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Marthym : Maven Release Plugin

Carrément, deux billets dans la même semaine, c’est rare. Bon rien de foufou, j’ai passé un peu de temps la semaine passé à automatiser le processus de release dans ma boite. J’avais déjà essayé d’utiliser le Maven Release Plugin mais j’ai jamais eu de succés.

Cette fois j’ai quand même été un peu plus loin alors j’écris trois mots sur le sujet, en français, si ça intéresse des gens.

Introduction

L’idée est de pouvoir versionner un composant sans autre intervention humaine que le choix des numéros de version (release et next snapshot).

Le POM.xml Configuration des plugin

Déjà la première chose est de configurer les différents plugins de release.

org.apache.maven.plugins maven-release-plugin 2.5.3 org.codehaus.mojo versions-maven-plugin 2.5 org.apache.maven.plugins maven-javadoc-plugin 3.0.0 true Maven Release Plugin

Le Maven Release Plugin est le plugin qui va faire le gros du travail, Mettre à jour le pom avec les bons numéros de version, faire les commit et poser les tags.

Versions Maven Plugin

Le Versions Maven Plugin va permettre de mettre à jour les dépendances SNAPSHOT avant la release.

Maven Javadoc Plugin

Le Maven Javadoc Plugin C’est le plugin chargé de générer la JavaDoc, il est utilisé par le Maven Release Plugin. Dans mon cas, la Javadoc est pas super valide. Pour éviter de faire planter la release, on désactive la JavaDoc.

Source Code Management

J’ai mis un peu de temps à trouver la configuration qui va bien pour que ça fonctionne.

scm:git:git://github.com/Marthym/hello-osgi-world.git scm:git:git@github.com:Marthym/hello-osgi-world.git https://github.com/Marthym/hello-osgi-world Fichier properties & choix des versions

Pour pouvoir fonctionner en mode silencieux, l’étape de préparation de la release a besoin d’un fichier de configuration, à placer à la racine du projet, contenant les numéros de versions des artefacts du projet, pour la release et pour la prochaine SNAPSHOT.

Le fichier a cette forme :

scm.tag=1.5.0 project.rel.fr.ght1pc9kc\\:hello-osgi-world=1.5.0 project.dev.fr.ght1pc9kc\\:hello-osgi-world=1.6.0-SNAPSHOT scm.commentPrefix=rel(main):

On peut aussi lui préciser le préfixe de commit, par défaut [maven-release-plugin], perso, j’aime bien l’AngularJS Commit Convention, rel(main):.

Les commandes Résolutions de dépendences SNAPSHOT mvn versions:use-releases -DprocessParent=true -DfailIfNotReplaced=true

Le principe du plugin consiste en la suppression des chaînes -SNAPSHOT dans le fichier mais le plugin vérifie quand même que la version existe bien et ait bien été releasé. Si ce n’est pas le cas, il plante.

Deux paramètres :

  • processParent: Précise qu’il faut traiter aussi le bloc parent
  • failIfNotReplaced: Demande au plugin de sortir en erreur si une version d’une dépendance n’existe pas
Release mvn release:prepare -DtagNameFormat="@{version}" release:perform

En fait le plugin agit en deux étapes qui peuvent être exécuté en une ligne.

  • prepare:
    • Rassemble les informations
    • Joue les test
    • Pose les tags
    • Modifie les poms avec les bonnes versions
  • perform:
    • Compile le code sous le tag
    • Pousse le jar sur le Nexus

Attention, il est nécessaire de push les modifs

git push && git push --tags

Maven Release Plugin écrit à l'origine par Marthym pour J’ai acheté un PC neuf cassé ... le April 06, 2018.

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genma : Chatonkademy - Billet N°0 - Présentation du projet

Dans le cadre du projet d'une école du numérique auquel je participe, l'OpenHackademy, nous (des membres d'une de mes équipes et moi-même) avons été amené à mettre en place l'infrastructure informatique qui sert aux apprenants dans le cadre de leur formation.

Au fur et à mesure, nous documentons tout ça en interne. Comme je me dis que l'expérience peut être utile à d'autres, je débute par le présent billet une une série de billets techniques relatant tout ce que nous avons pu apprendre dans la mise en place de cette infrastructure et son maintien au quotidien, son évolution...

Ce retour d'expérience se basera également sur l'expérience d'autres CHATONS avec lesquels j'ai pu échangé et discuté, venant ainsi compléter si besoin mes propos, proposer d'autres solutions logicielles que celle que j'ai pu mettre en place si il y a lieu, justifiant ainsi les choix techniques réalisés.

Présentation du projet

Pourquoi Chatonkademy ? Ce petit nom n'est autre que la contraction de CHATON et OpenHackademy. Pour l'OpenHackademy je vous renvoie vers >mon billet de blog dédié sur le sujet. Pour les CHATONS, le Collectif des Hébergeurs Alternatifs,Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires, vers le site du projet : https://chatons.org

En quelques mots, CHATONS ce sont les AMAP de l'informatique libre. Promouvant le projet au travers mon implication au sein de l'association Framasoft.

L'infrastructure

L'infrastructure repose sur un hyperviseur tournant sous Proxmox avec une IP fixe (en IPv4) et une IPv6, les différentes problématiques liées à l'usage d'une seule IP publique avec des ports particuliers (web, ssh etc.) seront abordés dans des billets dédiés.

Les machines virtuelles

Chaque étudiant a sa propre machine virtuelle pour son apprentissage. Les machines virtuelles sont gérées par les étudiants qui ont les droits administrateurs sur les machines (via un compte sudoers). Nous avons déployés ces machines sous Debian 9 et nous les avons "ansibelisées" : les playbooks etc. seront mis à disposition dans des billets dédiés. L'intervention sur plusieurs machines à distance en même temps (pour saisir la même commande), la gestion des logs centralisés pour ces différentes machines, leurs sauvegardes etc. Toutes ces problématiques donneront lieu, là encore, droit à des billets dédiés.

Yunohost

Ayant sensibilisé les apprenants au projets aux problématiques tel Le cloud, c'est l'ordinateur d'un autre et à celui de faire de la veille, (voir à ce sujet mon billet Le combo gagnant pour optimiser sa veille), j'ai mis en place une instance Yunohost multi-utilisateurs. Je suis administrateur de l'instance, chaque étudiant a son compte sur Yunohost et les applications que je lui mets à disposition.

Je ferai un ou plusieurs billets dédiés sur la gestion de Yunohost dans le cadre d'un certain nombre d'utilisateurs (40), le côté mono ou multi-utilisateur des applications (partagée publiquement ou non, cloisonnée pour chaque utilisateur ou non). Cette expérience sera également l'occasion de passer d'une instance Yunohost personnelle à une instance de plus grand niveau. Selon la sollicitation de l'instance, je serai amené à augmenter ou réduire sa capacité matérielle (ce qui se fait aisément vu qu'il s'agit d'une machine virtuelle), je ferai des retours d'expériences sur quelle type de machine pour combien d'utilisateur en même temps.

