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Jean-Baptiste Holcroft : Profiter de Fedora 26 pour utiliser le client Nextcloud

Si vous utilisez Nextcloud via l’auto-hébergement tel YunoHost ou l’un des fournisseurs proposés par nextcloud.com, vous serez intéressés de savoir que depuis le 23 novembre 2016, soit le lendemain de la sortie Fedora 25, le client de synchronisation de fichier Nextcloud est arrivé sur Fedora.

On peut …

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Framablog : Comment j’ai quitté Google et plaqué Microsoft

En 2015, après une longue période d’hésitation, j’ai sauté le pas. J’ai décidé que Google, Facebook ou encore Microsoft seraient pour moi des connaissances lointaines, et non des compagnons de route.

On a du mal à croire qu’il soit possible d’envisager sérieusement une telle transformation sans se couper du monde et du confort que nous offre le Web. Pourtant, ça l’est.

Nous sommes en juillet 2017. Ça fait deux ans. J’ai mes repères, mes marques et aucune sensation de manque. Lorsque je choisis de faire une entorse à mes principes et d’utiliser Google, ou de démarrer mon PC sous Windows, c’est une option ; j’ai toujours le choix. Je crois que c’est ça, l’idée : avoir le choix. La décentralisation, ce n’est pas juste quitter le navire : c’est choisir sur lequel on embarque en connaissance de cause.

Depuis 2015, alors que la moitié du marché des smartphones est contrôlé par Google et son système d’exploitation Android, que tout le monde connaît GMail, utilise Google Docs, se localise avec Google Maps et partage des choses sur Google+ (lol nope), je n’utilise pas tout cela. Ou plutôt, je n’utilise plus.

Bon, OK, j’ai une chaîne YouTube, donc je mets des vidéos en ligne. Promis, c’est tout. Vous verrez plus bas que même pour gérer mes abonnements YouTube, je me passe de compte Google !

Ni pour mes recherches. Ni pour mes mails. Ni pour partager des photos avec mes ami⋅e⋅s ou pour héberger une page web. Ni pour me géolocaliser. Ni pour faire fonctionner mon smartphone.

Depuis 2015, et quand Skype est le moyen le plus commun de discuter en audio/vidéo, quand on choisir un ordinateur se résume à choisir entre Microsoft ou Apple, qu’on utilise le pack Office, voire qu’on est aventureux et qu’on a investi dans un Windows Phone (désolé), je n’utilise pas Microsoft. Ou plutôt, je n’utilise plus. Et même si les hipsters et les web-designers (sont-ce les mêmes personnes ?) investissent dans du matériel Apple, moi, je n’ai jamais touché à ça.

Alors je me suis dit que peut-être, ça vous intéresserait de savoir COMMENT j’ai pu réussir sans faire une syncope. Et comment j’ai découvert des alternatives qui me respectent et ne me traitent pas comme une donnée à vendre.

Allez, ferme Hangout, Messenger, Skype, Whatsapp, viens t’asseoir près du feu, et prends le temps de me lire, un peu. Ouais, je te tutoie, on n’est pas bien, là, entre internautes ?

Chapitre 1 : Pourquoi ?

Normalement, je dialogue avec un mec lambda qui a la critique facile dans mes articles, mais ici, c’est le Framablog ; il faut un peu de prestance. Ce sera donc Jean-Michel Pouetpouet qui prendra la parole. Donc, introducing Jean-Michel Pouetpouet :

« Haha, cocasse, cet individu se prend pour plus grand qu’il n’est et ose chapitrer son contenu tel un véritable auteur »

Oui, c’est plus cool que de mettre juste un « 1. ». Il y a beaucoup à dire, et faire juste un énorme pavé, c’est pas terrible. Puis j’ai l’âme littéraire.

Ce que je pense important de signaler dans ce retour d’expérience, c’est que j’ai longtemps été très Googlophile. Très content d’utiliser leurs outils. C’est joli, c’est simple, c’est très chouette, et tout le monde utilise les mêmes. Et quand on me disait, au détour d’une conversation sur le logiciel libre : « mais Google te surveille, Google est méchant, Google est tout vilain pas beau ! »

Je répondais : « Et il va en faire quoi, de mes données, Google ? Je m’en fous. »

J’étais un membre de la team #RienÀCacher et fier de l’être. Quand je m’étais demandé ce qui se faisait d’autre, j’étais allé sur le site de Framasoft (c’était il y a fort longtemps) et j’avais soupiré « pfeuh, c’est pas terrible comme même ». J’écris « comme même » afin de me ridiculiser efficacement, merci de ne pas commenter à ce sujet.

Puis un jour, au détour d’une Assemblée Nationale, j’ai entendu parler de surveillance généralisée par des boîtes noires. On en a tou⋅te⋅s, je pense, entendu parler.

« Nom d’une pipe, mais ceci n’a aucun lien avec la dégooglisation ! »

Tut-tut. C’est moi qui raconte. Et tu vas voir que si, ça a à voir ; du moins, dans mon esprit de jeune chèvre numérique.

Parce que quand j’ai entendu parler de ça, je me suis dit « mince, j’ai pas envie qu’on voie tout ce que je fais sous prétexte que trois clampins ont un pet au casque ». D’un seul coup, mon « rien à cacher » venait de s’effriter. Et il s’est ensuite effondré tel un tunnel mal foutu sous une montagne coréenne dans un film de Kim Seong-hun.

Mes certitudes sur la vie privée en ligne, allégorie

Dans ma tête, une alarme pleine de poussière s’est mise à hurler, une ampoule à moitié grillée a viré au rouge, et je me suis soudain inquiété de ma vie privée en ligne.

J’ai commencé à voir, la sueur au front, circuler des alertes de La Quadrature du Net concernant le danger potentiel que représenterait un tel dispositif d’espionnage massif. Et j’ai fini par tomber sur plusieurs conférences. Plein de conférences. Dont la fameuse « sexe, alcool et vie privée » : une merveille.

Après cela, deux conclusions :

  • La vie privée, c’est important et on la laisse facilement nous échapper ;
  • Les grandes entreprises qui ont mainmise sur ta vie privée, c’est pas tip top caviar.

Mais d’abord, avant de parler Google ou Facebook, il me fallait fuir le flicage étatique automatisé. Alors j’ai acheté une Brique Internet (powered by le génial système d’auto-hébergement YunoHost) et j’ai adhéré à l’association Aquilenet.

Brique Internet

Une Brique Internet dans son milieu naturel

Aquilenet, c’est un FAI (Fournisseur d’Accès à Internet) géré par des copains qui n’ont rien de mieux à faire que d’aider les gens à avoir accès à un Internet neutre, propre. J’ai donc souscrit à un VPN chez eux (chez nous, devrais-je maintenant dire). Pour avoir une protection contre les boîtes noires qui squatteront un jour (peut-être, vu comme ça avance vite) chez SFR, Free, Bouygues, Orange, et voudront savoir ce que je fais.

« Mais bon », me suis-je dit, « c’est très cool, mais ça n’empêche pas Google et Facebook de me renifler le derrière tout ça ».

Et j’ai entrepris la terrible, l’effroyable, l’inimaginable, la mythique, l’inaccessible… DéGooglisation.

Chapitre 2 : Poser les bases – Linux, Firefox, Searx 2.1/ Microsoft, l’OS privateur

Étrangement, le plus simple, c’était de dire au revoir à Microsoft.

Se dire que son système entier est couvert de trous (aka backdoors) pour laisser rentrer quiconque Microsoft veut bien laisser entrer, ce n’est pas agréable. Savoir que la nouvelle version gratuite qu’il te propose est bourrée de trackers, c’est pas mieux.

Pour bien comprendre, imagine que ton ordinateur soit comme un appartement.

Donc, on te vend un appartement sans serrure. On te dit « eh, vous pouvez en faire installer une si vous le voulez, mais alors, il faudra faire appel à une entreprise ».

Option n°1 : je n’ai pas besoin de serrure

« Je m’en fiche. J’ai confiance, et je sais quand je pars et comment je pars. Personne ne voudra entrer chez moi. »

Vraiment, est-ce qu’on peut croire une seconde à cette phrase ? Tu y vas au feeling ? Y a pas de raison que quelqu’un ne veuille entrer ? Tu partiras au travail ou en vacances le cœur léger ?

Option n°2 : je fais poser une serrure par un serrurier qui met un point d’honneur à ne pas me laisser voir son intervention

« Hop, me voilà protégé ! »

Et s’il garde un double de la clé ?
S’il décide de faire une copie de la clé et de l’envoyer à quelqu’un qui veut entrer chez vous sur simple demande ?

Elle fait quoi exactement cette serrure ?

Elle ferme vraiment ma porte ?

Option n°3 : je connais un gars très cool, il fabrique la serrure, me montre comment il la fait, et me prouve qu’il n’a pas de double de ma clé

« Je connais ma serrure, je connais ma clé, et je sais combien il en existe »

Ok, c’est super ça ! Dommage : je l’ai fait dans un appartement dont les murs sont en papier mâché. En plus, j’ai une fenêtre pétée, tout le monde peut rentrer. J’avais pas vu quand j’ai pris l’appart’. Bon, je rappelle mon pote, faut inspecter tout l’appartement et faire les travaux qui s’imposent.

Option n°4 : et si je prenais un appartement où tout est clean et sous contrôle ?

Ah, bah de suite, on se sent mieux. Et c’est ça l’intérêt d’un système d’exploitation (OS) libre. Parce que c’est bien sympa, Microsoft, mais concrètement, c’est eux qui ont tout mis en place. Et quand on veut voir comment c’est fait, s’il y a un vice caché, c’est non. C’est leur business, ça les regarde.

Alors pourquoi leur faire confiance ? La solution, c’est le logiciel libre : tout le monde peut trifouiller dedans et voir si c’est correct.

Comme point d’entrée Ubuntu (et surtout ses variantes) est un OS très simple d’accès, et qui ne demande pas de connaissances formidables d’un point de vue technique.

« Huées depuis mon manoir ! Ubuntu n’est pas libre, il utilise des drivers propriétaires, et de surcroît, l’ensemble est produit par Canonical ! Moi, Jean-Michel Pouetpouet, j’utilise uniquement FreeBSD, ce qui me permet d’avoir une pilosité soyeuse ! »

C’est super cool, mais FreeBSD, c’est pas vraiment l’accessibilité garantie et la compatibilité parfaite avec le monde extérieur (mais ça a plein d’avantages, ne me tuez pas, s’il vous plaît). Ubuntu, c’est grand public, et tout public. C’est fait pour, excusez-les du peu !

Dans la majorité des cas, il suffit d’une installation bien faite et tout ronronne. Le plus compliqué, c’est finalement de se dire : « allez, hop, j’y vais ».

En 2016, je jouais à League of Legends et à Hearthstone sur mon PC sous Linux. Je n’y joue plus parce que je ne joue plus. Mais j’y regarde les même lives que les autres, visite les mêmes sites web.

Et j’utilise mutt pour avoir moi aussi une pilosité soyeuse.

« Comme quoi, vous n’êtes finalement qu’un traître à vos valeurs ! Vous faites l’apologie du terrorisme du logiciel propriétaire, vous faites des trous dans votre coffre fort, quelle honte, quel scandale, démission ! »

J’entendais moins ce type de commentaires concernant Pokémon Go qui envoie des données à Nintendo. Comme quoi, les compromis, ça n’est pas que mon apanage.

Soit, je passerai sur ces menus détails ! Mais pourriez-vous cesser de tergiverser en toute véhémence avec un individu dont l’existence est factice ?

Non.

Une fois sous Ubuntu, le nom de mes logiciels change. Leur interface aussi. Et oui, il faut le temps de s’habituer. Mais qui ne s’est pas senti désemparé devant Windows 8.1 et son absence de bureau ? Un peu de temps d’adaptation. Et c’est tout.

Bureau Xubuntu

On est pas bien, là ? (Xubuntu 17.04) [Fond d’écran par Lewisdowsett]

Certes, parfois, la compatibilité n’est pas au rendez-vous. Soit on se bat, soit on se résout à faire un dual-boot (deux systèmes d’exploitation installés) sur son ordinateur, soit on virtualise (l’OS dans l’OS). C’est ce que j’ai fait : j’ai un Windows qui prend un tiers de mon disque dur, tout formaté et tout vide ou presque.

Ce filet de sécurité en place, la majorité du travail doit être fait sous Linux. Une fois qu’on en a l’habitude, un retour sous Windows n’est même plus tentant.

2.2/ La recherche : fondamental

Google, en premier lieu, c’est quoi ?

Un moteur de recherche. Un moteur de recherche qui sait absolument tout sur ce que je cherche. Parce que j’utilise un compte. Avec un historique. Parce qu’il utilise des trackers. Parce qu’il retient mon IP.

On parle donc d’une entreprise qui sait qui je suis, ce que je cherche, sur quoi je clique. Une entreprise qui détermine ma personnalité pour vendre le résultat à des régies publicitaires.

Non, désolé, ça ne me convient pas. Je n’ai pas envie qu’une entreprise puisse me profiler à tel point qu’elle sache si j’ai le VIH avant que j’en sois informé. Qu’elle sache que je déménage. Que je cherche un emploi. Où. Si je suis célibataire ou non. Depuis quand. Quel animal de compagnie j’ai chez moi. Qui est ma famille. Quels sont mes goûts.

Ah non, vraiment, une seule entité, privée, capitaliste, qui vit de la vente de pub, et qui me connaît aussi bien, ça ne me plaît pas.

« Et quelle fut ta réponse à cette situation ? »

J’utilise Bing.

«  ? ! *fait tomber son monocle dans sa tasse de thé* »

Non, pas du tout.

J’utilisais au départ Startpage. Le principe est simple : ce moteur de recherches ne garde aucune donnée, et envoie la recherche à Google avant d’afficher le résultat.

La différence est énorme. Google sait que Startpage a fait une recherche. Mais il ne sait pas QUI a utilisé Startpage. Il ne sait pas QUI je suis, juste ce que je cherche. Google ne peut plus me profiler, et moi, j’ai mes résultats.

Et voilà, je n’utilise plus Google Search. Juste comme ça. Pouf.

Maintenant, j’utilise Searx, hébergé sur les serveurs d’Aquilenet. Parce que c’est encore mieux.

Searx @Aquilenet

On searx et on trouve !

Il existe aussi Framabee qui utilise également Searx, ou encore Qwant (mais c’est pas du libre, et c’est une entreprise, alors j’aime moins).

À noter que cette étape n’est pas du tout dure à franchir : nombreux sont celleux qui utilisent Ecosia au lieu de Google, ou Duck Duck Go, et ne se sentent pas gênés dans leur recherche quotidienne de recettes de crêpes.

2.3/ Navigateur web et plug-ins

Je naviguais avec Google Chrome. Comme beaucoup de monde (en dehors des admirateurs d’Internet Explorer, dont je ne comprendrai jamais les tendances auto-mutilatoires).

Je suis donc passé sous Firefox, et avec lui, j’ai ajouté pléthore de plug-ins de protection de la vie privée.

La liste (ou une bonne partie de celle-ci) est disponible sur le blog d’Aeris, que je vais donc citer en coupant allègrement dans le tas (l’article : https://blog.imirhil.fr/2015/12/08/extensions-vie-privee.html) :

Au-revoir-UTM est une extension très simple qui va virer automatiquement les balises « utm » laissées par les régies publicitaires ou trackers pour savoir d’où vous venez lors de l’accès au contenu.

 

Decentraleyes remplace à la volée les contenus que vous auriez normalement dû aller chercher sur des CDN centralisés et généralement très enclins à violer votre vie privée, tels Google, CloudFlare, Akamai et j’en passe.

 

Disconnect supprime tout le contenu traçant comme le contenu publicitaire, les outils d’analyse de trafic et les boutons sociaux.

