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antistress : Debian 8 Jessie sur netbook Dell Mini 9

L'écuyère de Toy Story (Jessie) devant le Mini 9

J'ai toujours mon netbook Dell Mini 9 (alias Inspiron 910) que j'avais acheté en mars 2009.

En décembre de l'année suivante, j'avais remplacé la version customisée d'Ubuntu fournie avec la machine par une Debian GNU/Linux 6 « Squeeze » avec GNOME 2 qui tourne toujours actuellement :-)

En effet, comme j'utilise ce netbook essentiellement en vacances pour un usage somme toute basique (regarder des vidéos, parcourir le Web et faire de la petite bureautique, et aussi comme hub numérique pour manipuler les fichiers audio-vidéo-photo provenant de différents appareils), je n'ai pas besoin des dernières nouveautés logicielles.

Mais, après avoir changé la batterie de ce netbook il y a deux ans, il est désormais temps de lui offrir une mise à jour logicielle (outre la mise à jour de son firmware) : nous effectuerons donc une installation fraîche de la dernière version stable de Debian GNU/Linux qui répond au nom de code de « Jessie ».

Caractéristiques de la machine

Pour mémoire, les caractéristiques techniques principales de ce netbook – qui n'est évidemment plus commercialisé – sont les suivantes :

  • 1 Gio de DDR2 SDRAM
  • Processeur Intel Atom « Diamondville » N270 (processeur d'architecture 32 bits i686, mono-cœur avec hyperthreading, prenant en charge les jeux d'instructions SSE2/SSE3/SSSE3, les modes d'économie d'énergie C0/C1(e)/C2(e)/C4(e), et les fonctions EIST et NX Bit.
  • Chipset Intel i945GME
  • Processeur graphique intégré Intel GMA 950
  • Processeur de son intégré Intel 82801G HDA (ICH7)
  • Ethernet Realtek RTL8101E/RTL8102E
  • Bluetooth Broadcom BCM2046
  • WiFi Broadcom BCM4312 802.11b/g [14e4:4315]
  • Ecran 8,9" WSVGA (1024*600 pixels)
  • Unité de stockage SSD MLC 8 Gio PATA Mini PCIe (PCI Express Mini Card), facilement remplaçable
  • Sortie vidéo VGA
  • Sortie casque
  • Entrée micro
  • Webcam Microdia 0,3 Mpixels
  • Ports USB 2.0
  • Lecteur de carte mémoire 3 en 1 SD/SDHC // MS/MS Pro // MMC
  • Poids (batterie incluse) : 1 kg
De Squeeze à Jessie : évolution ou révolution ?

Mine de rien, passer de Squeeze à Jessie (en sautant par-dessus Wheezy), c'est opérer une petite révolution, qu'il s'agisse des parties visibles ou sous-jacentes du système.

Certaines nouveautés ne poseront aucune difficulté, d'autres pourront nécessiter quelques efforts de la part de l'utilisateur.

Au titre des premières, citons par exemple l'actualisation du noyau Linux, et ceci bien que 24 versions séparent tout de même cette version 3.16 de celle 2.6.32 qui propulsait Squeeze ! Par exemple Squeeze était la première version de Debian à fournir par défaut une version entièrement libre du noyau, ce qui est toujours le cas ici avec Jessie. De même Squeeze était aussi la première version de Debian à permettre le choix du système de fichiers ext4 lors de l'installation (même si ce n'était pas encore le choix par défaut comme actuellement). L'utilisateur est donc en terrain connu.

Au titre des secondes, citons l'arrivée de systemd, un nouveau système d'initialisation qui remplace System V. Autant la mise à jour du noyau ne bouleversera pas les habitudes de l'utilisateur, autant la présence de systemd lui imposera de revoir la façon de configurer certaines parties de son système... Citons surtout la mise à jour de l'environnement graphique GNOME proposée ici en version 3.14 : c'est un bouleversement complet qui attend l'utilisateur de Squeeze, habitué à la version 2.30 de GNOME : la branche 3.x de GNOME opère en effet un changement de paradigme en termes d'expérience utilisateur. Enfin, OpenOffice.org 3.2 cède ici la place à LibreOffice 4.3 : seul le changement de nom est susceptible de perturber l'utilisateur : pour le reste nous sommes plutôt dans la continuité.

Installation de Debian 8 Jessie

Tout d'abord le netbook embarque un processeur non compatible 64 bits, il faudra donc télécharger la version 32 bits de Debian, référencée « i386 ».

Si vous pouvez raccorder votre netbook à Internet lors de l'installation, le plus efficace est de récupérer ici l'image appelée « netinstall » : il s'agit d'une image de taille réduite permettant le téléchargement à la volée des logiciels que vous aurez choisis lors de l'installation.

Une fois cette image récupérée (au jour de ce billet, l'image à récupérer s'appelle « debian-8.4.0-i386-netinst.iso »), il vous faudra la copier sur une clé USB à l'aide du précieux logiciel multiplateforme UNetbootin.

Il vous reste alors à démarrer le netbook sur la clé USB nouvellement créée : vous choisirez l'installation graphique et sélectionnerez le moment venu « Environnement graphique de bureau ». Pour ce qui est du choix du système de fichiers, ext4 reste pour ce type d'usage le meilleur choix actuellement (j'y reviendrai un peu plus loin). Pour le reste il suffira de se laisser guider par l'installateur, du reste très bien conçu (lorsque le choix devient trop technique l'installateur vous conseille).

Il faudra tout de même vous armer de patience pour deux raisons : d'une part, et dans la mesure où la plupart des paquets sont téléchargés en temps réel, cette installation n'est pas la plus rapide (mais c'est celle qui vous garantira d'emblée les paquets les plus à jour), d'autre part, et surtout, la vitesse d'écriture du SSD de cette machine est très mauvaise. Pour ces raisons vous brancherez le netbook sur le secteur lors de l'installation pour éviter de devoir recommencer tout le processus si la batterie venait à s’essouffler en cours de route...

Configuration de Debian 8 Jessie

Idéalement ce paragraphe ne devrait pas exister si tout le matériel était pris en charge du premier coup... et c'est presque le cas !

La puce graphique du netbook – Intel GMA 950, une puce Gen3 dans la nomenclature d'Intel – n'est pas un foudre de guerre (la lecture de vidéos HD est à oublier, par exemple) mais ne pose aucun problème de compatibilité sous Linux avec les pilotes libres, c'est un point important. Idem pour la puce son qui fonctionnera sans problème avec les pilotes libres, etc.

En fait, la puce Wi-Fi – Broadcom BCM4312 LP/PHY [14e4:4315] – est la seule susceptible de poser problème car, même si elle dispose d'un pilote libre, il lui faut préalablement, pour fonctionner, un firmware non-libre qui s'installe dorénavant avec le paquet « firmware-b43-installer ».

Voilà, il n'y a rien d'autre à faire pour bénéficier d'un mini 9 complètement opérationnel (bluetooth et lecteur de cartes compris) sous Debian !

Pour se rassurer, on pourra toutefois mettre à jour le microcode du CPU Atom qui équipe ce netbook (pour vérifier sa version : cat /proc/cpuinfo | grep -i microcode), en installant le paquet « intel-microcode » puis en redémarrant la machine.

Dans le reste du billet nous verrons comment optimiser le système pour ce netbook.

Options d'économie d'énergie afférentes au micro-processeur

Pour cette partie, la seule chose à faire est de privilégier un noyau Linux récent pour profiter des dernières avancées en la matière.

Options d'économie d'énergie afférentes au processeur graphique

Cette manipulation va consister, dans le but d’améliorer l'autonomie de la machine :

  • à réduire la tension de l'interface LVDS (l'interface électrique de l'écran LCD) ;
  • à activer la compression sans perte de la vidéo (frame-buffer compression), afin de réduire la taille mémoire nécessaire aux tampons vidéo et de réduire ainsi la consommation globale du chipset ;
  • à activer le mode de gestion d'énergie RC6, qui passe en veille profonde la partie graphique en cas d’inactivité.

Avec les privilèges d'administration, complétez la ligne « GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT » du fichier /etc/default/grub avec cet argument : « i915.enable_fbc=1 i915.enable_rc6=7 i915.lvds_downclock=1 » (c-a-d que vous changez par exemple la ligne GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet" en GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet i915.enable_fbc=1 i915.enable_rc6=7 i915.lvds_downclock=1"), puis mettez à jour GRUB2 en entrant dans un terminal, avec les privilèges d'administration : update-grub.

Installer TLP, un assistant de configuration automatique en vue d'économiser l'énergie

L'installation de TLP se fait en ajoutant un dépôt à votre fichier /etc/apt/sources.list, comme indiqué ici. Une fois le paquet TLP installé, celui-ci se lancera automatiquement au prochain démarrage : vous n'avez rien d'autre à faire !

Lorsque vous ajoutez un dépôt à vos sources, n'oubliez pas à chaque fois de récupérer la clé de chiffrement correspondante pour sécuriser le processus d'installation de logiciels et éviter d'infester votre machine. Mettre à jour et optimiser Firefox

Firefox peut être mis à jour facilement en ajoutant le dépôt Mozilla pour Debian (voir ce billet pour le choix de la version à installer).

Lorsque vous ajoutez un dépôt à vos sources, n'oubliez pas à chaque fois de récupérer la clé de chiffrement correspondante pour sécuriser le processus d'installation de logiciels et éviter d'infester votre machine.

Quelques optimisations spécifiques aux machines modestes sont en outre indiquées dans ce billet.

Enfin, pour gagner de l'espace vertical avec Firefox, je vous conseille d'installer l'extension HTitle (évoquée dans ce billet) qui supprime la barre de titre lorsque le navigateur est affiché en plein écran.

Optimiser l'interface de GNOME

Toujours pour gagner de l'espace vertical, si précieux sur cette machine, ne pas hésiter à installer cette extension pour GNOME Shell : Hide Top Bar (ensuite, activer les deux premiers réglages des préférences).

Optimiser l'interface de LibreOffice

Toujours pour gagner de l'espace vertical, aller dans le menu Affichage pour désactiver les barres d'outils (via le sous-menu Barre d'outils) et activer le Volet latéral à la place.