Conclusion

Pour conclure ce premier billet numéroté 0, il y a déjà pas mal de choses à rédiger et mettre en forme, à anonymisée avant de mettre à disposition sous la forme de tutoriels et billets de blogs. Ce premier billet donne, je pense, une bonne idée des billets et projets à venir (tous les chantiers ne sont pas finis et pour beaucoup la peinture n'est pas encore sèche). A suivre donc :)

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Marty : KooZic : script d'installation automatique

DEB, RPM, PKG, Debian, Ubuntu, Fedora, CentOS, OpenSUSE, Archlinux, Gentoo... Autant de systèmes de paquets et de distributions qui font de GNU/Linux un écosystème riche et varié. Mais aussi un enfer à supporter. Le système de packaging change d'un système à l'autre, et les dépendances varient d'une version à l'autre. Essayez de générer un DEB d'une application un peu complexe compatible pour Ubuntu 14.04, 16.04 (bientôt 18.04), Debian 8 et 9, et vous allez vite comprendre la galère. J'ai essayé, j'en ai eu marre et j'ai laissé tombé. Mais je n'ai pas pour autant baissé les bras...

Un beau package bien emballé est la voie royale pour s'immiscer dans la logithèque de l'utilisateur moyen. Mais pour un projet mené avec une équipe limitée (moi), c'est beaucoup trop chronophage. Ayant définitivement abandonné l'idée de me lancer dans le packaging multi-plateforme du logiciel de streaming musical KooZic, j'ai opté pour quelque chose de plus simple : un script d'installation.

Utilisation

Les systèmes suivant sont supportés :

  • Ubuntu 16.04 (et dérivés, par exemple Linux Mint 18.x)
  • Debian 9
  • Debian 8
  • Fedora 27
  • CentOS 7.4

Si votre système est différent, tant pis, ça sert à rien de continuer à lire. Si il est dans la liste, l'installation tient en 3 commandes :

curl https://raw.githubusercontent.com/DocMarty84/koozic/10.0/extra/installer/koozic_install.py > k_install.py chmod +x k_install.py sudo ./k_install.py install

Y'a plus qu'à aller sur http://localhost:8069...

Au niveau des options, on a la possibilité de spécifier :

  • -u : l'utilisateur qui sera utilisé (par défaut : root)
  • -d : le répertoire d'installation (par défault : /opt)

Supprimer KooZic ?

sudo ./k_install.py uninstall

Voilà.

Mais ça fait quoi exactement ?

Lancer un script quelconque en root n'est franchement pas ce qu'il y a de plus sûr. Qui sait ce qui peut se cacher derrière ce qui est exécuté ? Celui qui prend la peine de lire le script, bien sûr. Pour ceux que ça ne motive pas plus que ça, il reste à me faire confiance.

Juré craché, le script va :

  1. installer les dépendances via le système de paquets
  2. installer les dépendances Python manquantes avec pip
  3. mettre en place un serveur PostgreSQL
  4. télécharger la dernière version
  5. installer FFMpeg dans /usr/local/bin
  6. initialiser KooZic
  7. installer et démarrer un script systemd qui permettra de lancer KooZic au démarrage du système

En cas de désinstallation, les étapes 1 à 3 ne seront pas annulées, pour éviter de casser quoi que ce soit. Le reste disparaîtra à tout jamais. Ou jusqu'à la prochaine installation.

Migration d'une installation existante

Si vous êtes de ceux qui utilisent KooZic, merci d'avoir passé le cap de l'installation manuelle ;-) Pour rendre votre installation compatible avec l'installation automatique, il faut stopper KooZic et désactiver le démon systemd si vous en avez créé un. Ensuite, rien de bien exceptionnel :

sudo ./k_install.py install -u USER

Remplacez USER par l'utilisateur qui était utilisé précédemment. Normalement, ça devrait fonctionner. Si pas... ben... Criez à l'aide.

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Carl Chenet : De 0 à 860 abonnées en 30 numéros : la newsletter du Courrier du hacker

Ce vendredi sera publié le 30ème numéro du Courrier du hacker, la newsletter hebdomadaire résumant l’actualité francophone du Logiciel Libre et Open Source. Résumé d’une aventure commencée il y a 30 semaines 🙂

Pour rappel, le Courrier du hacker propose une sélection des meilleurs articles relayés dans la semaine par le Journal du hacker. Les meilleurs articles ont déjà été sélectionnés par la communauté du Journal du hacker et j’effectue également une sélection.

E-mail Submit

Origine du projet

J’ai été très influencé par l’excellent Hacker Newsletter, une newsletter très connue qui fait un résumé des meilleurs articles publiés sur Hacker News, l’agrégateur de liens communautaire. Le fait que ce type de newsletter n’existe pas en France m’a étonné. Et en tant que fondateur du Journal du hacker, le principal agrégateur communautaire de liens de la communauté du Logiciel Libre et Open Source francophone, il m’est rapidement apparu comme évident qu’il fallait que je le fasse moi-même.

Progression des abonnés

J’en ai déjà parlé dans un précédent article, le nombre d’abonnés a grimpé très rapidement les premières semaines. Après avoir atteint un plateau autour des 700 abonnés, la progression a fortement ralenti et a été plus erratique, dépendant principalement des communications publiques faites autour du projet.

À retenir : la communication autour de son projet reste indispensable. C’est un travail de fond en parallèle qui se fait dans la durée.

Travail constant

Il est difficile d’imaginer la régularité nécessaire à la publication d’une newsletter à date fixe, si vous etes comme moi tout le temps sur une dizaine de projets différents à la fois. Je n’ai publié la newsletter en retard que deux fois en 30 semaines, ce qui m’apparait comme un exploit personnel.

À retenir : les débuts sont faciles, le vrai challenge est de s’inscrire dans le temps et de durer. C’est à bien avoir à l’esprit quand on lance une newsletter.

Baisse du taux d’ouverture

Ayant un peu lu la documentation et les retours d’expérience des créateurs de newsletters, je savais que le taux d’ouverture de la newsletter décroissait de manière régulière avec l’augmentation du nombre d’abonnés. C’est bien sur une contrariété importante quand vous produisez du contenu de le voir ignoré par les abonnés. Mais il s’agit d’un processus normal reporté par tous les éditeurs de newsletters. Reste à voir jusqu’à combien cela descendra.

À retenir : j’étais prevenu et je pensais être au-dessus du lot. Raté. C’est une donnée à surveiller et à investiguer.

Interactions avec les abonnés et autour

Je publie régulièrement via les réseaux sociaux à propos des petites nouvelles autour du Courrier du hacker. Et c’est sympa d’apprendre que le Courrier du hacker génère du trafic pour les auteurs des articles 🙂

L’initiative que j’avais prises pour les 500 abonnés a également été apprécié. Et les remerciements font chaud au coeur !

À retenir : les créateurs de contenu apprécient (en général) être relayés et qu’on parle de leur travail (moi inclus). Donc un bon moyen de génerer de la visibilité, même si ça doit rester franc et sincère pour ne pas devenir lourd.

Le projet motive d’autres initiatives

Comme je l’avais déjà évoqué dans un précédent article, les newsletters n’ont pas un succès extraordinaire en France. Pourtant le Courrier du hacker semble motiver d’autres Libristes à s’intéresser aux newsletters, comme la Gazette de MicroLinux. Plus on est de fous et plus on rit !

Si vous connaissez d’autres newsletters francophones autour du Logiciel Libre, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Me suivre sur les réseaux sociaux

N’hésitez pas à me suivre directement sur les différents sociaux pour suivre au jour le jour mes différentes projets dans le Logiciel Libre :

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Renault : Sortie de Fedora 28 beta

En ce mardi 3 avril, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Beta Fedora 28.

Malgré les risques concernant la stabilité d’une version Beta, il est important de la tester ! En rapportant les bogues maintenant, vous découvrirez les nouveautés avant tout le monde, tout en améliorant la qualité de Fedora 28 et réduisez du même coup le risque de retard. Les versions en développement manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs buts.

