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blog-libre : Peco pour filtrer de manière interactive en ligne de commandes

Peco est un outil simple pour filtrer de manière interactive. Il est sous licence MIT, disponible sous GitHub et activement maintenu (dernière version 0.5.1 du 17/03/2017). C’est un dérivé de percol (en Python, dernier commit 24/01/2016). Une petite démo de Peco tirée de sa page GitHub.

Peco est écrit en Go et est disponible pour Linux, Unix, *BSD, Mac OS X, Windows. Ses principales qualités :

  • Il est simple à utiliser et interactif. Il remplacera avantageusement grep pour les allergiques à la ligne de commandes et il fera gagner beaucoup de temps aux devs/sysadmins
  • Sur Linux et Unix il est proposé en tant que simple fichier exécutable (c’est la méthode recommandée d’installation), il nécessite Go et que le fichier soit exécutable donc pas besoin d’être root
Un simple fichier exécutable que vous mettez où vous voulez

Pour Debian en simple utilisateur (typiquement sur un serveur où vous n’avez pas un accès root).

wget https://github.com/peco/peco/releases/download/v0.5.1/peco_linux_amd64.tar.gz tar xf peco_linux_amd64.tar.gz && mv peco_linux_amd64/peco ~/ chown babar: ~/peco && chmod +x ~/peco rm -r peco_linux_amd64 peco_linux_amd64.tar.gz /home/babar/peco --help

Pour Ubuntu en simple utilisateur.

wget https://github.com/peco/peco/releases/download/v0.5.1/peco_linux_amd64.tar.gz tar xf peco_linux_amd64.tar.gz && mv peco_linux_amd64/peco ~/.local/bin/ # mkdir -p ~/.local/bin/ si le dossier n'existe pas chown babar: ~/.local/bin/peco && chmod +x ~/.local/bin/peco rm -r peco_linux_amd64 peco_linux_amd64.tar.gz peco --help

Pour Debian en root (Pour Ubuntu voir Mémo installation packages Xubuntu).

wget https://github.com/peco/peco/releases/download/v0.5.1/peco_linux_amd64.tar.gz tar xf peco_linux_amd64.tar.gz && mv peco_linux_amd64/peco /usr/local/bin/ chown root:staff /usr/local/bin/peco && chmod +x /usr/local/bin/peco rm -r peco_linux_amd64 peco_linux_amd64.tar.gz peco --help

Les bases et quelques exemples d’utilisation

Vous trouverez les raccourcis clavier/souris ici, à regarder obligatoirement :
Touche Echap ou Ctrl + c pour sortir de peco
Touche Entrée pour sélectionner la ligne où se trouve le curseur, envoyer la ligne sur STDOUT et sortir de peco
Ctrl + espace pour sélectionner la ligne et aller à la ligne suivante
Ctrl + r pour changer de filtre (IgnoreCase, CaseSensitive, SmartCase, Regexp, Fuzzy)

Quelques exemples d’utilisation.

ps aux | peco set | peco --query home cat /etc/passwd | peco --query babar peco /var/log/syslog peco --query color /etc/systemd/user.conf cat /var/log/auth.log | peco --query 'babar may 20'

Options de la ligne de commandes

Voir ici pour la liste complète. Quelques options intéressantes :
--query : Spécifier la requête de recherche à utiliser lors du lancement de peco
--layout : Positionner la barre de recherche soit en haut soit en bas
--exec : Exécuter la commande spécifiée sur les lignes sélectionnées en quittant peco. La commande reçoit les lignes sélectionnées de STDIN et sera exécutée par /bin/sh -c

Fichier de configuration

Vous trouverez ici les indications du fonctionnement du fichier de configuration, j’ai choisi de le placer dans $HOME/.config/peco/config.json.

Voici mon fichier de config.

mkdir -p ~/.config/peco && nano ~/.config/peco/config.json { "Prompt": "Jacques a dit :", "StickySelection": true }

Il y a bien entendu d’autres options, je vous laisse les consulter. J’attire votre attention sur StickySelection qui permet de conserver les lignes sélectionnées même si vous changez votre requête de recherche (on sélectionne plusieurs lignes avec Ctrl + espace par exemple).

Keymaps et Styles

Peco permet de configurer finement les raccourcis clavier, on se rendra dans Keymaps pour cela en s’appuyant notamment sur Available Keys, Available Actions, Default Keymap. Jetez un œil sur les Combined Actions permettant de définir une action personnalisée genre sélectionner 4 lignes d’un coup avec un seul raccourci clavier.

On peut changer le rendu visuel de Peco via les différents styles proposés.

Quelques critiques

Essayer peco, c’est l’adopter. Cela ne doit cependant pas cacher ses défauts :

  • L’option --exec est loin d’être top alors qu’elle était très prometteuse, je la trouve mal pensée, elle est quasiment inutilisable
  • La feature à suivre (il y a une issue ouverte) est un Zoom.In/Zoom.Out. Typiquement dans un log on a trouvé ce qu’on cherchait on voudrait bien voir les XX lignes avant et après le terme recherché. Tout le monde pour réclamer la feature sur GitHub ! Moi c’est fait ;)
  • Il est dommage que les options n’existent pas en version courte par exemple -q pour remplacer --query
  • Un raccourci clavier pour ouvrir le fichier à l’endroit sélectionné avec son éditeur favori (vim, nano, etc.)

En somme c’est un outil encore un peu jeune mais qui mérite toute votre attention et que vous adopterez très probablement.

Tcho !

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elementary OS : elementary OS Loki 0.4.1 disponible

Disponible depuis le 17 Mai 2017, elementary OS Loki se voit gratifié d’une mise à jour et passe de la version 0.4 vers la 0.4.1. Cette nouvelle mise à jour apporte quelques modifications intéressantes : l’Appcenter, ajout du nouveau LTS Enablement Stacks, de nombreuses traductions mises à jour.

Ces mises à jour touchent le navigateur d’elementary OS : Epiphany, ainsi que de nombreux correctifs pour Fichiers; Photos se voit doter d’une nouvelle barre latérale dédiée à l’affichage des métadatas. Bluetooth dispose de nouveaux paramètrages : un indicateur dédié au micro ainsi que la gestion des périphériques Bluetooth directement depuis l’indicateur de son.

Ce passage en version 0.4.1 n’est pas qu’une simple « mise à jour » mais représente de nombreux correctifs, ajouts voir de nouvelles fonctionnalités. Ce travail représente 8 mois de travail intensif.

 

AppCenter

L’AppCenter se voit maintenant doter d’un nouveau design (ndlr : design qui ressemble un peu à la logithèque d’Ubuntu), celui-ci est maintenant plus agréable en terme de design et d’accessibilité, certaines applications maintenant mises en avant.

Nouveau design de l'AppCenter

Nouveau design de l’AppCenter

 

Cette mise à jour apporte l’ajout du « pay-what-you-want » ou en français : « paie-ce-que-tu-veux » : ce système n’est en rien une obligation, mais vous permet si vous le souhaitez de rémunérer directement au sein de l’AppCenter le développeur d’une application que vous appréciez.

 

AppCenter se voit aussi doté maintenant de bandeau de notification, vous êtes maintenant averti qu’un redémarrage est obligatoire.

 

AppCenter dispose d'un bandeau de notification

AppCenter dispose d’un bandeau de notification

 

Autre ajout intéressant, il est maintenant possible de faire une recherche d’application directement depuis le menu Applications.

 

Comment mettre à jour ?

Passer vers la version 0.4.1 se fera naturellement via un passage vers l’AppCenter, ou, si vous préférez votre terminal : via l’utilisation d’un sudo apt-get update && sudo apt-get upgrade.