Interface de LibreOffice 4.3 optimisée pour écran de petite taille

Optimiser le système pour le SSD du Mini 9 Quelques optimisations propres aux SSD en général
  • Aligner les partitions si nécessaire,
  • spécifier l'attribut « noatime »,
  • signaler le SSD au système si nécessaire,
  • stocker les fichiers temporaires en mémoire vive pour limiter les accès au SSD.

Voir pour cela les quatre rubriques correspondantes du billet « Le point sur Linux et les SSD ».

Dans mon cas les partitions étaient bien alignées mais le SSD était reconnu comme disque rotatif et j'ai dû changer manuellement la valeur du fichier /sys/block/sda/queue/rotational pour permettre à l'ordonnanceur de tâches d'E/S CFQ de faire son boulot de manière optimum.

Désactiver le journal d'ext4

Pour désactiver le journal d'ext4, exécutez cette commande avec les privilèges du superutilisateur (vous devez donc soit vous connecter en tant que root, soit utiliser su ou sudo pour obtenir les droits nécessaires) pour constater la présence d'un journal :
tune2fs -l /dev/sda1 |grep feature
(« sda1 » étant le nom de la partition de votre système). Vous devriez obtenir une réponse de ce type : "Filesystem features: has_journal ext_attr resize_inode dir_index filetype extent flex_bg sparse_super large_file huge_file uninit_bg dir_nlink extra_isize".

Pour désactiver le journal vous devrez booter sur un autre système à l'aide d'un liveUSB et exécuter cette commande :
tune2fs -O^has_journal /dev/sda1
e2fsck -f -v -C0 /dev/sda1
en remplaçant sda1 par votre partition le cas échéant.
Redémarrer sur votre système et, avec la commande précédente, constatez que le journal n'est plus actif.

Désactiver le service rsyslog

Le service rsyslog alimente le journal des événements de votre système enregistré dans le répertoire /var/log.

À partir de Debian 8 Jessie, c'est systemd qui va permettre de désactiver les services comme rsyslog, avec la commande systemctl disable rsyslog.service. La commande systemctl status rsyslog.service vous permet ensuite, après un redémarrage, de vérifier que ces changements ont bien été pris en compte.

Quelques logiciels pour la route

Pour permettre au netbook d'accomplir sa mission de couteau suisse numérique en vacances, j'ai ajouté le dépôt deb-multimedia et sa clé de chiffrement, puis j'ai installé les logiciels suivants :

Conclusion

Que penser de ce passage de mon modeste netbook sous Debian 8 Jessie avec GNOME 3 ?

Tout d'abord que GNOME 3 passe très bien dessus : les performances d'ensemble sont au rendez-vous (en termes de consommation mémoire comme de réactivité) et on bénéficie de la meilleure gestion de l'espace vertical (une denrée rare et précieuse sur cette machine) consécutive aux améliorations apportées à la version 3 de GTK+ (pour vous donner une petite idée de ce dont je parle, voir ce billet relatif à Pitivi).

Ensuite, et même si la vitesse n'est pas un objectif principal de systemd, le passage de System V à systemd s'accompagne souvent d'un temps de démarrage plus court. Or je constate avec étonnement que le démarrage de Jessie est plus lent que celui de Squeeze ! Il faut dire que Squeeze avait fait un super boulot sur la vitesse de démarrage en boostant System V avec insserv qui permettait de gérer parallèlement les scripts d'initialisation (NB : il y a quand même moyen, quel que soit le système d'initialisation, de grappiller quelques secondes au démarrage, en réduisant le temps d'attente de GRUB avant de lancer le système d'exploitation).

Enfin, devant l'austérité du thème retenu pour Jessie (Lines), je ne peux que regretter le thème graphique de Squeeze (SpaceFun) qui m'enchantait par sa poésie :

papier-peint de Debian 6.0 Squeeze

Au final, compte tenu de tous ces réglages laborieux mais utiles, vous comprendrez que je ne tienne pas à changer de système d'exploitation tous les six mois...

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yeKcim : Installation de SciDAVis sous Debian et Manjaro

Après plusieurs essais infructueux, j’ai fini par réussir à installer SciDAVis 1.21 sous Debian ! Voici mon aide mémoire, version étoffée et légèrement commentée de INSTALL.md.

a8f640460a634f36.png

Installer la dernière version de SciDAVis sous Manjaro

Juste pour comparer, voici la méthode qui m’a permis d’obtenir SciDAVis sous Manjaro… ♥

sudo pacman -S yaourt base-devel yaourt scidavis

Tout est dit…

Installer la dernière version de SciDAVis sous Debian

Comme la version de SciDAVis disponible dans les dépôts est vieille, nous allons passer par la compilation.

sudo apt install build-essential git git clone git@github.com:highperformancecoder/scidavis.git cd scidavis

Il faut installer toutes les dépendances nécessaires à la compilation. Pour trouver l’ensemble des dépendances, j’ai ajouté les dépôts deb-src dans mon fichier /etc/apt/sources.list, puis tapé sudo apt-get build scidavis, ce qui est équivalent à :

sudo apt install docbook docbook-to-man libboost-date-time-dev libboost-date-time1.62-dev libboost-serialization1.62-dev libboost-serialization1.62.0 libboost1.62-dev libgl1-mesa-dev libglu1-mesa-dev libgsl-dev libmuparser-dev liborigin2-1v5 liborigin2-dev libosp5 libqt4-dev libqt4-dev-bin libqt4-opengl-dev libqtassistantclient-dev libqwt5-qt4-dev libqwtplot3d-qt4-dev mesa-common-dev opensp pyqt4-dev-tools python-qt4-dev python-sip-dev qt4-linguist-tools qt4-qmake sip-dev

Lors des commandes qmake et make plusieurs erreurs bloquent la compilation :

ls: impossible d'accéder à '/usr/lib*/libqwt5.so': Aucun fichier ou dossier de ce type
ls: impossible d'accéder à '/usr/lib*/libqwt5-qt4.so': Aucun fichier ou dossier de ce type
src/Graph3D.h:32:41: fatal error: qwtplot3d/qwt3d_surfaceplot.h: No such file or directory

Pour trouver quel paquet permet d’ajouter le fichier manquant j’ai tenté apt-file search libqwt5-qt4.so mais le problème n’était pas là.

sudo ln -s /usr/lib/libqwt-qt4.so.5 /usr/lib/libqwt5-qt4.so sudo ln -s /usr/lib/libqwt5-qt4.so /usr/lib/libqwt5.so sudo ln -sf /usr/include libscidavis/src/qwtplot3d sudo ln -sf /usr/include/qwtplot3d-qt4 scidavis/qwtplot3d

Pour les deux premiers liens symboliques je me suis débrouillé, pour les deux suivants, merci rapport de bug 286. On peut maintenant lancer la compilation

qmake CONFIG+=python CONFIG+=liborigin make qmake sudo make INSTALL_ROOT=/usr/local sudo make install

Ne reste plus qu’à gérer l’icône de l’application :

sudo cp icons/scidavis.svg /usr/share/pixmaps/ sudo nano /usr/share/applications/scidavis.desktop

remplacer « Icon=scidavis » par « Icon=/usr/share/pixmaps/scidavis.svg »

Grâce à cette installation j’ai appris à me servir de apt-get build et apt-file search certes, mais j’ai quand même pas mal galéré et perdu de temps… 💔 Et encore j’avais la chance de pouvoir utiliser apt-get build parce qu’une ancienne version de SciDAVis est disponible dans les dépôts, sinon toutes les dépendances auraient dues être trouvées à la mano… Y a des jours où je me demande si je ne devrais pas passer définitivement à Manjaro au lieu de sans cesse me demander si ça sera suffisamment stable à l’usage…

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HacKurx : Ma version de LineageOS 13 pour le ZTE Open C

Bonjour à tous,

J’avais acheté en 2014 un ZTE Open C sous Firefox OS mais hélas ce système d’exploitation mobile libre n’a pas eu le succès escompté. Je me suis alors rabattu sur CyanogenMod puis LineageOS via l’excellent port non-officiel de KonstaT.

Ne voyant pas l’intérêt de changer mon téléphone tant qu’il fonctionne, j’ai donc mis à jour la rom de KonstaT afin d’avoir le dernier correctif de sécurité Android disponible permettant notamment de corriger la vulnérabilité BlueBorne et de commencer à durcir le noyau linux utilisé. Si j’ai utilisé va version 13 (Android 6.0.1) de LineageOS et non pas la 14.1 (Android 7.1.1) c’est car elle offre de meilleures performances.

Voici les modifications que j’ai effectuées :

  1. Application des recommandations KSPP sur la configuration du noyau
  2. Restriction de l’accès à /proc//environ jusqu’à ce qu’il soit prêt
  3. Réduction de la surface d’attaque sur user_namespace par PaX/Grsecurity
  4. Désactivation de l’horodatage TCP
  5. Restriction d’accès sur /proc/config.gz et /proc/kallsyms
  6. Ajout de DENYUSB (port minimal de grsecurity)
  7. Ajout de DEVICE_SIDECHANNEL (provenant également de grsecurity)
  8. Ajout de GRKERNSEC_PROC_IPADDR (qui créé /proc//ipaddr)
  9. Modification du driver PRIMA pour tester par la suite de générer une adresse MAC aléatoire sur cette carte wifi.

Idéalement, il faudrait rajouter l’émulation PXN/PAN et la fonction hardened usercopy pour sécuriser d’avantage la version obsolète du noyau Linux utilisé (version 3.4) ou mieux encore inclure PaX/Grsecurity. Sans plus tarder, voici :

Ma ROM personnalisée (Somme de contrôle MD5=71d4b469911b24ac49b56b7ac166df3d)
lineage-13.0-20171005-UNOFFICIAL-kis3.zip

Et le patch regroupant mes modifications :
LOÏC-UNOFFICIAL-kis3.patch

Si vous avez des questions concernant l’installation, veuillez-vous référer au site konstakang.com où tout est bien expliqué.


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Kiddo : Liberté logicielle et matérielle, compte rendu de l’émission La Sphère du 16 septembre

Le 13 septembre, je reçus un curieux courriel m’invitant à participer à l’émission « La Sphère » pour un épisode dédié au logiciel libre, sur la principale chaîne radiophonique de Radio-Canada le samedi 16 septembre.