Notons que Fedora 28, avec ses quelques 51 changements officiels validés, est sans conteste la version comportant le plus de changements de son histoire. La version finale est pour le moment fixée pour la première semaine de mai (sortie le 1er ou le 8 mai).

Voici les nouveautés annoncées pour cette version :

Bureautique
  • Passage à GNOME 3.28
  • L'environnement Sugar est disponible en version 112.
  • Mise à jour de Fontconfig à la version 2.13.
  • Réduction de la redondance entre Anaconda et gnome-initial-setup dans la configuration demandée à l'utilisateur crée lors de l'installation. Le clavier, la date, l'heure et la langue resteront configurés par Anaconda, par contre la configuration du nom d'hôte est supprimée tout comme la création du compte root pour reprendre la politique d'Ubuntu. La création du premier utilisateur revient à gnome-initial-setup.
  • Les modules invités de VirtualBox sont peu à peu intégrés dans le noyau officiel, Fedora propose ainsi dans ses dépôts officiels les paquets pour obtenir la résolution native ou le dossier partagé dans un système Fedora virtualisé dans Virtualbox.
Gestion du matériel
  • Meilleure gestion de l'autonomie des ordinateurs portables avec un processeur Intel. Cela passe par une meilleure gestion de l'énergie des ports SATA pour disques durs et SSD (gain de 1-1,5 W), Intel HDA codec pour le multimédia est mis en sommeil après une seconde d’inactivité (gain de 0,4 W) et activation de l'économie d'énergie pour les récepteurs Bluetooth en USB (gain de 0,4 W si tous les ports USB sont en repos). Sachant qu'un ordinateur portable récent non orienté puissance consomme moins de 10 W (7,5 W chez moi) en usage non intensif. Cela peut donner 20% d'autonomie supplémentaire.
  • Intégration de la norme Thunderbolt 3 (concurrent à l'USB sur de nombreux points). La politique de sécurité liée à cette norme (pour éviter qu'un nouveau périphérique accède sans autorisation à des informations confidentielles) est intégrée à Gnome Shell pour notifier les demandes à l'utilisateur.
  • Mise à jour de VA-API à la version 1.0.0, qui change l'API et l'ABI mais propose en contrepartie une meilleure exploitation de l’accélération matérielle du matériel récent.
  • Les appareils photo RealSens ont besoin de deux bibliothèques librealsense 1 et 2 pour exploiter l'entièreté de leur gamme historique. Le paquet librealsense réfèrera à la version 2 de la bibliothèque pour les versions modernes, un nouveau paquet librealsense1 sera nécessaire pour le matériel plus ancien.
Internationalisation
  • Ibus Typing utilise maintenant la boîte de dialogue pour les emoji afin de proposer des symboles UNICODE en tapant leur description. Ainsi copyright sign propose le symbole ©.
  • La bibliothèque libidn passe à la version 2.0.0 forçant le passage de la norme IDNA2003 à IDNA2008 qui ne sont pas compatibles et pouvaient être source d'attaque par redirection. Cette norme sert à transcrire un nom de domaine Internet UNICODE en une chaîne latine unique comme faß.de qui devient fass.de ou xn--fa-hia.de respectivement.
  • Les données concernant l’internationalisation de GLibc sont mises à jour à partir des fichiers ISO et CLDR de 2015 (Unicode 9.0) en remplacement de iso14651_t1_common qui avait 15 ans. Cela permettra de corriger pas mal d'erreurs, dont des tris alphabétiques dans des langages moins courants en Occident. Ou les symbole infini et ensemble vide qui étaient considérés comme identiques.
  • Les langues asiatiques chinoises, coréennes et japonaises utiliseront par défaut les polices de Google Noto.
Administration système
  • Anaconda, le programme d'installation, devient modulaire. La communication se fait via une API plus stable en DBus, permettant d'améliorer les tests, d'être utilisable sans les droits super utilisateur et d'être étendu par l'utilisateur.
  • authselect remplace authconfig et devient l'outil de configuration par défaut pour le PAM et le fichier nsswitch.conf.
  • Le paquet tcp_wrappers est supprimé. Son utilisation doit être remplacée par iptables, ou mieux par firewalld.
  • libnsl et nss_nis sont proposés hors de GLibc comme recommandé par le projet officiel. libnsl passe à la version 2 au passage autorisant la compatibilité de NIS avec la norme IPv6.
  • De même pour Sun RPC dont la gestion dans GLibc est supprimée pour libtirpc qui permet entre autre la gestion de l'IPv6 nativement.
  • Le stockage par défaut des clés et autres certificats de sécurité par la bibliothèque NSS est le format de SQLite au lieu de DBM. Cela permet l'accès parallèle et diminue le risque de corruption de la base de données.
  • OpenLDAP utilise OpenSSL au lieu de NSS, comme recommandée par le projet officiel.
  • Les bibliothèques de OpenLDAP non compatibles multithread redirigent vers leur version compatibles multithread comme libldap qui pointe vers libldap_r.
  • OpenLDAP abandonne la gestion de TCP Wrappers également.
  • L'utilisateur et groupe nobody:nobody passent de UID et GUID 99:99 à 65534:65534, nfsnobody est supprimé, et nobody n'est plus utilisé de manière systématiquement par défaut pour certains services. Des utilisateurs dédiés seront crées.
  • Nouvelle version de la politique de sécurité par défaut. Les clés RSA doivent être de minimum 2048 bits et DSA est désactivé par défaut. Le passage à TLS 1.2 minimum est repoussé pour le moment.
  • Les paquets de gestion de Kerberos dans Python sont grandement remaniés. python-krbV, pykerberos et python-requests-kerberos sont remplacés par python-gssapi. Le premier n'est pas compatible Python 3, le second n'a pas de documentation et est trop minimaliste quant au dernier il n'est plus maintenu.
  • libcurl utilisera libssh au lieu de libssh2 pour les protocoles SCP et SFTP ce qui permet l'utilisation de l'authentification GSS-API et l'usage d'algorithmes plus sécurisés par défaut.
  • L'outil time passe à la version 1.8, qui change de licence vers GPLv3 et GFDL, qui a de nouveaux codes d'erreur et une nouvelle sortie par défaut. L'affichage conforme POSIX reste possible via l'option -p.
  • Mise à disposition de l'application Stratis Storage qui est une application Python communiquant à travers DBus pour gérer l'espace de stockage du système. Reposant sur le système de fichier XFS pour le moment, son but est de proposer des fonctionnalités populaires chez Btrfs, ZFS ou LVM mais en plus simple pour l'utilisateur comme les clichés, l'intégrité des données ou mettre en place un système de cache.
  • Facter passe de la version 2.4.3 à 3.9.2.
Développement
  • Binutils passe à la version 2.29.1.
  • GLibc 2.27 est utilisée par défaut.
  • La partie cryptographique libcrypt de GLibc est remplacée par libcrypt.
  • GCC 8 devient le compilateur de référence.
  • Le framework Web de Python DJango dégaine à la version 2.0.
  • Coup de Boost à la version 1.66.
  • Ruby est polis à la version 2.5.
  • Le compilateur Haskell GHC évolue à la version 8.2.
  • De même pour le couple Erlang/OTP pour la version 20.
  • Le langage Go court vers la version 1.10.
  • L'éléphant PHP avance prudemment à la version 7.2.
  • Mise à jour de giflib vers la version 5.1.4. Un paquet compat-giflib est proposé pour faciliter la transition aux utilisateurs.
  • Les symboles de débogue PE pour les applications compilées avec MinGW (à destination de Windows donc) seront conservés pour simplifier le débogue natif. Les autres symboles seront bien conservés dans le dossier .debug à part. Cela a un sourcoût d'environ 17% d'espace disque pour une application compilée par ce biais.
Modularité
  • Ajout des dépôts modular, modular-updates et modular-updates-testing pour proposer des composants dans des versions différentes que dans les dépôts natifs de Fedora. Ainsi l'utilisateur peut choisir d'utiliser une version plus récente (ou ancienne) de Python que celle proposée nativement. Mais seulement des composants toujours maintenus par le projet officiel sont proposés.
Projet Fedora
  • L'architecture Aarch64 (ARM 64 bits) devient une architecture primaire pour Fedora Server, donnant lieu à une meilleure promotion et à une meilleure qualité des images officielles.
  • L'architecture s390x est proposée aux images Cloud, Docker et Atomic.
  • Les binaires empaquetés par Fedora et compilés avec GCC sont maintenant annotés pour permettre de plus facilement retrouver les options de compilations l'ayant généré ou les propriétés de son ABI.
  • Renforcement des options de compilation par défaut pour une meilleure sécurité. Ajout de -fstack-clash-protection, D_GLIBCXX_ASSERTIONS, -fcf-protection=full -mcet, .got.plt et --enable-default-pie.
  • Définition et empaquetage des applications écrites en Rust comme exa, ripgrep ou tokei.
  • Activation de Python Generators pour permettre aux empaqueteurs de choisir d'utiliser ou non le générateur automatique de dépendance envers un module Python au lancement.
  • Les scriptlets ldconfig sont supprimés, du moins pour les paquets installant les bibliothèques partagées dans des endroits standards. Cela simplifiera la maintenance des specs RPM et l'installation des paquets sera également plus rapide.

