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Dimitri Robert : Scribus : importer un tableau au format CSV

On ne peut pas dire que les tableaux soient bien gérés dans Scribus, on pourrait même dire que c’est une plaie. Quant à importer un tableau depuis un tableur, ce n’est simplement pas à l’ordre du jour…

Une gestion insatisfaisante

Actuellement (version 1.4) un tableau n’est autre qu’un groupe de cadres de texte. Une fois créé, vous ne pouvez ajuster la taille des lignes et des colonnes, vous ne pouvez appliquer de style sur les cellules. La saisie dans une cellule est rendue complexe par le groupe : il faut double-cliquer en pressant la touche Alt pour modifier le contenu d’une cellule.

La version 1.5 (version de développement de la future version stable) propose un nouvel outil de création de tableaux. Il y a même la possibilité d’appliquer des styles sur les cellules et le tableau, mais le peu de paramètres disponibles actuellement rend cette fonction inutile. De toute manière, toujours pas de possibilité d’importer un tableau, il faut le rédiger dans Scribus.

On trouve des tutoriels évoquant la possibilité d’exporter un tableau sous forme d’image vectorielle depuis un tableur comme LibreOffice Calc. Mais le tableau ainsi inséré n’est pas modifiable, y compris au niveau du style. De plus, impossible d’insérer un tableau qui s’étendrait sur plusieurs pages.

Prendre le taureau par les cornes

J’ai donc tenté de résoudre ce problème en vue d’une formation avec des archéologues, qui insèrent de longs tableaux dans leurs rapports. Je suis parti du script importcsv2table.py fourni avec Scribus qui permet d’importer un tableau au format CSV. Le comportement de ce dernier ne me convenait pas et les questions posées étaient trop simplistes. Par exemple, il ne demande pas le caractère de séparation, ce qui est la base du format CSV.

Le format CSV (pour Comma-separated values) permet de représenter un tableau sous forme de valeurs séparées par des virgules (ou d’autres caractères, absents des valeurs). Chaque ligne du texte correspond à une ligne du tableau et les virgules correspondent aux séparations entre les colonnes.

Le script ainsi produit peut être téléchargé ici : importcsv2table.py. Vous devrez ensuite le copier dans un dossier où vous rangez vos scripts pour Scribus : dans votre profil Scribus vous avez un sous-dossier plugins. Ce n’est qu’un exemple, vous pouvez en choisir un autre, du moment que vous le déclarez dans les préférences de Scribus.

Pour le tutoriel vidéo présenté ci-dessous, j’ai utilisé un grand tableau de données issues du site Etalab qui recense les lieux de tournages de films dans Paris. Je l’ai un peu épuré et n’ai gardé que 7 colonnes et 139 lignes, mais ce n’est qu’un exemple, je voulais un tableau avec beaucoup de lignes.

Voici comment l’utiliser en vidéo.

Préparation
  • Créez un nouveau document avec suffisamment de pages pour accueillir votre tableau (cela peut être ajusté par la suite).
  • Allez dans les Préférences pour déclarer le chemin des plugins. C’est là que vous avez copié le script, il sera ainsi plus facile à retrouver depuis Scribus.
  • Créez un cadre de texte occupant tout l’espace que vous voulez allouer à votre tableau sur la première page.
  • Certaines propriétés de ce cadre seront utilisées pour les cellules (constituées elles-mêmes de cadre de texte)
    • la largeur et la hauteur ;
    • la couleur du filet ;
    • l’épaisseur du filet ;
    • les espaces sur les quatre côtés intérieurs (rembourrage ou padding pour les habitués des feuilles de styles CSS).
  • Assurez-vous que le cadre de texte est bien sélectionné et appelez le script via Script → Démarrer un script.
Utilisez le script

S’ensuit une série de questions (je compte regrouper toutes ces fenêtres en une seule à terme).

  • Choisissez le fichier CSV à importer.
  • Indiquez quel est le délimiteur de colonnes (évitez d’avoir la tabulation comme délimiteur).
  • Indiquez la largeur de chaque colonne : cette fenêtre vous indique combien de colonnes comporte votre tableau ; vous devez donc avoir le même nombre de chiffres. Chaque colonne est représentée par un nombre qui indique la part de largeur qu’elle occupera : ainsi, une colonne identifiée par un 3 sera trois fois plus large qu’une colonne identifiée par un 1. La largeur totale du tableau est celle du cadre de texte initial.
  • Si la première ligne de votre tableau est une ligne de titre, elle sera traitée différemment. Pour l’instant, elle n’est juste pas comptabilisée dans la hauteur totale et une place sera réservée pour elle sur chaque page où s’étend le tableau. On peut imaginer à l’avenir qu’elle aura un style particulier et qu’elle sera automatiquement reproduite sur chaque page.
  • La hauteur des cellules est difficile à appréhender tant que vous n’avez pas défini le style de paragraphe des cellules ni vu le résultat. Laissez cette valeur et ajustez-la à la suite de plusieurs essais. Lorsque le nombre de lignes multiplié par la hauteur de chacun dépasse la hauteur du cadre texte initial (donc limitant), un décalage se produira pour bien séparer visuellement les lignes.
  • Choisissez un style de paragraphe pour le contenu des cellules. Cette fenêtre vous affiche les styles existants. Vous pouvez en recopier un ou donner un nouveau nom. Dans ce cas, un nouveau style sera créé.

Patientez, le script travaille.

Affinez
  • Une fois que le script a fini son travail, vous pouvez constater que chaque ligne est un groupe de cadres de texte (ouvrez la fenêtre Plan du document pour vous en convaincre). Vous pouvez donc déplacer une ligne facilement.
  • Allez dans l’éditeur de styles pour modifier le style nouvellement créé. Vos modifications s’appliquent à l’ensemble des cellules !
Traitez les autres pages
  • Allez sur la page suivante.
  • Sélectionnez toutes les lignes et les grouper.
  • Revenez sur la première page et copier la ligne de titre.
  • Retournez sur la page en cours de traitement et coller la ligne de titre.
  • Sélectionnez les deux éléments (ligne de titre et le groupe des autres lignes)
  • À l’aide de la fenêtre Espacer et aligner, faites coïncider le haut du groupe de lignes avec le bas de la ligne de titre.
  • Recommencez pour les autres pages.

Certes, ce n’est pas encore aussi facile que dans d’autres logiciels, mais ce script permet de faire le travail proprement. À noter qu’il fonctionne toujours dans Scribus 1.5 .Malheureusement, il n’est toujours pas possible d’utiliser les nouveaux tableaux dans un script Python, je lance donc un appel du pied !

Cet article Scribus : importer un tableau au format CSV est publié sous licence CC By-SA 4.0 par Dimitri Robert sur Formation logiciel libre - Reprenez le contrôle de votre informatique !.

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Renault : Apports de Fedora à l'écosystème du Logiciel Libre

Il est courant, au sein de la communauté du Logiciel Libre, de présenter une distribution GNU/Linux comme une simple intégration, ou un assemblage de tous les logiciels qu'elle propose. Une sorte de glu entre eux.

