de thème avec un fichier functions.php à la racine. Ce fichier peut contenir tout un tas d’actions à enregistrer avant le chargement d’un page wordpress, ajouter du CSS ou du JavaScript à charger dans votre site ou, dans notre cas, modifier une requête vers le contenu d’une base de données de notre site.

Wordpress dispose d’un objet très puissant qui gère toutes les requêtes, qui s’appelle WP_QUERY. En modifiant directement cet objet, vous allez pouvoir modifier la façon dont Wordpress fait ses requêtes pour aller récupérer vos articles.

Vous avez vos articles, ils sont beaux, bien écrits, et donnent envie d’aller à ces événements. Vous avez même pris le temps d’ajouter un champ personnalisé qui contient la date de votre événement pour chaque article. Ce champ possède la clé: “date_evenement”. Nous allons maintenant aller rajouter une action qui va s’exécuter juste avant d’aller récupérer les articles:

add_action( 'pre_get_posts', 'get_post_by_event' ); function get_post_by_event( $query ) { if( $query->is_main_query() && !is_admin() && is_home() ) { $query->set( 'meta_key', 'date_evenement' ); $query->set( 'orderby', 'meta_value' ); $query->set( 'order', 'ASC' ); } }

Voyons pas-à-pas ce que fait ce code:

  1. Tout d’abord nous enregistrons l’action, qui s’appelle pre_get_posts, et nous lui demandons de lancer get_post_by_event au moment adéquat.
  2. La fonction get_post_by_event prend un paramètre $query qui est une instance de la classe WP_QUERY. C’est ce paramètre qui va nous servir pour trier les articles.
  3. Cette condition permet de vérifier que nous traitons la bonne requête, mais aussi de vérifier sur quel page nous nous trouvons. Ces fonctions sont internes à Wordpress.
  4. Nous utilisons 3 fois la méthode set de $query pour modifier la requête. La première détermine une clé de métadonnée pour la requête, ici 'date_evenement'. La deuxième fois nous modifions l’ordre dans lequel les articles seront retournés, par meta_value, c’est-à-dire en fonction de la valeur de la clé de chaque article.

Et enfin nous modifier l’ordre pour qu’on ait les événements du plus récent au plus lointain, mais ceci n’est pas obligatoire.

WP_QUERY et les actions

WP_QUERY est un objet assez complexe à maitriser (je ne prétends pas d’ailleurs le maitriser complétement!), mais une fois qu’on a mis les mains dedans, on se rend compte des nombreuses possibilités qu’il offre. À ma connaissance, c’est aussi personnalisable que si vous pouviez écrire directement la requête SQL qui va chercher les articles.

En combinant cet objet avec les actions de Wordpress, les possibilités deviennent vraiment très nombreuses, et je ne peux que vous inviter à lire la documentation de la liste des actions possible pour vous faire une idée!

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #10

Pour la 10ème semaine de l'année 2018, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

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Articles similaires

debian-facile.org : Debian-Facile présent pour les 20 ans des JDLL à Lyon

Salut à tous,

Pour ceux qui n'ont pas suivi notre actualité, on sera bien présent à Lyon le week-end du 24 et 25 mars.
On aura un stand dans le village associatif pour représenter Debian, l'association et notre communauté et ça sera une nouvelle fois l'occasion de se rencontrer, discuter et passer de bons moments ensemble.
Pour les retardataires, vous pouvez toujours nous donner un coup de main sur le stand mais surtout passez nous dire bonjour, piquer un choco et voir notre Tux.
Vous pouvez consultez le programme des JDLL: http://www.jdll.org/
On a encore quelques surprises, mais on garde ça pour plus tard tongue vous trouverez peut-être des indices ici

1520508470.jpg
Tux au Capitole du Libre à Toulouse en 2017

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Damien Pobel : Veille de la semaine #10 de 2018

Et un peu hors-sujet :

(En plus du flux RSS global, les billets veille et uniquement ceux là sont listés dans le flux RSS veille)

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nIQnutn : Feed2toot et Feed2tweet: partager sans difficulté

Il y a quelques temps, j'ai mis en place Feed2toot et Feed2tweet. Deux outils qui permettent de repartager automatiquement du contenu sur les réseaux sociaux (respectivement Mastodon et Twitter) à partir de flux RSS.

L'installation est très simple et ne pose aucune difficulté grâce à une très bonne documentation.
J'ai pas fait beaucoup d'efforts, j'ai suivi le tuto de Carl Chenet.

  • Installation de Feed2toot et Feed2tweet via pip,
  • Configuration: autorisation du compte et paramétrage des flux,
  • Automatisation avec cron.

Je vous recommande de lire l'article détaillé: https://carlchenet.com/vos-flux-rss-sur-le-reseau-mastodon-avec-le-bot-feed2toot/

C'était l'occasion de se rendre compte de la différence entre les réseaux sociaux privateurs et les réseaux sociaux libres et décentralisés. L'obligation de Twitter de renseigner son numéro de téléphone chez Twitter est une vraie plaie. Non, je n'ai pas envie de le donner à Twitter ni à un autre >:[
Heureusement que j'avais eu l'occasion d'activer il y a quelques temps Twitter app (via service de SMS temporaire). J'ai donc pu ré-utiliser les autorisations.

Au final, je repartage mes articles et des liens intéressants sur les comptes:

Quelques améliorations sont encore possibles. Par exemple modifier le message pour mettre les URLs directs quand ça n'est pas un de mes articles au lieu de repasser ici (et parce que c'est inutile).

Ressources nIQnutn CC-BY

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elementary OS : Terminal dispose de nouveaux réglages

Depuis quelques jours, un commit a été validé sur le dépôt github officiel de Terminal, celui-ci concerne la couleur du Terminal en lui-même.

Le Terminal est l’outil de ligne de commande de prédilection sur elementary OS; certes il existe d’autres solutions : par exemple Terminator; en l’occurence, ce commit porte sur le changement d’un icone mais surtout cela concerne la possibilité de changer la couleur de tous les Terminaux d’un coup :

Ceci dit, avoir une couleur par Terminal aurait été un plus pour identifier plus facilement vos commandes ou vos connexions que vous avez en cours.