Quelques minutes avant le début de l’émission

L’épisode dure environ une heure, et la version baladodiffusion est divisée en divers segments, mais comme on m’a amené à commenter à travers pas mal tous les segments ou presque, je vous invite à écouter l’épisode intégral si le coeur vous en dit.

Loi de Murphy

Le tout s’est bien déroulé, bien que les sujets potentiels pour lesquels je m’étais préparé ne correspondaient pas aux questions m’étant posées en ondes:

  • Ayant reçu quatre thématiques à minuit la veille de l’émission, je rédigeai en vitesse, le matin même—avant de me diriger vers les studios—quelques 1200 mots pour répondre à ces thématiques de façon structurée. Je m’étais donc préparé des points de discussion et exemples clairs à citer—au cas où on m’amènerait à parler de sécurité informatique, d’abus de corporations non-transparentes, ou de la « futilité » perçue du logiciel libre dans un monde où le matériel n’est pas forcément sous notre contrôle…
  • Ce document, affiché à l’écran du Librem que j’avais devant moi en studio, n’a finalement pas servi, les discussions ayant pris des tournures complètement différentes. Dès les premières questions, je réalisais que je n’aurais pas l’opportunité de rentrer dans du technique/légal/philo de profondeur, et qu’il fallait donc que je réoriente toute ma stratégie de discussion sur-le-champ. Mes réponses lors de l’émission étaient donc toutes construites en temps réel, dans le feu de l’action.

On m’a parfois lancé des questions stéréotypées—un peu réthoriques certes, mais c’était sans doute pour soulever des questions que le public cible se pose probablement!—me forçant dans une position corrective/défensive (où il fallait que je corrige avant toute chose l’idée reçue avant de pouvoir même envisager parler d’autre chose), mais il est justement pertinent de débusquer ces idées reçues, puisqu’il s’agit d’une émission de vulgarisation pour le grand public…

Quelques moments de surprise

Durant l’émission, j’ai également flairé quelques propos autour de la table qui n’étaient pas aussi nuancés que je l’aurais souhaité, ou encore des questions m’ayant parfois laissé bouche bée (telles que « Dans le fond, les gens ne contribuent-t-ils pas au libre principalement pour se faire du CV et laisser tomber une fois embauchés? » ainsi que « Si je veux installer un CRM dans une compagnie, je pourrai jamais utiliser un Librem pour le faire » — dans le deuxième cas, j’étais tellement déconcerté de la largesse d’une telle affirmation que je ne pouvais que vaguement répondre « Hum… ça dépend? »)

Ma réaction

Si j’avais pu préparer une réponse à ces deux questions à brûle-pourpoint, j’aurais par exemple voulu:

  • dire que personne ne contribue au libre d’une façon ainsi machiavéllique—contribuer au libre est une question de philosophie et d’éthique autant que de méthodologie, et si le coeur n’y est pas les contributions ne seront pas convaincantes, il n’y aurait pas de quoi se bâtir une riche carrière;
  • chercher à savoir de quoi mon interlocuteur parlait exactement côté CRM, étant donné que les CRMs libres (ou au moins ouverts) sont multiples et que, généralement, les applications sont majoritairement des infrastructures web aujourd’hui.

J’aurais voulu ouvrir la boîte de pandore (tout le volet sécurité informatique et vie privée, qui est extrêmement riche d’actualités et particulièrement frappant), répondre à toutes les préconceptions, donner des exemples et contre-arguments impeccables, mais il n’y avait pas le temps (comme on peut l’entendre, l’émission en direct a même dû se terminer de façon précipitée). Rendu à un certain point, il faut être conscient des contraintes du flot de conversation et aller au plus simple et direct… sinon, c’est trois heures de discussion qu’il aurait fallu.

Un résultat positif

Je suis certes perfectionniste (comme vous avez pu le constater ci-haut), mais il reste que c’était une bonne émission. Après tout, remettons la chose en contexte:

  • il s’agit ici d’une émission destinée au grand public, et la majorité des auditeurs cibles ne sont pas des experts en informatique;
  • à mes yeux, il est quasi miraculeux que la majeure portion d’une heure d’émission sur une chaîne nationale ait été consacrée au sujet du logiciel libre.

Je suis donc tout à fait reconnaissant envers l’équipe de La Sphère d’avoir cherché à faire une vulgarisation du sujet et des enjeux du logiciel libre… dans la sphère publique!

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Remi Collet : Red Hat va fournir PHP 7.1 pour RHEL (et CentOS)

Annonce : Red Hat updates Python, PHP, Node.js, more; supports new arches et RHSCL 3.0 Beta Release Notes.

Que les accrocs de la stabilité se rassurent, PHP 5.3.3 reste la version standard fournit avec RHEL-6 et PHP 5.4.16 celle de RHEL-7.

Nous disposerons donc bientôt d'un moyen officiel et supporté d'installer PHP version 5.6, 7.0 ou 7.1, en parallèle  de la version système, sans affecter les composants standards. L'annonce prévoit un cycle de vie de 3 ans. La version fournit est la 7.1.8.

emblem-important-2-24.png Il s'agit pour l'instant uniquement d'une version Beta destinée à l'évaluation.

Pour plus d'informations sur l'installation et l'utilisation des SCL, vous pouvez consulter les autres billets déjà publiés à ce sujet :

emblem-notice-24.pngPour les utilisateurs des clones de RHEL (CentOS, Oracle, Scientific Linux, ...) vous pouvez utiliser le dépôt centos-sclo-rh-testing (maintenu par le SIG SCLo).

emblem-notice-24.pngPour ceux qui souhaitent plus d'extensions, vous pouvez utiliser la dépôt centos-sclo-sclo-testing.

En dehors de PHP, RHSCL 3.0 s’enrichit de plusieurs morceaux de choix, je retiendrais Mariadb 10.2, MongoDB 3.4 et PostgreSQL 9.6

Il me semble que c'est une excellent nouvelle qui devrait aider à l'adoption des versions récentes de PHP dans le monde de l'entreprise.

emblem-question-24.pngSi vous avez des questions, j'ai même ouvert un Forum dédié : About PHP SCL.

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Jean-Baptiste Holcroft : Libération des traducteurs : Weblate est sur YunoHost

Un traducteur n’est pas forcément un expert en technologies, mais la barrière pour l’utilisation de certains logiciels est parfois bien trop haute. Weblate est maintenant disponible pour YunoHost, vous pouvez difficilement l’héberger plus facilement !

C’est même dans la documentation officielle, un bouton, quelques questions et c …

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Thuban : Générer de la cryptomonnaie en respectant les visiteurs (modifié le 07/10/2017)

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l'idée consistant à remplacer les encarts de publicité sur un site web par un bout de code javascript qui permet au visiteur de générer de la cryptomonaie pour le webmaster. Korben en a déjà parlé, et je dois avouer trouver le concept intéressant, mais pas pour les mêmes raisons que lui.

Tout d'abord, permettre à un site de financer son hébergement ne peut que l'encourager à améliorer le contenu. Jusqu'à présent, cela se fait par des publicités, à l'insu du visiteur, c'est envahissant et énervant.

Coinhive propose donc une alternative intéressante et beaucoup moins envahissante. Ce service propose notamment :

  • Remplacer les captchas par la génération d'un peu de cryptomonnaie. C'est pas mal, mais déjà que les captchas normaux m'énervent, si je dois attendre 30s pour pouvoir poster un commentaire, ça va vite me saouler.
  • Lancer la génération de cryptomonnaie lorsque le visiteur visite la page. Si c'est automatique, je trouve ça carrément irrespectueux, le visiteur n'a jamais demandé qu'on fasse cracher son CPU, il veut juste lire une page web.
  • Chacune de ses solutions réclame qu'on désactive un bloqueur de pub. Ben non justement, si le visiteur en a un, c'est pas pour qu'on vienne lui chier dans les bottes avec un message anti-adblock.
  • Par ailleurs, ces deux idées font travailler le pc du visiteur au maximum de ses capacités par défaut, sans fin pour la seconde. En ce qui me concerne, j'ai vite fait de fermer un onglet qui bouffe toutes mes ressources.

Non satisfait par les solutions proposées par coinhive, mais pourtant séduit par le concept, me voilà parti pour javascripter (si si ça se dit) en lisant la doc donnée. Laisser de la doc, je trouve ça vachement cool!
Voici les idées que je souhaite mettre en place :

  • Limiter la charge processeur et prendre soin des ventilos des visiteurs.
  • Proposer un bouton "Super article", qui va hasher une certaine quantité (un peu comme le captcha) et s'arrêter ensuite. C'est le visiteur qui clique s'il a envie de "récompenser".
  • Autre possibilité, lancer le minage de cryptomonnaie après un certain délai, pour une durée limitée. Cela suppose que si le visiteur reste à lire un article pendant un certain temps, c'est que l'article a de l'intérêt et qu'il ne fait pas autre chose en même temps demandant de la charge processeur.

Je pars du principe que c'est intéressant d'afficher la progression du hashage au visiteur, on prévoit dont un petit bout de html qui contiendra nos mesages :

On démarre le minage après un certain délai en arrière-plan avec cette fonction :

function start_miner_after(delay, to_compute) { setTimeout(function(){ start_miner(to_compute, showmsg=false); }, delay*1000); }

Si on veut ajouter un bouton pour que le visiteur lance le hashage par lui-même, on peut mettre le code html suivant dans sa page en précisant la quantité à hasher:

Start mining

La fonction qui lance le minage est la suivante :

function start_miner(hash, throttle=0.5, showmsg=true) { // 'hash' is the number of hash you want the user to compute. // Must be a multiple of 256 var miner = new CoinHive.Anonymous(public_key); miner.setThrottle(throttle); console.log('Start mining using ' + throttle * 100 + '% of CPU'); miner.start(); // Listen on events miner.on('found', function() { /* Hash found */ }) //miner.on('accepted', function() { /* Hash accepted by the pool */ }) // Run util it's computed var perc = 0; var timer = setInterval(function() { var totalHashes = miner.getTotalHashes(); var acceptedHashes = miner.getAcceptedHashes(); if (totalHashes >= hash){ miner.stop(); if (showmsg) { update_miner_msg(finish_msg); }; clearInterval(timer); } else { if (showmsg) { progress = ' '; txt = loading_msg + progress update_miner_msg(txt); } } }, 1000); }

Voici le code javascript au complet, à inclure comme d'habitude avec

J'ai mis quelques options au tout début pour faciliter son utilisation.
La version que j'utilise est disponible en suivant ce lien : thubancoinhive.js

Voilà, je vais tester ça quelques temps voir ce que ça donne, je serai peut-être déçu, mais qui ne tente rien...