Si l'aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent ou via le site officiel. En cas de bogue, n'oubliez pas de relire la documentation pour signaler les anomalies sur le BugZilla ou de contribuer à la traduction sur Zanata.

Bons tests à tous !

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Framablog : Framaclic, un nouveau service qui compte

Vous avez besoin de compter les visites sur vos sites sans fliquer vos visiteureuses ? On a un framachin pour vous !

Prenons un exemple rapide. Fred aime bien pondre des textes et il les sème un peu partout sur le vaste Ouèbe.

Cela lui pose deux problèmes.

Ses textes sont sur des sites différents avec parfois des adresses web (ou « URL ») longues comme un jour sans pain. Mais pour ça il a trouvé la parade, c’est frama.link, le raccourcisseur d’URL de Framasoft. Il a créé une adresse courte pour chacun de ses textes, et quand on lui demande où on peut lire sa prose, il donne cette URL plutôt qu’une adresse de 256 caractères biscornus. Pour avoir des adresses web encore plus courtes, il pourrait utiliser https://huit.re/.

L’autre souci de Fred, c’est qu’il est affreusement cabotin. Il écrit pour le plaisir, il publie sous licence libre, il a compris qu’il ne bouclerait pas ses fins de mois grâce à sa plume, mais il ne peut pas s’empêcher de se demander si quelqu’un⋅e lit réellement ce qu’il commet.

Fred est donc tout content quand Framasoft sort Framaclic (bon, il ne fait pas des triples saltos, mais il a un moment de jubilation).

C’est quoi ?

Zag, l’adorable mascotte de Dolomon

Framaclic est un raccourcisseur d’URL qui compte les clics. Voilà. Dit comme ça, on dirait que c’est drôlement simple, non ?

Eh bien, bonne nouvelle : c’est simple !

Bon, soyons justes, Frama.link avait déjà un compteur, rudimentaire. Il reconnaît l’auteur de l’URL courte via un petit cookie et est capable de lui fournir un comptage des clics. Seulement, ça ne marche que depuis l’ordinateur et le navigateur sur lesquels l’adresse courte a été créée (à cause du cookie).

« Framaclic est un frama.link dopé aux stéroïdes », nous dit Luc, l’auteur de l’application (qui développe aussi parfois des petites applis complètement inutiles donc parfaitement indispensables).

Comment ça marche ?

Framaclic est basé sur Dolomon, comme DOwnLOad MONitor. Pas besoin d’avoir fait anglais première langue pour piger ça.

Fred se rend sur framaclic.org. Il crée un compte avec un mot de passe, histoire d’être seul à pouvoir accéder à ses statistiques (des fois qu’elles soient mauvaises).

Il fait une liste des adresses de toutes les ressources vers lesquelles il veut créer un lien : ses textes, son blog, son CV, ses galeries de photos, une BD de Simon qu’il adore partager avec ses collègues… Si la liste n’est pas exhaustive, ce n’est pas grave, il pourra en ajouter par la suite.

Comme il aime bien que les choses soient correctement rangées (rappel : cet exemple est une fiction), il crée des catégories et des étiquettes pour s’y retrouver. Surtout qu’il se dit que ce truc-là va drôlement lui rendre service et qu’il va finir par y mettre beaucoup d’adresses.

Ensuite, pour chaque adresse longue il en génère une courte (un « dolo »). Pas besoin de la conserver, Framaclic s’en charge.

 


Les dolos sont créés au fur et à mesure.

Pour suivre les visites sur une page précise, Fred peut créer un dolo pointant sur une petite image transparente (Dolomon vous en propose une) et insérer l’URL générée, comme on insère une image, dans sa page.

Fred aime surtout créer des dolos qui pointent sur un document, au lieu de la page web. Par exemple, un dolo pour le pdf de son roman (http://framabook.org/docs/vieuxflic/FredUrbain_VFVV_cczero20151108.pdf au lieu de la page générique https://framabook.org/vieux-flic-et-vieux-voyou/), un autre pour la version e-pub, et encore un pour le code source en Latex. De cette façon, Fred saura quelle version est la plus téléchargée.

Mais il ne saura rien de plus : Framaclic n’enregistre que des statistiques anonymes, pas les adresses IP des visiteureuses.

Par contre, cela fait de beaux graphiques :

Et comme vos données vous appartiennent, vous pouvez les télécharger dans un fichier CSV, ce qui vous permettra de les manipuler à votre guise, de faire des camemberts colorés…

Ah, un dernier truc cool à savoir : Luc a fait un plugin Dolomon pour WordPress. Si vous avez un blog, vous pourrez créer vos dolos directement depuis votre article.

Contribuez

Comme tout logiciel qui n’a pas encore subi l’épreuve du feu (enfin, l’épreuve de l’utilisation massive), Dolomon comporte certainement quelques bugs ou nécessite un petit coup de polish pour en améliorer l’ergonomie : n’hésitez pas à contribuer en ouvrant des tickets !

Nous tenons au passage à lever notre chapeau à Luc, alias Framasky notre infatigable admin-sys, qui a codé Dolomon pour nos besoins internes, et l’a amélioré afin que l’on puisse l’ouvrir au public ;).

Pour aller plus loin

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Articles similaires

Marthym : Spring et connexion sécurisé via proxy

Dans le cadre d’un projet, j’ai une configuration Spring Secure tel que :

... http.requiresChannel() .antMatchers("/client/").requiresSecure() .antMatchers("/fr/client/").requiresSecure() .antMatchers("/es/client/").requiresSecure() .antMatchers("/en/client/").requiresSecure() ...