 

Source du billet : New Release: elementary OS Loki 0.4.1

 

Le billet elementary OS Loki 0.4.1 disponible a été publié sur le site de la elementary OS -

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citizenz7 : Feren OS : la distribution Gnu/Linux qui va vous faire quitter Windows

Feren OS est une distribution Gnu/Linux de type "desktop" basée sur Linux Mint.
Feren OS est livré avec l'environnement de bureau Cinnamon et comprend la couche de compatibilité WINE pour l'exécution des applications Windows. La distribution est également livrée avec WPS (traitement de texte, tableur, ... compatible avec Microsoft Office) et le navigateur Web Vivaldi.

Feren OS est une distribution Linux esthétiquement sympa et bien fournie en applications (c'est le moins qu'on puisse dire) et qui se positionne comme un remplaçant idéal pour Microsoft Windows ou MacOS.
En fait, Feren OS est ... "impressionnant" et pourrait bien séduire nombre d'utilisateurs, y compris les linuxiens.

A mon sens, le seul inconvénient de cette distrib est qu'on ne choisit pas son environnement de bureau : c'est Cinnamon. Point barre.
Evidemment vous aurez le choix par la suite d'installer un autre environnement de bureau... mais encore faut-il savoir le faire...

Feren OS est également très facile à installer. Quelques étapes suffisent à faire tourner la distrib... Cela la rend adaptée à ceux qui migrent vers Linux ou du moins vers ce système d'exploitation.
Feren OS propose une bonne liste d'applications dans tous les domaines. La distrib dispose de plusieurs lanceurs spécialisés pour installer et configurer des applications en un seul clic de souris.

Feren OS 2017.0 "Murdock" a été publié ce mois-ci. Elle est basée sur l'édition Linux Mint (donc ... Ubuntu).
Feren est un nouvel arrivant sur le terrain des distributions Gnu/Linux, apparu fin de 2015. Depuis, Feren OS a acquis une maturité importante.
On pourrait même dire que cette distribution possède sa personnalité propre, plutôt agréable dans l'ensemble et donc vous n'aurez pas l'impression d'utiliser un énième clone de Mint.
La personnalisation l'environnement de bureau Cinnamon lui confère une atmosphère vraiment atypique, vraiment différente de celle de Linux Mint Cinnamon.

Feren OS est directement utilisable après l'installation - mais il y a un Hic ! Il va vous falloir un bon PC, c'est à dire assez costaud en RAM, CPU et carte graphique (compter 8 Go de RAM pour être tranquille. Sous Virtualbox, lors de mes tests, je dépassais les 6 Go de RAM). Vous aurez également besoin d'au moins 20 Go d'espace disque dur pour l'installation. 8 Go de RAM ne seront pas superflus pour faire tourner l'ensemble de manière fluide.

Déjà, le fichier ISO est d'une bonne taille (3,6 Go). Pas vraiment plus que la normale comparé aux autres distrib "tout compris", mais il va falloir vous armer de patience si vous avez une connexion "standard".

Feren OS est complet (drivers, applications pour tous types de travaux, etc.). Cela en fait une plate-forme très intéressante.
On pourrait dire que Feren OS est une distribution "de transition" depuis Windows 10 (Win 7, ...). WINE vient compléter les atouts de cette distrib permettant l'exécution d'applications Windows.

Comme vu plus haut, la distribution est livrée avec WPS (suite office). Elle propose également Vivaldi par défaut (navigateur) mais vous pouvez utiliser l'outil Zorein Web Browser Manager pour désinstaller facilement le navigateur Vivaldi et le compléter ou le remplacer par plusieurs autres navigateurs.
Zorein Web Browser Manager parait très utile pour les utilisateurs inexpérimentés de trouver. Il évite de mettre les mains dans le Software Center, Synaptic Package Manager ou de faire le boulot manuellement... PlayOnLinux et Steam vous attendent également dans le menu.

Et là on découvre que Zorin Linux a constitué une base solide pour cette distrib. De plusieurs façons, Feren OS est plus proche de Zorin Linux que de Linux Mint. Feren OS n'est pas une copie de Zorin non plus. Zorin exécute le Zorin Desktop 2.0, une intégration interne du shell GNOME. L'apparence de GNOME 3 est loin de l'apparence de Cinnamon dans Feren OS.

Si vous n'êtes pas familier avec le bureau Cinnamon (c'est mon cas : j'utilise XFCE), vous ne devriez pas avoir beaucoup de mal à vous y retrouver. Le bureau Cinnamon est facile à utiliser, en particulier grâce à toutes les fonctionnalités personnalisées ajoutées par le développeur de Feren OS.

C'est assez sympa (en ce qui me concerne) d'avoir accès au "Themer" de Feren OS (icone sur le bureau). Vous pouvez passer d'un look windows 10 à windows 3.1 (!), d'un traditionnel Numix à Chrome OS ou même Mac OS. La distribution télécharge les icones "qui vont bien" juste après l'installation, au premier démarrage.

Bref, Feren OS n'est pas une révolution en soit mais peut permettre à pas mal de monde de franchir le pas de Windows vers Gnu/Linux.

J'ai eu oui dire que ces derniers temps avec le virus Wanacrypt, pas mal de monde voulait changer de crèmerie (j'ai déjà 2 demandes dans ma famille).

Merci Wanacrypt ???

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Okki : En bref : HiDPI, documentation et Builder

Endless OS, le système basé sur GNOME aussi simple qu’Android, a réussi à créer un Flatpak fonctionnel de Steam, désormais proposé dans leur logithèque. Vivement l’ouverture du Flathub tant attendu pour qu’on puisse centraliser tous les Flatpak.

Jusqu’à présent, les possesseurs d’un écran HiDPI étaient limités à une mise à l’échelle de 1:1 ou 2:1 et ne pouvaient rien choisir entre les deux. Dans un billet de blog, Matthias Clasen annonce la prochaine prise en charge des mises à l’échelle fractionnées (qui arriveront sans doute pour GNOME 3.26), ainsi que l’organisation d’un hackfest (sponsorisé par Canonical) qui aura lieu à Taipei début juin.

L’équipe en charge de la documentation annonce elle aussi l’organisation d’un hackfest, qui se tiendra du 14 au 16 août à Cincinnati. Fait intéressant, depuis l’annonce d’Ubuntu d’abandonner Unity au profit de GNOME, ils auraient d’ores et déjà constaté une augmentation du nombre de contributions en provenance d’Ubuntu.

Christian Hergert vient d’annoncer dans un billet de blog certaines des nouveautés à venir dans Builder, l’environnement de développement du projet GNOME. Des améliorations notables ont été apportées au moteur qui gère les différents panneaux qui composent l’interface, étape nécessaire à l’implémentation de futures fonctionnalités. Un nouveau système de raccourcis clavier offrant bien plus de possibilités (thèmes clavier, remplacements personnalisés…) a également été implémenté. Mais le gros morceau, c’est surtout l’arrivée du débogueur.

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Mathieu Ignacio : Pelican : installer des thèmes et des commentaires Disqus

Alors vous allez me dire que vous n'avez pas vu passer d'article sur l'installation et la configuration de Pelican, et c'est normal puisque je n'ai pas encore écrit un tel article. Mais il se trouve que j'ai installé un système de commentaire Disqus sur ce blog et que j'ai préféré en faire un article tant que c'était encore frais. Dans la foulée, je me suis également occupé des thèmes, je vous ai mis cela dans la même fournée.

