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Thuban : Gagner de l'argent facilement avec le logiciel-libre

Non, ce billet n'est pas une honteuse publicité, mais s'appuie sur des faits avérés. J'ai fait l'expérience de tout ce qui est décrit ci-dessous.
Je vous propose une méthode en 6 points qui vous permettra de gagner de l'argent grâce au logiciel-libre. En effet, les deux ne sont pas incompatibles. Chaque point sera détaillé avec si possible des exemples.

1 : Choisir une valeur humaine

Choisissez de travailler pour une cause qui vous donnera tout de suite l'image de quelqu'un de gentil. Les clients aiment les bonnes personnes. Il peut s'agir de protéger les pandas, fournir du matériel scolaire dans les pays défavorisés, ou encore pour aider des personnes en situation de handicap. (Si le sujet est politiquement sensible, c'est encore mieux.). Ainsi, vous passerez presque pour des héros.
Que voulez-vous, superman n'était pas carreleur, il faut soigner son image.

2 : Choisir un projet

Repérez un projet sous licence libre qui pourrait vous servir de point de départ. Il peut s'agir d'un logiciel, voire d'une distribution linux. Si vous pouvez utiliser subtilement l'image de cette dernière afin de la faire coller à votre "bonne cause", c'est parfait.
Par exemple "HandyLinux" (de l'anglais "Linux Pratique") peut devenir "HandiLinux" et ainsi rappeler la notion de handicap. Peu importe si le projet initial n'avait aucun lien avec votre cause.

3 : Préparez le terrain

Entamez une campagne pour discréditer le projet initial.
Vous pouvez par exemple demander de l'aide aux auteurs du projet d'origine. Si l'équipe vous indique un manque de ressources, ou tout simplement l'impossibilité de votre projet pour cause d'instabilité (ou autre prétexte technique que vous ne comprendrez peut-être pas), portez-vous en victime. Après tout, vous travaillez pour une bonne cause, si on refuse de vous aider, c'est qu'on est méchant.
Restez toujours courtois et polis. Cela énervera les développeurs qui auront passé du temps sur leur projet, vous aurez alors tout le loisir de sélectionner des extraits choisis de leurs réponses pour plus tard.
N'hésitez pas à communiquer de fausses informations aux utilisateurs du projet, si possible par mail afin de pouvoir nier ensuite.
Astuce : n'hésitez pas à invoquer la CNIL et la vie privée des utilisateurs du projet initial. Ça ne sert à rien, mais ça fera perdre du temps aux développeurs et les énervera encore plus.

4 : Initialisation

Lancez votre projet dérivé. Faites appel aux bonnes âmes alentours pour héberger votre site, payer un nom de domaine... Vous avez le droit de réutiliser le projet initial, il est sous licence libre. Vous pouvez par exemple reprendre les slogans de ce dernier en modifiant quelques mots. S'il y avait une vidéo de présentation, n'hésitez pas à vous en servir en entier ou seulement des extraits.
Lors de cette étape, veillez à utiliser le numéro de version du projet initial et de l'incrémenter. Ça fait plus pro, donne l'impression que vous maintenez le projet de départ et vous permet d'en récupérer la notoriété. Par exemple, si le projet d'origine était en version 2.5, annoncez une version 2.6.
N'oubliez pas de modifier quelques détails du projet initial, comme le fond d'écran. Restez-en à des choses simples.

5 : Communication

C'est sans doute l'étape la plus important pour réussir. Faîtes un maximum de publicité pour votre projet. N'hésitez pas à mettre l'accent sur le bien fondé de votre initiative. Usez et abusez de points d'exclamation, de couleurs et de liens pour améliorer votre référencement. Si vous pouvez proposer une image d'un bureau d'ordinateur dans un cube, faites-le : ça fait classe. Et même si ce dernier point n'est d'aucune utilité pour les personnes en situation de handicap que votre projet est censé aider, faites-le quand même : le bling bling, ça fait vendre. L'objectif est d'avoir l'air professionnel, souvenez-vous.
Publiez aussi sur les forums. Un seul message suffit. En cas de doute ou de problème, référez-vous à la dernière partie de ce guide.

6 : Appel aux dons

Lancez une campagne de financement afin de récolter des fonds. Ne réclamez pas trop d'argent d'un coup. 3000€ semble un bon compromis. La plateforme ulule peut être utilisée. Vous pouvez prétexter la nécessité des services d'un expert pour expliquer le coût demandé. Inutile de vous inquiéter si l'expert assurera un support à long terme pour votre projet, du moment que vous avez récolté l'argent...
L'expert peut ici réaliser une tâche très simple, comme ajouter quelques balises html à votre site, ou tout autre tâche que la plupart des utilisateurs de linux ont déjà abordé et seraient aptes à vous faire. Ne détaillez pas cette tâche, ils risqueraient de vous aider gratuitement.

QUE FAIRE EN CAS DE PROBLÈME?

  • Si les développeurs du projet initial, dont vous utilisez le travail, vous signale un non-respect de la licence, ignorez-les. Votre projet est pour le bien commun, pourquoi devriez-vous respecter la GPL? Ce n'est même pas reconnu par un tribunal. Au pire, promettez de publier les sources, mais ne le faîtes pas (c'est juste une archive à héberger sur votre site, mais ça pourrait vous nuire si quelqu'un allait réellement voir dedans).
  • En cas de réaction publique de l'équipe du projet initial, ne vous justifiez pas. Ayez l'air indignés et feignez par mail (ou tout autre moyen caché) qu'on vous veut du mal (souvenez-vous, vous êtes les gentils et les autres les méchants).
  • Dans tous les cas, jouez l'innocence. N'oubliez pas, votre cause est bonne.
  • En dernier recours, utilisez le tableau suivant :

(https://grisebouille.net/le-bingo-du-troll/)

Toute ressemblance avec des organisations ou des filouteries existantes n'est absolument pas fortuite. Merci de respecter les licences libres que vous utilisez dans vos projets, ainsi que les développeurs initiaux.

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Cenwen : Openshot 2.1.0 Stable sortie !!!

En checkant mes mails, je viens de voir que la version 2.1.0 Stable est sortie officiellement aujourd’hui après plusieurs Bêtas (7 sauf erreur). C’est confirmé par un article de Jonathan que vous trouverez à cette adresse. Vu l’heure tardive et mon emploi du temps de maçon acharné à rattraper le retard de cette année (du à une météo p….. et à des problèmes familiaux), je ferai un article dès que possible. En attendant, je vous laisse avec la traditionnelle vidéo de présentation de cette nouvelle version. Amusez-vous bien. Bien entendu, si vous avez des suggestions, des remontées de bogues, envie tout simplement d’aider de quelque manière que ce soit un projet Open-source, n’hésitez-pas à nous en faire part mais attention, la plateforme de développement principale à changée : De Launchpad nous sommes passés à Github.


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Framablog : Chouchoutez vos contributeurs et contributrices !

Le groupe Framalang a traduit l’article de Julien, qui a listé tous les moyens de se tirer une balle dans le pied quand on coordonne un projet libre.

Apprenez à les éviter !

Halte à la stratégie de l'échec !

Halte à la stratégie de l’échec !

Conduite de projets Open Source : 10 erreurs à éviter

Article original : https://julien.danjou.info/blog/2016/foss-projects-management-bad-practice
Auteur : Julien Danjou(CC-BY-SA)
Traduction : lyn., KoS, AlienSpoon, David 5.1, Simon, goofy, Slimane Aguercif, Fred, galadas, terhemis, gégé

Il y a quelques semaines, lors de l’OpenStack Summit (réunion annuelle des contributeurs à OpenStack, NDT), j’ai eu l’occasion de discuter de mon expérience de la conduite de projets Open Source. Je me suis rendu compte qu’après avoir fait partie de plusieurs communautés et beaucoup contribué pendant des années, je pourrais faire profiter les nouveaux venus de conseils et d’avis expérimentés.

Il existe une foule de ressources disponibles expliquant comment conduire un projet Open Source. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder ce sujet sous un angle différent, en insistant sur ce qu’il convient de ne pas faire avec les personnes qui y participent. Je tire cette expérience des nombreux projets Open Source auxquels j’ai participé ces dernières années. Je vais décrire, sans ordre particulier, quelques mauvaises pratiques que j’ai constatées, en les illustrant par des exemples concrets.

 

1. Considérer les contributeurs comme une nuisance

fail roadQuand les informaticiens sont au travail, qu’ils soient chargés du développement ou de la maintenance d’un logiciel, il est une chose dont ils n’ont pas besoin : du travail supplémentaire. Pour la plupart d’entre eux, la première réaction à toute contribution externe est : « Zut, du travail en plus ». Et c’est effectivement le cas.

Par conséquent, certains développeurs essayent d’éviter ce travail supplémentaire : ils déclarent ne pas vouloir de contributions, ou font en sorte que les contributeurs se sentent indésirables. Cela peut prendre de nombreuses formes, comme les ignorer ou être désagréable avec eux. Ainsi, les développeurs évitent d’avoir à traiter le surplus de travail qu’on leur met sur le dos.

C’est une des plus grandes erreurs que l’on peut commettre, et une vision fausse de l’Open Source. Si des gens vous apportent du travail supplémentaire, faites tout ce que vous pouvez pour bien les accueillir afin qu’ils continuent à travailler avec vous. Il s’agit peut-être de ceux qui prendront votre relève d’ici peu. Préparez votre future retraite.

Prenons le cas de mon ami Gordon, que j’ai vu démarrer en tant que contributeur sur Ceilometer en 2013. Il examinait très bien le code, si bien qu’il me donnait en fait davantage de travail : non seulement en détectant les anomalies dans mes contributions, mais aussi en me faisant vérifier les siennes. Au lieu de m’en prendre à lui pour qu’il arrête de me faire retravailler mon code et vérifier ses correctifs, j’ai proposé qu’on lui fasse davantage confiance en l’ajoutant officiellement à l’équipe des correcteurs sur un des projets.

Et s’ils ne font pas cette première contribution, ils ne feront pas non plus la seconde. En fait, ils n’en feront aucune ; et ces projets perdraient alors leurs futurs correcteurs.

2. Ne confier aux autres que le sale boulot

Lorsque de nouveaux contributeurs se présentent pour travailler sur un certain projet, leurs motivations peuvent être très diverses. Certains sont des utilisateurs, d’autres veulent simplement voir ce que c’est de contribuer. Ressentir le frisson de la participation, comme un simple exercice ou avec la volonté d’apprendre afin de contribuer en retour à l’écosystème qu’ils utilisent.

En général, les développeurs confient le sale boulot à ces personnes, c’est à dire des tâches sans intérêt, à faible valeur ajoutée, et qui n’auront sans doute aucun impact direct sur le projet.

Pour certains, ce n’est pas grave, pour d’autres, ça l’est. Certains seront vexés de se voir confier du travail sans grand intérêt, alors que d’autres seront heureux de le faire pourvu qu’on leur témoigne de la reconnaissance. Soyez sensible à cela, et félicitez ces personnes. C’est la seule manière de les garder dans le projet.

3. Mépriser les petites contributions

Quand le premier patch d’un nouveau contributeur est une correction d’orthographe, qu’en pensent les développeurs ? Qu’ils s’en fichent, que vous gâchez de leur temps précieux avec votre petite contribution. Et personne ne s’intéresse à la perfection grammaticale d’une documentation, n’est-ce pas ?

C’est faux. Voyez mes premières contributions à home-assistant et Postmodern : j’ai corrigé des fautes d’orthographe dans la documentation.

