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Renault : Élections pour le Conseil, FESCo et FAmSCo cette semaine

Comme le projet Fedora est communautaire, une partie du collège des organisations suivantes doit être renouvelée : Council, FESCo et FAmSCo. Et ce sont les contributeurs qui décident. Chaque candidat a bien sûr un programme et un passif qu'ils souhaitent mettre en avant durant leur mandat pour orienter le projet Fedora dans certaines directions. Je vous invite à étudier les propositions des différents candidats pour cela.

J'ai voté

Pour voter, il est nécessaire d'avoir un compte FAS actif et de faire son choix sur le site du scrutin. Vous avez jusqu'au lundi 14 août à 22h heure française pour le faire. Donc n'attendez pas trop.

Je vais profiter de l'occasion pour résumer le rôle de chacun de ces comités afin de clarifier l'aspect décisionnel du projet Fedora mais aussi visualiser le caractère communautaire de celui-ci.

Council

Le Council est ce qu'on pourrait qualifier le grand conseil du projet. C'est donc l'organe décisionnaire le plus élevé de Fedora. Le conseil définit les objectifs à long terme du projet Fedora et participe à l'organisation de celui-ci pour y parvenir. Cela se fait notamment par le biais de discussions ouvertes et transparentes vis à vis de la communauté.

Mais il gère également l'aspect financier. Cela concerne notamment les budgets alloués pour organiser les évènements, produire les goodies, ou des initiatives permettant de remplir les dits objectifs. Ils ont enfin la charge de régler les conflits personnels importants au sein du projet, tout comme les aspects légaux liés à la marque Fedora.

Les rôles au sein du conseil sont complexes.

Ceux avec droit de vote complet

Tout d'abord il y a le FPL (Fedora Project Leader) qui est le dirigeant du conseil et de facto le représentant du projet. Son rôle est lié à la tenue de l'agenda et des discussions du conseil, mais aussi de représenter le projet Fedora dans son ensemble. Il doit également servir à dégager un consensus au cours des débats. Ce rôle est tenu par un employé de Red Hat et est choisi avec le consentement du conseil en question.

Il y a aussi le FCAIC (Fedora Community Action and Impact Coordinator) qui fait le lien entre la communauté et l'entreprise Red Hat pour faciliter et encourager la coopération. Comme pour le FPL, c'est un employé de Red Hat qui occupe cette position avec l'approbation du conseil.

Il y a deux places destinées à la représentation technique et à la représentation plus marketing / ambassadrice du projet. Ces deux places découlent d'une nomination décidée au sein des organes dédiées à ces activités : le FESCo et le FAmSCo. Ces places sont communautaires mais ce sont uniquement ces comités qui décident des attributions.

Il reste deux places communautaires totalement ouvertes et dont tout le monde peut soumettre sa candidature ou voter. Cela permet de représenter les autres secteurs d'activité comme la traduction ou la documentation mais aussi la voix communautaire au sens la plus large possible. C'est pour l'une de ces places que le vote est ouvert cette semaine !

Ceux avec le droit de vote partiel

Un conseiller en diversité est nommé par le FPL avec le soutien du conseil pour favoriser l'intégration au sein du projet des populations le plus souvent discriminées. Son objectif est donc de déterminer les programmes pour régler cette problématique et résoudre les conflits associés qui peuvent se présenter.

Un gestionnaire du programme Fedora qui s'occupe du planning des différentes versions de Fedora. Il s'assure du bon respect des délais, du suivi des fonctionnalités et des cycles de tests. Il fait également office de secrétaire du conseil. C'est un employé de Red Hat qui occupe ce rôle toujours avec l'approbation du conseil.

FESCo

Le FESCo (Fedora Engineering Steering Committee) est un conseil entièrement composé de membres élus et totalement dévoués à l'aspect technique du projet Fedora.

Ils vont donc traiter en particulier les points suivants :

  • Les nouvelles fonctionnalités de la distribution ;
  • Les sponsors pour le rôle d'empaqueteur (ceux qui pourront donc superviser un débutant) ;
  • La création et la gestion des SIGs (Special Interest Group) pour organiser des équipes autour de certaines thématiques ;
  • La procédure d'empaquetage des paquets.

Le responsable de ce groupe est tournant. Les 9 membres sont élus pour un an, sachant que chaque élection renouvelle la moitié du collège.

FAmSCo

Le FAmSCo (Fedora Ambassadors Steering Committee) est l'équivalent du FESCo sur l'aspect plus humain du projet. Pendant que le FESCo se préoccupera beaucoup plus des empaqueteurs, la préoccupation de ce conseil est plutôt l'ambassadeur.

Voici un exemple des thèmes dont il a compétence :

  • Gérer l'accroissement des ambassadeurs à travers le mentoring ;
  • Pousser à la création et au développement des communautés plus locales comme la communauté française par exemple ;
  • Réaliser le suivi des évènements auxquels participent les ambassadeurs ;
  • Accorder les ressources aux différentes communautés ou activités, en fonction des besoin et de l'intérêt ;
  • S'occuper des conflits entre ambassadeurs.

Les 7 membres de cette équipe sont également entièrement élus avec une durée de mandat d'un an. Chaque élection renouvelle le collège par moitié.

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Thuban : Nobelium : outil de notification

Je bosse sur des bouts de code en ce moment, et dans une application, je voulais proposer des notifications.
Après avoir modifié des bouts de code trouvés ci et là, j'ai pensé que ça pourrait tout aussi bien faire office de remplaçant à notify-send ou autre notifier basé sur GTK ou autre : Nobelium était né.
Ce dernier se base sur tkinter, c'est donc très léger. Il affiche un message à l'emplacement souhaité de l'écran, peut contenir des images, il est animé et ses couleurs peuvent être modifiées.

Vous trouverez le code sur framagit : https://framagit.org/Thuban/No

Voici à quoi il ressemble :

alt

alt

À titre d'exemple, j'ai utilisé ce code pour écrire un démon qui m'envoie des notifications sur ce que mon lecteur de musique MPD joue que j'ai appelé Mn.
Voici ce que ça donne :

alt

Enjoy ;)

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Renault : Fin de vie de Fedora 24

C'est en ce mardi 8 août 2017 que Fedora 24 a été déclaré comme en fin de vie.

Qu'est-ce que c'est ?

Un mois après la sortie d'une Fedora version n, ici Fedora 26, la version n-2 (donc Fedora 24) est déclarée comme en fin de vie. Ce mois sert à donner du temps aux utilisateurs pour faire la mise à niveau. Ce qui fait qu'en moyenne une version est officiellement supportée pendant 13 mois.

En effet, la fin de vie d'une version signifie qu'elle n'aura plus de mises à jour et plus aucun bogue ne sera corrigé. Pour des questions de sécurité, avec des failles non corrigées, il est vivement conseillé aux utilisateurs de Fedora 24 et antérieurs d'effectuer la mise à niveau vers Fedora 26 ou 25.

Que faire ?

Si vous êtes concernés, il est nécessaire de faire la mise à niveau de vos systèmes. Vous pouvez télécharger des images CDs plus récentes.

Il est également possible de faire la mise à niveau sans réinstaller via DNF ou GNOME Logiciels. Pour cela, taper les commandes suivantes en root dans votre terminal :

Notez que vous pouvez également passer directement à Fedora 26 par ce biais en changeant le numéro de version correspondante dans la ligne idoine. Cependant cette procédure est plus risquée car moins testée.

GNOME Logiciels a également dû vous prévenir par une pop-up de la disponibilité de Fedora 25 ou 26. N'hésitez pas à lancer la mise à niveau par ce biais.

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Jean-Baptiste Holcroft : La généalogie avec Linux

Ayant des difficultés à comprendre qui-est-qui dans les arbres familiaux, un dessin m’est souvent bien utile. Voici la solution que j’ai trouvée pour avoir un arbre généalogique avec des logiciels libres.

Ayant ma belle-famille en Europe de l’Est, s’ajoute à ma difficulté de compréhension des relations …

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Thuban : Personnaliser l'écran de connexion d'OpenBSD : xenodm

OpenBSD propose par défaut un écran de connexion géré par xenodm, tout comme le fait aussi gdm, kdm ou lightdm. Cependant, son apparence par défaut laisse à désirer...

Puisque je n'ai pas forcément envie d'installer un autre gestionnaire de connexion, c'est parti pour configurer xenodm.

