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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #25

Pour la 25ème semaine de 2016, voici 5 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

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Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 27, juin 2016

L’Observatoire des libertés et du numérique juge la loi Lemaire « profondément décevante » - Next INpact institution internet consultation

antistress : "Il est plus que temps que la France profite des apports du numérique pour renforcer ses mécanismes démocratiques au lieu de les restreindre".

CHATONS : Framasoft veut promouvoir les hébergeurs « responsables » - Next INpact Google Amazon Facebook Apple Microsoft alternative Framasoft autohébergement CHATON

antistress : "Framasoft, après avoir souhaité « degoogliser » Internet, tourne son regard vers les hébergeurs. Il prépare ainsi une nouvelle initiative, baptisée CHATONS, qui doit permettre à n’importe quel type de structure de stocker des données en respectant une stricte charte de transparence. L'idée reste la même : lutter contre les GAFAM."

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Bridouz : Écrire sur le libre, le point

Depuis que j'ai commencé à écrire j'observe, en retrait, le débat qui anime la toile libre entre Planet-Libre, Journal du hacker et effondrement de la communauté du blog sur le libre. On pourrait y voir un signe précurseur de la fin du monde mais en réalité ça ne l'est pas du tout car les gens continuent à vivre, à écrire,à s'exprimer et c'est peut-être une histoire de temps avant que certains prennent la plume ou alors la plume n'attire plus.
Ça fait une dizaine d'années que j'utilise Linux et les logiciels libres et je commence tout juste, depuis un an, à m'intéresser à la sphère qui gravite autour, aux gens qui écrivent sur le sujet et qui partagent leurs avis. J'essaie le plus de commenter les billets, car je remarque que les gens ont délaissé les blogs pour commenter, préférant le plus souvent aller sur les réseaux sociaux.

Partager c'est une chose qui évolue, qui prend du temps pour arriver à maturité. Si je prends mon cas je dois bien avoir un tiers des billets que je ne publie pas car je ne vois pas ce que ça peut apporter. C'est assez dur d'écrire et ça demande du temps. Le plaisir en revanche est bien là.
Quand j'ai commencé à avoir en tête l'idée de créer un blog je ne savais pas encore ce que j'allais écrire, ce que je voulais écrire. Je ne suis pas un professionnel de l'informatique alors les billets sur les trucs de sysadmin ou les choses techniques ce n'est pas pour moi. Je n'ai pas envie non plus de faire des tests de distributions à la pelle, certains le font très bien et je ne vois pas ce que je pourrais apporter à déglinguer une distribution ou à en introniser une autre. Le choix de la distribution est un choix personnel.
Je vais donc parler de choses qui me touchent, donner mon avis sur des sujets, parler de l'état de ma réflexion sur le libre ou encore sur mon métier à un moment T. Car oui un blog est, comme un discours, une idée à un moment donné et, je pense, ne doit surtout pas être fixe, au contraire la liberté de changer son point de vue est une force.

Alors quid du débat Planet-Libre ou Journal du Hacker ?  Eh bien je trouve que les deux ont des buts différents et peuvent être complémentaires :
  • D'un côté Planet-Libre, qui est alimenté à l'initiative des blogueurs, comme le faisait remarquer Gemna récemment il est possible que l'effervescence soit retombée et que maintenant les billets sont un poil plus pro qu'auparavant. Mais il y a encore des gens qui parlent du libre avec un regard amateur.
  • De l'autre le Journal du Hacker qui lui, est un moyen pour les lecteurs de partager les billets ou articles qui les ont marqués, interpellé. L'utilité est différente que le planet-libre, mais il permet tout de même de découvrir des billets sympas.

Je n'ai pas connu cet âge d'or du blog dont certains parlent régulièrement mais, je pense effectivement qu'un changement s'est opéré mais qu'il ne signe pas l'arrêt de mort des blogs traitant du libre.
L'utilisation a changé en une dizaine d'années, l'émergence des smartphones et tablettes a considérablement influencé la manière d'utiliser son outil. Les routards du libre ont peut-être arrêté d'écrire, car ces nouveautés ne les attirent plus autant qu'à une époque mais, des nouveaux prennent la plume, essaient du moins. L'heure est plus à la vidéo qu'à l'écrit ou même l'audio, mais je pense sincèrement que ces deux derniers persisteront.

Le libre c'est professionalisé certes, mais je pense que le clivage dichotomique qui a émergé dans la mouvance Linux a pu en refroidir plus d'un de sortir sa plume d'amateur. Il est assez compliqué de vouloir écrire simplement, avec passion, quand on sait qu'il y aura toujours des gens pour nous dire qu'on a rien compris. Il faut réussir à passer dessus, vous comprenez ce que vous voulez et c'est très bien comme ça.
Discuter est un verbe qui se perd, on assiste de plus en plus – et on peut le constater dans d'autres domaines que le logiciel libre – à des débats où seul deux camps s'affrontent à coups de "moi j'ai raison" ou "moi, c'est mieux.". Pour moi ce manque de discussion est représentative de la société actuelle, on se divise souvent en deux camps (les traditionnels pour et contre) en rapportant que très rarement un avis plus développé et au final ça n'avance pas, ou du moins ça occulte le peu de visibilité que pourrait avoir les projets innovants.

Linux a aussi vu sa population d'utilisateurs se transformer, il y a quelques années c'était seulement les passionnés de bidouillage qui s'aventuraient dans les terres parfois semées d'embûches qu'étaient les distributions linux à l'époque. Je me rappelle avoir voulu convaincre des amis, il y a bien 6 ou 7 ans, d'utiliser Linux. Et même si les principes les attiraient, ils ont vite déchanté face aux bugs et changements qui s'imposaient à leurs habitudes d'utilisations windowsiennes.


Le libre s'est développé et s'inscrit dorénavant plus dans une démarche alternative. Le libre est la déclinaison informatique d'une façon de pensée respectueuse, libertaire, démocratique, d'un mode de vie où l'on revient à l'humain à l'entraide. Pour le moment il faut bien reconnaître que ce n'est pas accessible pour n'importe qui mais, finalement, est-ce une nécessité ? Doit-on assister à un monopole Linux ? Linux et le libre ne sont-ils pas plus fort en position d'alternatives ? Ce rêve utopique où l'on serait libres, respectueux, bienveillants restera peut-être qu'un simple rêve mais au moins il pousse à écrire à réfléchir, à débattre. Ça sert à ça de rêver, ça fait avancer.

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Bridouz : Je crois que j'aime Gnome 3

Il y a quelques semaines je délaissais GNOME pour XFCE avec pour but de retrouver de la légèreté et de la liberté en n'étant plus dépendant des choix imposés par GNOME. Aujourd'hui je suis revenu sur mon choix car finalement GNOME est un DE qui me convient pour l'utilisation que je fais de mon OS et, en étant sûr que tout roule, je peux me concentrer sur d'autres choses.
XFCE est un DE solide, mais que je trouve assez décousu. Le manque de MAJ n'est pas un problème, car les versions (4.10 comme 4.12) sont d'une stabilité remarquable et on retrouve ce qu'il faut pour utiliser son système. Non ce qui m'a réellement le plus déplu c'est ce côté décousu par rapport à GNOME. Je n'arrive pas à y retrouver cette cohérence uniforme qui avec gnome-shell me permet de naviguer intuitivement. Je comprends la philosophie, mais je pense finalement que je n'y adhère pas complètement et que ce manque nuit à mon utilisation. La légèreté est vraiment agréable et la liberté possible pour se concocter un bureau sur mesure est géniale mais, je ne m'y retrouve pas, ou peu.

Là où le débat fait rage entre les DE et de savoir lequel est le meilleur, je vois plutôt ce sujet comme la base de la philosophie libre. Il y en a pour tous les goûts et personne n'est obligée de se voir imposer un DE. Certains ont hurlé au scandale quand Gnome 3 a introduit sa headerbar et son look singulier, personnellement je trouve que cela a gagné en clarté et je m'y retrouve très bien en revanche, quand je lis les débats que cela a pu engendrer je me dis qu'on tourne en rond. La puissance du logiciel libre et de Linux c'est qu'il est facilement possible de créer une alternative et, en matière de DE ce n'est pas le choix qui manque. Des initiatives comme Mate, Cinnamon, Budgie Desktop ou encore LxQT montrent qu'il y a des alternatives existantes si Plasma ou Gnome ne conviennent pas et libre à chacun d'aller là où il le souhaite, d'utiliser ce qu'il veut.