J’ai contribué au projet Org-mode pendant quelques années. Mon premier patch corrigeait simplement une chaîne de caractères du code. Ensuite, j’ai envoyé 56 patchs, corrigeant des bogues et ajoutant de nouvelles fonctionnalités élégantes, et j’ai aussi codé quelques extensions. À ce jour, je suis toujours seizième dans la liste des plus gros contributeurs d’Org-mode, qui en contient 390. Certainement pas ce qu’on appellerait un petit contributeur, donc. Je suis sûr que la communauté est bien contente de n’avoir pas méprisé ma première correction dans la documentation.

4. Mettre la barre trop haut pour les nouveaux arrivants.

Quand de nouveaux contributeurs arrivent, leurs connaissances du projet, de son contexte, et des technologies sont très variables. L’une des erreurs que les gens font le plus souvent consiste à demander aux nouveaux contributeurs des choses trop compliquées, dont ils ne pourront pas venir à bout. Cela leur fait peur (surtout les timides ou les introvertis) et ils risquent de disparaître, se croyant trop stupides pour aider.

piscine

Avant de faire le moindre commentaire, vous ne devriez avoir strictement aucun a priori sur leur niveau. Cela permet d’éviter ce genre de situations. Il faut également mettre beaucoup de délicatesse quand vous estimez les compétences des nouveaux, car certains pourraient se vexer si vous les sous-estimez trop.

Quand son niveau est bien estimé (un petit nombre d’échanges devrait suffire), vous devez former votre contributeur en ne le guidant ni trop ni trop peu, afin qu’il puisse s’épanouir. Il faut du temps et de l’expérience pour y parvenir, et vous allez probablement perdre certains contributeurs avant de bien maîtriser ce processus, mais c’est un chemin que tous ceux qui gèrent des projets doivent suivre.

Façonner ainsi les nouveaux arrivants est au cœur de la gestion de vos contributeurs, et ce quel que soit votre projet. Et je suis quasiment sûr que cela s’applique à tout projet, même en dehors du logiciel libre.

5. Exiger des gens qu’ils fassent des sacrifices sur le plan personnel

C’est un point qui dépend beaucoup du projet et du contexte, mais il est très important. Dans le logiciel libre, où la plupart des gens vont contribuer par bonne volonté et parfois sur leur temps libre, vous ne devez surtout pas exiger d’eux qu’ils fassent des sacrifices personnels importants. Ça ne passera pas.

L’une des pires manières de faire cette erreur est de fixer un rendez-vous à l’autre bout du monde pour discuter du projet. Cela place les contributeurs qui vivent loin dans une situation injuste, car ils ne peuvent pas forcément quitter leur famille pour la semaine, prendre l’avion ou un autre moyen de transport, louer une chambre d’hôtel… Ce n’est pas bon : tout devrait être mis en œuvre pour que les contributeurs se sentent partie prenante du projet et intégrés à la communauté, sans que l’on exige cela de leur part. Entendons-nous bien, cela ne veut pas dire qu’il faut s’interdire toute rencontre ou activité sociale, au contraire. Pensez simplement à n’exclure personne lorsque vous discutez d’un projet.

Il en va de même pour les moyens de communication susceptibles de compliquer la vie des participants : se retrouver sur IRC (il est difficile pour certaines personnes de réserver une heure, surtout lorsqu’il faut tenir compte des différents fuseaux horaires), faire une visioconférence (en particulier quand on n’utilise pas de logiciel libre et gratuit), etc.

En gros, tout ce qui impose de se synchroniser en temps réel avec l’avancement du projet est contraignant pour certains contributeurs.

C’est pourquoi le meilleur moyen de communiquer reste le courriel, mais tous les outils de communication asynchrones (pisteurs de bogues, etc.) feront l’affaire dans la mesure où ils permettent à chacun de travailler à son rythme et à l’heure qui lui convient.

6. Ne pas avoir de code de conduite

À une époque où de plus en plus de communautés s’ouvrent à un public plus large que celui auquel elles étaient habituées (ce qui est fantastique), les codes de conduite semblent être un sujet à la mode, mais aussi délicat.

En réalité, toutes les communautés ont un code de conduite, qu’il soit inscrit noir sur blanc ou suivi inconsciemment par chacun. Sa forme dépend de la taille et de la culture de la communauté.

Cependant, en fonction de la taille de votre communauté et de la façon dont ce code s’applique, vous auriez peut-être intérêt à l’écrire dans un document, comme l’a par exemple fait Debian.

Ce n’est pas parce que vous aurez rédigé un code de conduite que tous les membres de votre communauté vont soudain se transformer en adorables Bisounours le suivant à la lettre, mais il fournit des règles que vous pouvez citer en cas de besoin. Il peut être utile de le transmettre à certains pour leur faire comprendre que leur comportement ne convient pas, et cela peut aider si une exclusion devient nécessaire, même s’il ne sert que rarement à cela, puisqu’en général personne ne veut aller aussi loin.

Je pense qu’on peut très bien se passer d’un tel document sur de petits projets. Mais vous devez garder à l’esprit qu’un code de conduite implicite découlera de votre comportement. La manière dont vos membres les plus influents communiqueront avec les autres installera l’ambiance à travers tout le réseau. Ne sous-estimez pas cela.

Quand nous avons commencé le projet Ceilometer, nous avons suivi le code de conduite du projet OpenStack avant même qu’il ait été écrit, et probablement avons-nous même placé la barre un peu plus haut. En étant agréables, accueillants et ouverts d’esprit, nous avons réussi à obtenir une certaine mixité, avec plus de 25 % de femmes dans notre équipe permanente — bien au dessus de la moyenne actuelle d’OpenStack et de la plupart des projets de logiciel libre !

7. Mettre les non-anglophones à l’écart

Il est important d’être conscient que la grande majorité des projets de logiciel libre utilisent l’anglais en tant que langue de communication principale. C’est logique. C’est une langue répandue, et qui semble remplir ce rôle correctement.

Mais une grande partie des codeurs n’ont pas l’anglais pour langue maternelle. Beaucoup ne le parlent pas couramment. Cela signifie que le rythme auquel ils peuvent converser peut-être très lent, ce qui peut en frustrer certains, notamment ceux qui sont nés en terre anglophone.

 

Le Brexit, c’est maintenant

On peut observer ce phénomène dans les rencontres de codeurs, lors de conférences par exemple. Quand les gens débattent, il peut être très difficile pour certains d’expliquer leurs pensées en anglais et de communiquer à un rythme correct, ce qui ralentit la conversation et la transmission des idées. La pire chose qu’un anglophone puisse faire dans ce cas est de leur couper la parole, ou de les ignorer, pour la seule raison qu’ils ne parlent pas assez vite. Je comprends que cela puisse être frustrant, mais le problème n’est pas la façon de parler des non-anglophones mais les outils de communication utilisés qui ne mettent pas tout le monde au même niveau en privilégiant des conversations orales.

La même chose s’applique, à un moindre degré, aux rencontres sur IRC, qui sont relativement synchrones. Les médias complètement asynchrones ne pâtissent pas de ce défaut, et c’est pourquoi ils faudrait, à mon avis, les privilégier.

8. Pas de vision, aucune délégation des tâches

C’est une autre grosse erreur de gestion si le responsable ne parvient pas à gérer la croissance du projet alors que des gens sont disponibles et prêts à aider.

Évidemment, lorsque le flux des contributeurs commence à grossir, ajoutant de nouvelles fonctionnalités, demandant des retours et des instructions à suivre, certains responsables se retrouvent la tête sous l’eau et ne savent pas comment répondre. Ce qui a pour conséquences de frustrer les contributeurs, qui vont simplement partir.

Il est important d’avoir une vision de votre projet et de la communiquer. Dites clairement à vos contributeurs ce que vous voulez, et ne voulez pas, dans votre projet. Exprimer ces informations de manière claire (et non-agressive !) permet de minimiser les frictions entre vos contributeurs. Ils vont vite savoir s’ils veulent rejoindre ou non votre navire et quoi en attendre. Donc, soyez un bon capitaine.

S’ils choisissent de travailler avec vous et de contribuer, vous devez rapidement commencer à croire en eux et à leur déléguer certaines de vos responsabilités. Cela peut être n’importe quelle tâche que vous faites d’habitude vous-même : vérifier les patchs de certains sous-systèmes, traquer les bogues, écrire la documentation… Laissez les gens s’approprier entièrement une partie du projet car ils se sentiront responsables et ils y mettront autant de soin que vous. Faire le contraire en voulant tout contrôler vous-même est la meilleure façon de vous retrouver seul avec votre logiciel open source.

Aucun projet ne va gagner en taille et en popularité de cette manière.

En 2009, quand Uli Schlachter a envoyé son premier patch à awesome, cela m’a donné plus de travail. J’ai du vérifier son patch, et j’étais déjà bien occupé pour sortir la nouvelle version d’awesome sur mon temps libre en dehors de mon travail ! Le travail d’Uli n’était pas parfait, et j’ai eu à gérer les bogues moi-même. Plus de travail. Alors qu’ai-je fait ? Quelques minutes plus tard, je lui ai répondu en lui envoyant un plan de ce qu’il devait faire et de ce que je pensais de son travail.

En retour, Uli envoya d’autres patchs et améliora le projet. Savez-vous ce que fait Uli aujourd’hui ? Il est responsable du gestionnaire des fenêtres awesome à ma place depuis 2010. J’ai réussi à transmettre ma vision, déléguer, puis à quitter le projet en le laissant dans de bonnes mains !

9. Ignorer certains types de contributions

Les gens contribuent de différentes manières, et pas toujours en codant. Il y a beaucoup de choses autour d’un projet de logiciel libre : la documentation, le tri de bogues, le support, la gestion de l’expérience utilisateur, la communication, les traductions…

Par exemple, il a fallu du temps pour que Debian songe à donner le statut de Développeur Debian à leurs traducteurs. OpenStack prend la même direction en essayant de reconnaître les contributions autres que techniques.

Dès lors que votre projet commence à récompenser certaines personnes et à créer différents statuts dans la communauté, vous devez faire très attention à n’oublier personne, car c’est le meilleur moyen de perdre des contributeurs en chemin.

10. Oublier d’être reconnaissant

Cette liste est le fruit de nombreuses années de bidouillages open source et de contributions à des logiciels libres. L’expérience et le ressenti de chacun sont différents, et les mauvaises pratiques peuvent prendre différentes formes : si vous connaissez ou si vous avez vous-même rencontré d’autres obstacles dans vos contributions à des projets open-source, n’hésitez pas à compléter la liste dans les commentaires. C’est une forme de contribution.

 

 

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Littlewing : Mettre en place KAFKA CONNECT et KAFKA pour faire du change data capture (CDC)

Je suis en train de monter un moteur d’analyse permettant d’analyser les logs d’un ESB.

L’outil standard stockes les évènements dans une base de données.

Afin d’être le moins intrusif possible dans le code des médiations, j’ai choisi de mettre en place un mécanisme de change data capture (CDC) avec KAFKA CONNECT et KAFKA. Pour ce faire j’ai déployé la solution confluent. Celle-ci permet entre autres d’avoir des connecteurs JDBC permettant la connexion aux bases de données relationnelles.

KAFKA est un système de messagerie distribué crée initialement par LinkedIn. Kafka connect fournit une interface en entrée et en sortie de ce dernier.