Note de version : Je suis sur une debian 8 et la version de pelican utilisée est la 3.4

Les thèmes

Installer et utiliser les thèmes pelican ce n'est pas très compliqué... quand on trouve la bonne info. Tout d'abord nous allons installer les thèmes Pelican sur le poste de travail à partir de github. Pour info, cela fait 320Mo. Avec la commande suivante les thèmes seront copiés dans votre répertoire utilisateur dans le sous-répertoire "pelican-themes" :

git clone --recursive https://github.com/getpelican/pelican-themes/ ~/pelican-themes/

Ensuite, vous allez vous balader sur le site PelicanTheme pour voir les thèmes en action. Une fois le thème voulu choisi, il vous faut éditer votre fichier de configuration pelicanconf.py afin d'y ajouter la variable THEME comme ceci :

THEME="/home/matou/pelican-themes/blueidea/"

Ici "blueidea" est le nom du thème choisi sur ce blog. Dans le répertoire défini ci-dessus doivent normalement se trouver deux répertoires : static et template. Je vous précise cela car certains thèmes sont parfois placés différement et vous aurez besoin de chercher un peu. Par exemple pour "alchemy" le chemin est en fait "alchemy/alchemy".

Une fois le thème choisi il vous faut regénérer le site et le tester :

make html make devserver

La commande make devserver démarre un mini serveur web sur votre poste de travail afin que vous puisser consulter une version locale de votre site web via l'url http://localhost:8000/. Une fois satisfait vous pouvez arrêter le serveur et diffuser le site web (ici en ssh) avec la commande :

make stopserver make ssh_upload Les commentaires Disqus

Si le thème choisi sait gérer Disqus, alors cela sera extrèmement simple. Sinon, il vous faudra chercher ou changer de thème :) Je pourrais vous dire que je compte faire un article dessus, mais si le jour ou je me mets à faire mon propre thème je n'utilise déjà plus Disqus, vous allez attendre longtemps...

Alors pour Disqus il vous faut tout d'abord aller vous créer un compte sur leur site puis sélectionner la création de discussion pour un blog. Je ne vous ferai pas le service après-vente de Disqus, mais il faut bien que vous renseigniez le "WebSite Name" et le "WebSite URL". Pour le mien j'ai mis "matoublog" et mon url de base.

Une fois cela fait, il faut éditer le fichier pelcanconf.py et ajouter la variable suivante :

DISQUS_SITENAME = 'matoublog'

Remplacez bien évidemment "matoublog" par votre propre "WebSite Name". Après cela regénérez et republiez votre site pour vérifier le résultat. Et c'est tout.

Note : N'essayez pas de visualiser la partie commentaire localement avec un "make devserver" cela ne fonctionne pas.

Notes à propos de Disqus

Je n'apprécie pas les services en ligne dit "sociaux" car ils sont peu soucieux (c'est peu de le dire) de notre vie privée. Je fais donc une exception que j'espère très temporaire le temps de trouver une alternative communautaire.

J'avais dans un premier temps pensé aux frama-trucs, mais ils n'ont pas d'outil pour répondre à ce besoin. J'ai également regardé sur planet-libre voir s'il était possible de profiter des commentaires liés aux articles partagés... mais il n'y a pas de système de commentaire, juste de notation (poisson rouge inside). En voyant passer un de mes articles sur le journal du hacker j'ai vu qu'il y avait un système de commentaire, mais j'apprécierai avoir un système de commentaire pour l'ensemble de mes articles et pas uniquement sur ceux sélectionnés sur le journal ;)

Donc si vous avez connaissance d'un système de commentaire communautaire, ou bien d'une initiative qui va dans ce sens, n'hésitez-pas à commenter !

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Cenwen : Nouvelle version Openshot QT 2.3.3

Cette version fait suite à la version de correction de bogues 2.3.2, publiée il y a quelques jours (8 jours). Elle introduit un nouveau site web et de grosses corrections afin d’améliorer la stabilité à la fois pour Openshot et pour libopenshot.

Survolons tout ceci tout de suite. Et c’est parti.

Nouveau site Web:

Il devient plus rapide et responsive (cad adapté à tous les types de matériels utilisé que ce soit un pc, portable, tablette, mobile).

Démarrer le mois dernier, il est construit sur le trio Python/Django/PostgreSQL et tourne sur Amazon EC2. Je n’ai pas encore vérifié mais j’espère qu’il a utilisé la dernière version de Django, à savoir la 1.11 qui est une LTS pour 3 ans. !!!!! Cela lui donnera plus de temps pour se consacrer à Openshot. La migration de toutes les petites fonctions (intégration de Playpal, Bitcoin, Patréon, Github, Slack, les donations, les contributions, et plus…) que je qualifie ainsi et la MAJ de l’interface du site (qui va avec) plus structurée prend pas mal de temps. C’est bien connu, les finitions prennent plus de temps que le gros œuvre. Bref, cela devenait un peu urgent de remettre de l’ordre dans tout ça.

 

Analyse en profondeur des erreurs:

Durant les 2 dernières semaines, Jonathan a regroupé toutes les erreurs reportées pour Openshot et libopenshot. Il a identifié un ensemble de 25 erreurs et crash et les a corrigés avec cette nouvelle version. Le graphique ci-dessous est un exemple/une partie de l’analyse qu’il a fait.

 

Détail du travail réalisé:
  • nouvelle version d’openshot-qt 2.3.3 dépendant de libopenshot 0.1.6
  • ajouter CFBundlePackageType à Info.plist
  • fixation des images clés du titre animé SpaceMovie 3D
  • ajustement du centrage de la position du titre en question
  • fixer un bogue quand on sélectionne un effet sur un clip
  • fixer un bogue lors du chargement des langues sur certains systèmes
  • fixer un problème de restauration des sauvegardes lié à un problème de rafraîchissement de la timeline
  • fixer un bogue avec le fichier lock (si un autre processus a déjà détruit ce fichier)
  • ajout d’exception C++ lors de l’archivage des données
  • ajout d’un script pour parcourir les logs d’erreurs python
  • une autre tentative de résoudre « zipimport.ZipImportError: can’t decompress data; zlib not available » lors du lancement d’une version gelée d’Openshot
  • fixer l’absence d’une police entrainant une erreur pour l’éditeur de titre
  • protéger plus les classes Jquery afin d’empêcher le crash lors de clips, effets, transitions marqués invalides
  • suppression du drivers nvidia d’Appimage
  • MAJ du fichier des donateurs et supporter
  • MAJ des traductions et amélioration du script de test des traductions
  • nouvelle version de libopenshot 0.1.6

Comme d’habitude, l’accès à la version anglaise de cet article se trouve ici. Testez, amusez-vous, travaillez avec et si vous constatez quelque chose qui ne vas pas ou bien qui manque, n’hésitez pas à reporter sur Github. Et si le cœur vous en dis (et si vous avez aussi du temps libre), pourquoi ne pas aider plus le projet en contactant directement Jonathan. Et même si vous n’êtes pas un développeur.


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citizenz7 : [TUTO] Sauvegardes journalières et accès à distance sur votre serveur MySQL 

Le défi est simple : sauvegarder de manière journalière sur un serveur A, une (ou plusieurs) base(s) MySQL située(s) sur un serveur B (distant).

Nous utiliserons l'utilitaire mysqldump.

Mysqldump : c'est quoi ?
Sources : https://dev.mysql.com/doc/refman/5.7/en/mysqldump.html
L'utilitaire client mysqldump effectue des sauvegardes logiques, produisant un ensemble d'instructions SQL qui peuvent être exécutées pour reproduire les définitions d'objets et les données de table d'origine de la base de données.
Il peut "sauvegarder" une ou plusieurs bases de données MySQL et les "transférer" vers un autre serveur SQL.
La commande mysqldump peut également générer des résultats dans CSV, d'autres textes délimités ou au format XML.