Tout d'abord, notez que la configuration se déroule dans un fichier /etc/X11/xenodm/Xresources. Puisque je ne veux pas risquer que ma configuration soit écrasée par une mise à jour, je vais la réaliser dans un autre fichier que celui par défaut.

doas cp /etc/X11/xenodm/Xresources /etc/X11/xenodm/Xresource-custom

Toutes les modifications se feront dans /etc/X11/xenodm/Xresource-custom. Je le précise dans la configuration de xenodm. Pour ça, on édite le fichier /etc/X11/xenodm/xenodm-config :

! DisplayManager*resources: /etc/X11/xenodm/Xresources DisplayManager*resources: /etc/X11/xenodm/Xresources-custom

Avant de configurer, je voudrais changer le fond derrière le widget de connexion. Il faut pour ça éditer le fichier /etc/X11/xenodm/Xsetup_0 pour y mettre par exemple une commande remplissant l'écran avec un fond uni :

xsetroot -solid "#001932"

Ou bien qui appose un fond d'écran (disponible ici) :

/usr/local/bin/feh --bg-scale /home/xavier/Images/Wallpapers/jarvis.jpg

Pensez à bien mettre le chemin complet vers l'outil qui définit le fond d'écran. Notez que vous pouvez lancer n'importe quelle commance, comme par exemple un terminal ou autre :

xterm +sb -bg black -fg green -geometry 100x22-0-0 cmatrix &

On peut commencer la configuration à proprement parler en modifiant le fichier /etc/X11/xenodm/Xresource-custom. Chaque élément de configuration est expliqué ici. Principalement, j'ai modifié les couleurs, les polices et les messages "login" et "password" pour obtenir ça :

Et voici la configuration :

! $OpenBSD: Xresources.cpp,v 1.1 2016/10/23 08:30:37 matthieu Exp $ ! ! ! ! ! xlogin*login.translations: #override \\ CtrlR: abort-display()\\n\\ F1: set-session-argument(failsafe) finish-field()\\n\\ Left: move-backward-character()\\n\\ Right: move-forward-character()\\n\\ Home: move-to-begining()\\n\\ End: move-to-end()\\n\\ CtrlKP_Enter: set-session-argument(failsafe) finish-field()\\n\\ KP_Enter: set-session-argument() finish-field()\\n\\ CtrlReturn: set-session-argument(failsafe) finish-field()\\n\\ Return: set-session-argument() finish-field() xlogin*greeting: .: AUTH ON CLIENTHOST :. xlogin*namePrompt: login = xlogin*passwdPrompt: password = xlogin*fail: Login incorrect xlogin*greetFont: Hack-16:dpi=75 xlogin*font: Hack-14:dpi=75 xlogin*promptFont: Hack-14:dpi=75 xlogin*failFont: Hack-14:dpi=75 xlogin*greetFace: Hack-14:dpi=75 xlogin*face: Hack-14:dpi=75 xlogin*promptFace: Hack-14:dpi=75 xlogin*failFace: Hack-14:dpi=75 ! Change this according to your screen ! Use ``xdotool getmouselocation`` to find coordinates xlogin.Login.width: 220 xlogin.Login.height: 140 xlogin.Login.x: 280 xlogin.Login.y: 50 ! Colors xlogin*background: #000001 ! The color used to display the input typed by the user. xlogin.Login.foreground: #52AEF4 ! The color used to display the greeting. xlogin.Login.greetColor: #21B4FD !The color used to display prompts. xlogin.Login.promptColor: #52AEF4 ! fail text color xlogin*failColor: red ! input background color xlogin*inpColor: #000001 xlogin*borderWidth: 0 xlogin*frameWidth: 0 xlogin*innerFramesWidth: 0 xlogin.Login.sepWidth: 0 xlogin.Login.sepWidth: 0 ! If set to true, a placeholder character (echoPasswdChar) will be shown for fields normally set to not echo, such as password input. The default is false. xlogin.Login.echoPasswd: true xlogin.Login.allowRootLogin: false XConsole*background: black XConsole*foreground: white XConsole*borderWidth: 2 XConsole*borderColor: grey XConsole.text.geometry: 480x130 XConsole.verbose: true XConsole*iconic: true XConsole*font: fixed

À votre tour de montrer votre écran d'accueil. Les possibilités sont infinies, laissez libre cours à votre imagination! N'oubliez pas que vous pouvez lancer n'importe quelle commande en éditant le fichier Xsetup_0. Qui a envie de mettre un conky ? Des widgets qui vont chercher une VDM? Ou bien le script ci-dessous (cadeau!) :

#!/bin/sh # Auteur : thuban # licence : MIT # Description : surprise ! URL="$(/usr/bin/ftp -o - 'http://feeds.feedburner.com/BonjourMadame?format=xml' | /usr/bin/grep -o 'src="http[^"]*"'| /usr/bin/cut -d\\" -f2 | /usr/bin/head -n1)" ftp -o /tmp/bm.jpg "$URL" /usr/local/bin/display /tmp/bm.jpg &

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Littlewing : Retour d’expérience sur les pipelines JENKINS

Depuis quelques mois, je travaille sur la migration des jobs JENKINS vers des pipelines JENKINS . Les pipelines sont une nouveauté fournie par JENKINS 2. Ça permet de décrire le cycle de vie d’un build par un DSL GROOVY

Exemple :

#!/usr/bin/groovy @Library('malibrairie')_ node { echo 'Demarrage du Build' final MAVEN = "MAVEN-3.2" final JDK = "JDK8" try { /* Extraction GIT/SVN + Initialisation des proprietes */ stage('Clean & Init') { scm checkout } stage('Build'){ withEnv(["PATH+MAVEN=${tool MAVEN}/bin", "PATH+JAVA=${tool JDK}/bin"]) { sh "mvn -X clean deploy -Pjdk6 -Pdev -DenvClassifier=dev -Dmaven.test.skip=true } } stage('Quality') { // lancement sonar } } catch (exception) { currentBuild.result = 'FAILURE' throw exception } finally { // } }

 

Bon je ne vous ferai pas un cours sur les pipelines, il y a déjà plusieurs sites qui font ça mieux que moi . Je vais me concentrer sur mon retour d’expérience

Les sharedlib

Ca c’est la killing feature! On peut centraliser les comportements communs à tous les builds et fournir aux projets dans leurs fichiers Jenkinsfile toute une librairie de composants. Celle-ci permet de réellement factoriser le développement des fonctionnalités de l’usine logicielle. En plus, si on couple tout ça à un repo GIT, le cycle de vie est tout trouvé: On développe sur une branche, on peut également la tester dans JENKINS et une fois OK, on publie le tout dans la branche master. Une fois publié, l’ensemble des jobs reçoit la mise à jour. Quand vous avez plus de 50 jobs à administrer, ça représente un gain de temps considérable.

Personnellement j’ai choisi de tout centraliser le comportement dans la sharedlib. De ce fait, le pipeline configuré dans chaque projet à cette forme :

#!/usr/bin/groovy mavenNode{ mavenJee{ deployment=false } }

 

Exemple d’invocation d’une librairie #!/usr/bin/groovy @Library('malibrairie')_

 

Exemple d’invocation d’une librairie sur une branche #!/usr/bin/groovy @Library('malibrairie@mabranche')_ Les plugins liés à GITHUB

Sur le papier, c’est génial. On a le plugin GITHUB Organization Plugin qui permet de mapper les repo GITHUB sur une instance JENKINS.

Cependant, en entreprise, c’est difficilement utilisable ( sauf si votre entreprise opte pour une appliance ), surtout si vous avez un proxy. En effet, le plugin GITHUB API ne supporte pas les proxy. Bref, je n’ai pas pu pleinement exploiter toutes les fonctionnalités d’un couplage GITHUB/JENKIINS.

La documentation

Même si l’équipe a refait toute la doc, je ne la trouve pas top. J’ai eu du mal à m’y faire au début. J’ai eu plus d’informations en naviguant sur quelques repo GITHUB que sur la documentation.Pour la référence de tous les steps, ça va, mais je ne la trouve pas didactique.

En résumé

Même si il y a quelques déconvenues, les pipelines sont une évolution majeure de JENKINS. Ca m’a permis de perdre du temps dans les écrans d’administration et de factoriser les différents build grâce à du code GROOVY.  Si vous avez encore des JOBS JENKINS « legacy », n’hésitez plus !

Pour aller plus loin

Si vous voulez plus d’exemples et de détails je vous conseille ces liens :

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nIQnutn : nano pour les nuls

nano est un éditeur de texte, en console ou en terminal, très utile pour modifier les fichiers de configuration de son système. Installé par défaut sur Debian, nano est relativement simple à utiliser. La prise en main et les débuts avec un éditeur de texte comme nano s'avère déroutante pour les débutants, par contre cet outil est très utile voire indispensable dans certaines situations.
Son utilisation implique d'utiliser uniquement le clavier. Il sera donc nécessaire de connaître les principaux raccourcis clavier correspondants aux fonctions importantes. L'objectif de cet article est d'apporter les connaissances essentielles sur nano expliquées pas à pas afin qu'un utilisateur, même débutant, puisse utiliser cet éditeur de texte sans crainte.

Je vous rassure, c'est à la portée de tout le monde. Si vous en avez besoin, vous pouvez imprimer le récapitulatif des différentes commandes et le garder à côté de vous. L'utilisation de nano n'est pas indispensable mais c'est une solution à privilégier dans les cas d'entraide sur les forums, IRC, ... Dans les autres cas, libre à vous d'utiliser les outils qui vous conviennent le mieux.

Je ne prendrai pas le temps de vous détailler pourquoi utiliser nano (ou tout autre éditeur de texte depuis le terminal) plutôt qu'un éditeur avec une interface graphique. Pour faire rapide, c'est principalement pour des raisons de sécurité et qu'en cas de problème, votre interface graphique pourrait ne pas être disponible (expérience vécue avec un fstab mal configuré).