Si vous voulez plus d’informations, vous pouvez aller du coté de la présentation du devox 2016

Installation

J’ai utilisé la procédure décrite ici

Démarrage des différents démons

$ ./bin/zookeeper-server-start ./etc/kafka/zookeeper.properties & $ ./bin/kafka-server-start ./etc/kafka/server.properties & $ ./bin/schema-registry-start ./etc/schema-registry/schema-registry.properties & $ ./bin/kafka-rest-start ./etc/kafka-rest/kafka-rest.properties &

Configuration du connecteur JDBC pour KAFKA CONNECT

Il faut tout d’abord copier le driver jdbc dans le répertoire share/java/kafka-connect-jdbc/

Ensuite, il faut créer un fichier de configuration (ex. esb-logs.properties )

name=esb-log-source connector.class=io.confluent.connect.jdbc.JdbcSourceConnector tasks.max=10 connection.url=URL_JDBC table.whitelist=ma_table mode=timestamp timestamp.column.name=jobstart topic.prefix=prefix

Les contraintes de KAFKA CONNECT sont les suivantes

  • Si on veut faire des extractions incrémentales ( ce qui est mon cas) , il faut soit un élément de type TIMESTAMP qui ne puisse pas être NULL, soit une PK auto-incrémentée.
  • Les requêtes doivent être relativement assez simples. Personnellement, je préfère utiliser des vues qui me retournent l’exécution des requêtes SQL.
Exécution

Lancer la commande

./bin/connect-standalone etc/schema-registry/connect-avro-standalone.properties etc/kafka-connect-jdbc/esb-logs.properties

Pour vérifier que tout est bien dans le topic KAFKA

./bin/kafka-avro-console-consumer --zookeeper localhost:2181 --topic prefix- --from-beginning

Conclusion

Pour l’instant, j’ai réussi à extraire des données de ma base de données vers un broker KAFKA. La suite me permettra de les traiter en mode streaming dans SPARK.

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elementary OS : Un Hackfest elementary sur Paris

Il y a quelques semaines, nous apprenions au travers d’un billet de Devil qu’un Hackfest/Hackaton prendrait place sur Paris prochainement. Voici quelques éléments complémentaires à ce sujet.

Une mise à jour est disponible plus bas

L’équipe elementary se retrouvera sur Paris prochainement pour travailler sur les éléments suivants :

  1. La gestion des comptes Online Pantheon
  2. Documentation
  3. Améliorer le site web
  4. Gestion des bugs actuellement présents
  5. Planification de la prochaine version d’elementary

A ce sujet, pour amortir les frais des déplacements des différents membres, un projet indiegogo a été mis en place à cette URL https://www.indiegogo.com/projects/elementary-hackfest-in-paris-design/ actuellement 88% des fonds nécessaires ont été réunis sur les 1800$ demandés.

Hackfest - état des participations

Si le cœur vous en dit et que vous souhaitez participer à la réalisation de ce projet, vous pouvez le backer.

 

Mise à jour :

L’objectif de financement a été atteint 2 jours avant la fin de la campagne. La page affiche maintenant une réussite, pour l’instant, de 105% soit 1.886 US$. Merci aux différents contributeurs.

Le billet Un Hackfest elementary sur Paris a été publié sur le site de la elementary OS -

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Loutre.ch : Archlinux: s'en sortir avec des dépendances de Python dans tous les sens

capture dépendances python

Il y a plusieurs moyens d'installer des dépendances python avec Archlinux et il peut ainsi y avoir des problèmes de conflits, de versions, de base de données pas à jour, etc. Voici des pistes pour s'en sortir !

Ce post explique ma démarche au nettoyage de dépendances python sur Archlinux. Elle ne convient pas forcément à tout le monde, alors gare !

Dans ma quête d'installation de pulseaudio-dlna (permettant d'utiliser une Chromecast comme renderer audio, j'ai eu des petits problèmes de compilation. Ayant fait quelques recherches, j'ai découvert qu'il s'agissait sûrement de dépendances introuvables installées par Pip.

Je me suis dit mais tiens, pourquoi ai-je des paquets installés avec Pip ? J'ai rien demandé. Ça vient sûrement du fait que je connais pas du tout le monde de Python et que j'ai du copier-coller des commandes un peu au hasard.

Tout ça pour dire que généralement, il vaut mieux passer par le Package manager du système au lieu d'utiliser une application tierce, bien qu'elle soit utile. Sur Archlinux, grâce au dépôt AUR, il y a la grande majorité des paquets python, Pip n'est pratiquement pas requis pour mon utilisation.

J'ai donc décidé de supprimer tous les paquets qui ont été installés par Pip. La commande pip freeze va nous aider à faire ça (source). Avec un peu de bashing, on obtient la commande permettant de les déinstaller d'un coup:

$ pip freeze | sed 's/\\=/\\:/g' | cut -d: -f1 | xargs sudo pip uninstall -y

Attention, cela désinstalle uniquement les paquets python3, il faut donc également faire:

$ pip2.7 freeze | sed 's/\\=/\\:/g' | cut -d: -f1 | xargs sudo pip2.7 uninstall -y

Bon. faire cela a cassé certains de mes programmes, parce que certaines librairies étaient évidemment requises:

ImportError: The 'packaging.requirements' package is required; normally this is bundled with this package so if you get this warning, consult the packager of your distribution.

Ce qui est "marrant", c'est qu'ils sont jugés comme installés par le système de paquets Archlinux. En utilisant pacman -Qd on peut voir ce qui est installé:

$ pacman -Qd | grep python

Il s'agit donc de tout réinstaller ? On va pas s'embêter:

yaourt -Qqd | grep python | xargs yaourt -S --noconfirm

Tu remarqueras que j'ai remplacé pacman par yaourt, ce qui permet d'avoir également les paquets dans AUR.

Suite à ça, j'ai pu installer pulseaudio-dlna sans aucun problème.

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Ilphrin : Superpowers passe en 2.0, revenons dessus

Je vous avais déjà parlé de Superpowers dans l’article précédent. Ce logiciel sert pour “la création de jeux 2D+3D pour tous”, et il est gratuit en entièrement Open Source!

Une nouvelle version est sortie il y a quelques jours, l’occasion pour moi de revenir parler un peu de ce logiciel, les deux/trois trucs que j’ai découvert dessus, et mon premier jeu de découverte de l’outil. Mais d’abord les nouveautés apportées par cete version:

  • Mise à jour des traduction en Russe.
  • Ajout d’une traduction en Italien.
  • Utilisation d’une version de NodeJS plus récente.
  • Correction d’un crash lors du déplacement d’un dossier.
  • Ajout de la possibilité de choisir le nom du serveur.
  • Suppression du paramètre inutile “port” dans le fichier config.json.
  • Gestion d’erreur lors du téléchargement du registre.
  • D’autres petites correction dans les différentes parties du projet.

Le développement de Superpowers avance constamment et ça fait plaisir à voir. Il y a encore peu de contributeurs au code principal, mais il y a une bonne communauté qui se forme que ce soit sur itch.io ou sur le chat Discord, et de plus en plus de gens se mettent à créer des jeux avec cet IDE.

J’aimerais parler d’une fonctionalité qui m’intéresse particulièrement, qui est l’ajout de Shaders. Pour une petite définition de ce qu’est un Shader je vous invite à lire l’article sur wikipedia.

superpowers_03

Lorsque l’on édite un Shader, on arrive sur une page découpé en 4 zones. En haut à gauche la définition des uniforms et des attributes, en haut à droite on a une prévsualisation du Shader sur la surface que l’on veut (Un plan, une image, une sphere, ou un cube), en bas a gauche l’éditeur de Shader Vertex, et en bas à droite l’éditeur de Shader Fragments.

J’ai commencé à apprendre à faire des Shader en découvrant cet outil (je ne savais même pas ce qu’était un Shader avant!), et depuis j’utilise Superpowers pour apprendre à utiliser et créer des Shader car il permet de rapidement voir le résultat sur des element de notre jeu et de les incorporer dans une scène.

Il existe déjà des outils très puissant en ligne pour les shaders (comme ShaderToy, bien que le site fasse ramer à mort mon ordinateur…), mais l’avoir directement dans son logiciel de développement de jeu rajoute un plus intéressant. Il ne manque plus qu’une auto-complétion pour divers elements: variables OpengL, Attributes/Uniforms/Varying, fonctions GLSL, etc… Dans l’editeur de code Vertex ou Fragment.

Pas de rapport ave les Shaders, mais je me suis lancé dans la création d’un petit jeu sans ambition pour apprendre à manipuler Superpowers. Vous pouvez le voir dans la partie “Projet” de mon site, il s’appelle Dodgell.

Dans ce jeu, vous jouez un petit bonhomme qui avance tout seul dans l’espace (on voit les planètes et les étoiles qui défilent en arrière-plan c’est pour ça =D), et vous devez esquiver le plus longtemps possible les ennemis qui arrivent du haut de l’écran. A chaque ennemis qui sort de l’écran par le bas, vous gagnez 5 points. Le meilleur score sur le même ordinateur est enregistré.

Faire ce petit jeu m’a permis d’apprendre les bases des bases avec Superpowers, c’est-à-dire l’utilisation des scènes, des behaviors, des tilemap, tilesets, etc… Et surtout de manipuler l’API TypeScript. Je ne compte pas le continuer bien longtemps, je pense rajouter des choses comme un menu, peut-être des niveaux différents, des ennemis différents (plus gros, plus rapides, avec des mouvements non-linéaires!). J’aimerais surtout me lancer dans un Shoot’em up, ça fait un moment que ça me trotte dans la tête (d’ailleurs on peut voir Dodgell comme un croquis de Shoot’em up, mais où on tire pas).

Surtout depuis que je me suis mis à des jeux comme Touhou Project, ou même d’autres jeux qui n’ont aucun rapport dans le principe mais qui m’ont donné beaucoup d’idées pour faire un jeu sympa, comme Fate Grand Order ou Path of Exile. Le premier ayant des fonctionalités telle que les événements ou les combats qu’on pourrait qualifier de collaboratifs (un boss avec X milliars de PV, chaque joueurs qui le combat peut faire tomber un certain nombre de millions de PV, si toute la communauté bat le boss dans le temps imparti ils gagnent des trucs). Dans le deuxième ce sont surtout les effets des mob qui sont intéressants, et qu’on peut appliquer dans un Shoot’em up (des ennemis qui vous tirent dessus, et qui en plus ont un lien de plasma qui les relient et qui sont mortels si vous passez au travers).

Enfin voilà tout ça pour dire que je vais bien m’amuser dans les temps qui viennent avec Superpowers, même si j’ai d’autres projets à faire en même temps (je me lance dans un lecteur de flux RSS entièrement en Rust :D) et que ma troisième année à Epitech va commencer, je vais essayer de prendre du temps pour avancer Dodgell, et faire d’autres jeux avec Superpowers, notamment avec d’autres gens pour ENFIN voir ce que valent ces fameuses fonctionalités collaboratives promises avec Superpowers. Ca intéresse quelqu’un dans le public de faire des jeux tous ensemble? ;)

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Tuxicoman : DummyDroid, créez un Google Framework Service ID sans appareil Android

Pour utiliser GooglePlayDownloader, il faut un compte Google et un Google Framework Service ID (aussi appelé GSF). Celui -ci est consiste en un ID donné par Google en fonction de votre compte et des caractéristiques de votre appareil. Attention à ne pas le confondre avec l’Android ID ou Device ID.

Vous pouvez le récupérer sur un appareil Android qui a le PlayStore installé avec l’application GetID disponible sur Fdroid. Si vous savez comment le retrouver avec une commande adb je suis preneur.

C’est un peu embêtant. En effet, dans notre cas où l’on ne veut pas des Google apps espions sur notre téléphone, il faut faire un backup avec TWRP et réinstaller une ROM vierge avec les Google Apps pour obtenir ce sésame.

Heureusement, DummyDroid est un logiciel libre en Java qui permet de créer ce GSF ID sans matériel !