Si c'est sans doute le cas de certaines d'entre elles, nous ne pouvons en conclure que c'est toujours le cas. En particulier, la distribution Fedora va au delà de ce constat. Ses objectifs et sa communauté lui permettent de réaliser d'autres choses. En effet depuis sa création Fedora est une vitrine technologique et à ce titre a essayé de mettre en avant ou de développer des solutions novatrices pour le Logiciel Libre. Mais depuis Fedora 21, sortie fin 2011, Fedora s'est découpée en trois produits distincts. Si finalement une Fedora Workstation et Server ont accès aux mêmes paquets, le projet a souhaité fournir des expériences utilisateur adaptées à chaque cas d'usage dès la fin de l'installation. Par conséquent, Fedora Workstation a sa liste de travail pour intégrer et développer de nouvelles solutions pour améliorer l'usage bureautique de l'utilisateur.

Et si la distribution Fedora est souvent considérée comme une version de tests pour la distribution Red Hat Enterprise Linux (RHEL) de Red Hat nous allons constater que finalement toute la communauté tire des bénéfices de ses travaux.

Le présent article est une adaptation des articles de blogs ici et de Christian Schaller qui m'en a donné l'autorisation. Il a fait l'objet d'une conférence lors des JM2L de fin novembre 2017 dont vous pouvez retrouver la diapo.

Expérience utilisateur GNOME Logiciels

Logiciels_accueil.png Logiciels_GIMP.png Logiciels_GIMP_2.png

GNOME Logiciels est un pur produit de la vision Fedora Workstation de la distribution Linux à devenir pour simplifier la vie de ses utilisateurs. Essayer de reprendre certains codes provenant des magasins applicatifs concurrents, en proposant uniquement des applications graphiques (et donc visibles pour le commun des mortels), avec des captures d'écran, des notes des utilisateurs et des commentaires.

Mais l'objectif est de fournir un tout intégré. GNOME Logiciels est donc capable de détecter si vous avez une police qui manque pour afficher un contenu dans une langue exotique, ou encore un codec multimédia pour votre film. Ainsi il peut vous proposer de l'installer à la volée au travers d'une pop-up. Il gère également de manière transparente les extensions de GNOME Shell, les mises à jour et les mises à niveau du système en passant par les firmwares des différents périphériques.

L'ensemble repose sur un format de fichier nommé appdata qui se retrouve peu à peu dans les sources de tous les logiciels concernés. Cela ouvre la possibilité à partir des mêmes données d'offrir différentes expériences utilisateur, de ne remplir et de ne traduire ces métadonnées qu'une fois.

Fedora Media Writer

Fedora_Media_Writer.png

Fedora s'est attaqué au fameux problème de la création d'une image installable sur clé USB. D'habitude il faut télécharger un fichier ISO, l'installer en suivant des procédures pas toujours évidentes et tester l'image. Et comprendre ce qu'est un fichier ISO n'est pas évident pour tous les utilisateurs.

Fedora propose un utilitaire multiplateforme, pour Windows, macOS et Linux afin de choisir l'image souhaitée (Fedora GNOME ou KDE par exemple) et procéder automatiquement à l'installation sur le média choisi. Cela est plus clair et simple pour l'utilisateur qui a besoin de moins de compétences de base pour débuter. Cela permet également de simplifier la documentation et la communication autour du projet Fedora, cette étape étant maîtrisée et ne dépendant plus de la gestion des ISO sur différents systèmes.

De plus, certains se sont amusés à concevoir par impression 3D autour d'un Raspberry Pi, un petit ordinateur nommé Fedorator pour les salons où le visiteur peut enficher sa clé USB, choisir l'image qu'il souhaite et repartir avec une image de Fedora prête à l'emploi en totale autonomie.

L'outil fleet commander

FleetCommander.png

Fleet Commander est un outil pour gérer des flottes entières de machines sous Fedora ou RHEL, notamment pour les universités, les grosses entreprises ou les administrations et ainsi, de pouvoir gérer des milliers de machines. Il est possible de configurer les postes avec un navigateur Web ou l'outil Cockpit.

Actuellement il est capable de configurer tout ce qui est accessible pour dconf (l'utilitaire de configuration de GNOME), les extensions de cet environnement, Networkmanager (dont le VPN ou le proxy). Ou de facilement migrer la configuration de Evolution vers un autre serveur de courriels. Ou encore configurer Firefox, Libreoffice et quelques autres outils plus génériques.

La configuration est intégrée avec la solution FreeIPA, et donc les informations sont liées au compte LDAP ce qui évite devoir gérer un autre service en interne.

Les performances de GNOME Shell

Carlos Garnacho a travaillé quelque temps pour identifier et résoudre des soucis de performance dans GNOME Shell.

Que l'on aime ou pas GNOME Shell, réduire sa consommation en ressource est toujours une bonne chose.

Les portails captifs

Portail_d_acces.png

Dans les lieux publics, il y a souvent du Wifi offert aux clients que ce soit dans les aéroports ou hôtels par exemple. Pour permettre l'authentification de l'utilisateur, un portail captif est souvent en place pour que l'utilisateur saisisse ses identifiants et obtienne ainsi accès à Internet.

L'inconvénient de ce procédé est qu'il est indispensable d'ouvrir une page Web quelconque pour visualiser la page d'authentification et ainsi obtenir l'accès à Internet après la saisie. Si vous ne le faites pas, la machine sera considérée comme connectée au réseau mais n'aura pas accès aux ressources du réseau. Les requêtes pour collecter ses courriels échoueraient sans indication sur la raison de l'échec.

Fedora a travaillé pour que GNOME et NetworkManager ouvrent automatiquement une fenêtre dédiée si un portail captif a été détecté. Permettant la saisie des identifiants nécessaires sans que l'utilisateur ait besoin d'effectuer cette manipulation manuellement.

Améliorations de GNOME

Renommage_en_masse.png

Quelques fonctionnalités de GNOME sont l’œuvre de la communauté de Fedora. Par exemple Carlos Soriano a apporté le renommage multiple dans Nautilus et un rafraîchissement de son interface.

Terminal_notification.png

GNOME Terminal notifie maintenant l'utilisateur quand une tâche est terminée (vraiment utile pour connaître la fin d'une longue compilation). GNOME Builder a reçu également quelques ajouts de ce côté là.

libratbag

Fedora a conçu cette bibliothèque pour faciliter la configuration des souris et d'autres périphériques d'entrées dont les manettes. Il a également une collaboration en cours avec des constructeurs pour améliorer la gestion des souris orientées jeux.

Un outil est en cours d'élaboration pour tirer partie de cette bibliothèque sous GNOME. Pour configurer les touches additionnelles, les différentes résolutions de la souris ou encore les LEDs qui arborent ces souris.

La libération des codecs audio

Ces deux dernières années, des brevets autour des codecs audio MP3, ACC et AC3 sont peu à peu tombés. Cela autorisait de fait les différents composants libres à fournir leur gestion par défaut sans devoir verser de contributions financières. Red Hat et Fedora étant des entités américaines légalement, il fallait s'assurer que tout était clair de ce côté avant de fournir le feu vert. Pour des questions légales, il vaut mieux éviter de se fier aux déclarations de personnes inconnues sur Internet.

Red Hat Legal a donc planché sur la question de la conformité des solutions libres sur le sujet (comme GStreamer) avec leur développeur pour s'assurer qu'ils ne violaient pas des brevets sur des sujets annexes encore en cours sur ces technologies ou que les brevets étaient vraiment bien tombés.

Le feu vert juridique a été donné, et normalement ces codecs ont pu intégrer la section codecs libres des différentes bibliothèques qui les implémentent.