Pour ceux qui ne sont pas encore à l'aise avec l'utilisation du clavier ou qui veulent en savoir un peu plus, je vous invite à consulter la présentation / atelier de Jérôme Choain aka jcfrog avant d'attaquer la suite.
Souris et clavier: Les bases

Pour faciliter la compréhension, j'ai ajouté des vidéos courtes pour illustrer l'utilisation de nano. Vous verrez en même temps tout ce qui est saisi au clavier et les raccourcis utilisés.
Par souci de simplification, l'article ne précisera qu'un seul raccourci-clavier par fonction. Il peut exister plusieurs raccourcis pour une seule fonction. Pour en savoir plus, consulter l'aide ou le récapitulatif.

nano 2.7.4-1
gnome-terminal 3.22.2-1
Debian GNU/Linux 9.0 (stretch) Sommaire
  1. Ouvrir un fichier
  2. Quitter nano
  3. Sauvegarder un fichier
  4. Afficher l'aide
  5. Éditer un fichier
    1. Naviguer
    2. Rechercher
    3. Annuler la dernière opération
    4. Copier / Coller
    5. Remplacer
  6. Lecture seule
  7. Faire une copie de sauvegarde du fichier
  8. Ouvrir une copie vide
  9. Ouvrir un fichier avec les droits administrateurs
  10. Gnome-Terminal
  11. Récapitulatif
  12. Conclusion
  13. Ressources
Ouvrir un fichier

Pour commencer, on va simplement ouvrir un fichier texte.


$user nano

Si le fichier n'est pas spécifié ou qu'il n'existe pas encore au lancement de nano, il sera vide. Sinon, nano affichera le contenu du fichier.

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Petite explication sur l'interface de nano:

  • première ligne: nom du fichier en cours d'édition
  • au centre: le contenu du fichier (avec le curseur)
  • en bas: l'aide avec les fonctions principales et les raccourcis associés
Quitter nano

Si c'est la première fois que vous utilisez nano, vous allez certainement vous demander comment fermer l'éditeur de texte. En bas de l'écran, on trouve un bandeau avec les raccourcis clavier, notamment celui pour Quitter. Pour ceux qui n'ont pas appris le Geek comme langue étrangère, je vous fais la traduction:
^X Quitter : ça signifie appuyer sur les touches Ctrl+X pour Quitter

Si vous n'avez pas effectué de modifications sur le fichier, le fichier se fermera directement.

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Il existe un autre raccourci pour quitter: F2

Si vous n'arriver pas à quitter avec F2, c'est que le terminal a affecté cette touche pour une autre fonction. Pour modifier le comportement des touches F1 à F12, il faut éditer les préférences du terminal (cf. Gnome-Terminal). Si le fichier a été modifié

Si vous êtes un utilisateur compulsif et vous avez modifié le fichier, le message suivant apparaîtra:
Écrire l'espace modifié ? (Répondre « Non » ABANDONNE les modifications.)
Il faudra confirmer votre choix (quitter nano sans enregistrer les modifications) en tapant sur N puis Entrée.

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Sauvegarder un fichier

Maintenant on va éditer notre premier fichier avec nano. Une fois les modifications effectuées sur le document vous pouvez l'enregistrer avec Ctrl+O.

En bas de la fenêtre, vous verrez apparaître: "Nom du fichier à écrire: "
Il suffit de taper sur la touche Entrée pour valider les modifications. Ensuite, vous pouvez quitter nano normalement.

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Autre cas possible, vous décidez de quitter l'application alors que vous avez effectué des modifications. Vous verrez apparaître le message: "Écrire l'espace modifié ? (Répondre « Non » ABANDONNE les modifications.)"
Taper sur la touche O pour enregistrer puis Entrée .

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Afficher l'aide

On a vu les quelques commandes essentielles pour survivre avec nano: ouvrir, fermer et enregistrer les modifications. Vous pourriez arrêtez la lecture ici, mais cette partie vous sera utile, surtout pour éviter de chercher un peu partout de l'aide ou une explication.
Pour activer l'aide de nano, il faut utiliser le raccourci clavier Ctrl+G. Cela vous permettra d'afficher les raccourcis clavier disponible et découvrir toutes les fonctions disponibles. On y retrouve par exemple l'explication sur la notation des raccourcis clavier.

Les raccourcis sont représentés de la façon suivante :
  • la touche « Contrôle » est représentée par l'accent circonflexe (^) et peut être entrée soit via la touche Contrôle (Ctrl), soit en pressant 2 fois la touche « Échap. ».
  • Les séquences d'échappement sont représentées par le symbole « Méta » (M) et peuvent être entrées via les touches « Échap. », « Alt. » ou « Méta » selon la configuration de votre clavier. Appuyer 2 fois sur la touche « Échap. » puis entrer un nombre à 3 chiffres entre 000 et 255 insère le caractère de code correspondant.

En complément de l'aide vous avez aussi les commandes man nano et nano --help .

Éditer un fichier

Il nous reste à découvrir les fonctions principales permettant d'éditer un fichier texte. Évidemment, cela inclut savoir comment naviguer dans un document (qui peut être très long), copier/coller du texte, utiliser les fonctions de recherche/remplacement et annuler les dernières opérations.

J'en profite pour vous donner la solution pour annuler une opération en cours: Ctrl+C

Naviguer

Pour se déplacer, on utilisera principalement les flèches du clavier:

  • Vers le haut: ↑
  • Vers le bas: ↓
  • Vers la gauche: ←
  • Vers la droite: →

Pour des fichiers un peu plus longs, il existe d'autres raccourcis clavier pour aller à l'écran suivant/précédent:

  • Aller à l'écran suivant: Page Up
  • Aller à l'écran précédent: Page Down

Certaines lignes peuvent être longues et on aimera certainement gagner du temps en se déplaçant directement au début ou la fin de la ligne:

  • Aller en début de ligne: Début
  • Aller en fin de ligne: Fin

Encore plus rapide, il est possible d'aller directement à emplacement défini. Pour aller à une ligne et colonne : saisir Ctrl+_ (caractère de soulignement ou underscore). Le message suivant apparaît en bas de l'écran: "Entrez : numéro de ligne, numéro de colonne : x,y"
Indiquer le numéro de la ligne x suivi d'une virgule et du numéro de la colonne y.
On peut afficher la position du curseur et les informations du fichier avec Ctrl+C.

Rechercher

En complément de la navigation, la fonction de recherche vous sera probablement utile. Pour rechercher une chaîne de caractère on utilise Ctrl+W. En bas, on voit apparaître le message: "Recherche: "
Il suffit de saisir le terme ou l'expression rationnelle puis lancer la rechercher en appuyant sur Entrée.
Pour chercher le prochain résultat, il faut utiliser Alt+W.

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Annuler la dernière opération

Lorsque que l'on fait une erreur lors de la modification d'un fichier, il est utile de pouvoir annuler et revenir en arrière :

  • Pour annuler la dernière opération: Alt+U
  • Pour refaire la dernière opération annulée: Alt+E
Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Copier / Coller

L'utilisation de copier/coller est certainement la fonctionnalité qui vous sera le plus utile. On va voir trois solutions possibles pour effectuer un copier/coller:

  • Couper / Coller une ligne du fichier
  • Coller depuis un autre fichier
  • Copier / Coller via le terminal
Couper / Coller une ligne

Une solution assez basique en coupant/collant des lignes du fichier en cours d'édition.

  • Pour couper la ligne courante vers le presse-papiers: Ctrl+K
  • pour coller le presse-papiers à partir de la ligne courante: Ctrl+U
Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Coller depuis un fichier

Il est possible d'insérer un fichier dans l'espace en cours d'édition.
On copie le contenu du fichier avec la commande Ctrl+R puis on indique le chemin du fichier lorsque le message suivant s'affiche: "Fichier à insérer [à partir de ./] : "

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Copier / Coller via le terminal

Les solutions pour copier/coller avec nano sont limitées ou peu pratiques. On va donc profiter des solutions offertes par le terminal pour retrouver un comportement "traditionnel" permettant de copier/coller du texte entre plusieurs applications. Par exemple, si vous avez trouvé une solution dans un forum ou sur un wiki vous aurez envie de copier la solution depuis votre navigateur et coller dans votre fichier ouvert avec nano.

Depuis le menu "Édition" du terminal, vous trouverez les fonctions Copier et Coller. On peut également utiliser les raccourcis-clavier pour Gnome-Terminal / xfce4-terminal :

  • Copier: Maj+Ctrl+C
  • Coller: Maj+Ctrl+V
Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Remplacer

Il est possible de remplacer une chaîne de caractère. On utilisera le raccourci clavier Alt+R pour lancer la fonction.

  • "Recherche (à remplacer): ": saisir le terme à remplacer
  • "Remplacer par: ": saisir le terme de remplacement
Pour finir, on obtient le message suivant: "Remplacer cette occurrence ? O Oui       T Tous       N Non       ^C Annuler"
Choisir entre Oui (remplacer une seule occurrence), Non (passer à la prochaine occurrence), Tous (remplacer toutes les occurrences) ou Annuler pour arrêter la fonction de remplacement. Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Lecture seule

Il est possible d'utiliser nano uniquement pour consulter un fichier et éviter toute modification.


$user nano -v Faire une copie de sauvegarde du fichier

Il arrive de devoir modifier un fichier important mais par sécurité on souhaite garder une copie du fichier original avant modification. Utile pour retrouver un système fonctionnel suite à des modifications hasardeuses.


$user nano -B

Le fichier de sauvegarde est enregistré dans le même répertoire, avec le même nom de fichier et suffixé avec le caractère ~ (c'est donc un fichier caché).

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! La fonction de sauvegarde ne permet de garder que la dernière version du fichier (vous n'aurez donc pas d'historique des modifications). Si besoin, ne pas hésiter à copier/enregistrer le fichier pour en garder plusieurs versions. Ouvrir une copie vide

il arrive parfois de vouloir modifier un fichier mais que l'on souhaite repartir d'un fichier vierge. Dans ce cas, il est possible d'utiliser la fonction --noread.