 

Le billet Terminal dispose de nouveaux réglages a été publié sur le site de la elementary OS -

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Carl Chenet : Les newsletters techniques que vous devriez suivre

Je vais présenter dans la suite de cet article quelques newsletters techniques auxquelles je suis abonné, anglophones puis francophones.

Les newsletters n’ont pas un grand succès en France. Elles sont souvent assimilées à du contenu ayant peu de valeur. Il en va tout autrement dans le monde anglophone où certaines sont suivies par plusieurs dizaines de milliers de personnes et offrent un contenu de grande qualité.

Le format newsletter est très compacte, offre beaucoup de contenu en un e-mail, un contenu déjà sélectionné par l’auteur de la newsletter. Si vous appréciez le travail d’édition de l’auteur de cette newsletter, vous profiterez donc d’une mine d’informations !

En anglais

Hacker Newsletter : une newsletter hebdomadaire offrant les meilleurs articles postés sur Hacker News, LE site d’informations techniques anglophone. La newsletter en est à son 392ème numéro et est lue par 50000 abonnés. Indispensable (selon moi) pour rattraper votre retard de veille technologique lors des semaines chargées.

Python Weekly : une newsletter hebdomadaire sur le langage Python. Très intéressant pour tomber sur des articles approfondissant des points techniques ou pour découvrir de nouvelles bibliothèques pour ce langage. Python Weekly en est à son 336ème numéro, c’est donc encore une fois une véritable institution.

Cron Weekly : une newsletter sur l’administration système. Très complète également. L’auteur a publié 112 numéros et a décidé de prendre une pause pendant quelques mois. C’est toutefois un must-have à avoir dans vos e-mails le jour où il redémarrera cette newsletter. Les archives sont bien sûr accessibles.

 

En français

Le Courrier du hacker : une newsletter hebdomadaire résumant l’actualité du Logiciel Libre et Open Source, publiée le vendredi. Tous les articles sont tirés du Journal du hacker et ont déjà été appréciés par ses utilisateurs. 25 numéros et bientôt 1000 abonnés. J’en suis l’auteur.

E-mail Submit

La newsletter des professionnels de l’informatique : une newsletter hbdomadaire éditée par le site developpez.com, assez généraliste, elle permet d’avoir une vue assez complète du paysage de l’informatique professionnelle chaque semaine, en particulier les rachats et grands mouvements de l’industrie.

La lettre d’informations de Framasoft : une newsletter, irrégulière toutefois, informant à propos des dernières initiatives des amis de chez Framasoft. Un bon moyen de rester au courant des initiatives prises en faveur du Logiciel Libre.

Pour conclure

Les newsletters présentées ici représentent mes centres d’intérêts et il doit y en avoir beaucoup d’autres de très grandes qualités. Si vous souhaitez que j’ajoute votre préférée ici, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter via Mastodon ou Twitter par exemple. Il est fort possible que je fasse plusieurs versions de cet article grâce à vos retours.

 

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Paul Ezvan : Problème avec le téléversement automatique de Nextcloud

Depuis quelques jours la fonctionnalité de téléversement automatique de Nextcloud qui me permet d’envoyer automatiquement mes photos depuis mon téléphone Android échouait sans cesse avec une erreur:

Impossible de réaliser l’opération: le serveur n’est pas accessible

Cette erreur est un peu étrange car le reste de l’application fonctionne parfaitement. En fait elle est causée par un bogue dans la version 3.0.2 du client Android qui ne crée pas automatiquement de nouveau dossier pour le mois en cours quand vous choisissez de classer les photos par mois.

Pour résoudre temporairement ce problème il suffit de créer le dossier pour le mois en cours (nommé 03 pour mars) dans le répertoire d’envoi via l’interface web. Vous pouvez trouver plus d’information sur le problème dans le ticket Github correspondant.

Thème: LibreNextcloud

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #9

Pour la 9ème semaine de l'année 2018, voici 15 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

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nIQnutn : Vie privée et politique

Récemment, j'ai cherché des informations sur ce qu'on appelle la "vie privée" et ce qui avait déjà été dit sur le sujet. Ce n'est pas toujours facile de pouvoir discuter et convaincre les autres si on est pas capable d'appréhender soi-même correctement le concept et d'être claire dans son argumentation.

Même si cette thématique a été très souvent abordée, elle est rarement bien maîtrisée et expliquée.
De ce que j'ai vu, il y a finalement assez peu d'arguments intéressants à utiliser pour convaincre, et encore, faut-il ne pas les employer maladroitement.

Pendant ces recherches, je suis tombé sur quelque chose d'assez intéressant et qui mérite d'être creusé.

Comment la politique perçoit et utilise cette notion de vie privée ?

Plutôt que de paraphraser, deux extraits de conférences:

Laurent Chemla
Rien à cacher - Vie privée : un guide de survie en milieu hostile (repas familial, dîner entre amis...)
juin 2015

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour !

Sébastien Jean
Libérer Internet - Sexe, alcool et vie privée
juin 2014

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Ressources nIQnutn CC-BY

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elementary OS : Juno accueillera Installer et non Ubiquity

La prochaine version d’elementary OS, aka Juno, se laisse approcher à travers de nombreuses news fournies par l’équipe de développement originelle. De notre côté, j’ai pu compiler le futur Installateur Installer de Juno, qui est le fruit d’un développement conjoint entre l’équipe elementary et la société System76.

Qui est System76 ?

System76 est un revendeur américain à valeur ajoutée (note : source Wikipédia) qui est basé à Denver dans le Colorado, dont la spécialité est la vente d’ordinateurs portables, d’ordinateurs de bureau et de serveurs.

Le leitmotiv de cette société est de fournir un support Open source sur leurs matériels via l’OS Ubuntu ou de leur propre système d’exploitation personnalisé Pop!_O

 

Qu’est-ce qu’Installer ?

Ubiquity se trouve être au cœur du processus d’installation du système d’exploitation.

Mais pourquoi remplacer alors Ubiquity ? Ubiquity est un projet imposant développé en Python, où la plus simple des modifications devenait une réelle difficulté à implémenter et à maintenir.

Après de nombreuses réunions et débats, les deux équipes étaient unanimes : de nombreuses solutions existaient (Ubiquity, Anaconda, Calamares et bien d’autres), mais aucune ne permettait de rendre cette étape cruciale simple !