L'intégration de Qt sous GNOME

Okular_sans_QGNOMEPlatform.png Okular-QGNOMEPlatform.png

Avec Fedora 25 et 26, il y a eu un travail pour concevoir QtGNOME plateforme. Un outil pour faire en sorte que les applications réalisées avec Qt (au lieu de GTK+ pour les applications de GNOME) se marient bien visuellement.

Cela passe aussi par l'intégration des différents paramètres, avec prise en compte du HiDPI, du thème sombre, du thème GTK+ actuel, etc. L'objectif est de minimiser au maximum l'écart visuel entre les deux écosystèmes et de s'assurer que les choix de l'utilisateur s'appliquent aux deux bibliothèques. Ainsi l'utilisateur en configurant son interface GNOME n'a pas à reproduire ces changements sous Qt également, cela est automatiquement pris en charge.

Gestion du matériel Intégration du pilote propriétaire de nVidia

Hans de Goede et Simone Caronni ont collaboré sur les travaux de NVIDIA et d'Adam Jackson autour de glvnd. Donc si vous installez le pilote propriétaire NVIDIA provenant de dépôts correctement gérés, il n'y aura plus de conflits avec la pile graphique fournie par Mesa.

Et en cas de mise à jour du noyau, s'il y a incompatibilité, le pilote libre nouveau prendra automatiquement le relais le temps que le pilote propriétaire soit à nouveau disponible. Cela permet de corriger un souci récurrent du délai de la mise à disposition des derniers pilotes de nVidia pour le nouveau noyau.

Gestion native du pilote invité de VirtualBox dans le noyau Linux

Hans de Goede a travaillé pour incorporer dans le noyau Linux officiel le pilote invité de VirtualBox. D'habitude une fois votre système invité installé, il était nécessaire de télécharger les pilotes additionnels et les installer dans la machine virtuelle pour bénéficier du plein écran, du dossier partagé, etc.

Cette étape ne sera bientôt qu'un lointain souvenir, le pilote Linux a déjà été accepté une partie du pilote le mois dernier. La gestion du dossier partagé devrait suivre bientôt.

La mise à jour des firmwares

Richard Hughes, mainteneur de PackageKit, de GNOME Logiciels et fwup, a fourni un grand effort pour simplifier la mise à jour des différents firmwares de nos machines : l'UEFI de nos cartes mères, celui des souris, des cartes réseaux ou graphiques, etc. Il y a quelques mois, il a collaboré avec Logitech pour fournir la mise à jour automatique du firmware d'une souris de la marque suite à une faille de sécurité récemment découverte.

De nombreux ordinateurs portables de Dell sont aussi pris en charge par cette solution, qui est pleinement intégrée à GNOME Logiciels également. Des discussions seraient en cours avec d'autres marques.

Ce travail reste important pour garantir la sécurité de composants matériels souvent invisibles et même négligés dans la politique de mise à jour du système.

L'autonomie

GNOME_Battery_bench.png

Souvent Linux est considéré comme moins performant que Windows ou macOS sur la question de la gestion de l'énergie. Pour résoudre ce problème, Christian Kellner et Owen Taylor ont œuvré pour fournir un utilitaire Battery Bench Tool pour récupérer des données variées et exploitables pour identifier les problèmes réels et y apporter des solutions. En effet cet outil génère différents scénarios d'utilisation pour identifier les composants responsables de la baisse d'autonomie (le processeur, le disque dur, etc.) et ce de manière reproductible.

Pendant ce temps, Hans de Goede souhaite activer de manière générique la SATA Link Power Management dans le noyau ce qui améliorait la gestion de l'énergie des périphériques accessibles via SATA, soit des SSD ou disques dur principalement. Seulement par le passé, cela causait des corruptions de données sur certains SSD à cause d'un firmware foireux. Il souhaite des retours utilisateurs sur la question pour savoir le gain d'autonomie estimé et si des corruptions de données sont à signaler ou non.

Hans souhaite également désactiver les modules multimédia des processeurs quand ils ne sont pas actifs, ce qui permet de gagner un peu d'autonomie également.

RADV

Fedora a apporté l'implémentation libre et complète de Vulkan pour les GPU d'AMD qui sont certifiés compatibles avec la norme.

Travail de fond Wayland

Wayland est le remplaçant de l'ancêtre X11 dans les systèmes UNIX ou Linux. La remise à plat du protocole comporte son lot de surprisses et de régressions. Après 8 ans de gestation, et 2 ans de tests intensifs sous Fedora, il a été proposé par défaut pour Fedora 25, première distribution à avoir fait ce changement nativement.

Cela a été possible grâce à Olivier Fourdan, Jonas Ådahl et la communauté Wayland pour notamment résoudre les derniers problèmes de stabilité et de rendu. L'attention a été portée notamment sur XWayland pour assurer la compatibilité ascendante avec les applications ne pouvant utiliser Wayland directement aujourd'hui.

Mais le travail continue. Actuellement, ils travaillent sur l'affichage distant du bureau.

libinput

Cette bibliothèque est le Wayland des entrées du système (claviers, souris, touchpad, tablettes tactiles, écrans tactiles, etc.). Mais contrairement à Wayland, il était possible d'utiliser libinput dans Xorg directement (à des fins de tests mais aussi pour améliorer ce dernier). Cela a permis l'apport de la gestion du multitouch par exemple et a rendu libinput fonctionnel plus rapidement.

Portage vers GTK+3

GTK+2 est une bibliothèque graphique qui fut très utilisée mais qui est aujourd'hui obsolète. Elle ne bénéficie plus d'évolutions, et ne gèrera jamais Wayland ou le HiDPI par exemple. La communauté Fedora a œuvré pour porter Libreoffice et Firefox sous GTK+3 en proposant des correctifs en ce sens, et en proposant ces logiciels en premier avec cette implémentation. Ce qui a donné lieu à l'identification de nombreux bogues qui ont pu être corrigés avant leur prise en charge par d'autres distributions.

Ce qui est prévu à l'avenir

Fedora n'est pas en reste pour l'avenir. Outre son évolution vers la modularité, la communauté a d'autres éléments à ajouter.

La construction des applications Flatpak

Owen Taylor travaille sur l'infrastructure de Fedora pour apporter de quoi construire des applications Flatpak directement, en parallèle des formats RPM classiques. L'objectif est de faciliter la vie du mainteneur qui pourra concevoir en une fois la construction des deux formats et les autres distributions ou utilisateurs pourront récupérer le Flatpak à jour directement s'ils le souhaitent.

Pipewire

Wim Taymans, co-auteur de GStreamer et grand contributeur de PulseAudio projette d'étendre le spectre de ses travaux avec Pipewire. Il souhaite avec ce composant unifier l'audio et la vidéo sous Linux. L'objectif au long terme n'est pas de gérer uniquement la vidéo, mais de prendre en compte également tout type de flux audio. Et non seulement il souhaite s'attaquer aux cas d'usage de PulseAudio, mais également à ceux de Jack (qui est plutôt dédié au traitement audio professionnel ou d'amateurs éclairés). Cela passera notamment par une compatibilité avec les applications existantes sans réécriture de leur part.

L'objectif est de rendre la plateforme Linux plus attirante pour les compositeurs et autres artistes du milieu. Pipewire a fait sa première apparition dans Fedora 27.

Optimus et équivalents

Adam Jackson travaille autour d'un nouveau composant glxmux pour permettre l'exploitation de plusieurs sessions GLX sur un même système. L'objectif est de pouvoir facilement passer de la pile Mesa, à celle d'Intel ou à celle de nVidia. Cela est bien sûr en lien pour un usage transparent de solutions hybrides comme Optimus.