$user nano --noread

Attention, le fichier ouvert sera vide mais écrasera bien le fichier existant. Cette fonction s'avère utile lorsque l'on va importer le contenu d'un autre fichier (on s'économise la suppression du fichier).

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Ouvrir un fichier avec les droits administrateurs

Puisque ce n'est pas évident pour tout le monde, on va revoir comment éditer un fichier avec des droits limités.
Par exemple, c'est le cas fichier /etc/apt/sources.list pour activer des dépots ou /etc/fstab pour monter des partitions.
Ces fichiers sont indispensables au fonctionnement du système. C'est pour cette raison que seul l'utilisateur root peut les modifier et pas un utilisateur lambda.

Pour effectuer des modifications (la lecture est possible sur la plupart des fichiers de configurations), il faut obtenir les droits root. On va utiliser la commande su qui permet de changer d'utilisateur:


$user niqnutn@debian:~$ su Mot de passe : root@debian:/home/niqnutn#

Sur la dernière ligne on voit bien root (c'est le nom de l'utilisateur en cours d'utilisation).

Dans le doute et pour vérifier avec quel utilisateur vous êtes connecté, une petite commande à connaître: whoami


#root whoami root

Maintenant vous pouvez éditer votre fichier mais soyez prudent.

Il n'y a aucun changement dans le comportement de nano, mais je vous conseille d'utiliser la commande suivante pour faire une sauvegarde du fichier:


#root nano -B

Vous pouvez copier le fichier d'une autre manière mais pensez-y, ça vous sera utile.

Quand vous avez fini, pensez à vous déconnecter de l'utilisateur root avec la commande exit.

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo ! Mettez-vous à jour ! Gnome-Terminal

Par défaut Gnome-Terminal affecte la touche F1 au sommaire du terminal. Personnellement, je n'en ai pas besoin et je préfère utiliser ce raccourci pour mes applications comme nano.

Pour désactiver la touche F1, il faut aller dans Préférences > Raccourcis et dans la section Aide. Vous verrez une entrée nommée "Sommaire" avec le raccourci F1 en face.
Il suffit de cliquer dessus et d'appuyer sur la touche Retour pour désactiver.

Récapitulatif

Télécharger le fichier nano.pdf
Télécharger le fichier source nano.odt

Conclusion

Après lecture de cet article, vous devriez être en mesure d'utiliser nano sans trop de difficultés. Volontairement, toutes les fonctionnalités n'ont pas été expliquées pour faire une synthèse accessible aux débutants. Libre à vous de lire la documentation et explorer les autres possibilités offertes par nano ou d'attendre un article complémentaire pour approfondir son utilisation.

Il existe un problème avec l'utilisation de nano avec les raccourcis et nos claviers AZERTY. Cela oblige parfois à utiliser une touche supplémentaire Maj ou AltGr ce qui rend l'utilisation de certaines fonctions un peu pénibles.

Ressources

2016 nIQnutn CC-BY

Gravatar de nIQnutn
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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #31

Pour la 31ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

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Jean-Baptiste Holcroft : NextCloud 12 est disponible sur YunoHost

Il y a trois mois maintenant, nous apprenions la sortie de la version 12 de Nextcloud. Celle-ci est désormais disponible sur YunoHost !

La fonctionnalité la plus pratique pour moi est l’amélioration du partage de fichier dont je fais un usage intensif, le reste concerne l’amélioration de l’intégration …

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Max Koder : Migration de mon blog en mutualisé pour Yunohost

Du mutualisé pour Yunohost

Ça y est, c’est fait. Si vous pouvez lire ceci, c’est que personne n’a encore fait tomber mon serveur, et que la connexion internet tient bon. Oui, vous êtes chez moi, dans mon salon, à coté de ma télé : J’ai quitté le mutualisé pour Yunohost ; Ce blog est maintenant auto-hébergé

Vous êtes là, dans le Raspberry rose ^^

Bon forcément si vous êtes ici, c’est que vous voulez en savoir plus. Voyons comment j’ai migré mon blog en mutualisé pour Yunohost.

Quitter le mutualisé pour Yunohost

Si j’en parle ici, c’est que ça ne me paraît pas aussi banal que ça en a l’air.
Je ne suis pas sysadmin, je n’avais jamais géré de serveur auparavant, je découvre en même temps que je fais. Pour tout vous avouer, j’ai envoyé mes premiers fichiers avec sftp via le terminal il y a moins de 72 heures. Non, je ne m’étais jamais aventuré à quitter Filezilla pour le Shell.

Ça fait une petite dizaine d’années maintenant que j’ai mis mon premier site en ligne, et depuis tout ce temps, je n’ai jamais utilisé que du mutualisé. Je n’ai pas beaucoup de trafic, ni besoin de grosse architecture, ni de gros besoin d’ailleurs, alors le mutualisé me suffit.
En plus c’est simple, tout en interface graphique sur un navigateur, pas à se faire chier sur les DNS ou les ports etc. Alors devoir tout gérer par la console en accès distant, ça déroute.
Et si ça n’a pas été clair pour moi dès le début, j’ose imaginer que ce le sera également pour d’autres.

Ce que j’ai

Posons le problème. J’ai un hébergement sur un mutualisé avec un nom de domaine à moi. Dessus je n’ai qu’un blog sous WordPress et sa base de données.
Je souhaite basculer ça sur un Yunohost qui tourne déjà. Bien entendu, il faut que le site soit le moins indisponible possible.
Voyons comment faire cela.

Créer le domaine

Tout d’abord, il faut créer le nom de domaine sur Yunohost. Il ne sera pas fonctionnel tout de suite, nous verrons ça plus tard.
Pour ma part, je créé donc le domaine max-koder.fr, que je veux récupérer de mon hébergeur.

Webapp

Ensuite, au lieu d’installer l’application WordPress officielle de Yunohost, j’ai préféré installer une Custom Webapp, qui offre une DB si besoin et un accès FTP, bien plus pratique si on veut faire joujou avec ses fichiers.

 

Notez le mot de passe FTP, il sera utile.

Étant donné que je souhaite avoir mon blog sur le domaine max-koder.fr et non pas sur un sous domaine, j’ai mis simplement / dans le chemin.
Il ne sera donc plus possible d’installer d’autres applications sur le domaine :

Récupération des fichiers du mutualisé

J’en parle vite fait, bien que ce soit logique : Il faut avant tout récupérer les fichiers de votre site qui sont chez l’hébergeur, afin de les balancer sur Yunohost.
En plus ça fera office de sauvegarde si une coquille se passe

Pour ma part, j’ai choisi d’installer un plugin afin d’afficher une maintenance sur le site lors du transfert.
Ce n’est pas très utile, mais ça peut éviter que quelqu’un ne poste un commentaire sur l’ancien domaine pendant la propagation des DNS. Je ne l’ai pas activé de suite pour avoir une disponibilité du blog la plus longue possible, mais installé pour avoir ce plugin dans ma sauvegarde, que je basculerai sur Yunohost, afin d’avoir exactement les mêmes fichiers sur les 2 serveurs.

La sauvegarde de la base de données se fera le plus tard possible pour tuiler au maximum.

Modification du /etc/hosts

Pour pouvoir mettre les fichiers sur Yunohost, il va falloir se connecter au FTP de votre serveur, et plus précisément le FTP de la Custom Webapp.
Pour cela vous pouvez indiquer l’adresse IP du serveur si celle-ci est fixe, ou mettre le nom de domaine affecté.

Le problème, c’est que les DNS ne pointent toujours pas vers votre serveur Yunohost. Si c’est déjà le cas, vous avez été plus vite que la musique, et votre blog est certainement indisponible.
De plus, si vous mettez les fichiers par FTP avec pour hôte l’IP du serveur, le transfert fonctionnera, mais pas le blog : Tous vos liens internes pointent vers votre domaine et non l’IP.

Pour cela, il suffit de modifier le fichier hosts de votre machine (pas du serveur hein, votre ordinateur). Il existe sous Linux, Windows et Mac et permet de faire une correspondance entre un nom de domaine et une IP, avant d’aller chercher sur les serveurs DNS.
Nous allons donc pouvoir duper le navigateur et logiciel FTP, afin de diriger chaque requête à votre domaine sur l’adresse IP du serveur. Cette modification n’affectera bien sûr que votre ordinateur, les utilisateurs continueront d’avoir accès au mutualisé.

En fonction de votre OS, ouvrez votre fichier hosts avec les droits requis. Sous Linux, il se trouve à l’emplacement /etc/hosts.
Puis ajoutez une nouvelle ligne avec l’IP et votre nom de domaine :

78.195.242.45 max-koder.fr

Sauvegardez, et testons cela. En ouvrant le navigateur avec un onglet privé (pour éviter le cache), puis en tapant votre nom de domaine, vous devriez être redirigé vers une page blanche avec une photo de chaton, si si.
Sur cette même page, vous trouverez l’utilisateur associé au compte FTP, généralement webapp1.

Envoi des fichiers sur le FTP

Bon je ne vais pas vous expliquer comment on balance les fichiers du blog sur votre nouveau FTP. Mais sachez qu’avec Yunohost il faut travailler en SFTP, sur le port 22 par défaut. L’identifiant est celui que vous avez dû voir affiché sur la page web à l’étape juste au dessus, et le mot de passe est celui définit à l’installation de la Custom Webapp.

