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Okki : Gestion de tâches : où en est GNOME To Do ?

Il y a quelques jours, Microsoft publiait la toute première version de son nouveau gestionnaire de tâches personnelles, To-Do.

L’occasion de revenir un peu sur l’équivalent GNOME, qui s’appelle également To Do et dont nous n’avions plus parlé depuis la création du projet, en juin 2015.

La vue principale de To Do

Et pourtant, le projet continue son petit bonhomme de chemin. To Do gère les sous-tâches, permet de définir des couleurs personnalisées pour chaque tâche, d’ajouter des notes, de choisir une date d’échéance ou un niveau de priorité…

L’application est facilement extensible par le biais d’extensions, dont un certain nombre sont fournies de base : un thème sombre, un compteur pour mesurer notre efficacité ou encore la prise en charge des fichiers Todo.txt

GNOME oblige, l’application est également compatible avec les services en ligne, tels que ceux de Google ou Nextcloud. Vous pourrez donc facilement synchroniser vos tâches entre vos différents appareils.

L’édition d’une tâcheLes différentes tâches classées par date

Néanmoins, l’application n’est pas dénuée de lacunes. On peut rechercher sur le nom des listes, mais pas sur les sous-tâches ou sur les notes. Il n’est pas possible de partager une liste de tâches. Il n’existe également aucun système de travail collaboratif (pouvoir travailler à plusieurs sur une même liste, déléguer certaines tâches, discuter des détails…). Il n’y a pas de système d’étiquettes et de filtres. Les notes ne peuvent pas être mises en forme et on ne peut pas insérer des documents (images, PDF…). Il n’existe aucune fonction de rappel (pas même de notifications, pourtant simples à implémenter).

Et bien qu’on puisse définir une date d’échéance, l’unité sera la journée (on ne peut pas définir une heure précise), qu’on ne pourra pas non plus définir comme date récurrente. Vous ne pourrez donc pas choisir tous les vendredis à 8h.

La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit d’un logiciel libre et que vous pouvez donc y contribuer :p

Bien qu’un peu légère au niveau des fonctionnalités, ça reste une application sympa pour une utilisation personnelle, mais qui risque d’être bien trop limitée dans un cadre professionnel.

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T. BRIOLET : Version d’openSUSE Leap, après 42.3 : la 15

La version d’openSUSE Leap qui suivra la 42.3 sera la version 15 !

Cela pour suivre les nouveaux numéros de version de SUSE Linux Enterprise (SLE). Jusqu’à présent ils en étaient à la version 12 ce qui avait empêché openSUSE de suivre ce numéro car openSUSE 12 avait déjà existé.

On aura donc eu et on devrait avoir : 12.3, 13.1, 13.2, 42.1, 42.2, 42.3, 15.0, 15.1, 15.2…

openSUSE Leap 42.3 est prévu pour juillet de cette année et openSUSE Leap 15 sera prévu pour 2018.

 

– Source-

Mailing-list [en] : https://lists.opensuse.org/opensuse-project/2017-04/msg00014.html

Sur Phoronix [en] : http://www.phoronix.com/scan.php?page=news_item&px=openSUSE-Leap-15-Versioning

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Frédéric Micout : Troll : c'est toujours les utilisateurs Linux qui ont des problèmes

Je me suis pris récemment cette remarque de la part d'une personne : C'est toujours les utilisateurs Linux qui ont des problèmes avec ces fichiers, alors inutile de vous dire ce que je pense de Linux .... Quelques éléments de contexte viennent juste après, histoire de mieux cerner la phrase en question. J'ai d'abord voulu écrire un truc sur le coup mais j'ai préféré attendre un peu pour le faire plus posément. Ça me permet aussi d'élargir un peu ma perspective.

Sans donner trop de détails sur le contexte dans lequel on m'a fait cette remarque (ce n'est pas le propos), disons que je devais ouvrir un fichier vidéo realmedia et que je n'y parvenais pas sous ma Debian. Je me suis donc permis de signaler que le fichier présentait quelques problèmes dans le mesure où normalement, je pouvais ouvrir ce type de fichier avec mon système. Là où ça devenait rigolo, c'est que le fichier avait semble-t-il aussi posé des problèmes à d'autres utilisateurs sous Windows notamment. Pour la petite histoire, le fichier était effectivement tout pourri mais en le convertissant avec mencoder, j'ai tout de même pu le lire complètement (ce que j'avais aussi indiqué à celui qui me l'avait mis à disposition). Manifestement, les autres personnes sous Windows n'ont pas pu le lire complètement, eux...

Bref, ce qui est dur avec une telle remarque balancée comme ça, c'est qu'elle tombe comme une sentence de la part de personnes qui ont arrêté depuis longtemps de se poser des questions. Demander à tout le monde d'ouvrir un fichier à moitié corrompu et dans un format tout pourri, c'est vraiment avoir des œillères et ça montre un réel manque de capacité à se remettre en question.

Plus généralement, lorsqu'on tourne avec un système peu utilisé (en tout cas sur des postes utilisateurs), on doit régulièrement prouver que le problème lorsqu'il arrive ne vient pas de chez nous. Ensuite seulement on peut commencer à prendre l'ensemble des éléments du problème en compte. En soit, cette approche n'est pas déconnante puisque par défaut c'est bien de regarder en priorité la "brique" que l'on connaît le moins. Toutefois, il ne faut pas se tromper et être capable d'admettre que le problème peut aussi trouver son origine dans la brique la plus connue et potentiellement la plus éprouvée.

L'utilisateur GNU/Linux que je suis a donc pris l'habitude depuis longtemps de chercher et de se poser tout un tas de questions pour vérifier le bon fonctionnement de son propre système avant d'oser affirmer que le problème puisse être ailleurs. Les questions en particulier autour des formats de fichiers peuvent parfois encore être un peu pénibles de ce point de vue. Combien de fois en effet on ne se trouve pas embêté par des problèmes liés à un manque d'interopérabilité sur des formats de fichiers de traitement de texte ou entre des suites bureautiques bien connues ? La compréhension de tel ou tel comportement étrange passe par beaucoup de recherche dans la doc ou dans les discussions sur le web, par des phases d'expérimentation et de tests divers. Je ne connaît pas tout et je serai toujours loin de maîtriser à fond telle ou telle autre techno mais je pense que ma démarche est la bonne car je considère que je suis potentiellement la première source d'erreur (et ça se vérifie régulièrement).