Les contacts avec nVidia sont nombreux à ce sujet pour finir ce travail.

Prise en charge de Thunderbolt 3 et de sa politique de sécurité

Christian Kellner travaille sur un autre pan du matériel moderne de l'ordinateur : Thunderbolt 3. Cette norme concurrente de l'USB type C propose en plus des fonctionnalités usuelles de ce type de bus (affichage, transfert de données, etc.) un système de sécurité pour éviter qu'un périphérique inconnu ait accès de manière privilégiée à votre machine dans votre dos.

Grâce à son travail, l'utilisateur est notifié dans GNOME de la présence d'un nouveau périphérique et peut ainsi décider de lui octroyer l'accès ou non à certaines fonctionnalités de la machine.

Tests automatisés des ordinateurs portables

Les ordinateurs portables sont des machines ayant un grand nombre de périphériques en simultanée ce qui nécessite une bonne intégration avec le système d'exploitation pour en tirer pleinement partie.

Pour détecter les régressions dans ce domaine, et avoir une vue d'ensemble de la compatibilité actuelle du parc, Benjamin Berg conçoit une suite de tests dédiés à la question avec un site listant les fameux rapports.

Le HiDPI fractionnel

Les affichages à haute densité de pixels (HiDPI) sont de plus en plus fréquents dans les configurations milieu et haut de gamme. Ils permettent d'améliorer la finesse de l'affichage sans pour autant réduire la taille des éléments affichés. Cependant sur certains modèles d'écran, les ratios entiers du HiDPI produisent des affichages trop grands ou trop petits. Pour résoudre ce problème, on souhaite introduire des valeurs intermédiaires non entières. Le travail est en cours pour le permettre, d'autant qu'il faut s'assurer que cela s'applique également aux programmes tournant avec XWayland sans nécessiter une gestion directe depuis leur bibliothèque graphique ou de leur gestionnaire de fenêtre.

Le HDR

La technologie High Dynamic Range se répand de plus en plus sur les moniteurs et les ordinateurs aujourd'hui. L'objectif est de fournir une plus grande gamme de rendu des couleurs. Une collaboration est en cours avec Intel, nVidia et AMD sur le sujet pour fournir ce type de solution à Linux.

Fedora Atomic : c'est de la bombe

Fedora travaille beaucoup pour concevoir un système atomique, selon les travaux de Project Atomic. Actuellement c'est la version Cloud qui en bénéficie, mais les travaux sur la version Workstation sont en cours. Le but est d'améliorer la fiabilité du système, il sera ainsi possible de facilement mettre à jour le système en diminuant les risques liés à une procédure exécutée dans un ordre différent que prévu par exemple. Le retour à une situation antérieure en cas de problème sera également plus facile en sélectionnant l'état précédent du système dans GRUB.

Devant l'intérêt récent pour cette technologie, un groupe de travail a été constitué ce mois-ci pour faire avancer le sujet.

Conclusion

Comme nous pouvons le voir avec cette liste d'exemples, une distribution d’envergure comme Fedora, mais aussi Ubuntu, Debian ou autres peuvent apporter bien plus qu'une liste de logiciels à installer. Ils proposent des nouveaux outils, participent au développement ou à la stabilisation des logiciels qu'ils fournissent, peuvent collaborer avec d'autres entreprises ou communautés pour améliorer la prise en charge de leur produit.

Et encore, nous ne parlons que des travaux significatifs de ces trois dernières années, Fedora a également œuvré pour PulseAudio, systemd, PackageKit, NetworkManager, le pilote libre nouveau et tant d'autres composants par le passé !

Et malgré les liens forts entre Red Hat et Fedora, nous pouvons voir que beaucoup des travaux de Fedora de ces dernières années ont bénéficié à la plupart des distributions aujourd'hui. Et cela n'est pas près de se terminer.

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System Linux : Postfix disabling IPv6... :(

postfix jpg

warning: inet_protocols: disabling IPv6 & warning: inet_protocols: disabling IPv6

Si vous rencontrez ce type de warning :

mailq: warning: inet_protocols: disabling IPv6 name/address support: Address family not supported by protocol

postqueue: warning: inet_protocols: disabling IPv6 name/address support: Address family not supported by protocol

Tapez ceci pour régler ce souci :

# postconf -e 'inet_protocols = ipv4'

puis :

# systemctl restart postfix

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Littlewing : Ma présentation au Touraine Tech

J’ai eu la chance d’être sélectionné pour la première édition de la conférence TouraineTech.

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Tout d’abord, je tiens à remercier toute l’équipe du Touraine Tech pour l’accueil et l’organisation de cette conférence.

Ma présentation s’intitulait: Jenkins2 le retour (d’expérience). Je faisais un retour d’expérience sur la mise en œuvre de Jenkins 2 et des pipelines. Elle était au format quickie  (15mn).

Vous trouverez ci-dessous les slides :

J’ai pas mal préparé la présentation car c’était ma première dans ce domaine. Je trouve que ça s’est pas trop mal passé. J’ai fait quelques erreurs dans mes slides ou tout du moins je trouve que je n’ai pas eu l’effet escompté. Quoi qu’il en soit, je suis plutôt content du résultat.

Les retours ont été assez satisfaisants. Voici le retour des participants :

IMG_0161

Pour ceux qui regrettaient de ne pas avoir de démos, j’en suis désolé, mais le format de 15mn ne s’y prêtait pas trop . Si j’avais eu plus de temps, j’aurai fait des démonstrations qui auraient beaucoup mieux illustré mon propos.

Pour conclure, je pense rééditer cette expérience. Ça m’a vraiment plu. Je n’ai plus qu’à trouver un sujet pour l’édition 2019 de Touraine Tech 🙂

 

 

 

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genma : Cachet

L'objectif de Cachet est d'avoir sur une page partagée de façon publique et sous une URL du type status.monsite.com un affichage de l'état de son infrastructure selon différents éléments comme : panne majeur, partielle, une maintenance, un historique.

Plutôt qu'un long discours un bon exemple de mise en oeuvre est la page https://status.framasoft.org qui liste pour les différents services fournis par Framasoft dans le cadre du projet Degooglisons l'état du dit services, les opérations de maintenance ou les problèmes rencontrés.

De plus en plus de service en ligne et d'entreprises proposent une page de ce type. La plupart ont recours au service payant Status.io.

Un logiciel libre exisste, Cachet : The Open Source Status Page System cachethq.io et c'est d'ailleurs sur ce logiciel que repose le système de status de Framasoft.

Parmi ces fonctionnalités, Cachet propose donc :
- de lister les différents services
- de lister et reporter les différents incidents
- l'interface et l'aspect sont personnalisables via un éditeur de feuille de style
- le langage Markdown est supporté pour l'édition des messages
- il y a une API en JSON
- disponible dans différents langues
- il est possible de souscrire / s'abonner par mail pour recevoir des messages quand un statut ou un incident est saisi.

Pourquoi Cachet ?

Au delà du fait que ce soit un logiciel libre, il y a le soucis de transparence et de communication vis à vis des clients. Et c'est là,à mon avis un très bonne pratique qui permet de consolider la relation client en créant une relation de confiance : oui il peut y avoir des erreurs, des soucis, des indisponibilités, mais on est transparent (et on suite à l'incident on fait un retour d'expérience, on cherche à comprendre et apprendre pour que l'erreur rencontrée ne se représente pas ; mais c'est là un autre sujet).