En revanche pour l’hôte, je vous conseille de travailler comme suit :
Pour ma part, j’ai créé 2 sites dans Filezilla. Le premier a pour hôte max-koder.fr, pour gérer mes fichiers lorsque je suis au boulot, en week-end etc. En revanche, j’ai créé un second site, dont l’hôte est l’IP locale du serveur, soit 192.168.0.34. Cela me permet de travailler directement sur le serveur en local, qui est bien plus rapide que de passer par internet quand je suis chez moi.

Une fois connecté au FTP, vous verrez un dossier www, c’est là dedans qu’il faudra envoyer les fichiers.
A la racine toujours se trouve un fichier db_access.txt. Les informations relatives à la base de données créée pour l’application se trouvent à l’intérieur, gardez les précieusement.

Balancez donc les fichiers du blog sur votre serveur, supprimez le fichier index.html (qui affiche le chaton et les infos FTP, dans le dossier www) et passons à la suite.

Modification de la config du blog

Sur WordPress, la configuration de la base de données se trouve dans le fichier wp-config.php, présent à la racine du blog. C’est dans ce fichier que les identifiants de la DB se trouvent.
Ouvrez donc ce fichier (celui du serveur Yunohost), et intéressons nous à ces lignes :

define('DB_NAME', 'maxkoder'); /** Utilisateur de la base de données MySQL. */ define('DB_USER', 'maxkoder'); /** Mot de passe de la base de données MySQL. */ define('DB_PASSWORD', 'MotDePasseDeLaMortQuiTue'); /** Adresse de l’hébergement MySQL. */ define('DB_HOST', 'localhost');

Ce code PHP définit des constantes qui sont utilisées dans tout le code de WordPress :

  • DB_NAME : Nom de la base de données. Il correspond au champ ‘name’ dans le fichier db_access.txt, généralement my_webapp.
  • DB_USER : Nom de l’utilisateur de la DB. Il correspond au champ ‘user’ dans le fichier db_access.txt, et porte le même nom que la DB.
  • DB_PASSWORD : Mot de passe de la DB. Se trouve à la dernière ligne du même fichier, champ ‘pass’.
  • DB_HOST : Hôte de la base. Mettre ‘localhost’.

Puis sauvegardez.

Base de données

Est venu le temps de basculer les données.

Dump du mutualisé

En premier lieu, nous allons effectuer un backup de la base de données du mutualisé. Pour cela, le plus simple est de passer par PhpMyAdmin de votre ancien serveur (si besoin, modifiez votre fichier hosts pour pouvoir accéder à nouveau au mutualisé).
Sélectionnez la base de données de votre blog, et allez dans l’onglet Exporter :

Laissez les options par défaut, et faites Exécuter, puis enregistrez le fichier SQL.
Si la base est importante, vous pouvez cependant personnaliser l’exportation et sélectionner une compression en gzip par exemple afin de limiter le temps de téléchargement mais surtout d’upload.

Une fois l’export fait, vous pouvez aller sur votre blog fonctionnel (mutu), et activer la maintenance, pour éviter des commentaires par exemple qui ne seront pas transférés vers l’autre serveur.

Importer la base

Il va falloir maintenant importer la base de votre blog sous le serveur Yunohost.
Si ce n’est pas encore fait, installez l’application PhpMyAdmin, qui va nous permettre d’importer la DB.

Une fois dans PhpMyAdmin sur le Yunohost, sélectionnez votre base de données créée pour l’application (my_webapp), puis allez dans l’onglet Importer.
Sélectionnez la sauvegarde SQL que nous venons de récupérer, puis exécutez en laissant les paramètres par défaut.

NGINX, 404 not found

Vous avez maintenant accès à votre blog. Si la page d’accueil et l’administration fonctionnent, vous verrez qu’il y a de fortes chances que vous ne puissiez plus accéder à vos articles.
En effet, beaucoup d’hébergeurs mutualisés proposent un serveur Apache, sur lequel il est très simple de modifier la réécriture des URL, grâce à un fichier .htaccess présent normalement à la racine de votre blog.
Mais Yunohost a fait le choix de proposer un serveur NGINX pour les applications web, qui se fiche totalement du fichier .htaccess et donc, ne redirige pas bien les URL de WordPress.
Il va donc falloir modifier la configuration de NGINX pour l’adapter à notre besoin.

Connectez vous sur le serveur, et éditez le fichier conf de NGINX relatif à votre nom de domaine :

sudo nano /etc/nginx/conf.d/max-koder.fr.d/my_webapp.conf

Remplacez max-koder.fr par votre domaine bien sûr.
Pour plus de sécurité, faites-en une copie avant

Supprimez tout le contenu du fichier, et collez-y ceci :

location / { alias /var/www/my_webapp/www/; index index.php; if (!-e $request_filename) { rewrite ^(.+)$ /index.php?q=$1 last; } if ($scheme = http) { rewrite ^ https://$server_name$request_uri? permanent; } # Prevent useless logs location = /favicon.ico { log_not_found off; access_log off; } location = /robots.txt { allow all; log_not_found off; access_log off; } # Deny access to hidden files and directories location ~ ^/(.+/|)\\.(?!well-known\\/) { deny all; } # Execute and serve PHP files location ~ [^/]\\.php(/|$) { fastcgi_split_path_info ^(.+?\\.php)(/.*)$; fastcgi_pass unix:/var/run/php5-fpm-my_webapp.sock; fastcgi_index index.php; include fastcgi_params; fastcgi_param REMOTE_USER $remote_user; fastcgi_param PATH_INFO $fastcgi_path_info; fastcgi_param SCRIPT_FILENAME $request_filename; } # Include SSOWAT user panel. include conf.d/yunohost_panel.conf.inc; }

Enregistrez (Ctrl + O), Enter et quittez (Ctrl + X).
Puis arrêtez et relancez Nginx :

sudo yunohost service stop nginx sudo yunohost service start nginx

DNS

Maintenant que le site est théoriquement prêt, il faut tester avant d’ouvrir les portes au public. Si vous ne l’aviez pas encore fait, c’est le moment de modifier votre hosts (voir plus haut) pour accéder à votre domaine sans modifier les DNS.
Si votre site fonctionne, on peut alors modifier les DNS.

Chez mon hébergeur, rien de plus facile. Il suffit de se rendre dans la gestion du domaine, et de modifier l’entrée par défaut, pour avoir ceci :

Pour le moment, seule la première ligne est importante.
En gros, on redirige chaque appel au domaine max-koder.fr à l’IP de mon serveur, avec un enregistrement de type A.
Vous pouvez à présent supprimer la modification du fichier hosts de votre machine.

Une fois les DNS propagés (quelques heures au max), vous aurez accès au serveur avec votre nom de domaine.

HTTP, HTTPS

À partir de maintenant, le blog sous Yunohost doit être fonctionnel. Mais lorsque vos visiteurs arriveront sur votre blog, ils auront une belle alerte de sécurité, car le certificat mis en place par défaut par Yunohost est auto-signé.
Nous allons remédier à cela grâce aux certificats Let’s Encrypt.

Let’s Encrypt et Yunohost

Lorsque vous utilisez un sous domaine fourni par Yunohost (sub.nohost.me ou sub.noho.st), il est relativement facile d’installer un certificat Let’s Encrypt, qui vous permet d’afficher fièrement un cadenas vert sur vos pages
Il suffit pour ça d’aller, depuis l’interface graphique, sur un domaine et cliquer sur le bouton Installer un certificat Let’s Encrypt.

En revanche, pour un vrai nom de domaine, j’avais ce résultat :

J’ai un certificat auto-signé, mais impossible d’installer un certificat Let’s Encrypt, même une fois les DNS propagés.

En cherchant un peu, j’ai trouvé sur le forum une parade. Une fois connecté en SSH sur le serveur, il suffit de lancer la commande suivante :

sudo yunohost domain cert-install max-koder.fr --no-checks

Remplacez bien sûr max-koder.fr par votre nom de domaine
L’option –no-checks va permettre de strapper les vérifications DNS qui faisaient défaut dans l’interface graphique.
Et c’est tout, votre domaine possède maintenant un certificat Let’s Encrypt valide pour 3 mois, censé se renouveler automatiquement.

Liens en HTTP

J’étais en HTTP avec mon mutualisé, et je passe maintenant en HTTPS. Forcément, mes liens internes ne fonctionnent plus.

Adresse du site

Sous WordPress, dans le menu Réglages -> Général, il va falloir indiquer que le site se trouve désormais à l’adresse , et non plus http. Cela évitera de se faire renvoyer vers la version HTTP du site :

Pensez bien à modifier les 2 champs.

En réalité, vous n’accéderez plus jamais à la version HTTP du site, car la conf Nginx redirige les appels à l’adresse vers .

Liens internes

Sur chaque page, je n’ai pas le petit cadenas vert, qui indique que toute la page est sécurisée. Non, j’ai le cadenas jaune, qui démontre que certaines ressources sont chargées en HTTP. Il s’agit surtout des images internes au site.

Pour rectifier cela, sans pour autant me taper tous les articles à la main, j’ai trouvé un petit plugin, Better Search Replace, qui va aller chercher dans la base de données et modifier ce que je veux.

Une fois lancé, il suffit d’indiquer l’ancien texte à remplacer, donc votre nom de domaine en http, le texte de remplacement, le NDD en https donc, de sélectionner les tables à modifier (toutes pour ma part), et de lancer la recherche :

La dernière option permet, si elle est cochée, de simuler le remplacement, afin de voir combien de fois et comment le texte demandé sera remplacé.