Tout d’abord il faut récupérer le fichier de profil de votre appareil Android. C’est le fichier /system/build.prop.

On peut facilement le copier sur son PC avec adb, par exemple :
$ adb shell cat /system/build.prop > nexus5x.prop

Je vous mets une copie en ligne du nexus5x.prop.

Ensuite on lance DummyDroid:
$ java -jar DummyDroid-1.1.jar

On sélectionne en entrée notre fichier de profil, suivant, suivant, suivant et voila ! Vous avez un Google Framework Service ID approprié à votre matériel sans devoir installer les Google Apps.

Merci à Patrick Ahlbrecht pour se logiciel. Il développe aussi Raccoon, qui est un projet similaire à mon GooglePlayDownloader

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #34

Pour la 34ème semaine de 2016, voici 5 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 29, août 2016

Les algorithmes en prison ! - Rue89 institution pistage

antistress : "« Lire » des textes ou « regarder » des vidéos faisant l’apologie du terrorisme est moralement condamnable. Mais qu’un gouvernement soit en situation de savoir ce que lisent et regardent chacun des citoyens qui l’ont élu, et qu’il se dote des outils législatifs capables de les incarcérer pour certaines de ces lectures l’est tout autant sinon même davantage. Préservons à tout prix et à tout coût la confidentialité de l’acte de lecture."
(via la revue de presse de l'April)

Le logiciel libre au-delà de x86 - LinuxFrorg Intel AMD ARM MIPS POWER RISC-V SPARC x86 Coreboot Libreboot matériel CPU

antistress : "Si le Logiciel Libre est devenu au fil du temps, et grâce à votre passion, un élément majeur de l'informatique moderne, il n'en va pas de même pour le matériel. Toute personne qui essayé de libérer son ordinateur de bureau jusqu'au firmware de la carte mère, ou qui s'est intéressée à l'évolution du projet Coreboot ces dernières années le sait : la situation des quatre libertés sur nos stations de travail est actuellement très mauvaise du point de vue matériel. Cette dépêche propose un état des lieux de la situation actuelle."

Samsung Z2 : le premier téléphone Tizen alimenté avec une puce 4G - BlogNT Tizen smartphone Samsung OS

antistress : "Le nouveau smartphone, lancé en Inde, va être vendu 4 590 INR (environ 60 euros). Et, outre son prix extrêmement faible, c’est le premier smartphone Tizen à offrir un support aux réseaux 4 ."
(via le Journal du Hacker)

Haiku a 15 ans - LinuxFr.org Haiku OS libre

antistress : "Le 18 août 2001, le premier message sur la liste de diffusion de OpenBeOS était envoyé par Marcus Overhagen (« Ok, let’s start »). Quinze ans plus tard, le projet est toujours là, même si les progrès semblent un peu lents ces derniers temps. [...] le développement continue, avec du travail sur le moteur HTML WebKit, les portages x86_64, PowerPC et ARM, la gestion des médias en streaming (webradios, par exemple), mais surtout la gestion de l’USB 3 (disponible dans les nightly builds depuis quelques semaines) et le gestionnaire de paquets, qui était la dernière grosse fonctionnalité manquante pour une version bêta de Haiku."

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Tuxicoman : Interview de Jean-Baptiste Kempf, développeur de VideoLAN sur les DRMs

Une interview de Jean-Baptiste Kempf, développeur de VideoLAN où il explique les inepties des DRM, des législateurs français (DAVDSI, HADOPI) et des boites à brevets comme Dolby:

L’interview date de 2004 mais vaut le coup d’oeil car VideoLAN a été beaucoup agit pour l’interopérabilité et cette vidéo montre bien l’envers du décors.

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Raphaël Hertzog : Mes activités libres en juillet 2016

Mon rapport mensuel couvre une grande partie de mes contributions au logiciel libre. Je l’écris pour mes donateurs (merci à eux !) mais aussi pour la communauté Debian au sens large parce que cela peut donner des idées aux nouveaux venus et que c’est également un des moyens les plus effectifs de trouver des volontaires pour travailler sur les projets qui me tiennent à cœur.

DebConf 16

A l’occasion de la DebConf 16, j’ai été présent en Afrique du Sud du 2 au 9 juillet, et j’ai animé trois présentations/tables rondes. Vous pouvez trouver les diapositives et vidéos de ces événements dans les liens de leurs pages respectives :

J’étais un peu nerveux en ce qui concerne la troisième table ronde (au sujet de l’utilisation des fonds de Debian pour financer les projets Debian) mais, après en avoir discuté avec de nombreuses personnes pendant cette semaine, il semble que les mentalités au sein du projet aient évolué ces dix dernières années. Bien que cela reste un sujet sensible (et ce à raison compte tenu des impacts potentiels), la volonté d’en discuter et d’expérimenter est présente. Vous pouvez jeter un coup d’œil aux gobby notes prises lors de la discussion.

J’ai passé la plupart du temps à discuter, et n’ai pas beaucoup contribué d’un point de vue technique, mis à part avoir essayé de – et échoué à – corriger les problèmes d’accessibilité rencontrés sur tracker.debian.org (toute aide experte sur le sujet est la bienvenue, cf. le ticket n°830213).

Empaquetage Debian

J’ai poussé la nouvelle version de zim afin de corriger le problème de reproductibilité (et j’ai transmis le patch à l’amont).

J’ai poussé Django en version 1.8.14 vers le dépôt jessie-backports, et j’ai du corriger l’échec d’un test (pull request).

J’ai également poussé la nouvelle version amont 1.0.1 de python-django-jsonfield, qui intègre les patchs que j’ai préparés en juin.

J’ai géré la transition de la (petite) bibliothèque ftplib : en préparant la nouvelle version dans experimental, en m’assurant que les dépendances de compilation inverses compilaient toujours, et en coordonnant la phase de transition avec l’équipe en charge de la publication. Tout cela a été déclenché par ce bogue de compilation reproductible que j’ai rencontré et qui m’a fait jeter un coup d’œil au paquet… la dernière fois l’amont avait disparu (et même son URL), mais il semble que l’activité ait repris et qu’une nouvelle version ait été poussée.

J’ai fait la demande n°832053 d’une nouvelle commande deblog dans devscripts. Cela devrait rendre plus facile l’affichage des logs des compilations courante et précédentes.

Travaux relatifs à Kali

J’ai travaillé à de nombreux problèmes affectant les utilisateurs de Kali (ainsi que ceux de Debian Testing) :

  • J’ai corrigé un bogue dans open-vm-tools, afin de retrouver le paquet dans Testing;
  • J’ai créé le rapport de bogues n°830795 concernant nautilus et n°831737 concernant pbnj, afin de remonter ces problèmes à Debian;
  • J’ai créé un patch pour fontconfig, de sorte à ce que les fichiers .dpkg-tmp soient ignorés. J’ai également transmis ce patch à l’amont et créé un rapport de bogues relatif à gnome-settings-daemon qui, en lançant fc-cache aux mauvais moments, est à la source du problème;
  • J’ai lancé une discussion pour voir comment corriger le problème du pavé tactile synaptics dans GNOME 3.20. Finalement nous nous sommes retrouvés avec une nouvelle version de xserver-xorg-input-all, qui ne dépend que de xserver-xorg-input-libinput, et non pas de xserver-xorg-input-synaptics (qui n’est plus supporté par GNOME). Auparavant l’auteur amont avait refusé de réintroduire le support synaptics;
  • J’ai créé le rapport de bogues n°831730 relatif à desktop-base, car le plasma-desktop de KDE n’utilise plus l’arrière-plan de Debian par défaut. J’ai du rechercher l’aide de l’amont pour trouver une possible solution (déployée dans Kali uniquement pour l’instant);
  • J’ai créé le rapport de bogues n°832503 pour remonter le fait que la manière dont dpkg traite les dépendances de foo:any lorsque foo n’est pas marquée « Multi-Arch: allowed » est contre-productive… J’ai découvert cela en essayant d’utiliser une dépendance firefox-esr:any. Et j’ai créé le rapport de bogues n°832501 pour obtenir le marqueur « Multi-Arch: allowed » désiré sur firefox-esr.
Merci

Rendez-vous au mois prochain pour un nouveau résumé de mes activités !

Ceci est une traduction de mon article My Free Software Activities in July 2016 contribuée par Weierstrass01.

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Pierre-Alain Bandinelli : Updatengine : désinstaller un logiciel avant d'en installer un nouveau

Nous avons déjà parlé d'Updatengine dans ces pages : c'est un logiciel libre de déploiement de logiciels pour Windows composé de clients sur chaque poste contrôlés par un serveur développé sous Python/Django. Je l'utilise avec bonheur en production sur un parc d'une trentaine de machines avec grande satisfaction.

Récemment, j'ai cherché à désinstaller un logiciel avant d'en installer la mise à jour.

Possibilité 1 : le logiciel est déployé avec Windows Installer

Si le logiciel a été déployé avec Windows Installer, alors l'utilitaire "wmic" permet de le désinstaller. Le script de désinstallation pourra alors ressembler à :

wmic product where "name like 'Logiciel%'" call uninstall logiciel-nouvelle-version.exe /s section_end download_no_restart

Par exemple, pour désinstaller les anciennes versions de Java avant d'en installer une nouvelle, on pourra utiliser :

wmic product where "name like 'Java%'" call uninstall jre-8u101-windows-x64.exe /s section_end download_no_restart Possibilité 2 : s'il n'est pas visible/désinstallable avec WMIC

On peut alors simplement exécuter le désinstallateur (à condition d'en connaître le chemin) :

IF EXIST "C:\\Program Files\\Logiciel\\uninstall.exe" ("C:\\Program Files\\Logiciel\\uninstall.exe" /s Logiciel-nouvelle-version-install.exe /s) ELSE (Logiciel-nouvelle-version-install.exe /s) )

Par exemple pour SumatraPDF, lecteur PDF libre pour Windows, cela pourra devenir :

IF EXIST "C:\\Program Files\\SumatraPDF\\uninstall.exe" ("C:\\Program Files\\SumatraPDF\\uninstall.exe" /s SumatraPDF-3.1.2-install.exe /s) ELSE (IF EXIST "C:\\Program Files (x86)\\SumatraPDF\\uninstall.exe" ("C:\\Program Files (x86)\\SumatraPDF\\uninstall.exe" /s SumatraPDF-3.1.2-install.exe /s) ELSE (SumatraPDF-3.1.2-install.exe /s) )

Bon entretien de vos machines !

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Framablog : Non, je ne veux pas télécharger votre &@µ$# d’application !

« Ne voulez-vous pas plutôt utiliser notre application ? »…

De plus en plus, les écrans de nos ordiphones et autres tablettes se voient pollués de ce genre de message dès qu’on ose utiliser un bon vieux navigateur web.

Étrangement, c’est toujours “pour notre bien” qu’on nous propose de s’installer sur notre machine parmi les applications que l’on a vraiment choisies…

Ruben Verborgh nous livre ici une toute autre analyse, et nous dévoile les dessous d’une conquête de nos attentions et nos comportements au détriment de nos libertés. Un article blog traduit par Framalang, et sur lequel l’auteur nous a offert encouragements, éclairages et relecture ! Toute l’équipe de Framalang l’en remercie chaleureusement et espère que nous avons fait honneur à son travail ;)

Cross platform applications - CC-BY Tsahi Levent-Levi

Cross platform applications – CC-BY Tsahi Levent-Levi

Utilisez plutôt le Web

Auteur : Ruben Verborgh

Source : blog de l’auteur

Traduction : Julien, David_5.1, AlienSpoon, roptat, syst, serici, audionuma, sebastienc, framasky, Ruben Verborgh, Diane, Éric + les anonymes.