On me fera remarquer, à juste titre, que ça demande du temps et que très franchement, la plupart des gens face à un problème ne font ou ne feront pas ça. Il y a tout un tas de bonnes raisons, respectables en plus. Mais, pour tous ceux qui sont dans ce cas là, merci de ne pas désigner de responsable comme ça, au doigt mouillé. Vous ne savez pas, même si vous en êtes intimement convaincus. Vous ne disposez d'aucun élément puisque vous ne les cherchez pas. Vous n'avez peut être même pas pensé que le problème puisse à cet instant précis être situé entre votre chaise et votre clavier. Si vraiment c'est important pour vous de trouver une solution et de comprendre ce qui se passe, il y a toujours de la doc à disposition et des gens prêt à vous aider si bien entendu vous y acceptez d'y mettre du votre. Mais autrement, ayez l'humilité de ne pas accuser quoi que se soit ou qui que se soit car en l'état ça vous dépasse.

Sinon, moi ça va... :D

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genma : Au revoir Twitter ?

Dans ce billet je ne présenterai pas Mastodon. Beaucoup de billets expliquent le phénomène Mastodon et je vous renvoie vers eux pour en savoir plus, le fonctionnement etc. En quelques mots, Mastodon c'est Twitter, mais en version décentralisé. La décentralisation a plusieurs avantages comme permettre de ne plus avoir un SILO de type GAFAM mais un réseau social réparti.

Twitter et moi, une longue histoire

Je suis présent sur Twitter depuis ses débuts en France ; j'ai commencé sur Twitter en 2008 à une époque où Patrick Beja, le podcasteur du Rendez-vous Tech en parlait régulièrement et personne ne comprenait l'intérêt et le but... Il y a quelques années au début des années 2010, j'ai écris un certain nombre de billets sur Twitter, les réseaux sociaux étant alors en pleine croissance et n'étant pas encore devenu grand public. Les milieux technophiles se les étaient déjà bien appropriés mais Twitter n'était pas encore utilisé sur les chaînes de télévision pour les missions en direct...

N'étant pas un blogueur influent comme Korben, une célébrité ou autre, je tourne à un peu de plus de 2.000 comptes de personnes que je qualifierai de sensibiliser au logiciel libre, ce qui me semble être un dénominateur commun assez large. Afin d'éviter d'être dans une bulle, je suis aussi des comptes autres…. J'ai régulièrement fait du tri, pour limiter le nombre de compte que je suis. Trop de personnes suivies, c'est beaucoup de bruit, trop d'informations...

J'ai eu des phases où j'ai passé beaucoup (beaucoup trop) de temps sur Twitter. En ce moment, je suis plus dans une phase où je regarde de temps en temps. Au petit déjeuner le matin, un peu le midi, le soir en rentrant. Rapidement en journée. Je réponds au mention, j'ai quelques interactions. Mais je ne suis plus aussi actif que j'ai pu l'être. Je suis passé à autre chose.

Pourquoi partir ?

Avec le temps, je pense que je vais peu à peu partir de Twitter car Mastodon correspond à ce que je cherche et attends de Twitter. Plusieurs personnes ont le même sentiment, celui que Mastodon rappelle les débuts d'Internet. Pour moi qui suis sur Internet depuis 1998 (et là je me rencontre que je vais fêter mes 20 ans d'Internet l'année prochaine), qui suis arrivé sur Twitter 10 ans après, qui est vu l'évolution de Twitter, l'évolution et son arrivée dans le grand public et auprès des stars, des politiques etc. Je me rappelle d'avoir refait le monde en suivant en direct les débats sur Hadopi via Twitter... J'ai eu de très bons moments. Mais Twitter, même si c'est moins pire, ça reste centralisé et quand un outil offre ce que je cherche, correspond à mes besoins et attentes et la question de "Est-ce que Twitter ça vaut encore la peine ?" se pose...

Diaspora ?

Quand on pense décentralisation et réseau social, on pense à ce qui existe déjà, à savoir Diaspora. Diaspora et Mastodon ne sont pas concurrent pas plus que Facebook et Twitter ne sont concurrents. Je dirais que ce sont deux réseaux complémentaires et deux réseaux alternatifs. Et pourtant, Diaspora ne me convient pas. Comme je l'expliquais dans mon billet Diaspora et ses principales spécificités, Diaspora, d'une certaine façon, m'impose de suivre des personnes. C'est le contraire que je cherche et que l'on a sur Twitter et donc sur Mastodon. Je suis une personne car je la connais ou je m'intéresse. Si la personne pense que je l'intéresse ou veut me suivre, elle me suit. Diaspora, j'ai régulièrement des mentions "A commencé à partager avec vous" de parfait inconnus. Et je me retrouve alors avec des messages non sollicités. Je fais régulièrement le travail de partager en retour, en me disant que si la personne a décidé "de partager avec moi", c'est qu'elle s'intéresse à ce que je peux publier. Mais ce mode de fonctionnement en me convient pas.

Le design aussi. Mastodon a repris Twitter à travers Tweetdeck, Diaspora est plus proche d'un Facebook. Avec Mastodon je vais à l'essentiel, j'ai les messages que je suis, ceux qu'on m'envoie et ceux de l'instance publique. J'ai tout rapidement.

Diaspora est plus proche de "Un sujet peut entrainer une longue discussion et des échanges, des messages qui se suivent de type forum" là où Mastodon c'est plus des réactions courtes. Et ce format court qui me plaisait chez Twitter, j'ai le même avec toutefois plus de caractères me permettant de réagir de façon un peu plus longue, mais sans que ce soit digne d'un forum….

Je ne dis pas que Diaspora est à revoir ou autre, juste que à l'heure actuel, cela ne convient pas à mes usages, besoins, attentes. La preuve : j'ai un client Twitter et Mastodon sur mon smartphone, je n'ai plus le client Diaspora (je passe par un ordinateur à chaque fois).

Trop de réseaux ?

Je n'ai pas le temps de maintenir 3, 4, 5 réseaux sociaux. J'avais crée un compte Facebook à la même époque que mon compte Twitter et je n'ai jamais vraiment utilisé Facebook. Ça a été un moment un copier-coller automatisé de mes messages publics Twitter, histoire de toucher un public un peu différent des quelques personnes. Sur Facebook, je suivais quelques personnes qui étaient dessus et qu'on ne trouvait nulle part autre, qui utilisaient Facebook comme un blog et un outil de communication pour parler avec leurs fans (des personnes de la télé des années 80, les stars de mon enfance...)