La simplification de GNOME ne me pose donc que très peu de problèmes, au contraire même je trouve que le DE a gagné en efficacité et que les choix pris ne me pénalisent pas tant que ça. Je parlais un peu plus haut de la headerbar qui pour moi est un réel atout et une idée intelligente pour uniformiser les logiciels. Quand j'utilise mon ordinateur c'est principalement pour aller sur internet, pour de la bureautique, écouter de la musique, lire quelques PDF (quand la tablette est en rade de batterie) ou encore trier des photos personnelles. En fait j'ai une utilisation assez banale de Linux et GNOME m'apporte un environnement où tout est cohérent, où mon bureau a un look moderne qui me convient et où je peux facilement utiliser le système. L'intégration possible avec une instance Owncloud est également un point qui m'a fait repasser à Gnome. Le simple fait de pouvoir voir mes rdv, mes tâches de mon calendrier CalDAV d'un simple clic sur mon bureau est agréable.
Et quand GNOME a fait des choix que je n'apprécie que peu, je me tourne vers Gnome Tweak Tool pour palier à ces choix ou à des logiciels tiers. Je n'arrive pas à utiliser Gnome-Music mais j'utilise Lollypop comme alternative. Le look Gnomiesque est là, le lecteur me propose ce dont j'ai besoin et c'est parfait comme ça.

Je pense finalement que Gnome a perturbé les habitudes des utilisateurs et d'un côté je suis plutôt content de ces changements, car cela a permis de voir émerger des alternatives comme Mate ou Budgie Desktop. C'est vraiment cela que j'apprécie dans le logiciel libre, il y a toujours moyen de créer quelque-chose et il y en a pour tous les goûts, pour toutes les envies et pour tous les types d'utilisations. En revanche je ne suis pas un développeur alors je peux peut-être louper le côté "facilité de dev et workflow", peut-être que Gnome a fait des choix qui sont assez compliqués pour les devs et leurs logiciels et peut-être qu'il est compliqué de travailler (professionnellement) avec Gnome 3 maintenant. Peut-être, mais ça je ne connais pas.

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Bridouz : Less Is More et libérté

Bien que nos machines deviennent de plus en plus puissantes et capables de supporter une charge de travail plus importante je suis, en ce moment, en quête de légèreté que ce soit sur mon ordinateur que sur mon smartphone. Cette quête de légèreté bien qu'initialement commencée pour décharger virtuellement la charge de travail de mes appareils, qui eux aussi ont bien le droit aux 35 heures semaine, m'amène à revoir mon utilisation des technologies et la part de mes libertés qu'elles m'ont emprunté revient peu à peu entre mes mains.
La semaine dernière je parlais du KISS et ce que j'en comprenais et comment j'appliquais cette philosophie. Aujourd'hui et suite à un commentaire d'Antistress qui me renvoyait à deux de ses billets, je me suis intéressé au Less is more et finalement c'est ce que j'ai entrepris depuis un moment déjà et il s'avère que ce concept se marie très bien avec le KISS.

 

Par un heureux hasard il se trouve que Iceman et Cyrille Borne ont également écrit sur le sujet (où s'en rapprochant sur certains aspects.)


Sur Android

L'appareil que j'utilise le plus est sans aucun doute mon smartphone android, il dispose d'un processeur quad-core cadencé à 1,19 Ghz avec 1 Go de RAM. Ce n'est donc pas une bête comparée aux mastodontes, mais il fait le job à merveille et ce même avec une utilisation assez poussée il reste suffisamment véloce.
Quand je suis entré dans le monde Android avec mon Nexus S je ne jurais que par Google et les services propriétaires, c'était il y a 7 ans maintenant et on peut considérer ça comme une erreur de jeunesse. J'étais obnubilé par l'imbrication de tous ces services entre eux, mon espace Dropbox était alimenté quotidiennement par les données synchronisées avec mes applications, j'étais over-connecté, à la pointe, Monsieur High-Tech, le king, le chef...
Mais en attendant je n'utilisais pas le tiers des applications installées sur mon téléphone et je ne réfléchissais pas non plus au système qui se cache derrière ces services et l'argent, les données que je donnais gracieusement à des firmes ne voulant que se mettre du blé de côté, pour se dorer la pilule tranquillement. Je ne connaissais pas bien le monde du libre et ce qu'il pouvait m'apporter. Bien que j'utilisais déjà Linux à l'époque il me manquait cette réflexion sur le libre et de vraiment savoir pourquoi je préférais Linux à Windows et tout ce qui en découle.

Donc c'est un grand ménage que j'ai entrepris et je privilégie bien entendu le libre mais surtout des applications simples, m'apportant uniquement ce dont j'ai besoin :

  • Antennapod pour les podcasts
  • Lightning Browser, un navigateur rapide,léger et libre.
  • Wallabag pour mes articles à lire.
  • Vanilla Music comme lecteur de musique.
  • Dicos français et anglais
  • puis des cartes, les pages jaunes, la météo, et c'est tout.

Le résultat c'est que je passe moins de temps sur mon téléphone, je respire. Et lorsque j'utilise mon téléphone c'est utile et concret. Alors bien sûr je continue à utiliser quelques services propriétaires comme Gmail ou YouTube car je ne suis pas un puriste, et que je n'aime pas ce manichéisme installé entre le libre et le proprio et je prends le temps de m'informer si une solution libre existe pour la préférer à un service propriétaire. F-Droid s'est bien étoffé depuis ces derniers mois et je pense qu'il peut amplement convenir pour une utilisation classique d'un smartphone.

 

La dépendance

En utilisant tout un tas de services en ligne je me suis rendu compte de ma dépendance à ces outils qui, ne  m'appartenant pas, peuvent tranquillement disparaître et m'enlever bien des choses.
Prenons un exemple simple :

  • Je suis un utilisateur convaincu de Firefox et j'apprécie la fonction Sync permettant de synchroniser mon historique, mes mots de passe, mes favoris entre mon ordinateur et mon smartphone. Si jamais le service plante ou vient à disparaître je suis dans la merde, notamment pour mes mots de passe, car je n'en connais, de mémoire, qu'un nombre infime d'entre-eux.

Et c'est bien là que réside le problème, sous couvert de faciliter notre vie, avec un usage simple, ces services nous emprisonnent et nous rendent dépendants d'eux.
Ne pas en abuser et refaire confiance à notre petit cerveau de temps à autre c'est récupérer une partie de liberté que nous avions préalablement donné sans réfléchir à des inconnus, c'est réapprendre à se rappeler de choses importantes.
En quittant Facebook je dois bien avouer que ça n'a pas été facile. Perdre le flux d'activités c'était une bonne chose en revanche, perdre la fonctionnalité de messagerie c'était perdre un certain contact avec mes amis pour discuter à plusieurs, organiser des choses. Cette perte m'a pesé au début puis a rapidement disparu quand je me suis rendu compte du temps que je gagnais à ne plus vagabonder sans but sur Facebook, et puis il reste toujours le SMS et si l'on veut me contacter il faudra faire l'effort de passer par un autre moyen de communication.

J'essaie également d'appliquer cette philosophie quant aux informations. La surinformation peut être dangereuse et je me limite donc à deux flashs infos par jour sur mon smartphone avec Yahoo News Digest. L'application est remarquable, car elle arrive à créer du contenu synthétique de qualité tout en traitant des sujets divers et variés tout autour du globe. Je garde également l'application du Monde pour les notifications push bien que 75 %  d'entre elles ne sont pas de la réelle information mais plutôt de la news people, sportive ou politique. J'ai également une newsletter du Guardian tous les matins qui synthétise l'actualité du moment, vu d'un autre pays. Ensuite je suis revenu à du traditionnel, à savoir un hebdomadaire papier qui prend le temps de poser l'information, car c'est bien cela le souci avec toute cette surinformation et cette rapidité qu'a apporté internet. Il n'y a plus de traitement de l'information, on réagit de façon compulsive, on n’approfondit ni ne recoupe les informations et surtout on ne cherche pas à aller plus loin. Nous avons perdu la main.