En gros, en utilisant la commande mysqldump avec certains arguments, on peut se connecter directement sur le serveur distant et rapatrier les bases voulues.

ETAPE 1 : PREPARATION
On va préparer le terrain sur le serveur distant où nous allons créer un utilisateur "spécial", chargé exclusivement des sauvegardes (pour ce cas précis).

Postulats de départ : 
- MySQL est installé et fonctionne sur vos deux serveurs
- phpmyadmin est installé et focntionnel sur votre serveur distant
On travaillera donc avec phpMyadmin plutôt qu'en ligne de commande.

Création d'un "remote-user" :

  1. Se connecter sur phpMyadmin
  2. Aller sur Utilisateurs puis Ajouter utilisateur
  3. Création d'un utilisateur : choisissez un nom (Exemple : remote-user)
  4. Client : choisissez "tout client" ou symbole %
  5. Entrez un mot de passe (solide si possible !)
  6. Privilèges globaux : cochez la case "tout cocher"
  7. Validez

Vous aurez ainsi un utilisateur qui s'appellera "remote-user" avec des privilèges sur tout le serveur / toutes les bases.

ETAPE 2 : CONFIGURATION
On va configurer MySQL pour écouter sur l'adresse IP publique :

  1. Ouvrez /etc/mysql/my.cf
  2. Commentez la ligne bind-address 127.0.0.1 (en ajoutant un # devant, soit : #bind-address 127.0.0.1)
  3. Ajoutez juste en-dessous : bind-address xx.xx.xx.xx (xx.xx.xx.xx étant l'adresse IP publique de votre serveur)
  4. Sauvegardez
  5. Relancez MySQL : /etc/init.d/mysql restart

Désormais vous pourrez vous connecter "à distance" sur le serveur MySQL.

/!\\ : Si vous avez un firewall, pensez à ouvrir le port 3306 sur le serveur distant !

ETAPE 3 : SYNTAXE
Pour faire une sauvegarde journalière des bases MySQL du serveur distant avec la date et l'heure de sauvegarde (soyons fous !), nous allons utiliser mysqldump avec certaines options :
- h : hote distant (ou adresse IP)
- u : utilisateur distant ("remote-user" dans notre exemple)
- p : mot de passe de l'utilisateur distant créé à l'étape 1

Ce qui donne la commande complète suivante :

/usr/bin/mysqldump -h mon.serveur-distant.com -u remote-user -p'MonMotDePasse' ma-base-mysql > /home/moi/backup/mabase-`date +%Y%m%d`-`date +%H%M`.sql

/!\\ : Il n'y a pas d'espace entre -p et le mot de passe qui se trouve entre les guillemets simples : c'est normal !
Evitez donc d'utiliser un mot de passe qui possède des guillemets simples. Perso, j'ai galéré à en devenir chèvre à cause de ce... détail.

ETAPE 4 : AUTOMATISER LA TACHE AVEC CRON
On va utiliser Cron pour une sauvegarde journalière "automatique" :

  1. Tapez crontab -e
  2. On va y mettre la ligne suivante (bas de fichier) : @daily /usr/bin/mysqldump -h mon.serveur-distant.com -u remote-user -p'MonMotDePasseQuilEstBeau' ma-base-mysql > /home/moi/backup/mabase-`date +%Y%m%d`-`date +%H%M`.sql (c'est en gros la même commande que précisée plus haut avec l'option @daily qui précise à Cron de se déclencher chaque jour... à 00:00 en l'occurrence).
  3. Sauvegardez

ETAPE 5 (facultatif) : SUPPRIMER LES SAUVEGARDES VIEILLES DE 7 JOURS
Effacer automatiquement les sauvegardes vieilles de 7 jours (ou 15 jours, ou 4 jours, ... si vous voulez !) : ça permet de faire un peu de ménage dans les sauvegardes... et de s'y retrouver.
Vous pouvez aussi choisir de ne pas supprimer vos sauvegardes (là, il vaut mieux avoir suffisamment d'espace de stockage), de garder une seule sauvegarde journalière, une sauvegarde par semaine, une sauvegarde mensuelle, etc. Tout dépend de vos besoins.

  1. crontab -e
  2. On va ajouter la ligne suivante : @daily find /mon/repertoire/desauvegarde -type f -mtime +6 -delete (ce qui aura pour effet de supprimer tout fichier dans le répertoire vieux de 7 jours au moins).

Et voila votre/vos base(s) sauvegardée(s) !

Cette article est certainement complémentaire de l'article : https://www.citizenz.info/utilser-rsync-ssh-et-sudo-pour-copier-facilement-vos-donnees
 

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Benoît Boudaud : T-UI launcher, un bel outil destiné aux geeks

Hier, figurez-vous que j’ai découvert une application parfaitement inutile puisqu’on peut fort bien s’en passer. Cela dit, elle comblera de joie tous les geeks de mon espèce. Je possède un smartphone de fabrication chinoise en l’occurrence un Huawei P6 Ascend dont les fonctionnalités, bien que modestes, me satisfont amplement.

Il se trouve que je n’appartiens pas à cette génération qui traverse les passages piétons tout en postant sur Facebook une photo de la dernière pizza avalée. Mon « Handy » (C’est comme ça qu’on dit en Allemagne) n’est pas greffé sur ma main gauche. En clair, je peux m’en passer.

Il s’agit d’un outil que j’utilise principalement aux aurores, d’abord comme radio-réveil (La sonnerie fait cocorico et chaque fois qu’elle retentit, j’ai l’impression de me réveiller au beau milieu d’une basse-cour!). Puis, une fois que j’ai les yeux ouverts et avant de me lever, j’aime bien rester quelques minutes au plumard et surfer sur les sites d’actualités. C’est comme si je lisais mon journal en fait.

Mon smartphone n’est pas un foudre de guerre. Il est doté d’applications basiques et je ne vous apprendrais rien si je vous dit que je les ouvre en effleurant différentes icônes. On appelle ça une interface graphique. Tout le monde connaît et tout le monde trouve ça bien pratique. Tout le monde? Non, il existe une irréductible communauté qui reste allergique aux interfaces graphiques. Ce sont les guiks.

Le gwik, ce qui lui plaît, c’est une console dotée d’un fond noir sur lequel défilent des lignes de commande lui donnant le sentiment qu’il maîtrise une science que ses congénères perçoivent comme de la sorcellerie. Le gwik n’a nullement envie de presser une icône pour ouvrir sa page facebook. Du reste, le gwik ne possède pas de compte facebook. Les réseaux sociaux ne sont pas trop sa tasse de thé. À la rigueur, le gwik pouète sur Mastodon. Il n’y a pas de terminal sur son smartphone et ça le rend tristesse…

Un Italien qui s’appelle Francesco Andreuzzi , a été sensible à la détresse de cette tribu et il a développé une application baptisée T-UI Launcher. Je me suis empressé de l’installer sur mon Huawei P6 et comment vous dire?… Je suis joie!

tui.png

Le fond d’écran de ma page d’accueil est devenue aussi noire qu’un corbillard. Ça fonctionne comme un terminal Ubuntu. Pour ouvrir une application, il faut non pas presser une icône mais entrer le nom de celle-ci à la suite de l’invite de commande, ce qui est plus long. Pour vous donner une idée:

  • j’ouvre firefox en tapant firefox,
  • j’active la wifi en en tapant wifi active: true,
  • si je veux appeler Jürgen Schlagendorf, je tape call Schlagendorf Jürgen,
  • si je veux faire une recherche google, je tape search -g,
  • si je veux utiliser la lampe-torche intégrée, je tape Taschenlampe.