 

HTTPS Everywhere force votre navigateur à utiliser les versions HTTPS (donc chiffrés) des sites web que vous consultez, même si vous cliquez sur un lien HTTP (en clair).

 

Pure URL, nettoie vos URL du contenu traçant.

 

uBlock Origin, qu’on ne présente plus, un super bloqueur de publicité et de traqueurs, juste un must-have.

 

Blender est une extension qui va tricher sur l’identité de votre navigateur, pour tenter de le faire passer pour celui le plus utilisé à l’heure actuelle, et ainsi se noyer dans la masse.

 

Smart Referer permet de masquer son référent. En effet, par défaut, votre navigateur envoie au serveur l’URL du site duquel vous venez. L’extension permet de remplacer cette valeur par l’URL du site sur lequel on va, voire carrément de supprimer l’information.

 

uMatrix est THE extension ultime pour la protection de sa vie privée sur Internet. Elle va en effet bloquer tout appel externe au site visité, vous protégeant de tout le pistage ambiant du net.

uMatrix

uMatrix : filtre par type de contenu et par domaine !

Une fois qu’on est à l’aise avec ça, on a déjà un meilleur contrôle de sa présence en ligne et des traces qu’on laisse.

Chapitre 3 : OK Google, déGooglise-toi 3.1 : Google Docs, Google Sheets, Google machins, le pack, quoi.

Il n’y a rien de plus simple que de se débarrasser de Google Docs. Des outils d’aussi bonne qualité sont disponibles chez Framasoft. Rien à installer (sauf si tu souhaites héberger vous-même le contenu), accessible à tout le monde. Et en plus, depuis quelques temps, il y a Framaestro, le Google Drive de Framasoft. Tout comme Google. Sauf que…

… Bah c’est Framasoft, quoi. Si c’est la première fois que vous entendez ce nom, déjà : bienvenue. Ensuite, Framasoft ne va pas faire attention à vos données. Ou plutôt si, mais au sens de « les protéger ». Il s’agit de bénévoles qui souhaitent proposer des outils de qualité ; Framasoft s’en fiche de ce que vous saisissez dans vos documents. Et ne s’en approprie pas les droits ; Google, oui.

Pour trouver l’outil qu’il vous faut, rendez-vous simplement sur https://degooglisons-internet.org/alternatives et choisissez la ligne correspondant à l’outil Google dont vous souhaitez vous débarrasser.

3.2 : Google Maps / Google Street View

Google Maps peut être aisément remplacé par Open Street Map. Sur votre smartphone, l’application OSMAnd~ fait très bien son travail.

Pour Google Street View, Open Street Maps a lancé Open Street Cam. L’idée est tout bonnement GÉ-NIALE : on a pas les moyens de faire se promener une « OSM Car » ? Alors les utilisateurs seront l’OSM Car !

Lorsque vous prenez votre voiture, vous activez l’application (https://github.com/openstreetcam/android/ ou https://play.google.com/store/apps/details?id=com.telenav.streetview) et celle-ci prend des photos à intervalles réguliers en les géolocalisant ! Et voici comment on fait du Street View libre, communautaire et participatif !

3.3 : Picasa, Dropbox, Wetransfer

Moins utilisés que mes précédents amis mais tout de même existants, ces outils de stockage en ligne d’images ou de fichiers sont tenus par des entreprises en lesquels on ne peut pas avoir confiance.

Les services d’hébergement de fichiers ne manquent pas. Et ceux que je vais proposer ici n’ont pas mainmise sur vos fichiers.

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais une entreprise qui peut regarder vos fichiers, est-ce que ce n’est pas problématique ? Lui avez-vous donné l’autorisation de s’introduire ainsi dans vos échanges de données ?

Pour les albums, au revoir Picasa, préférez Piwigo.

Pour un simple partage d’image(s), pourquoi pas Framapic ou Lutim ?

Pour stocker vos fichiers et les envoyer, dégagez WeTransfer de là et choisissez plutôt Framadrop. Abandonnez votre Dropbox, et rendez-vous sur un Nextcloud installé chez un pote ou une asso (ou directement chez vous ?) !

Les alternatives sont là, et sont bien plus diverses. La seule nuance, c’est que vous ne les connaissez pas, et n’avez pas le réflexe de les chercher.

Dans mon cas, ayant une Brique (je vous ai dit que j’avais une Brique ?), j’utilise Jirafeau pour héberger mes images, Nextcloud pour le reste. Ça me va très bien, et au moins, ça reste chez moi.

3.4 : Discuter en instantané

Rendez-vous sur Jabber (XMPP). Skype ne vous respecte pas, Hangout non plus. Messenger ? Pfeuh-cebook ! La messagerie directe de Twitter ? Ne comptez pas trop protéger vos données là-dessus non plus. Whatsapp ? C’est encore Facebook derrière !

Au lieu d’installer Google Hangouts et d’utiliser votre compte Google, installez Xabber ou Conversation sur votre téléphone et créez un compte Jabber. Vous voici à utiliser XMPP, le même protocole que derrière Hangout ou Messenger, mais sans la méchante boîte qui vit de publicité ciblée et de vente de données personnelles.

Au lieu d’utiliser Skype, pourquoi pas Tox ? Ou en ligne, vous pouvez utiliser Vroom, et même Framatalk !

J’ai un peu de mal à conseiller Telegram car récemment, la sécurité qu’il promet a été remise en question, et qu’il s’agit toujours d’une entreprise qui peut vouloir jouer avec vos données.

3.5 : GMail

On attaque le côté le plus effrayant : les e-mails. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’imaginais pas pouvoir dire au revoir à mon GMail.

Cela faisait 5 ans que TOUS mes échanges se faisaient par son biais. Que tous mes comptes, sur tous les sites où j’étais inscrit, connaissaient cet e-mail comme étant le mien.

En réalité… je me suis rendu compte que mes mails déjà envoyés étaient sacrifiables, et que ceux déjà lus l’étaient également. Je me suis rendu compte que je recevais plus de spam et de newsletters (auxquelles je n’étais pas forcément inscrit) que de nouvelles de mes proches.

Et puis surtout, bon sang : Google lisait mes mails. Une entreprise lisait ma correspondance privée pour mieux me connaître. Pour mieux me profiler. Pour me vendre à des régies publicitaires. Non, ce n’est pas acceptable.

Étant alors devenu membre d’un FAI associatif, je lui ai confié mes mails. Mais avant cela, j’avais prévu de me tourner vers Protonmail. C’est certes une entreprise, mais vos messages sont chiffrés, et il n’est pas possible (dans le cas où c’est bien fait ;)) pour l’entreprise de lire vos mails. Contrairement à Google qui lit bien tout ce qu’il veut.

J’y reviens, mais… De la publicité ciblée à partir de vos échanges privés. Comment peut-on accepter ça ?

Protonmail est un service qui m’a l’air fiable. Ça reste néanmoins une entreprise, dont le code est partiellement consultable. Si vous souhaitez abandonner Google, c’est une alternative viable.

Envoyez un mail à tous vos contacts, mettez (ou non) en place une réponse automatique Google indiquant « voici ma nouvelle adresse e-mail », et changez votre adresse e-mail sur tous les sites la connaissant. Après tout, vous l’aviez peut-être fait avec votre adresse @aol.fr ou @wanadoo.fr sans vous interroger plus longtemps sur ce changement.

En consultant ses mails GMail de temps en temps, on peut en voir un qui s’est perdu et indiquer la bonne adresse e-mail à laquelle écrire.

Vous verrez, contrairement à ce qu’on croit, c’est simple, rapide, et on ne rencontre quasiment aucun obstacle.

Je ne sais pas si je vous ai dit que j’avais une brique Internet chez moi, d’ailleurs ; mais du coup, maintenant, elle héberge aussi une partie de mes e-mails (je jongle entre les adresses). Vous imaginez ? Ces mails sont stockés directement dans un petit boîtier posé par terre chez moi. Nulle part ailleurs !

3.6 : YouTube

Je poste des vidéos sur YouTube, étant vidéaste. Bon, OK. Mais je n’ai pas pour autant envie d’utiliser un compte Google le reste du temps. Et je ne voulais évidemment pas perdre mes abonnements.

La solution à cela ? L’oublié flux RSS. Comme quand on suivait les blogs, tu te rappelles ?

Google propose de récupérer tous ses abonnements YouTube au format .opml. Avec cette solution, on peut être notifié des sorties par un simple lecteur de flux RSS.

Pour celleux qui n’auraient pas connu ou utilisé RSS à l’époque où c’était la star d’Internet, il s’agit, en gros, d’abonnement à des sites/blogs. Dès qu’un nouvel article paraît, vous le recevez sur votre lecteur de flux RSS, où se rassemblent vos abonnements.

J’ai donc installé FreshRSS sur ma Brique (vous saviez que j’avais une brique ?), et y ai importé ce fameux fichier .opml. J’en ai profité pour ajouter Chroma, qui sort sur Dailymotion (eh ouais : on peut croiser les flux !). Et j’ai une sorte de boîte mail de mes abonnements vidéo ! C’est beau, non ?

Des abonnements YouTube sans compte YouTube <3

J’y ai ajouté un plugin nommé « FreshRSS-Youtube » qui me permet d’ouvrir les vidéos YouTube directement dans mon lecteur RSS. Donc j’ai un YouTube sans compte, avec juste mes abonnements, le tout chez moi.

Histoire de simplifier tout ça, j’ai développé un plug-in Firefox qui permet de s’abonner plus facilement à une chaîne en RSS. Il est disponible ici

Récupérer un flux RSS avec RSS-Tube !

3.7 : Android

Ton smartphone est sous Android ? Chouette. Mais Android utilise en permanence des services Google. Pour te géolocaliser, pour faire fonctionner tes applications, pour t’entendre quand tu chuchotes sous la couette un « OK, Google ».

Au début, j’ai été dérouté par cette prise de conscience. Alors j’ai simplement abandonné l’idée d’avoir un smartphone. J’ai acheté un téléphone tout pourri-pourrave pour quelques 30€ qui envoyait des SMS, recevait des MMS quand il était de bonne humeur, et téléphonait. C’était tout. Il y avait aussi le pire appareil photo qu’on ait vu depuis 2005.

Puis, un jour, au hasard d’une rencontre, on m’a parlé de Replicant. J’ai regardé, et j’ai constaté que ce n’était malheureusement pas compatible avec le Samsung Galaxy S3 Mini que j’avais abandonné précédemment.

Le hasard a fait le reste.

Un jour, j’ai commandé un t-shirt chez la Free Software Foundation Europe et reçu un papier « Free your Android ! » dans le colis.

En allant sur leur site, j’ai pu découvrir CyanogenMod (devenu maintenant LineageOS). Un Android, mais sans Google, créé par la communauté pour la communauté. Comme d’habitude, tout n’est pas tout blanc, mais c’est toujours mieux que rien.

Je l’ai installé (en suivant simplement des tutos, rien d’incroyable), installé F-Droid (qui remplace Google Play) pour télécharger les applications dont j’avais besoin, et j’installe directement les fichiers .apk comme on installe un .exe sur son Windows ou un .deb sur son Ubuntu.

CyanogenMod

Mon téléphone sous CyanogenMod 13

Conclusion

Bravo. Si vous êtes arrivé jusque là sans tricher, vous avez le droit de vous féliciter. J’espère que vous n’avez pas trouvé le temps trop long !

Courage, plus que quelques lignes. Les dernières pensées.

Au final, ce qui ressort de mon expérience, c’est que me préparer psychologiquement à quitter Google et Microsoft m’a pris plus de temps que pour m’en passer réellement, trouver des alternatives, et m’y faire.

On n’a pas besoin d’eux. Les alternatives existent, sont nombreuses, variées, et nous respectent pour ce que nous sommes : des êtres humains, avec des droits, qui souhaitons simplement utiliser Internet pour notre plaisir personnel quotidien.

Je pense que j’ai oublié plein de choses. Je pense que de nouveaux outils grandissent chaque jour et attendent qu’on les découvre.

En parallèle de tout ça, j’ai appris beaucoup sur l’auto-hébergement. J’ai aussi beaucoup appris sur l’anonymat, sur le chiffrement, sur le fonctionnement d’Internet. J’ai rejoint une association formidable, et en m’intéressant à la technique et au numérique, j’ai fait des rencontres nombreuses et toutes plus géniales les unes que les autres.

Je vous ai dit que quand j’ai commencé tout ça, je ne savais pas faire autre chose qu’un « apt-get install » sous GNU/Linux ? Que j’avais une peur bleue du code (malgré ma formation dans ce domaine) ?

Maintenant, j’en fais, j’en lis, et j’en redemande.

Mon Internet est propre. Ma vie privée, si elle n’est pas à l’abri, reçoit le maximum que je peux lui donner. Je vis d’outils décentralisés et d’auto-hébergement.

DÉGOOGLISONS L’INTERNET.

With Datalove,
Korbak <3

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Renault : Fedora 26 est officiellement stable !

En ce mardi 11 juillet 2017, le projet Fedora est fier d’annoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 26.

Cette version de Fedora s'est surtout concentrée sur trois axes : couche graphique, l'installation et Fedora.next.

F26.jpg

Couche graphique

L'environnement bureautique par défaut, GNOME, évolue à la version 3.24. Cette version propose entre autres :

  • Les icônes du projet GNOME ont été redessinées, pour être plus grandes et modernes.
  • La mise à disposition du mode nuit, pour que les couleurs de l'interface passent progressivement au rouge durant la nuit pour prévenir la fatigue oculaire.
  • Un rafraîchissement de l'interface du centre de configuration, pour la simplifier et la rendre plus cohérente avec le reste. Par exemple vous pourrez voir le niveau d'encre de vos imprimantes sans avoir à les sélectionner.
  • La nouvelle applications Recettes, pour lire, rédiger ou évaluer des recettes de cuisine.
  • Les tablettes Wacom sont prises en charge sous Wayland et leur configuration a été raffinée.
  • La zone de notification a été améliorée et propose en plus les informations météorologiques.
  • Des corrections et des nouvelles fonctionnalités dans les applications Photos, Web, Polari, Builder, etc.

Mode_nuit.png

Création d'une image dédiée (dite spin) avec l'environnement LXQt par défaut. Cet environnement de bureau repose sur la bibliothèque Qt, tout comme KDE par exemple, et était disponible depuis Fedora 22 dans les dépôts. Cet environnement se veut cependant plus léger que KDE en restant plus simple. Il est donc possible pour ses utilisateurs d'installer Fedora avec uniquement cet environnement, sans recourir à un environnement intermédiaire ou à une installation textuelle.

Le pilote Synaptics pour les touchpads, dans les sessions Xorg, est remplacé par libinput. Le paquet xorg-x11-drv-synaptics est donc supprimé par défaut mais reste disponible dans les dépôts pour ceux qui le souhaitent. L'objectif est de mutualiser cette partie avec Wayland (qui repose sur libinput également) et de bénéficier de ses options de configuration et autres fonctionnalités comme par exemple la gestion des gestes (comme zoomer en pinçant) et du multi-point.

Installateur

Utilisation de l'interface graphique de blivet pour le partitionnement dans l'installateur Anaconda, en plus de l'interface traditionnelle. L'objectif est de fournir une autre approche pour cette étape cruciale afin de satisfaire les besoins du plus grand nombre, c'est pourquoi l'interface traditionnelle reste disponible. L'approche d'Anaconda était top-down, à savoir que l'utilisateur définissait ses points de montage et ses propriétés afin qu'Anaconda définisse les partitions correspondantes et leur agencement. Avec blivet, c'est plutôt l'inverse car les disques et leurs états sont affichés pour que l'utilisateur puisse concevoir les partitions et volumes logiques avant de définir à la fin les points de montage. Cette interface est donc plus proche de ce que propose gparted.