Se séparer de services propriétaires c'est accepté l'éventualité de ne pas retrouver ce confort immédiatement. Soit parce que les services alternatifs n'apportent pas autant de choses, soit parce que leurs mises en œuvre demandent du temps et il faudra peut-être tester plusieurs alternatives avant de trouver chaussure à son pied.
Changer pour une alternative libre ou éthique quand on utilise un service propriétaire c'est un peu comme faire un saut à l'élastique. On flippe avant de se lancer, puis vient le frisson, ce sentiment de liberté retrouvée, de contrôle (bon ça ne marche pas avec le saut à l'élastique.) et une fois le saut effectué on se dit que finalement ce n'était pas grand-chose et qu'on y retournerait bien tellement c'était bon.

 

Renoncer au confort de l'imbrication c'est abaisser au minimum l'effort de migration ultérieur et donc préserver au mieux sa liberté

Antistress, Le pénible chemin de la liberté


Au final, le choix de solutions libres et indépendantes les unes des autres me permet de me recentrer sur l'essentiel, avoir du temps pour écrire, faire autre-chose. Je reprends le contrôle de mon utilisation et ainsi je prends également le temps de comprendre ce que je veux vraiment et comment je le veux. Même si parfois le chemin de la simplicité, de la liberté et du libre peut s'avérer ardue il en reste pas moins fascinant et riche d'enseignement.

La déconnexion des services propriétaires, le temps (nécessaire) à prendre pour s'informer et réfléchir font partie d'un processus qui prend du temps à se mettre en place mais qui, au long terme, replace l'humain au centre en restaurant son implication dans ce qu'il fait.
Et peut-être qui sait, que je pousserai la démarche plus loin en repassant par du format papiers pour certaines choses.

Alors je n'essaierai pas de convaincre les autres que leur utilisation est nul, ni que la mienne est la voie à suivre pour être accepter au paradis. En revanche je resterai ouvert et critique, car le débat est la seule solution pour faire bouger les choses, pour façonner des hommes. Et si certains souhaitent découvrir Linux, le logiciel libre et la philosophie qui émerge de ces mouvements je serai là, et je partagerais avec plaisir et entendrai également ce que des non-passionnés en pensent. Car oui il faut souligner que beaucoup de libristes sont également des passionnés d'informatique tout comme de logiciel libre et donc, nos avis se rejoignent souvent sur certains points et il peut arriver qu'on en oublie les personnes souhaitant juste utiliser leur système.

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Bridouz : Le KISS peut-il être pour tous ?

Suite à mon billet sur Xfce on m'a fait remarquer que je n'avais pas la bonne définition de ce qu'était le principe KISS. En faisant des recherches sur le sujet je me suis alors posé une question : Le KISS est-il pour tous.
Je ne suis pas un fin connaisseur de Linux, je me débrouille et j'aime chercher l'origine de mes problèmes et les solutions de mon côté avant de demander de l'aide alors cet avis est bien sûr personnel.


Si on s'en tient au wiki français d'Arch Linux, la définition du KISS en est :
Il y a bien sûr plusieurs façons d'être simple : la simplicité selon ArchLinux, c'est une conception sans complications (techniques), sans superflu et dont le code reste simple et élégant.
Jamais ArchLinux ne prendra l'initiative de cacher ou d'interfacer des fonctionnalités ou des possibilités à l'utilisateur. Si un outil de configuration doit exister, la philosophie d'ArchLinux est de laisser son développement aux auteurs du logiciel. Wiki d'ArchLinux




Je suis d'accord sur le fait qu'un utilisateur doit connaître le fonctionnement de son système et de ses logiciels pour pouvoir les utiliser comme il se doit en revanche j'ai plus de mal avec ce qui est les WM comme dwm ou i3. Ils sont certes légers et la structure des fichiers de configurations est simple à comprendre et extrêmement bien documentée en revanche je me pose des questions sur l'accessibilité.

Des bureaux comme XFCE, GNOME ou encore KDE proposent aux utilisateurs des environnements complets et fonctionnant sans la moindre intervention de l'utilisateur.

  • Si je prends le cas de GNOME le projet a pris le parti pris de simplifier au maximum l'interface pour que l'utilisateur puisse rapidement prendre en main et modifier son bureau. En revanche le principe KISS n'est ici pas respecté car l'utilisateur est complètement dirigé par les choix irrémédiables de Gnome (pas de transparence possible en natif avec le terminal par exemple.) et il est difficile de venir comprendre et configurer son système.
  • KDE ne peut lui non plus être qualifié de bureau KISS, car il est assez complexe bien que fonctionnant sans réglages préalables. La multitude d'options disponibles peut amener l'utilisateur à se perdre dans les méandres des menus.
  • Il reste alors le cas XFCE, je comprends qu'il ne peut être qualifié de KISS car il fait beaucoup de chose à la place de l'utilisateur. En revanche il reste assez simple dans son fonctionnement et surtout customisable. Je trouve qu'il respecte totalement la philosophie Unix car il laisse l'utilisateur libre de ses choix. On peut pratiquement tout modifier et c'est un réel bonheur.




Alors je me conçois le KISS comme deux choses à part entière :

  • Je suis d'accord avec la philosophie d'Arch Linux, l'utilisateur doit disposer d'un système simple avec des fichiers de configurations bien documentés laissant le choix ou non d'être modifiés simplement.
  • Je suis également d'accord qu'il est nécessaire pour l'utilisateur d'être maître de son système et pour cela il faut en comprendre les rouages. Ce n'est pas simple, mais je trouve que l'apprentissage est très enrichissant.
  • En revanche l'aspect minimaliste qui peut être associé au KISS me dérange un peu car il laisse alors de côté un grand nombre d'utilisateurs souhaitant un environnement stable et fonctionnant nativement sans trop mettre les mains dans le cambouis.
  • C'est pour cela que je trouve qu'XFCE se positionne comme une alternative entre la simplicité et la grande customisation possible selon les désirs et besoins des utilisateurs.


Arch Linux n'est pas système KISS en tant que tel mais plutôt une distribution KISS. Les paquets sont upstreams, sans modifications et les outils utilisés pour la distribution sont simples et essaient d'être le plus minimaliste possible. C'est en ça qu'Arch peut être qualifié de KISS.

Ensuite c'est une question  d'utilisateur, chacun est libre de faire tourner son OS comme il le veut. Le choix est totalement libre pour l'utilisateur est c'est bien la grande force d'Arch. Bien qu'il est nécessaire d'avoir au préalable un bagage de connaissances avant d'utiliser Arch Linux il en reste pas moins un moyen d'apprendre énormément de choses sur Linux et la gestion d'un système.
En ce qui concerne les DE et WM c'est une autre histoire et fort heureusement il y en a pour tous les goûts. Pour ma part je pense qu'XFCE permet d'avoir un environnement graphique propre et fonctionnel tout en étant possible de l'adapter à chaque utilisateur. Si l'on regarde par exemple ce que les gars de chez HandyLinux font, je ne pense pas que le résultat pourrait être autant en accord avec leurs principes  l'accessibilité et de liberté avec un autre DE.

En revanche je vais continuer à suivre de près ce que propose Gnome, je trouve que Gnome 3 a su se bonifier avec le temps et est devenu vraiment mature et ergonomique. La philosophie KISS ne semble pas être un axe de développement chez GNOME mais leurs logiciels fonctionnent, sont ergonomiques et faciles à prendre en main et ils essaient d'apporter de nouvelles choses pour Linux et c'est tant mieux. De plus les récents ajouts et modifications faite à Gnome-Shell et ses logiciels sont franchement intéressants, notamment les ajouts faits à Gnome-Map qui propose dorénavant de pouvoir éditer les points OpenStreetMap.

Linux est loin d'être mort et la diversité des projets continue de faire sa grande force : Il y en a pour tous les goûts et tous les types d'utilisateurs peuvent pleinement profiter du monde du logiciel libre et ça c'est une bonne chose.