 

Les deux équipes ont donc décidé de développer leur propre solution d’installation, le projet Installer venait de démarrer !

Installer a fait son apparition sur le GitHub de l’équipe elementary en date du 11 octobre 2016 (sous le commit 8382579cc809cbc463e7586214f5c68d84c7b923 par notre tintou national) : https://github.com/elementary/installer/

 

 Ubiquity

L’installateur officiel d’Ubuntu : Ubiquity

 

Quel est le lien entre System76 & elementary ?

En 2016, Cassidy, Cody, Corentin et Daniel ont eu la possibilité de travailler avec les équipes de System76, dans leurs locaux, pour réfléchir et amorcer le projet Installer.

D’un point de vue technique, le cœur d’Installer se décompose de deux éléments : Le Front-End et le Back-End.

Chaque équipe travailla (et travaille toujours dessus) sur un de ces éléments, l’équipe de System76 se chargea du Back-End, quant à l’équipe d’elementary : elle développa le Front-End. Une autre brique vu aussi le jour et qui sera aussi au cœur d’Installer : distinst

Car oui ! Installer sera bien au cœur de deux projets OS : elementary OS et Pop!_OS

 

Une vidéo, des images d’Installer !

Juno n’est toutefois pas encore disponible, mais il est possible de se confectionner une ISO Ubuntu 18.04 LTS avec une surchouche elementary (et cela grâce à la solution Debian Live) en apportant quelques modifications aux packages déjà installés, il est ainsi possible de tester Installer.

Voici ce que cela donne (note : Installer est toujours en cours de développement, de nombreux éléments peuvent évoluer, ajouter voir être retirés de la version finale).

 

Voici la vidéo réalisée pour cet article, elle va un peu plus loin en explication sur le fonctionnement actuel d’Installer :

Le billet Juno accueillera Installer et non Ubiquity a été publié sur le site de la elementary OS -

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jesuislibre : Migration de Pelican vers Hugo

Comme vous avez pu le remarquer, je suis assez friand de sites statiques. C’est pour cette raison que ce blog migre une nouvelle fois vers un nouveau moteur de blog statique, encore me direz vous ? Nous allons voir pourquoi.

Pourquoi une nouvelle migration ?

Après avoir fait du Python pendant de nombreuses années, il m’arrive de temps en temps de coder en Go. Ce langage est relativement simple, performant, et compilable sur de nombreuses architectures (notamment ARM).

J’en ai donc profité pour analyser les offres de blogs statiques développés en Go. J’ai découvert l’excellent projet nommé Hugo

Les avantages d’Hugo
  • S’installe facilement, il suffit de copier un binaire. En Python, parfois on se retrouve confronté à des problèmes de dépendance (même en utilisant des virtual env)
  • Ultra rapide, il permet de générer environ 1000 pages en 1 seconde
  • Multi-langue (i18n)
  • Base de données virtuelles (data)
  • Raccourci (shortcode)
  • Facile d’utilisation, flexible, …
  • Nombreux thèmes
  • etc ..
Etapes de la migration

J’ai profité de cette migration pour effectuer quelques changements, notamment :

  • Changer de thème (Voir mes contributions), j’ai préféré contribuer à une nouveau thème que convertir le mien.
  • Passer les commentaires en full statique en utilisant le projet (Staticman), malgrès l’ébauche du projet cacause que nous avions initié il y a environ 5 ans avec Nahir Mohamed & Yannic Arnoux
1) Passage de reStructuredText vers Markdown

La première étape a été de migrer le contenu des billets du format reStructuredText vers MarkDown. Etant donné que je n’avais pas beaucoup de fichiers à convertir (environ une vingtaine). J’ai effectué la conversion fichier par fichier avec la commande suivante pandoc --from=rst --to=markdown --output=monbillet.md pour ensuite finaliser la conversion à la main pour lequel l’outil pandoc n’a pas réussi la conversion.

Compatibilité avec le blog précédent

Afin que la migration soit la plus transparente possible, que ce soit pour les précédents billets ou les flux RSS. Il a fallu effectuer quelques modifications sur la configuration par défaut d’Hugo

Alias

Hugo permet de créer des Aliases pour une page. Je me sers de cette option pour migrer les URL de mon ancien blog vers les nouvelles. Ceci sans devoir utiliser la technique de l’URL rewriting des serveurs webs (Apache ou Nginx).

Feed RSS

Hugo gènère des fichiers RSS avec le format index.xml, mes anciens flux avaient le format feed.atom. Pour garder ce format, il faut ajouter au fichier config.yaml les lignes suivantes :

# Rename RSS feed outputs: home: ["HTML","RSS"] taxonomy: ["HTML","RSS"] mediaTypes: "application/rss": suffix: "atom" outputFormats: RSS: mediatype: "application/rss" baseName: "feed"

Je ne sais pour quelle raison, Hugo ne propose pas d’option pour désactiver la génération des flux RSS non tronqué, pour cela on est obligé de créer un nouveau template dans le fichier layouts/_default/rss.atom

Migration vers un nouveau thème

Dans un premier temps, j’ai voulu conserver mon thème, mais n’ayant pas touché des feuilles de style depuis un bon bout de temps, j’ai préféré me rabattre sur un nouveau thème et de contribuer au projet Beautiful Hugo

J’ai rajouté quelques contributions au thème d’origine:

Ajout du support des commentaires statiques

Pour cela, j’utilise l’excellent projet Staticman. Pour ajouter un commentaire, staticman utilise github pour effectuer une pull request sur le projet du blog

  1. Créer le fichier staticman.yml
  2. Dans github ajouter l’utilisateur staticmanapp en tant que collaborateur de votre blog.
  3. Accepter l’invitation de collaboration curl https://api.staticman.net/v2/connect//, Si l’invitation est acceptée, vous devriez voir le texte OK!
Vérification du bon déroulement de migration

Afin de vérifier que la migration s’est déroulée sans encombre, j’ai comparé les noms des fichiers générés entre l’ancien et nouveau contenu.