Au-delà du côté gadget, je trouve cette application très intéressante et il est hors de question que je la désinstalle. Passé le premier moment de confusion, on découvre des fonctionnalités bien pratiques telles que apps qui ouvrent une liste alphabétique de toutes les applications installées sur l’appareil et, croyez-le ou non, une liste est bien plus lisible que des icônes classées sans ordre. Du coup, j’en ai profité pour faire le ménage grâce à la commande uninstall. J’ai une vision claire de ce que je dois garder et supprimer.

Et puis, il faut bien reconnaître que ça a de la gueule! Donc, en guise de conclusion, je dirais: À adopter sans hésiter!

tui-2

 


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Okki : Ubuntu aimerait connaître votre avis

Logo Ubuntu

OMG! Ubuntu! a récemment pu s’entretenir avec Ken VanDine, membre de l’équipe en charge du poste de travail chez Ubuntu, pour tenter d’en apprendre un peu plus sur ce que nous réservera Ubuntu 17.10, première version à (re)proposer GNOME par défaut en lieu et place d’Unity.

La première question étant de savoir si Ubuntu comptait bel et bien proposer un GNOME à la vanille comme avait pu l’indiquer Mark Shuttleworth, ou si un certain nombre d’extensions seraient proposées par défaut. Mais apparemment, rien d’aussi radical ne serait prévu. Tout juste peut on s’attendre à quelques ajustements ci ou là. Néanmoins, Ubuntu aimerait bien connaître votre avis sur une série d’extensions. Rien n’est donc définitif.

Par contre, une chose est sûre, il n’y aura pas, dans l’immédiat, de HUD ou de barre du menu global.

Question design, il n’y aura pas de nouveau thème ou d’icônes pour la version 17.10, mais rien n’est exclut pour la version 18.04. Pour le moment, le gros du travail concerne l’adaptation du thème Ambiance aux décorations côté client (CSD) et à la suppression des patchs Ubuntu qui retiraient cette fonctionnalité dans les différentes applications GNOME.

Pour rester sur la question des patchs, il a également été demandé si Ubuntu comptait en garder certains, comme la recherche type ahead dans Fichiers. Pour le moment, ils suppriment les patchs qui apportent des dépendances aux technologies Ubuntu, comme les comptes en ligne d’Ubuntu, les bibliothèques d’Unity, etc. À terme, ils devraient supprimer le plus de patchs possible pour pouvoir travailler directement en amont avec les développeurs GNOME, évitant ainsi de futures modifications propres à la distribution.

La question du choix des applications proposées par défaut a également été abordée, Ubuntu ne pré-installant pas, par exemple, Météo, Cartes ou Polari. Mais pour le moment, ils n’ont encore rien décidé.

Quant à la version de GNOME qui sera proposée, même si, là encore, rien n’a été décidé, ils aimeraient proposer la version 3.26. Ça serait une bonne chose qu’Ubuntu propose à nouveau les dernières versions de GNOME. Sur l’adoption de Wayland, le plan est toujours de le proposer par défaut avec la version 17.10, histoire d’avoir quelque chose solide à proposer pour la future version LTS.

S’ensuit une petite question pour savoir s’ils sont au courant d’éventuels problèmes de compatibilité ou de performance. Et apparemment, ils auraient eu des rapports mitigés. Pour certains, GNOME Shell serait plus rapide, quand d’autres signalent qu’il est plus lent. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont mis des développeurs sur le coup pour investiguer sur ces questions, ainsi que sur les problèmes relatifs aux écrans HiDPI.

La dernière question portait sur la mise à niveau vers Ubuntu 17.10 d’une version basée sur Unity. Les amateurs de cet environnement seront heureux d’apprendre qu’Unity restera installé et que GNOME sera disponible comme option lors de la connexion.

Et pour finir, Ubuntu aimerait donc connaître votre avis (un simple vote allant de 1 à 5) sur une série d’extensions. Mais ça ne va pas plaire à tout le monde, le formulaire nécessitant une connexion à un compte Google.

  • Dash to Dock : ajout d’un dock sur le bureau permettant de lancer des applications ou de basculer entre ces dernières sans avoir besoin de passer par la vue d’ensemble des activités.
  • Impatience : augmente la vitesse des animations GNOME.
  • No Topleft Hot Corner : désactive le coin chaud situé en haut à gauche de l’écran qui permet d’accéder à la vue d’ensemble des activités.
  • Alternate Tab : remplacement du raccourci Alt+Tab qui ne regroupe pas les fenêtres par application.
  • Applications Menu : menu principal plus traditionnel, avec classement des applications par catégories.
  • Better Volume Indicator : affichage visuel de la barre de volume quand on fait défiler la molette de la souris au dessus de l’indicateur de son, tout en permettant une rapide mise en sourdine à l’aide d’un simple clique.
  • TopIcons Plus : permet de déplacer les icônes de notifications du tiroir de messagerie vers la barre supérieure.

Ainsi qu’une question bonus pour savoir si vous préférez les boutons de la barre de titre sur la gauche ou sur la droite.

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Okki : Le développeur de Lollypop aimerait connaître votre avis

Logo Lollypop
Le développeur du lecteur de musique Lollypop aimerait connaître votre avis quant à la modification du comportement par défaut du bouton précédent. Actuellement, comme on peut s’y attendre, ce dernier permet de revenir au morceau précédent.

La question est de savoir s’il ne serait pas préférable de revenir plutôt au début du morceau dans le but de pouvoir le réécouter. Le passage à la piste précédente nécessitant un deuxième clique.

Pour ceux qui se poseraient la question, l’utilisation de la barre de progression n’est pas toujours possible. Par exemple, quand on préfère utiliser les touches multimédia plutôt que de passer directement par l’application.

Le développeur ne souhaitant pas ajouter une nouvelle option pour laisser le choix du comportement, votre avis est donc requis. Le rapport de bug qui en fait la demande, ainsi que le sondage Framadate pour pouvoir exprimer votre préférence.

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Okki : GNOME envisage de migrer vers GitLab

Logo GitLab

Dans un message envoyé sur la liste de diffusion dédiée au développement de GNOME, plusieurs développeurs proposent d’abandonner Bugzilla et Cgit au profit de GitLab, qu’ils jugent bien plus moderne et qui faciliterait la vie de tout le monde. Phabricator, la forge adoptée par KDE, fut également envisagée, mais la gestion de code et le workflow proposés par GitLab semblent plus correspondre aux besoins du projet GNOME.

Un wiki a été mis en place pour aborder la migration. On peut y lire les différents problèmes rencontrés par les solutions actuelles (aucune interface graphique pour les tâches courantes concernant la gestion du code, revue de code médiocre, mauvaise intégration, inutilement compliqué, absence de certaines fonctionnalités…), ainsi qu’un comparatif entre GitLab et Phabricator. Une instance de test de GitLab a également été mise en place pour ceux qui souhaiteraient l’essayer.

Ci-dessous, une traduction du message d’Allan Day, que j’espère plutôt juste, n’étant absolument pas bilingue /o\\

Chère communauté,

Avec les années qui passent, nombre d’entre nous sommes de plus en plus frustrés par l’état de notre infrastructure de développement. En particulier Bugzilla. Pratiquement toutes les personnes avec qui nous en avons discuté ne l’aiment pas, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi : il contient de nombreux problèmes d’utilisabilité, la revue de code est un enfer et il est à des années lumière de ce que proposent les plates-formes de développement plus modernes.