Ce qui provoque un redirect vers https si l’on tente d’accéder à l’une de ces URL en http.

Le problème est lorsque que je mets un reverse proxy NginX devant, c’est lui qui s’occupe du https, il redirige vers mes routes Spring en http. Spring ne permet de configurer qu’un seul port de serveur qui peut faire http/https. Mais tous mes certif ne sont pas configurés et j’ai pas forcément envie de faire du https entre NginX et Spring.

Du coup, pour que Spring détecte la connexion comme sécurisé et ne fasse pas une redirection infinie entre lui et le reverse proxy, il faut que la configuration NginX ressemble à ça :

server { listen 443 ssl; server_name monsite.fr ssl on; ssl_certificate /etc/ssl/monsite.fr.crt; ssl_certificate_key /etc/ssl/monsite.fr.key; ssl_protocols TLSv1 TLSv1.1 TLSv1.2; ssl_ciphers HIGH:!aNULL:!MD5; location / { proxy_set_header Host $host; proxy_set_header X-Is-Secure true; proxy_set_header X-Real-IP $remote_addr; proxy_set_header X-Forwarded-Host $host; proxy_set_header X-Forwarded-Port 443; proxy_set_header X-Forwarded-For $proxy_add_x_forwarded_for; proxy_set_header X-Forwarded-Proto https; proxy_pass http://localhost:9003/; } error_page 500 502 503 504 /50x.html; location = /50x.html { root /usr/share/nginx/html; } }

L’important étant les headers X-Forwarded.

Spring et connexion sécurisé via proxy écrit à l'origine par Marthym pour J'ai acheté un PC neuf cassé ... le April 03, 2018.

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Thuban : Guide de Migration OpenBSD 6.2 => 6.3

OpenBSD 6.3 est disponible depuis aujourd'hui. Joie !

Voyons maintenant comment migrer d'OpenBSD 6.2 vers 6.3 ?!

Avant la mise-à-niveau

Comme d'habitude, une des premières actions est de supprimer les manpages obsolètes :

# rm -rf /usr/share/man

Pour une fois, l'action suivante est de supprimer le répertoire de reliaison des bibliothèques, du fait d'un changement à ce niveau :

# rm -r /usr/share/compile Changement de configuration

Pour info, il y a des changements de configuration :

  • gestion logicielle des pavés tactiles : maintenant, gérés par le pilote ''ws''... - normalement, transparent pour l'utilisateur... sauf à vouloir utiliser le pilote synaptics, ce qui nécessite de se créer un fichier ''xorg.conf'' personnalisé.
  • au niveau IPv6 : en rapport avec la gestion slaac, pour se mettre en conformité avec la RFC 7217 - normalement, c'est transparent pour l'utilisateur...
  • ifconfig : l'option ''deletetunnel'' est remplacée par ''-tunnel'' - ajustez votre configuration et autres scripts, si besoin...
  • iked et isakmpd : afin de se mettre en conformité avec la RFC 5903, du fait d'un changement dans le calcul du secret partage de DH, cela rend incompatible les groupes ECP. Veillez à mettre à jour tous vos pairs, en même temps, si vous êtes concernés !
  • vmd : gros changement : vmd ne crée plus automatiquement l'interface de pont, nécessaire. C'est à l'utilisateur de le faire, par exemple, dans le fichier ''/etc/hostname.bridge0'', puis d'ajouter dans le fichier de configuration de ''vm.conf'' la définition de celui-ci, tel que : switch "uplink" { interface bridge0 }
Changements spécifiques

Certains binaires changent dans leur fonctionnement, en étant mis-à-jour.
C'est principalement le cas de ''Buildbot'', ''memcached'', ''neomutt'', ''newsbueter'' et ''PostgrSQL''.

Pour en savoir plus sur les autres changements induits par ces mises-à-niveau, veuillez lire le Guide de Migration...

Conseils pratiques

Avant de faire la mise-à-niveau, si vous utilisez Gnome3, pensez à désactiver gdm : # rcctl disable gdm
Lors du redémarrage, vous vous retrouverez en terminal texte, mais cela permettra de ne pas avoir de soucis avec l'interface graphique.

Vous pouvez faire de même pour xenodm...

Idem, pour les services serveurs, il est recommandé de les désactiver !

Téléchargement

Maintenant que les précautions d'usage ont été exécutées - n'est-ce pas ?! - occupons-nous de télécharger le nécessaire !

Pour cela, positionnons-nous à la racine du système et téléchargeons le binaire ''bsd.rd'', puis les fichiers de sommes de contrôle, et de signature, pour les vérifier :

$ cd /
# for file in bsd.rd SHA256.sig; do [ -f $file ] && rm -fP $file; ftp -n -m -C "https://fastly.cdn.openbsd.org/pub/OpenBSD/6.3/$(arch -s)/$file"; done
$ sha256 -c SHA256.sig 2>&1 | awk '/bsd.rd/ {print $3}'
OK
$ signify -Cp /etc/signify/openbsd-63-base.pub -x SHA256.sig bsd.rd
Signature Verified
bsd.rd: OK

Installations

(Re)démarrons la machine informatique, et lors de l'invite 'boot>', tapez : boot bsd.rd

Laissez faire, jusqu'à ce que le processus vous demande le choix d'(I)nstaller, d'(U)pgrader, etc … choisissez : ''U''

Puis, tapez ''http'' si vous voulez la faire en étant connecté à Internet...
ou si vous avez le CD ou une clé USB, tapez ''cd'' !

Ensuite, répondez aux questions, tout comme lors de votre première installation… pour finir par redémarrer, si tout s'est bien passé : reboot

Normalement, OpenBSD met-à-jour automatiquement les firmwares, et essaye de fusionner correctement les nouveaux fichiers de configuration avec ceux que vous auriez pu modifier...

au cas où, utilisez ''sysmerge'', puis ''fw_update''.

Puis terminez par la mise-à-niveau des packages !

# pkg_add -iuv

Laissez faire - cette étape peut être très longue, selon le nombre de paquets que vous aviez précédemment installés pour votre usage.
Parfois, il peut être nécessaire de répèter cette commande... plusieurs fois ; s'il vous est demandé de réparer, faites-le en spécifiant 'y'.

et une fois effectuée, exécutez :

# pkg_check

Et si vous l'avez installé, exécutez :

# sysclean

Sinon, si ''sysclean'' n'est pas installé, une fois n'est pas coutume, il sera nécessaire d'exécuter ceci :

# cd /usr/X11R6/lib
# rm libpthread-stubs.a \\
     libpthread-stubs.so.2.0 \\
     pkgconfig/pthread-stubs.pc

En effet, ceci est nécessaire du fait d'un changement dans la gestion de la bibliothèque ''libpthread-stubs'' qui n'est plus nécessaire - pour plus d'informations, je vous renvoie au Guide de Migration...

Ceci étant dit, étant fait, pensez à réactiver les services que vous auriez désactivé, lors de la phase de préparation de la mise-à-niveau, puis une fois fait, redémarrez votre machine...

Une fois que vous êtes dans votre session, pensez à lire les fichiers pkg-readmes préparés dans ''/usr/local/share/doc/pkg-readmes/''.

Documentation

La traduction anglais->français (in)officielle du Guide de migration OpenBSD 6.3 est prête !

N'hésitez pas à venir en discuter sur notre forum ;)

 

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Thuban : LibreSSL 2.7.2

LibreSSL 2.7.2 vient de sortir, et est la première version de la série 2.7.x, considérée comme stable. Elle sera inclus dans OpenBSD 6.3.