Recupération de l’ancien contenu rsync -avr --delete w4a153382@ssh.web4all.fr:/datas/vol3/w4a153382/var/www/blog.jesuislibre.org/htdocs . cd htdocs find . | sort > /tmp/old.txt Génération du nouveau contenu hugo cd public find . | sort > /tmp/new.txt Comparaison des fichiers

Pour finir, je me suis assuré via meld que le contenu de chaque billet a été migré sans trop d’incidence.

Prochaine étapes

Afin d’améliorer la génération du blog, la prochaine étape sera d’ajouter de l’automatisation via des plugins github, par exemple vérifier avec Travis-ci qu’aucune erreur ne se produit lors de l’ajout d’un commentaire ou d’un nouveau billet.

Source:

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nIQnutn : Fork Awesome: police d'icônes

Vous l'avez peut-être vu mais Font Awesome, la célèbre police d’icônes n'avait quasiment pas évolué pendant plusieurs mois. Récemment, la version 5.0 est sortie avec de nombreux changements. Ça semblait une bonne nouvelle mais l'orientation commerciale du projet est évidente, il suffit de consulter leur nouveau site https://fontawesome.com pour s'en apercevoir. Une version gratuite et une version payante sont donc disponibles mais le pire, à mon avis, c'est le site qui est insupportable à utiliser, regarder par ici.

D'un autre côté, un nouveau projet est né: Fork Awesome. J'ai vu passé l'information sur le réseau social Mastodon. En regardant de près, j'ai vu quelques icônes intéressantes (Mastodon, Diaspora*, Liberapay, ...) qui avaient été demandées depuis longtemps sur le GitHub de Font Awesome. J'en avais profité pour faire un plugin pour PluXml pour me faire un avis. La transition ne pose pas de difficulté (rien à voir avec le passage vers Font Awesome 5.0) mais jusque-là je n'étais pas spécialement convaincu.

Évidemment, je me suis dit que ça serait bien d'avoir une icône pour Debian. J'ai fait la demande sur le GitHub du projet, et l’icône a été ajouté en 2 jours !!! Je me suis pas foulé, puisque j'avais repris la demande disponible sur Font Awesome qui datait de mai 2013.

Il y a déjà quelques icônes ajoutées au projet, par exemple:

  • Liberapay
  • Archive.org
  • Debian
  • Mastodon
  • Diaspora*
  • PeerTube

J'ai donc mis à jour le plugin pour PluXml, avec une documentation minimale. Normalement, il n'y a pas de problème de transition entre plxFontAwesome 0.4 et plxForkAwesome 1.0.10 si vous voulez le tester.
Malheureusement, il n’apparaît pas encore dans mon dépôt de plugins mais ça devrait être corrigé rapidement.

J'espère que ce projet continuera sur ce rythme. On verra ce que ça donne par la suite mais c'est un bon exemple de l'utilité du fork.

Si vous avez des avis et des remarques sur les 2 projets, n'hésitez pas à les partager en commentaire.

Ressources nIQnutn CC-BY

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Thuban : Sécuriser memcached sur OpenBSD

Vous avez certainement entendu parler de l'attaque de grande envergure de type DDOS contre la plate-forme GitHub...

OVH réagit en faisant des recommandations bien précises pour sécuriser à minima le service memcached, service qui a été utilisé pour mettre en cache et amplifier le trafic vers le service adhoc.

Les recommandations sont toutes simples :

  • désactiver UDP
  • limiter le trafic à l'interface de bouclage locale

Pour OpenBSD, ce n'est pas bien compliqué - comme d'habitude :p

On paramètre les drapeaux nécessaires à memcached :

# rcctl set memcached flags="-u _memcached -l 127.0.0.1 -U 0"

Puis, (re?)démarrez le service !

----

Pour rappel :

  • la version de memcached, sur la OpenBSD 6.2 - stable actuelle, est : 1.4.39.
  • retrouvez notre page wiki memcached ;)

 

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Thuban : Se fabriquer un lecteur de salon léger et pratique

Dans cet article, on va décrire la mise en place d'une station vidéo pour salon. Quelques contraintes sont à respecter :

  • On utilise autant que possible les outils intégrés par défaut au système.
  • On limite l'utilisation des ressources, il faut que ça soit rapide et fonctionnel sur des ordinateurs peu puissants.
  • On doit pouvoir afficher une liste des vidéos disponibles sur la station vidéo.
  • On garde en mémoire les fichiers déjà lus pour les repérer par une couleur différente (pratique pour les sériesvores)
  • Si on insère une clé USB ou disque dur externe, les fichiers présents dessus doivent être lus automatiquement.

Matériel


J'ai récupéré un ordinateur chez un *cash du coin. C'est pas le moins cher, mais ça permet d'éviter de laisser un ordinateur aller en déchetterie.

J'y ajoute un mini clavier sans fil. C'est tip top ces trucs, et ça contient une batterie donc très facile à recharger par USB.

Installer OpenBSD


Ça, c'est fastoche, ça prend quelques minutes. On crée un utilisateur qu'on nommera pour l'exemple "watcher".

On prévoit quand même quelques optimisations au niveau du système de fichier en activant les softdeps :

sed -i 's/rw,/rw,softdep,/g' /etc/fstab

Et on prépare l'installation de futurs paquets :

echo https://ftp.fr.openbsd.org/pub/OpenBSD > /etc/installurl

Enfin, on met à jour en lançant

syspatch

Vous voudrez peut-être réduire le temps d'attente au démarrage :

echo "set timeout 1" > /etc/boot.conf

Pour augmenter les performances graphiques, on peut aussi ajouter cette ligne dans /etc/sysctl.conf

machdep.allowaperture=1

Configurer l'autologin


On se sert de xenodm, le gestionnaire de connexion par défaut sous OpenBSD.
Afin d'automatiquement lancer la session de l'utilisateur configuré lors de l'installation, on suit les recommandations du wiki, à savoir éditer /etc/X11/xenodm/xenodm-config et ajouter :

DisplayManager._0.autoLogin: watcher

On crée un fichier ~/.xsession pour l'utilisateur qui contiendra ces lignes :

xsetroot -solid black & # son au max mixerctl outputs.master=255,255 lutecium Videos/ & cwm