EDIT : voici le code html qui me sert à insérer un petit encadré pour permettre aux visiteurs de miner s'ils ont aimé leur visite :

X Cet article m'a intéressé

En cliquant sur la croix, le visiteur peut virer cet encadré s'il est gêné avec ce bout de javascript :

function closeCoinhive() { document.getElementById("coinhivecontainer").style.display = "none"; }

EDIT 2 Suite à la remarque de 22decembre, j'ai ajouté un petit test dans le code pour modifier la charge processeur si le visiteur utilise un smartphone :

var cpu_usage = 0.5; var cpu_usage_mobile = 0.3; ... ... var isMobile = navigator.userAgent.match(/(iPhone|iPod|iPad|Android|BlackBerry)/); if (isMobile) { var cpu = cpu_usage; } else { var cpu = cpu_usage_mobile; } start_miner_after(start_delay, to_compute, cpu) ;

EDIT 3
Voici le message envoyé à l'équipe de coinhive, plus qu'à patienter :

Hello,
Interested by the alternative proposed by coinhive to monetize a website, I tried it.
However, I found some aspect quite disturbing with examples in documentation:
- Once a visitor is mining, it never stops until he close the website,
- Throttle is 1 by default, the user might want to leave the website to save its computer ressources
- Smartphones computes as much as PCs.
- How can someone be sure he's computing monero and not something else?

I'm afraid these points lead visitors to leave a website, which is the opposite of what we want.
Maybe you should consider some integration code more respectful of visitors.
You can find on the link below how I start after a delay the mining on my website, don't use all the CPU, set a lower throttle for smartphones and limit the amout of hases that is computed.

Regards.
thuban


link to the code I use : https://yeuxdelibad.net/js/thubancoinhive.js

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Thuban : Générer de la cryptomonaie en respectant les visiteurs (modifié le 07/10/2017)

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l'idée consistant à remplacer les encarts de publicité sur un site web par un bout de code javascript qui permet au visiteur de générer de la cryptomonaie pour le webmaster. Korben en a déjà parlé, et je dois avouer trouver le concept intéressant, mais pas pour les mêmes raisons que lui.

Tout d'abord, permettre à un site de financer son hébergement ne peut que l'encourager à améliorer le contenu. Jusqu'à présent, cela se fait par des publicités, à l'insu du visiteur, c'est envahissant et énervant.

Coinhive propose donc une alternative intéressante et beaucoup moins envahissante. Ce service propose notamment :

  • Remplacer les captchas par la génération d'un peu de cryptomonnaie. C'est pas mal, mais déjà que les captchas normaux m'énervent, si je dois attendre 30s pour pouvoir poster un commentaire, ça va vite me saouler.
  • Lancer la génération de cryptomonnaie lorsque le visiteur visite la page. Si c'est automatique, je trouve ça carrément irrespectueux, le visiteur n'a jamais demandé qu'on fasse cracher son CPU, il veut juste lire une page web.
  • Chacune de ses solutions réclame qu'on désactive un bloqueur de pub. Ben non justement, si le visiteur en a un, c'est pas pour qu'on vienne lui chier dans les bottes avec un message anti-adblock.
  • Par ailleurs, ces deux idées font travailler le pc du visiteur au maximum de ses capacités par défaut, sans fin pour la seconde. En ce qui me concerne, j'ai vite fait de fermer un onglet qui bouffe toutes mes ressources.

Non satisfait par les solutions proposées par coinhive, mais pourtant séduit par le concept, me voilà parti pour javascripter (si si ça se dit) en lisant la doc donnée. Laisser de la doc, je trouve ça vachement cool!
Voici les idées que je souhaite mettre en place :

  • Limiter la charge processeur et prendre soin des ventilos des visiteurs.
  • Proposer un bouton "Super article", qui va hasher une certaine quantité (un peu comme le captcha) et s'arrêter ensuite. C'est le visiteur qui clique s'il a envie de "récompenser".
  • Autre possibilité, lancer le minage de cryptomonnaie après un certain délai, pour une durée limitée. Cela suppose que si le visiteur reste à lire un article pendant un certain temps, c'est que l'article a de l'intérêt et qu'il ne fait pas autre chose en même temps demandant de la charge processeur.

Je pars du principe que c'est intéressant d'afficher la progression du hashage au visiteur, on prévoit dont un petit bout de html qui contiendra nos mesages :

On démarre le minage après un certain délai en arrière-plan avec cette fonction :

function start_miner_after(delay, to_compute) { setTimeout(function(){ start_miner(to_compute, showmsg=false); }, delay*1000); }

Si on veut ajouter un bouton pour que le visiteur lance le hashage par lui-même, on peut mettre le code html suivant dans sa page en précisant la quantité à hasher:

Start mining

La fonction qui lance le minage est la suivante :

function start_miner(hash, throttle=0.5, showmsg=true) { // 'hash' is the number of hash you want the user to compute. // Must be a multiple of 256 var miner = new CoinHive.Anonymous(public_key); miner.setThrottle(throttle); console.log('Start mining using ' + throttle * 100 + '% of CPU'); miner.start(); // Listen on events miner.on('found', function() { /* Hash found */ }) //miner.on('accepted', function() { /* Hash accepted by the pool */ }) // Run util it's computed var perc = 0; var timer = setInterval(function() { var totalHashes = miner.getTotalHashes(); var acceptedHashes = miner.getAcceptedHashes(); if (totalHashes >= hash){ miner.stop(); if (showmsg) { update_miner_msg(finish_msg); }; clearInterval(timer); } else { if (showmsg) { progress = ' '; txt = loading_msg + progress update_miner_msg(txt); } } }, 1000); }

Voici le code javascript au complet, à inclure comme d'habitude avec

J'ai mis quelques options au tout début pour faciliter son utilisation.
La version que j'utilise est disponible en suivant ce lien : thubancoinhive.js

Voilà, je vais tester ça quelques temps voir ce que ça donne, je serai peut-être déçu, mais qui ne tente rien...

EDIT : voici le code html qui me sert à insérer un petit encadré pour permettre aux visiteurs de miner s'ils ont aimé leur visite :

X Cet article m'a intéressé

En cliquant sur la croix, le visiteur peut virer cet encadré s'il est gêné avec ce bout de javascript :

function closeCoinhive() { document.getElementById("coinhivecontainer").style.display = "none"; }

EDIT 2 Suite à la remarque de 22decembre, j'ai ajouté un petit test dans le code pour modifier la charge processeur si le visiteur utilise un smartphone :

var cpu_usage = 0.5; var cpu_usage_mobile = 0.3; ... ... var isMobile = navigator.userAgent.match(/(iPhone|iPod|iPad|Android|BlackBerry)/); if (isMobile) { var cpu = cpu_usage; } else { var cpu = cpu_usage_mobile; } start_miner_after(start_delay, to_compute, cpu) ;

EDIT 3
Voici le message envoyé à l'équipe de coinhive, plus qu'à patienter :

Hello,
Interested by the alternative proposed by coinhive to monetize a website, I tried it.
However, I found some aspect quite disturbing with examples in documentation:
- Once a visitor is mining, it never stops until he close the website,
- Throttle is 1 by default, the user might want to leave the website to save its computer ressources
- Smartphones computes as much as PCs.
- How can someone be sure he's computing monero and not something else?

I'm afraid these points lead visitors to leave a website, which is the opposite of what we want.
Maybe you should consider some integration code more respectful of visitors.
You can find on the link below how I start after a delay the mining on my website, don't use all the CPU, set a lower throttle for smartphones and limit the amout of hases that is computed.

Regards.
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Thuban : Générer de la cryptomonaie en respectant les visiteurs (modifié le 05/10/2017)

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l'idée consistant à remplacer les encarts de publicité sur un site web par un bout de code javascript qui permet au visiteur de générer de la cryptomonaie pour le webmaster. Korben en a déjà parlé, et je dois avouer trouver le concept intéressant, mais pas pour les mêmes raisons que lui.

Tout d'abord, permettre à un site de financer son hébergement ne peut que l'encourager à améliorer le contenu. Jusqu'à présent, cela se fait par des publicités, à l'insu du visiteur, c'est envahissant et énervant.

Coinhive propose donc une alternative intéressante et beaucoup moins envahissante. Ce service propose notamment :

  • Remplacer les captchas par la génération d'un peu de cryptomonnaie. C'est pas mal, mais déjà que les captchas normaux m'énervent, si je dois attendre 30s pour pouvoir poster un commentaire, ça va vite me saouler.
  • Lancer la génération de cryptomonnaie lorsque le visiteur visite la page. Si c'est automatique, je trouve ça carrément irrespectueux, le visiteur n'a jamais demandé qu'on fasse cracher son CPU, il veut juste lire une page web.
  • Chacune de ses solutions réclame qu'on désactive un bloqueur de pub. Ben non justement, si le visiteur en a un, c'est pas pour qu'on vienne lui chier dans les bottes avec un message anti-adblock.
  • Par ailleurs, ces deux idées font travailler le pc du visiteur au maximum de ses capacités par défaut, sans fin pour la seconde. En ce qui me concerne, j'ai vite fait de fermer un onglet qui bouffe toutes mes ressources.

Non satisfait par les solutions proposées par coinhive, mais pourtant séduit par le concept, me voilà parti pour javascripter (si si ça se dit) en lisant la doc donnée. Laisser de la doc, je trouve ça vachement cool!
Voici les idées que je souhaite mettre en place :

  • Limiter la charge processeur et prendre soin des ventilos des visiteurs.
  • Proposer un bouton "Super article", qui va hasher une certaine quantité (un peu comme le captcha) et s'arrêter ensuite. C'est le visiteur qui clique s'il a envie de "récompenser".
  • Autre possibilité, lancer le minage de cryptomonnaie après un certain délai, pour une durée limitée. Cela suppose que si le visiteur reste à lire un article pendant un certain temps, c'est que l'article a de l'intérêt et qu'il ne fait pas autre chose en même temps demandant de la charge processeur.