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Bridouz : XFCE ou le bureau KISS pour tous

Depuis quelques semaines je tourne sous Debian et je suis complètement conquis par cette stabilité qu'offre la distribution. Ne pas avoir à se soucier des MAJ quotidiennement est un réel plaisir pour l'utilisateur. Au début j'avais installé Debian avec GNOME 3.14, j'aime beaucoup la fraîcheur qu'a su insuffler Gnome pour son renouveau. L'environnement est original, fonctionnel et plutôt complète. On adhère ou on déteste... Ou alors on se trouve dans le même cas que moi et on admire d'un côté l'interface et l'ergonomie du projet tout en ayant l'impression d'avoir les mains liées, de ne pas pouvoir utiliser son PC comme on le souhaiterait.
En fait je pense qu'il n'y a pas de guerre à créer sur "le meilleur DE" mais c'est simplement une histoire de goûts. Je pense que beaucoup peuvent utiliser Gnome au quotidien et être complètement conquis, il est vrai que le DE comporte tout ce dont un utilisateur lambda a besoin pour utiliser son OS mais, dans mon cas, je me sens à l’étroit et surtout, je n'aime pas que l'on prenne des décisions arbitraires à ma place en limitant les possibilités de customisation possibles.
Bref il était temps de revenir à XFCE.

Avec mon bon vieux compagnon qu'est mon HP G72, qui m'accompagne dignement depuis bientôt 7 ans, ça commence à faiblir légèrement et je n'ai pas envie de trop lui en demander pour le préserver le plus possible. Je me suis donc relancé dans l'expérience XFCE. Out-of-the-box je trouve l'interface absolument dégueulasse il n'y a pas d'autres mots mais, fort heureusement, on peut quasiment tout customiser. Et c'est bien cela la force d'XFCE, il propose de base un environnement simple et fonctionnel qui pourra être installé sur un grand nombre de machines puis il suffit de l'adapter à sa sauce, de se l’approprier pour qu'il soit en parfait accord avec ce que l'on souhaite faire sur notre système.

Ce qui me plaît également dans le projet XFCE c'est qu'il se superpose complètement avec la philosophie du projet Debian. En effet les deux souhaite une stabilité pour les utilisateurs avec des outils simples et fonctionnels. Le projet XFCE n'a certes pas autant de logiciels maisons que GNOME ou encore KDE (eux en revanche en ont peut-être un peu trop.) mais il offre l'essentiel avec un terminal, un éditeur de texte, une afficheuse d'image et un gestionnaire de fichiers. Ensuite libre à chacun de prendre les logiciels qu'il souhaite. Récemment le projet a d'ailleurs publié un billet sur son blog où il explique ce que sera la prochaine version d'XFCE (version 4.14) et les problèmes que l'équipe rencontre actuellement pour avancer sur le projet. Ce qui est bien c'est qu'ils prennent le temps de fournir des versions quasi sans bugs et fonctionnels et se concentrent actuellement sur ce que l'on trouve sous le capot en travaillant sur le portage à GTK3. Bref la version 4.14 n'est pas pour tout de suite mais en attendant, la 4.12 (et la 4.10 pour Debian Stable) marchent parfaitement.

XFCE est stable et son développement est assez lent, je suis alors allé voir du côté de chez Mate pour voir ce qu'ils proposaient comme alternative légère et fonctionnelle. Les logiciels inclus dans le projet sont des forks de ceux développés par GNOME et donc nous avons le droit à des logiciels complets et fonctionnels. Mention spéciale à Atril, le lecteur pdf, qui allie légèreté, rapidité et fonctionnalités (merci Evince). Caja, le gestionnaire de fichier est lui aussi très complet et s'avère être facile à prendre en main tout en restant léger. Il se pose donc comme parfait compétiteur à un Thunar vieillissant sut le point de L'ergonomie. En revanche Caja semble être la pierre angulaire de Mate Desktop, c'est à dire qu'il gère le bureau, le fond d'écran et autres et que s'il plante et bien tout plante.
D'ailleurs pour tester le bureau Mate j'avais passé ma Debian en testing... Grand mal m'a pris car il y a beaucoup de MAJ et de petits bugs sont apparus. Pour la stabilité et la tranquillité ce n'est pas ça.

Niveau customisation et paramétrage mate est relativement bien fourni même si quelques points pourraient être améliorés. Il est possible d'utiliser des thèmes alternatifs comme le magnifique thème Arc qui, depuis quelques mois, s'est imposé comme un des plus beaux thèmes pour environnements gtk. Mais là où Mate pêche c'est pour changer de thèmes d'icônes, le procédé n'est pas du tout intuitif et il faut faire quelques manips pour simplement changer le jeu d’icônes. En effet il faut passer par le thème gtk puis trouver le bouton personnaliser pour pouvoir changer les icônes. Ce n'est pas des plus simples.

XFCE se veut léger et personnalisable, je vous propose donc de partager avec vous ma logithèque sous Debian pour un bureau fonctionnel :
  • LibreOffice, la suite bureautique qu'on ne présente plus. Stable, fonctionnelle et permettant d'ouvrir et d'éditer les formats de fichiers les plus utilisés. Un must pour tous les ordinateurs.
  • Firefox, lui non plus n'est plus à présenter. Il est LE navigateur alternatif par excellence et avec ses systèmes d'addons et de synchronisation (Firefox est également disponible sous Android) sur les différents appareils où Firefox Sync est configuré, le navigateur est une valeurs-sûre si vous souhaitez lâcher Chrome et la sphère.Google.
  • Gimp, un troisième "grand nom" du libre. Alternative à Photoshop et autres logiciels de traitement d'image.
  • Transmission, Client Bittorrent écrit en GTK, il fait ce qu'on lui demande simplement et efficacement.
  • MPD et Sonata, pour la musique j'utilise MPD qui est fonctionne comme un serveur pour diffuser votre musique et comme client pour mon PC j'utilise Sonata, un client léger écrit en GTK qui fait simplement ce qu'on lui demande : lister la bibliothèque musicale et jouer les fichiers. C'est efficace, peu demandeur en ressources et ça fonctionne du tonnerre.
  • MPV, Lecteur multimédia (comme VLC), il est cependant moins intuitif car il faut passer par des fichiers .conf pour paramétrer l'interface et les raccourcis claviers. Cependant il est très léger et d'une qualité impressionnante pour son jeune âge.
  • Radiotray, dernier logiciel multimédia que j'utilise et que j'affectionne tout particulièrement Radiotray est un petit utilitaire qui se loge dans la zone de notification et qui propose, comme son nom l'indique, d'écouter différentes sources internet de radios. Si vous aussi vous aimez la radio et souhaitez un petit utilitaire pouvant être accessible facilement Radiotray est fait pour vous. Et si vous n'avez pas envie de vous configurer les stations à la main Arpinux de l'équipe d'HandyLinux partage le fichier de configuration avec un grand nombre de radios dedans. Et en prime vous avez le droit aux lignes de commandes pour le télécharger et le déplacer directement dans le dossier de Radiotray.
  • Engrampa, l'outils de manipulation d'archives du projet Mate. Il a le mérite d'être un poil plus ergonomique qu'Xarchiver et il fonctionne vraiment bien.
  • Atril, Lecteur pdf du projet Mate, fork d'Evince. C'est donc du robuste et la multitude de formats supportés est tout simplement hallucinante.


XFCE de part sa stabilité et sa simplicité s'impose comme un DE pouvant être facilement pris en main par des utilisateurs néophytes et pourra également ravir les vieux barbus adeptes de légèreté et de liberté. Je ne sais pas combien de temps XFCE se lancera en tant que DE principal chez moi mais je suis agréablement surpris de sa rapidité et sa légèreté sur mon PC. Je pense d'ailleurs que ce qu'il me manquait avant pour pleinement l'adopter c'était simplement du temps pour le modifier comme je l'entends au niveau esthétique et logithèque afin de l'utiliser tous les jours, sans avoir peur qu'il plante.

Ce que j'entends en qualifiant XFCE de KISS n'est pas exactement comme ce que peut être Arch Linux où i3 et autres WM. En fait je qualifie quelque-chose de KISS quand il est simple à prendre en main et surtout, accessible à tous et facilement tout en pouvant s'adapter à chaque utilisateur. Je sens que ça mérite un billet entier d'ailleurs.