Sous des prétextes mensongers, les applications mobiles natives nous éloignent du Web. Nous ne devrions pas les laisser faire.

Peu de choses m’agacent plus qu’un site quelconque qui me demande « Ne voulez-vous pas utiliser plutôt notre application ? ». Évidemment que je ne veux pas, c’est pour ça que j’utilise votre site web. Certaines personnes aiment les applications et d’autres non, mais au-delà des préférences personnelles, il existe un enjeu plus important. La supplique croissante des applications pour envahir, littéralement, notre espace personnel affaiblit certaines des libertés pour lesquelles nous avons longtemps combattu. Le Web est la première plate-forme dans l’histoire de l’humanité qui nous permette de partager des informations et d’accéder à des services à travers un programme unique : un navigateur. Les applications, quant à elles, contournent joyeusement cette interface universelle, la remplaçant par leur propre environnement. Est-ce vraiment la prétendue meilleure expérience utilisateur qui nous pousse vers les applications natives, ou d’autres forces sont-elles à l’œuvre ?

Il y a 25 ans, le Web commença à tous nous transformer. Aujourd’hui, nous lisons, écoutons et regardons différemment. Nous communiquons à une échelle et à une vitesse inconnues auparavant. Nous apprenons des choses que nous n’aurions pas pu apprendre il y a quelques années, et discutons avec des personnes que nous n’aurions jamais rencontrées. Le Web façonne le monde de façon nouvelle et passionnante, et affecte la vie des gens au quotidien. C’est pour cela que certains se battent pour protéger le réseau Internet qui permet au Web d’exister à travers le globe. Des organisations comme Mozilla s’évertuent à faire reconnaître Internet comme une ressource fondamentale plutôt qu’un bien de luxe, et heureusement, elles y parviennent.

Toutefois, les libertés que nous apporte le Web sont menacées sur plusieurs fronts. L’un des dangers qui m’inquiète particulièrement est le développement agressif des applications natives qui tentent de se substituer au Web. Encore récemment, le directeur de la conception produit de Facebook comparait les sites web aux vinyles : s’éteignant peu à peu sans disparaître complètement. Facebook et d’autres souhaitent en effet que nous utilisions plutôt leurs applications ; mais pas simplement pour nous fournir une « meilleure expérience utilisateur ». Leur façon de nous pousser vers les applications met en danger un écosystème inestimable. Nous devons nous assurer que le Web ne disparaisse jamais, et ce n’est pas juste une question de nostalgie.

Internet, notre réseau global, est une ressource fondamentale. Le web, notre espace d'information mondial, est de loin l'application la plus importante d'Internet. Nous devons aussi le protéger.

Internet, notre réseau global, est une ressource fondamentale. Le web, notre espace d’information mondial, est de loin l’application la plus importante d’Internet. Nous devons aussi le protéger.

Le Web : une interface indépendante ouverte sur des milliards de sources

Pour comprendre pourquoi le Web est si important, il faut s’imaginer le monde d’avant le Web. De nombreux systèmes d’information existaient mais aucun ne pouvait réellement être interfacé avec les autres. Chaque source d’information nécessitait sa propre application. Dans cette situation, on comprend pourquoi la majeure partie de la population ne prenait pas la peine d’accéder à aucun de ces systèmes d’information.

Le Web a permis de libérer l’information grâce à une interface uniforme. Enfin, un seul logiciel – un navigateur web – suffisait pour interagir avec plusieurs sources. Mieux encore, le Web est ouvert : n’importe qui peut créer des navigateurs et des serveurs, et ils sont tous compatibles entre eux grâce à des standards ouverts. Peu après son arrivée, cet espace d’informations qu’était le Web est devenu un espace d’applications, où plus de 3 milliards de personnes pouvaient créer du contenu, passer des commandes et communiquer – le tout grâce au navigateur.

Au fil des années, les gens se mirent à naviguer sur le Web avec une large panoplie d’appareils qui étaient inimaginables à l’époque de la création du Web. Malgré cela, tous ces appareils peuvent accéder au Web grâce à cette interface uniforme. Il suffit de construire un site web une fois pour que celui-ci soit accessible depuis n’importe quel navigateur sur n’importe quel appareil (tant qu’on n’utilise rien de spécial ou qu’on suit au moins les méthodes d’amélioration progressive). De plus, un tel site continuera à fonctionner indéfiniment, comme le prouve le premier site web jamais créé. La compatibilité fonctionne dans les deux sens : mon site fonctionne même dans les navigateurs qui lui préexistaient.

La capacité qu’a le Web à fournir des informations et des services sur différents appareils et de façon pérenne est un don immense pour l’humanité. Pourquoi diable voudrions-nous revenir au temps où chaque source d’information nécessitait son propre logiciel ?

Les applications : des interfaces spécifiques à chaque appareil et une source unique

Après les avancées révolutionnaires du web, les applications natives essaient d’accomplir l’exacte inverse : forcer les gens à utiliser une interface spécifique pour chacune des sources avec lesquelles ils veulent interagir. Les applications natives fonctionnent sur des appareils spécifiques, et ne donnent accès qu’à une seule source (ironiquement, elles passent en général par le web, même s’il s’agit plus précisément d’une API web que vous n’utilisez pas directement). Ainsi elles détricotent des dizaines d’années de progrès dans les technologies de l’information. Au lieu de nous apporter un progrès, elles proposent simplement une expérience que le Web peut déjà fournir sans recourir à des techniques spécifiques à une plate-forme. Pire, les applications parviennent à susciter l’enthousiasme autour d’elles. Mais pendant que nous installons avec entrain de plus en plus d’applications, nous sommes insidieusement privés de notre fenêtre d’ouverture universelle sur l’information et les services du monde entier.

Ils trouvent nos navigateurs trop puissants

Pourquoi les éditeurs de contenus préfèrent-ils les applications ? Parce-qu’elles leur donnent bien plus de contrôle sur ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire. Le « problème » avec les navigateurs, du point de vue de l’éditeur, est qu’ils appartiennent aux utilisateurs. Cela signifie que nous sommes libres d’utiliser le navigateur de notre choix. Cela signifie que nous pouvons utiliser des plugins qui vont étendre les capacités du navigateur, par exemple pour des raisons d’accessibilité, ou pour ajouter de nouvelles fonctionnalités. Cela signifie que nous pouvons installer des bloqueurs de publicité afin de restreindre à notre guise l’accès de tierces parties à notre activité en ligne. Et plus important encore, cela signifie que nous pouvons nous échapper vers d’autres sites web d’un simple clic.

Si, en revanche, vous utilisez l’application, ce sont eux qui décident à quoi vous avez accès. Votre comportement est pisté sans relâche, les publicités sont affichées sans pitié. Et la protection légale est bien moindre dans ce cadre. L’application offre les fonctionnalités que le fournisseur choisit, à prendre ou à laisser, et vous ne pourrez ni les modifier ni les contourner. Contrairement au Web qui vous donne accès au code source de la page, les applications sont distribuées sous forme de paquets binaires fermés.

« Ne voulez-vous pas plutôt l’application ? »

J’ai procédé à une petite expérience pour mesurer exactement quelle proportion des sites Web les plus visités incitent leurs utilisateurs à installer l’application. J’ai écrit un programme pour déterminer automatiquement si un site web affiche une bannière de promotion de son application. L’outil utilise PhantomJS pour simuler un navigateur d’appareil mobile et capture les popups qui pourraient être insérés dynamiquement. La détection heuristique est basée sur une combinaison de mots-clés et d’indices du langage naturel.
Ce graphique montre combien de sites du top Alexa (classés par catégorie) vous proposent d’utiliser leur application :

Plus d'un tiers des 500 sites les plus visités vous proposent d'utiliser leur application.

Plus d’un tiers des 500 sites les plus visités vous proposent d’utiliser leur application.

Les chiffres obtenus sont basés sur une heuristique et sous-estiment probablement la réalité. Dans certaines catégories, au moins un tiers des sites préfèrent que vous utilisiez leur application. Cela signifie qu’un tiers des plus gros sites essaient de nous enfermer dans leur plate-forme propriétaire. Sans surprise, les catégories informations locales, sports et actualités atteignent un pourcentage élevé, puisqu’ils souhaitent être en première ligne pour vous offrir les meilleures publicités. Il est intéressant de noter que les contenus pour adultes sont en bas du classement : soit peu de personnes acceptent d’être vues avec une application classée X, soit les sites pornographiques adorent infecter leurs utilisateurs avec des malwares via le navigateur.

Des prétextes mensongers

Même si les éditeurs de contenu demandent si nous « souhaitons » utiliser leur application, c’est un euphémisme. Ils veulent que nous l’utilisions. En nous privant de la maîtrise plus grande offerte par les navigateurs, ils peuvent mieux influencer les éléments que nous voyons et les choix que nous faisons. Le Web nous appartient à tous, alors que l’application n’est réellement qu’entre les mains de l’éditeur. Généralement, ils justifient l’existence de l’application en plus du site web en marmonnant des arguments autour d’une « expérience utilisateur améliorée », qui serait évidemment « bien plus rapide ». Il est curieux que les éditeurs préfèrent investir dans une technologie complètement différente, plutôt que de prendre la décision logique d’améliorer leur site internet en le rendant plus léger. Leur objectif principal, en réalité, est de nous garder dans l’application. Depuis iOS 9, cliquer sur un lien dans une application permet d’ouvrir un navigateur interne à l’application. Non seulement cette fonctionnalité prête à confusion (depuis quelle application suis-je parti(e), déjà ?), mais surtout elle augmente le contrôle de l’application sur votre activité en ligne. Et une simple pression du doigt vous « ramène » vers l’application que vous n’aviez en fait jamais quittée. Dans ce sens, les applications contribuent sciemment à la « bulle de filtre ».

Les Articles Instantanés de Facebook sont un exemple extrême : un lien normal vous dirige vers la version “optimisée” d’une page à l’intérieur-même de l’application Facebook. Facebook salue cette nouveauté comme un moyen de « créer des articles rapides et interactifs sur Facebook » et ils ne mentent même pas sur ce point : vous ne naviguez même plus sur le vrai Web. Les Articles Instantanés sont vendus comme une expérience « interactive et immersive » avec plus de « flexibilité et de contrôle » (pour les fournisseurs de contenu bien sûr) qui entraînent de nouvelles possibilités de monétisation, et nous rendent une fois de plus « mesurables et traçables ».

Soyons honnêtes sur ce point : le Web fournit déjà des expériences interactives et immersives. Pour preuve, les Articles Instantanés sont développés en HTML5 ! Le Web, en revanche, vous permet de quitter Facebook, de contrôler ce que vous voyez, et de savoir si vous êtes pisté. Le nom « Articles Instantanés » fait référence à la promesse d’une rapidité accrue, et bien qu’ils soient effectivement plus rapides, cette rapidité ne nous est pas vraiment destinée. Facebook explique que les utilisateurs lisent 20 % d’articles en plus et ont 70 % de chances en moins d’abandonner leur lecture. Ces résultats favorisent principalement les éditeurs… et Facebook, qui a la possibilité de prendre une part des revenus publicitaires.