Le manque de temps, les conditions générales de Facebook, le copier-coller automatisé, font que j'ai enlevé ce système de copier-coller, purger les connexions et pages auxquelles j'étais abonné et mon compte Facebook, bien qu'encore ouvert, ne me sert à rien et je ne me connecte plus dessus depuis des mois (j'ai toutefois une alerte par mail si une connexion se fait, une phrase de passe longue et unique, vu que le compte n'est pas encore fermé).

Et pourtant Twitter m'a permis de faire de belles rencontres

Via Twitter, j'ai découvert beaucoup de personnes, quasiment toutes celles qui constituent mon réseau sociale du monde non numérique actuellement.Des personnes que je ne connais que par leurs personnages publics, que j'ai plaisir à revoir dans le monde non numérique (je rappelle que je parle de monde numérique et non numérique, et non de monde virtuelle et de vraie vie car tout ce que je fais sur Internet et tout autant ma vraie vie si ce n'est plus). Des personnes qui, en dehors du réseau, sont devenu.e.s de véritables ami.e.s, ou au moins des personnes très proches.

Rester ou pas ?

Peu à peu, les personnes qui m'intéressent sur Twitter, mes proches, migrent toutes sur une instance de Mastodon. J'ai besoin de me retrouver avec les miens, dans une sorte de cocon. Ce cocon ce sera Mastodon.

Mais moi qui suis assez régulièrement à aller parler à un public de néophyte, à faire de l'éducation populaire, je me dois d'être là où ce public cible est et il est sur Twitter. Alors je reste, pour utiliser Twitter comme je l'ai toujours fait, comme canal de communication publique et gratuit, pour faire ma propre promotion (publicité ?) ou relayer celles de projets qui me tiennent à cœur, y avoir encore quelques interactions avec les gens n'ayant pas de présence sur Mastodon.

La conclusion ?

Vous pouvez me retrouver sur https://framapiaf.org/@genma, Framapiaf étant une instance Mastodon par Framasoft, un nouveau service du grand projet Degooglisons-internet.org/. En attendant que je lance ma propre instance pour vraiment décentralisé ? Ça tombe bien, des supers contributeurs Yunohost ont fait un package Mastodon. C'est dans la todo-liste et ce sera le sujet d'un prochain billet...

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #16

Pour la 16ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Thuban : Outils utilisés pour m'auto-héberger

Après plusieurs années d'auto-hébergement, certains trouveront peut-être intéressant de savoir quels sont les outils que j'utilise. Mon serveur m'assure actuellement tout ce dont j'ai besoin sur le net : sauvegardes de fichiers, mails, hébergement.

Applications web
Mon serveur héberge :


Aucun de ces outils ne nécessite de base de données sinon SQLite, et c'est cool ! :)
De plus, malgré un matériel très modeste, ça tourne plutôt bien.


Infrastructure
 : Tout est basé sur OpenBSD avec les outils intégrés : httpd, smtpd, spamd...

Matériel : C'est un petit boitier (une ancienne version) avec un disque dur récupéré sur un ordinateur portable + un disque dur externe.


Ce qui me manque
:

Actuellement, rien. je pense qu'un de ces jours, je devrais réfléchir à une interface d'administration pour permettre aux utilisateurs de mon serveur de modifier leurs mots de passe par exemple. En attendant, un accès SSH suffit ^^
Oh si, un moteur de recherche vraiment décentralisé... Ça ça serait chouette !

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mozillaZine-fr : Quoi de neuf dans Firefox Nightly ? 14ᵉ éd.

logo-nightlyLe blog de Firefox Nightly publie les articles de Mike Conley intitulés « These Weeks in Firefox ». Sa 14ᵉ édition rapporte des nouvelles du développement de Firefox. Nous en avons sélectionnées quelques-unes :

Onglets

Le bénévole Kevin Jones a fait un boulot impressionnant sur le projet lazytabs (bogue vieux de 4 ans) qui crée des listes d’onglets ouverts pour les gros consommateurs. Les mesures initiales montrent le potentiel en gains de temps pour les restaurations épiques de sessions :

J’ai fait quelques tests rapides en comparant la restauration lazy avec une restauration normale. Une restauration d’une seule fenêtre avec comme durée l’intervalle entre la première apparition de la fenêtre et le moment où l’interface devient pleinement réactive :

330 onglets :

normale : 11 s
lazy : 1,5 s

502 onglets :

normale : 24 s
lazy : 2,4 s

1 008 onglets :

normale : 85 s (avec des vrombissements de ventilateurs)
lazy : 5,3 s

J’ai observé avec les restaurations lazy, une fois les onglets apparus dans la barre d’onglets, que l’interface était pleinement réactive.

Ces tests ont été réalisés sur Mac OS, version Nightly 20170317213149 (2017-03-28)

Préférences

Une réorganisation de la page des préférences (ou options selon l’OS) a embarqué. Elle est fonction d’études de recherche en expérience utilisateur. Elle prend aussi en charge la recherche, mais cette fonction est actuellement cachée derrière la préférence browser.preferences.search dans about:config.

Animation montrant les capacités de recherche dans la nouvelle page de préférences

WebExtensions

Nous sommes proches d’embarquer le streaming des téléchargements et la possibilité de filtrer les octets de réponses HTTP comme ils arrivent.

Les API des WebExtensions sont désormais téléchargées à la demande (lazy loading).

about:home peut désormais outrepassé dans chrome_settings_overrides (moteur de recherche).

Voici une matrice de compatibilité pour les extensions dans Firefox 57.

Activity Stream

Pour Activity Stream (Test Pilot), les discussions pour l’intégration de Pocket ciblent Firefox 57 pour s’ajouter ou remplacer les mises en avant.

Electrolysis (e10s)

On vise toujours la livraison d’e10s-multi (4 processus de contenu) avec Firefox 55.

Beaucoup de travail sera promu dans Firefox 54 pour le prendre en charge. S’il s’avère que nous passons nos critères de mise en production pour 54 en bêta, nous pourrions envisager d’activer e10s-multi pour une partie non nulle de notre population de sortie en 54. Davantage de détails dans ce document.