Nous verrons ensuite à quoi correspond ce "lutecium".
Remarquez qu'on utilise un gestionnaire de fenêtres intégré à OpenBSD, pas besoin de l'installer.
Pensez à rendre ce fichier exécutable :

chmod +x ~/.xsession

Reste à activer xenodm :

rcctl enable xenodm && rcctl start xenodm

Chargement des langues et utf-8


Certaines applications en ont besoin, alors on précise dans le fichier ~/.profile de l'utilisateur ces lignes :

LC_CTYPE="fr_FR.UTF-8" LC_MESSAGES="fr_FR.UTF-8" LC_ALL='fr_FR.UTF-8' LANG='fr_FR.UTF-8' export LC_CTYPE LC_MESSAGES LC_ALL LANG export ENV=$HOME/.kshrc

Permettre l'extinction


On édite le fichier /etc/doas.conf pour permettre à l'utilisateur d'éteindre la machine en utilisant doas sans entrer de mot de passe :

cat /etc/doas.conf permit nopass :wheel cmd /sbin/shutdown permit nopass :wheel cmd /sbin/reboot

Installation de l'interface


La plupart du temps, c'est kodi qu'on installe. Sauf que je le trouve extrêmement lourd et plein de fonctionnalités qui ne me sont pas du tout utiles. Notez que si vous avez des alternatives à proposer, je suis preneur ;).
J'ai donc codé un petit truc, qui certes ne paie pas de mine mais fait ce que je veux : afficher mes fichiers et retenir lesquels ont déjà été vus. Ça s'appelle lutecium et ça ressemble à ça :

(ne faîtes pas attention aux exemples, c'était des tests...)

Notez que on pourrait très bien utiliser ranger ou encore noice dans un terminal, mais ça ne garde pas une trace des épisodes déjà vus.

Pour m'en servir, il me faut python3, la bibliothèque tkinter, et un lecteur de vidéos (mpv).

pkg_add -z python-tkinter-3* mpv ln -s /usr/local/bin/python3.6 /usr/local/bin/python3

Ensuite, j'installe lutecium dans /usr/local/bin :

ftp -o /usr/local/bin/lutecium http://dev.yeuxdelibad.net/tk-tools/Lu/lutecium chmod +x /usr/local/bin/lutecium

Et voilà, on peut choisir sa vidéo avec le clavier.

Récupérer les vidéos


Là, c'est chacun sa façon de faire.
Certains feront un montage NFS, d'autres une synchronisation... Pour ma part je fais un peu les deux :

Dans /etc/fstab :

192.168.1.2:/mnt/data/ /home/watcher/NFS nfs rw,nodev,nosuid,soft,noatime 0 0

Ensuite, ajout d'une tâche cron :

crontab -e @hourly /usr/local/bin/rsync -az --delete /mnt/NFS/ /home/watcher/Videos/

Lecture automatique si on insère une clé USB

Afin de lancer une lecture automatique des fichiers présents sur, par exemple, une clé USB insérée, j'utilise hotplugd.

pkg_add fuse hotplug-diskmount rcctl enable hotplugd

On complète ensuite le fichier /etc/hotplug/attach :

#!/bin/sh DEVCLASS=${1} DEVNAME=${2} LOGIN="watcher" MOUNTPOINT=/home/${LOGIN}/usb case "${DEVCLASS}" in 2) mkdir -p -m 1777 "${MOUNTPOINT}" mount -o nodev,nosuid,noatime /dev/"${DEVNAME}"i "${MOUNTPOINT}" su "${LOGIN}" -c "mpv --alang=en,fr --slang=fr --save-position-on-quit --fullscreen --keep-open=no \\"${MOUNTPOINT}\\"/*" ;; esac

On oublie pas le chmod +x /etc/hotplug/attach. ;)

Vous pouvez faire de même avec un script "detach" :

cat /etc/hotplug/detach #!/bin/sh DEVCLASS=$1 DEVNAME=$2 case $DEVCLASS in 2) /sbin/umount "/mnt/${DEVNAME}" exit 0 ;; esac exit 0

Bien qu'on puisse faire nettement moins spécifique comme configuration, avec celle-ci ça fonctionne bien et je sais exactement où sont montées les clés USB. À chaque fois qu'une d'entre elle est branchée, hop ça lit tout ce qui est dessus.

§ Mot de la fin

Ça sera tout pour cette petite présentation. Le clavier est petit, mais me permet de modifier le volume du son, faire pause, accélérer... Tout ce qu'il me faut en fait ;)
Vos idées et suggestions sont les bienvenues, je suis certain qu'on peut améliorer tout ça ;)

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System Linux : Générer la liste des Serveurs racine DNS avec la commande dig

dns1 jpg

Simplement...

Perso j'utilise toujours bind9 et sans avoir honte en plus :)

# touch db.root # dig ns . @a.root-servers.net >> db.root

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Thuban : tooter en toute simplicité

Fervent utilisateur de dmenu ; un petit outil qui fait gagner un temps fou ; j'ai pondu un petit script qui permet d'écrire ce qui me passe par la tête sur mon compte mastodon.

Il faut juste toot d'installé et configuré pour envoyer des messages (il faut juste le lancer en console avant).
Ensuite, vient le script proprement dit, que j'associe éventuellement à un raccourci clavier pour aller plus vite :

#!/bin/sh # envoie un mot sur mastodon # il faut l'outil toot déjà configuré pour poster # Les couleurs de dmenu SB="#44475a" SF="#8be9fd" NB="#282a36" NF="#f8f8f2" FN="Hack-10" COLORS="-fn $FN -nb $NB -nf $NF -sb $SB -sf $SF" # Le prompt, ce que dmenu vous "dit" P="toot:" OPTION="$COLORS -p $P " msg=$(echo "" | dmenu $OPTION) if [ "$msg" != "" ]; then toot post "$msg" fi exit 0

On écrit son message, on valide par entrée, et pouf, c'est envoyé.

Pour que ça soit plus rigolo, voici une version qui affiche la timeline :

#!/bin/sh # envoie un mot sur mastodon # il faut l'outil toot déjà configuré pour poster # Les couleurs de dmenu SB="#44475a" SF="#8be9fd" NB="#282a36" NF="#f8f8f2" FN="Hack-10" COLORS="-fn $FN -nb $NB -nf $NF -sb $SB -sf $SF" # Le prompt, ce que dmenu vous "dit" P="toot:" OPTION="$COLORS -l 32 -p $P " msg=$(toot timeline | dmenu $OPTION) if [ "$msg" != "" ]; then toot post "$msg" fi exit 0

et ça ressemble à ça :

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Carl Chenet : Sideprojects : mes impressions après 5 mois de 4/5ème

Freelance depuis 2012, j’ai commencé il y environ 5 mois ma première mission en 4/5ème (un jour chômé sur les 5 habituellement travaillés dans une semaine) avec comme objectif de me libérer davantage de temps pour mes projets entrepreneuriales. Objectif atteint ?