Fedora Media Writer prend en charge les images ARM. L'installateur officiel et recommandé pour générer et écrire vos images de Fedora sur vos médias d'installation gère donc plus d'architectures. Pour rendre cela possible, FMW gère mieux les cartes SD, qui sont préférées aux clés USB sur cette architecture généralement. Les cartes à base d'ARM officiellement supportées pour le moment sont le Raspberry 2 et 3.

F26-Anaconda-Blivet.png

Fedora.next

Mise à disposition comme expérimental de la modularité dans une déclinaison de Fedora Server nommée Boltron. L'objectif de la modularité est d'implémenter les résolutions prises du projet Fedora.NEXT, dont le but est de pouvoir utiliser des logiciels ou du moins piles applicatives en dehors des cycles de développement de Fedora.

Par exemple, Fedora 26 propose par défaut nodejs en version 6.10. Sauf que la version 8 est disponible et que faute d'applications compatibles et de support assez long de nodejs, Fedora ne l'utilise pas encore. Vous pouvez donc installer la version 8 en utilisant la commande :

dnf install nodejs-8

Pour revenir à la version par défaut de nodejs pour Fedora 26, il suffit de faire :

dnf install nodejs-f26

Pour l'instant ce sont surtout des piles applicatives qui sont prises en charge : PHP, Apache, MariaDB, PostgreSQL, DHCP, Perl, etc. Notons que c'est encore en expérimental et que les possibilités offertes restent pour l'instant limitées. Vous pouvez suivre sur Youtube leurs progrés hebdomadaires.

Et comme d'habitude, Fedora 26 réserve bien d'autres surprises à découvrir.

Liens

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TheLinuxFr : Nextcloud + Cloud Public Object Storage d’OVH

Je cherchais un moyen de sécuriser un minimum mes donnes hébergées par mon instance Nextcloud. Je me suis donc tourné vers le Cloud Public Object Storage d’OVH. Nous allons voir la mise en place de cet espace en tant qu’espace principal. J’utilise pour cela un serveur XC 2016 hébergé chez Online.net fonctionnant sous Debian Jessie (mais toute bonne instance Nextcloud doit fonctionner sans problème).

Voici ce que nous propose OVH :

  • 0,01 € HT/mois/Go
  • Triple réplication des données
  • Trafic entrant gratuit
  • Trafic sortant : 0,01 € HT/Go
  • Powered by OpenStack
  • Durabilité de vos données 100%

OVH propre d’ailleurs un petit tutoriel pour mettre en place leur solution en tant que stockage externe, mais en stockage principal c’est quand même bien mieux 🙂

Nous partons donc d’une instance Nextcloud vierge configurée avec une base MySQL et un compte administrateur. La création chez OVH du conteneur privé est un jeux d’enfant (après avoir accepté les conditions d’utilisations et donné un nom à sa première instance Cloud). Une fois créé il vous faudra créer un utilisateur et surtout retenir le mot de passe généré pour avoir accès au conteneur pour enfin télécharger le fichier de configuration d’Openstack.

Si on résume cela nous donne :

  • une instance Nextcloud toute propre
  • un conteneur privé Object Storage (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Créer un conteneur)
  • un utilisateur pour l’accès au stockage (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > Ajouter un utilisateur)
  • un fichier de configuration Openstack ou OpenRC (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > sur la clé à droite)

Configuration de Nextcloud

Il nous faut maintenant éditer notre fichier de configuration (Nextcloud > config > config.php)

'objectstore' => array( 'class' => 'OC\\\\Files\\\\ObjectStore\\\\Swift', 'arguments' => array( 'username' => 'OS_USERNAME', 'password' => 'OS_PASSWORD', // mot de passe généré dans l'interface OVH 'bucket' => 'CONTAINER_NAME', 'autocreate' => false, 'region' => 'GRA3', 'url' => 'https://auth.cloud.ovh.net/v2.0', 'tenantName' => 'OS_TENANT_NAME', 'serviceName' => 'swift', ), ),

Vous trouverez toutes les informations dans le fichier de configuration Openstack ou OpenRC (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > sur la clé à droite) hormis le mot de passe qui a été généré lors de l’ajout de l’utilisateur.

Si la configuration est bonne, vous devriez avoir accès à votre instance Nextcloud. Commencez à charger des documents et vous devriez voir augmenter l’espace occupé dans votre conteneur (Espace client OVH > Cloud > Stockage) ainsi que votre estimation de facturation 😉

 

 

 

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wilfried caruel : Clémentine : lecteur de musique libre

Présentation Clémentine

 

Je vais vous présenter un lecteur de musique très intéressant pour ceux qui écoutent la musique d’un cloud (nuage),

Ce logiciel s’appelle « clémentine » je parle bien d’un logiciel disponible sous différents systèmes d’exploitation et non du fruit,

 

C’est disponible sur Windows, Linux mac os ainsi qu’un accès à distance sur android

Ce lecteur inspiré par « Amarok 1,4″ (sorte de fork) est disponible sous la licence « GPLv3 ».

 

Le lecteur est complet

si vous écoutez des musiques (playlist) sur un cloud tels que ;

  • Spotify
  • Jamendo
  • Digitaly imported (je connaissais pas)
  • Grooveshark,
  • SomaFM,
  • Magnatune
  • SKY.fm,
  • JAZZRADIO.com
  • Soundcloud
  • Icecast
  • Subsonic servers

 

même disponible sur les plate-formes de stockage tels que :

  • Google drive
  • Onedrive
  • Box
  • Dropbox

Sans oublier le plus important les musiques stockées sur le disque dur

tout est disponible dans la même interface

Caractéristiques :
  • Créer des listes de lecture intelligentes et dynamiques
  • Listes de lecture avec onglets, import et export au format M3U, XSPF, PLS et ASX.
  • Support des CUE sheet
  • Écouter vos CD audios.
  • Visualisations avec projectM
  • Paroles des chansons, et biographies et photos des artistes.
  • Transcoder votre musique en MP3, Ogg Vorbis, Ogg Speex, FLAC ou AAC.
  • Éditer les tags sur vos fichiers MP3 ou OGG, organisez votre musique.
  • Compléter les tags automatiquement avec MusicBrainz.
  • Chercher et télécharger des Podcasts.
  • Télécharger les jaquettes d’albums manquantes depuis Last.fm et Amazon
  • Multiplate-forme : fonctionne sous Windows, Mac OS X et Linux.
  • Notifications de bureaux natives sous Linux (libnotify) et Mac OS X (Growl),
  • Contrôle à distance en utilisant un périphérique Android
  • une télécommande Wii MPRIS ou la ligne de commande
  • Copiez votre musique sur votre iPod, iPhone, périphérique USB ou MTP
  • Liste d’attente
  • etc

Le logiciel a été développé par « David Sansome » « John Maguire » et « Arnaud Bienner » et sur OpenHub (un clone de Github il semblerait)

La vidéo

 

Mon avis :

Ce lecteur de musique semble assez attrayant même si je n’écoute quasiment plus de musique,

niveau fonctionnalité les gens qui écoutent des spotify & co sont servie , après les utilisateurs de deezer peuvent être déçus je ne sais pas pourquoi il ne l’a pas incorporé dedans, problème d’api peut être,

L’interface est propre sympathique mais spartiate (c’est peut être une volonté),

sinon à vous de me dire ce que vous en pensez, car je n’’utilise ni celui-là ni aucun autre lecteur de musique à part vlc pour les besoins de temps à autres,

voilà ce que je peux dire sur ce lecteur de musique,

Grâce (ou à cause) de cet article j’ai découvert de nombreux services disponibles avec « clémentine » je parle des fournisseurs de musique dans le cloud,

 

Et vous quel lecteur de musique utilisez vous et que pensez vous de clémentine ?

 

Installations :

ArchLinux
yaourt -S clementine
Debian
apt-get update && apt-get install clementine
 

Liens :

Site officiel

Téléchargement

Page Github

Fiche Framalibre

Article

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nIQnutn : APT et la gestion des paquets

La gestion des paquets (installation, suppression, mise à jour, ...) sous Debian peut se faire avec différents outils. On connaît généralement apt-get et aptitude qui sont incontournables. Il existe également des interfaces graphiques comme synaptic, gnome-software et d'autres qui pourront rassurer certains (mais que je ne recommanderai pas). Face à ces outils, APT est la solution à utiliser pour la gestion des paquets au quotidien sous Debian. APT est facile à utiliser et dispose de toutes les fonctions de bases qui vous seront utiles.

Comme définit dans le man, APT est conçu comme une interface utilisateur et permet certaines options plus adaptées à une utilisation interactive. Toutes les opérations essentielles sont donc disponibles, de l'installation, à la mise à jour jusqu'à la suppression de paquets. Certaines fonctionnalités ont été ajoutés comme l'édition des sources ou la fonction list.

J'avais déjà présenté APT pour Jessie mais depuis Stretch on a le droit à quelques nouveautés.
La documentation n'étant pas exhaustive, c'est l'occasion de faire le point sur cet outil.

Sommaire
  1. Mettre à jour la liste des paquets
  2. Installer les mises à jours
  3. Mettre à jour le système
  4. Installer un paquet
  5. Supprimer un paquet
  6. Supprimer les paquets inutilisés
  7. Supprimer les fichiers de configuration d'un paquet
  8. Éditer le fichier sources.list
  9. Trouver des informations sur un paquet
  10. Rechercher un paquet
  11. Lister les paquets installés
  12. Lister les paquets prêts à être mis à jour
  13. Lister toutes les versions d'un paquet
  14. Simuler l'installation ou la mise à jour de paquets
  15. Ressources
Mettre à jour la liste des paquets

La commande update permet simplement d'actualiser la liste des paquets disponibles pour votre système.


#root apt update

Cette commande ne modifie pas le système, elle se contente de demander s'il existe de nouveaux paquets ou des nouvelles versions disponibles pour votre distribution.

L'utilisation de apt update est généralement le préalable avant toute opération effectuée avec APT.

Installer les mises à jours

Il est nécessaire de garder son système à jour et d'installer les dernières versions des paquets disponibles. Cela permet de corriger les bugs existants et d'installer les correctifs de sécurité.


#root apt upgrade

De nouveaux paquets peuvent être installés si c'est nécessaire, mais les paquets installés ne seront jamais supprimés.
Cette commande est "sans risque".

Mettre à jour le système

La commande full-upgrade remplit sensiblement la même fonction que upgrade à la différence qu'elle peut aussi supprimer des paquets installés si cela est nécessaire pour résoudre un conflit entre des paquets. On utilise généralement cette commande lors du basculement d'une version majeure de Debian à la suivante (Jessie > Stretch).


#root apt full-upgrade

Prenez le temps de lire les modifications qui seront effectuées sur votre système avant de valider l’exécution de la commande.

Installer un paquet

L'ajout d'un/plusieurs paquet(s) se fait avec la commande install qui gérera automatiquement l'installation de toutes les dépendances nécessaires au fonctionnement du logiciel.


#root apt install

correspondant au nom exact du logiciel que l'on veut installer. Par exemple, pour installer le jeu SuperTux, la commande sera: apt install supertux.
Pour trouver le nom exact du paquet, il est possible d'utiliser la commande search ou depuis la page https://www.debian.org/distrib/packages#search_packages qui recense tous les paquets.

Installer plusieurs paquets

On peut installer plusieurs paquets en même temps en séparant le nom des paquets par un espace.


#root apt install Installer un paquet .deb

Si vous avez besoin d'installer un paquet hors des dépôts mais que vous avez à disposition un paquet .deb, il suffit de lancer la commande:


#root apt install /tmp/gnome-theme-gilouche_11.1.2-2_all.deb Installer un paquet en modifiant les priorités

Si vous utilisez les dépôts de rétroportage (backports) ou si vous utilisez plusieurs branches de Debian (pinning) ou des dépôts tiers, il est possible de forcer l'installation d'un paquet (et ses dépendances) d'une branche spécifique:


#root apt install -t stretch-backports

Cette commande permet d'installer la version plus récente d'un paquet présent dans les dépôts backports de Stretch.

L'utilisation des dépôts backports ne présente généralement pas de risque, mais dans les autres cas (pinning ou dépôt tiers), vérifier les modifications qui seront effectuées avant de valider les opérations.

Supprimer un paquet

Il arrive que certains paquets ne vous soient plus utiles, dans ce cas il est préférable de les désinstaller. La commande remove permet de supprimer un paquet présent sur votre système.


#root apt remove

La commande supprimera également les dépendances qui ne sont plus nécessaires. Encore une fois, vérifiez la liste des paquets qui seront supprimés avant de valider les opérations.

Supprimer les paquets inutilisés

La commande autoremove supprime les paquets installés automatiquement dans le but de satisfaire les dépendances d'autres paquets et qui ne sont plus nécessaires.


#root apt autoremove Supprimer les fichiers de configuration d'un paquet

La suppression d'un paquet conserve habituellement les fichiers de configuration. La commande purge permet de supprimer ces fichiers néanmoins cela n'affecte aucune donnée ou configuration stockées dans votre répertoire personnel.


#root apt purge

La commande peut s'effectuer sur des paquets déjà supprimés.

Éditer le fichier sources.list

Il est parfois nécessaire d'éditer les sources de son système en modifiant le fichier /etc/apt/sources.list. Généralement pour l'ajout des sections non libres et des dépôts tiers.
La commande edit-sources permet de bénéficier de la coloration syntaxique et fournit des vérifications de sécurité de base.


#root apt edit-sources

Il est nécessaire de lancer la commande update pour que les modifications soient prises en compte.

Éditer les fichiers dans sources.list.d

Pour éditer un fichier présent dans le répertoire /etc/apt/sources.list.d/, il faut spécifier son nom.


#root apt edit-sources deb-multimedia.list

Exemple pour éditer le fichier /etc/apt/sources.list.d/deb-multimedia.list

Premier lancement et choix de l'éditeur de texte

Lors du premier lancement de la commande edit-sources, vous devrez choisir l'éditeur de texte à utiliser.


#root Select an editor. To change later, run 'select-editor'. 1. /bin/nano <---- easiest 2. /usr/bin/vim.tiny Choose 1-2 [1]:

Si vous ne savez pas lequel choisir, je vous recommande l'utilisation de nano en tapant 1.

Pour se déplacer dans le document avec nano, il faut utiliser les ← ↑ → ↓ du clavier. Pour coller le texte, il faut utiliser les raccourcis clavier Maj+Ctrl+V. Pour enregistrer les modifications, utilisez Ctrl+O et fermez l'éditeur de texte avec Ctrl+X.

Trouver des informations sur un paquet

La commande show affiche toutes les informations détaillées sur le paquet. Parmi les informations disponibles, on retrouve les dépendances, la taille installée et au téléchargement, la version et la description du paquet.


$user apt show Rechercher un paquet

La commande search permet la recherche sur le terme donné et affiche les paquets correspondants.


$user apt search

Utile quand veut installer un paquet dont on ne connaît pas le nom exact. On pourra lancer la commande show pour obtenir plus d'informations.

Lister les paquets installés

Pour lister tous les paquets installés sur le système:


$user apt list --installed Lister les paquets prêts à être mis à jour

Pour lister tous les paquets prêts qui seront installés lors de la prochaine mise à jour (apt upgrade).


$user apt list --upgradeable Lister toutes les versions d'un paquet

Pour lister toutes les versions disponibles d'un paquet:


$user apt list --all-versions

Cette commande est utile si vous utilisez des dépôts tiers ou si vous utilisez plusieurs branches de Debian.