La prise en charge de l’accessibilité (a11y) est actuellement prévue pour Firefox 55.

Ingénierie du cœur de Firefox

Doug Thayer travaille à porter le profileur de Gecko en WebExtensions.

L’agent de mise à jour va démarrer comme une continuation de du téléchargement de la mise à jour. On vise la version 55.

Mobile

L’équipe Fennec (nom de code de Firefox pour Android) rapporte une meilleure prise en charge du push pour la vérification de la connexion au compte.

L’équipe Fennec a aussi corrigé une régression empêchant les utilisateurs de Nightly et Aurora de synchroniser l’historique, les onglets, etc.

Pour des détails du développement du remplissage automatique des formulaires, de Photon, de la vie privée et la sécurité, de la recherche, de la gestion du stockage, des expériences de Test Pilot et des sujets abordés ici, lisez l’article original de Mike Conley sur le blog de Firefox Nightly (version de Firefox que nous vous conseillons d’utiliser au quotidien).

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Benoît Boudaud : Red Star OS, une distribution made in « Corédunore »…

On parle beaucoup de la Corédunore ces temps-ci, principalement pour les excentricités de son chef suprême, un petit bonhomme rondouillard et souriant qui s’est donné comme but dans la vie, de placer une charge nucléaire sous la coiffe d’un missile intercontinental et de lancer ce dernier sans qu’il explose sur le pas de tir (si possible).

Outre les bombes atomiques, Kim Jong-un (C’est comme cela qu’il s’appelle) a un autre dada. On dit de lui qu’il est féru d’informatique. Et curieusement, dans cet immense pénitencier qu’est la Corédunore, ce petit homme bien joufflu peut s’adonner à son passe-temps favori en utilisant une distribution issue du monde libre!

En effet, la Corédunore a développé son propre système d’exploitation baptisé Red Star OS et basé sur le noyau Linux. Vous imaginez bien que je n’ai pas résisté à l’envie de tester cette distribution venue d’un autre monde et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a pas été simple. Le téléchargement de l’image iso a été un jeu d’enfant et son installation dans une machine virtuelle s’est bien passée, excepté le fait que j’avais initialement alloué 8 GB de disque dur, ce qui était insuffisant. J’ai donc doublé la charge.

Cliquer pour visualiser le diaporama.

Le problème, c’est que tout est en corédunoréen, la langue locale. Or, je possède des lacunes dans cet idiome. Je dois même vous confesser que je n’en parle pas un traître mot. Dieu merci, je suis tombé sur cet excellent tutoriel qui explique de manière détaillée, la marche à suivre pour installer la distribution en anglais.

Tout se passe dans un terminal. En gros, il faut créer un compte root  en entrant cette commande:

/usr/sbin/rootsetting

Puis il faut se loguer en root puis entrer les commandes suivantes avant de rebooter :

sed -i ‘s/ko_KP/en_US/g’ /etc/sysconfig/i18n
sed -i ‘s/ko_KP/en_US/g’ /usr/share/config/kdeglobals

J’en ai même profité pour mettre le clavier en azerty grâce à la commande setxkbmap fr.

Il vous faudra également entrer la commande  rm /etc/sysconfig/iptables si vous voulez déverrouiller le navigateur Firefox rebaptisé Naenara et surfer librement car je ne vais pas vous cacher qu’il y a quelques restrictions locales dans ce domaine. Voici une courte vidéo qui vous montre à quoi ressemble Red Star OS.

Les fonds d’écran valent le détour également. Au-delà du ton léger que j’adopte pour rédiger cet article, je n’oublie pas la misère et la famine qui frappe ce pauvre peuple victime  de ce régime délirant.

Dernière chose… Nous les Français, nous avons la chance de pouvoir choisir librement nos dirigeants et par la même occasion, notre destinée. Alors demain, premier tour de l’élection présidentielle, quelque soit votre choix, n’oubliez pas de voter.


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Tuxicoman : Le libriste est-il de gauche?

Thuban : S'auto-héberger avec OpenBSD : version 3 en ligne

Après vous avoir bassiné pendant de nombreuses semaines à propos de mon projet "S'auto-héberger avec OpenBSD", j'ai le plaisir d'annoncer l'ouverture en ligne de la nouvelle version.
Si vous en avez assez des élections ce week-end, vous pouvez commencer à prendre soin de votre vie-privée en hébergeant vos services. N'hésitez pas à lire cette nouvelle version et me rapporter toute remarque.

En effet, j'espère publier une version papier prochainement, c'est aussi pour cela que je diffuse en ligne, le maximum de retours m'intéresse. Pour l'instant, je relis calmement, écoute les conseils reçus, attends 2-3 contributions et économise pour payer la publication :)
L'objectif minimum est d'atteindre 89€, j'ai actuellement reçu un don par virement direct (ça évite les commissions) de 10€ et des dons récurrents à hauteur de 1€ sur liberapay. Merci beaucoup ! ^^

J'espère avoir réussi dans cette 3e édition à rendre ce projet plus accessible et mieux expliqué, peu importe que ce soit sous OpenBSD. Certains me reprochent des raccourcis dans mes explications, mais c'est parfois le prix à payer pour motiver le lecteur. L'idée est de vous rendre curieux et vous donner l'envie de reprendre en main vos données.

Voici un aperçu du sommaire :

Introduction Avant-propos L'auto-hébergement : C'est quoi? Avantages et inconvénients. Pré-requis Gérer son serveur Surveiller son serveur Le Pare–feu SSH : administrer à distance SFTP : Envoyer des fichiers sur le serveur Maintenir le système à jour Sauvegardes Héberger un site web Un site simple avec httpd PHP HTTPS Astuces pour httpd Quelles permissions donner à mon site? Gestion des entêtes avec relayd Les bases de données Exemples de services WEB Héberger son courrier électronique Configuration de votre zone DNS pour les mails Création des certificats Configuration d'Opensmtpd Dovecot pour l'IMAP Configurer son client de messagerie Ne pas être mis dans les spams Ajouter un nouveau compte mail Installer un antispam Vérifier que tout fonctionne bien Serveur de noms Principes généraux du DNS DNSSEC Résolveur validant avec cache : Unbound Serveur de noms autoritaire avec NSD Services divers Supervision Synchronisation avec Syncthing Gopher Seedbox Serveur d'impression TOR Serveur de stockage Proxy VPN (OpenVPN) Radio Web Vidéosurveillance Aller plus loin Adresses réseau Aller plus loin avec pf Aller plus loin avec SSH SFTP avec chroot Suggestions d'améliorations avec lynis Remarques complémentaires sur le système Obtenir un certificat SSL Notes et astuces diverses Annexes Liens FAQ : Foire aux questions Merci! Exemples et fichiers