Et voilà, mon blog est fin prêt à vous accueillir !

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Génération Linux : Chiffrer simplement un fichier texte avec Vim

Bonjour à tous,

Après 7 ans de bons et loyaux services, j'ai enfin décidé de réinstaller mon serveur perso. Oui, vous avez bien lu, je n'avais jamais changé de version de Debian (Lenny) depuis 2010, date d'installation de mon serveur à la maison (c'est pas bien). Bref, ça m'a donné l'occasion de remettre le nez dans pas mal de choses, en particulier remettre en place un nouveau fichier texte chiffré avec Vim. C'est une astuce peu connue que je voulais partager avec vous.

Vimlogo.svg.resized.png

J'utilise les fichiers vim chiffrés depuis 2010. À l'époque, le mode de compression était le format zip, peu fiable. Aujourd'hui, il est possible (et fortement recommandé) de chiffrer avec la méthode blowfish2. Cette méthode est supportée depuis la version 7.4 de vim, ça fait déjà un petit bout de temps.

Bon, fini le bla bla, voici comment on chiffre un fichier rapidement et simplement.

1. Mise en place

On commence par ouvrir un nouveau fichier normalement avec vim

Ensuite on va choisir la méthode de chiffrement avec la commande :setlocal cm=blowfish2


Enfin, on chiffre avec la commande :X, suivi de la clé de chiffrement

Une fois fait, on peut sortir du fichier normalement avec un :wq.

2. Lecture

Et là où c'est super, c'est que pour relire le fichier, il suffit juste de l'appeler normalement avec la commande vim (exemple : vim /tmp/secret). Vim vous indiquera alors la méthode de chiffrement utilisée :

Vous pouvez modifier votre fichier et l'enregistrer normalement avec :wq, plus besoin de passer par du :X, vim chiffrera systématiquement votre fichier à l'enregistrement.

3. Avertissement

Attention, si vous vous trompez de mot de passe pour ouvrir le fichier, vous aurez un écran de ce type :

N'enregistrez surtout pas ce fichier en l'état, sinon vous perdrez vos données. Sortez en prenant soin de faire :q! et retournez-y en tapant le bon mot de passe.

Vous voyez, c'est tout simple !

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TheLinuxFr : Je propose mon aide pour la gestion de vos serveurs dédiés sous GNU/Linux

Je vous propose mon aide dans la gestion de vos serveurs dédiés de façon bénévole. Pourquoi ? Parce que j’ai un peu de temps à partager, et cela ne fait jamais de mal pour garder la main sur l’administration système.

Mon support étant bénévole, je ferai au mieux en fonction de mon temps et de vos projets. N’hésitez pas à me contacter sur contact@tifred.fr si vous avez besoin d’aide dans l’administration de vos serveurs dédié (de préférences j’ai OVH, Online ou Gandi) fonctionnant sous système GNU/Linux évidement.

Comment je fonctionne ?

Commencez par me contacter sur contact@tifred.fr en décrivant au mieux vos problèmes, votre projets…

Je reviendrai vers vous au plus vite, si je peux vous apporter mon aide (je ne suis pas un super-héro). J’utiliserai ensuite un projet privé sur GitLab pour centraliser vos demandes, afin que vous ayez un suivi précis.

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Jehan : GIMP Motion: partie 1 — animations simples

Mi-juillet, nous avons publié le code de GIMP Motion, notre logiciel pour animer dans GIMP. Il est disponible dans le dépôt de code officiel de GIMP avec la même licence (GPL v3 et plus).

Nous n’avons pas encore de sortie officielle de GIMP avec ce plugin. Si tout se passe bien, cela se produira bientôt, mais pour l’instant nous le jugeons trop expérimental et incomplet, bien que nous l’utilisions quotidiennement nous-même. La version qui sortira sera bien meilleure. 🙂
Cela signifie que si vous souhaitez l’essayer, vous devrez compiler GIMP vous même, ou trouver quelqu’un qui fournit un « build » (peut-être nous, plus tard…).

La vidéo ci-dessus présente les fonctionnalités de base pour créer des animations simples, telles que storyboards/animatiques, ainsi que le nécessaire pour la plupart des besoins pour les images animées (GIF, Webp…). Par « animation simple », on entend des animations faites d’images uniques successives, sans composition complexe avec des calques d’arrière-plan, de personnages, etc. Cependant même là, de nouvelles fonctionnalités sont à venir, pour le panning/tilting/zoom de grands plans, ou des effets animés (flou animé par exemple), etc.

Nous publierons bientôt une seconde partie vidéo pour détailler les fonctionnalités plus avancées pour des animations complexes (celles avec arrière-plan, premier-plan, personnages…). Et oui, car nous avons à peine entrevu les possibilités présentes de notre plugin pour l’instant. 🙂

Bon visionnage!

Équipe ZeMarmot

Rappel: vous pouvez soutenir mes contributions de code Libre en dollar US sur Patreon ou en euros sur Tipeee.

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RaspbianFrance : Installer un serveur FTP sur votre Raspberry Pi

Vous voulez transférez des fichiers entre votre Raspberry Pi et votre ordinateur à distance sans passer pas un média amovible (clé usb/disque dur externe) et sans éteindre la raspberry pour transférer directement sur sa carte SD ? Nous allons voir comment se faciliter la vie grâce à un serveur FTP (file transfer protocol) qui comme son nom l’indique permet de transférer des fichiers (en recevoir ou en envoyer) avec un serveur distant.

Installation du serveur FTP

Il existe aujourd’hui plusieurs solutions de serveur FTP et celle que nous choisissons pour ce tutoriel est la plus souvent utilisée à savoir proftpd. Pour l’installer, rien de plus simple il suffit d’exécuter la commande suivante :

sudo apt install proftpd

Au cours de l’installation, la fenêtre ci-dessous apparaîtra.

proftpd installation

Il vous sera proposé deux méthodes d’utilisation du serveur FTP :

  • Depuis inetd qui permet d’exécuter le serveur uniquement lorsque qu’un client tente de se connecter dessus. Cela ralentit légèrement la connexion au serveur mais permet d’économiser des ressources sur la Raspberry Pi
  • Indépendamment qui va laisser tourner le serveur FTP non-stop ce qui permet d’accélérer la connexion et qui est pratique dans le cas où on prévoit un nombre de connexions élevé.

A moins que vous envisagiez de mettre ce serveur FTP sur votre Raspberry Pi à disposition de plusieurs personnes qui comptent se connecter régulièrement, nous vous conseillons de choisir l’option depuis inetd.

Votre serveur FTP est installé et vous pouvez d’ores et déjà vous connecter à celui-ci mais avant de vous montrer comment vous connectez, nous allons vous présenter les principales configurations à effectuer en fonction de l’utilité que vous aurez de votre serveur FTP

Configuration de proftpd

Commencez pour ouvrir le fichier de configuration avec les droits super utilisateur

sudo nano /etc/proftpd/proftpd.conf

Il y a pas mal de lignes de configuration. Nous allons indiquer celles que nous considérons comme les plus importantes.

La première ligne que nous considérons comme importante est TimeoutIdle qui correspond à la durée d’inactivité, en secondes, après laquelle un utilisateur sera automatiquement déconnecté.

Ensuite, il se peut que vous ayez plusieurs utilisateurs sur votre raspberry, et vous ne voulez probablement pas qu’un utilisateur ait accès aux comptes des autres. Pour cela il suffit que vous dé commentiez la ligne DefaultRoot en retirant le #. Cela permettra lors de la connexion d’un utilisateur qu’il arrive directement dans son dossier utilisateur comme l’argument de configuration l’indique avec le ~ (/home/pi par exemple) et il ne pourra pas retourner dans les dossiers parents.

Enfin, si vous voulez que votre serveur FTP soit public, vous pouvez autoriser tous les utilisateurs à se connecter sans mot de passe. Pour cela, il suffit de dé commenter (en retirant tous les # en début de ligne) toutes les lignes du bloc qui se trouve entre  et . Pour se connecter, il faudra tout de même se servir d’un nom d’utilisateur, anonymous mais sans mot de passe.

Une fois que vous avez fini de configurer proftpd, vous pouvez activer les modifications en exécutant la commande :

sudo service proftpd reload Accéder à votre serveur FTP

Maintenant que votre serveur FTP est installé et configuré, il ne reste plus qu’à s’y connecter pour pouvoir commencer le transfert de fichiers. Pour cela vous pouvez vous connecter directement depuis votre navigateur web avec une url de type

ftp://ip-raspberry

par exemple

ftp://192.168.1.21

Il vous suffit de rentrer les identifiants de votre utilisateur Raspberry Pi et vous serez connecté. Cela ne reste pas très pratique car vous ne pourrez pas envoyer de fichier vers le serveur. Nous vous conseillons l’utilisation d’un client FTP comme Filezilla.

filezilla

Pour vous connecter renseignez l’IP de votre Raspberry Pi, les identifiants de votre utilisateur et le port 21 (port par défaut du protocole FTP). Vous pouvez maintenant transférer tous vos fichiers entre votre ordinateur et votre Raspberry Pi

 

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dada : Firefox : tester la compatibilité de vos extensions avec e10s




Quand est arrivé e10s, la gestion du multiprocessus, on a tous voulu en profiter. Normal, on nous annonce que Firefox va devenir une bête de course, on ne va quand même pas passer à côté ! Si vous tournez avec le navigateur le plus efficace du moment, pensez à vérifier que vous en exploitez bien toute la puissance !