Par le passé, il n’y avait pas beaucoup d’alternatives, mais nous avons désormais la chance de pouvoir choisir parmi différentes solutions viables, tout en ayant les ressources nécessaires au niveau de l’administration système pour la mise en place et la maintenance de l’une d’entre elles.

Au cours des derniers mois, nous nous sommes réunis pour examiner les différents choix possibles pour l’infrastructure de développement de GNOME. Nous y avons consacré beaucoup de temps, parce que nous voulons que la communauté ait confiance en nos conclusions. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez consulter nos recherches sur le wiki.

Les résultats de ce processus d’évaluation nous amènent à recommander au projet GNOME de mettre en place sa propre instance de GitLab, en remplacement de Bugzilla et Cgit.

Nous sommes convaincus que GitLab est un bon choix pour GNOME et nous sommes impatients que GNOME puisse le proposer pour moderniser notre expérience de développement. Il nous fournira des outils beaucoup plus efficaces, facilitera l’intégration des nouveaux arrivants et améliorera notre façon de travailler. Nous sommes prêts à travailler sur la migration.

N’oubliez pas qu’il s’agit d’une recommandation ! Nous ne prétendons pas avoir toutes les connaissances et nous aimerions pouvoir en discuter. Par contre, nous demandons à la communauté d’aborder cette proposition avec un esprit ouvert : lisez le wiki et évitez les suppositions concernant GitLab si vous ne vous êtes pas familiarisé avec lui.

Allan Day

Étant donné que les principaux développeurs semblent particulièrement enthousiastes par un tel changement, il est évident que la migration se fera bel et bien. Par contre, aucune date n’a encore été annoncée, ni le temps nécessaire pour une telle migration, particulièrement conséquente au vu du nombre de projets hébergés par le projet GNOME.

Mais une chose est sûre. Tout ce qui facilite la vie des contributeurs et l’arrivée de nouveaux participants est à encourager. Il en va de la vitalité et de l’avenir du projet.

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Okki : Test d’utilisabilité concernant GNOME et Debian

Durant l’événement Contribuez vos compétences à Debian, qui s’est déroulé à Paris du 13 au 14 mai 2017, des développeurs de la distribution Debian ont organisé une session de tests d’utilisabilité de GNOME 3.22, qui sera l’environnement par défaut de la future Debian 9 (Stretch).

Il a été demandé à un groupe de six personnes d’accomplir une série de tâches dans le gestionnaire de fichiers (télécharger et renommer un fichier, manipuler des dossiers, ajouter un signet, modifier les paramètres d’affichage), la logithèque (installer et désinstaller une application, trouver une application permettant de télécharger des fichiers par BitTorrent et l’installer, mettre à jour le système) ou les paramètres système (modifier l’arrière-plan, modifier les paramètres concernant les fichiers temporaires, modifier le lecteur vidéo par défaut, ajouter et supprimer des horloges mondiales).

Comme on peut le constater sur la carte de chaleur, la plupart des tâches ont été accomplies sans grande difficulté.

Carte de chaleur montrant la difficulté à accomplir certaines tâches

Le vert indique que le participant a pu accomplir la tâche avec peu ou aucune difficulté, le jaune qu’il a rencontré des difficultés importantes, le rouge qu’il a rencontré des difficultés extrêmes ou lorsque la tâche a été accomplie de manière erronée et enfin, le noir, que le participant n’a pas réussi à accomplir la tâche demandée.

Dans Fichiers, la principale difficulté fut l’ajout de signets.

Pour l’installation et la désinstallation d’applications, Logiciels est habituellement particulièrement simple. Mais dans le cas présent, manque de pot, les développeurs ont fourni des machines avec la version live CD de Debian et se sont rendu compte durant le test que cette dernière ne proposait pas la liste des paquets disponibles et que par conséquent, Logiciels ne pouvait proposer que les applications déjà installées (voir le bug #862560). À l’avenir, toujours penser à effectuer soi-même les différentes tâches demandées avant de débuter un test d’utilisabilité :D

Au sujet de la modification des paramètres concernant les fichiers temporaires ou la modification du lecteur vidéo par défaut, il est regrettable que les participants n’aient pas pensé à taper les mots-clés temporaire ou défaut dans la vue d’ensemble des activités, qui leur aurait proposé les outils de configuration adéquats.

Sinon, en passant par le Centre de contrôle, les réglages concernant les fichiers temporaires s’effectuent depuis les paramètres de confidentialité, et la modification du lecteur vidéo par défaut, dans le volet Détails puis Applications par défaut. Mais là, pour le coup, il faut reconnaître que Détails n’est absolument pas parlant.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur les différents tests, les erreurs des participants ou leur cheminement, je vous invite à lire le billet de blog d’intrigeri.

Autre point important, aucun des participants n’a utilisé l’aide des différentes applications, ce qui est plutôt regrettable sachant qu’elle est plutôt complète, de bonne qualité, traduite en plusieurs langues et en adéquation avec la version en cours d’utilisation.

À l’arrivée, les tâches demandées n’étant pas particulièrement compliquées, ça montre le travail qu’il reste à accomplir pour rendre notre environnement encore plus simple d’utilisation.

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genma : Offre de stage JavaScript

Description de l'offre de stage

L'objectif de ce stage est d'implémenter les API serveur du "protocole" Mastodon dans OpenPaaS http://open-paas.org/

Vous êtes un passionné de développement, une bête de course en JavaScript, et un aficionado de l'Open Source ? Venez faire votre stage chez LINAGORA, dans l'équipe OpenPaaS. OpenPaaS est une plateforme sociale Open Source de nouvelle génération. Dans cette plateforme, nous souhaitons ajouter un module fournissant le support des API Mastodon, afin que la plateforme OpenPaaS soit capable de devenir un nœud du réseau Mastodon.

Le profil recherché :
- vous êtes tombé dans le web, et depuis vous n'en êtes jamais ressorti
- vous connaissez mieux JavaScript que la doc de Mozilla
- vous souhaitez être entouré de geeks
- vous pouvez défier @genma à Street Fighter ;)
- vous êtes autonome, et savez demander de l'aide quand vous vous sentez bloqué dans votre travail
- vous souhaitez faire votre stage dans une société à taille humaine et à l'ambiance différente

Ce que vous gagnerez à faire votre stage chez LINAGORA
- être conseillé et mentoré par des développeurs experts
- découvrir et appliquer les meilleures pratiques dans le développement logiciel
- participer à un projet Open Source important et visible sur les réseaux de développeurs (Github)
Et si vous êtes très bons, une proposition d'embauche à la clé !

Si tu te reconnais, contacte-moi que je te mette en relation avec la personne qui sera ton maître de stage.

Pourquoi c'est une offre de stage qui est bien ?

Parce qu'elle contribuera à démocratiser Mastodon, l'alternative à Twitter décentralisé. Ai-je besoin d'en dire plus ?

Mon expérience de LINAGORA

Afin de vous aider dans votre choix, je vous renvoie vers mes différents billets sur mon expérience chez LINAGORA :
-Premières semaines dans ma nouvelle vie
-Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ?
-Vous voulez que vos employés s'épanouissent ?
-Pour travailler avec moi au sein de mon équipe...

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citizenz7 : Darkjpeg : un webservice de stéganographie opensource

Je m'attaque à un truc que je ne connais pas du tout : la stéganographie. Ca m'a l'air un poil complexe bien qu'utilisé depuis déjà longtemps par "certains groupes".