Je pars du principe que c'est intéressant d'afficher la progression du hashage au visiteur, on prévoit dont un petit bout de html qui contiendra nos mesages :

On démarre le minage après un certain délai en arrière-plan avec cette fonction :

function start_miner_after(delay, to_compute) { setTimeout(function(){ start_miner(to_compute, showmsg=false); }, delay*1000); }

Si on veut ajouter un bouton pour que le visiteur lance le hashage par lui-même, on peut mettre le code html suivant dans sa page en précisant la quantité à hasher:

Start mining

La fonction qui lance le minage est la suivante :

function start_miner(hash, throttle=0.5, showmsg=true) { // 'hash' is the number of hash you want the user to compute. // Must be a multiple of 256 var miner = new CoinHive.Anonymous(public_key); miner.setThrottle(throttle); console.log('Start mining using ' + throttle * 100 + '% of CPU'); miner.start(); // Listen on events miner.on('found', function() { /* Hash found */ }) //miner.on('accepted', function() { /* Hash accepted by the pool */ }) // Run util it's computed var perc = 0; var timer = setInterval(function() { var totalHashes = miner.getTotalHashes(); var acceptedHashes = miner.getAcceptedHashes(); if (totalHashes >= hash){ miner.stop(); if (showmsg) { update_miner_msg(finish_msg); }; clearInterval(timer); } else { if (showmsg) { progress = ' '; txt = loading_msg + progress update_miner_msg(txt); } } }, 1000); }

Voici le code javascript au complet, à inclure comme d'habitude avec

J'ai mis quelques options au tout début pour faciliter son utilisation.
La version que j'utilise est disponible en suivant ce lien : thubancoinhive.js

Voilà, je vais tester ça quelques temps voir ce que ça donne, je serai peut-être déçu, mais qui ne tente rien...

EDIT : voici le code html qui me sert à insérer un petit encadré pour permettre aux visiteurs de miner s'ils ont aimé leur visite :

X Cet article m'a intéressé

En cliquant sur la croix, le visiteur peut virer cet encadré s'il est gêné avec ce bout de javascript :

function closeCoinhive() { document.getElementById("coinhivecontainer").style.display = "none"; }

EDIT 2 Suite à la remarque de 22decembre, j'ai ajouté un petit test dans le code pour modifier la charge processeur si le visiteur utilise un smartphone :

var cpu_usage = 0.5; var cpu_usage_mobile = 0.3; ... ... var isMobile = navigator.userAgent.match(/(iPhone|iPod|iPad|Android|BlackBerry)/); if (isMobile) { var cpu = cpu_usage; } else { var cpu = cpu_usage_mobile; } start_miner_after(start_delay, to_compute, cpu) ;

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Thuban : Générer de la cryptomonaie en respectant les visiteurs

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l'idée consistant à remplacer les encarts de publicité sur un site web par un bout de code javascript qui permet au visiteur de générer de la cryptomonaie pour le webmaster. Korben en a déjà parlé, et je dois avouer trouver le concept intéressant, mais pas pour les mêmes raisons que lui.

Tout d'abord, permettre à un site de financer son hébergement ne peut que l'encourager à améliorer le contenu. Jusqu'à présent, cela se fait par des publicités, à l'insu du visiteur, c'est envahissant et énervant.

Coinhive propose donc une alternative intéressante et beaucoup moins envahissante. Ce service propose notamment :

  • Remplacer les captchas par la génération d'un peu de cryptomonnaie. C'est pas mal, mais déjà que les captchas normaux m'énervent, si je dois attendre 30s pour pouvoir poster un commentaire, ça va vite me saouler.
  • Lancer la génération de cryptomonnaie lorsque le visiteur visite la page. Si c'est automatique, je trouve ça carrément irrespectueux, le visiteur n'a jamais demandé qu'on fasse cracher son CPU, il veut juste lire une page web.
  • Chacune de ses solutions réclame qu'on désactive un bloqueur de pub. Ben non justement, si le visiteur en a un, c'est pas pour qu'on vienne lui chier dans les bottes avec un message anti-adblock.
  • Par ailleurs, ces deux idées font travailler le pc du visiteur au maximum de ses capacités par défaut, sans fin pour la seconde. En ce qui me concerne, j'ai vite fait de fermer un onglet qui bouffe toutes mes ressources.

Non satisfait par les solutions proposées par coinhive, mais pourtant séduit par le concept, me voilà parti pour javascripter (si si ça se dit) en lisant la doc donnée. Laisser de la doc, je trouve ça vachement cool!
Voici les idées que je souhaite mettre en place :

  • Limiter la charge processeur et prendre soin des ventilos des visiteurs.
  • Proposer un bouton "Super article", qui va hasher une certaine quantité (un peu comme le captcha) et s'arrêter ensuite. C'est le visiteur qui clique s'il a envie de "récompenser".
  • Autre possibilité, lancer le minage de cryptomonnaie après un certain délai, pour une durée limitée. Cela suppose que si le visiteur reste à lire un article pendant un certain temps, c'est que l'article a de l'intérêt et qu'il ne fait pas autre chose en même temps demandant de la charge processeur.

Je pars du principe que c'est intéressant d'afficher la progression du hashage au visiteur, on prévoit dont un petit bout de html qui contiendra nos mesages :

On démarre le minage après un certain délai en arrière-plan avec cette fonction :

function start_miner_after(delay, to_compute) { setTimeout(function(){ start_miner(to_compute, showmsg=false); }, delay*1000); }

Si on veut ajouter un bouton pour que le visiteur lance le hashage par lui-même, on peut mettre le code html suivant dans sa page en précisant la quantité à hasher:

Start mining

La fonction qui lance le minage est la suivante :

function start_miner(hash, throttle=0.5, showmsg=true) { // 'hash' is the number of hash you want the user to compute. // Must be a multiple of 256 var miner = new CoinHive.Anonymous(public_key); miner.setThrottle(throttle); console.log('Start mining using ' + throttle * 100 + '% of CPU'); miner.start(); // Listen on events miner.on('found', function() { /* Hash found */ }) //miner.on('accepted', function() { /* Hash accepted by the pool */ }) // Run util it's computed var perc = 0; var timer = setInterval(function() { var totalHashes = miner.getTotalHashes(); var acceptedHashes = miner.getAcceptedHashes(); if (totalHashes >= hash){ miner.stop(); if (showmsg) { update_miner_msg(finish_msg); }; clearInterval(timer); } else { if (showmsg) { progress = ' '; txt = loading_msg + progress update_miner_msg(txt); } } }, 1000); }

Voici le code javascript au complet, à inclure comme d'habitude avec

J'ai mis quelques options au tout début pour faciliter son utilisation :

// coinhive functions to respect visitors // thuban https://yeuxdelibad.net/Blog // // must be included in your html code to show messages or progress bar // // To add a button "start mining", just put this code in your html : // Start mining // // CHANGE HERE the public key of your coinhive account var public_key = 'CHANGEME'; var start_delay = 30; // seconds before starting to mine var to_compute = 1024; // numbers of hash to compute var loading_msg = 'Mining in proggress
'; var finish_msg = 'thank you'; var include = function(url, callback){ // from http://sametmax.com/include-require-import-en-javascript/ /* on crée une balise */ var script = document.createElement('script'); script.type = 'text/javascript'; /* On fait pointer la balise sur le script qu'on veut charger avec en prime un timestamp pour éviter les problèmes de cache */ script.src = url + '?' + (new Date().getTime()); /* On dit d'exécuter cette fonction une fois que le script est chargé */ if (callback) { script.onreadystatechange = callback; script.onload = script.onreadystatechange; } /* On rajoute la balise script dans le head, ce qui démarre le téléchargement */ document.getElementsByTagName('head')[0].appendChild(script); } function update_miner_msg(txt) { msg = document.getElementById('coinhive'); msg.innerHTML = txt; } function start_miner_after(delay, to_compute) { setTimeout(function(){ start_miner(to_compute, showmsg=false); }, delay*1000); } function start_miner(hash, throttle=0.5, showmsg=true) { // 'hash' is the number of hash you want the user to compute. // Must be a multiple of 256 var miner = new CoinHive.Anonymous(public_key); miner.setThrottle(throttle); console.log('Start mining using ' + throttle * 100 + '% of CPU'); miner.start(); // Listen on events miner.on('found', function() { /* Hash found */ }) //miner.on('accepted', function() { /* Hash accepted by the pool */ }) // Run util it's computed var perc = 0; var timer = setInterval(function() { var totalHashes = miner.getTotalHashes(); var acceptedHashes = miner.getAcceptedHashes(); if (totalHashes >= hash){ miner.stop(); if (showmsg) { update_miner_msg(finish_msg); }; clearInterval(timer); } else { if (showmsg) { progress = ' '; txt = loading_msg + progress update_miner_msg(txt); } } }, 1000); } include('https://coinhive.com/lib/coinhive.min.js', function() { start_miner_after(start_delay, to_compute) ; })

Voilà, je vais tester ça quelques temps voir ce que ça donne, je serai peut-être déçu, mais qui ne tente rien...

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Thuban : Firefox 57 sur OpenBSD

Pour les curieux qui voudraient tester le génialissime Firefox 57 sur OpenBSD, c'est possible. Un package est actuellement disponible pour test. Vous pouvez l'installer en allant le chercher directement sur https://packages.rhaalovely.net, il faut seulement désactiver la signature du paquet :

doas pkg_add -Dunsigned https://packages.rhaalovely.net/pub/OpenBSD/snapshots/packages/amd64/firefox-57.0beta4.tgz

Et voilà :

firefox 57 sous OpenBSD

N'hésitez pas à rapporter d'éventuels bugs au créateur du paquet, ce dernier parle français : Landry Breuil : landry@openbsd.org

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Renault : Fedora 27 Beta est disponible !

C'est ce mardi 3 octobre que les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Beta du futur Fedora 27.

Malgré les risques concernant la stabilité d’une version Beta, il est important de la tester ! En rapportant les bogues maintenant, vous découvrirez les nouveautés avant tout le monde, tout en améliorant la qualité de Fedora 27 et réduisez du même coup le risque de retard. Les versions en développements manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs buts.

Cette version se distingue par l'absence de version Alpha préalable. Un grand effort sur la qualité a été entrepris pour essayer de se dispenser de cette étape intermédiaire. Et la qualité est en effet au rendez-vous.