Bonne lecture et à bientôt :)

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elementary OS : elementary Luna 0.2 – Fin de support

Il a été annoncé sur le fil twitter officiel de la team elementary que Luna, la version 0.2 d’elementary, n’était plus supportée et de ce fait ne recevra plus de mise à jour :

⚠️ elementary OS 0.2 Luna has reached End of Life and will no longer receive security updates. It is unsafe to use. Please upgrade ⚠️

— elementary (@elementary) 20 avril 2017

Pour les possesseurs de Luna, il devient impératif de passer à une version plus récente d’elementary, pour cela, plusieurs versions sont disponibles :

  • Freya (disponible pour processeur 32 et 64 bits) sera maintenue jusqu’en avril 2019.
  • Loki, la toute dernière release (uniquement disponible pour processeur 64 bits) sera maintenue jusqu’en avril 2021.

Il n’existe pas de solution logicielle permettant une upgrade de Luna vers Freya ou Loki, en l’état une réinstallation de l’OS est obligatoire.

Le billet elementary Luna 0.2 – Fin de support a été publié sur le site de la elementary OS -

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Raphaël Hertzog : Le logiciel libre a t’il une couleur politique ?

En pleine campagne présidentielle, après avoir échoué à obtenir les parrainages pour Charlotte Marchandise, j’ai décidé de soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Il se trouve que le volet numérique du programme de la France Insoumise est très bien ficelé et fait la part belle aux logiciels libres.

Mais face aux enjeux, ce n’est évidemment pas mon seul critère de choix. L’élément décisif pour ma part est la mise en place d’une assemblée constituante avec des citoyens tirés au sort pour changer nos institutions et notre système électoral à bout de souffle. Il nous faut le jugement majoritaire (cliquez le lien pour tester la méthode sur cette élection présidentielle) pour en finir avec le vote utile. Il faut dépasser la monarchie présidentielle et apprendre à travailler ensemble pour le bien de tous.

Mais même en allant au delà de ces deux aspects, je me retrouve en accord avec le programme de la France Insoumise sur la quasi totalité des thématiques sauf l’Europe et sur le revenu universel (qui est absent!).

Pour autant, je n’aime pas le personnage de Jean-Luc Mélenchon (ce n’est pas pour rien que je soutenais Charlotte Marchandise) et son historique politique (cumul dans le temps…) n’est pas en phase avec mes convictions, mais il n’y a pas de candidat parfait et il a promis de démissionner une fois la nouvelle constitution en place alors je m’en accommode.

Bref, pour en revenir avec le sujet de mon article, très peu de candidats[1] à la présidence ont pris des positions aussi claires en faveur des logiciels libres alors je m’interroge. Est-ce un hasard que le seul projet qui défend le logiciel libre soit aussi celui qui me correspond le mieux par ailleurs ? Ou bien est-ce que le fait que je fasse partie de la communauté du logiciel libre peut avoir une relation avec le côté humaniste/progressiste/écologiste qui m’attire en politique ?

J’ai l’habitude de présenter le logiciel libre comme apolitique, car les gens de gauche y voient un modèle de coopération et de partage des communs, et les gens de droite y voient la liberté totale et un marché ouvert avec une concurrence parfaite. Et parfois j’ai l’impression que cette distinction se retrouve aussi dans la différence de terminologie « logiciel libre » vs « open-source »…

L’existence même de ces deux tendances discréditerait alors la corrélation que je semble observer. Mais tout de même, lorsqu’on parle de « communauté du logiciel libre » j’ai remarqué que ceux qui se reconnaissent derrière ce label sont plutôt des contributeurs qui sont portés par des motivations (au moins partiellement) altruistes et lorsque je discute avec d’autres contributeurs bénévoles aussi impliqués que moi, il est assez rare que je tombe sur des personnes avec des valeurs en forte opposition aux miennes.

Ceux pour qui le logiciel libre se résume à l’open-source ne semblent pas s’identifier à la notion de communauté du logiciel libre et sont moins impliqués/présents/visibles dans les événements qui fédèrent les communautés (conférences, sprints, etc.).

Qu’en dites-vous ? Faites-vous le même constat que moi ? Ou bien avez-vous une expérience diamétralement opposée à la mienne ?

Il est possible (voire probable) que la communauté Debian (dont je fais partie) ne soit pas forcément représentative de l’ensemble de la communauté du libre. L’existence même du contrat social comme texte fondateur explique peut-être un biais vers le côté humaniste/progressiste.

En tout cas, avec le nombre de chercheurs qui ont déjà étudié les développeurs de logiciels libres, je m’étonne que cette problématique n’ait pas encore été étudiée. Si vous connaissez une étude à ce sujet, partagez la dans les commentaires, cela m’intéresse et je rajouterai volontiers un lien dans l’article.

[1] François Asselineau soutient aussi le logiciel libre. Mais j’ai l’impression que c’est plus par anti-impérialisme américain — car les logiciels propriétaires dominants viennent de là — que par conviction.

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Tuxicoman : Debian : connecter une sortie audio bluetooth

Il y a un bug très gênant lorsque l’on veut connecter un périphérique Bluetooth audio (A2DP) sur Debian, celui-ci n’apparaît pas comme sortie audio dans Pulseaudio.
Pourquoi? Parce que GDM le capture avant pour son propre usage.

Pour désactiver ce comportement, créer le fichier /var/lib/gdm3/.config/pulse/client.conf et indiquer dedans ceci :

autospawn = no
daemon-binary = /bin/true

Ensuite donnez le droits de l’utilisateur Debian-gdm au fichier:

# chown Debian-gdm:Debian-gdm /var/lib/gdm3/.config/pulse/client.conf

Puis redémarrez.

Ainsi lorsque vous connecterez le périphérique bluetooth, cecui-ci sera alors bien visible dans les sorties son de pulseaudio.