Recevoir des notifications

Il est donc possible de s'abonner par mail ou via un fil RSS/Atom que l'on ajoutera à son agrégateur préféré. La configuration du serveur d'envoi de mail se faisant dans le fichier de configuration au moment de l'installation.

Mise en place

Pour installer, il suffit de suivre la documentation https://docs.cachethq.io/docs/installing-cachet

Il existe également un paquet pour Yunohost https://github.com/YunoHost-Apps/cachet_ynh.

Les petites choses que j'aime bien

C'est assez facile à mettre en place et à utiliser (encore plus dans le cadre du paquet YunoHost). Il est possible de définir des modèles de messages que l'on utilisera selon les besoins. Facile et pratique pour communiquer sur une maintenance régulière par exemple. C'est assez léger (ça reste une page web HTML avec un CSS), c'est simple et efficace et intuitif à l'usage. C'est personnalisable pour avoir le logo de son entreprise et les couleurs / styles du site web si nécessaire.

Prochaine étapes

Dans les prochaines étapes il y a :
- l'installation sur Plesk (l'installation nécessite l'accès aux commandes php & composer, un tutoriel sera donc fait pour expliquer tout ça dès que je l'aurai fait.
- utiliser l'API : pour avoir des modifications automatisées et non plus à la main. Pour cela il existe des modules pour être utilisé avec un service de monitoring (Centreon, Zabbix). Exemple https://github.com/qk4l/zabbix-cachet

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #8

Pour la 8ème semaine de l'année 2018, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Renault : Petit bilan de Rawhide, épisode 6, février 2018

Cela fait longtemps que je n'ai pas discuté de Rawhide, il faut dire que j'ai été assez occupé et Rawhide n'a pas présenté de grandes nouveautés pendant quelques temps.

Mon ordinateur personnel est bien entendu passé à Rawhide dès la sortie de Fedora 27 finale, mi-novembre 2017.

Calendrier pour Fedora 28

Cette semaine, Fedora 28 et Fedora Rawhide se sont séparés. Maintenant Fedora Rawhide fait officiellement référence au futur Fedora 29. Cela fait suite à la recompilation de masse de début février, qui a permis de passer à GCC 8 pour la compilation de tous les logiciels (et donc d'identifier et de corriger pas mal de bogues liés à ce genre de changement, côté GCC comme des logiciels compilés).

Très bientôt Fedora 28 devrait bénéficier de l'activation de Bodhi, ce qui permettra d'utiliser le karma pour rapporter des problèmes rapidement. La fonction dnf downgrade sera aussi possible par conséquent.

Changements

Epiphany gère enfin la synchronisation avec Firefox. C'est fonctionnel et très appréciable. Si Firefox reste mon navigateur de prédilection, c'est sympa d'avoir une application GNOME qui peut exploiter mes données depuis Firefox convenablement lors de mes différents tests.

La calculette de GNOME corrige enfin une régression d'il y a près de 6-8 mois, il était impossible de réutiliser le résultat d'un calcul si le logiciel était en français. Cela venait en fait d'une confusion interne, le précédent résultat étant nommé par convention ans, comme la traduction de years en français. D'où l'importance de tester la traduction des logiciels pour chaque langue.

LibreOffice 6.0 est proposé, pas mal d'améliorations dont la compatibilité avec les fichiers de Microsoft Office.

Fedora 28 avance bien, près de 53 changements sont officiellement annoncés ce qui constitue normalement un record ! Si beaucoup sont sous le capots, d'autres devraient concerner pas mal de monde : augmentation de l'autonomie des ordinateurs portables, gestion native des pilotes invités de VirtualBox, gestion de la sécurité du protocole Thunderbolt 3, une refonte d'Anaconda et de la configuration post-installation, etc.

Problèmes

Pas mal de problèmes. J'ai de gros soucis de corruption d'affichage avec GNOME, en particulier lors de la lecture de vidéos. Le rapport de bogue à ce sujet patine, je ne parviens pas à identifier la partie responsable du problème pour le moment..

Je continue à subir le bogue d'IBus avec Wayland, si je change la disposition clavier (cas de mes portables en AZERTY qui peuvent bénéficier de mon clavier BÉPO externe) les raccourcis claviers utilisent la disposition des touches de la disposition par défaut. C'est très très frustrant.

Puis ce mois-ci, deux bogues coup sur coup qui sont assez importants. Tout d'abord GDM qui refuse de se lancer (à cause d'une incompatibilité dans Mutter). Puis GNOME sous Wayland qui ne prend plus en compte les clics souris suite à un changement dans mesa.

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Miamondo : Installer Linux sur un ODYS Trendbook 14

Bonjour, Les articles se font un peu plus rares sur mon site car je traverse actuellement une période de changement professionnel qui accapare une bonne partie de mon énergie. Lorsque j'aurai trouvé mes marques, je reprendrai mon rythme de croisière habituel. Rentrons dans le vif du sujet et autant vous le dire d'emblée, cet article... Lire la suite →

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blog-libre : Espaces d’échange d’une communauté

Aujourd’hui un sujet mineur mais qui revient régulièrement dans les communautés, si on ouvrait un salon IRC, un forum, une communauté slack ou gitter.im, une mailing list, un subreddit ou une room matrix ? Et il y a encore beaucoup (trop ?) de choix.

De nombreux projets libres et de communautés réfléchissent et cherchent à rassembler puis accroître les échanges de leur communauté en un point unique. Quelques avantages à cela : 1/ Fournir à sa communauté un endroit précis où se rassembler, échanger et partager 2/ Stimuler sa communauté pour qu’elle se développe davantage 3/ Favoriser les échanges, questions, critiques, remontées de bugs entre la communauté et les acteurs/porteurs du projet 4/ Montrer à sa communauté qu’on est actif et à son écoute

Pour moi cette question « Et si on ouvrait un espace d’échange pour notre communauté ? » est souvent mal posée/présentée :

  • Ce n’est pas parce qu’on crée un forum/salon/subreddit que les gens vont aller dessus et taper la discut
  • On crée un espace d’échange pour notre communauté quand 1/ Cette communauté existe déjà c’est-à-dire que quelques personnes (au minimum) échangent régulièrement entre eux 2/ On ressent la nécessité/demande de cet espace d’échange 3/ Il y a un fil conducteur (point commun) qui lie suffisamment la communauté et qui va créer/impliquer des échanges (sinon on va parler recettes de cookies au lieu du fil conducteur)
  • Cet espace d’échange il faut le faire vivre (publier régulièrement dessus), l’animer et le modérer, créer une dynamique, répondre aux questions dessus. Cela signifie qu’un (ou plusieurs) membre de l’équipe du projet sera affecté à cette tâche. La plupart du temps c’est une activité sous-estimée alors qu’elle demande de créer une charte, modérer, répondre aux questions, une présence régulière voire permanente, etc.