Bureautique
  • Mise à jour vers GNOME 3.26.
  • Suppression du script 256term.sh qui changeait la valeur de la variable $TERM pour activer les couleurs dans les terminaux. Maintenant ce sont les émulateurs de terminal qui s'en chargent directement.
  • Fedora propose une image unique pour l'architecture AARCH64 (ARM 64 bits) qui prendra en charge les cartes suivantes : Pine64, Raspberry Pi 3 et 96boards.
  • Une meilleure gestion des SoC Intel Bay Trail et Cherry Trail (essentiellement des Pentium, Celeron et Atom sur portables et tablettes) : meilleure surveillance de la batterie, gestion de l'audio, de l'écran tactile et des accéléromètres.
  • La gestion des ordinateurs ayant un UEFI 32 bits mais un CPU 64 bits. Fedora sera ainsi installable sur ces configurations comme Asus Transformer T100TA, HP Stream 7, Dell Venue 8 Pro 5830 et les premiers Macintosh Intel.
  • Mise à jour de libpinyin vers la version 2.1 pour les entrées de saisi en chinois.
  • La mise à disposition de polices de caractères Serif pour le chinois par défaut.
Administration système
  • Activation de l'option TRIM pour les nouvelles partitions chiffrées avec LUKS1, pour accroître les performances des SSD dans le temps.
  • Nouveau système de cache pour les identifiants Kerberos nommé KCM qui améliore l'expérience utilisateur notamment pour les environnements dans un conteneur applicatif.
  • libcurl réutilise OpenSSL pour la cryptographie et le protocole TLS au lieu de NSS.
  • OpenVPN utilise un nouvel algorithme de cryptographie par défaut qui est AES-256-GCM au lieu de BF-128-CBC améliorant la sécurité des connexions.
  • Le serveur OpenSSH rejoint la politique centralisée des mots de passe, comme le client OpenSSH, GnuTLS, NSS et OpenJDK avant lui.
  • Suppression du protocole SSH-1 dans OpenSSH qui n'était plus sécurisée, ni même supportée officiellement par le projet depuis quelques temps.
  • Installer le paquet perl installera l'ensemble des modules core du projet officiel, ce qui est plus conforme vis à vis des autres distributions.
  • Les paquets officiels ayant besoin de Java n'utiliseront plus le $PATH pour retrouver la JVM mais directement la JVM fournie par défaut par Fedora (OpenJDK). Ainsi, les utilisateurs souhaitant exécuter leurs propres applications avec une autre JVM pourront le faire via la variable $JAVA_HOME.
  • Suppression des paquets krb5-appl-clients et krb5-appl-servers qui ne seront bientôt plus maintenus et ne sont plus assez sécurisés aujourd'hui.
  • Remplacement de l'interface graphique de gestion de paquets Yumex par dnfdragora qui propose une interface Qt, GTK+ et ncurses.
  • Ajout de Samba AD pour la gestion des Active Directory.
  • Mise à jour de RPM à la version 4.14.
Développement
  • La bibliothèque standard Glibc progresse à la version 2.26.
  • La bibliothèque majeure du C++ Boost donne un coup de boost à la version 1.64.
  • Le serveur de rendu de JavaScript Node.js s'exécute à la version 8.6 LTS.
  • La boîte à outils Web Ruby on Rails 5.1 est sur les rails.
  • Le langage Go fonce à la version 1.9.
  • Le langage Perl a été poli à la version 5.26.
  • La nouvelle version de la machine virtuelle OpenJDK danse la Java une 9e fois.
  • Make sudo pip safe again! qui propose enfin un meilleur nettoyage lors de la désinstallation d'un module installé via pip. Les modules sont également installés dans /usr/local.
  • Il est possible d'installer les paquets de débogue (les debuginfo) 32 et 64 bits pour une même application en même temps.
  • Les paquets debuginfos sont scindés en debuginfos et debugsources. Le premier contient les binaires et autres bibliothèques avec les symboles de débogage tandis que les seconds contiennent uniquement le code source du paquet.
La modularité
  • Création des outils dans le cadre de la Factory 2.0 pour permettre le découplage entre la version d'un paquet, la version de rattachement dans Fedora et sa fin de vie.
  • Séparation du Base runtime en Plateforme et Hôte, le premier prenant en charge l'espace utilisateur et la base du système quand le second s'occupe uniquement de la gestion du matériel.
  • L'édition Fedora serveur reçoit les premiers travaux officiels pour gérer la modularité, alors qu'elle a été testée par l'édition spéciale Boltron lors de Fedora 26.
  • Le concept du Python système est revisité et devient le Plateforme Python. L'objectif est de fournir un Python pour les applications systèmes de base comme dnf et rpm (/usr/libexec/platform-python) qui puisse différer de celui des autres applications (/usr/bin/python).
Autour de Fedora
  • Comme annoncé, Fedora n'utilisera plus de version Alpha durant son développement grâce à l'amélioration des outils et des procédure de qualité. Cela bénéficie également à la branche Rawhide.
  • L'utilitaire Bodhi, qui sert notamment au déploiement et aux retours (commentaires + bogues) des mises à jours et des ISO de Fedora, peut prendre en charge les applications Flatpak, OStrees, les images Docker, etc. Ce qui peut faciliter l'amélioration de la qualité de ce genre d'images.

La version finale est pour le moment prévue pour le 9 novembre.

Si l'aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent.

Vous pouvez également procéder à une mise à niveau depuis votre Fedora existant, ou télécharger l'ISO depuis un site officiel.

En cas de bogue, n'oubliez pas de relire la documentation pour signaler les anomalies sur le Bugzilla ou de contribuer à la traduction sur Zanata.

Bons tests à tous !

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elementary OS : AppEditor : gérer vos applications dans WingPanel

AppEditor, c’est le couteau suisse de votre WingPanel, il vous permettra de gérer les applications qui se trouvent dans votre Launcher sans prise de tête.

Parfois, on découvre certaines applications et on se demande comment on a pu vivre sans : AppEditor se trouve dans cette liste. C’est Wolf117Warrior qui nous a trouvé cette petite pépite issue de l’AppCenter de notre système d’exploitation favori (ndlr : jolie trouvaille Wolf117Warrior).

 

Qu’est ce que AppEditor

AppEditor est une application développée par Adam Bieńkowski aka donadigo dont la première release est apparue sur Github le 15 Aout 2017, l’application en est actuellement à sa version 0.9.3.

Cette application mérite toute notre attention tant elle rend de fières services : elle permet de gérer et personnaliser le contenu du WingPanel sans avoir à mettre les mains dans le camboui ! Fini le triturage de méninge, l’application est on ne peut plus claire et intuitive :

AppEditor, le couteau suisse de WingPanel

Le design de cette application est plutôt bien travaillé, sur le côté gauche de l’application, se trouve le bandeau vertical qui liste les catégories d’applications avec vos applications installées.

AppEditor le couteau suisse de WingPanel

Une fois la sélection d’une application effectuée dans le bandeau latéral, il est possible d’avoir une vue précise du raccourci de votre application :

AppEditor le couteau suisse de WingPanel

Il est possible de modifier tous ces champs :

  • Nom affiché,
  • Commentaire,
  • La visibilité dans le Wingpanel,
  • La catégorisation de votre application,
  • Le nom de votre fichier exécutable avec son paramètre de lancement,
  • Le dossier de travaille de l’application (utile si votre application a besoin de charger certains éléments qui ne se trouvent que dans son dossier),
  • Activer ou non le lancement dans un terminal de l’application.

Il est même possible de remplacer l’icône de votre application qui sera affichée dans WingPanel (NDLR Utile pour ceux qui disposent d’un thème d’icônes personnalisé mais qui ne contient pas l’icône de votre application).

Comment installer AppEditor

Il faudra passer par l’AppCenter d’elementary OS ou via cette URL : appstream://com.github.donadigo.appeditor.desktop 

Et c’est parti !

 

De mon avis, c’est une application à garder sous le coude tant elle peut rendre service, il y a toutefois quelques éléments qui selon moi pourraient être améliorés :

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Le billet AppEditor : gérer vos applications dans WingPanel a été publié sur le site de la elementary OS -

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alterlibriste : Choix d'imprimante compatible avec mes besoins et GNU/Linux

Comme je le signalais dans mon billet de rentrée, mon imprimante empêchait ma migration de Jessie à Stretch sur mon desktop.

En m’acharnant un peu, j’ai finalement réussi à faire fonctionner à peu près ma Lexmark S505 mais comme diraient nos cousins québécois, elle marche comme un mal de ventre depuis un bon bout de temps : parfois elle n’arrive pas à prendre les feuilles en disant qu’il n’y a plus de papier mais surtout lorsqu’il y a plusieurs pages à imprimer, il arrive qu’elle s’arrête brusquement au milieu de la dernière et ne bouge plus. Il faut alors annuler le job sur l’imprimante et dans la file d’attente, la débrancher ou la redémarrer pour que les impressions soient à nouveau lancées. Enfin, les quelques essais pour configurer le wi-fi n’ont pas été concluants. Bref, il était temps de songer à changer même si elle n’est pas en panne et que le problème vient probablement du driver fournit par le constructeur (et pas mis à jour depuis 5 ans).

J’avais pour intention de me tourner vers HP dont les imprimantes sont généralement très bien gérées par hplip, encore faut-il que le modèle soit pris en charge, ce qui n’est pas le cas pour les plus récents. Cela m’a fait plusieurs fois hésiter sur la finalisation de l’achat. Et puis, je me suis rendu compte que les cartouches génériques n’étaient pas forcément disponibles. Pour le moment, on consomme au moins 2-3 cartouches XL noires et un jeu de couleur pour environ 20 € par an en générique à comparer aux près de 150 € que coûteraient les cartouches du constructeur. Le dernier frein était de racheter exactement la même chose, une imprimante multifonction au prix à peu près identique, alors que j’avais déjà le même outil.

On imprime pas mal à la maison, que ce soit ma femme ou moi, nos activités professionnelles font que l’imprimante fonctionne tous les jours, les enfants aiment bien aussi sortir un truc de temps en temps. La fonction scanner est indispensable pour les copies de documents et occasionnellement pour numériser. Perso, la couleur ne me sert pas trop, on fait développer les photos pour pas cher par centaines par des grandes enseignes ; ma femme en a plus besoin mais dispose d’une imprimante et photocopieuse couleur sur son lieu de travail et au pire pourra encore utiliser la Lexmark.