Sur ce thème, je viens de tomber sur la page Github de DarkJpeg (https://github.com/yndi/darkjpeg/) et son site principal (http://yndi.github.io/darkjpeg/).

DarkJpeg, c'est quoi ?

DarkJPEG est un service Web de stéganographie en ligne de nouvelle génération.

Il est censé répondre aux besoins des utilisateurs en ce qui concerne la liberté de communication, et ceci même dans les pays qui enfreignent les droits de l'homme, par leur censure du Net ou même en refusant d'utiliser la cryptographie par la loi.

Le service utilise des méthodes de stéganographie qualifiées de "fortes" pour cacher ... le fait même de cacher des données (avec des méthodes de cryptographie puissantes) et pour protéger les données d'une lecture "non autorisée" par des groupes de personnes non fiables.

C'est un peu compliqué pour le novice que je suis. En fait, c'est un peu le système des poupées russes : je souhaite cacher ... ce que j'ai caché.

Ce que Darkjpeg propose :

  • SHA3 key generation;
  • AES256 encryption;
  • JPEG steganography;
  • Random containers;
  • Client side encoding;
  • Anonymity and privacy;
  • MIT License.

Le site n0where.net propose un petit compte-rendu des possibilités qu'offre cette appli (https://n0where.net/open-source-steganography-darkjpeg/).

Comment ça marche ?

Je me suis "amusé" à tester les capacités de l'appli et c'est assez surprenant. Vous pouvez, directement sur le site, copier-coller une URL ou carrément ajouter un fichier. 

J'ai d'abord choisi une image :


Puis je l'ai "glissée-déposée" dans la barre prévue à cet effet :


J'ai entré un mot de passe, j'ai cliqué sur OK (en fait, y'a pas écrit OK... juste deux "barres").

Remarquez les options qui s'affichent : 

  • encode : permet d'encoder
  • auto : option par défaut (autres options : join, steg, ...)
  • file : affiche la description de votre fichier et sa taille
  • rand : ça télécharge une image de manière aléatoire depuis Wikimedia (autres options : grad ou image)


Et Hop ! Je me suis retrouvé avec une image... mais pas celle de départ ! C'est bien ça la stéganographie... ou l'art de camoufler.
Vous cliquez sur l'image pour la télécharger.

Et après ?

Et bien l'idée c'est de pouvoir aussi "décoder" l'image.
Avec les mêmes outils, on va faire "la démarche inverse" :

  • On charge l'image encodée dans la barre
  • On clique encode qui se transforme en decode
  • On rentre le mot de passe
  • On valide ...

.. et HOP!

On retrouve le fichier original ! Magique ... et peut-être... utile.

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Okki : Nouvelle interface à venir pour Simple Scan

Allan Day vient de publier des maquettes de ce que pourrait être la future interface de l’outil de numérisation de GNOME. Certaines options de l’interface actuelle étant difficiles à trouver ou pas forcément des plus intuitives.

L’état initial « prêt à numériser »Numérisation en coursUn document une fois la numérisation terminée

Les principaux changements concernent l’ajout d’une barre latérale pour pouvoir sélectionner plus facilement une page, ainsi qu’une barre d’actions au bas de la fenêtre pour effectuer des opérations sur la page.

D’autres améliorations plus discrètes font également leur apparition, comme le bouton de numérisation qui indique désormais le mode sélectionné (texte/photo, page unique/toutes les pages du chargeur), rendant ainsi inutile le besoin d’aller vérifier dans l’interface quel mode était précédemment sélectionné avant de cliquer sur le bouton. La réorganisation des pages est également simplifiée. Quant au bouton Créer un nouveau document, il a été renommé Recommencer afin d’avertir que le travail actuel était effacé au profit d’une nouvelle numérisation.

Les préférences ont également été retravaillées.

Les nouvelles préférences

Elles font appel à une approche expérimentale concernant les paramètres de luminosité et de contraste. Pour ce faire, une numérisation de test est effectuée dans le but de proposer de nombreux échantillons utilisant des paramètres différents, permettant ainsi à l’utilisateur de pouvoir choisir concrètement l’échantillon qui lui offrira les meilleurs paramètres de numérisation.

Les plus observateurs d’entre vous auront sans doute remarqué la présence de nouveaux contrôles pour des fonctionnalités encore non disponibles, comme la reconnaissance optique de caractères, un contrôle de zoom ou une option d’ajustement automatique. Fonctionnalités que Robert Ancell, le mainteneur de Simple Scan, aimerait voir implémentées.

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Okki : Améliorer votre productivité avec des sons d’ambiance

Photo de Jovan Cormac (Creative Commons BY-SA 3.0)

Pour travailler efficacement, on a tous nos préférences. Certains ne peuvent se passer de musique quand d’autres préfèrent le calme. Mais parfois, le silence peut se faire pesant et on aimerait bien un peu de vie.

Il existe bien évidemment un certain nombre de sites web, tels que Noisli, qui se propose d’améliorer notre concentration et d’augmenter notre productivité en diffusant des sons d’ambiance. On peut écouter le bruit de la pluie, d’un orage, du vent, de l’eau qui coule, des vagues, du feu, les sons d’une nuit d’été, du train qui passe ou le brouhaha d’un café. L’intensité de chaque son peut être réglée indépendamment et on peut superposer différents bruits dans le but d’obtenir l’ambiance idéale.

On peut également citer Tabletop Audio, orienté jeu de rôle, qui propose d’écouter les ambiances d’un vieux port, d’une nuit orageuse, d’une bataille médiévale, de différentes forêts (vierge, hantée, lugubre…), du Londres Victorien, d’un blizzard et tant d’autres encore. Point positif, le site permet le téléchargement des sons (sous licence Creative Commons BY-NC-ND) et propose un mode hors-ligne.

Focusli 0.2

Mais quel rapport avec GNOME, me direz-vous ? Il se trouve que le développeur Felipe Borges vient de sortir une toute nouvelle extension, Focusli, qui repose sur le même principe que Noisli : proposer une sélection de sons d’ambiance (plutôt courte pour le moment) : vent, pluie, feu de camp, nuit d’été, café, bruit blanc ; tout en permettant de superposer les sons et de régler leur volume indépendamment.

Les différents sons, sous licence libre, proviennent du site SoundBible. Une connexion Internet est nécessaire pour le téléchargement initial et la mise en cache, mais vous pourrez ensuite l’utiliser sans problème en étant hors-ligne.

Vous pouvez également ajouter vos propres sons en éditant le fichier ~/.local/share/gnome-shell/extensions/focusli@feborg.es/sounds/database.json

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Thuban : Se former pour contribuer au libre.

Oyez oyez,
vous qui profitez des qualités du logiciel libre avez l'opportunité d'apprendre à y contribuer en apprenant à fabriquer votre propre distribution linux sur la base debian.
En effet, une formation aura lieu du vendredi 19 mai à 20h, et se poursuivra tout le week-end jusqu'au dimanche 21 mai.

Mais c'est trop compliqué, ça sera sans moi !

Que nenni, tout ce dont vous aurez besoin pour suivre cette formation, c'est :

  • savoir lire
  • mettre un slip propre
  • ne pas mettre de majuscule au pseudo de Monsieur le professeur : arpinux. Merci monsieur !