Quelques précisions :

  • On dialogue avec sa communauté car c’est la nôtre (sentiment d’appartenance), on a au minimum un point commun avec, on se reconnaît dedans
  • Certaines personnes veulent juste une réponse à leur question, elles n’ont aucun sentiment d’appartenance à votre communauté. Elles utilisent juste un canal de communication mis en avant ou trouvé par hasard
  • C’est souvent un sujet qui lie les gens, un point commun : Linux, un logiciel, la musique… Ça peut également être la taille, la visibilité ou le trafic généré par un site/projet par exemple jeuxvideo.com où le jeu vidéo a été un point de départ mais qui est maintenant remplacé par l’énorme communauté qui y gravite et qui échange sur de nombreux sujets divers
  • Il faut les ressources humaines nécessaires pour lancer et animer cet espace d’échange

En attendant avant de se lancer :

  • Si votre espace d’échange est principalement là pour répondre aux questions, c’est que votre documentation est à revoir. Vous allez répéter 300 fois la même chose quand une documentation (wiki, FAQ…) claire répond à une majorité de questions basiques et/ou récurrentes. Un lien vers une documentation versionnée et claire vaut mieux que 30 explications par des personnes différentes…
  • Vérifiez que le besoin d’un espace d’échange est une priorité haute de votre projet/communauté car ça va vous demander des ressources importantes (temps et hommes)
  • Un blog c’est la base ! Il vous servira à communiquer les nouvelles importantes de votre projet, ce sera l’endroit de votre communication « officielle », un point de départ connu par tous et reconnu comme la parole officielle de l’équipe derrière le projet. Le niveau au-dessus peut être les réseaux sociaux, vous pouvez lancer quelques infos sans être obligés de répondre à toutes les sollicitations mais le niveau encore au-dessus comme un forum par exemple va nécessiter bien davantage votre implication

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Full Circle Magazine FR : Juste à temps...

L'équipe française du magazine Full Circle est heureuse de vous proposer le numéro 129, celui de janvier 2018, le jour même de la sortie du numéro de février en anglais ! Comme d'habitude, il peut être visionné ou téléchargé sur notre page NUMÉROS ou obtenu directement en cliquant sur l'image de couverture ci-dessous.

issue129fr.png

Il y a du nouveau ce mois-ci : une introduction sous forme de tutoriel au visualiseur de molécules PyMol, ce qui donne l'étonnante photo de couverture, et le début d'une nouvelle série qui s'appelle Ubuntu au quotidien. Elle est écrite par un informaticien qui a travaillé pendant longtemps dans le domaine de Windows et qui a décidé de se convertir à l'Open Source.

Malheureusement, c'est la fin de la série FreeCAD, mais Inkscape et Great Cow Basic continuent et les rubriques Mon histoire et Mon opinion, ainsi que Q. et R. et Courriers, sont présentes. Dans Labo Linux, Charles nous détaille l'installation de Manjaro XFCE sur un vieux Lenovo M57.

Bonne lecture et amusez-vous bien !

L'équipe du FCMfr, dont :

  • Bab, scribeur et relecteur,
  • d52fr, traducteur et relecteur,
  • frangi, traducteur, et
  • moi-même, AE, traductrice et relectrice.

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Dimitri Robert : Inkscape : dessiner une flèche pour indiquer le nord

Lors d’une formation récente (GIMP, Inkscape et Scribus) auprès d’archéologues je leur ai montré comment dessiner une flèche d’orientation indiquant le nord. En effet, ils en ont l’usage sur leurs plan et cela constitue un bon exercice pour découvrir certains fonctions de base d’Inkscape.

Voici donc une vidéo montrant comment réaliser une telle flèche, de manière rigoureuse, c’est-à-dire, parfaitement symétrique. Vous y apprendrez comment :

  • transformer un rectangle en chemin
  • ajouter des nœuds à ce chemin
  • en supprimer et rendre les nœuds à nouveau durs (pour des segments sans courbures)
  • aimanter le milieu d’un segment sur un guide
  • convertir le contour d’un chemin en un nouveau chemin

Cet article Inkscape : dessiner une flèche pour indiquer le nord est publié sous licence CC By-SA 4.0 par Dimitri Robert sur Formation logiciel libre - Reprenez le contrôle de votre informatique !.

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Renault : Participez à la journée de test consacrée au noyau Linux 4.15

Aujourd'hui, ce jeudi 22 février, est une journée dédiée à un test précis : sur le noyau Linux 4.15. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Le noyau Linux est le cœur du système Fedora (et des autres distributions GNU/Linux). C'est le composant qui fait le lien entre les logiciels et le matériel. C'est lui qui permet aux processus de travailler ensemble sur un même ordinateur et de pouvoir utiliser les périphériques (à travers des pilotes) disponibles sur chaque machine.

C'est donc un composant critique et il est nécessaire de s'assurer qu'il fonctionne.

Les tests du jour couvrent :

  • L'exécution des tests automatisés par défaut et ceux de performances ;
  • Vérifier que la machine démarre correctement ;
  • Vérifier que le matériel est bien exploité (affichage, claviers, souris, imprimantes, scanners, USB, carte graphique, carte son, webcam, réseau filaire et wifi, etc.)
Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-day et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

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genma : Borg comme outil de sauvegarde

Les sauvegardes sont quelque chose de fondamental (Sauvegarde la règle des 3-2-1) et j'en parle régulièrement sur ce blog.

L'importance c'est aussi de pouvoir restaurer Sauvegarde et restauration et je cherche depuis un moment un outil simple, fiable, sécurisé qui permet d'automatiser un peu.

Dans sa conférence au JRES 2017, Luc Didry aka Framasky, administrateur système de l'association Framasoft a fait une conférence très intéressante sur le sujet de Quelle infrastructure pour dégoogliser Internet ?. Le fichier pdf complet de la conférence est disponible en ligne ici JRES 2017 - Luc Didry - Quelle infrastructure pour dégoogliser Internet ?

Je cite la partie concernant les sauvegardes et plus particulièrement sur l'outil Borg :
En ce qui concerne les services à forte volumétrie tels l'hébergement de fichiers (Framadrive, Framadrop) ou l'hébergement d'images (Framapic), nous avons préféré recourir à une autre solution. En effet, ces sauvegardes représentent plusieurs téraoctets de fichiers et nécessitent énormément de temps, ce qui bloquerait les sauvegardes des autres serveurs via Backuppc (car celui-ci n'effectue qu'un petit nombre de sauvegardes en parallèle afin de ne pas surcharger le serveur de sauvegarde).

Borg a pour avantages d'être facile à utiliser au sein de scripts shell et de n'effectuer que des sauvegardes par déduplication (aucune sauvegarde complète n'est faite si ce n'est la première). De même, les commandes sont simples et très bien documentées, proposant ainsi une barrière d'entrée relativement faible pour les non-techniciens.
Si Borg utilise la méthode push (envoi des fichiers sauvegardés à l'initiative du serveur sauvegardé) pour effectuer les sauvegardes, celle-ci ne souffre pas du problème habituel de cette méthode : le risque d'effacement des anciennes sauvegardes par un attaquant s'étant rendu maître de la machine sauvegardée.

En effet, les dépôts de sauvegardes peuvent être configurés pour n'autoriser que l'ajout de sauvegardes. Un cript sur la machine hébergeant les dépôts pourra faire sauter ce verrou dans le fichier de configuration pour effectuer la suppression des sauvegardes puis remettre le verrou.

Les sauvegardes de Borg peuvent être chiffrées, fonction que nous avons activée : ces sauvegardes sont stockées sur une storage box de notre hébergeur, une offre ne proposant que de l'espace de stockage avec un rapport volumétrie/prix que nous ne pouvons atteindre en louant des serveurs.

Luc présent également Borg de cette façon :
- il est très simple d'usage ;
- les données sont dédupliquées ;
- les sauvegardes peuvent être compressées ;
- les sauvegardes peuvent être effectuées en local ou à distance ;
- les sauvegardes peuvent être montées (et donc utilisées) comme un système de fichiers classiques.