Rendez-nous le Web

Ne vous y trompez pas : les applications prétendent exister pour notre confort, mais leur véritable rôle est de nous attirer dans un environnement clos pour que les éditeurs de contenu puissent gagner plus d’argent en récoltant nos données et en vendant des publicités auxquelles on ne peut pas échapper. Les développeurs aussi gagnent plus, puisqu’ils sont désormais amenés à élaborer des interfaces pour plusieurs plate-formes au lieu d’une seule, le Web (comme si l’interface de programmation du Web n’était pas déjà assez coûteuse). Et les plate-formes de téléchargement d’applications font également tinter la caisse enregistreuse. Je ne suis pas naïf : les sites web aussi font de l’argent, mais au moins le font-ils dans un environnement ouvert dont nous avons nous-mêmes le contrôle. Pour l’instant, on peut encore souvent choisir entre le site et l’application, mais si ce choix venait à disparaître, l’accès illimité à l’information que nous considérons à juste titre comme normal sur le Web pourrait bien se volatiliser avec.

Certaines voix chez Facebook prédisent déjà la fin des sites web, et ce serait en effet bon pour eux : ils deviendraient enfin l’unique portail d’accès à Internet. Certains ont déjà oublié qu’il existe un Internet au-delà de Facebook ! La réaction logique de certains éditeurs est d’enfermer leur contenu au sein de leur propre application, pour ne plus dépendre de Facebook (ou ne plus avoir à y faire transiter leurs profits). Tout ceci crée exactement ce que je crains : un monde d’applications fragmenté, où un unique navigateur ne suffit plus pour consommer tous les contenus du monde. Nous devenons les prisonniers de leurs applis :

Last thing I remember, I was running for the door.

I had to find the passage back to the place I was before.

“Relax,” said the night man, “we are programmed to receive.”

“You can check out any time you like, but you can never leave !”

Eagles – Hotel California

 

Mon dernier souvenir, c’est que je courais vers la porte,

Je devais trouver un passage pour retourner d’où je venais

“Relax”, m’a dit le gardien, “on est programmés pour recevoir”

“Tu peux rendre ta chambre quand tu veux, mais tu ne pourras jamais partir !”

Eagles, Hotel California

Cette chanson me rappelle soudain le directeur de Facebook comparant les sites web et le vinyle. L’analogie ne pourrait pas être plus juste. Le Web est un disquaire, les sites sont des disques et le navigateur un tourne-disque : il peut jouer n’importe quel disque, et différents tourne-disques peuvent jouer le même disque. En revanche, une application est une boîte à musique : elle est peut-être aussi rapide qu’un fichier MP3, mais elle ne joue qu’un seul morceau, et contient tout un mécanisme dont vous n’auriez même pas besoin si seulement ce morceau était disponible en disque. Et ai-je déjà mentionné le fait qu’une boîte à musique ne vous laisse pas choisir le morceau qu’elle joue ?

 turntable CC-BY-SA Traaf

Les sites web sont comme les vinyles : un tourne-disque suffit pour les écouter tous.
Image : turntable CC-BY-SA Traaf

C’est la raison pour laquelle je préfère les tourne-disques aux boîtes à musique – et les navigateurs aux applications. Alors à tous les éditeurs qui me demandent d’utiliser leur application, je voudrais répondre : pourquoi n’utilisez-vous pas plutôt le Web ?

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P3ter : Debian, Ubuntu : eth0 c'est fini

Mon serveur inaccessible par le web, après une migration d'Ubuntu 14.04 vers Ubuntu 16.04, j'ai redécouvert les joies du KVM d'OVH. Et oui, depuis Ubuntu 15.10 les interfaces réseau ne sont plus nommées de la même manière. eth0 est mort, vive enp3s0 !

Je l'ignorais au moment de mettre à jour ma version d'Ubuntu. Ca m'a valu une belle frayeur, au redémarrage du serveur, lorsque celui-ci n'était plus accessible via Internet. Me voila obligé de passer par le KVM d'OVH pour ouvrir une session directement sur la machine. Effectivement, plus aucune connexion réseau n'est active.

Un nouveau nom pour les interfaces réseaux

Je vérifie que le fichier /etc/network/interfaces est bien paramétré. Il l'est. Je lance un ifconfig, rien, aucune interface active (hormis lo). J'essaie ifconfig -a, espérant retrouver mon interface eth0 inactive, et je tombe sur une interface enp3s0.

Après quelques recherche sur le net, je découvre que depuis Ubuntu 15.10, le package udev 220-6ubuntu2 intègre une implémentation du Stateless Persistent Network Interface Names. Puis, avec le passage d'InitV à Systemd, les interfaces réseau sont automatiquement renommées selon cette nouvelle nomenclature.

Une simple modification dans le fichier /etc/network/interfaces (remplacement de eth0 par enp3s0) suivi d'un redémarrage du service réseau (sudo systemctl restart networking.service), m’a permis de retrouver ma connexion au réseau.

Stateless Persistent Net... quoi ?

En cherchant sur le net, je suis tombé sur un message de Martin Pitt, un développeur Debian et Ubuntu, sur la mailing list ubuntu-devel. Martin explique que depuis 2013, udev intègre trois solutions permettant de nommer les interfaces réseau. Depuis, une dizaine d'année c'est la solution appelée mac qui est utilisée. C'est à elle que l'on doit le fameux eth0. Selon Martin cette solution comporte plusieurs inconvénients :

  • Le nom d'une interface est défini par le noyau, sans qu'on puisse le connaître à l'avance.
  • L'ordre dans lequel les interfaces sont nommées est instable.
  • Il faut des droits d'écritures sur le dossier /etc/udev/rules.d, pour rendre persistant le nom d'une interface (sur la base de l'adresse MAC), ce qui n'est pas souhaité pour Ubuntu Touch, la version mobile de l'OS.
  • Cette solution permettant de rendre persistant le nom d'une interface est incompatible avec le fonctionnement des machines virtualisées, puisque l'interface physique peut changer entre deux redémarrage de la VM. eth0 deviendrait eth1, puisque la règle ajoutée dans /etc/udev/rules.d/ serait fausse (adresse MAC différente).
  • Depuis 2013 les développeurs de udev ne fournissent plus de support pour la solution mac.

C'est la qu'intervient la solution appelée ifnames. Implémentée dans udev depuis 2013, celle-ci permet de donner un nom persistant à un équipement, en se basant sur les informations fournis par le BIOS et/ou le firmware, tel que le numéro d'index, le nom du slot PCI, etc. Cette solution permet également de s'affranchir d'écrire dans un fichier les règles d'associations entre l'équipement physique et son nom (solution mac), ce qui a un fort intérêt pour la version mobile d'Ubuntu.

Ainsi, avec cette solution les noms ressemblent à enp3s0 pour une carte Ethernet, et wlp4s1 pour une carte WiFi. Il s'agit ici d'exemples, ces noms peuvent varier en fonction des machines, mais commenceront toujours de la même façon : "e" pour Ethernet" et "w" pour WiFi.

Cette solution sera également activée par défaut dans Debian 9 ("Stretch"), dont la date de sortie n'est pas encore définie.

Revenir à eth0

Si vous avez des scripts, des applis, des fichiers de conf, etc, qui s'appuient sur le nom "eth0" pour identifier votre interface réseau, afin de vous éviter de les modifier, il est possible de désactiver ifnames et de revenir à l'ancienne nomenclature. Pour cela, il faut :

  1. Récupérer son adresse MAC via la commande ifconfig
     
  2. Créer un fichier de règles : /etc/udev/rules.d/10-network.rules et y ajouter la ligne ci-dessous : SUBSYSTEM=="net", ACTION=="add", ATTR{address}=="aa:bb:cc:dd:ee:ff", NAME="eth0" Remplacer la valeur du paramètre ATTR par l'adresse MAC récupérée précédemment
     
  3. Désactiver ifnames en éditant le fichier /etc/default/grub et en ajoutant la valeur ci-dessous au paramètre GRUBLINE_LINUX_DEFAULT net.ifnames=0  
  4. Mettre à jour grub avec cette modification, en lançant la commande : sudo update-grub2  
  5. Redémarrer

Il est bien sûr possible d'ajouter d'autres règles dans le fichier /etc/udev/rules.d/10-network.rules, par exemple, si vous avez plusieurs interfaces réseau, et bien entendu vous pouvez les nommer comme bon vous semble en modifiant le paramètre NAME=.

Photo par Clefty (sous licence CC BY-NC v2).

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Okki : Sortie de la première beta de GNOME 3.22

Le 22 août, Frederic Peters a annoncé, avec cinq jours de retard sur le planning initial, la sortie de GNOME 3.21.90, première beta devant donner lieu à GNOME 3.22. Une deuxième beta étant prévue fin août, suivi d’une release candidate mi-septembre, avant la sortie de la version finale, prévue quant à elle pour le 21 septembre.

Cette beta marquant le gel des API/ABI, des fonctionnalités ou des interfaces utilisateur, à quelques rares exceptions près, plus aucune nouveauté ne devrait faire son apparition. Nous pouvons donc d’ores et déjà jeter un œil aux différents changelogs pour voir ce que cette future version nous réserve.

Et pour être franc, je dois dire que je suis un peu déçu. Alors oui, il y a pas mal de petits changements bienvenus par-ci par-là, mais rien de réellement transcendant. Aucune killer feature qui ferait baver les gens d’envie et les pousserait à migrer. Pire encore, un certain nombre de modules, et pas des moindres, n’ont pas reçu la moindre mise à jour durant ce cycle.

La liste des différentes applications est classée par ordre alphabétique, avec le nom des modules entre parenthèses. Ne sont listées que les améliorations touchant directement les utilisateurs finaux, et plus encore les nouvelles fonctionnalités. Sont ainsi passées sous silence les milliers de corrections de bugs, réusinage de code et autres améliorations qui ne concernent que les développeurs.