Les changements, depuis la 2.7.1, sont :

  • Ajoute le support des bibliothèques partagées compilées avec CMake, sur toutes les plates-formes le gérant. Quelques options CMake ont changées ; merci de consulter le fichier README pour plus de détails.
  • Mise à jour et ajouts dans les nouvelles sections HISTORY des manuels de l'API.

Bien-sûr, cette version inclut tous les changements des versions 2.7.x précédentes.

Le projet LibreSSL continue d'améliorer la base du code en tenant compte des pratiques modernes pour créer du code sécurisé. Chacun est invité à faire part de commentaires et autres améliorations à la communauté. Merci à tous les contributeurs qui aident à rendre possible cette version du projet.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #13

Pour la 13ème semaine de l'année 2018, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Nono : Backup avec Borg via ssh(fs) sur Synology

Tant qu'à faire un peu de ménage sur notre dédié, je me suis décidé à changer de mode de backup en passant à Borg.

Le postulat
  •  Utiliser Borg (avec l'encyrption + passphrase)
  • Faire des backups de chaque VM (hebergé dans XEN) quotidiennement
  • Garder une rétention correct (7 journalières; 4 hebdomadaires; 6 mensuelles)
  • Tout envoyer sur un NAS Synology (en utilisant SSHFS)
Les prérequis
  • NAS Synology, SSH + SFTP d'activé/configuré
  • un script ssh pour envoyer l'IP public vers le dédié (pas nécéssaire si IP fixe)
  • borgbackup & sshfs d'installé sur les clients

Dans mon cas, j'utilise un script sur mon synology qui récupère son IP public et qui l'envoie dans un fichier "ip_syn" sur le serveur m0le periodiquement

Les tâches
  1. Créer un utilisateur "backup" sur le synology avec SSH + SFTP + SSH key
  2. Configurer sshfs avec une clé SSH sur le client
  3. Installer, initialiser et tester le repo Borg
  4. Automatiser le tout avec un script
Création de l'utilisateur backup

Tout se passe depuis l'interface web, il faut s'assurer que l'utilisateur a le droit dans un dossier, disons /Backup (monté dans /volume1/Backup/)

Pour que la connexion par clé ssh fonctionne, il faut :

  1. Que l'utilisateur fasse partie du groupe administrators pour avoir accès au login SSH
  2. Activer le "User Home" Service dans Users > Advanced. Cela permet d'avoir un "vrai" répertoire pour l'utilisateur et pouvoir stocker les clés SSH de l'utilisateur (dans /var/services/homes//.ssh/authorized_keys
  3. Avoir les bons paramètres de sécurités/accès dans le dossier .ssh et autoriser la connexion par clé

On peut s'en sortir en exécutant ces commandes :

chmod 755 /var/services/homes/ chmod 700 /var/services/homes//.ssh chmod 600 /var/services/homes//.ssh/* chown -R :users /var/services/homes//.ssh

Il faut également s'assurer que ces deux lignes soit décommenté dans /etc/ssh/sshd_config:

PubkeyAuthentication yes AuthorizedKeysFile .ssh/authorized_keys

Installation de la clé ssh + sshfs + borg

Pour installer les dépendances sous Debian:

m0le# apt install sshfs

On passe à la génération de la clé ssh + l'envoi sur le synology

m0le# ssh-keygen -t rsa -b 4096 // Je genère une clé sans passphrase (pour automatiser le montage avec sshfs) m0le# ssh-copy-id @ -p // j'envoie la clé vers le synology m0le# ssh @ -p // Je vérifie que j'arrive bien à me connecter au server, sans demander de mot de passe.

On teste l'existence d'un dossier "Backup" accessible sur le synology

backup@synology$ cd Backup // j'utilise mon utilisateur dédié "backup" backup@synology Backup$ touch test // Je crée un fichier

On crée enfin le répertoire local pour monter le répertoire Backup avec sshfs

m0le# mkdir -p /mnt/syno // Je créer le repertoire pour le montage via SSHFS m0le# sshfs @/Backup/ /mnt/syno -p // je monte le dossier Backup de mon synology sur le server m0le m0le# ls -l /mnt/syno // Si le fichier "test" s'affiche, c'est tout bon ! m0le# rm /mnt/syno/test // J'en ai plus besoin

Installation et initialisation de BorgBackup

On va dabord créer un repo qui va héberger nos "archives".

(les archives stockeront nos fichiers, le repo est l'endroit ou seront inventorier ces archives)

m0le# apt install borgbackup // installation de borgbackup m0le# borg init --encryption=repokey /mnt/syno/ // création du repo en prenant soin de créer un mot de passe ! m0le# borg create /mnt/syno/::test /etc/ // Je créer une sauvegarde du dossier "/etc" dans un archive nommé "test" dans mon repo "/mnt/syno/"

Faire des tests et les supprimer

m0le# borg create --stats /mnt/syno/::test2 /etc/ // Je crée une deuxième archive "test2" du dossier /etc/ : Ca devrait être bcp plus rapide car "test" existe déjà. m0le# borg list /mnt/syno/::test2 // Si je liste le contenu du dossier "/etc", c'est tout bon ! m0le# borg delete /mnt/syno/::test // Je supprimer mes tests m0le# borg delete /mnt/syno/::test2 // Je supprimer mes tests

Script d'automatisation

Si tout va bien jusqu'ici, c'est qu'on a de quoi créer des archives Borg (manuellement pour l'instant), sur un repertoire de notre synology via sshfs.

Plutôt pas mal, on va donc automatiser ça ! Voilà ce que le script (cf source) fait :

  1. Il monte le répertoire sshfs
  2. Il crée un backup avec le nom de la machine + date courante
  3. Il effectue le nettoyage des archives si besoin (rétention)
  4. Il démonte le répertoire de backup

Évidemment, il faudra faire vos modifs comme celles que j'ai apportées par rapport à la source (cf les paramètres au debut)

#!/bin/bash # Mount parameters mount="/mnt/syno/" # Borg parameters repo="/mnt/syno/m0le" pass="legrosmotdepasse!!" backup_dir="/etc /root /usr/local/bin" # Synology parameters syno_user="backup" syno_ip=`cat /home/ip_syn` syno_port="22" syno_dir="/Backup/" # Setting this, so the repo does not need to be given on the commandline: export BORG_REPO={repo} # Setting this, so you won't be asked for your repository passphrase: export BORG_PASSPHRASE=${pass} # or this to ask an external program to supply the passphrase: export BORG_PASSCOMMAND='pass show backup' # some helpers and error handling: info() { printf "\\n%s %s\\n\\n" "$( date )" "$*" >&2; } trap 'echo $( date ) Backup interrupted >&2; exit 2' INT TERM info "Mount ${mount} from ssh://${syno_user}@${syno_ip}:${syno_port}/${syno_dir}" sshfs ${syno_user}@${syno_ip}:${syno_dir} ${mount} -p ${syno_port} info "Starting backup: ${backup_dir}" # Backup the most important directories into an archive named after # the machine this script is currently running on: borg create \\ --verbose \\ --filter AME \\ --list \\ --stats \\ --show-rc \\ --compression lz4 \\ --exclude-caches \\ --exclude '/home/*/.cache/*' \\ --exclude '/var/cache/*' \\ --exclude '/var/tmp/*' \\ \\ ::'{hostname}-{now}' \\ $backup_dir \\ backup_exit=$? info "Pruning repository" # Use the `prune` subcommand to maintain 7 daily, 4 weekly and 6 monthly # archives of THIS machine. The '{hostname}-' prefix is very important to # limit prune's operation to this machine's archives and not apply to # other machines' archives also: borg prune \\ --list \\ --prefix '{hostname}-' \\ --show-rc \\ --keep-daily 7 \\ --keep-weekly 4 \\ --keep-monthly 6 \\ prune_exit=$? # use highest exit code as global exit code global_exit=$(( backup_exit > prune_exit ? backup_exit : prune_exit )) info "Unmounting ${mount}" umount ${mount} if [ ${global_exit} -eq 1 ]; then info "Backup and/or Prune finished with a warning" fi if [ ${global_exit} -gt 1 ]; then info "Backup and/or Prune finished with an error" fi exit ${global_exit}