Simuler l'installation ou la mise à jour de paquets

Pour simuler l'installation ou la mise à jour de paquets sans risquer de casser son système:


#root apt -s install apt -s full-upgrade Ressources

Consulter le manuel de la commande apt sur votre système:


$user man apt Version utilisée pour le tuto:
Debian 9.0 stretch
apt 1.4.6 2016 nIQnutn CC-BY

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genma : Le guide de survie Tails

Un petit billet pour parler d'une initiative que je trouve sympathique : un guide de survie Tails. Comme indiqué sur le site,

Ce guide de survie n'est pas réalisé par l 'équipe de TAILS, il doit donc être utilisé avec une prudence raisonnable par tous et toutes.

Il est issu d'un travail de formation mené par des militant-e-s au sein de leurs organisations. Il est mis à disposition comme outil pratique sans aucune garantie : seule la documentation officielle de TAILS fait foi et elle seule doit servir de référence en cas de doute.

Il est mis à jour une à deux fois par trimestre, n'hésitez pas à passer sur ce blog pour vérifier si une nouvelle version est sortie.

Si vous détectez des erreurs, des imprécisions ou des failles de sécurité dans le guide, n'hésitez pas à nous contacter pour nous en faire part.

Nous avons pour projet de créer un guide en ligne en plus de la version téléchargeable en pdf. Aucune date fiable ne peut être donnée pour le moment, mais nous espérons que ce projet sera complété à l'horizon 2017-2018.

Editer par Chouette couette et Grosses Moustaches, il y a donc deux documents
-Guide de survie
-Tails - Pas de panique
en couleurs, avec plein de captures d'écrans et d'explications (avec des flèches qui indiquent où cliquer...). Un exemple :

C'est du pas à pas, c'est pratique pour se familiariser avec le fonctionnement et l'usage de Tails. A recommander.
Enfin, penser ensuite à aller dans un-e Café vie privée / Cryptoparty / Chiffrofête pour valider votre usage.

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Benoît Boudaud : J’ai basculé ma messagerie sur Mail.Lilo.org

Étant un adepte convaincu de la distribution solidaire Emmabuntüs que j’ai installée sur Volgor mon fidèle ordinateur de bureau, je connaissais déjà le métamoteur de recherche Lilo. Du reste, je lui avais même consacré un article pour en dire tout le bien que j’en pensais. Je rappelle que grâce à lui, les recherches effectuées par les internautes sont comptabilisées en gouttes d’eau puis converties en argent avant d’être reversé à des projets sociaux et environnementaux. En ce qui me concerne, j’ai choisi de reverser mes gouttes d’eau au projet Emmabuntüs.

Or, les concepteurs de Lilo, Clément Le bras et Marc Haussaire, ont décidé d’aller plus loin dans leur projet en créant une messagerie écologique respectueuse des données privées de ses utilisateurs. Celle-ci s’appelle Mail.Lilo.org. Elle est encore en bêta-test mais je n’ai pas résisté à l’envie de regarder ce qu’elle avait sous le capot. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu.

lilo_2

C’est un article paru sur silicon.fr et référencé par le journal du hacker qui m’a permis de récupérer un code nécessaire à l’inscription. J’ai donc créé une adresse lilo.org dans le but avoué d’abandonner à plus où moins long terme mon adresse g….. Eh oui! J’avais une adresse de la messagerie Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom! Mais je tiens à vous rassurer, j’en avais grand honte.

L’opération que j’ai baptisée du nom de code « Liloberté », a donc commencé par un recensement systématique des sites où je suis inscrit dans le but de basculer vers ma nouvelle adresse.

J’ai également paramétré ma messagerie Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom afin que les mails que dorénavant je reçois, soient transférés dans ma nouvelle boite lilo.org avant d’être effacés automatiquement de ma future ancienne messagerie. Pour ce faire, il faut cliquer sur la roue dentée, sélectionner Paramètres puis Transfert et POP/IMAP et le tour est joué.

Pourquoi est-ce que Lilo m’a séduit? Parce qu’elle ne fourre pas son museau dans mes mails pour en renifler le contenu et le revendre à quelque annonceur qui viendra m’importuner sur mes terres digitales!

Bien que, politiquement parlant, je ne sois pas écolo pour un sou (je viens de la campagne), j’ai également été  séduit par l’aspect environnemental du projet. Le développement durable est un sujet qui me tient particulièrement à cœur (je viens de la campagne, je me lave au savon de Marseille… pas avec du gel douche Ushuaïa).

Pour mesurer l’impact, en terme de pollution, de ma nouvelle messagerie sur notre Mère-La-Terre, figurez-vous qu’il y a un graphique comparable à celui que l’on trouve sur les machines à laver et qui mesure le score CO2. Pour l’instant, ma boite mail ne contient que trois malheureux messages, donc mon score CO2 est excellent (ça correspond à la lettre A).

score_co2

Si mon score se dégrade, alors cela voudra dire qu’il sera temps pour moi de faire le ménage dans ma messagerie.

Je ne saurais trop vous conseiller d’adopter ce formidable outil qu’est Mail.Lilo.org et à en faire la publicité autour de vous. Comme le disait Lance Armstrong, le premier cycliste à avoir pédalé sur la Lune, c’est une goutte d’eau pour l’homme mais un grand océan pour l’humanité… ou un truc dans le genre.


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Renault : Participez à la journée de test consacrée à GNOME

Aujourd'hui, ce lundi 10 juillet, est une journée dédiée à un test précis : sur l'environnement de bureau GNOME. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Nous sommes proches de la diffusion de la Fedora 26 finale, la veille par ailleurs. L'environnement de bureau GNOME est celui par défaut depuis les débuts de Fedora il y a 13 ans.

L'objectif est de s'assurer que l'ensemble de l'environnement et que ses applications sont fonctionnels.

Les tests du jour couvrent :

  • Les nouveautés de GNOME 3.24 (mode nuit, application Recette, nouvelles icônes, notifications météo, etc.) ;
  • La détection de la mise à niveau de Fedora par GNOME Logiciels ;
  • Le bon fonctionnement du navigateur Web ;
  • La connexion / déconnexion et changement d'utilisateurs ;
  • Le fonctionnement du son, notamment détection de la connexion ou déconnexion d'écouteurs ou casques audios ;
  • Possibilité de lancer les applications graphiques depuis le menu.

Comme vous pouvez le constater, ces tests sont assez simples et peuvent même se dérouler sans se forcer en utilisant simplement GNOME comme d'habitude. Donc n'hésitez pas de prendre quelques minutes pour vérifier les comportements et rapporter ce qui fonctionne ou non comme attendu.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #27

Pour la 27ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Framablog : Les nouveaux Leviathans III. Du capitalisme de surveillance à la fin de la démocratie ?

Une chronique de Xavier De La Porte1 sur le site de la radio France Culture pointe une sortie du tout nouveau président Emmanuel Macron parue sur le compte Twitter officiel : « Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une startup. Je veux que la France en soit une ». Xavier De La Porte montre à quel point cette conception de la France en « start-up nation » est en réalité une vieille idée, qui reprend les archaïsmes des penseurs libéraux du XVIIe siècle, tout en provoquant un « désenchantement politique ». La série des Nouveaux Léviathans, dont voici le troisième numéro, part justement de cette idée et cherche à en décortiquer les arguments.

Dans cet article nous allons voir comment ce que Shoshana Zuboff nomme Big Other trouve dans ces archaïques conceptions de l’État un lieu privilégié pour déployer une nouvelle forme d’organisation sociale et politique. L’idéologie-Silicon ne peut plus être aujourd’hui analysée comme un élan ultra-libéral auquel on opposerait des valeurs d’égalité ou de solidarité. Cette dialectique est dépassée car c’est le Contrat Social qui change de nature : la légitimité de l’État repose désormais sur des mécanismes d’expertise2 par lesquels le capitalisme de surveillance impose une logique de marché à tous les niveaux de l’organisation socio-économique, de la décision publique à l’engagement politique. Pour comprendre comment le terrain démocratique a changé à ce point et ce que cela implique dans l’organisation d’une nation, il faut analyser tour à tour le rôle des monopoles numériques, les choix de gouvernance qu’ils impliquent, et comprendre comment cette idéologie est non pas théorisée, mais en quelque sorte auto-légitimée, rendue presque nécessaire, parce qu’aucun choix politique ne s’y oppose. Le capitalisme de surveillance impliquerait-il la fin de la démocratie ?

“Big Brother”, par Stephan Mosel, sous licence CC BY 2.0

Libéralisme et Big Other

Dans Les Nouveaux Leviathans II, j’abordais la question du capitalisme de surveillance sous l’angle de la fin du modèle économique du marché libéral. L’utopie dont se réclame ce dernier, que ce soit de manière rhétorique ou réellement convaincue, suppose une auto-régulation du marché, théorie maintenue en particulier par Friedrich Hayek3. À l’opposé de cette théorie qui fait du marché la seule forme (auto-)équilibrée de l’économie, on trouve des auteurs comme Karl Polanyi4 qui, à partir de l’analyse historique et anthropologique, démontre non seulement que l’économie n’a pas toujours été organisée autour d’un marché libéral, mais aussi que le capitalisme « désencastre » l’économie des relations sociales, et provoque un déni du contrat social.

Or, avec le capitalisme de surveillance, cette opposition (qui date tout de même de la première moitié du XXe siècle) a vécu. Lorsque Shoshana Zuboff aborde la genèse du capitalisme de surveillance, elle montre comment, à partir de la logique de rationalisation du travail, on est passé à une société de marché dont les comportements individuels et collectifs sont quantifiés, analysés, surveillés, grâce aux big data, tout comme le (un certain) management d’entreprise quantifie et rationalise les procédures. Pour S. Zuboff, tout ceci concourt à l’avènement de Big Other, c’est-à-dire un régime socio-économique régulé par des mécanismes d’extraction des données, de marchandisation et de contrôle. Cependant, ce régime ne se confronte pas à l’État comme on pourrait le dire du libertarisme sous-jacent au néolibéralisme qui considère l’État au pire comme contraire aux libertés individuelles, au mieux comme une instance limitative des libertés. Encore pourrait-on dire qu’une dialectique entre l’État et le marché pourrait être bénéfique et aboutirait à une forme d’équilibre acceptable. Or, avec le capitalisme de surveillance, le politique lui-même devient un point d’appui pour Big Other, et il le devient parce que nous avons basculé d’un régime politique à un régime a-politique qui organise les équilibres sociaux sur les principes de l’offre marchande. Les instruments de cette organisation sont les big datas et la capacité de modeler la société sur l’offre.

C’est que je précisais en 2016 dans un ouvrage coordonné par Tristan Nitot, Nina Cercy, Numérique : reprendre le contrôle5, en ces termes :

(L)es firmes mettent en œuvre des pratiques d’extraction de données qui annihilent toute réciprocité du contrat avec les utilisateurs, jusqu’à créer un marché de la quotidienneté (nos données les plus intimes et à la fois les plus sociales). Ce sont nos comportements, notre expérience quotidienne, qui deviennent l’objet du marché et qui conditionne même la production des biens industriels (dont la vente dépend de nos comportements de consommateurs). Mieux : ce marché n’est plus soumis aux contraintes du hasard, du risque ou de l’imprédictibilité, comme le pensaient les chantres du libéralisme du XXe siècle : il est devenu malléable parce que ce sont nos comportements qui font l’objet d’une prédictibilité d’autant plus exacte que les big data peuvent être analysées avec des méthodes de plus en plus fiables et à grande échelle.

Si j’écris que nous sommes passés d’un régime politique à un régime a-politique, cela ne signifie pas que cette transformation soit radicale, bien entendu. Il existe et il existera toujours des tensions idéologiques à l’intérieur des institutions de l’État. C’est plutôt une question de proportions : aujourd’hui, la plus grande partie des décisions et des organes opérationnels sont motivés et guidés par des considérations relevant de situations déclarées impératives et non par des perspectives politiques. On peut citer par exemple le grand mouvement de « rigueur » incitant à la « maîtrise » des dépenses publiques imposée par les organismes financiers européens ; des décisions motivées uniquement par le remboursement des dettes et l’expertise financière et non par une stratégie du bien-être social. On peut citer aussi, d’un point de vue plus local et français, les contrats des institutions publiques avec Microsoft, à l’instar de l’Éducation Nationale, à l’encontre de l’avis d’une grande partie de la société civile, au détriment d’une offre différente (comme le libre et l’open source) et dont la justification est uniquement donnée par l’incapacité de la fonction publique à envisager d’autres solutions techniques, non par ignorance, mais à cause du détricotage massif des compétences internes. Ainsi « rationaliser » les dépenses publiques revient en fait à se priver justement de rationalité au profit d’une simple adaptation de l’organisation publique à un état de fait, un déterminisme qui n’est pas remis en question et condamne toute idéologie à être non pertinente.

Ce n’est pas pour autant qu’il faut ressortir les vieilles théories de la fin de l’histoire. Qui plus est, les derniers essais du genre, comme la thèse de Francis Fukuyama6, se sont concentrés justement sur l’avènement de la démocratie libérale conçue comme le consensus ultime mettant fin aux confrontations idéologiques (comme la fin de la Guerre Froide). Or, le capitalisme de surveillance a minima repousse toute velléité de consensus, au-delà du libéralisme, car il finit par définir l’État tout entier comme un instrument d’organisation, quelle que soit l’idéologie : si le nouveau régime de Big Other parvient à organiser le social, c’est aussi parce que ce dernier a désengagé le politique et relègue la décision publique au rang de validation des faits, c’est-à-dire l’acceptation des contrats entre les individus et les outils du capitalisme de surveillance.

Les mécanismes ne sont pas si nombreux et tiennent en quatre points :

  • le fait que les firmes soient des multinationales et surfent sur l’offre de la moins-disance juridique pour s’établir dans les pays (c’est la pratique du law shopping),
  • le fait que l’utilisation des données personnelles soit déloyale envers les individus-utilisateurs des services des firmes qui s’approprient les données,
  • le fait que les firmes entre elles adoptent des processus loyaux (pactes de non-agression, partage de marchés, acceptation de monopoles, rachats convenus, etc.) et passent des contrats iniques avec les institutions, avec l’appui de l’expertise, faisant perdre aux États leur souveraineté numérique,
  • le fait que les monopoles « du numérique » diversifient tellement leurs activités vers les secteurs industriels qu’ils finissent par organiser une grande partie des dynamiques d’innovation et de concurrence à l’échelle mondiale.

Pour résumer les trois conceptions de l’économie dont il vient d’être question, on peut dresser ce tableau :

Économie Forme Individus État Économie spontanée Diversité et créativité des formes d’échanges, du don à la financiarisation Régulent l’économie par la démocratie ; les échanges sont d’abord des relations sociales Garant de la redistribution équitable des richesses ; régulateur des échanges et des comportements Marché libéral Auto-régulation, défense des libertés économiques contre la décision publique (conception libérale de la démocratie : liberté des échanges et de la propriété) Agents consommateurs décisionnaires dans un milieu concurrentiel Réguler le marché contre ses dérives inégalitaires ; maintient une démocratie plus ou moins forte Capitalisme de surveillance Les monopoles façonnent les échanges, créent (tous) les besoins en fonction de leurs capacités de production et des big data Sont exclusivement utilisateurs des biens et services Automatisation du droit adapté aux besoins de l’organisation économique ; sécurisation des conditions du marché

Il est important de comprendre deux aspects de ce tableau :

  • il ne cherche pas à induire une progression historique et linéaire entre les différentes formes de l’économie et des rapports de forces : ces rapports sont le plus souvent diffus, selon les époques, les cultures. Il y a une économie spontanée à l’Antiquité comme on pourrait par exemple, comprendre les monnaies alternatives d’aujourd’hui comme des formes spontanées d’organisation des échanges.
  • aucune de ces cases ne correspond réellement à des conceptions théorisées. Il s’agit essentiellement de voir comment le capitalisme de surveillance induit une distorsion dans l’organisation économique : alors que dans des formes classiques de l’organisation économique, ce sont les acteurs qui produisent l’organisation, le capitalisme de surveillance induit non seulement la fin du marché libéral (vu comme place d’échange équilibrée de biens et services concurrentiels) mais exclut toute possibilité de régulation par les individus / citoyens : ceux-ci sont vus uniquement comme des utilisateurs de services, et l’État comme un pourvoyeur de services publics. La décision publique, elle, est une affaire d’accord entre les monopoles et l’État.