Comment ? Avec Add-on Compatibility Reporter ! Il s'installe tout simplement en tant que module et va vous fournir ce type d'information précieuse :



Eh oui, il va vous dire si une de vos extensions vous empêche de jouer avec les dernières avancées du butineur. J'avais peur du résultat de l'analyse de mes extensions mais seule celle gérant la suppression des cookies m'a posé problème. J'ai trouvé une alternative avec Cookie AutoDelete et le tour était joué.

Vous n'avez plus aucune raison de ne plus parcourir le web à la vitesse grand V. Et si vous êtes un utilisateur de Chromium, dommage.


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alterlibriste : Dans le doute, abstiens-toi

Revenons sur le billet de Cascador repris et approfondi par Cyrille qui de ses travers de prof lui accorde un 12 alors qu’il ne mérite pas la moyenne. Car le 12 est accordé sur l’analyse qui ne va pas assez loin (mais une suite est promise), alors que l’attitude est digne d’un cancre.

En résumé, nous avons un libriste plutôt convaincu qui nous annonce sur fond d’annonces apocalyptiques sur la fin du monde de Firefox que, de toutes façons, s’il venait à être vraiment moins performant que la concurrence, il n’hésiterait pas longtemps. Et pourtant de se défendre dans les commentaires que s’il disparaissait, ce serait la mort dans l’âme qu’il installerait Chrome de force.

C’est à se demander si le doute n’est pas à immiscer dans l’esprit des gens afin de n’être pas le seul à retourner sa veste le moment venu.

D’un autre côté, Cyrille nous dit que c’est avant tout pour la gratuité qu’on utilise du libre et d’interroger notre rapport à l’argent. Il se demande si on est prêt à contribuer ou pas et de quelle manière (code, contribution, débogage, financement…). Lui est prêt à utiliser si c’est gratuit tant qu’il ne serve pas de pigeon (données, liberté…).

Le sujet passionne et les commentaires fusent arguant notamment qu’il n’y a pas que Firefox et Chrome et qu’un tas d’autres petits navigateurs peuvent faire le job si Firefox devaient définitivement décliner.

Si Cyrille va plus loin, enfin dans plus de directions (mais je ne suis pas qualifié pour lui donner une note), il reste encore pas mal de facettes qui n’ont pas été abordées.

Pour résumer ma situation personnelle, j’ai toujours fui Internet Explorer pour Netscape et naturellement, j’ai adopté Firefox depuis sa sortie et sans défection envers lui, la réciproque n’étant pas toujours vraie, j’y reviendrai. Un navigateur qui ne dépende pas d’un gros monopole logiciel (que ce soit Microsoft ou Google) est pour moi indispensable pour garantir une navigation libre et un internet sain. Le parallèle entre ces deux monstres peut être mené plus loin puisque ils s’imposent tous les deux de manière plus ou moins forcée en profitant d’être installés par défaut ou en forçant la main de l’utilisateur peu attentif.

D’ailleurs, tout le monde ne cesse de parler de la montée de Chrome en présentant l’argument de la performance alors qu’une bien petite partie d’utilisateurs le choisit pour cela, mis à part les geeks qui cherchent l’outil le plus puissant. On a parlé d’une installation plus ou moins forcée, beaucoup de monde oublie aussi que le mobile a dépassé le desktop en volume de consultation web et ne cesse d’augmenter ; comme par hasard, Android étant majoritaire, c’est Chrome qui est le navigateur par défaut, CQFD. Les gens ne choisissent pas Chrome, ils sont sur Android. Sur PC, pas sûr que beaucoup fassent la différence mais si c’est la même icône que sur le téléphone, c’est plus facile à trouver.

Je pense que le débat sur le choix du navigateur concerne une minorité de gens, et nous ne représentons qu’une petite goutte d’eau qui ne changerait pas grand-chose aux chiffres. La question a se poser, c’est pourquoi nous, on a choisi Firefox ? Certains s’accrochent à leur extension favorite qui risque de disparaître, pourquoi pas ? Mais c’est un peu faible. Moi, c’est parce que pour l’instant, il me semble que mes données ne les intéressent pas et qu’ils me laissent paramétrer mon navigateur comme je l’entends et surtout bloquer la pub. Quand bien même Chrome serait deux fois plus rapide, si mes données sont traquées et que je suis abreuvé de messages sponsorisés ou publicitaires, c’est sans moi.

Le problème, c’est que Mozilla, qui est quand même une fondation, a pris une attitude de start-up ou de n’importe quel géant du web : il faut de la poudre aux yeux, une nouvelle version toutes les 6 semaines, des projets qui marchent vite, les autres on les abandonne en route (RIP Firefox OS), des locaux à prix exorbitants en plein Paris, des tentatives pour gagner de l’argent (divers moteurs de recherche un peu indiscrets, Pocket, du Google qui se cache dans les coins …), des tentatives inespérées pour courir derrière Chrome avec bientôt du préchargement de pages alors qu’on n’a rien demandé… n’en jetez plus, on va m’accuser de Mozilla bashing. Parce que oui Mozilla déçoit le libriste, avec Firefox OS, plein de gens enthousiastes soutenaient cette entité en espérant avoir accès à un internet plus libre depuis des appareils mobiles. Nous avons été quelques uns à succomber aux sirènes alors que nous résistions encore aux appels de ces petites machines sous prétexte qu’elles n’étaient pas libres. Bravo, cela a fait plus d’utilisateurs maintenant sous Android (plus ou moins castré pour se donner bonne conscience, “mais cette appli-là, ce n’est pas négociable”). Alors, oui la confiance est rompue, de Mozillien convaincu, je suis devenu très méfiant vis-à-vis de toute nouvelle annonce.

En plus d’avoir déçu ceux qui défendaient la cause, maintenant certains se sont retournés contre elle et bientôt recommanderont Chrome pour tel ou tel avantage technique. Et bientôt, comme un Mark Shuttleworth reprochant aux libristes de troller et d’être à l’origine de l’échec de Mir ou Ubuntu Touch, Mozilla nous reprochera de ne pas les avoir soutenus et d’être à l’origine de sa faillite. Mais nous n’avons pas demandé Pocket, d’intégrer les DRM, de précharger les pages ou que sais-je. Nous voulons naviguer tranquillement sur un web non pollué et sans être espionné par les sites que l’on visite. C’est tout ! Bien sûr, c’est quand même mieux si ça ne prend pas trois plombes, et surtout si ça marche.

Et c’est là que le bât blesse et pourtant je ne vois jamais ce type d’argument. Il arrive que certains sites fonctionnent mal ou pas du tout avec Firefox. Bien sûr, à trop protéger son intimité, on se crée parfois des barrages, un adblock qui empêche le chargement, bon le site nous dit qu’il faut le désactiver, à chacun de savoir s’il continue ou pas. Plus gênant, lorsque l’on empêche de transmettre les Referer (savoir d’où l’on vient), certains sites ne fonctionnent pas, celui de ma médiathèque par exemple qui ne charge pas tout (va savoir pourquoi), j’ai eu du mal à en trouver la cause. Pire, mon gamin qui va entrer en 6ᵉ a besoin d’une carte de bus qu’on ne peut faire qu’en ligne sur le site de la compagnie de bus de l’agglomération.

Ici, je vais faire un petit aparté (ce billet va être long, Cascador risque de s’endormir). À la maison, c’est moi qui décide de ce qui tourne sur les appareils électroniques, la plupart des trucs proprio sont éjectés manu militari. Donc forcément, j’ai droit à des souhaits du genre : j’aimerais bien avoir cette appli, ce jeu, accéder à tel service, etc. Souvent, je dois me résoudre à répondre “Ça ne marche pas sous Linux”, mais je fais quand même mon maximum pour trouver des alternatives ou des moyens détournés ; je dois quand même dire que je ne m’en sors pas trop mal et que la situation a (avait ?) tendance à s’améliorer (Flash va mourir, c’est promis). Mais dans le cas de la carte de bus dont ma femme a essayé de s’occuper, j’ai quand même eu droit à un “Parfois, j’aimerais quand même être sur un système normal”. Le problème, c’est que ça ne venait pas du système mais du site car si tout le monde est sur Chrome, pourquoi s’embêter à coder quelque chose de compatible avec d’autres navigateurs ?

J’ai toujours au moins un navigateur alternatif installé pour les cas de sites qui ne répondent pas à mon Firefox un peu protégé et pourtant, je n’ai que 3-4 plugins (anti-pub, cookies, referer) alors que certains bloquent tout y compris les scripts. J’essaye donc sur Midori ou Qupzilla, des projets un peu à la ramasse au niveau innovations et périodicité de releases sans compter que c’était sous Jessie, donc des navigateurs datant de plus de deux ans. Pour créer cette carte de bus, avec Firefox ESR (enfin j’ai dû en essayer au moins 3 versions, y compris celle de Firefox OS) bloquait à la 2ème étape sur 5. On clique sur suivant et rien ne se passe. Eh bien avec le vieux Qupzilla, seule la validation finale bloquait. La mort dans l’âme, j’ai donc installé Chromium et c’est passé comme une lettre à la poste. C’est là où l’on va. Nous n’aurons plus le choix parce que les sites seront prévus pour un seul navigateur (disons deux avec Safari pour les utilisateurs plus riches).