  • Agenda (gnome-calendar) : on peut désormais changer de mois au clavier; tous les événements du mois peuvent être vus en cliquant sur le nom du mois; la navigation dans la vue année a été grandement améliorée; implémentation du glisser-déposer des événements; la boîte de dialogue d’édition des événements a été améliorée; ajout de la prise en charge des alarmes; partage du numéro de semaine avec GNOME Shell.
  • Analyseur d’utilisation des disques (baobab) : la vue périphériques et emplacements a été légèrement retravaillée.
  • Bluetooth (gnome-bluetooth) : prise en charge des joysticks.
  • Builder (gnome-builder) : nouveau système de recherche et de remplacement; nouvelle barre de compilation qui fournit des informations sur la configuration, la branche du système de gestion de versions et autres informations importantes; un nouvel outil pour le profilage de code basé sur Sysprof; amélioration des modèles de projets; ajout d’une interface de configuration des logiciels de gestion de versions; amélioration de la prise en charge de Vim; nouveau greffon de gestion des couleurs; amélioration de l’interface concernant la commande git clone, le sélecteur de fichiers ou l’assistant; nouvelle icône.
  • Cartes (gnome-maps) : utilise désormais Mapbox. Plutôt que de passer par un proxy pour éviter une nouvelle interruption de service en cas de changement de fournisseur de tuiles, un fichier service.json est désormais téléchargé depuis les serveurs de GNOME pour savoir quel fournisseur de tuiles utiliser directement, ce qui rend l’affichage bien plus rapide.
  • Cheese : le nom du sous-répertoire de destination des photos et vidéos est désormais traduit.
  • Comptes en ligne (gnome-online-accounts) : prise en charge de la connexion au service Pocket depuis un compte Firefox.
  • Disques (gnome-disk-utility) : meilleure prise en charge de Wayland et correction de divers problèmes concernant l’utilisation de l’application en dehors de GNOME.
  • Documents (gnome-documents) : prise en charge initiale du format ePub dans Livres, ajout du plein écran et du mode nuit dans la barre d’outils.
  • Éditeur dconf (dconf-editor) : l’interface a été entièrement revue sous forme de fenêtre unique, permettant l’application différée de multiples modifications, ou d’appliquer récursivement les paramètres par défaut à toute une arborescence. Les clés sans schéma peuvent désormais être supprimées. La navigation au clavier a également été améliorée.
  • Evolution : utilisation de WebKit2 en lieu et place de WebKit1 pour l’affichage des courriels, contacts, tâches, mémos ou pour la composition des messages, ainsi que plusieurs dizaines de corrections de bugs et autres améliorations.
Fichiers 3.21 (version de développement)
  • Fichiers (nautilus) : les deux menus de la barre d’en-tête ont été fusionnés, offrant désormais un bouton pour basculer rapidement entre la vue en liste et la vue en grille, et un autre bouton pour effectuer toutes les actions habituelles; prise en charge de la décompression d’archives au sein même de Fichiers sans passer par une application externe; l’option de tri Nom a été remplacée par deux options de tri A-Z et Z-A; le zoom s’effectue désormais à l’aide de boutons + et -; en mode liste, quand on sélectionne un fichier ou un dossier, l’information du nom, du poids et du nombre d’éléments située en bas à droite disparaît désormais quand on passe le curseur au dessus, permettant ainsi de voir sans problème les informations concernant le dernier élément de la liste.
  • Gestionnaire d’archives (file-roller) : prise en charge de l’algorithme de compression de données LZ4.
  • GNOME Display Manager (gdm) : prise en charge du mot de passe LUKS pour déverrouiller gnome-keyring lors de la connexion (quand la connexion automatique est activée).
  • GNOME Shell (gnome-shell) : meilleure prise en charge de Wayland; implémentation du système de permissions qui demandera à l’utilisateur s’il souhaite partager sa géolocalisation ou autoriser l’accès à certains périphériques (webcam, microphone…) pour les applications sandboxées qui en feront la demande. Ainsi que plusieurs dizaines de corrections de bugs.
  • Grilo : ajout de nouveaux greffons pour la prise en charge d’AcoustID et de TheGamesDB.
  • GVFS : meilleure prise en charge des périphériques Apple iOS, ainsi qu’une bonne vingtaine de corrections de bugs, dont plusieurs causes de plantages.
  • Jeux (gnome-games) : prise en charge des consoles Atari 2600 et Atari 7800; prise en charge des jeux CD-Rom pour la PC-Engine et le Mega-CD; ajout d’icônes pour LÖVE et Nintendo DS; ajout des pochettes de jeu pour la plupart des consoles (les pochettes sont récupérées depuis TheGamesDB.net pour les consoles et le magasin Steam pour les jeux Steam); prise en charge des manettes de jeu.
  • Logiciels (gnome-software) : prise en charge initiale de Steam; prise en charge des extensions GNOME Shell; les boîtes de dialogues pour la mise à jour de la distribution ont été refaites; l’information concernant la taille des paquets est désormais séparée en deux : la taille à télécharger et celle nécessaire pour l’installation; prise en charge des paquets flatpak et snaps; ajout d’un bouton d’annulation et d’informations de progression sur la page de détails; l’origine d’un paquet est désormais indiquée quand ce dernier est disponible depuis plusieurs sources différentes; prise en charge des liens appstream://; ajout d’informations concernant les applications sandboxées.
  • Machines (gnome-boxes) : ajout d’une option de clonage; l’ordre d’affichage des différentes machines virtuelles est préservé d’une session à l’autre; n’utilise plus de caractères dans les hostnames qui poseraient problème sous Microsoft Windows; les nouvelles machines virtuelles n’exposent plus la connexion SPICE à tous les utilisateurs; prise en charge des URLS SPICE spice+unix; ajout d’une action Redémarrer et suppression de l’action Pause dans le menu contextuel du mode Affichage.
  • Musique (gnome-music) : ajout de nouveaux raccourcis clavier et de la boîte de dialogue listant les différents raccourcis clavier; meilleur tri dans les vues Artistes et Albums; la boîte de dialogue Liste le lecture autorise la création d’une nouvelle liste; les performances ont été grandement améliorées.
  • Mutter : meilleure prise en charge de Wayland; meilleures interactions entre les applications X11 et Wayland (tel que le copier-coller); prise en charge des périphériques d’entrée virtuels; ajout d’une API de capture d’écran; prise en charge des profils d’accélération pour les souris et les trackballs; prise en charge des framebuffers individuels, améliorant ainsi le multi-écran avec des résolutions différentes (typiquement, un écran standard et un autre en HiDPI).
  • NetworkManager : la fenêtre de configuration autorise désormais la connexion simultanée à plusieurs VPN.
Les nouveaux paramètres de GNOME (version de développement)
  • Paramètres (gnome-control-center) : mise en place d’une toute nouvelle interface, la grille d’icônes laissant place à une liste dans une barre latérale pour la navigation. Cette nouvelle disposition devant guider plus facilement les utilisateurs vers les options les plus importantes. L’ajout de nouvelles options devant être également facilité. Les modules réseau, son, écrans, utilisateurs, clavier, imprimantes… ayant également été retravaillés. La fenêtre est désormais redimensionnable.
  • Photos (gnome-photos) : prise en charge expérimentale du partage de photos (courrier électronique, Bluetooth, Google, Flickr…); possibilité d’annuler toutes les modifications effectuées sur une photo; on peut désormais exporter une photo depuis un service distant. Les fichiers GIFs étant mal pris en charge (les fichiers GIFs animés ne le sont pas toujours), ces derniers ne sont plus affichés pour le moment.
  • Polari : mise en avant des réseaux populaires; repli sur des serveurs alternatifs en cas d’échec de la connexion; prise en charge de la commande /close; prise en charge du collage de texte ou d’images depuis des fichiers; implémentation du glisser-déposer de texte ou d’images; amélioration de la mise en forme du texte (pseudonymes, messages système, horodatage, commande /me…); les messages qui ont été mis en surbrillance sont indiqués comme tel dans les journaux; ajout de raccourcis clavier pour se rendre plus facilement au début ou à la fin de la discussion.
  • Sound Juicer : mise à jour de l’interface; la recherche des métadonnées sur MusicBrainz est plus rapide; dans le cas où MusicBrainz serait surchargé, l’application retentera à nouveau la récupération des métadonnées; les pistes de données au début du disque sont désormais ignorées.
  • Terminal (gnome-terminal) : ajout d’une option dans le menu contextuel pour détacher un onglet; ajout d’un service systemd pour que les différents shells du terminal se terminent en même temps que le cgroup de l’utilisateur, mais que les sessions Screen ne soient pas tuées (voir le rapport de bug).
  • Tracker : prise en charge des fichiers DjVu; prise en charge du tag albumArtist dans les métadonnées des fichiers MP3.
  • Visionneur de documents (evince) : ajout d’une boîte de dialogue listant les différents raccourcis clavier; amélioration de la boîte de dialogue pour les annotations.
  • Web (epiphany) : ajout de la fonction « Coller l’URL et y accéder » dans la barre d’url; les pages d’erreur ont été retravaillées; autorise l’ouverture des fichiers WebP depuis le sélecteur de fichiers; ainsi qu’une trentaine de corrections de bugs et autres petites améliorations.

En ce qui concerne Terminal, ce dernier ne fournissant aucun changelog, j’ai du parcourir la liste des commits. Et en ce qui concerne Fichiers, ce dernier semblant être légèrement en retard sur son développement, aucune version de développement n’a encore été proposée, obligeant là-encore à parcourir la liste des commits ou se souvenir des différents billets de blog des développeurs.

Pour l’ensemble des modules, il se peut que je sois passé à côté de modifications intéressantes, comme il se peut que certains modules aient eu droit exceptionnellement à un peu plus de temps, et que toutes les nouveautés ne soient pas encore connues.

Maintenant, hormis pour d’éventuelles mises à jour de traductions ou de rares corrections de bugs, les modules suivants ne devraient recevoir aucune nouveauté :

Aide (yelp), Brasero, Calculatrice (gnome-calculator), Caractères (gnome-characters), Contacts (gnome-contacts), Éditeur de texte (gedit), Horloges (gnome-clocks), Journaux (gnome-logs), Météo (gnome-weather), Moniteur système (gnome-system-monitor), Mots de passe et clés (seahorse), Notes (bijiben), Sushi, Vidéos (totem), Visionneur de bureaux distants (vinagre), Visionneur d’images (eog).

Autre absence marquante, le graphe de scène qui devait faire son apparition dans GTK+ 3.22 pour effectuer plus de calculs sur la carte graphique et ainsi décharger le processeur central, ne sera malheureusement pas prêt à temps.

Si vous avez remarqué certains oublis ou autres erreurs grossières, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ;)

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Okki : Sortie de la première beta de GNOME 3.22

Le 22 août, Frederic Peters a annoncé, avec cinq jours de retard sur le planning initial, la sortie de GNOME 3.21.90, première beta devant donner lieu à GNOME 3.22. Une deuxième beta étant prévue fin août, suivi d’une release candidate mi-septembre, avant la sortie de la version finale, prévue quant à elle pour le 21 septembre.

Cette beta marquant le gel des API/ABI, des fonctionnalités ou des interfaces utilisateur, à quelques rares exceptions près, plus aucune nouveauté ne devrait faire son apparition. Nous pouvons donc d’ores et déjà jeter un œil aux différents changelogs pour voir ce que cette future version nous réserve.

Et pour être franc, je dois dire que je suis un peu déçu. Alors oui, il y a pas mal de petits changements bienvenus par-ci par-là, mais rien de réellement transcendant. Aucune killer feature qui ferait baver les gens d’envie et les pousserait à migrer. Pire encore, un certain nombre de modules, et pas des moindres, n’ont pas reçu la moindre mise à jour durant ce cycle.

La liste des différentes applications est classée par ordre alphabétique, avec le nom des modules entre parenthèses. Ne sont listées que les améliorations touchant directement les utilisateurs finaux, et plus encore les nouvelles fonctionnalités. Sont ainsi passées sous silence les milliers de corrections de bugs, réusinage de code et autres améliorations qui ne concernent que les développeurs.