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Full Circle Magazine FR : Le numéro 109 est arrivé

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Voici le numéro 109 du magazine Full Circle, traduit en français par notre équipe à votre intention. Vous pouvez le lire ou le télécharger sur notre page numéros ou le télécharger directement en cliquant sur la photo ci-dessous.

issue109.png

Vous y trouverez plein d'articles intéressants, dont ce que nous attendions tous, une critique de la toute nouvelle tablette Ubuntu l'Aquaris BQ M10 - à acheter ou à ne pas acheter, du moins pas tout de suite ? À vous de juger ! En outre, il y a

  • un long tutoriel dans la rubrique Labo Linux sur la création d'un terminal serveur Linux ;
  • un autre sur les Netbooks qui peuvent accepter les versions d'Ubuntu les plus récentes ;
  • rien que les bases d'Audacity (mais vous pouvez en demander plus à Ronnie si ça vous chante) ;
  • une critique du jeu Skullgirls et la critique d'un livre sur Python, qui a plus de 500 pages et qui, progressant des bases à des projets précis, a mérité une note de 5/5 ;
  • enfin, deux séries se terminent dans ce numéro : celle sur LibreOffice, après cinq ans,avec 10 trucs et astuces, et celle pour les photographes sous Linux, par un francophone pour les lecteurs du FCMfr.

Par ailleurs, il y a, bien entendu, toutes les bonnes rubriques habituelles.

Amusez-vous bien !

Toute l'équipe du FCMfr et, pour ce numéro :

  • Le scribeur, Bab ;
  • Les traducteurs, AE, d52fr et frangi ;
  • Les relecteurs, Bab, d52fr et moi-même, AuntieE.

L'équipe se réduit de plus en plus. Pourquoi pas nous rejoindre ?!

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RaspbianFrance : Aller plus loin avec OSMC, ajouter et gérer des sous-titres avec OSMC et OpenSubtitles

Il y a quelques temps, nous vous présentions le média center OSMC, et plus précisément, comment l’installer sur votre Raspberry Pi ! Comme certains nous l’ont fait remarquer, dans cet article nous ne parlons que de l’installation d’OSMC.
Aujourd’hui, nous allons donc pousser plus loin afin de rendre votre média-center OSMC encore plus performant en ajoutant le support des sous-titres avec OpenSubtitles !

Cet article a été fait avec l’aide de François L, un lecteur passionné de bidouilles et de Raspberry Pi.
Il s’est amusé à rédiger un tutoriel complet sur OSMC pour ses amis. Maintenant il désire partager son travail avec la communauté et nous a donc envoyé son tutoriel pour que nous le mettions en forme et le publions sur Raspbian France. Nous tenons à le remercier pour le travail qu’il a fourni !

Les pré-requis pour utiliser OSMC

Comme nous le disions au début, nous avons déjà rédigé un article que nous vous encourageons à lire afin d’obtenir un média-center OSMC prêt à l’usage pour votre Raspberry Pi.
Pour rappel, afin d’installer OSMC correctement, vous aurez au minimum besoin d'une Raspberry Pi 3, laquelle sera couplée à une alimentation, et devra disposer d'une carte MicroSD sur laquelle sera installé OSMC.

À partir d’ici, nous considérerons que vous avez déjà installé OSMC sur votre Raspberry Pi.
De plus, nous vous conseillons d’utiliser les applications « Yatse » ou « Kore ». Ces applications permettent de gérer OSMC depuis votre téléphone ou votre tablette, les transformant en des sortes de télécommandes, vous permettant ainsi de lancer un film ou une série depuis votre canapé !

OpenSubtitles, l’outil ultime pour votre Raspberry Pi

Si, comme nous, vous êtes un cinéphile ou un sériephile, vous ne pouvez sûrement pas attendre la sortie en version française de votre film ou série préférée, de peur d’être spoilé.
La seule solution est donc de récupérer le fichier en version originale puis de chercher parmi tous les sites de traduction le bon sous-titre, dans la bonne langue !
Malheureusement, il est souvent compliqué et long de trouver des sous-titres français puis de les ajouter à votre vidéo.
L’outil que nous allons vous présenter va vous permettre de gagner énormément de temps sur la recherche d’une traduction. En effet, OpenSubTitle trouvera automatiquement le sous-titre correspondant à la vidéo que vous avez lancée, cela grâce à une large banque de données.

Mettre en place OpenSubtitles sur OSMC

Pour mettre en place OpenSubtitles, nous allons pouvoir passer par l’interface graphique, ce qui va grandement faciliter la manipulation !
OpenSubtitles est un add-on disponible dans les dépôts fournis par OSMC, nous allons donc simplement nous rendre dans le menu « Paramètre ».
Une fois dans cette catégorie, sélectionnez « Extensions » puis « Installer depuis un dépôt ».
Nous allons utiliser les dépôts de Kodi pour trouver le bon paquet, choisissez donc « Kodi add-on repositoty ».
Le dépôt se situe dans la catégorie « Sous-Titre », sélectionnez « opensubtitles.org ».
Une fois l’installation terminée, un message situé en bas à droite vous informera que l’add-on a été activé.

Configuration de OpenSubtitles pour Raspberry Pi

Une fois cette opération effectuée, nous allons configurer OpenSubtitles pour qu’il récupère les sous-titres dans la ou les langues souhaitée(s).
Pour cela, nous allons retourner dans « Paramètre », mais cette fois, c’est la catégorie « video » qui nous intéresse.
C’est dans la partie « Sous-Titre » que nous pouvons effectuer la configuration de OpenSubtitles.
Sélectionnez « Langues pour les sous-titres à télécharger ».
Cette section permet de choisir les différentes langues souhaitées. Une fois les langues sélectionnées, vous pouvez valider vos choix via le bouton « Ok » situé à droite !
Toujours dans cette section, rendez-vous à « Service prédéfini pour les série TV », puis cochez « OpenSubtitles.org ». Effectuez la même opération pour les films.
OpenSubtitle est maintenant bien configuré,  prêt à être utilisé pour vos séances ciné !

Ajouter des sous-titres à une vidéo sur OSMC

Maintenant que OpenSubtitle est installé sur OSMC et configuré, nous allons pouvoir l’utiliser pour ajouter des sous-titres à une vidéo sur votre media-center.
Pour cela, vous devez vous rendre sur une vidéo et lancer sa lecture.
Une fois le média lancé, vous avez accès au contrôleur (Play, Pause, Stop) de la vidéo. Vous verrez qu’un nouveau bouton a fait son apparition. Celui-ci permet de sélectionner le sous-titre souhaité parmi une liste plus ou moins conséquente de sous-titres !

Si vous choisissez un sous-titre qui n’est pas synchronisé avec le film ou épisode, deux méthodes s’offrent à vous.
Vous pouvez tout simplement sélectionner un autre sous-titre, ou vous pouvez régler le décalage manuellement via une option située dans la partie sous-titre.

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour apprécier un film fraîchement sorti ou le dernier épisode de votre série, le tout en version originale, accompagnée des bons sous-titres.

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genma : Android - Pocket vs Wallabag

Ce billet s'inscrit dans la lignée des billets sur Android/CyanogenMode et vient en complément du billet de réflexion Android ou CyanogenMod ?

J'ai vu le message suivant sur les réseaux sociaux “Parce que votre vie privée ne regarde que vous… Vive @wallabagapp !” liée à cette image :

Wallabag c'est une application qui permet de sauvegarder ses pages webs. C'est une alternative libre à Pocket. On peut l'installer et l'héberger soi-même, ou le tester et l'utiliser via Framasoft avec Framabag dans le cadre du projet de Degooglisation. C'est disponible dans Fdroid ou via le site officiel https://www.wallabag.org

Je ne connais Pocket que de non, je ne pourrais pas juger ni comparer. Mais une comparaison simple à faire et celle des permissions nécessaires au fonctionnement de l'application Android de Pocket versus celle pour Wallabag. Si l'on compare l'accès aux permissions de ces deux applications, on voit très nettement la différence... On comprendra donc aisément pourquoi on fera, une fois de plus le choix du logicile libre... CQFD :-)

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Framablog : Dégooglisez votre entourage en quelques tutos-vidéos !