Les commandes sont du type

borg create -v --stats ./::{now} /home/ #teaser

La syntaxe est simple à s'approprier.

Ce qui me plait c'est que les sauvegardes sont effectivement incrémentales, c'est rapide, léger, ça se monte comme système de fichier pour ensuite récupérer / restaurer à base de rsync si on veut, et les sauvegardes sont chiffrées. Que demander de plus ?

Le site officiel https://borgbackup.readthedocs.io est assez riche et permet déjà de s'approprier la solution.

Des tutoriels pour apprendre et s'approprier Borg :
-BorgBackup, borg pour les intimes
-Monter un serveur de sauvegardes avec BorgBackup

Et un script qui repose sur Borg comme outil de Backup Concierge - Set of tools to help system administrator with maintenance and security of Debian systems

A noter qu'il est possible de faire du Borg avec du Ansible.

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David Mercereau : Crowdin : intégration automatique des traduction (script)

Depuis mon précédent article d’appel à la traduction de CalcPvAutonome , datant d’il y a moins d’un mois. Il c’est passé un truc que je ne me serais pas imaginé. En effet, le projet à été traduit (partiellement ou complètement) en Néerlandais, Russe, Polonais, Indonésien, Espagnol, Italien, Japonais, Polonais, Turc, Ukrainien… j’en passe et des meilleurs…

Il semble que nombre des contributeurs (tous ?) arrivent de utopian.io, une plateforme qui rémunère les contributions des aux projets opensource (via steemit.com/). Je ne sais pas trop quoi en penser… c’est génial, ça a été très vite, mais je ne suis pas certain de la qualité (et j’ai pas trop moyen de le savoir). Même si il semble y avoir de la modération sur utopian, j’ai déjà eu un retour d’une Russe qui repassait derrière une autre qui avait fait vraiment n’importe quoi (selon elle…) mais bon moi et le Russe… c’est complexe de savoir qui dit vrai, je peux juste faire confiance et laisser la communauté autogérée.

En tout cas je n’aurai pas imaginé avoir autant de petit drapeau de traduction en haut de ce machin.

L’engouement à été tellement soudain que je me suis retrouvé débordé devant la quantité de traduction à intégrer. Du coup j’ai fait une moulinette pour l’intégration dans le projet avec l’API Crowdin.  Le script est en PHP et il permet :

  • Compilation sur crowdin
  • Téléchargement des traductions
  • Compilation en .mo
  • Mise à jour du lang.ini qui contient :
    • % d’avancement de la traduction
    • Liste des contributeurs (pour dire merci)

C’est à voir dans le dépot framagit.

Merci à Crowdin qui permet met à disposition sa plateforme hyper complète gratuitement pour les logiciels libres.

Pour vous en montrer un aperçu de sa puissance, Crowdin permet une traduction « en contexte », directement sur l’interface du site à traduire. A tester sur CalcPvAutonome par ici : calcpv.net/aa

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #7

Pour la 7ème semaine de l'année 2018, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Philippe Scoffoni : Réglementation et logiciel libre, compatibles ?

obligations logiciel libre réglementationPeut-on utiliser des logiciels libres dans des domaines contraint par des réglementations et autres obligations légales ? Une question qui a été au cœur des échanges lors de l’apparition de la loi de finance 2016.

Certains termes de ce texte de loi pouvaient effrayer : inaltérabilité pour ne citer que celui-ci. Cependant ce critère concerne avant tout les données de l’application et pas l’application en elle-même.

Maintenant que ce texte de loi est en application,  comment répondre aux contraintes de la loi tout en préservant au mieux les libertés fondamentales des utilisateurs ?

Dans le cadre de cette fameuse loi de finance 2016, en tant que prestataire installant en dernier lieu l’application Dolibarr chez nos clients, c’est à nous que revient le rôle d’attester de la conformité de ce dernier aux critères d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données. Au cas où un client attesté venait à réussir à tromper le fisc malgré tout et se faisait prendre, nous serions co-responsable sur le plan pénal et financier de façon illimitée.

Vous comprendrez tout de suite qu’en tant que patron, cela vous fait quelque peu réfléchir avant de prendre la décision de signer une attestation. Il fallait donc trouver une solution permettant de « brider » les possibilités d’intervention sur le logiciel et la base de données. Avec un logiciel libre en PHP dont le code source est disponible, sans parler de la possibilité d’ajouter des extensions pouvant intervenir sur le comportement et la base de données, l’opération n’est pas aisée.

Malheureusement, la seule solution « fiable » que nous ayons trouvée est de fermer l’accès au code source et à la base de données (du moins en modification). En gros de faire une « boite noire ». Mais quand on a fait du logiciel libre et de ces valeurs son fer de lance, cela fait un peu mal au ventre….

Nous allons donc délivrer des attestations, mais uniquement dans certains contexte techniques précis : en hébergement sur notre infrastructure ou dans des machines virtuelles sur site auxquelles le client n’aura pas accès (du moins pas facilement…).

Pour préserver la possibilité de modifier soi-même Dolibarr, nous proposons un « sas » constitué par un dépôt sur notre instance Gitlab. Le client pourra ainsi proposer des modifications que nous pourrons auditer et décider d’intégrer a son instance Dolibarr de production.  La contrepartie sera hélas le coût, le temps passé à auditer restant facturé. Mais nous saurons rester « light ». L’idée n’est pas de se faire de l’argent facile sur le dos de nos clients. Les différentes possibilités et tarifs associés sont décrits sur le site d’Open-DSI.

Dans l’immédiat, nous n’avons pas de solution moins contraignante. Une externalisation de l’historique chaîné des transactions a été un moment envisagé, mais cela introduit tout de même des possibilités de « bidouillage » en amont.

Il n’en reste pas moins vrai que celui qui veut frauder trouvera le moyen. Le tout est qu’il ne puisse pas le faire via le logiciel que nous lui aurons mis à disposition.

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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 18/02/2018. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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wilfried caruel : Scribes éditeur de texte open source

Présentation Scribes

 

Je vais vous parler d’un éditeur de texte opensource

Ils existe de nombreux éditeur même opensource , il y en a pour tous les goûts.

Nous allons nous pencher sur « scribes » un éditeur conçu pour « Gnome » (utilisable aussi pour les autres environnements de bureau).

Sous licence « GPLv3 » est disponible uniquement sous « Linux ».

Comme fonctionnalités il a notamment :
  • Extensible via Python plugins
  • Remote editing (ftp, sftp, ssh, samba, webdav, webdavs)
  • Snippets!
  • Automatic word completion
  • Automatic correction and replacement
  • Automatic pair character completion and smart insertion
  • Automatic indentation
  • Powerful text processing and     manipulation functions
  • Bookmarks and smart navigation
  • Document Switcher
  • Syntax colors for over 30 languages
  • and much more…

Ce logiciel a été développé par « Lateef Alabi-Oki ».

La vidéo

Mon avis :

J’utilise cet éditeur de texte quasiment tous les jours.

un simple texte , vérifié une erreur dans un fichier etc même si je lui préfère « atom » pour le code

j’aime bien la sauvegarde automatique (quand on oublie de sauvegarder manuellement)

J’ai appris grâce à cet article qu’il y avait la possibilité de changer de thème graphique

il est aussi question de « template » même si je ne sais pas ce que c’est propre à ce logiciel en tout cas je sais que pour mon utilisation , cela ne  me manque pas.