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Marthym : GitLab-CI + Docker Hub

Il y a pas loin d’un an, j’ai décrit sur l’une des nombreuses manière d’automatiser une release grace à Github et Travis CI.

Depuis, les nouvelles versions de Gitlag intègre des fonctionnalités d’intégration continue. Couplé avec des services comme Framagit qui permettent d’avoir des repos git privé, ça permet d’avoir gratuitement accès à une infrastructure d’intégration continue gratuite pour toutes sortes de projets personnels.

Je prends pour exemple une projet perso en latex SW-Redemption pour vous montrer ce qu’il est possible de faire avec gitlab-ci.

Configuration de gitlab-ci

Un peu comme pour travis qui lit un fichier .travis.yml, gitlab-ci utilise un fichier .gitlab-ci.yml (super original). Mais contrairement à celui de travis, il est vraiment plus simple, en tout cas à fonctionnalités égales. Toute la config est détaillée ici (en anglais).

Voilà ce que j’ai dans mon fichier

before_script: - apt-get update -qq && apt-get install -y -qq texlive-base texlive-xetex texlive-latex-recommended texlive-latex-extra texlive-extra-utils texlive-fonts-recommended texlive-font-utils texlive-lang-french texlive-math-extra texlive-pictures latex-xcolor texlive-bibtex-extra pgf lmodern biber latexmk ghostscript swr-SNAPSHOT: stage: build script: - latexmk -f -r swr-class/latexmkrc || true - mv "build/swr-livre-joueur.pdf" "build/SW-Redemption, Livre du joueur.pdf" artifacts: expire_in: 1 day paths: - "build/SW-Redemption, Livre du joueur.pdf" allow_failure: true
  • before_script C’est tout ce dont j’ai besoin pour construire mes pdf à partir de latex. Comme le addon.apt dans le fichier travis
  • swr-SNAPSHOT C’est le nom du build
    • script les scripts à lancer pour le build
    • artefact Les fichiers du build à publier

Déjà à ce niveau, on voit que l’on crée l’artefact et que l’on a pas à se compliquer la vie avec les clé de connexion au repo. Rien que ça c’est appréciable. Après certes les fonctionnalités de release de Gitlab sont pas les mêmes que celles de Github mais ça fait bien le job.

Bref, la killer feature c’est ça :

image: marthym/latex:1.0.0 swr-SNAPSHOT: stage: build script: - latexmk -f -r swr-class/latexmkrc || true - mv "build/swr-livre-joueur.pdf" "build/SW-Redemption, Livre du joueur.pdf" artifacts: expire_in: 1 day paths: - "build/SW-Redemption, Livre du joueur.pdf" allow_failure: true

Il est possible d’utiliser des images Docker, présentent sur DockerHub. Et ça permet de ne plus avoir à faire les installations pre-build, particulièrement longue pour LaTeX. En plus ça permet aussi de tester le build depuis votre machine dans le container Docker. Pas besoin de committer dix fois pour trouver ce qui ne s’est pas bien installé sur l’image de Travis. Grace à cette fonctionnalité, on connaît exactement la version du système qui lance le build et si l’on utilise des packages en version récente, pas de soucis.

En bref c’est top.

Vous pouvez comparez le gitlab-ci et le travis-ci du projet en question.

Création de l’image Docker

Je fais un paragraphe rapide, c’est pas le but du post.

En gros, il faut se créer son Dockerfile et le pousser sur Github, vous trouverez le mien . Ensuite vous créez un compte sur DockerHub. Puis vous allez dans “Create” » “Create Automated build” et vous choisissez Github. Le reste est assez clair et simple.

Ensuite chaque fois que vous poussez sur Github, ça builde le docker. Une fois builder, il est disponible pour Gitlab-ci.

GitLab-CI + Docker Hub écrit à l'origine par Marthym pour J'ai acheté un PC neuf cassé ... le April 21, 2017.

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Jean-Baptiste Holcroft : La plateforme de traduction Pontoon

Dans un précédent article, j’ai décrit ce qu’était pour moi une bonne plateforme de traduction, voici mon retour d’expérience sur Pontoon. C’est déjà un bon outil alors qu’il est encore en pleine maturation, bien adapté pour les projets bien organisés, moins pour les plateformes génériques/multi-projets (ex: Fedora l10n ou Suse l10n).

La technique

Ça commence bien, même si Pontoon est géré par mozilla (qui pousse le L20N), cet outil prend en charge divers formats bien connus : gettext, XLIFF, L20n, lang, properties, etc.

On voit ici que les développeurs ont compris comment faciliter la vie tant des développeurs que des traducteurs, puisque la synchronisation avec un dépôt est obligatoire, encore une fois les standards sont respectés : SVN, HG et Git. On limite ainsi les risques de désynchonisation, et via un mécanisme de robots, l’outillage est complet pour faire de l’automatisation.

On notera que sur la majorité de ses projets, Mozilla crée des dépôts dédiés pour les traductions, allant jusqu’à faire un dépôt par langue (pour une question de gestion des droits).

Le support au travail d’équipe

La plateforme utilise une structure générale simple et efficace : langue > projet > ressource > interface de traduction. On retrouve cette structure à l’identique dans l’adresse de navigation.

L’entête de la page affiche systématiquement les informations utiles. C’est tellement simple que je n’ai même pas besoin d’une impression d’écran pour l’expliquer :

French fr Plural forms* one, other Script Latin Writing direction Left-to-right Number of literate speakers* 231,632,000 Translated strings 53,584 Suggested strings 16 Fuzzy strings 0 Missing strings 64 All strings 53,664

L’équipe française fonctionne par un mécanisme de validation. Seules quelques personnes peuvent valider le contenu tandis que toutes peuvent suggérer des améliorations. Encore du pragmatisme, bravo à ceux qui ont mis en place ce mécanisme simple et efficace, c’est un peu fermé car tout le monde n’est pas à égalité, mais extrêmement simple à comprendre.

Quand on descend dans un projet, on voit plein d’autres choses utiles, allant du point de contact à l’échéance de traduction, incluant le degré de priorité, les sites de production et de développement et le dépôt… Que demander de plus ?

EU Copyright campaign French : Priority Deadline Mar 10, 2017 Repository github.com/mozilla/copyright Resources Production site · Development site Contact person Théo Chevalier

Si on est capable de voir les contributeurs les plus actifs (et les contacter), il n’est malheureusement pas possible de discuter dans l’outil, que ce soit sur une phrase, sur un projet ou avec le mainteneur. Les échanges doivent donc se reporter sur une liste de discussion, un canal IRC ou autre. Pontoon étant en développement, il est probable que cela vienne un jour.