Les « framachins » se suivent et ne se ressemblent pas… et il est parfois difficile de les connaître tous et d’en faire profiter tout le monde autour de soi. Qu’à cela ne tienne, nous avons une communauté de bénévoles formidables qui prennent de bien belles initiatives sur le forum des Framacolibris.

Frédéric Véron, qui allie par ailleurs librisme et SVT, ainsi que Arpinux, qui œuvre aussi sur la distribution GNU-Linux pour débutants HandyLinux, nous ont donc concocté de mini-tuto-vidéos pour apprendre à utiliser certains de nos services… et montrer combien il peut être simple de commencer à se Dégoogliser.

Toute l’équipe de Framasoft tient à les remercier chaleureusement de leurs initiatives, ainsi que toutes ces personnes qui, souvent dans l’ombre, contribuent et participent aux projets que nous vous présentons…

Framapad, rédigez collaborativement

Framavox, prenez des décisions ensemble

Framadrop, partagez vos fichiers

Framapic, hébergez vos images

Framalink, raccourcissez vos adresses web

Framabin, partagez et protégez vos secrets

Bonus : tous les Frama-services à portée de doigt !

JosephK, qui bidouille le bootstrap comme personne, nous a mitonné une version alternative de notre page d’accueil Framasoft.org. Désormais, en cliquant sur l’onglet “accès rapide”, vous verrez apparaître tous nos projets sous forme d’icônes… histoire de garder les Frama-services à portée de clic… et de doigts !

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Framablog : Dégooglisez votre entourage en quelques tutos-vidéos !

Les « framachins » se suivent et ne se ressemblent pas… et il est parfois difficile de les connaître tous et d’en faire profiter tout le monde autour de soi. Qu’à cela ne tienne, nous avons une communauté de bénévoles formidables qui prennent de bien belles initiatives sur le forum des Framacolibris.

Frédéric Véron, qui allie par ailleurs librisme et SVT, ainsi que Arpinux, qui œuvre aussi sur la distribution GNU-Linux pour débutants HandyLinux, nous ont donc concocté de mini-tuto-vidéos pour apprendre à utiliser certains de nos services… et montrer combien il peut être simple de commencer à se Dégoogliser.

Toute l’équipe de Framasoft tient à les remercier chaleureusement de leurs initiatives, ainsi que toutes ces personnes qui, souvent dans l’ombre, contribuent et participent aux projets que nous vous présentons…

Framapad, rédigez collaborativement

Framavox, prenez des décisions ensemble

Framadrop, partagez vos fichiers

Framapic, hébergez vos images

Framalink, raccourcissez vos adresses web

Framabin, partagez et protégez vos secrets

Bonus : tous les Frama-services à portée de doigt !

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Thuban : Graver un CD sous OpenBSD

Petit billet rapide pour indiquer comment graver une compilation CD sous OpenBSD. La majeure partie de ce qui est écrit ici provient, comme d'habitude, de la documentation.

Déjà, on commence par mettre tous les fichiers à graver dans un dossier que j'appelle ici "cd" par souci d'originalité :) .

Vérifiez bien que les documents ne prennent pas trop de place. Par exemple, j'ai un CD de 700MB , je regarde avec la commande "du" si ça passe :

$ du -h cd 472M cd

C'est bon :)

On fabrique maintenant un fichier moncd.iso que l'on pourra graver :

$ mkhybrid -R -o moncd.iso cd/

On vide le cd :

# cdio -f cd0c blank

Et enfin, on grave l'iso :

# cdio -f cd0c tao moncd.iso

On peut vérifier que tout s'est bien passé en montant le CD fraîchement gravé :

# mount /dev/cd0c /mnt/cdrom # ls /mnt/cdrom

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Angristan : asciinema : enregistrer et partager ses sessions de terminal

 enregistrer et partager ses sessions de terminal

Internet c'est génial. Parfois on découvre des merveilles dont le concept ne nous avait jamais traversé l'esprit, et c'est ce qui m'est arrivé aujourd'hui en découvrant asciinema.

C'est un logiciel libre qui permet d'enregistrer ses sessions de terminal directement depuis... son terminal !

Petite démo (vitesse x2 parce que sinon c'est ennuyant) :

Le logiciel en lui même est en Go, tandis que le player est en Clojure (je ne connaissais pas), enfin dans votre navigateur vous ne verrez que un fichier CSS et JS. Le code source de asciinema est disponible ici.

C'est vraiment très simple à utiliser, on lance l'enregistrement, qui se lance dans un screen, puis on quitte le screen, et asciinema va nous demander si on veut uploader notre enregistrement sur le site asciinema.org, en nous donnant un lien vers ce qui ressemble presque à une vidéo. On peut aussi se connecter à son compte asciinema, et ainsi retrouver tous ses enregistrements sur son profil.

L'avantage d'asscinema c'est qu'il ne faut quasiment aucune connaissance : il s'installe sur toutes les distributions GNU/Linux, macOS, et BSD, cf la documentation. Il se gère en 2 commande à peine, et est très facile à utiliser.

Le site est très bien fait également : une interface qui ressemble à la plupart ses sites de vidéo, avec un comptage de vues, et la possibilité (c'est surtout ce qui m'intéresse) d'intégrer le lecteur JS à un site web. (comme dans la démo ci-dessus). Il est également possible d'héberger soi-même le fichier CSS, le fichier JS, et le Json qui contient l'enregistrement sur son serveur, afin de ne pas à avoir à faire de requêtes externes, mais ça n'a pas marché chez moi.

Sur le site, On peut voir l'OS, le shell, et le type de terminal utilisé lors de l'enregistrement :

 enregistrer et partager ses sessions de terminal

Ce qui m'embête un peu c'est que lorsque l'on intègre un enregistrement, on ne peut pas régler la hauteur et la largeur du player, du coup si on enregistre en plein écran le player fait 2 mètres de long... :(

Fonctionnalité sympathique : contrairement à une vidéo, c'est juste du texte qui s'affiche, animé par du javascript et du CSS pour modéliser le terminal. Du coup, je vais pouvoir m'en servir pour mes tutoriels, puisqu'on peut sélectionner et copier le texte ! :D Très pratique pour expliquer comment effectuer une action, un déroulement de commandes, etc.

Voici par exemple le genre de choses que l'on peut faire :

J'aurais bien voulu vous en mettre plus, mais le player est assez lourd, donc on va éviter de faire crash votre navigateur. Pour info, le lecteur intégré ne marche pas lorsque j'active la minification JS avec mon plugin de cache Wordpress (WP-Rocket).

Pour info le player supporte la couleur comme ici avec ce Nyan Cat ! :)

 

Je compte bien l'utiliser dans mes prochains articles afin de les rendre un peu plus vivants, mais je suis impatient de voir ce que vous allez en faire !

Merci à William pour la découverte.

L'article asciinema : enregistrer et partager ses sessions de terminal a été publié sur Angristan

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Framablog : Une nouvelle Framakey Mint, des stickers et du Framabook sont EnVenteLibre !

Le libre fait bien souvent l’objet… d’objets !  Plus que des Frama-goodies (même si c’est, aussi, un moyen de nous soutenir) ce sont là des projets de longue date qui prennent enfin forme…

Au menu des nouveautés, un Framabook, une Framakey et des stickers !

Logiciels et Objets Libres, le guide pour apprendre à animer votre communauté ! cliquez sur la couverture pour acheter la version papier sur EnVenteLibre

cliquez sur la couverture pour acheter la version papier sur EnVenteLibre

Et voici un nouveau Framabook (dont on vous a déjà parlé dans le framablog) qui vient compléter une petite collection de manuels spécialisés dans l’animation de communautés de développement.

Écrit par une équipe de choc (Patrick Guillaud, Stéphane Ubéda, et Stéphane Ribas), il est le fruit de l’expérience des chercheurs et développeurs d’INRIA travaillant sur des projets ouverts dans le domaine du numérique.

Vous cherchez à renforcer vos compétences dans l’animation et la gestion d’une communauté ? Vous avez besoin d’une aide méthodologique ? Ce guide (accompagné d’interview et de cas concrets) est fait pour vous !