Résumé pour les gens pressés :

  • premier bilan globalement positif
  • une perte de revenus que je considère comme un investissement mettant la pression pour le développement des autres sources de revenus
  • quelques écueils à endurer (obtention du 4/5ème, ne pas se laisser grignoter la journée par l’entourage et motivation à maintenir)
Pourquoi un 4/5ème ?

Avec le développement de projets parallèles à mon activité de freelancing, je ressentais depuis plusieurs mois déjà le besoin de me libérer davantage de temps à accorder à ces projets pour les réaliser de manière un peu plus sérieuse.

En effet ayant fondé LinuxJobs.fr, le site d’emploi de la communauté du Logiciel Libre et Open Source, j’avais acquis la certitude que je pouvais grandement améliorer ce projet en lui consacrant davantage de temps, mais plus important encore d’être régulier dans mon travail.

Je travaillais déjà en général une partie du samedi mais cette journée n’est pas la plus propice au travail. Sans surprise, la majorité des gens se repose le week-end. Tout le travail nécessitant une tierce partie est donc en attente jusqu’à la fin du week-end. Ce qui ne facilite pas la réactivité et qui peut avoir un effet démotivant quand on travaille presque tout seul et qu’on a envie de voir les choses avancer.

D’autre part ma motivation à travailler sur mes projets parallèles dépendait aussi fortement de ma charge de travail journalière, de ma motivation le soir et des événements extérieurs qui survenaient et s’imposaient à mon planning. Le fait d’instaurer un jour de travail précis dédié à mes différents projets me semblait bénéfique afin d’avancer plus rapidement.

Mon travail sur mon projet le plus récent, le Courrier du hacker, la newsletter hebdomadaire résumant l’actualité francophone du Logiciel Libre et Open Source m’a démontré qu’un travail régulier permet de trouver son public plus facilement.

E-mail Submit

La mise en place

Courant septembre 2017 j’étais à la recherche d’une nouvelle mission en tant que freelance. Décidé à obtenir un 4/5ème, je précisais bien ce point aux différents recruteurs que je contactais. Je dirais même que c’était le premier point abordé lors des différentes prises de contact. Je refusais d’emblée les entretiens lorsque ce point demeurait flou. Inutile de cacher que des offres très intéressantes à temps plein me sont passées sous le nez, mais j’étais motivé à travailler désormais en 4/5ème.

Point important niveau finance : je vois le 4/5ème comme un investissement. En effet il s’agit dans un premier temps d’une perte sèche d’1/5ème de mes revenus habituels. Ce point n’est pas à négliger lorsque l’on y réfléchit. Pour compenser, je me fixe un objectif de revenu sur mes projets entrepreneurials visant à au moins compenser cette modification de mon activité.

Après trois semaines de recherche,  j’ai donc commencé une nouvelle mission en 4/5ème en négociant de ne pas travailler le mercredi. Le choix du mercredi a été guidé par différents facteurs :

  • Le mercredi, en pleine semaine, permet d’accomplir si besoin des démarches administratives ou d’organiser un rendez-vous ou un déjeuner professionnel assez simplement
  • Couper la semaine en deux, en limitant les périodes consécutives de freelancing à deux jours, me semblait un rythme séduisant
  • Le lundi et le vendredi sont – à mon avis – des jours mous, où l’activité des entreprises et des administrations peut être assez réduite

Instaurer un jour fixe est à mon avis une très bonne chose. Il permet de s’organiser et de prendre des rendez-vous plusieurs semaines à l’avance. Je n’ai déplacé qu’une seule fois en 5 mois et c’est à mon avis pour le mieux.

Le premier ressenti

Les premières semaines ont été assez simples. Ne pas travailler le mercredi a rapidement instauré une motivation plus soutenue pour mon activité de freelancing. En effet il m’est plus simple de me lever le lundi en me disant que je n’en ai que pour deux jours. Le mardi est une grosse journée mais je peux me motiver en me disant que dès le lendemain je travaille sur des sujets plus personnels.

Je reviens gonflé à bloc le jeudi, qui est aussi en général une grosse journée de travail. La motivation est évidente pour le vendredi : le week-end est proche. Ma compagne travaillant le samedi, c’est également une journée que je consacre au moins en partie à mes projets personnels. Pour résumer mon ressenti : j’ai rapidement été séduit par ce rythme.

Les écueils

Toutefois au fil des semaines, certains problèmes ont surgi. Il s’agit de problèmes bien connus des télétravaileurs. Il faut préciser à l’entourage qu’être présent à la maison ne signifie pas qu’on est disponible pour « la petite course qui prend 5 minutes » ou tout autre distraction.

Je reprends également systématiquement mes proches lorsque l’expression « il ne travaille pas le mercredi » est utilisée, en précisant que je travaille, mais à domicile.

Je filtre les appels téléphoniques, afin de ne paraître trop disponible auprès de l’entourage car de fait, je ne le suis pas, même si je n’ai de relation contractuelle qu’avec moi-même ce jour-là 🙂

Autre conséquence inattendue, n’ayant pas à prendre les transports en commun le mercredi, je fais donc souvent une longue journée et ne m’arrête de travailler que pour préparer le dîner.

Autre point inattendu : les jours où la motivation est absente, il est très difficile de s’y mettre. En particulier si vous êtes un lève-tard. Ce n’est au final qu’une journée et elle passe très vite.

Autant quand on ne travaille pas pour soi, on se trouve des raisons de se lever, de s’y remettre et le cadre du bureau et la présence même virtuelle des collègues permet de se relancer, autant le jour où je travaille pour moi, je n’ai pas de filet et la seule perspective de travailler sur des projets personnels qui m’apporteront potentiellement quelque chose plus tard est la seule corde à saisir dans ces moments-là. Pas toujours simple à gérer, car on se trouve très souvent des excuses.