“FREE SPEECH” par Newtown grafitti, licence CC BY 2.0

Les monopoles et l’État

Pour sa première visite en Europe, Sundar Pichai qui était alors en février 2016 le nouveau CEO de Google Inc. , choisit les locaux de Sciences Po. Paris pour tenir une conférence de presse7, en particulier devant les élèves de l’école de journalisme. Le choix n’était pas anodin, puisqu’à ce moment-là Google s’est présenté en grand défenseur de la liberté d’expression (par un ensemble d’outils, de type reverse-proxy que la firme est prête à proposer aux journalistes pour mener leurs investigations), en pourvoyeur de moyens efficaces pour lutter contre le terrorisme, en proposant à qui veut l’entendre des partenariats avec les éditeurs, et de manière générale en s’investissant dans l’innovation numérique en France (voir le partenariat Numa / Google). Tout cela démontre, s’il en était encore besoin, à quel point la firme Google (et Alphabet en général) est capable de proposer une offre si globale qu’elle couvre les fonctions de l’État : en réalité, à Paris lors de cette conférence, alors que paradoxalement elle se tenait dans les locaux où étudient ceux qui demain sont censés remplir des fonctions régaliennes, Sundar Pichai ne s’adressait pas aux autorités de l’État mais aux entreprises (éditeurs) pour leur proposer des instruments qui garantissent leurs libertés. Avec comme sous-entendu : vous évoluez dans un pays dont la liberté d’expression est l’un des fleurons, mais votre gouvernement n’est pas capable de vous le garantir mieux que nous, donc adhérez à Google. Les domaines de la santé, des systèmes d’informations et l’éducation en sont pas exempts de cette offre « numérique ».

Du côté du secteur public, le meilleur moyen de ne pas perdre la face est de monter dans le train suivant l’adage « Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur ». Par exemple, si Google et Facebook ont une telle puissance capable de mener efficacement une lutte, au moins médiatique, contre le terrorisme, à l’instar de leurs campagnes de propagande8, il faut créer des accords de collaboration entre l’État et ces firmes9, quitte à les faire passer comme une exigence gouvernementale (mais quel État ne perdrait pas la face devant le poids financier des GAFAM ?).

… Et tout cela crée un marché de la gouvernance dans lequel on ne compte plus les millions d’investissement des GAFAM. Ainsi, la gouvernance est un marché pour Microsoft, qui lance un Office 2015 spécial « secteur public », ou, mieux, qui sait admirablement se situer dans les appels d’offre en promouvant des solutions pour tous les besoins d’organisation de l’État. Par exemple, la présentation des activités de Microsoft dans le secteur public sur son site comporte ces items :

  • Stimulez la transformation numérique du secteur public
  • Optimisez l’administration publique
  • Transformez des services du secteur public
  • Améliorez l’efficacité des employés du secteur public
  • Mobilisez les citoyens

Microsoft dans le secteur public

Microsoft Office pour le secteur public

D’aucuns diraient que ce que font les GAFAM, c’est proposer un nouveau modèle social. Par exemple dans une enquête percutante sur les entreprises de la Silicon Valley, Philippe Vion-Dury définit ce nouveau modèle comme « politiquement technocratique, économiquement libéral, culturellement libertaire, le tout nimbé de messianisme typiquement américain »10. Et il a entièrement raison, sauf qu’il ne s’agit pas d’un modèle social, c’est justement le contraire, c’est un modèle de gouvernance sans politique, qui considère le social comme la juxtaposition d’utilisateurs et de groupes d’utilisateurs. Comme le montre l’offre de Microsoft, si cette firme est capable de fournir un service propre à « mobiliser les citoyens  » et si en même temps, grâce à ce même fournisseur, vous avez les outils pour transformer des services du secteur public, quel besoin y aurait-il de voter, de persuader, de discuter ? si tous les avis des citoyens sont analysés et surtout anticipés par les big datas, et si les seuls outils efficaces de l’organisation publique résident dans l’offre des GAFAM, quel besoin y aurait-il de parler de démocratie  ?

En réalité, comme on va le voir, tout cette nouvelle configuration du capitalisme de surveillance n’est pas seulement rendue possible par la puissance novatrice des monopoles du numérique. C’est peut-être un biais : penser que leur puissance d’innovation est telle qu’aucune offre concurrente ne peut exister. En fait, même si l’offre était moindre, elle n’en serait pas moins adoptée car tout réside dans la capacité de la décision publique à déterminer la nécessité d’adopter ou non les services des GAFAM. C’est l’aménagement d’un terrain favorable qui permet à l’offre de la gouvernance numérique d’être proposée. Ce terrain, c’est la décision par l’expertise.


“Work-buy-consume-die”, par Mika Raento, sous licence CC BY 2.0
(trad. : « Participez à l’hilarante aventure d’une vie : travaillez, achetez, consommez, mourez. »)

L’accueil favorable au capitalisme de surveillance

Dans son livre The united states of Google11, Götz Haman fait un compte-rendu d’une conférence durant laquelle interviennent Eric Schmidt, alors président du conseil d’administration de Google, et son collègue Jared Cohen. Ces derniers ont écrit un ouvrage (The New Digital Age) qu’ils présentent dans les grandes lignes. Götz Haman le résume en ces termes : « Aux yeux de Google, les États sont dépassés. Ils n’ont rien qui permette de résoudre les problèmes du XXIe siècle, tels le changement climatique, la pauvreté, l’accès à la santé. Seules les inventions techniques peuvent mener vers le Salut, affirment Schmidt et son camarade Cohen. »

Une fois cette idéologie — celle du capitalisme de surveillance12 — évoquée, il faut s’interroger sur la raison pour laquelle les États renvoient cette image d’impuissance. En fait, les sociétés occidentales modernes ont tellement accru leur consommation de services que l’offre est devenue surpuissante, à tel point, comme le montre Shoshanna Zuboff, que les utilisateurs eux-mêmes sont devenus à la fois les pourvoyeurs de matière première (les données) et les consommateurs. Or, si nous nous plaçons dans une conception de la société comme un unique marché où les relations sociales peuvent être modelées par l’offre de services (ce qui se cristallise aujourd’hui par ce qu’on nomme dans l’expression-valise « Uberisation de la société »), ce qui relève de la décision publique ne peut être motivé que par l’analyse de ce qu’il y a de mieux pour ce marché, c’est-à-dire le calcul de rentabilité, de rendement, d’efficacité… d’utilité. Or cette analyse ne peut être à son tour fournie par une idéologie visionnaire, une utopie ou simplement l’imaginaire politique : seule l’expertise de l’état du monde pour ce qu’il est à un instant T permet de justifier l’action publique. Il faut donc passer du concept de gouvernement politique au concept de gouvernance par les instruments. Et ces instruments doivent reposer sur les GAFAM.

Pour comprendre au mieux ce que c’est que gouverner par les instruments, il faut faire un petit détour conceptuel.

L’expertise et les instruments

Prenons un exemple. La situation politique qu’a connue l’Italie après novembre 2011 pourrait à bien des égards se comparer avec la récente élection en France d’Emmanuel Macron et les élections législatives qui ont suivi. En effet, après le gouvernement de Silvio Berlusconi, la présidence italienne a nommé Mario Monti pour former un gouvernement dont les membres sont essentiellement reconnus pour leurs compétences techniques appliquées en situation de crise économique. La raison du soutien populaire à cette nomination pour le moins discutable (M. Monti a été nommé sénateur à vie, reconnaissance habituellement réservée aux anciens présidents de République Italienne) réside surtout dans le désaveu de la casta, c’est-à-dire le système des partis qui a dominé la vie politique italienne depuis maintes années et qui n’a pas réussi à endiguer les effets de la crise financière de 2008. Si bien que le gouvernement de Mario Monti peut être qualifié de « gouvernement des experts », non pas un gouvernement technocratique noyé dans le fatras administratif des normes et des procédures, mais un gouvernement à l’image de Mario Monti lui-même, ex-commissaire européen au long cours, motivé par la nécessité technique de résoudre la crise en coopération avec l’Union Européenne. Pour reprendre les termes de l’historien Peppino Ortoleva, à propos de ce gouvernement dans l’étude de cas qu’il consacre à l’Italie13 en 2012 :

Le « gouvernement des experts » se présente d’un côté comme le gouvernement de l’objectivité et des chiffres, celui qui peut rendre compte à l’Union européenne et au système financier international, et d’un autre côté comme le premier gouvernement indépendant des partis.

Peppino Ortoleva conclut alors que cet exemple italien ne représente que les prémices pour d’autres gouvernements du même acabit dans d’autres pays, avec tous les questionnements que cela suppose en termes de débat politique et démocratique : si en effet la décision publique n’est mue que par la nécessité (ici la crise financière et la réponse aux injonctions de la Commission européenne) quelle place peut encore tenir le débat démocratique et l’autonomie décisionnaire des peuples ?

En son temps déjà le « There is no alternative » de Margaret Thatcher imposait par la force des séries de réformes au nom de la nécessité et de l’expertise économiques. On ne compte plus, en Europe, les gouvernements qui nomment des groupes d’expertise, conseils et autres comités censés répondre aux questions techniques que pose l’environnement économique changeant, en particulier en situation de crise.

Cette expertise a souvent été confondue avec la technocratie, à l’instar de l’ouvrage de Vincent Dubois et Delphine Dulong publié en 2000, La question technocratique14. Lorsqu’en effet la décision publique se justifie exclusivement par la nécessité, cela signifie que cette dernière est définie en fonction d’une certaine compréhension de l’environnement socio-économique. Par exemple, si l’on part du principe que la seule réponse à la crise financière est la réduction des dépenses publiques, les technocrates inventeront les instruments pour rendre opérationnelle la décision publique, les experts identifieront les méthodes et l’expertise justifiera les décisions (on remet en cause un avis issu d’une estimation de ce que devrait être le monde, mais pas celui issu d’un calcul d’expert).

La technocratie comme l’expertise se situent hors des partis, mais la technocratie concerne surtout l’organisation du gouvernement. Elle répond souvent aux contraintes de centralisation de la décision publique. Elle crée des instruments de surveillance, de contrôle, de gestion, etc. capables de permettre à un gouvernement d’imposer, par exemple, une transformation économique du service public. L’illustration convaincante est le gouvernement Thatcher, qui dès 1979 a mis en place plusieurs instruments de contrôle visant à libéraliser le secteur public en cassant les pratiques locales et en imposant un système concurrentiel. Ce faisant, il démontrait aussi que le choix des instruments suppose aussi des choix d’exercice du pouvoir, tels ceux guidés par la croyance en la supériorité des mécanismes de marché pour organiser l’économie15.

Gouverner par l’expertise ne signifie donc pas que le gouvernement manque de compétences en son sein pour prendre les (bonnes ou mauvaises) décisions publiques. Les technocrates existent et sont eux aussi des experts. En revanche, l’expertise permet surtout de justifier les choix, les stratégies publiques, en interprétant le monde comme un environnement qui contraint ces choix, sans alternative.

En parlant d’alternative, justement, on peut s’interroger sur celles qui relèvent de la société civile et portées tant bien que mal à la connaissance du gouvernement. La question du logiciel libre est, là encore, un bon exemple.

En novembre 2016, Framasoft publiait un billet retentissant intitulé « Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au ministère de l’Éducation Nationale ». La raison de ce billet est la prise de conscience qu’après plus de treize ans d’efforts de sensibilisation au logiciel libre envers les autorités publiques, et en particulier l’Éducation Nationale, Framasoft ne pouvait plus dépenser de l’énergie à coopérer avec une telle institution si celle-ci finissait fatalement par signer contrats sur contrats avec Microsoft ou Google. En fait, le raisonnement va plus loin et j’y reviendrai plus tard dans ce texte. Mais il faut comprendre que ce à quoi Framasoft s’est confronté est exactement ce gouvernement par l’expertise. En effet, les communautés du logiciel libre n’apportent une expertise que dans la mesure où elles proposent de changer de modèle : récupérer une autonomie numérique en développant des compétences et des initiatives qui visent à atteindre un fonctionnement idéal (des données protégées, des solutions informatiques modulables, une contribution collective au code, etc.). Or, ce que le gouvernement attend de l’expertise, ce n’est pas un but à atteindre, c’est savoir comment adapter l’organisation au modèle existant, c’est-à-dire celui du marché.

Dans le cadre des élections législatives, l’infatigable association APRIL (« promouvoir et défendre le logiciel libre ») lance sa campagne de promotion de la priorité au logiciel libre dans l’administration publique. À chaque fois, la campagne connaît un certain succès et des députés s’engagent réellement dans cette cause qu’ils plaident même à l’intérieur de l’Assemblée Nationale. Sous le gouvernement de F. Hollande, on a entendu des députés comme Christian Paul ou Isabelle Attard avancer les arguments les plus pertinents et sans ménager leurs efforts, convaincus de l’intérêt du Libre. À leur image, il serait faux de dire que la sphère politique est toute entière hermétique au logiciel libre et aux équilibres numériques et économiques qu’il porte en lui. Peine perdue ? À voir les contrats passés entre le gouvernement et les GAFAM, c’est un constat qu’on ne peut pas écarter et sans doute au profit d’une autre forme de mobilisation, celle du peuple lui-même, car lui seul est capable de porter une alternative là où justement la politique a cédé la place : dans la décision publique.

La rencontre entre la conception du marché comme seule organisation gouvernementale des rapports sociaux et de l’expertise qui détermine les contextes et les nécessités de la prise de décision a permis l’émergence d’un terrain favorable à l’État-GAFAM. Pour s’en convaincre il suffit de faire un tour du côté de ce qu’on a appelé la « modernisation de l’État ».

Les firmes à la gouvernance numérique

Anciennement la Direction des Systèmes d’Information (DSI), la DINSIC (Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication) définit les stratégies et pilote les structures informationnelles de l’État français. Elle prend notamment part au mouvement de « modernisation » de l’État. Ce mouvement est en réalité une cristallisation de l’activité de réforme autour de l’informatisation commencée dans les années 1980. Cette activité de réforme a généré des compétences et assez d’expertise pour être institutionnalisée (DRB, DGME, aujourd’hui DIATP — Direction interministérielle pour l’accompagnement des transformations publiques). On se perd facilement à travers les acronymes, les ministères de rattachement, les changements de noms au rythme des fusions des services entre eux. Néanmoins, le concept même de réforme n’a pas évolué depuis les grandes réformes des années 1950 : il faut toujours adapter le fonctionnement des administrations publiques au monde qui change, en particulier le numérique.

La différence, aujourd’hui, c’est que cette adaptation ne se fait pas en fonction de stratégies politiques, mais en fonction d’un cadre de productivité, dont on dit qu’il est un « contrat de performance » ; cette performance étant évaluée par des outils de contrôle : augmenter le rendement de l’administration en « rationalisant » les effectifs, automatiser les services publics (par exemple déclarer ses impôts en ligne, payer ses amendes en lignes, etc.), expertiser (accompagner) les besoins des systèmes d’informations selon les offres du marché, limiter les instances en adaptant des méthodes agiles de prise de décision basées sur des outils numériques de l’analyse de data, maîtrise des coûts….