Il ne reste plus qu'à exécuter le script, vérifier l'archive et son contenu et enfin rajouter un petit cron qui va bien 😉

Source

sshfs/ssh key sur Synology
Borg backup commands + script

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debian-facile.org : Petit retour sur l'aventure aux JDLL 2018

Cela fait maintenant une semaine depuis la fin des JDLL à Lyon, l?occasion de revenir sur ce week-end. Pour ses 20 ans, cet évènement a été une réussite avec un programme chargé et de très belles rencontres. C'est toujours un moment important pour découvrir de nouvelles choses et apprendre autour du libre sans oublier de passer d'excellents moments. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un week-end avec des conférences, ateliers, install party, village associatif et nous ne pouvons que vous conseiller de venir pour la prochaine édition (ainsi que tous les autres évènements du libre Agenda du libre). 

Debian-Facile a encore décidé de participer à cet évènement pour discuter du libre, de Debian et de sa communauté. Cette année encore, nous avons tenu un stand avec quelques membres accompagnés de notre Tux et ses chocos DF. Évidemment, nous avons encore rencontré des membres et des visiteurs qui nous connaissait (ou pour piquer des chocolats). Malgré tout, pour ceux qui ne nous connaissaient pas encore, c'était l'occasion de leur expliquer ce qu'on fait et de les inviter à venir sur le site. Cela reste avant tout  l'occasion de se rencontrer et de discuter entre passionnés. C'est aussi toujours sympa de mettre un visage sur un pseudo et de prendre le temps d'échanger. On avait également des stickers pour mettre sur votre PC (mais ils sont vite partis).

Pour la première fois, on a animé une conférence pour parler des communautés d'entraide et plus particulièrement de Debian-Facile. Nous avions besoin de savoir quels sont les besoins des utilisateurs et inciter chacun d'eux à contribuer. Expliquer le fonctionnement de cette communauté est essentiel pour que tous puissent y prendre part et la faire vivre.
Les contributions ne se limitent heureusement pas qu'à des aspects techniques et tout le monde peut jouer un rôle important. Malheureusement, 1 heure n'était pas suffisante pour aborder tous les sujets qui étaient prévus. On a dû faire l'impasse sur des choses extrêmement importante : la vie de l'association et la participation de Debian-Facile à divers évènements. Sur l'association, il y a beaucoup de choses à faire et on en reparlera, très bientôt on aura besoin de vous. 

De nombreuses personnes nous ont sollicité pendant ce week-end pour intervenir dans divers évènements. Nous sommes ouverts à toutes propositions dans la limite de nos possibilités.
On essaiera de faire le maximum mais ce sera difficile de s'engager à faire un week-end au Mans et le suivant à Perpignan. C'est pour ça, si vous êtes dans le coin, qu'on a besoin de vous.
N'hésitez pas à faire signe. On vous donnera alors un coup de main  de notre côté (matériel et humain). Vous pouvez également nous signaler un évènement où Debian-Facile peut participer. 
C'est encore passé trop vite. On n'a jamais le temps de tout voir. C'est pour ça qu'on repart encore, au plus tard, on se retrouve pour les RMLL de Strasbourg. 



Librement,
L'équipe Debian-Facile 

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Framablog : Framadsense, la publicité qui a du sens

C’est avec le plus grand sérieux que nous lançons aujourd’hui notre alternative à la régie publicitaire Google AdSense : Framadsense !

Aujourd’hui on trolle la pub !

On ne va pas noyer le poisson : aujourd’hui est le jour rêvé pour lancer notre outil de bannières publicitaires. C’est dimanche, nos salarié·e·s se reposent, nos bénévoles ont une vie personnelle, vous allez donc pouvoir enflammer les z’internets en toute autonomie.

Vous croyez que c’est une blague… ? Vous ne vous doutez pas à quel point nous sommes sérieuxses, dès qu’il s’agit de déconner.

Nous avons déjà parlé ici du fléau qu’est la publicité « digitale » (comme disent les « dir’comm' » et les « dir’mark' »). C’est le profilage publicitaire qui est aux origines des Léviathans qui centralisent le web. Il suffit de voir le talk « Nous créons une dystopie simplement pour obliger les gens à cliquer sur des publicités » pour comprendre combien c’est grave, et combien il faut Dégoogliser Internet. Nous relayons aussi des alternatives plus vertueuses, comme celle de la rédaction de NexINpact.

La pub en ligne est partout, c’est une catastrophe numérique et écologique… On comprend pourquoi certaines personnes s’échangent de formidables astuces pour résister à l’agression publicitaire. L’ironie, c’est que la plupart des alternatives et connaissances qui nous permettent de faire respecter nos intimités numériques sont peu connues… et qu’elles manquent de pub !

Notre sérieux va vous surprendre

C’est parti d’une idée de JosephK. Oui, JosephK, un salarié de Framasoft qui déjà, pour la blague, avait codé le Bingo du Troll (à utiliser sans modération dès qu’un troll vous emmouscaille). Celui qui, récemment, a bidouillé un joli lifting pour le Framablog (vous avez remarqué comme il est plus aéré, plus lisible ?). JosephK, un des plus farouches opposants à la pub parmi nous, qui vient nous proposer :

Et si on montrait les mécanismes de la pub en ligne tout en faisant de la réclame pour les alternatives éthiques ?

Il y a des informations que nos navigateurs web diffusent en permanence : de quel site on vient (c’est le rôle du « référent »), ainsi que les versions de notre système d’exploitation et notre navigateur web (ce que transmet le « user agent »). Rien qu’avec ces infos-là, donc sans pister quiconque, on peut générer des bannières qui expliquent aux personnes utilisant des outils fermés comment mieux se libérer… « Tu viens de Facebook ? Essaie Framasphère ! » ou « Tu utilises Chrome ? Firefox est plus rapide et plus éthique ! »

Framadsense, parce que ça nous fait rire

Si on crée ce micro-outil pour nous, autant le mettre à disposition de tou·te·s, non ? Ainsi est né Framadsense, disponible à l’adresse https://sense.framasoft.org. Si vous voulez l’utiliser pour votre site web, il vous suffit :

  • D’aller sur Framadsense
  • De paramétrer le type de bannière que vous voulez (cocher des cases, quoi !)
  • De copier/coller le code généré à l’endroit de votre site où vous voulez insérer de la (fausse-)pub !

Sense3, le logiciel développé par JosephK, est un logiciel libre (forcément !) qui respecte notre vie privée, et dont les bannières affichent uniquement des projets libres et non lucratifs… voire des œuvres d’art, juste pour le plaisir de remplacer la pollution visuelle par de la culture ! Vous pouvez d’ailleurs proposer de nouvelles bannières en collaborant au code sur son dépôt (nous, on a juste fait les exemples les plus courants… venez pas nous gronder si votre projet libre favori n’y est pas encore !).