Bref, mes gros sabots me mènent droit vers une imprimante laser d’autant qu’il y en a maintenant des multifonctions. J’avais aussi en mémoire un billet d’antistress, qui ne jurait que par sa Brother. Pour la couleur, il faut mettre au moins 200 € et après sondage, ce n’était pas totalement indispensable (même si souhaitable). Pour le monochrome, en multifonction, à partir de 100 €, on a quelque chose. J’ai privilégié la polyvalence en prenant le maximum de connexions possibles (USB, wi-fi et Ethernet) ainsi que le recto-verso automatique dont je me sers régulièrement.

J’ai bien sûr vérifié la disponibilité des drivers pour Linux et la bonne compatibilité et suis tombé sur une promotion intéressante de la Brother DCP-L2560W pour 150 € livraison incluse.

L’installation s’est faite sans problème, il y a un script qui télécharge et installe tous les paquets nécessaires. Seul bémol, le câble USB n’est pas fourni et je n’ai pas réussi à faire fonctionner le scanner en wi-fi, sinon, rien à redire, ça imprime vite et bien. Autre petite interrogation, le driver de l’imprimante est en 32 bits, je ne sais pas si cela peut encore fonctionner sur les distributions ne supportant que le 64 bits comme le veut la tendance actuelle.

Pour le moment, je suis très satisfait de mon achat qui me permet d’imprimer de façon bien plus confortable sans trop me prendre la tête pour l’installation.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #39

Pour la 39ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Thuban : Merci Libreoffice

Je n'utilise que des logiciels libres depuis de nombreuses années maintenant. Bien que je me donne parfois la peine de faire des dons à certains projets, je m'aperçois que je n'exprime pas assez combien ces outils me sont essentiels, sans pour autant donner des sous.
Pour ouvrir ce bal, je souhaite remercier le projet qui maintient la suite bureautique Libreoffice.

La plupart des gens connaissent OpenOffice qui a une mauvaise image. Pourtant, LibreOffice est peu connu du grand public (... les collègues de l'éducation nationale). Pour les lecteurs pressés, on peut dire que Libreoffice, c'est :

  • Carrément plus rapide qu'OpenOffice.
  • Nettement plus évolué.
  • Dispose de plus de fonctionnalités.

Libreoffice se démarque aussi de la suite Microsoft Office, livrée au moins en version d'essai avec la plupart des ordinateurs neufs, afin de donner l'habitude aux utilisateurs et qui n'osent plus changer et achètent une licence (ou utilisent une version piratée, c'est mal ! :P )

À moins d'avoir vraiment besoin des fonctionnalités très poussées que proposent peut-être l'alternative non-libre de Microsoft, je ne vois pas ce qui peut manquer à Libreoffice. En ce qui concerne les besoins d'un prof... Comment dire...

Au lieu de faire une liste des fonctionnalités de Libreoffice, je voudrais ici remercier ce projet pour quelques points qui me sont particulièrement pratiques :

  • Merci d'ouvrir tous les documents, même les formats non-libres que m'envoient certains collègues (.xlsx, .docx, ..., coucou JB ;) ).
  • Merci de reste ouvert et me permettre d'ouvrir mes fichiers même 5 ans plus tard.
  • Merci d'être libre et gratuit. Ça permet à mes élèves de retrouver le même environnement une fois à la maison.
  • Merci d'être libre, ça permet de pouvoir t'utiliser sans imposer à un élève de t'installer sur la machine familiale grâce à une version "portable" proposée par Framasoft. (Voir sur ce site). Je peux même t'installer sans avoir à me soucier d'acheter une licence.
  • Merci d'être facile à prendre en main, je retrouve tout ce dont j'ai besoin dedans, et en plus tu es bien documenté.
  • Merci d'être configurable, j'ai l'interface que je veux avec toi. tu disposes même d'une fonctionnalité d'addons (pour des schémas de sciences, pour exporter en epub...).
  • Merci pour tout ce que j'oublie, mais qui fait que je t'utilise quotidiennement.

J'invite tout le monde à tenter d'utiliser libreoffice. La transition sera sans doute déroutante au début, mais ça en vaut vraiment la peine je crois.

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antistress : Cloisonner ses activités en ligne en jonglant avec les profils de Firefox

Valse de fenêtres de navigateur Web

Suite à la lecture, en son temps, de cet excellent article de Macsim, j'ai pris l'habitude depuis quelques années de cloisonner mes activités en ligne en créant, avec Firefox, des profils spécialisés pour chaque type de tâche : surf (profil par défaut), shopping, travail, finances, séries TV et invité (un profil qui ne garde aucune trace de navigation) sont les profils que j'utilise actuellement.

Ceci pour deux raisons :

  • organiser ma navigation (d'autant que je garde en permanence une grande quantité d'onglets ouverts) ;
  • renforcer la protection de ma vie privée (en limitant le recoupement des mes activités en ligne).

Et il se trouve que Firefox 56, tout juste sorti, apporte une innovation très intéressante à ce sujet...

En effet, une fois les profils créés, vous rencontrerez rapidement une limite : comment faire passer l'onglet courant dans un autre profil où il aurait d'avantage sa place ?!

Jusqu'à récemment, vous n'aviez d'autre solution que de copier le lien, ouvrir le profil de destination et y coller le lien dans un nouvel onglet. Plutôt laborieux.

Mais ça, c'était avant.

Firefox 56 introduit une fonctionnalité qui va nous être très utile : la possibilité d'envoyer un onglet sur une autre instance, via Firefox Sync.

Du coup, il suffit dorénavant de créer un compte sur Firefox Sync dans votre profil courant :

Écran de configuration de Firefox Sync

Puis de le paramétrer de manière à l'empêcher de répliquer la session courante sur d'autres instances (=son comportement par défaut) en décochant toutes les cases de l'encadré ci-après :

Écran de configuration de Firefox Sync

Vous en profiterez pour renommer l'instance avec le nom de votre profil courant (surf, shopping, travail...) à l'aide du bouton entouré ci-dessus. Puis vous ferez de même pour chacun de vos profils.

Et voilà. À présent, la prochaine fois que vous voudrez déplacer un onglet dans un autre profil, il suffira, d'un clic droit sur son bouton, de sélectionner « Envoyer l'onglet à un appareil » et de choisir le profil voulu.

Elle est pas belle la vie ?


L'illustration en tête de ce billet est une composition réalisée par mes soins avec le logiciel libre GIMP à partir des icônes fournies par le site Flaticon (celles-ci et celle-là) et qui est donc soumise à la licence dudit site.


Get Firefox Button

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Yannic Arnoux : Protégeons notre vie privée

Framasoft fête les 3 ans de sa campagne Dégooglisons Internet. Le nombre de services alternatifs aux GAFAM, libres et respectueux de la vie privée, a grossi ainsi que le nombre d’utilisateurs. Comme ils l’expliquent eux-mêmes, le but n’est pas de devenir un hébergeur professionnel mais plutôt de servir de catalyseur pour que les gens prennent conscience qu’il y a une autre voie, décident de se libérer et auto-hébergent leurs services s’ils le peuvent ou aient recours au tissu associatif à travers le collectif des Chatons par exemple.

Chaque fin d’année je fais un don financier à un ou deux acteurs qui me semblent cruciaux dans le monde du Libre ; c’est d’ailleurs généralement la période de relance, chacun essayant de boucler son budget de fonctionnement pour l’année à venir. Beaucoup ont besoin d’aide et ils sont à la fois nos bras armés et nos boucliers. Je pense à Framasoft, à la Quadrature du Net, à l’APRIL, à Wikipedia, à des équipes de développement, des distributions Linux. Bref il y a beaucoup à soutenir et il faut faire des choix. Cette année je serais exclusif et ce sera Framasoft pour rétribuer mon usage de Framasphere et soutenir la suite de la campagne.

Pour ma part, j’ai dégooglisé progressivement depuis un bout de temps les services vitaux : contacts, agenda, mails. Ca ne veut pas dire qu’on peut m’appeler Richard et que je n’utilise aucun service GAFAM :

  • j’utilise Youtube, mais je n’ai pas envie qu’on me profile à travers mes recherches,
  • la navigation Waze me sort régulièrement des soucis à Marseille,
  • j’ai un compte Twitter pour participer à des concours et suivre quelques stars du Net (comme Korben que je lis depuis des années et apprécie pour sa constance et sa franchise)

Comme en religion, chacun met la barre à son niveau et voit jusqu’où il veut / peut aller… et on trouve aussi des extrémistes dans ce domaine.

Donc en plus d’ordinateurs sous Linux et OpenBSD, d’un téléphone génial utilisé par 0,1% du marché, j’ai aussi une belle tablette Android déjà évoquée dans mes articles autour de Termux : bootloader verrouillé, ROM Android du constructeur. Je surfe avec Firefox, j’utilise mes propres services pour le mail, l’agenda, les contacts, le cloud. Mais je suis quand même sur un système non maîtrisé qui :

  • me propose tous les jours des mises à jour d’applications que je n’utilise pas : Gmail et consorts,
  • m’a imposé une mise à jour Android qui a cassé la possibilité de me connecter au hotspot Wi-Fi de mon télphone donc adieu Internet quand je suis en vadrouille,
  • rame de plus en plus, sans que je trouve d’explication, jusqu’à rendre la tablette inutilisable plusieurs minutes à chaque sortie de veille Wi-Fi,
  • mange certains jours 1⁄4 de batterie alors qu’il est censé être en veille.

Bref, la coupe était pleine. La garantie de la tablette étant expirée, je me suis décide à regarder ce qui est faisable : idéalement changer la ROM, à défaut revenir à une version précédente du constructeur. Je passe les détails techniques affligeants mais parti sur l’option 2, j’ai failli transformer la tablette en brique et j’en suis sorti à force de parcourir le forum XDA à la recherche d’infos. Pour les connaisseurs j’étais bloqué au BIOS dans l’EFI (car oui ma tablette a un processeur Intel) et j’ai réussi à réinjecter ma ROM d’origine (celle du constructeur) avec une manipulation tordue. Ce que j’ai retenu c’est que monde Android c’est le monde Ms Windows tel que je lai quitté il y a des années : la plupart des gens sur les forums ne connaissent pas grand chose et préconisent d’appliquer des recettes de cuisine : installe tel soft, fais telle manip. Ce n’est pas leur faute, on est sur un sytème fermé (pour ce qui est du bootloader en tout cas) donc à part quelques initiés qui ont la connaissance acquise par la sueur à force de reverse-engineering, la masse ne fait que propager de l’information erronée et recopier des topics de forums.