C’est que nous dit en substance la Synthèse présentant le Cadre stratégique commun du système d’information de l’Etat, c’est-à-dire la feuille de route de la DINSIC. Dans une section intitulée « Pourquoi se transformer est une nécessite ? », on trouve :

Continuer à faire évoluer les systèmes d’information est nécessaire pour répondre aux enjeux publics de demain : il s’agit d’un outil de production de l’administration, qui doit délivrer des services plus performants aux usagers, faciliter et accompagner les réformes de l’État, rendre possible les politiques publiques transverses à plusieurs administrations, s’intégrer dans une dimension européenne.

Cette feuille de route concerne en fait deux grandes orientations : l’amélioration de l’organisation interne aux institutions gouvernementales et les interfaces avec les citoyens. Il est flagrant de constater que, pour ce qui concerne la dimension interne, certains projets que l’on trouve mentionnés dans le Panorama des grands projets SI de l’Etat font appel à des solutions open source et les opérateurs sont publics, notamment par souci d’efficacité, comme c’est le cas, par exemple pour le projet VITAM, relatif à l’archivage. En revanche, lorsqu’il s’agit des relations avec les citoyens-utilisateurs, c’est-à-dires les « usagers », ce sont des entreprises comme Microsoft qui entrent en jeu et se substituent à l’État, comme c’est le cas par exemple du grand projet France Connect, dont Microsoft France est partenaire.

En effet, France Connect est une plateforme centralisée visant à permettre aux citoyens d’effectuer des démarches en ligne (pour les particuliers, pour les entreprises, etc.). Pour permettre aux collectivités et aux institutions qui mettent en place une « offre » de démarche en ligne, Microsoft propose en open source des « kit de démarrage », c’est à dire des modèles, qui vont permettre à ces administrations d’offrir ces services aux usagers. En d’autres termes, c’est chaque collectivité ou administration qui va devenir fournisseur de service, dans un contexte de développement technique mutualisé (d’où l’intérêt ici de l’open source). Ce faisant, l’État n’agit plus comme maître d’œuvre, ni même comme arbitre : c’est Microsoft qui se charge d’orchestrer (par les outils techniques choisis, et ce n’est jamais neutre) un marché de l’offre de services dont les acteurs sont les collectivités et administrations. De là, il est tout à fait possible d’imaginer une concurrence, par exemple entre des collectivités comme les mairies, entre celles qui auront une telle offre de services permettant d’attirer des contribuables et des entreprises sur son territoire, et celles qui resteront coincées dans les procédures administratives réputées archaïques.

Microsoft : contribuer à FranceConnect

En se plaçant ainsi non plus en prestataire de produits mais en tuteur, Microsoft organise le marché de l’offre de service public numérique. Mais la firme va beaucoup plus loin, car elle bénéficie désormais d’une grande expérience, reconnue, en matière de service public. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’anticiper les besoins et les changements, elle est non seulement à la pointe de l’expertise mais aussi fortement enracinée dans les processus de la décision publique. Sur le site Econocom en 2015, l’interview de Raphaël Mastier16, directeur du pôle Santé de Microsoft France, est éloquent sur ce point. Partant du principe que « historiquement le numérique n’a pas été considéré comme stratégique dans le monde hospitalier », Microsoft propose des outils « d’analyse et de pilotage », et même l’utilisation de l’analyse prédictive des big data pour anticiper les temps d’attentes aux urgences : « grâce au machine learning, il sera possible de s’organiser beaucoup plus efficacement ». Avec de tels arguments, en effet, qui irait à l’encontre de l’expérience microsoftienne dans les services publics si c’est un gage d’efficacité ? on comprend mieux alors, dans le monde hospitalier, l’accord-cadre CAIH-Microsoft qui consolide durablement le marché Microsoft avec les hôpitaux.

Au-delà de ces exemples, on voit bien que cette nouvelle forme de gouvernance à la Big Other rend ces instruments légitimes car ils produisent le marché et donc l’organisation sociale. Cette transformation de l’État est parfaitement assumée par les autorités, arguant par exemple dans un billet sur gouvernement.fr intitulé « Le numérique : instrument de la transformation de l’État », en faveur de l’allégement des procédures, de la dématérialisation, de la mise à disposition des bases de données (qui va les valoriser ?), etc. En somme autant d’arguments dont il est impossible de nier l’intérêt collectif et qui font, en règle générale, l’objet d’un consensus.

Le groupe canadien CGI, l’un des leaders mondiaux en technologies et gestion de l’information, œuvre aussi en France, notamment en partenariat avec l’UGAP (Union des Groupements d’Achats Publics). Sur son blog, dans un Billet du 2 mai 201717, CGI résume très bien le discours dominant de l’action publique dans ce domaine (et donc l’intérêt de son offre de services), en trois points :

  1. Réduire les coûts. Le sous-entendu consiste à affirmer que si l’État organise seul sa transformation numérique, le budget sera trop conséquent. Ce qui reste encore à prouver au vu des montants en jeu dans les accords de partenariat entre l’État et les firmes, et la nature des contrats (on peut souligner les clauses concernant les mises à jour chez Microsoft) ;
  2. Le secteur public accuse un retard numérique. C’est l’argument qui justifie la délégation du numérique sur le marché, ainsi que l’urgence des décisions, et qui, par effet de bord, contrevient à la souveraineté numérique de l’État.
  3. Il faut améliorer « l’expérience citoyen ». C’est-à-dire que l’objectif est de transformer tous les citoyens en utilisateurs de services publics numériques et, comme on l’a vu plus haut, organiser une offre concurrentielle de services entre les institutions et les collectivités.

Du côté des décideurs publics, les choix et les décisions se justifient sur un mode Thatchérien (il n’y a pas d’alternative). Lorsqu’une alternative est proposée, tel le logiciel libre, tout le jeu consiste à donner une image politique positive pour ensuite orienter la stratégie différemment.

Sur ce point, l’exemple de Framasoft est éloquent et c’est quelque chose qui n’a pas forcément été perçu lors de la publication de la déclaration « Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé… » (citée précédemment). Il s’agit de l’utilisation de l’alternative libriste pour légitimer l’appel à une offre concurrentielle sur le marché des firmes. En effet, les personnels de l’Éducation Nationale utilisent massivement les services que Framasoft propose dans le cadre de sa campagne « Degooglisons Internet ». Or, l’institution pourrait très bien, sur le modèle promu par Framasoft, installer ces mêmes services, et ainsi offrir ces solutions pour un usage généralisé dans les écoles, collèges et lycées. C’est justement le but de la campagne de Framasoft que de proposer une vaste démonstration pour que des organisations retrouvent leur autonomie numérique. Les contacts que Framasoft a noué à ce propos avec différentes instances de l’Éducation Nationale se résumaient finalement soit à ce que Framasoft et ses bénévoles proposent un service à la carte dont l’ambition est bien loin d’une offre de service à l’échelle institutionnelle, soit participe à quelques comités d’expertise sur le numérique à l’école. L’idée sous-jacente est que l’Éducation Nationale ne peut faire autrement que de demander à des prestataires de mettre en place une offre numérique clé en main et onéreuse, alors même que Framasoft propose tous ses services au grand public avec des moyens financiers et humains ridiculement petits.

Dès lors, après la signature du partenariat entre le MEN et Microsoft, le message a été clairement formulé à Framasoft (et aux communautés du Libre en général), par un Tweet de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem exprimant en substance la « neutralité technologique » du ministère (ce qui justifie donc le choix de Microsoft comme objectivement la meilleure offre du marché) et l’idée que les « éditeurs de logiciels libres » devraient proposer eux aussi leurs solutions, c’est-à-dire entrer sur le marché concurrentiel. Cette distorsion dans la compréhension de ce que sont les alternatives libres (non pas un produit mais un engagement) a été confirmée à plusieurs reprises par la suite : les solutions libres et leurs usages à l’Éducation Nationale peuvent être utilisées pour « mettre en tension » le marché et négocier des tarifs avec les firmes comme Microsoft, ou du moins servir d’épouvantail (dont on peut s’interroger sur l’efficacité réelle devant la puissance promotionnelle et lobbyiste des firmes en question).

On peut conclure de cette histoire que si la décision publique tient à ce point à discréditer les solutions alternatives qui échappent au marché des monopoles, c’est qu’une idéologie est à l’œuvre qui empêche toute forme d’initiative qui embarquerait le gouvernement dans une dynamique différente. Elle peut par exemple placer les décideurs devant une incapacité structurelle18 de choisir des alternatives proposant des logiciels libres, invoquant par exemple le droit des marchés publics voire la Constitution, alors que l’exclusion du logiciel libre n’est pas réglementaire19.

Ministre de l’Éducation Nationale et Microsoft

L’idéologie de Silicon

En février 2017, quelques jours à peine après l’élection de Donald Trump à présidence des États-Unis, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, publie sur son blog un manifeste20 remarquable à l’encontre de la politique isolationniste et réactionnaire du nouveau président. Il cite notamment tous les outils que Facebook déploie au service des utilisateurs et montre combien ils sont les vecteurs d’une grande communauté mondiale unie et solidaire. Tous les concepts de la cohésion sociale y passent, de la solidarité à la liberté de l’information, c’est-à-dire ce que le gouvernement est, aux yeux de Zuckerberg, incapable de garantir correctement à ses citoyens, et ce que les partisans de Trump en particulier menacent ouvertement.

Au moins, si les idées de Mark Zuckerberg semblent pertinentes aux yeux des détracteurs de Donald Trump, on peut néanmoins s’interroger sur l’idéologie à laquelle se rattache, de son côté, le PDG de Facebook. En réalité, pour lui, Donald Trump est la démonstration évidente que l’État ne devrait occuper ni l’espace social ni l’espace économique et que seul le marché et l’offre numérique sont en mesure d’intégrer les relations sociales.

Cette idéologie a déjà été illustrée par Fred Tuner, dans son ouvrage Aux sources de l’utopie numérique21. À propos de ce livre, j’écrivais en 201622 :

(…) Fred Turner montre comment les mouvements communautaires de contre-culture ont soit échoué par désillusion, soit se sont recentrés (surtout dans les années 1980) autour de techno-valeurs, en particulier portées par des leaders charismatiques géniaux à la manière de Steve Jobs un peu plus tard. L’idée dominante est que la revendication politique a échoué à bâtir un monde meilleur ; c’est en apportant des solutions techniques que nous serons capables de résoudre nos problèmes.

Cette analyse un peu rapide passe sous silence la principale clé de lecture de Fred Tuner : l’émergence de nouveaux modes d’organisation économique du travail, en particulier le freelance et la collaboration en réseau. Comme je l’ai montré, le mouvement de la contre-culture californienne des années 1970 a permis la création de nouvelles pratiques d’échanges numériques utilisant les réseaux existants, comme le projet Community Memory, c’est-à-dire des utopies de solidarité, d’égalité et de liberté d’information dans une Amérique en proie au doute et à l’autoritarisme, notamment au sortir de la Guerre du Vietnam. Mais ce faisant, les années 1980, elles, ont développé à partir de ces idéaux la vision d’un monde où, en réaction à un État conservateur et disciplinaire, ce dernier se trouverait dépossédé de ses prérogatives de régulation, au profit de l’autonomie des citoyens dans leurs choix économiques et leurs coopérations. C’est l’avènement des principes du libertarisme grâce aux outils numériques. Et ce que montre Fred Turner, c’est que ce mouvement contre-culturel a ainsi paradoxalement préparé le terrain aux politiques libérales de dérégulation économique des années 1980-1990. C’est la volonté de réduire au strict minimum le rôle de l’État, garant des libertés individuelles, afin de permettre aux individus d’exercer leurs droits de propriété (sur leurs biens et sur eux-mêmes) dans un ordre social qui se définit uniquement comme un marché. À ce titre, pour ce qu’il est devenu, ce libertarisme est une résurgence radicale du libéralisme à la Hayek (la société démocratique libérale est un marché concurrentiel) doublé d’une conception utilitaire des individus et de leurs actions.

Néanmoins, tels ne sont pas exactement les principes du libertarisme, mais ceux-ci ayant cours dans une économie libérale, ils ne peuvent qu’aboutir à des modèles économiques basés sur une forme de collaboration dérégulée, anti-étatique, puisque la forme du marché, ici, consiste à dresser la liberté des échanges et de la propriété contre un État dont les principes du droit sont vécus comme arbitrairement interventionnistes. Les concepts tels la solidarité, l’égalité, la justice sont remplacés par l’utilité, le choix, le droit.

Un exemple intéressant de ce renversement concernant le droit, est celui du droit de la concurrence appliqué à la question de la neutralité des plateformes, des réseaux, etc. Regardons les plateformes de service. Pourquoi assistons-nous à une forme de schizophrénie entre une Commission européenne pour qui la neutralité d’internet et des plateformes est une condition d’ouverture de l’économie numérique et la bataille contre cette même neutralité appliquée aux individus censés être libres de disposer de leurs données et les protéger, notamment grâce au chiffrement ? Certes, les mesures de lutte contre le terrorisme justifient de s’interroger sur la pertinence d’une neutralité absolue (s’interroger seulement, car le chiffrement ne devrait jamais être remis en cause), mais la question est surtout de savoir quel est le rôle de l’État dans une économie numérique ouverte reposant sur la neutralité d’Internet et des plateformes. Dès lors, nous avons d’un côté la nécessité que l’État puisse intervenir sur la circulation de l’information dans un contexte de saisie juridique et de l’autre celle d’une volontaire absence du Droit dans le marché numérique.

Pour preuve, on peut citer le président de l’Autorité de la concurrence en France, Bruno Lassere, auditionné à l’Assemblée Nationale le 7 juillet 201523. Ce dernier cite le Droit de la Concurrence et ses applications comme un instrument de lutte contre les distorsions du marché, comme les monopoles à l’image de Google/Alphabet. Mais d’un autre côté, le Droit de la Concurrence est surtout vu comme une solution d’auto-régulation dans le contexte de la neutralité des plates-formes :

(…) Les entreprises peuvent prendre des engagements par lesquels elles remédient elles-mêmes à certains dysfonctionnements. Il me semble important que certains abus soient corrigés à l’intérieur du marché et non pas forcément sur intervention législative ou régulatrice. C’est ainsi que Booking, Expedia et HRS se sont engagées à lever la plupart des clauses de parité tarifaire qui interdisent une véritable mise en compétition de ces plateformes de réservation hôtelières. Comment fonctionnent ces clauses ? Si un hôtel propose à Booking douze nuitées au prix de 100 euros la chambre, il ne peut offrir de meilleures conditions – en disponibilité ou en tarif – aux autres plateformes. Il ne peut pas non plus pratiquer un prix différent à ses clients directs. Les engagements signés pour lever ces contraintes sont gagnants-gagnants : ils respectent le modèle économique des plateformes, et donc l’incitation à investir et à innover, tout en rétablissant plus de liberté de négociation. Les hôtels pourront désormais mettre les plateformes en concurrence.

Sur ce point, il ne faut pas s’interroger sur le mécanisme de concurrence qu’il s’agit de promouvoir mais sur l’implication d’une régulation systématique de l’économie numérique par le Droit de la Concurrence. Ainsi le rapport Numérique et libertés présenté Christian Paul et Christiane Féral-Schuhl, propose un long développement sur la question des données personnelles mais cite cette partie de l’audition de Bruno Lasserre à propos du Droit de la Concurrence sans revenir sur la conception selon laquelle l’alpha et l’omega du Droit consiste à aménager un environnement concurrentiel « sain » à l’intérieur duquel les mécanismes de concurrence suffisent à eux-seuls à appliquer des principes de loyauté, d’équité ou d’égalité.