Il est léger, puissant,avec des options comme la correction orthographique.

J’aime bien l’utiliser , à chaque changement-modification-mise à niveau c’est un des premier logiciels à être installé , je l’ai connu sans le faire exprès quand je cherché quelque chose sur « alternativeto ».

Est vous, qu’utilisez vous comme éditeur de texte ?

Installation :

Archlinux

pacman -S scribes

Liens

Site internet

Téléchargement

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Damien Pobel : mycli, un client MySQL (et alternatives compatibles) en ligne de commande

Via le Journal du Hacker, je suis tombé sur Config pour ne plus taper ses mots de passe MySQL et plus encore avec les Options file qui rappelle que le client MySQL en ligne de commande propose un fichier de configuration (~/.my.cnf) permettant de se simplifier la vie si on se connecte toujours aux mêmes machines/bases. Ce billet montre aussi l'option pager de ce fichier de configuration qui, comme son nom l'indique, permet de configurer un pager (more, less, neovim, ... ou ce que vous voulez) que l'auteur utilise pour mettre de la couleur dans le client MySQL / MariaDB avec Generic Colouriser. Bref, ce sont deux très bonnes astuces pour les utilisateurs de mysql en ligne de commande dont je fais partie.

Il se trouve qu'en plus, au travail, j'utilise une machine virtuelle. Et donc, pour accèder à MySQL, il me faut d'abord faire ouvrir un shell avec ssh pour ensuite lancer le client. Bien sûr, un bête alias permet de faire tout ça plus rapidement mais j'aime bien avoir mes outils de développement en local. En cherchant comment installer le client MySQL (et uniquement celui-ci) sur mon Mac, je suis tombé sur mycli et autant de le dire tout de suite, j'ai abandonné l'idée d'installer le client officiel :) En fait, mycli est un client MySQL (compatible avec MariaDB ou Percona) qui vient avec tout un tas de fonctionnalités vraiment pratiques et bien documentées comme la coloration syntaxique des requêtes, l'édition multi-ligne ou non, quelques commandes pratiques et surtout un complètement intelligent !

Capture d'écran de mycli dans un terminal

Il a sa propre configuration dans ~/.myclirc (qu'il génère au premier lancement avec les commentaires, encore une bonne idée) mais le plus beau, c'est qu'il utilise aussi ~/.my.cnf le fichier de configuration du client officiel et donc les 2 astuces citées plus haut fonctionnent parfaitement et directement dans cet outil !

Bref, pour le moment, mon .myclirc est celui par défaut (sauf le thème fruity) et mon .my.cnf ressemble à 

[client] user = MONUSER password = PASSWORD host = vm.local # ~/.grcat/mysql provient de https://github.com/nitso/colour-mysql-console pager = 'grcat ~/.grcat/mysql|most'

J'utilise most comme pager mais j'hésite encore avec less qui propose une option pour ne pas paginer lorsque les données sont trop courtes ou Neovim dont j'ai vraiment l'habitude.

Dernier point, vous n'utilisez pas MySQL (ou MariaDB ou Percona) ? Pas de problème, l'auteur a écrit le même genre de clients pour d'autres serveur de base de données.

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Littlewing : Ma configuration CYGWIN

Dans la série, j’essaye de sauvegarder toutes mes configurations, voici ce que j’ai fait pour configurer correctement cygwin.

Pour ceux qui ne connaissent pas ou qui n’ont pas la chance d’utiliser windows au travail, cygwin est un shell avec tous les outils GNU.

En attendant d’avoir windows 10 ( au travail ) et un BASH intégré, il n’y a pas mieux. Du moins à mon humble avis.2000px-Cygwin_logo.svg.png

GIT Complétion

On a besoin des fichiers suivants

Je les ai téléchargé et placé dans le répertoire $HOME.

Activation de la configuration et affichage de la branche en cours dans le prompt

J’ai activé la configuration git en exécutant les scripts précédemment téléchargés.

Voici la personnalisation que j’ai paramétré dans la variable d’environnement PS1

J’ai également activé des propriétés qui étaient en commentaire dans ce fichier. Je ne les ai pas listée pour ne pas trop surcharger l’article 🙂

Configuration Nom et sécurité

VIM

Que serait un prompt sans vim ?

J’ai installé une suite de plugin : The ultimate vimrc. Il faut cloner le repo GIT et lancer un script

git clone --depth=1 https://github.com/amix/vimrc.git ~/.vim_runtime sh ~/.vim_runtime/install_awesome_vimrc.sh

 

 

 

 

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Yannic Arnoux : Surveiller l'état du serveur

J’ai un peu compliqué l’installation de mon serveur en répartissant les services dans des conteneurs. J’ai un serveur HTTP NginX en frontal qui distribue les requêtes vers les bon conteneurs en fonction du nom DNS (un reverse proxy). Je me retrouve donc avec une dizaine de conteneurs, partageant un même plan d’adressage IP, et presque autant de serveurs HTTP. J’ai eu besoin d’un outil qui me donne une vision globale de l’état du serveur et soit capable de m’alerter en cas d’incident.

J’aurais pu m’orienter vers des solutions de supervision (Nagios et autres), surtout vu mon background sur le sujet, mais le besoin est simple et les ressources de mon serveur sont limitées. Je n’ai pas jugé utile de dégainer la grosse artillerie. J’avais noté l’existence de Cachet, utilisé, notamment, par Framasoft, qui fournit une page de statut et gère les notifications (e-mail ou abonnement RSS). Cachet, pour les intimes, se cantonne donc à la visualisation et la notification. On crée des composants, on les regroupe à sa guise, et une API Rest permet d’alimenter en événements : changer l’état d’un composant (opérationnel, hors service, partiellement défaillant), déclarer une maintenance planifiée. Il y a aussi des indicateurs mais je n’ai pas encore exploré cette possibilité.

Comme pleurniché dans Diaspora, le plus dur c’est de l’installer, surtout quand je rate la ligne importante du manuel qui précise que PHP 5 est requis (la version 7 n’est pas encore supportée). Je me retrouve avec des erreurs bizarres sans lien évident avec la version (du moins quand on n’est pas PHPiste confirmé). Après une relecture du guide d’installation, plutôt bien fait, et correction de mon déploiement, l’installation se déroule sans problème avec Composer qui télécharge et installe les dépendances. Cachet est prévu pour un grand nombre d’utilisateurs donc une base MySQL ou PostgreSQL est recommandée. Pour peu d’utilisateurs il peut fonctionner avec SQLite, mon choix de prédilection, quand c’est possible, pour ne pas multiplier les serveurs de base de données, ni partager un serveur de base de données entre mes conteneurs.

Une fois installé et la configuration HTTP mise en place, on accède à l’interface d’administration pour créer ses objets. J’ai créé un groupe Système avec tous mes conteneurs et un groupe Service avec mes services critiques.

Cachet Admin

Pour animer les statuts des composants c’est donc indépendant de Cachet. L’API REST de Cachet est bien pensée et bien documentée. Elle permet de créer / modifier des objets ou de les animer. Je me suis limité à cette dernière possibilité pour l’instant en développant un programme qui récupère l’état des conteneurs, des services et envoie les changements d’etat à Cachet. Ce programme est exécuté toutes les 5 minutes. C’est sans prétention et ça répond à mon besoin ; le code source est ici.

Ma page de statut est accessible ici : https://status.madyanne.fr

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