  • Agenda (gnome-calendar) : on peut désormais changer de mois au clavier; tous les événements du mois peuvent être vus en cliquant sur le nom du mois; la navigation dans la vue année a été grandement améliorée; implémentation du glisser-déposer des événements; la boîte de dialogue d’édition des événements a été améliorée; ajout de la prise en charge des alarmes; partage du numéro de semaine avec GNOME Shell.
  • Analyseur d’utilisation des disques (baobab) : la vue périphériques et emplacements a été légèrement retravaillée.
  • Bluetooth (gnome-bluetooth) : prise en charge des joysticks.
  • Builder (gnome-builder) : nouveau système de recherche et de remplacement; nouvelle barre de compilation qui fournit des informations sur la configuration, la branche du système de gestion de versions et autres informations importantes; un nouvel outil pour le profilage de code basé sur Sysprof; amélioration des modèles de projets; ajout d’une interface de configuration des logiciels de gestion de versions; amélioration de la prise en charge de Vim; nouveau greffon de gestion des couleurs; amélioration de l’interface concernant la commande git clone, le sélecteur de fichiers ou l’assistant; nouvelle icône.
  • Cartes (gnome-maps) : utilise désormais Mapbox. Plutôt que de passer par un proxy pour éviter une nouvelle interruption de service en cas de changement de fournisseur de tuiles, un fichier service.json est désormais téléchargé depuis les serveurs de GNOME pour savoir quel fournisseur de tuiles utiliser directement, ce qui rend l’affichage bien plus rapide.
  • Cheese : le nom du sous-répertoire de destination des photos et vidéos est désormais traduit.
  • Comptes en ligne (gnome-online-accounts) : prise en charge de la connexion au service Pocket depuis un compte Firefox.
  • Disques (gnome-disk-utility) : meilleure prise en charge de Wayland et correction de divers problèmes concernant l’utilisation de l’application en dehors de GNOME.
  • Documents (gnome-documents) : prise en charge initiale du format ePub dans Livres, ajout du plein écran et du mode nuit dans la barre d’outils.
  • Éditeur dconf (dconf-editor) : l’interface a été entièrement revue sous forme de fenêtre unique, permettant l’application différée de multiples modifications, ou d’appliquer récursivement les paramètres par défaut à toute une arborescence. Les clés sans schéma peuvent désormais être supprimées. La navigation au clavier a également été améliorée.
  • Evolution : utilisation de WebKit2 en lieu et place de WebKit1 pour l’affichage des courriels, contacts, tâches, mémos ou pour la composition des messages, ainsi que plusieurs dizaines de corrections de bugs et autres améliorations.
Fichiers 3.21 (version de développement)
  • Fichiers (nautilus) : les deux menus de la barre d’en-tête ont été fusionnés, offrant désormais un bouton pour basculer rapidement entre la vue en liste et la vue en grille, et un autre bouton pour effectuer toutes les actions habituelles; prise en charge de la décompression d’archives au sein même de Fichiers sans passer par une application externe; l’option de tri Nom a été remplacée par deux options de tri A-Z et Z-A; le zoom s’effectue désormais à l’aide de boutons + et -; en mode liste, quand on sélectionne un fichier ou un dossier, l’information du nom, du poids et du nombre d’éléments située en bas à droite disparaît désormais quand on passe le curseur au dessus, permettant ainsi de voir sans problème les informations concernant le dernier élément de la liste.
  • Gestionnaire d’archives (file-roller) : prise en charge de l’algorithme de compression de données LZ4.
  • GNOME Display Manager (gdm) : prise en charge du mot de passe LUKS pour déverrouiller gnome-keyring lors de la connexion (quand la connexion automatique est activée).
  • GNOME Shell (gnome-shell) : meilleure prise en charge de Wayland; implémentation du système de permissions qui demandera à l’utilisateur s’il souhaite partager sa géolocalisation ou autoriser l’accès à certains périphériques (webcam, microphone…) pour les applications sandboxées qui en feront la demande. Ainsi que plusieurs dizaines de corrections de bugs.
  • Grilo : ajout de nouveaux greffons pour la prise en charge d’AcoustID et de TheGamesDB.
  • GVFS : meilleure prise en charge des périphériques Apple iOS, ainsi qu’une bonne vingtaine de corrections de bugs, dont plusieurs causes de plantages.
  • Jeux (gnome-games) : prise en charge des consoles Atari 2600 et Atari 7800; prise en charge des jeux CD-Rom pour la PC-Engine et le Mega-CD; ajout d’icônes pour LÖVE et Nintendo DS; ajout des pochettes de jeu pour la plupart des consoles (les pochettes sont récupérées depuis TheGamesDB.net pour les consoles et le magasin Steam pour les jeux Steam); prise en charge des manettes de jeu.
  • Logiciels (gnome-software) : prise en charge initiale de Steam; prise en charge des extensions GNOME Shell; les boîtes de dialogues pour la mise à jour de la distribution ont été refaites; l’information concernant la taille des paquets est désormais séparée en deux : la taille à télécharger et celle nécessaire pour l’installation; prise en charge des paquets flatpak et snaps; ajout d’un bouton d’annulation et d’informations de progression sur la page de détails; l’origine d’un paquet est désormais indiquée quand ce dernier est disponible depuis plusieurs sources différentes; prise en charge des liens appstream://; ajout d’informations concernant les applications sandboxées.
  • Machines (gnome-boxes) : ajout d’une option de clonage; l’ordre d’affichage des différentes machines virtuelles est préservé d’une session à l’autre; n’utilise plus de caractères dans les hostnames qui poseraient problème sous Microsoft Windows; les nouvelles machines virtuelles n’exposent plus la connexion SPICE à tous les utilisateurs; prise en charge des URLS SPICE spice+unix; ajout d’une action Redémarrer et suppression de l’action Pause dans le menu contextuel du mode Affichage.
  • Musique (gnome-music) : ajout de nouveaux raccourcis clavier et de la boîte de dialogue listant les différents raccourcis clavier; meilleur tri dans les vues Artistes et Albums; la boîte de dialogue Liste le lecture autorise la création d’une nouvelle liste; les performances ont été grandement améliorées.
  • Mutter : meilleure prise en charge de Wayland; meilleures interactions entre les applications X11 et Wayland (tel que le copier-coller); prise en charge des périphériques d’entrée virtuels; ajout d’une API de capture d’écran; prise en charge des profils d’accélération pour les souris et les trackballs; prise en charge des framebuffers individuels, améliorant ainsi le multi-écran avec des résolutions différentes (typiquement, un écran standard et un autre en HiDPI).
  • NetworkManager : la fenêtre de configuration autorise désormais la connexion simultanée à plusieurs VPN.
Les nouveaux paramètres de GNOME (version de développement)
  • Paramètres (gnome-control-center) : mise en place d’une toute nouvelle interface, la grille d’icônes laissant place à une liste dans une barre latérale pour la navigation. Cette nouvelle disposition devant guider plus facilement les utilisateurs vers les options les plus importantes. L’ajout de nouvelles options devant être également facilité. Les modules réseau, son, écrans, utilisateurs, clavier, imprimantes… ayant également été retravaillés. La fenêtre est désormais redimensionnable.
  • Photos (gnome-photos) : prise en charge expérimentale du partage de photos (courrier électronique, Bluetooth, Google, Flickr…); possibilité d’annuler toutes les modifications effectuées sur une photo; on peut désormais exporter une photo depuis un service distant. Les fichiers GIFs étant mal pris en charge (les fichiers GIFs animés ne le sont pas toujours), ces derniers ne sont plus affichés pour le moment.
  • Polari : mise en avant des réseaux populaires; repli sur des serveurs alternatifs en cas d’échec de la connexion; prise en charge de la commande /close; prise en charge du collage de texte ou d’images depuis des fichiers; implémentation du glisser-déposer de texte ou d’images; amélioration de la mise en forme du texte (pseudonymes, messages système, horodatage, commande /me…); les messages qui ont été mis en surbrillance sont indiqués comme tel dans les journaux; ajout de raccourcis clavier pour se rendre plus facilement au début ou à la fin de la discussion.
  • Sound Juicer : mise à jour de l’interface; la recherche des métadonnées sur MusicBrainz est plus rapide; dans le cas où MusicBrainz serait surchargé, l’application retentera à nouveau la récupération des métadonnées; les pistes de données au début du disque sont désormais ignorées.
  • Terminal (gnome-terminal) : ajout d’une option dans le menu contextuel pour détacher un onglet; ajout d’un service systemd pour que les différents shells du terminal se terminent en même temps que le cgroup de l’utilisateur, mais que les sessions Screen ne soient pas tuées (voir le rapport de bug).
  • Tracker : prise en charge des fichiers DjVu; prise en charge du tag albumArtist dans les métadonnées des fichiers MP3.
  • Visionneur de documents (evince) : ajout d’une boîte de dialogue listant les différents raccourcis clavier; amélioration de la boîte de dialogue pour les annotations.
  • Web (epiphany) : ajout de la fonction « Coller l’URL et y accéder » dans la barre d’url; les pages d’erreur ont été retravaillées; autorise l’ouverture des fichiers WebP depuis le sélecteur de fichiers; ainsi qu’une trentaine de corrections de bugs et autres petites améliorations.

En ce qui concerne Terminal, ce dernier ne fournissant aucun changelog, j’ai du parcourir la liste des commits. Et en ce qui concerne Fichiers, ce dernier semblant être légèrement en retard sur son développement, aucune version de développement n’a encore été proposée, obligeant là-encore à parcourir la liste des commits ou se souvenir des différents billets de blog des développeurs.

Pour l’ensemble des modules, il se peut que je sois passé à côté de modifications intéressantes, comme il se peut que certains modules aient eu droit exceptionnellement à un peu plus de temps, et que toutes les nouveautés ne soient pas encore connues.

Maintenant, hormis pour d’éventuelles mises à jour de traductions ou de rares corrections de bugs, les modules suivants ne devraient recevoir aucune nouveauté :

Aide (yelp), Brasero, Calculatrice (gnome-calculator), Caractères (gnome-characters), Contacts (gnome-contacts), Éditeur de texte (gedit), Horloges (gnome-clocks), Journaux (gnome-logs), Météo (gnome-weather), Moniteur système (gnome-system-monitor), Mots de passe et clés (seahorse), Notes (bijiben), Sushi, Vidéos (totem), Visionneur de bureaux distants (vinagre), Visionneur d’images (eog).

Autre absence marquante, le graphe de scène qui devait faire son apparition dans GTK+ 3.22 pour effectuer plus de calculs sur la carte graphique et ainsi décharger le processeur central, ne sera malheureusement pas prêt à temps.

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genma : RSS, Message de service et conseils pour l'agrégateur RSS

Dans des billets futurs je reparlerai de l'autohébergement en miroir de ce blog, avec la configuration Yunohost/ngnix etc. que j'ai faite. Dans celui-ci, je voudrais aborder le fait que certaines personnes ont déjà un accès privilégiés au blog autohébergé, pour lequel je consulte les logs. Et je vois donc que quelqu'un (qui est chez OVH ou à un serveur OVH) s'est abonner au fil RSS dans son agrégateur Fresh RSS (1.4 version dev). Ce qui est très bien. (Personnellement j'utilise aussi FreshRSS).

Ce qui l'est moins c'est demander à recharger le fil RSS tous les 1/4 d'heure pour un blog qui est mis au mieux à jour 3 fois par semaine, à 9h le matin, un rafraîchissement du RSS toutes les 24h suffit ;)

Ca se fait très bien au niveau de la configuration de l'abonnement dans FreshRSS. Si besoin, je peux indiquer la procédure sur comment faire :
Dans le paramétrage de FreshRSS, on va sur l'abonnement, on ouvre le détail et on modifie comme sur l'image ci-dessous

Mon serveur te dira merci. Non pas que ce soit lourd, mais ça pollue les logs inutilement ;-)

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Okki : Météo ne sait plus le temps qu’il fait

Les prévisions météo ne sont plus disponibles

Après Cartes le mois dernier, c’est au tour de Météo de ne plus être capable de récupérer les prévisions météorologiques.

D’après un rapport de bug ouvert le 24 août, il semblerait que le problème soit bien plus simple à corriger que ne le fut celui de Cartes. La bibliothèque libgweather récupérait jusqu’à présent les données METAR fournies par le service météorologique des États-Unis, le National Weather Service. Ce dernier faisant doublon avec un autre service, l’Aviation Weather Center, il fut décidé de rediriger les demandes vers ce dernier. Il ne devrait donc y avoir qu’un changement d’adresse à effectuer.

Ce n’est pourtant pas la première fois que le problème survient, puisque d’après un autre rapport de bug, les adresses avaient déjà changé en 2011.

Cette nouvelle interruption de service montre encore une fois la difficulté à dépendre de services tiers, de n’avoir aucun contrôle sur ces derniers, et de ne pouvoir que constater que les développeurs de logiciels libres découvrent en même temps que leurs utilisateurs que leur application ne fonctionne plus.

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Okki : Météo ne sait plus le temps qu’il fait

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Ce n’est pourtant pas la première fois que le problème survient, puisque d’après un autre rapport de bug, les adresses avaient déjà changé en 2011.

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