Cette absence de questionnement politique sur le rôle du Droit dans un marché où la concentration des services abouti à des monopoles finit par produire immanquablement une forme d’autonomie absolue de ces monopoles dans les mécanismes concurrentiels, entre une concurrence acceptable et une concurrence non-souhaitable. Tel est par exemple l’objet de multiples pactes passés entre les grandes multinationales du numérique, ainsi entre Microsoft et AOL, entre AOL / Yahoo et Microsoft, entre Intertrust et Microsoft, entre Apple et Google (pacte géant), entre Microsoft et Android, l’accord entre IBM et Apple en 1991 qui a lancé une autre vague d’accords du côté de Microsoft tout en définissant finalement l’informatique des années 1990, etc.

La liste de tels accords peut donner le tournis à n’importe quel juriste au vu de leurs implications en termes de Droit, surtout lorsqu’ils sont déclinés à de multiples niveaux nationaux. L’essentiel est de retenir que ce sont ces accords entre monopoles qui définissent non seulement le marché mais aussi toutes nos relations avec le numérique, à tel point que c’est sur le même modèle qu’agit le politique aujourd’hui.

Ainsi, face à la puissance des GAFAM et consorts, les gouvernements se placent en situation de demandeurs. Pour prendre un exemple récent, à propos de la lutte anti-terroriste en France, le gouvernement ne fait pas que déléguer une partie de ses prérogatives (qui pourraient consister à mettre en place lui-même un système anti-propagande efficace), mais se repose sur la bonne volonté des Géants, comme c’est le cas de l’accord avec Google, Facebook, Microsoft et Twitter, conclu par le Ministre Bernard Cazeneuve, se rendant lui-même en Californie en février 2015. On peut citer, dans un autre registre, celui de la maîtrise des coûts, l’accord-cadre CAIH-Microsoft cité plus haut, qui finalement ne fait qu’entériner la mainmise de Microsoft sur l’organisation hospitalière, et par extension à de multiples secteurs de la santé.

Certes, on peut arguer que ce type d’accord entre un gouvernement et des firmes est nécessaire dans la mesure où ce sont les opérateurs les mieux placés pour contribuer à une surveillance efficace des réseaux ou modéliser les échanges d’information. Cependant, on note aussi que de tels accords relèvent du principe de transfert du pouvoir du politique aux acteurs numériques. Tel est la thèse que synthétise Mark Zuckerberg dans son plaidoyer de février 2017. Elle est acceptée à de multiples niveaux de la décision et de l’action publique.

C’est par une analyse du rôle et de l’emploi du Droit aujourd’hui, en particulier dans ce contexte où ce sont les firmes qui définissent le droit (par exemple à travers leurs accords de loyauté) que Alain Supiot démontre comment le gouvernement par les nombres, c’est-à-dire ce mode de gouvernement par le marché (celui des instruments, de l’expertise, de la mesure et du contrôle) et non plus par le Droit, est en fait l’avènement du Big Other de Shoshanna Zuboff, c’est-à-dire un monde où ce n’est plus le Droit qui règle l’organisation sociale, mais c’est le contrat entre les individus et les différentes offres du marché. Alain Supiot l’exprime en deux phrases24 :

Référée à un nouvel objet fétiche – non plus l’horloge, mais l’ordinateur –, la gouvernance par les nombres vise à établir un ordre qui serait capable de s’autoréguler, rendant superflue toute référence à des lois qui le surplomberaient. Un ordre peuplé de particules contractantes et régi par le calcul d’utilité, tel est l’avenir radieux promis par l’ultralibéralisme, tout entier fondé sur ce que Karl Polanyi a appelé le solipsisme économique.

Le rêve de Mark Zuckerberg et, avec lui, les grands monopoles du numérique, c’est de pouvoir considérer l’État lui-même comme un opérateur économique. C’est aussi ce que les tenants new public management défendent : appliquer à la gestion de l’État les mêmes règles que l’économie privée. De cette manière, ce sont les acteurs privés qui peuvent alors prendre en charge ce qui était du domaine de l’incalculable, c’est-à-dire ce que le débat politique est normalement censé orienter mais qui finit par être approprié par des mécanismes privés : la protection de l’environnement, la gestion de l’état-civil, l’organisation de la santé, la lutte contre le terrorisme, la régulation du travail, etc.

GAFAM : We <3 your Data

Conclusion : l’État est-il soluble dans les GAFAM ?

Nous ne perdons pas seulement notre souveraineté numérique mais nous changeons de souveraineté. Pour appréhender ce changement, on ne peut pas se limiter à pointer les monopoles, les effets de la concentration des services numériques et l’exploitation des big data. Il faut aussi se questionner sur la réception de l’idéologie issue à la fois de l’ultra-libéralisme et du renversement social qu’impliquent les techniques numériques à l’épreuve du politique. Le terrain favorable à ce renversement est depuis longtemps prêt, c’est l’avènement de la gouvernance par les instruments (par les nombres, pour reprendre Alain Supiot). Dès lors que la décision publique est remplacée par la technique, cette dernière est soumise à une certaine idéologie du progrès, celle construite par les firmes et structurée par leur marché.

Qu’on ne s’y méprenne pas : la transformation progressive de la gouvernance et cette idéologie-silicone sont l’objet d’une convergence plus que d’un enchaînement logique et intentionnel. La convergence a des causes multiples, de la crise financière en passant par la formation des décideurs, les conjonctures politiques… autant de potentielles opportunités par lesquelles des besoins nouveaux structurels et sociaux sont nés sans pour autant trouver dans la décision publique de quoi les combler, si bien que l’ingéniosité des GAFAM a su configurer un marché où les solutions s’imposent d’elles-mêmes, par nécessité.

Le constat est particulièrement sombre. Reste-t-il malgré tout une possibilité à la fois politique et technologique capable de contrer ce renversement ? Elle réside évidemment dans le modèle du logiciel libre. Premièrement parce qu’il renoue technique et Droit (par le droit des licences, avant tout), établit des chaînes de confiance là où seules des procédures régulent les contrats, ne construit pas une communauté mondiale uniforme mais des groupes sociaux en interaction impliqués dans des processus de décision, induit une diversité numérique et de nouveaux équilibres juridiques. Deuxièmement parce qu’il suppose des apprentissages à la fois techniques et politiques et qu’il est possible par l’éducation populaire de diffuser les pratiques et les connaissances pour qu’elles s’imposent à leur tour non pas sur le marché mais sur l’économie, non pas sur la gouvernance mais dans le débat public.

 

Pour aller plus loin :

 

  1. Xavier De La Porte, « Start-up ou Etat-plateforme : Macron a des idées du 17e siècle », Chroniques La Vie Numérique, France Culture, 19/06/2017.
  2. C’est ce que montre, d’un point de vue sociologique Corinne Delmas, dans Sociologie politique de l’expertise, Paris : La Découverte, 2011. Alain Supiot, dans La gouvernance par les nombres (cité plus loin), choisit quant à lui une approche avec les clés de lecture du Droit.
  3. Voir Friedrich Hayek, La route de la servitude, Paris : PUF, (réed.) 2013.
  4. Voir Karl Polanyi, La Grande Transformation, Paris : Gallimard, 2009.
  5. Christophe Masutti, « du software au soft power », dans : Tristan Nitot, Nina Cercy (dir.), Numérique : reprendre le contrôle, Lyon : Framasoft, 2016, pp. 99-107.
  6. Francis Fukuyama, La Fin de l’Histoire et le dernier homme, Paris : Flammarion, 1992.
  7. Corentin Durand, « ‘L’ADN de la France, c’est la liberté de la presse’, clame le patron de Google », Numerama, 26/02/2016.
  8. Les Échos, « Google intensifie sa lutte contre la propagande terroriste », 19/06/2017.
  9. Sandrine Cassini, « Terrorisme : accord entre la France et les géants du Net », Les Echos, 23/04/2015.
  10. Philippe Vion-Dury, La nouvelle servitude volontaire, Enquête sur le projet politique de la Silicon Valley, Editions FYP, 2016.
  11. Götz Hamman, The United States of Google, Paris : Premier Parallèle, 2015.
  12. On pourrait ici affirmer que ce qui est en jeu ici est le solutionnisme technologique, tel que le critique Evgeny Morozov. Certes, c’est aussi ce que Götz Haman démontre : à vouloir adopter des solutions web-centrées et du data mining pour mécaniser les interactions sociales, cela revient à les privatiser par les GAFAM. Mais ce que je souhaite montrer ici, c’est que la racine du capitalisme de surveillance est une idéologie dont le solutionnisme technologique n’est qu’une résurgence (un rhizome, pour filer la métaphore végétale). Le phénomène qu’il nous faut comprendre, c’est que l’avènement du capitalisme de surveillance n’est pas dû uniquement à cette tendance solutionniste, mais il est le résultat d’une convergence entre des renversements idéologiques (fin du libéralisme classique et dénaturation du néo-libéralisme), des nouvelles organisations (du travail, de la société, du droit), des innovations technologiques (le web, l’extraction et l’exploitation des données), de l’abandon du politique. On peut néanmoins lire avec ces clés le remarquable ouvrage de Evgeny Morozov, Pour tout résoudre cliquez ici : L’aberration du solutionnisme technologique, Paris : FYP éditions, 2014.
  13. Peppino Ortoleva, « Qu’est-ce qu’un gouvernement d’experts ? Le cas italien », dans : Hermès, 64/3, 2012, pp. 137-144.
  14. Vincent Dubois et Delphine Dulong, La question technocratique. De l’invention d’une figure aux transformations de l’action publique, Strasbourg : Presses Universitaires de Strasbourg, 2000.
  15. Pierre Lascoumes et Patrick Le Galès (dir.), Gouverner par les instruments, Paris : Les Presses de Sciences Po., 2004, chap. 6, pp. 237 sq.
  16. « Raphaël Mastier, Microsoft France : le secteur hospitalier doit industrialiser sa modernisation numérique », Econocom, 29/05/2015.
  17. « Services aux citoyens, simplification, innovation : les trois axes stratégiques du secteur public », CGI : Blog De la Suite dans les Idées, 02/05/2017.
  18. Ariane Beky, « Loi numérique : les amendements sur le logiciel libre divisent », Silicon.fr, 14/01/2016.
  19. Marc Rees, « La justice annule un marché public excluant le logiciel libre », Next Inpact, 10/01/2011.
  20. Mark Zuckerberg, « Building Global Community », Facebook.com, 16/02/2017.
  21. Fred Tuner, Aux sources de l’utopie numérique. De la contre-culture à la cyberculture. Stewart Brand, un homme d’influence, Caen : C&F Éditions, 2013.
  22. Christophe Masutti, « Les nouveaux Léviathans I — Histoire d’une conversion capitaliste », Framablog, 04/07/2016.
  23. Compte-rendu de l’audition deBruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence, sur la régulation et la loyauté des plateformes numériques, devant la Commission de réflexion et de propositions sur le droit et les libertés à l’âge du numérique, Mardi 7 juillet 2015 (lien).
  24. Alain Supiot, La gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France (2012-2014), Paris : Fayard, 2015, p. 206.

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System Linux : Activation du HTTP Strict Transport Security HSTS

hsts.jpg

Strict Transport Security

Le HTTP Strict Transport Security HSTS est une instruction donnée par un serveur Web aux navigateurs Web sur la façon dont ils doivent interagir avec lui, directive communiquée au travers d’une en-tête.

Cette règle force les connexions HTTPS, sans tenir compte des appels de scripts pour charger des ressources en HTTP.

A tester avant de faire des bêtises :p selon le site vous risquez des ennuis...

Pour activer le HSTS il suffit de rajouter ceci dans un fichier .htaccess à la racine de votre site :

# Use HTTP Strict Transport Security to force client to use secure connections only Header always set Strict-Transport-Security "max-age=31536000; includeSubDomains; preload"

Commande pour vérification :

# curl -s -D- https://www.system-linux.eu/ | grep -i Strict Strict-Transport-Security: max-age=31536000; includeSubDomains; preload

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RaspbianFrance : Volumio, un serveur du musique sur votre Raspberry Pi 3

Depuis le début de Raspbian-France, nous avons toujours cherché à mettre en place un média center parfait pour regarder les milliers de films et séries existants, mais nous n’avions jamais pensé aux audiophiles qui préféreraient voir une solution de qualité dédiée au monde musical.

Eh bien nous vous avons entendu, et nous avons trouvé une application libre et open source, Volumio.

Volumio est basé sur la distribution Raspbian, l’application permet de gérer sa bibliothèque musicale sur un seul et unique appareil, la Raspberry Pi. Volumio est simple d’utilisation, il supporte tous les types de fichiers (mp3, FLAC, Alac, Aac, Vorbis, etc.), et fonctionne même avec des cartes d’extensions DAC pour pouvoir profiter au maximum d’un son propre et net.

Enfin, Volumio est toujours maintenu avec des mis à jours une fois par mois, ce qui montre le sérieux de l’équipe derrière ce très beau produit.

Installer Volumio sur sa Raspberry Pi 3

Volumio est distribué comme une image Raspbian, c’est à dire que vous allez devoir télécharger l’image Volumio depuis le site web.

Une fois l’image « volumio » décompressée, flashez votre carte SD comme nous vous l’avons appris (ici pour Windows, ou ici pour Linux/MacOS). Une carte microSD comme celle-ci fera amplement l’affaire.

Volumio gère la connexion Wi-fi, pas besoin donc de vous encombrer avec un câble Ethernet.

Lors du premier démarre de la Raspberry Pi 3, Volumio va procéder à l’installation et à la mis en place de l’app, cela peut prendre quelques minutes. Si comme nous, vous avez fait le choix du Wi-fi, Volumio va tenter de se connecter à un réseau, si aucun n’est disponible ou accessible, Volumio va alors créer un hotspot nommé « Volumio ». Vous n’aurez plus qu’à vous y connecter avec le mot de passe « volumio2 » pour pouvoir y accéder. Puis aller sur l’interface web sur l’adresse volumio.local ou en tapant l’ip de la Raspberry Pi 3.

Voici l'interface de Volumio

Bienvenue sur Volumio !

Maintenant vous allez pouvoir configurer la bête. Nous vous conseillons de commencer par changer la langue de Volumio et de passer le système en français, l’option se situe dans l’onglet « Apparence ».

Une fois en français, vous pouvez connecter Volumio à votre box, pour cela il suffit de rendre dans l’onglet «Réseau», puis d’aller dans la section « Réseau Wi-fi », de choisir votre box et de rentrer votre code de sécurité.

Monter sa bibliothèque

Volumio est désormais prêt à l’usage sur votre Raspberry, il ne vous reste plus qu’à ajouter tous vos morceaux. Encore une fois, c’est relativement simple, nous vous recommandons de passer sur un disque dur externe comme celui-ci. Mettez-y tous vos titres et album puis branchez le disque sur la Raspberry Pi.

Rendez-vous dans « Parcourir » puis dans « Bibliothèque Musicale », « USB », votre disque apparaîtra ici, mais vous pouvez directement accéder à son contenu depuis la section « Album » ou « Artiste », etc.

Il est également possible d’utiliser un NAS, pour cela allez dans le menu, section «Ma Musique».

Enfin dernière possibilité, vous pouvez ajouter un plugin pour lire les titres de Spotify, oui monsieur ! Afin d’obtenir ce plugin, allez dans la section « Plugins ». Une fois le plugin trouvé cliquez sur installer. Lorsque l’opération sera finie vous n’aurez plus qu’à activer Spotify sur votre Raspberry.

Contrôler sa Pi à distance

Aussi pour perfectionner Volumio, celui-ci est compatible DLNA et AirPlay ce qui rend possible la diffusion de flux audio à partir d’un iPhone. Pour les téléphones sous Android, c’est un peu plus compliqué, au mieux il faut rooter son mobile et télécharger l’application AirAudio, sinon, vous pouvez vous servir de l’appli BubbleUPnP+Xposed qui permet de manager Volumio depuis le téléphone.