L’aide à la traduction

L’interface d’édition est simple et efficace, focalisée sur le travail de traduction et ergonomique. On y retrouve les suggestions, la traduction automatique (via mémoire de traduction ou outils en ligne) et les traductions menées par d’autres équipes de traduction.

Les points évoqués dans le travail d’équipe confirme qu’il y a donc nombre d’étapes très limité pour trouver son projet et commencer à travailler, ainsi que pour comprendre le parcours de la traduction à la diffusion/publication de notre travail.

La mémoire de traduction n’est cependant pas interrogeable directement depuis Pontoon, il faut aller sur un autre outil maison de Mozilla.

Bilan

C’est donc globalement une plateforme très intéressante, à laquelle il ne manque pas grand-chose pour pouvoir être utilisé par n’importe quelle structure :

  • une connexion avec autre chose qu’une adresse Mozilla (personna/Firefox sync),
  • des notifications (mail) en fonction des évènements sur la plateforme (nouveau projet à traduire, modifications, etc.),
  • la possibilité d’importer/exporter dans divers formats,
  • l’utilisation de règles qualité lancées sur les traductions.

À ce stade, elle ne pourrait pas vraiment être utilisée par Fedora par exemple, mais on y est presque !

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blog-libre : Des news de Ansible

A ma grande stupeur il n’y a eu quasiment aucune info sur la sortie de la version 2.3 de Ansible le 12/04. En Français rien de rien et en Anglais un malheureux article dans ZDNet vide d’intérêt. Il se trouve que j’attendais avec impatience cette version, profitons-en pour faire le point.

Les grosses news

Ansible s’est fait racheter par Red Hat en octobre 2015. On aurait pu craindre que l’outil soit relégué au second plan mais 18 mois plus tard on constate que le rythme de développement est toujours soutenu et que l’outil continue de s’améliorer. Dans l’absolu le rachat est une excellente nouvelle car ça pérennise Ansible et augmente sa popularité/visibilité derrière le numéro 1 de l’Open Source Red Hat.

Le chantier pour passer Ansible sur Python 3 est en cours et une tech preview du support de Python 3 est disponible depuis Ansible 2.2.

Le dernier point concerne la direction que prend Ansible notamment en développant toute la partie réseau que ce soit au niveau des modules (networking modules) et du fonctionnement de Ansible. Je vous invite à lire deux articles sur ces sujets sur le blog de Ansible (1, 2).

Toujours plus de modules

Voici une short list des nouveautés qui ont attiré mon attention sur les deux dernières versions majeures. Je vous invite à consulter le changelog complet de chaque version pour voir les nombreux autres modules ajoutés.

Changelog Ansible 2.3 :

Changelog Ansible 2.2 :

Et Windows

J’attendais de voir l’évolution de l’automatisation des environnements Windows sur Ansible et c’est (enfin) mature :

  • Depuis un moment les commandes ansible-vault encrypt et ansible-vault decrypt permettent de chiffrer/déchiffrer les informations confidentielles (mots de passe notamment). Ça donnera par exemple ansible windows -m win_ping --ask-vault-pass
  • La liste des modules Windows s’étoffe de plus en plus et a passé un cap à mon sens
  • On peut très bien se passer de Kerberos, personnellement j’ai décidé de gérer la connexion avec le compte administrateur local
  • Abyss Project, Zwindler et IT-Connect ont fait de bons tutos de démarrage pour gérer Windows avec Ansible
  • Il est devenu très simple de configurer un hôte Windows. En prérequis il faut PowerShell 3 installé puis taper quelques commandes

# On exécute PowerShell en tant qu'administrateur (Clic droit puis Exécuter en tant qu'administrateur) # https://github.com/ansible/ansible/blob/devel/examples/scripts/ConfigureRemotingForAnsible.ps1 # ConfigureRemotingForAnsible.ps1 est placé à la racine du C:\\ Set-ExecutionPolicy Unrestricted -Force cd C:\\; .\\ConfigureRemotingForAnsible.ps1 Set-ExecutionPolicy Restricted -Force Remove-Item ConfigureRemotingForAnsible.ps1; exit

J’ai configuré tous mes serveurs Windows et je vais maintenant m’intéresser aux tâches que je peux automatiser.

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blog-libre : Essuyer les plâtres DNS sur Ubuntu

Si il y a une chose dont j’ai horreur c’est d’essuyer les plâtres d’outils mal finalisés. La dernière version d’Ubuntu 17.04 Zesty Zapus est sortie le 13/04 et j’ai eu la chance malchance d’avoir un peu de temps pour mettre à jour mes postes. Mais bon restons positif ça me donne l’occasion d’aider les pauvres malheureux qui vont se retrouver avec des ennuis DNS comme moi.

Un des changements importants apportés par cette nouvelle version est que systemd-resolved est maintenant utilisé comme résolveur DNS par défaut. Afin de jeter un œil vous pouvez faire un petit systemd-resolve status dans votre terminal. Vous pourrez également constater les changements dans le fichier /etc/resolv.conf.

# Dynamic resolv.conf(5) file for glibc resolver(3) generated by resolvconf(8) # DO NOT EDIT THIS FILE BY HAND -- YOUR CHANGES WILL BE OVERWRITTEN # 127.0.0.53 is the systemd-resolved stub resolver. # run "systemd-resolve --status" to see details about the actual nameservers. nameserver 127.0.0.53

nameserver 127.0.0.53 pointe donc en réalité vers le daemon systemd-resolved comme c’est marqué ci-dessus. Chez moi ça se traduit tout de suite par une extrême lenteur pour aller sur le web, parfois des DNS Probe Finished, parfois des timeouts. Joie.

La communauté commence à s’activer et on voit fleurir quelques pistes pour résoudre le problème. J’ai personnellement apprécié cet article en Anglais qui propose dans un premier temps de désactiver DNSSEC source de la majorité des soucis apparemment. Comme il le souligne ce n’est pas propre, ce n’est pas une solution définitive car DNSSEC est utile d’un point de vue sécurité. Dans un second temps il propose de remplacer systemd-resolved par Unbound. C’est radical comme solution mais beaucoup de lecteurs souligneront que c’est LA bonne solution. Je vous fournis le lien pour des tutos en Français (moteur de recherche du Jdh powaaaa !).