Revenu donc au point de départ, j’ai tenté le rootage de la tablette ; c’est moins risqué qu’un changement de ROM. Je l’ai réalisé et j’ai pu désinstaller les applications Google de ma tablette gràce à un utilitaire nommé /system/app mover trouvé sur le magasin d’applications F-Droid. J’ai commencé petit, en virant les applications Google, puis j’ai carrément viré le Playstore et surtout ses services. J’ai récupéré 300 Mo de mémoire (pas négligeable sur une tablette de 2 Go) et je n’ai plus aucun ralentissement depuis 3 semaines. Je me suis prouvé, au passage, que toutes les applications dont j’ai besoin pour ma tablette sont sur F-Droid.

Tablette

Est-ce que c’est parfait ? Non pas du tout car j’ai enlevé les applications Google et quelques services du système, mais je ne maîtrise pas ce qui reste : il peut rester un service de pistage qui bouffe mes données et les envoie à Google.

Une dégooglisation complète passe par plusieurs étapes :

  1. se libérer des services GAFAM et mettre en place soi-même ou utiliser des alternatives.
  2. utiliser un système d’exploitation libre ou de confiance :
    • un système GNU/Linux (pas n’importe lequel) ou un système BSD
    • en mobilité, sur Android :
      • rooter l’appareil pour pouvoir faire le ménage, c’est mieux que rien.
      • installer une ROM commmunautaire (pas n’importe laquelle) sans les Google Apps, c’est mieux.
  3. utiliser du matériel libre grâce à l’Open Hardware

Je considérais, jusqu’à récemment, le 3ème point exagéré pour des équipements domestiques mais j’ai largement changé d’avis.

Le ciblage publicitaire est de plus en plus précis. Ma moitié a reçu dans la semaine un e-mail d’encouragement pour s’inscrire sur le site de la Française des Jeux, probablement car elle est passée sur leur site pour consulter les résultats. Elle navigue sur un Samsung A5 avec Chrome donc qu’ils aient obtenu l’e-mail ne m’étonne pas, mais qu’ils connaissent mon prénom un peu plus. En bas de l’e-mail, la société tierce responsable de ce profilage propose de se désabonner de leurs services. J’aime me désabonner quand je n’ai jamais été invité à m’abonner… Bref ma moitié navigue essentiellement en 4G donc cela exclut le recoupement avec notre adresse IP domestique. Je penche plutôt pour un recoupement entre son e-mail et d’autres données glanées à droite à gauche (???) pour parvenir à lier nos identités.

La semaine d’avant nous avons été confrontés, toujours sur le Samsung, au mini-scandale de l’enregistrement des visages, une sympathique fonctionnalité, découverte par Seb Sauvage, destinée à enrichir la base de reconnaissance faciale de Google. Dans son dernier article, Tristan Nitot clarifie bien ce deal entre Google et les constructeurs de téléphone.

Pour les appareils mobiles, le matériel est bien le souci principal. Et on peut se demander jusqu’à quand certains constructeurs pourront continuer à fournir des bootloader déverrouillés pour faire plaisir à quelques clients, sans que Google durcisse sa position et l’interdise. De plus, installer une ROM communautaire résoud partiellement le problème : il reste des bouts de code propriétaires dans les composants électroniques du téléphone dont on ne connait pas le fonctionnement. La solution ultime est un téléphone Libre de A à Z : logiciel (Open Source / Libre) et matériel (Open Hardware).

On a assisté une succession de projets de téléphones plus ou moins libres depuis quelques années : OpenMoko, Maemo et plus récemment, FirefoxOS et Ubuntu Phone.

Ne nous voilons pas la face, ils ont tous échoué, mais ils ont apporté leur pierre à l’édifice et participé à la prise de conscience du problème des GAFAM et du marchandage de notre vie privée qui dépasse largement le cercle des geeks aujourd’hui.

Le buzz du moment prochain téléphone libre serait le Librem. Encore faut-il y croire suffisamment et avoir confiance dans la société Purism pour mettre la main à la poche et subventionner sa création.

En tout cas, avoir pris conscience du problème c’est déjà un grand pas et le début de l’action pour reprendre sa vie numérique en main.

La route est longue mais la voie est libre !

Phagocitage

Source de l’image : maymay

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Jehan : GIMP 2.9.6 et ZeMarmot

Note: copie d’une nouvelle initialement postée sur Patreon et Tipeee.

Image de démarrage de GIMP 2.9.6, par AryeomImage de démarrage de GIMP 2.9.6, par Aryeom

Le mois dernier, nous avons sorti la 3ème version de développement de GIMP, version 2.9.6, pour préparer l’arrivée de la prochaine version stable, GIMP 2.10.

Comme pour les versions  précédentes, le projet ZeMarmot fut un des contributeurs majeurs avec  274 commits (sur 1885 en tout) par Jehan, 4 par Aryeom (quelques icônes  manquantes, une nouvelle dynamique « Pressure Size » très utile pour appliquer des aplats de couleur,  et l’image de démarrage pour cette version de développement), et même pour la première fois 3 commits de Lionel, un des membres du conseil d’administration de l’association LILA. Donc environ 15% de GIMP 2.9.6 vous est offert par ZeMarmot! 🙂

Nous suggérons de jeter un œil à l’annonce officielle. Et si vous souhaitez la liste précise et complète des contributions de Jehan en particulier, elle est publique et visible sur le dépôt de source.

Les nouveautés dans la 2.9.6 par ZeMarmot
  • avoir rendu thread-safe la libgimp, ce qui en langage  moins abscons signifie de simplifier le travail pour les extensions de  tourner sur plusieurs processeurs (tous les ordis de nos jours étant  multi-processeurs);
  • ajouter l’affichage des angles lors du dessin de lignes;
  • faire de la revue de code pour la prise en charge du format d’image  WebP ainsi que diverses améliorations et corrections (avec notamment un patch de notre part sur la libwebp même);
  • la capacité de  changer aisément la visibilité exclusive des calques dans des groupes de calques avec shift-click (une fonctionnalité qu’Aryeom a demandé et  testé/utilisé pendant plusieurs mois avant que nous la reportions dans  GIMP);
  • contribution à l’effort des développeurs de Darktable et RawTherapee pour notre nouveau plugin « raw » permettant d’ouvrir des images dans GIMP à travers ces logiciels tiers (le projet GIMP préconise et privilégie l’entraide et le lien entre les Logiciels Libres);
  • une contribution pour que GIMP suive la limite multi-thread de GEGL (encore une fois pour une meilleure utilisation des processeurs, mais cette fois dans le cœur de GIMP);
  • diverses améliorations de la prise en charge de PDF, en particulier l’export de PDF multi-pages à partir de plusieurs calques (c’est justement sur ce sujet que Lionel a fait ses premières dents de programmeur avec l’aide de Jehan!);
  • la revue de code et des corrections pour une amélioration de l’import et l’export d’images PCX;
  • la capacité pour les plug-ins de s’installer dans un sous-répertoire propre, ce qui va notamment enfin permettre de faire disparaître « l’enfer des DLLs », un problème récurrent sous Windows de plug-ins qui embarquaient des librairies qui faisaient planter les autres plug-ins;
  • changer diverses valeurs par défaut pour s’ajuster aux standards  actuels (tailles de polices plus grandes, dimension d’image par défaut  en fullHD, résolution de 300 PPI par défaut au lieu de 72…);
  • une  adaptation intelligente de la précision des affichages de dimension  physique en fonction de la résolution d’impression, pour permettre plus  de précision dans divers endroits (outil de mesure, barre de statut, etc.);
  • possibilités de choisir sa taille d’icônes, ce qui permettra  d’adapter GIMP aux petits écrans, aux écrans haute densité, ou autre;
  • auto-détection de la résolution native de l’écran pour adapter la taille des icônes par défaut (ce choix par défaut peut toujours être  changé, cf. point précédent);
  • icônes vectorielles par défaut pour faciliter les changements de taille;
  • accueillir les nouveaux contributeurs en écrivant un fichier de style  de code pour vim, et en intégrant des fichiers contribués pour emacs et  kate;
  • écriture d’un paquet Flatpak pour GIMP;
  • et bien plus! Des corrections de bugs et des fonctionnalités mineures par dizaines!
Flatpak pour les créateurs sous Linux?

Les créateurs qui utilisent GIMP sous un système d’exploitation GNU/Linux ont probablement entendu parler de Flatpak,  le système générique d’applications pour Linux. Puisque nous utilisons aussi Linux ici, il nous semblait important que GIMP soit aisément et rapidement accessible dans une version récente (avec les systèmes de paquets actuels, obtenir une version récente demande souvent d’attendre plusieurs mois après la sortie!). Nous profitons de la sortie de 2.9.6 pour tester un premier paquet public. Puisque nous n’avons pas de serveur très stable à notre disposition, nous le mettons seulement à disposition des contributeurs Patreon et Tipeee pour l’instant, mais essaierons de faire en sorte que ce paquet soit disponible pour tous très bientôt!

Pour info, les utilisateurs Windows ont déjà un paquet téléchargeables; et un paquet MacOS devrait aussi normalement sortir (cela dépend du mainteneur du paquet qui a eu quelques priorités familiales). Mais ils ne sont pas gérés par nous. » Voir la page de téléchargement! « 🙂

Merci… et en route vers 2.10!

J’espère que vous aimez nos contributions à GIMP! Sachez que c’est rendu possible grâce à tous nos contributeurs, que ce soit sur Patreon ou Tipeee, lors de crowdfunding précédents, ou de ceux qui nous font des donations directes.

Ce  n’est pas facile tous les jours et nous avons eu plus d’une fois un  coup de blues du fait du manque de moyen, mais le fait que vous êtes  nombreux à nous aider nous donne du courage.
Merci à vous!

Nous continuons et vous apporterons une superbe version stable GIMP 2.10. 🙂

Amusez-vous bien!

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