Enfin pour les audiophiles, volumio est un vrai système HI-FI, vous pouvez donc ajouter une carte d’extension DAC sur votre Raspberry Pi pour gagner en qualité et confort sonore, nous vous recommandons ce modèle à un prix correct.

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Full Circle Magazine FR : On remet ça !

Voici pour vous le Numéro spécial Python, volume 11 en français, disponible sur notre page NUMÉROS. Vous pouvez aussi le télécharger directement en cliquant sur l'image de couverture ci-dessous.

Python11.png

Bonne lecture et amusez-vous bien !

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Thuban : Bilan mensuel libre du mercredi (8 : juin 2017)

Et c'est reparti pour un petit bilan de mes quelques activités libres au cours du mois de juin. Si vous aussi vous avez fait des choses (code, dons,...), n'hésitez pas à en parler :)

  • J'héberge désormais le blog "d'un anargeek" avec plaisir :)
  • J'ai installé un onduleur pour mon serveur qui héberge entre autres le CHATONS 3hg .
  • J'ai retravaillé la notification mail de blogotext pour avoir des mails multipart : moitié html moitié plaintext pour s'adapter à tous les clients de messagerie. Je la sens bien la prochaine versions, les contributeurs ont fait du super boulot !
  • J'ai repris le code de owi le gestionnaire de connexions sans fil sous OpenBSD pour y ajouter quelques fonctionnalités et le passer sur framagit pour inciter les contributions externes.
  • Framasoft m'a envoyé son t-shirt :)
  • J'ai découvert que blogotext permet déjà d'optimiser la base de données, donc pas besoin de coder un VACUUM ^^
  • J'ai publié isotop, une image d'installation pour découvrir OpenBSD
  • J'ai envoyé un tout petit commit pour la kiss0s afin de corriger l'outil "thelauncher"
  • J'ai pété mon ordinateur... Je découvre maintenant les joies d'un multi-coeur et d'un SSD sur un lenovo thinkpad t420s qui fonctionne entièrement sous OpenBSD.

Sinon, c'est le vacances :)
Bon été à tous !!!

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Dimitri Robert : Annonce – Mille et une façons de détourer une image avec GIMP

J’anime une conférence le 5 juillet à 11h, dans le cadre des rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL2017).

Le détourage consiste à découper une partie d’une image ou photo pour la réutiliser séparément. GIMP propose plusieurs outils de sélection destinés à détourer un élément. Mais les outils ne sont pas suffisants pour effectuer un « bon » détourage.

Nous verrons, au cours de cette conférence, plusieurs techniques, certaines classiques, d’autres, insolites, pour réaliser des détourages selon la qualité de la photo et la nature de l’élément à détourer.

Cet article Annonce – Mille et une façons de détourer une image avec GIMP est publié sous licence CC By-SA 4.0 par Dimitri Robert sur Formation logiciel libre - Reprenez le contrôle de votre informatique !.

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alterlibriste : Culture d'été

A l’heure ou les villes se vident et les plages se remplissent, qu’il s’agisse de partir pour de longues vacances ou encore bosser pas mal, il faut continuer à faire le plein de podcasts et j’ai sous la main quelques bons tuyaux pour les barbus.

Avant tout, et parce qu’été rime aussi parfois avec lecture, je parlais la semaine dernière de la BD Le profil de Jean Melvil, eh bien, comme par hasard, j’avais sur ma liste de livres à lire Zero de Marc Elsberg, ça commence tout pareil avec des lunettes connectées qui donnent plein de super informations à partir de nos données personnelles. J’ai juste commencé mais c’est bien sourcé et c’est dans la même ambiance que Black Mirror, série (une des seules que j’ai regardées) que je recommande chaudement pour imaginer comment le futur proche pourrait se profiler avec les mutations numériques en cours (une petite interview de l’auteur qui décrit rapidement de quoi il retourne).

Mais revenons à nos podcasts :

  • On va commencer par du léger parce qu’il faut bien se marrer un peu. Le podcast Studio 404 que j’ai découvert assez récemment, traite pas mal de la tech et des évolutions qu’elle engendre dans la société ; point de libre là-dedans me dira-t-on. Peu en effet, mais dans le dernier épisode, un des animateurs (tous plus ou moins journalistes et auteurs de chroniques de grande qualité) s’est mis à Linux (tiens, ça me fait penser à un autre journaliste, David Dufresne qui raconte aussi son passage à Linux sur son blog). Alors, il fait ça sur un ton très humoristique et sans ménagement pour les linuxiens pur jus, un bon aperçu de l’image que l’on donne à l’extérieur. Ça m’a bien fait marrer, le reste de l’émission n’a rien à voir mais vaut aussi le détour pour se faire une idée de ce grand podcast et de sa communauté.
  • Un peu moins léger mais pour se remettre les idées en place, une interview de Benjamin Bayart par Thinkerview qui permet de faire un peu le ménage des différents bullshits que l’on nous sert sur la surveillance, le big data, le terrorisme, le chiffrement, le renseignement, l’intelligence artificielle… (ce n’est pas un podcast ? youtube-dl -x --audio-format mp3 VBsLSfPs2PE, ça y est)
  • Et pour finir, une émission de France Culture qui date de quelques semaines mais sur laquelle tout bon libriste se doit de jeter une oreille, Les Nouvelles Vagues consacrées à l’héritage d’Aaron Swartz avec l’intervention de personnes très motivées dans la défense d’un internet plus libre et ouvert (le podcast).

Bon été à tous !

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #26

Pour la 26ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Benoît Boudaud : #Python: Variables et espaces de noms

Pour une lecture plus agréable (page plus large), je vous invite à cliquer sur ce lien et à lire ce chapitre dans la rubrique consacrée au langage Python.

Introduction

Dans le chapitre précédent, nous avons pu constater que grâce à la programmation orientée objet, deux développeurs, Briface et Jobriel, pouvaient coder un objet chacun de leur côté et que ces deux objets pouvaient être « assemblés » in fine pour donner naissance au programme de notre choix.

Même si ces deux module renfermait un objet ou une variable dont le nom était identique, il n’y avait pas de risques que le programme se comporte de manière erratique puisque chaque objet évoluait dans son propre espace de noms. C’est la raison pour laquelle  une commande telle que self.random_choice.random_choice ne levait pas d’exception. 

La notion d’espace de noms dans le langage Python

La notion d’espace de noms est très importante dans le langage Python. Lorsque nous définissons une fonction avec des variables à l’intérieur, ces dernières ne peuvent vivre que dans l’espace de noms de cette fonction. Dès que celle-ci a exécuté sa dernière ligne d’instruction, les variables qui y séjournent deviennent hors de portée. Voici un exemple :

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- def first_names(): lady_1 = "Gabiche" print(lady_1) first_names() #appel de fonction

Résultat : Gabiche.

La fonction affiche bien la valeur contenue dans la variable définie localement.

Maintenant, nous allons modifier la dernière ligne du programme. Au lieu d’appeler la fonction, nous allons tenter de faire un print() de la variable lady_1.

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- def first_names(): lady_1 = "Gabiche" print(lady_1) print(lady_1)

Traceback (most recent call last):
File « /home/ordinosor/1_exemple.py », line 8, in
print(lady_1)
NameError: name ‘lady_1’ is not defined

Godverdomme! Keskispasse? Eh bien, nous avons tout simplement essayé d’afficher la valeur d’une variable qui est hors de portée puisqu’elle est définie à l’intérieur de la fonction.

À présent, nous allons essayer de faire le contraire. Nous allons définir une variable lady_2  dite globale c’est-à-dire à l’extérieur de toute fonction, et dans la fonction first_names, nous allons tenter de faire un print(lady_2).

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- lady_2 = "Amandale" def first_names(): print(lady_2) first_names() #Appel de fonction

Résultat : Amandale.

Là, dans cet exemple, lady_2 n’est pas définie à l’intérieur de la fonction, et pourtant le programme ne plante pas! Warum?

En fait, Python va d’abord chercher dans l’espace local une variable portant le nom de lady_2. S’il ne la trouve pas, alors il va poursuivre sa recherche à l’extérieur de la fonction, c’est-à-dire dans l’espace global où il existe bien une variable définie avec le nom lady_2. Par conséquent, la fonction print() peut récupérer la valeur de cette variable dite globale.

Maintenant, définissons deux variables portant le même nom mais ne stockant pas la même valeur… Une variable globale lady_2 et une variable locale lady_2 dans la fonction. Reprenons le code précédent:

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- lady_2 = "Amandale" def first_names(): lady_2 = "Mandy-Bulle" print(lady_2) first_names() #Appel de fonction

Résultat : Mandy-Bulle.

Python a d’abord effectué une recherche en local, dans l’espace de noms de la fonction. Il a réussi à trouver une variable nommé lady_2. Donc, la recherche s’est immédiatement interrompue et la fonction print() a récupéré la valeur contenue dans cette variable locale, à savoir Mandy-Bulle.

Le mot-clé global

Il n’est pas possible de modifier la valeur de la variable globale lady_2 à l’intérieur de la fonction… A moins de lui affecter au préalable le mot-clé global mais cette technique est parfaitement déconseillée car dans un gros programme, si quelqu’un modifie la valeur stockée dans la variable, il y a un gros risque que ce changement impacte sans le vouloir d’autres parties du programme. Gros risque de bugs en perspective!

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- lady_2 = "Amandale" def first_names(): global lady_2 lady_2 = "Mandy-Bulle" print(lady_2) #Variable globale

Résultat : Mandy-Bulle.

Amandale a disparu du programme…

Et avec la méthode append() ?

Créons une liste ladies_list et essayons voir…

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- ladies_list = ["Amandale", "Gabiche"] def first_names(): ladies_list.append("Mandy-Bulle") first_names() #Appel de fonction print(ladies_list) #Variable globale

Résultat : [« Amandale », « Gabiche », « Mandy-Bulle »].

Nous avons réussi à modifier la liste malgré le fait que la méthode append() soit présente à l’intérieur de la fonction. Pourquoi donc? Parce que nous avons fait appel à une méthode qui appartient à l’objet ladies_list. En agissant ainsi, aucune barrière d’espace de noms ne peut nous empêcher de mener à bien notre modification.

Mais il est impossible de modifier la variable globale ladies_list en lui affectant une nouvelle valeur à l’intérieur de la fonction.

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- ladies_list = ["Amandale", "Gabiche"] def first_names(): ladies_list = ["Mandy-Bulle", "Dominille"] print(ladies_list) first_names() #Appel de fonction print(ladies_list) #Variable globale

[« Mandy-Bulle », « Dominille »] : Résutat qui correspond au print() de la variable locale ladies_list dans la fonction.

[« Amandale », « Gabiche »] : Résultat qui correspond au print() de la variable globale ladies_list. Nous n’avons point réussi à modifier cette dernière.

Avec le slicing #!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- ladies_list = ["Amandale", "Gabiche"] def first_names(): ladies_list[1:1] = ["Mandy-Bulle"] first_names() #Appel de fonction print(ladies_list) #Variable globale

Résultat : [« Amandale », « Mandy-Bulle », « Gabiche »]

Avec la technique du slicing, le résultat est positif car en fait, sans le savoir, nous utilisons la méthode constructeur de la classe slice. Elle agit directement sur l’objet et là encore, aucune barrière d’espace de noms ne peut nous empêcher de mener à bien notre modification. C’est comme si nous avions écrit ce code (ligne n° 7) :

#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- ladies_list = ["Amandale", "Gabiche"] def first_names(): ladies_list[slice(1,1)] = ["Mandy-Bulle"] first_names() #Appel de fonction print(ladies_list) #Variable globale Attributs d’instance et attributs de classe

Il existe également une hiérarchie entre les espaces de noms des instances et des classes.

  • Les instances peuvent utiliser les variables définies au niveau des classes et au niveau global mais elles ne peuvent pas les modifier.
  • Les classes peuvent utiliser les variables définies au niveau global mais elles ne peuvent pas les modifier.

Dans le code ci-dessous, nous avons trois types de variables :

  • Une variable globale
  • Un attribut de classe
  • Un attribut d’instance
#!/usr/bin/env python3 # -*- coding: utf8 -*- man_1 = "Dentifritz_1" #Variable globale class FirstName : """Test avec des prénoms""" man_1 = "Dentifritz_2" #Attribut de classe def first_name(self): """test des variables""" man_1 = "Sébanislas" self.man_1 = "Barnabulle" #===== MAIN =================================================================== if __name__ == '__main__': test = FirstName() test.first_name() print(man_1) #Variable globale print(FirstName.man_1) #Attribut(ou variable) de classe print(test.man_1) #Attribut (ou variable) d'instance

Je vous invite à modifier ce code et à faire autant de tests que nécessaire pour bien comprendre le concept d’espaces de noms et la hiérarchie qui les gouverne.


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Okki : En bref : GStreamer, Musique, Pitivi, System76…

Stefan-Adrian Popa a récemment publié un article de blog sur l’avancement de son travail concernant l’implémentation d’une interface utilisateur dans Pitivi permettant de créer un effet Ken Burns.

De son côté, Georges Basile Stavracas Neto, exaspéré par les temps de chargement incroyablement longs de sa collection d’albums dans Musique, s’est mis à chercher quel pouvait bien en être la cause. Grâce à l’intégration de l’outil de profilage de code Sysprof dans Builder, il s’est rendu compte que le souci provenait du chargement des pochettes de disques. Dans son cas, Musique tentait d’effectuer près de 1200 opérations asynchrones en parallèle. Après avoir tout bêtement limité le nombre d’opérations à effectuer simultanément, le chargement de sa collection fut 73% plus rapide. Amélioration qui sera bien évidemment intégrée à la future version 3.26.

Le correcteur grammatical Grammalecte a récemment lancé une campagne de financement participatif afin de pouvoir améliorer la correction grammaticale, faire évoluer son interface et son intégration à Firefox, créer une extension pour Google Chrome….

Que ce soit le correcteur grammatical ou le dictionnaire Hunspell dont le développeur s’occupe également, tous deux sont utilisés par un grand nombre de logiciels libres, à commencer par Firefox, Thunderbird et LibreOffice. C’est le seul correcteur grammatical libre que nous ayons, mais malheureusement, à dix jours de la fin de la campagne, cette dernière vient seulement de franchir la barre des 52%. Si la somme demandée n’est pas atteinte, l’auteur ne touchera rien et ne pourra donc plus se consacrer entièrement au projet. Alors si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à contribuer à la campagne et à la relayer.

D’autant plus qu’après lecture de l’article LinuxFR qui fut consacré au sujet, je doute sincèrement que l’on puisse un jour trouver quelqu’un d’aussi zinzin pour s’investir dans un logiciel libre dont le développement semble incroyablement ingrat, répétitif et rébarbatif ;-)

Grâce au travail d’Ericsson, GStreamer bénéficie désormais d’un greffon NVDEC pour l’accélération matérielle des vidéos sur les cartes graphiques nVidia. À l’inverse de VDPAU, qui était propre à Linux et qui ne prenait en charge que les cartes d’ancienne génération, telles que Maxwell et Kepler, NVDEC est multi-plateforme et fonctionne tout aussi bien sur les cartes de dernière génération. Le greffon prend en charge le H.264, H.265, VP8, VP9, VC1 et d’autres formats, et peut monter jusqu’à une résolution 4K sur la génération Maxwell et 8K sur la génération Pascal.

On en parlait récemment, System76 ne souhaite plus être un simple DVA et compte proposer à ses clients une expérience utilisateur qui leur soit propre et s’investir dans le développement de GNOME. L’entreprise vient de franchir une nouvelle étape en annonçant Pop!_OS, une nouvelle distribution dérivée d’Ubuntu, dont la version finale est attendue pour le 19 octobre 2017… date de sortie d’Ubuntu 17.10.

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