Conclusion

Le premier bilan est globalement positif. Toutefois on peut voir que la liste des écueils est nombreuse. J’adore le rythme et en particulier la motivation qu’il m’apporte pour le reste de la semaine. D’un autre côté, il faut lutter pour obtenir le 4/5ème et trouver la motivation suffisante pour que cette journée reste productive.

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RaspbianFrance : Comment installer plusieurs OS sur la Raspberry Pi avec BerryBoot.

Si vous aimez découvrir de nouvelles choses et que vous êtes toujours entrain d’expérimenter avec la Raspberry Pi, vous avez peut-être déjà voulu installer plusieurs systèmes d’exploitation différents sur la même carte SD ? Ça tombe bien, BerryBoot est fait pour ça !

Par exemple, vous pourriez avoir besoin à la fois d’un média-center, d’un système de rétro-gaming et d’un système Raspbian classique ! Seulement voilà, 3 cartes SD, ça fini par faire un peu cher. D’autant plus qu’il faut encore en rajouter une nouvelle pour chaque usage supplémentaire. Et c’est sans parler du fait de devoir changer de carte à chaque fois. Tout cela fini par devenir plutôt dispendieux et même, disons le clairement, franchement chiant !

Pour résoudre ce problème, nous allons voir comment il est possible d’utiliser le logiciel BerryBoot pour installer plusieurs OS sur la Raspberry Pi et même ajouter ou supprimer des OS selon vos besoins.

Le matériel nécessaire pour ce tutoriel

Pour pouvoir suivre ce tutoriel, vous aurez absolument besoin du matériel suivant (cliquez sur les liens pour voir le matériel que nous recommandons).

Vous noterez que vous pouvez utiliser soit une carte MicroSD de grande taille (32 Go au moins), soit une carte plus petite ET un disque dur externe. En effet, BerryBoot vous permet d’installer les différents OS sur un disque dur externe plutôt que sur la carte SD. Vous devriez probablement envisager cette solution si vous souhaitez installer plusieurs systèmes susceptibles d’héberger des gros fichiers (films, sauvegardes, jeux, etc.).

Pourquoi utiliser BerryBoot plutôt que Noobs ?

En cherchant comment nous pouvions installer plusieurs OS sur une même carte MicroSD avec la Raspberry Pi, nous sommes tombés sur deux solutions, Noobs et BerryBoot. Nous avons donc cherché à savoir quel système était le plus adapté et nous avons finalement retenu BerryBoot.

En effet, contrairement à Noobs, BerryBoot n’est pas un simple installateur mais plutôt un bootloader. Sans rentrer trop avant dans les détails voici la différence.

Avec Noobs, vous allez choisir au premier démarrage les systèmes d’exploitation que vous souhaitez installer sur la carte MicroSD. Une fois ce premier démarrage effectué, vous pourrez choisir quel système utiliser, mais vous ne pourrez plus en ajouter ou en retirer. Si vous souhaitez découvrir de nouveaux OS vous devrez donc refaire toute votre carte et vous perdrez toutes vos données.

Avec BerryBoot, vous n’installez pas directement le système d’exploitation sur la carte, mais plutôt une sorte de fichier compressé que BerryBoot va pouvoir utiliser. Comme avec Noobs, vous allez pouvoir choisir au démarrage quel système vous voulez utiliser, mais cette fois vous allez aussi pouvoir supprimer ou ajouter de nouveaux OS !

BerryBoot est donc beaucoup plus adapté que Noobs quand il s’agit de découvrir de nouveaux OS ou de bidouiller (coucou François) avec la Raspberry Pi. Allons donc tout de suite installer BerryBoot sur notre raspberry !

Installer BerryBoot sur la Raspberry Pi

Pour installer BerryBoot, nous allons devoir commencer par le télécharger. Pour cela, rien de compliqué, il suffit de vous rendre sur le site de BerryBoot, et de cliquer sur le lien de téléchargement correspondant à votre Raspberry Pi (dans notre cas, « BerryBoot for the quad-core… »).

Pendant que BerryBoot télécharge, insérez votre carte SD dans votre ordinateur et formatez la en FAT32 (généralement clic droit sur l’icône de la carte SD, « Formater le périphérique », etc.).

Maintenant que BerryBoot est téléchargé et que votre carte SD est formatée, nous allons pouvoir installer BerryBoot sur la carte SD. Là encore, rien de plus simple. Il vous suffit de dézipper le fichier ZIP de BerryBoot que vous venez de télécharger, de copier le contenu du dossier obtenu (le contenu hein, pas le dossier en lui même, je vous vois venir) et de le copier sur votre carte SD.

Ceci fait, éjectez la carte SD, insérez la dans votre Raspberry Pi, branchez celle-ci aux périphériques (écran, clavier, souris) et branchez l’alimentation sur le secteur.

Vous avez une image (sinon, je vous avais dit de copier le contenu du dossier et pas le dossier…) ? Super, nous allons pouvoir passer à l’installation des systèmes d’exploitation !

Installation de BerryBoot et choix des OS

Une fois votre Raspberry Pi branchée, elle va donc démarrer et vous allez vous retrouver face à l’installateur de BerryBoot, lequel va vous permettre de configurer BerryBoot et de choisir les systèmes d’exploitation à installer sur votre Raspberry Pi.

Vous allez donc vous retrouver devant la fenêtre suivante (excusez la qualité des images, il s’agit de photos prises depuis un vidéo-projecteur, donc l’effet arc-en-ciel est notable…).

Page d'accueil de l'installateur de BerryBoot

Cette page vous permet de configurer les différentes options de BerryBoot.

Configurez donc les différentes options selon vos besoin. Dans notre cas, nous avons mis les réglages suivants :

  • Vidéo : Yes
  • Network Connection : Wifi (mettez Wired si vous êtes connectés en Ethernet)
  • Audio : Auto (laissez le comme ça par défaut)
  • Timezone : Europe/Paris (rapport au fait que c’est plus facile de lire l’heure courante que de faire du calcul mental depuis le fuseau horaire Ouzbek…)
  • Keyboard layout : fr

Le champs « Type here to test keyboard » sert simplement à vérifier que les lettres affichées correspondent bien aux touches clavier sur lesquelles vous avez appuyé.