Pour ma part j’ai choisi une autre solution moins radicale croisée ici. On peut constater que /etc/resolv.conf est en réalité un lien symbolique pointant vers /run/resolvconf/resolv.conf. On va supprimer ce lien symbolique puis en tirer un autre vers /run/systemd/resolve/resolv.conf qui est un fichier maintenu à jour par systemd-resolved pour compatibilité avec les programmes traditionnels Linux.

ls -la /etc/resolv.conf sudo rm -f /etc/resolv.conf sudo ln -s /run/systemd/resolve/resolv.conf /etc/resolv.conf

Je vous invite à présent à afficher /etc/resolv.conf pour constater le changement. Lorsque les plâtres sur systemd-resolved seront corrigés par les développeurs il vous suffira de faire un rollback en supprimant le lien symbolique et en tirant un lien symbolique vers /run/resolvconf/resolv.conf pour revenir à la configuration initiale.

ls -la /etc/resolv.conf sudo rm -f /etc/resolv.conf sudo ln -s /run/resolvconf/resolv.conf /etc/resolv.conf

Tcho !

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Renault : Participez à la journée de test consacrée à Fedora Media Writer

Aujourd'hui, ce jeudi 20 avril, est une journée dédiée à un test précis : sur la création de média installable pour Fedora. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

Capture_du_2016-04-18_23-41-52.png

Qu'est-ce que la création de média installable ?

Son fonctionnement consiste en la sélection l'image voulue comme Workstation, spin KDE, Server ou autre, procède automatiquement au téléchargement et à l'installation sur un média amovible comme une clé USB disponible et compatible.

L'objectif étant de simplifier la procédure d'installation pour les néophytes, car beaucoup d'utilisateurs se perdent après le téléchargement du fichier ISO traditionnel pour procéder à l'installation. Là, tout sera automatisé et fonctionnel sans intervention particulière. De part cet objectif, ce sera le mode de téléchargement de l'image officielle de Fedora qui sera mis en avant à l'avenir.

La nouveauté par rapport à Fedora 25 est la disponibilité de l'utilitaire pour les images ARM avec installation sur d'autres médias que l'USB (comme une carte SD).

Les tests du jour couvrent :

  • Le téléchargement ou la sélection de l'image souhaitée ;
  • L'installation sur la clé USB ;
  • La conformité de l'image d'installation (c'est-à-dire fonctionnelle) ;
  • Compatible UEFI et BIOS ;
  • Fonctionnel sous Fedora, Windows et Mac OS.

Le test est un peu inhabituel car il porte sur le fonctionnement de l'application sur d'autres systèmes que Fedora que sont Windows et Mac OS. Si vous avez de tels systèmes disponibles, il ne faut pas hésiter à remonter les soucis rencontrés avec eux. Car ce seront évidemment les systèmes préférentiels pour un tel outil.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

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Okki : Ajout de l’affichage tête haute dans les applications GTK+

Plotinus est un projet encore en phase de développement qui offre une palette de commandes aux différentes applications GTK+, ce qui permet de parcourir les différentes fonctions d’un logiciel depuis une boîte de recherche textuelle, plutôt qu’en parcourant les différents menus à la souris.

Si le principe vous parle, c’est qu’il est similaire aux palettes de commandes offertes par un certain nombre d’éditeurs de texte (Atom, Sublime Text, Visual Studio Code…) ou la fonction HUD de l’environnement Unity proposé par Ubuntu.

Comme dit précédemment, le projet est encore jeune et contient par conséquent un certain nombre de limitations, comme l’impossibilité de s’installer facilement ou de pouvoir modifier le raccourci clavier utilisé. Ce dernier point étant problématique, puisque un certain nombre d’applications, telles que Firefox ou LibreOffice Writer, utilisent le même raccourci clavier, rendant l’utilisation du module impossible.

Pour ceux qui souhaiteraient tout de même tester, sous Fedora ou RHEL, il faut tout d’abord installer les paquets git cmake vala gtk3-devel. Sous Ubuntu, Linux Mint ou elementary OS, ça sera git cmake valac libgtk-3-dev.

Vient ensuite la récupération des sources et la compilation :

git clone https://github.com/p-e-w/plotinus.git
cd plotinus
mkdir build
cd build
cmake ..
make

Il ne reste plus qu’à indiquer aux applications GTK+ où trouver le module. Pour cela, il faut éditer le fichier /etc/environment et y ajouter la ligne :

GTK3_MODULES=/chemin/vers/libplotinus.so

Mais si un simple test vous suffit, vous pouvez passer par le terminal et utiliser la même ligne, en y ajoutant le nom de l’application que vous souhaitez tester à la fin. Par exemple, pour l’éditeur de texte, ça donnera :

GTK3_MODULES=/chemin/vers/libplotinus.so gedit

Une fois l’application lancée, vous pouvez tester la fonctionnalité à l’aide du raccourci clavier Ctrl+Maj+P.

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mozillaZine-fr : Le compositeur Quantum arrive dans Firefox 53 pour Windows

Non, il ne s’agit pas d’un musicien mais, comme l’explique Dan Callahan sur le blog Mozilla Hacks, d’un morceau du projet Quantum qui vise à rendre Firefox plus performant (beaucoup plus) en utilisant la puissance de calcul de la carte graphique pour accélérer l’affichage. Extrait de l’article paru aujourd’hui sous le titre « Firefox 53: Quantum Compositor, Compact Themes, CSS Masks, and More » :

Firefox 53, disponible aujourd’hui, inclut cette nouvelle fonctionnalité essentielle : Le processus Quantum Compositor sur Windows. Un compositeur est chargé d’aplatir tous les éléments empilés sur une page web pour produire une image qui peut être affichée sur l’écran. Firefox peut désormais faire tourner son compositeur dans un processus complètement séparé de son programme principal. Ainsi, Firefox continuera à tourner même si le compositeur plante. Il pourra simplement le relancer. Pour plus de détails sur le fait que cela peut réduire le nombre de plantages complet de Firefox, lisez cet article de Anthony Hughes.

Si vous passez à Firefox 53 sur Windows, dites-nous si vous sentez une différence au niveau des performances !

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