Pour en savoir plus sur Logiciels et Objets Libres :

La Framakey est de retour… avec Linux Mint !

De retour après une longue absence, la Framakey revient avec une clé USB 3 de 16 Go contenant la distribution Linux Mint 17.3 entièrement en français.

Comme pour les précédentes éditions, elle offre un mode persistant qui vous permettra d’ajouter vos programmes à cette distribution et de la personnaliser selon vos envies, pour toujours emporter votre bureau avec vous.

Cliquez sur l'image pour l'acheter sur EnVenteLibre

Cliquez sur l’image pour l’acheter sur EnVenteLibre

Cette fois aussi, la clé propose l’accès à de nombreux logiciels dits « portables ». Ainsi, la clé contient plus d’une quarantaine de logiciels libres, parmi les plus courants, prêts à l’emploi directement depuis la clé sans installation préalable.

Emmenez dans votre poche, en moins de 10 grammes, une « boîte à outils » logicielle partout où vous irez !

Retrouvez la Framakey Mint…

Des stickers pour Dégoogliser votre entourage !

C’était une blague récurrente, chez Framasoft : on n’est pas foutus de (re-)faire des autocollants, tout occupés que nous sommes à Dégoogliser Internet ! On s’est dit que nous pourrions allier les deux, et créer des stickers qui feraient parler votre entourage, histoire que vous les dégooglisiez !

Les neurones de l’équipe, et les doigts de fée de Gab, se sont activés sur Inkscape pour créer une série de six autocollants rectangulaires, de 8 x 6 centimètres, parodiant les panneaux d’avertissement qui nous entourent :

 We <3 your Data  Don’t feed the Google  Kids, don’t do drugs Facebook is watching you Attention, Amazon très méchant  Do you need a backdoor ? Et le fameux autocollant Framasoft

Et le fameux autocollant Framasoft

Ces autocollants seront distribués à prix libre sur nos stands et lors de nos diverses rencontres, mais vous pouvez aussi les ajouter à vos commandes EnVenteLibre (à 0.50 € l’unité ou 2.50 € le lot des six).

Vous pouvez aussi télécharger les fichiers images (sous CC-BY-SA) sur ce blog et les retrouver sur la page « médias » du site Dégooglisons Internet !

Le fameux autocollant Framasoft a été quant à lui refait, dans une nouvelle version, un joli rond de 6 cm orné de notre nouveau logo concocté par JosephK !

Pour les retrouver sur EnVenteLibre (stocks limités) :

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genma : PSESHSF2016 - Passage en seine - Hacker Space festival

Comme chaque année, Passage en Seine a lieu et comme depuis quelques années, j'y serai (ma première fois c'était à la Cantine y a quelques temps). Cette fois c'est un événement plus large, plus grand, d'où le nom Passage en seine - Hacker Space festival (#PSESHSF pour les réseaux sociaux). Ce sera la semaine prochaine, du 30 juin - 03 juillet, à Choisy le Roi en banlieue sud de Paris, facilement accessible.

Toutes les informations et le programme très riche avec plein de choses à voir sont sur
-http://www.pseshsf.org/fr/accueil
-https://www.pseshsf.org/fr/programme/2016/

Framasoft - Dégooglisons Internet

Je serai sur place les 4 jours pour tenir un stand pour Framasoft dans le village associatif, répondre aux questions sur le projet Dégooglisons Internet, discuter de tout et de rien.

Je rattraperai les conférences après coup (vu qu'elles sont filmées), je n'ai malheureusement pas le don d'ubiquité. Vu le lieu, une médiathèque, le public sera les habitués de PSES mais pas seulement, il est important que Framasoft soit présent et ce sera donc le cas !

Donc, à la Médiathèque Aragon, en journée, dans le Village associatif, Framasoft et d'autres associations seront là pour vous accueillir.

Ma conférence

Accessoirement je donne une conférence le dimanche à 12h intitulée
De l'importance de l'éducation populaire au numérique

Comment communiquer au grand public, comment faire de l'éducation populaire au numérique et ne plus faire de l'ente-soi ?

Résumé L'Informatique et Internet sont partout dans nos vies quotidiennes. Il me semble important que le grand public, tout à chacun soit à même de s'approprier les connaissances nécessaires et suffisantes pour comprendre ces outils qui changent les fondements mêmes de notre société, dans notre accès à l'information, aux connaissances, au partage, à la communication... Comment communiquer vers ce public, comment faire de l'éducation populaire au numérique ?

J'avais déjà fait cette conférence à Lyon lors des JDLL, puis fin mai à Paris lors de l'Ubuntu Party. Ce sera la même à peu de choses près.

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mozillaZine-fr : Cette génération qui ne connaîtra pas Firefox

Vous l’avez forcément remarqué, les jeunes sont tous accros à Android ou à l’iPhone et ne connaissent que Chrome ou Safari pré-installé sur leur smartphone. Ils n’ont pas la place ni ne voient l’intérêt d’installer un autre logiciel. Cette génération ne découvrira le PC que dans le monde du travail et, bien entendu, elle cliquera sur l’icône ronde à 4 couleurs qu’elle reconnaîtra. Si cette tendance se confirme, dans quelques années Firefox aura disparu dans les oubliettes de l’histoire.

Que pouvons-nous faire ? En tant que simples fans de Firefox, nous pouvons parler à qui veut l’entendre de son indépendance, de son respect de la vie privée, du manifeste de Mozilla (à des collégiens ? bon courage…), ou simplement de ne pas mettre tous ses œufs dans le même « Google Panier » ou iPanier, simple règle de bon sens.

Mais quelles sont les chances de réussite ? La part de marché de Firefox sur Android, pourtant téléchargé plus de 100 millions de fois, est tellement faible qu’elle n’est même pas prise en compte par le site de statistiques StatCounter, le plus favorable à Firefox. Sur ce site, on voit même que le navigateur mobile chinois UC Browser dépasse Firefox sur PC.

Pour les fans de Firefox et de Mozilla, dont nous sommes de vieux spécimens, le constat est amer. Nous ne pouvons qu’espérer que les générations futures découvrirons un jour qu’il existe un autre logiciel qui « fait comme Chrome » mais juste un peu plus libre.

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Renault : Fedora 24 est de sortie dès aujourd'hui !

En ce mardi 21 juin 2016, le projet Fedora est fier d’annoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 24.

Comme à son habitude, le projet Fedora propose le dernier cru des environnements GNOME 3.20 et de Sugar 0.108 à destination des enfants. L'intégration de Wayland est désormais pleinement fonctionnelle, mais la mise à disposition par défaut sera vraisemblablement pour Fedora 25.

Les fans d'astronomie pourront profiter d'un LiveCD officiel pour découvrir le ciel et l'espace avec les logiciels Stellarium, Celestar ou encore KStar !

Cette version de Fedora s'est surtout concentrée sur trois axes : intégration, sécurité et Cloud computing.

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Intégration

Marre de réinstaller Fedora tous les six mois ou d'utiliser la ligne de commande pour changer de version ? Grâce à Gnome Logiciels, il est maintenant possible de changer de version de Fedora comme une mise à jour. Tout est fait graphiquement et simplement, il s'occupe de tout. Grâce au rétroportage des fonctionnalités, vous pouvez dore et déjà essayer depuis une Fedora 23 !

Par ailleurs, Gnome Logiciels a bénéficié d'une grande amélioration de son interface. Pour vous aider à faire vos choix, il vous signale si le paquet est traduit dans votre langue, ou encore s'il a reçu récemment des mises à jour et même s'il est intégré au système.

Au niveau intégration, Gnome continue avec une liste des impressions entièrement retravaillée. Et l'application Documents prend en charge les documents gérés par LibreOffice. En plus de cela, grâce à une nouvelle bibliothèque, les applications écrites en Qt comme ceux de KDE ou VLC utiliseront le même thème et effet visuel que les applications Gnome.

L'application liveusb-creator a subi également un relooking important. Mieux intégré à Gnome, il permet simplement de télécharger une image de Fedora pour l'installer sur votre clé USB. Simple et efficace, vous n'aurez plus qu'à choisir votre version de Fedora et de laisser faire.