Une fois la configuration effectuée, cliquez sur « OK ».

 

Si, comme nous, vous avez choisi de vous connecter en Wifi, vous vous retrouverez alors face à la fenêtre que voici (sinon, sautez jusqu’à l’image d’après) :

Réglages du Wi-Fi de BerryBoot

Choisissez votre réseau Wi-Fi et renseignez le mot de passe associé.

Rien de bien compliqué, choisissez simplement le réseau Wi-Fi que vous souhaitez utiliser, rentrez le mot de passe du réseau dans « WPA password » et cliquez sur « OK ».

 

Berryboot va maintenant vous demander sur quel disque il doit installer les différents OS.

Fenêtre de choix du disque ou installer l'OS

Vous pouvez choisir d’installer les OS directement sur la carte SD, mais aussi sur un disque externe ou autre.

Comme vous pouvez le voir BerryBoot vous propose d’installer l’OS directement sur votre carte SD (mmcblk0), mais pas uniquement.

Ainsi, vous pouvez voir sur la capture ci-dessus qu’il propose également d’installer l’OS sur un stockage en réseau (vous pouvez donc héberger tout votre système d’exploitation en ligne, ou même en local, par exemple sur un NAS que vous feriez tourner sur une Raspberry Pi).

Par ailleurs, si vous le souhaitez, vous pouvez aussi installer l’OS sur un disque dur branché en USB à la raspberry pi (ici l’option n’est pas affichée car aucun disque n’est branché, mais elle est généralement appelée sda).

Choisissez donc le périphérique sur lequel vous souhaitez installer l’OS (dans notre cas nous avons donc choisi mmcblk0, la carte SD).

BerryBoot vous propose également de choisir le type de système de fichier à utiliser, avec par défaut ext4, lequel va très bien et que nous vous conseillons donc de laisser par défaut.

Enfin, vous pouvez choisir de chiffrer l’OS en cochant la case « Encrypt Disk ». Notez que ce type de chiffrement entraîne généralement une baisse plus ou moins importante des performances. Nous vous conseillons donc de le laisser décocher à moins d’en avoir vraiment besoin.

Une fois l’ensemble de ces options configurées, cliquez sur « Format ». Une fenêtre de progression va alors s’afficher le temps de formater la carte SD, généralement moins d’une minute.

 

Une fois la carte/disque/machin en réseau formaté, nous allons arriver sur la dernière étape de cette installation, le choix des systèmes d’exploitation à installer sur la Raspberry Pi.

Choix des OS à installer avec BerryBoot

Vous pouvez choisir les différents OS à installer sur votre Raspberry Pi.

Comme vous le voyez, les OS sont répartis en plusieurs catégories « Popular », « Others », « Appliances » et « Featured ». Il y a de fortes chances pour que les OS qui vous intéressent se situent soit dans « Popular » soit dans « Others ».

Pour choisir vos OS là encore rien de bien sorcier. Il vous suffit de cliquer sur les OS de votre choix pour qu’ils soient mis en surbrillance. Une fois tous les OS que vous souhaitez installer sélectionnés, cliquez sur « Ok » pour les installer. Une barre de chargement va alors s’afficher pour indiquer la progression de l’installation.

Une fois l’installation terminée une fenêtre s’affiche pour redémarrer la Raspberry Pi.

Premier démarrage de BerryBoot, choisir l’OS sur lequel démarrer

Une fois la raspberry pi redémarrée, vous allez vous retrouver face à l’écran de lancement de BerryBoot, lequel vous permet de choisir sur quel OS vous souhaitez démarrer.

Écran de démarrage de BerryBoot.

Ici nous avons un seul OS d’installé, Raspbian.

Au bout de 10 secondes sans action, BerryBoot lancera automatiquement l’OS par défaut. Sinon, vous pouvez cliquer sur l’OS que vous souhaitez démarrer pour le sélectionner puis cliquez sur le bouton « Boot » en bas à gauche.

Configurer BerryBoot et installer un nouvel OS sur votre Raspberry Pi

Si vous souhaitez ajouter un nouvel OS à votre Raspberry Pi, il vous suffit de cliquer sur le bouton « Edit menu » au démarrage de la rasp. Vous vous retrouverez alors face à l’écran de configuration de BerryBoot.

Écran de configuration de BerryBoot

L’écran de configuration de BerryBoot vous permet notamment d’ajouter de nouveaux OS à votre Raspberry Pi.

Pour ajouter un OS, il vous suffit alors de cliquer sur l’icone « Add OS » en haut à gauche. Vous vous retrouvez alors sur la même interface que lors de la procédure d’installation au moment de choisir les OS à installer. La procédure est exactement la même qu’à ce moment là.

Notez que vous pouvez également supprimer un OS en cliquant dessus puis sur « Delete » ou faire une sauvegarde (« Backup »).

De même, vous pouvez aussi définir l’OS à utiliser par défaut en cliquant dessus puis sur « Set default ».

Point important, c’est aussi en passant par cette interface et via « Edit config » que vous pourrez modifier les fichiers cmdline.txt, config.txt ou encore wpa_supplicant.conf, lesquels vous permettent de modifier le comportement de la Raspberry Pi. Très important donc !

Enfin, en cliquant sur « More options », vous pouvez ouvrir un terminal, réinitialiser un OS, le cloner, le réparer ou encore définir un mot de passe.

Une fois vos réglages faits, il ne vous reste plus qu’à cliquer sur « Exit » puis choisir le système d’exploitation sur lequel démarrer.

Et voilà, vous pouvez faire tourner plusieurs systèmes d’exploitation sur la même carte SD !

Vous avez désormais une Raspberry Pi capable de faire tourner plusieurs OS différents avec une seule carte SD, et sur laquelle vous pouvez ajouter ou retirer des OS sans modifier les autres !

Notez que vous pouvez utiliser le fonction « Clone » pour installer plusieurs fois le même OS, bien pratique pour monter plusieurs systèmes de développement distincts sur une même carte, ou encore pour créer une image système pour chaque membre de la famille !

En tout cas, nous on en a profité pour monter une raspberry pi avec à la fois un émulateur pour le rétro-gaming, un média-center et un serveur LAMP pour nos tests !

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