Bien sûr qu’à défaut de Firefox, je me rabattrai sur le premier fork venu ou sur un dérivé le plus libre possible mais jusque quand aurons-nous encore le choix de naviguer sur autre chose que sur un truc propriétaire à l’affût de nos données et souhaitant nous montrer toutes les pubs qu’il souhaite ?
En tout cas, ce jour-là je pourrai dire sans aucun doute que mon internet est mort.
En attendant, j’essaie encore de le garder sous respiration artificielle, faire douter de Firefox, c’est presque l’euthanasier.

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PostBlue : LaTeX : 4 flyers sur une page A4

Afin d’avoir 4 fois le même document en A6 sur une même page A4, j’utilise le code LaTeX suivant :

\\documentclass[a4paper]{article} \\usepackage{pdfpages} \\begin{document} \\includepdf[nup=2x2, duplicatepages=4, delta=20 20]{Document-1} \\end{document} Explication
  • \\documentclass[a4paper]{article} : ouverture du préambule du document, précisant qu’on utilise la classe article sur une page A4
  • \\usepackage{pdfpages} : mobilisation du paquet pdfpages qui simplifie l’inclusion de documents PDF externes au sein de documents LaTeX et qui permet de mettre plusieurs pages logiques sur chaque feuille de papier
  • \\begin{document} : balise ouvrant du document à proprement parler, qui sera fermée par \\end{document}
  • \\includepdf[nup=2x2, duplicatepages=4, delta=20 20]{Document-1} :
    • \\includepdf : insère les pages d’un document PDF externe
    • nup=2x2 : met plusieurs pages logiques sur chaque feuille de papier (2 pages horizontalement et 2 verticalement)
    • duplicatepages=4 : duplique chaque page (ici il n’y en a qu’une seule) 4 fois
    • delta=20 20 (valeur à ajuster) espace horizontalement et verticalement les pages logiques, afin d'avoir une bordure plus ou moins égale autour du feuillet un fois imprimé et découpé (l’imprimante ajustant le document à sa zone d’impression qui n’est pas sans bordure)
Résultat

(Oui j’assume le graphisme rétro-futuriste.)

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #30

Pour la 30ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Julien L : Linux : résoudre le problème de double mise en veille

J’ai récemment mis à jour mon système Salix OS de la version 14.1 vers la version 14.2. Il s’agit de la troisième mise à jour que je fais et cela se passe toujours sans gros problème, si ce n’est que je dois, à chaque fois, renouveler la procédure d’installation du pilote pour le Wifi.

Cependant, il arrive de temps en temps des petites surprises, en particulier avec la gestion des boutons liés à l’énergie.

Il y d’abord la fermeture de l’écran de mon ordinateur portable pour laquelle je souhaite qu’une hibernation (appelée aussi « mise en veille prolongée » dans Microsoft Windows, ou suspend-to-disk) soit effectuée.

Et il y a ensuite la mise en veille (appelée aussi suspend-to-ram) que je souhaite déclencher lors de l’appui de la touche Lune de mon ordinateur (Fn + F1).

Pour faire tout cela, sous Slackware (pour rappel, Salix OS utilise Slackware comme base), cela se passe dans le fichier de script shell /etc/acpi/acpi_handler.sh :
#!/bin/sh
# Default acpi script that takes an entry for all actions

IFS=${IFS}/
set $@

case « $1″ in
  button)
    case « $2″ in
      power) /sbin/init 0
         ;;
      *) logger « ACPI action $2 is not defined »
         ;;
    esac
    ;;
  *)
    logger « ACPI group $1 / action $2 is not defined »
    ;;
esac

Pour déclencher l’hibernation, j’avais simplement ajouté la branche suivante dans le case :
     lid) pm-hibernate
         ;;

« lid » (qui veut dire en anglais « couvercle ») correspond au bouton (plutôt virtuel dans le cas mon ordinateur) lié à la manipulation de l’écran d’un ordinateur portable. Je l’ai donc associé à la commande pm-hibernate, qui s’occupe de mettre l’ordinateur dans l’état d’hibernation de manière correcte.

Et pour déclencher une mise en veille, j’avais simplement ajouté la branche suivante :
     sleep) pm-suspend
         ;;

« sleep » correspond à la touche Lune de mon ordinateur. Je l’ai donc associé à la commande pm-suspend, qui s’occupe de mettre l’ordinateur dans l’état de veille.

Tout cela fonctionnait plutôt bien jusqu’à une première mise à jour, suite à laquelle il est apparu que le retour d’hibernation déclenchait automatiquement une nouvelle hibernation.

L’astuce que j’avais trouvée à l’époque était d’appliquer un contrôle sur l’état effectif du bouton lid :
     lid) grep -q closed /proc/acpi/button/lid/*/state && pm-hibernate

Suite à ma récente mise à jour vers Salix OS 14.2, un problème similaire est apparu avec la mise en veille déclenchée par la touche Lune. Suite au retour de veille, une deuxième mise en veille était effectuée immédiatement.

Lors de ma recherche d’une solution sur le Web, j’ai découvert, via cet article, l’existence de l’outil acpi_listen. Cet outil permet de voir les événements ACPI exacts déclenchés. Il suffit de le lancer puis de déclencher les boutons/touches :
# acpi_listen
button/lid LID close
button/lid LID open
button/sleep SBTN 00000080 00000000
button/sleep PNP0C0E:00 00000080 00000008

Ici, le résultat montre que la fermeture et l’ouverture de l’écran déclenchent deux événements. Il montre aussi que l’appui de la touche Lune déclenche deux événements.

Il m’est donc apparu clairement qu’utiliser les deux premiers composants de l’événement ACPI ($1 et $2 dans le fichier acpi_handler.sh) n’était pas suffisant. J’ai donc adapté le script de la façon suivante :
      lid) test $4 = « close » && pm-hibernate
         ;;
      sleep) test $3 = « SBTN » && pm-suspend
         ;;

Cela a réglé le problème… jusqu’à la prochaine mise à jour en tout cas. Car les composants supplémentaires ($3 et $4 dans le script) sont-ils suffisamment stables pour être utilisés ? Qui me dit que leurs valeurs ne changera pas lors d’une prochaine mise à jour ? L’avenir nous le dira…

Ci-dessous, le script complet du fichier /etc/acpi/acpi_handler.sh, après modification :
#!/bin/sh
# Default acpi script that takes an entry for all actions

IFS=${IFS}/
set $@

case « $1″ in
  button)
    case « $2″ in
      power) /sbin/init 0
         ;;
      lid) test $4 = « close » && pm-hibernate
         ;;
      sleep) test $3 = « SBTN » && pm-suspend
         ;;
      *) logger « ACPI action $2 is not defined »
         ;;
    esac
    ;;
  *)
    logger « ACPI group $1 / action $2 is not defined »
    ;;
esac

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Frédéric Micout : Mon adresse email est inhabituelle

Cela fait 10 ans cette année que je gère mon mail comme un grand. C'est super d'avoir ses adresses mail personnelles sur son propre serveur mail. Je peux en créer autant que je veux dessus, avec n'importe quel nom, du plus drôle au plus court en passant par des choses plus passe partout. Je ne risque pas en tout cas de ne pas pouvoir en créer une car une autre personne l'a déjà prise. Pour les quelques adresses créées, je suis généralement resté sur des choses courtes ou assez évocatrices en fonction des besoins. Je peux par exemple décider de créer une adresse en cas d'inscription à une liste de diffusion ou quand je sais que je risque de me faire spammer lorsque je dois quand même laisser une adresse valide quelque part. Dans ce dernier cas, je pourrais aussi me créer des adresses jetables ailleurs.

La contrepartie, c'est que mon nom de domaine est ce qu'il est d'une part, et qu'il est surtout inhabituel pour le quidam dans une adresse mail. En soit, il n'est pas trop compliqué car composé de deux mots existants intercalés par un tiret et qu'il est enregistré sur le TLD .fr . Toutefois, il est devenu de plus en plus rare de voir des adresses mail autres que celles fournies par gmail, yahoo et les FAI en général. Non comptant de présenter un problème de manque de diversité (la centralisation est énorme sur les services mail en général), cela renforce l'idée qu'une adresse mail doit forcement se terminer par un truc comme gmail.com, yahoo.fr, orange.fr, etc... Cela me pose parfois un problème lorsque je donne une adresse personnel de vive voix. Une fois l'étonnement de mon interlocuteur passé, vient le moment où il faut bien épeler le truc. C'est là qu'on peut avoir l'impression d'agacer alors même que ce n'est pas le but. Est-ce que je peux leur en vouloir individuellement ? Non bien entendu. L'environement global conduit massivement vers cela, c'est tout.

Fut un temps, je donnais encore une adresse yahoo dont les mails étaient redirigés vers l'une des boîtes mail sur mon serveur pour éviter de gêner mon monde sans doute. J'ai passé le cap et maintenant, je donne directement l'adresse sur mon domaine. Si c'est pénible, ce n'est pas mon problème. Moi, c'est l'adresse que j'utilise et que je consulte et ce n'est pas moins une adresse mail qu'une autre avec un nom de domaine plus commun. Une lubie de geek ? En partie au début probablement mais aujourd'hui non, je vois les choses de manière plus simple. L'outil est assez ouvert pour permettre à quiconque de le faire (comprendre "quiconque" par le fait que c'est techniquement possible et qu'il n'y a pas d'interdiction à le faire) et je pense que je suis la personne la mieux placée pour gérer mes serveurs mail. Finalement, mes adresses ne sont pas plus compliquées que celles proposées par les gros services de mail mais la complexité ne se retrouve pas au même endroit.

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