Plus d'information par ici : https://lescahiersdudebutant.fr/news/article11/session-de-formation-live-build-pour-construire-son-live-debian

enjoy ;)

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citizenz7 : [ACTU] De nouvelles distribs Linux pour WSL/Bash via Windows Store

Et vlan : de nouvelles "distribs" Linux arrivent dans le "Bash/WSL" via Windows Store !
L'info est parue ici : https://blogs.msdn.microsoft.com/commandline/2017/05/11/new-distros-coming-to-bashwsl-via-windows-store/.
Durant la "Microsoft’s Build conference keynote" du 11 mai dernier, "un gars qui bosse pour Microsoft" a fait quelques annonces à propos du fameux "Windows Subsystem for Linux" (http://build.microsoft.com/).

Pour rappel et pour faire ultra rapide, Microsoft propose(ra) sous Windows 10 la possibilité de faire tourner Linux (https://msdn.microsoft.com/en-us/commandline/wsl/install_guide).

Bref, pour revenir à cette annonce, le gars a annoncé qu'il bossait avec Suse et Fedora pour que ces distribs bien connues soient dispos sous WSL (Windows Subsystem for Linux).
Ces distribs seront aussi dispos sur le Windows store. Il faudra encore attendre un peu, une mise à jour "Windows Insider build" devant venir d'ici ... "quelques temps".

Comble des combles..., il y a même un repo Github (https://github.com/microsoft/BashOnWindows), et un dev a même déjà plublié des scripts permettant de télécharger et d'installer de nouvelles distribs sous le WSL et de "switcher" facilement entre elles (https://github.com/RoliSoft/WSL-Distribution-Switcher).
L'archive rootfs est actuellement récupérable depuis le "Docker Hub's official images repositories".

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Carl Chenet : Booster automatiquement les toots intéressants de Mastodon avec le bot Boost

mastodonSur le réseau social Mastodon, vous vous abonnez à des utilisateurs très sympas comme par exemple Carl Chenet ;p et à chaque fois qu’il utilise une marque particulière comme #Mastodon, vous avez remarqué qu’il s’agit d’une bonne remarque car il connaît son sujet et vous souhaitez la partager en la boostant à vos propres abonnés. Mais comme tout le monde vous avez parfois besoin de dormir et donc automatiser cette tâche vous semble important.

Ne cherchez plus, utilisez simplement le bot Boost !

À propos de Boost

boost-gitlab

Exemple complet d’utilisation de Boost

Bien, on va donc mettre en place le bot Boost afin de booster automatiquement les toots du compte de Carl Chenet quand il utilise le mot-clé #Mastodon. Nous commençons par installer Boost :

# pip3 install boost

Nous allons créer un utilisateur dédié sur le système avec les répertoires /etc/boost pour les éléments de configuration et /var/lib/boost pour les données :

# adduser --home /var/lib/boost --gecos "" boost # mkdir -p /etc/boost/credentials /var/lib/boost # chown -R boost:root /etc/boost /var/lib/boost

Générons maintenant l’autorisation de notre application afin qu’elle puisse utiliser notre compte Mastodon :

$ register_boost_app

Il suffit de répondre aux questions qui sont posées par l’application. Si les éléments de configuration sont corrects, deux fichiers sont générés qui contiennent nos autorisations, boost_usercred.txt et boost_clientcred.txt dans votre répertoire courant.

Nous écrivons maintenant la configuration de Boost :

[mastodon] users_to_boost=carlchenet@mastodon.social instance_url=https://mastodon.social user_credentials=/etc/boost/credentials/boost_usercred.txt client_credentials=/etc/boost/credentials/boost_clientcred.txt [boost] only_if_hashtags=Mastodon [sqlite] sqlitepath=/var/lib/boost/boost.db

Bien, expliquons cette configuration en détail :

  • Dans la section [mastodon] :
    • users_to_boost est une liste des comptes Mastodon des utilisateurs intéressants, séparés par une virgule
    • instance_url est l’URL vers votre instance Mastodon
    • user_credentials est le chemin vers le fichier boost_usercred.txt, généré par la commande register_boost_app
    • client_credentials est le chemin vers le fichier boost_clientcred.txt, généré par la commande register_boost_app
  • Dans la section [boost] :
    • only_if_hashtags définit une liste de mot-clé (sans le # devant) séparés par une virgule qui identifieront les toots à booster
  • Dans la section [sqlite] :
    • sqlitepath est un chemin vers le fichier de base de données qui contient l’identifiant des toots déjà boostés.

Notre configuration de Boost est maintenant prête. Si nous voulons éviter d’automatiquement booster les derniers 20 toots correspondant aux critères définis, nous allons lancer pour la première fois Boost avec l’option de la ligne de commande –populate-database :

$ boost --populate-database --config /etc/boost/boost.ini

La prochaine exécution de Boost avec la commande suivante boostera automatiquement tous les toots correpondant à nos critères :

$ boost --config /etc/boost/boost.ini

Pour nous éviter de lancer cette commande à la main, nous ajoutons une ligne dans notre crontab pour exécuter de Boost une fois par heure :

0 * * * * boost boost --config /etc/boost/boost.ini À consommer avec modération

L’utilisation de Boost vous permet d’automatiquement apporter du contenu à vos abonnés. Il faut toutefois choisir avec intelligence vos critères afin que le contenu apporté reste cohérent avec ce que vos abonnés recherchent en vous suivant. Donc comme avec chaque processus d’automatisation, un peu de réflexion à la mise en place et tout le monde sera content.

… et pour finir

Pour soutenir mon implication dans le Logiciel Libre et mes articles sur ce blog, n’hésitez pas à donner via ma page Liberapay, même à hauteur de quelques centimes par semaine 😉 Mes adresses Bitcoin, Monero et Ğ1 sont également disponibles sur cette page.

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Ilphrin : Presentator.io: Une plateforme collaborative Libre pour faire des prototypes

Lorsqu’on se lance dans le design d’un projet, souvent les premiers mots qui viennent a l’esprit sont: Sketch, inVision. Dorénavant, nous avons une alternative libre et gratuite à ce dernier: Presentator

Le design avec Presentator

Dans un processus de conception d’un application ou d’un site web, lorsque l’objectif de l’outil à été clairement défini et les utilisateurs potentiels identifiés, le designer va produire une maquette avec son outil préféré, avant de le rendre un peu plus interactif et en donnant une logique entre les différente maquettes.

Cette logique et cette interactivité donnent un prototype.

Jusqu’à récemment, la plupart des outils liés au design étaient propriétaire et payant (très cher même parfois). Un outil très connu est inVision qui permet d’importer des images ou des fichiers Sketch. Mais depuis tout récemment, Presentator est sorti dans sa version 1.0, et il mérite clairement le coup d’oeil

interfaceL’interface de Presentator, une belle page d’accueil!

Tout d’abord nous avons la possibilité de créer et gérer des projects, mais aussi leur version en enregistrant un projet à un moment donné.

Chaque projet possède ensuite ses “Screens”, une vue de l’application. On peut voir ça comme une page de notre projet.

ScreenUn screen test piqué depuis un exemlpe de inVision, eheh

Sur un Screen, on a la possibilité de rajouter des HotSpots, des cadres dans lequel on peut cliquer pour aller sur un autre screen comme un lien hypertexte.

HotspotsLes hotspots emmènent vers d’autres screens, ou des URL externes

Il y a aussi une dimension collaborative, puisqu’on peut partager ses projets à d’autres personnes, et celles-ci peuvent mettre un commentaire pour avoir des retour sur le prototype

CommentaireOn peut avoir des avis sur nos design très rapidement comme ça!

Le projet vient de sortir dans sa version 1.0, et possède déjà de nombreux atouts en plus de sa superbe interface agréable à prendre en main. Faites un tour dessus, mais attention vous risquez de ne plus vouloir partir!

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