Pour finir, l'installation automatique des paquets de langues pour vos programmes a été améliorée pour éviter de vous retrouver avec un logiciel non traduit alors que la traduction adéquate est disponible mais dans un paquet dissocié. Pour les utilisateurs de l'installation par Internet ou du DVD, le choix de la langue à la configuration initialise ce système automatiquement. Pour ceux qui installent avec un LiveCD, il sera nécessaire d'installer le méta-paquet langpacks-fr pour les francophones.

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Sécurité

NetworkManager a reçu de grosses améliorations pour cette version de Fedora, de quoi améliorer la sécurité de votre machine. En effet, la gestion des VPN a été améliorée, permettant d'en utiliser plusieurs simultanément. Puis, par défaut NetworkManager utilisera une adresse MAC aléatoire pour scanner les réseaux Wifi. N'exposant ainsi la vraie adresse que pour l'établissement de la connexion, ce qui empêche le suivi de votre machine par des points d'accès notamment.

Kerberos prend en compte les règles génériques du système pour la conception des mots de passe. Comme d'autres applications telles que SSH, anaconda, etc. depuis Fedora 23, Kerberos gérera ces règles communes au système pour faciliter la maintenance et améliorer la sécurité.

Cloud

Le système a été grandement allégé par endroit pour que l'image cloud soit la plus petite possible, tout en restant fonctionnel. Ainsi, systemd, Python et glibc disposent d'un redécoupage des paquets pour n'installer que le strict nécessaire.

La célèbre solution Plateforme en tant que service de Red Hat fait son retour officiel dans Fedora, à savoir OpenShift dans sa 3e livrée !

Les développeurs et administrateurs systèmes disposent d'une entrée de maintenance au démarrage tout en évitant de lancer une instance cloud pour y avoir accès. Et à la connexion, le système précise si des mises à jour sont disponibles.

Et comme d'habitude, Fedora 24 réserve bien d'autres surprises à découvrir. Puis si vous souhaitez la télécharger, les images sont disponibles par Torrent ou directement

Liens

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genma : Yunohost, si je pentestais mon instance ?

Je souhaite depuis un moment me mettre au pentesting, à l'analyse de la sécurité d'un système. Comme j'ai une instance virtuelle de Yunohost pour mes tests, je peux l'utiliser pour apprendre les outils de Kali linux (distribution axée sur le pentest). J'ai posté un message en ce sens sur le forum de Yunohost (message en anglais) pour avoir d'autres avis, conseils etc.

Ce qu'il faut comprendre c'est que dire "je valide la sécurité de Yunohost" ne veut rien dire en soi. En effet, une instance Yunohost c'est avant tout un ensemble de briques logiciels :
- Debian : Yunohost s'installe sur une distribution Debian. Si on ne met pas Debian à jour, il peut y avoir des failles de sécurité liée à Debian.
- Yunohost : il y a toute la partie logicielle liée à Yunohost en lui-même (ses scripts d'automatisation etc.)
- Les logiciels autres : les logiciels libres sur lesquels repose Yunohost pour ne pas réinventer la roue et qui s'installent dans l'installation par défaut de Yunohost (nginx, mysql, le sso...)
- Les applications webs : les applications que l'utilisateur choisit d'installer sur son instance, toutes ces applications (officiellement supportée ou non) qu'il est possible d'installer de façon automatisée et intégrée dans Yunohost.

Chacun de ces composants peut être une source de faille de sécurité et donc d'attaque potentielle. Il faut déjà, bien faire les mises à jour de façon régulière. Ca tombe bien Yunohost propose de mettre à jour le système (Debian, Yunohost et les applications installées maintenues de façon officielles) et ce de façon graphique (un bouton dans l'interface d'administration). Il est possible d'automatiser les mises à jour via apt-cron (comme sur n'importe quel serveur Debian, Yunohost ça reste du Debian en dessous).

Le tout est du logiciel libre, le code est auditable et on peut espérer qu'il l'est régulièrement. Pentester Yunohost me permettrait sur le long terme de progresser dans ce domaine, d'améliorer la sécurité du tout si j'étais en mesure de trouver des failles (dans ce cas je remonterai ça à l'équipe de Yunohost ainsi qu'aux développeurs concernés par l'application)... Bref, encore une idée d'un vaste projet dans lequel je voudrais me lancer... et dont je parlerais sur le blog si je me lance. A suivre donc.

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Olivier Delort : Nextcloud 9, une migration aux petits oignons

Suite au départ de Frank Karlitschek, je suis l’actualité de NextCloud, fork annoncé de ownCloud, de très près. Utilisateur quotidien de owncloud les turbulences des dernières semaines dans le projet me concernent directement, quid de mon logiciel favori si l’entreprise périclite ? Mais dans mon fort intérieur je n’étais pas décidé à migrer mon installation dans l’immédiat.

Hélas poussé par ma curiosité d’en savoir plus, j’ai commencé à fouiller internet à la recherche d’informations. Mes trouvailles ont fini par me convaincre :

  • arrêt de l’utilisation d’un contributor license agreement (CLA)
  • un développement ouvert à la communauté à la place d’un développement semi-fermé
  • gestion de certaines fonctionnalités aujourd’hui disponibles uniquement dans la version entreprise d’ownCloud
  • l’article de Dada sur sa migration
  • l’actuel client de synchronisation fonctionne aussi avec nextcloud

C’est d’un pas décidé que je me suis dirigé vers nextcloud et me voilà en route vers d’autres nuages. Pour être honnête je ne pensais pas que celle-ci serait aussi facile même si les deux logiciels sont encore très similaires.

Etat des lieux de l’installation existante. Le serveur est hébergé directement sur mon Nas, il me permet ainsi d’avoir accès à mes données depuis n’importe où. Il me sert également de sauvegarde pour mes documents professionnels. Je n’utilise pas d’applications particulières, owncloud me sert uniquement pour du fichier. Mes agendas et mes contacts sont hébergés sur mon instance Sogo.

It’s migration time
  1. Récupérer la dernière version :
    cd /var/www/ wget https://download.nextcloud.com/server/releases/nextcloud-9.0.50.zip
  2. Extraire l’archive :
    unzip nextcloud-9.0.50.zip
  3. Définir les droits pour le serveur web apache (www-data sous debian) :
    chown -R www-data:www-data /var/www/nextcloud/
  4. Copier le config.php de owncloud vers nextcloud :
    cp /var/www/owncloud /var/www/nextcloud
  5. Modification de la configuration de mon Vhost Apache :
    sudo nano /etc/apache2/sites-available/owncloud #modification de la directive DocumentRoot et DocumentRoot "/var/www/nextcloud" Options -Indexes +FollowSymLinks +MultiViews AllowOverride All Order allow,deny Allow from all #redémarrage d'apache sudo systemctl restart apache2
  6. Me connecter et attendre la mise à jour de la base données, pour ensuite tomber sur le bel écran d’accueil

migration-to-nexcloud-9

J’ai profité de l’occasion pour supprimer deux messages d’erreurs :

L'en-tête HTTP "X-Content-Type-Options" n'est pas configurée pour être égale à "nosniff" créant potentiellement un risque relié à la sécurité et à la vie privée. Il est donc recommandé d'ajuster ce paramètre. L'en-tête HTTP "X-Frame-Options" n'est pas configurée pour être égale à "SAMEORIGIN" créant potentiellement un risque relié à la sécurité et à la vie privée. Il est donc recommandé d'ajuster ce paramètre.

D’abords sur le serveur apache directement dans le fichier de configuration /etc/apache2.conf

Header always set X-Content-Type-Options: nosniff Header always set X-Frame-Options: SAMEORIGIN

Puis sur le serveur nginx qui fait office de reverse proxy, toujours dans la configuration de nginx /etc/nginx.conf

add_header X-Frame-Options SAMEORIGIN; add_header X-Content-Type-Options nosniff;

Par contre pas de grands changements, c’est du owncloud sans le nom, mais tout fonctionne parfaitement et mon client de synchronisation a redémarré comme si de rien n’était. Je suis impatient de découvrir toutes les nouvelles fonctionnalités que va développer la nouvelle équipe.

Suite au prochain épisode.

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