Voilà : même quand il s’agit de déconner, on en profite pour hacker les codes de la pub. Plus qu’un poisson, Framadsense est un vrai logiciel qui permet au moins qu’on se pose la question :

comment attirer l’attention de nos proches sur le fait que nos attentions sont sur-sollicitées ?

Vous avez le reste du (long) week-end pour y répondre (ou pour manger du chocolat).

 

L’équipe de Framasoft.

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Miamondo : Linux : « A start job is running… »

Introduction Quel adorateur du Grand GNU-à-tête-de-Linux n'a jamais été confronté à cette antienne au démarrage de son ordinateur? "A start job is running..." Cet avertissement sybillin s'accompagne d'une obscure suite de chiffres et de lettres ainsi que d'un décompte qui dure en général un peu plus d'une minute trente. Cause Cela est du à une... Lire la suite →

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mozillaZine-fr : Il y a 20 ans, Netscape libérait son code source

Nous savons maintenant tout ce que cela a apporté à la fois sur le plan technique et humain, mais à l’époque c’était un incroyable saut dans l’inconnu. C’est le moment de voir ou revoir le fameux film Project Code Rush pour se replonger dans l’ambiance de l’époque où Firefox n’existait encore qu’en rêve.

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Framablog : Aquilenet, 7 ans d’internet libre en Aquitaine

7 ans. Sept ans que Aquilenet, fournisseur d’accès à Internet associatif bordelais, construit de l’Internet bénévolement, localement, politiquement et maintenant en fédération. Sept ans également à faire de la sensibilisation, aussi bien sur les questions d’Internet, de vie privée, de logiciel libre que de critique des médias et de médias indépendants. On aurait pu croire qu’après autant de temps cette association se serait essoufflée mais loin de là : un passage en collégiale, un nouveau local, un data-center associatif et bien plus encore !

Frigo du local – CC-BY-SA – Bram

— Bonjour le collectif d’Aquilenet, c’est un plaisir de vous avoir, est-ce que vous pouvez vous présenter brièvement ?

Bonjour, plaisir partagé 😉, nous sommes donc Aquilenet, Fournisseur d’Accès Internet associatif en Nouvelle Aquitaine, et plus précisément localisé à Bordeaux. Nous comptons actuellement pas loin de 150 membres et sommes actifs depuis 2010 !

Aquilenet est un fournisseur d’accès à internet (FAI) associatif, qu’est-ce que c’est ? En quoi le côté associatif fait une différence ? À qui vous vous adressez ?

Le plus ancien fournisseur d’accès à Internet de France encore actif est un fournisseur d’accès associatif. C’est-à-dire que dès le début de l’Internet en France, on a vu des gens passionnés se rassembler entre eux pour construire quelque chose à leur échelle. Et puis sont arrivés les fournisseurs commerciaux : France Télécom, AOL, Club-Internet, Wanadoo, Neuf… Enfin, maintenant, on connaît leurs nouveaux noms : Orange, SFR, Free, etc. Ce sont d’immenses entreprises, qui couvrent tout le territoire national, et sont là pour faire ce que font les entreprises : vendre des services et faire des bénéfices. On en connaît les dérives : ces entreprises, qui ont la mainmise sur le réseau, peuvent contrôler ce qu’on a le droit – ou non – de consulter, choisir si on peut brider ou non une connexion, desservir volontairement plus ou moins bien le client suivant ce qui les arrange, et évidemment pratiquer une surveillance généralisée : on leur donne les clés et on utilise ce qu’ils veulent bien nous donner.

Un FAI associatif, c’est un petit ensemble de gens passionnés, qui veulent faire du réseau propre et fournir un Internet libre. On peut boire une bière avec. On peut littéralement voir comment c’est fait, voir ce qu’ils font de nos données. Il n’y a pas de dérives mercantiles, car ce n’est de toute manière pas concurrentiel avec les FAI dits « commerciaux ».
En bref, les clés sont à nous, et on se réapproprie Internet, le réseau, et nos données : on fabrique nos propres bouts d’Internet, on est Internet !

En plus de cela, notre volonté étant de créer du réseau, on peut amener Internet là où les FAI commerciaux n’en voient pas l’intérêt. Ce sont les fameuses « zones blanches » dont on entend parfois parler. Pour nous, l’intérêt, c’est d’apporter l’accès au net à tout le monde, partout.

On s’adresse à tout le monde, comme n’importe quel autre FAI, à la différence que les assos sont essaimées partout en francophonie ; et qu’on va donc plutôt essayer d’agir en tant qu’acteur local. Parce qu’une fois de plus, un FAI associatif, c’est à l’échelle humaine. On peut discuter directement avec, on peut s’investir dedans. Et on peut, bien entendu, se contenter d’avoir une connexion Internet propre, neutre et libre de toute surveillance.

En gros, on est un peu comme une « AMAP » (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) de l’Internet !

Bien sûr, on ne peut pas profiter des tarifs de gros auxquels les gros opérateurs ont accès, donc les accès ADSL sont typiquement un peu plus chers : 35-40€ par mois pour de l’ADSL sans téléphone. Mais d’autres fonctionnements sont possibles : des voisins peuvent se regrouper pour partager une ligne ADSL tout en ayant chacun son adresse IP propre, partageant ainsi les coûts.

C’est une démarche fortement engagée politiquement, qu’est-ce qui vous a poussé⋅e⋅s à vous lancer dans cette aventure et à la continuer ?

Pour n’importe quel être humain ayant été connecté à Internet, construire et cultiver son propre carré vert d’Internet peut sembler être une expérience excitante et passionnante ! La soif d’apprendre, la quête de sens avec la participation à la construction d’un Internet « propre », et le fait de devenir un acteur sur le sujet sont des éléments qui nous ont vite motivés à nous lancer dans cette aventure.

D’autre part fournir de l’accès à Internet avec une infrastructure permet d’aider aussi de nombreux projets à émerger, et aussi d’aider pas mal les copains, nous fabriquons ensemble notre bout d’Internet.

Mais au fait il est à qui le net ? À NOUS !!!

Et au-delà de Aquilenet on entend dire que vous lancez une structure qui s’appelle « C’est le bouquet », qu’est-ce que c’est ? Pourquoi vous le faites ? Qui est-ce que vous visez ?

C’est Le Bouquet est une initiative qui a commencé à pointer le bout de son nez en 2017. Nous avons été contacté⋅e⋅s par un certain nombre d’associations ou de collectifs, qui voulaient plus que les services qu’Aquilenet fournit historiquement. Il leur fallait un ensemble d’outils propres, dégooglisés – le lectorat saura de quoi on parle – et sous leur contrôle. Des outils fiables, parce qu’on parle d’associations, ONG, collectifs, et que leurs communications doivent être sous leur contrôle : courriels, travail collaboratif… Pour tout cela, il faut du libre, sur un réseau qu’on sait propre, en lequel ils peuvent avoir confiance et qui sera maîtrisé sur toute la chaîne ou presque.

Alors l’idée a germé de créer quelque chose qui proposerait un bouquet de services libres et neutres, avec tout ce qu’il faut pour que ces structures puissent travailler efficacement. C’est le bouquet était né !

À cela s’ajoute la création d’outils permettant de gérer l’ensemble efficacement, et la mise en place de formations et de SAV pour pouvoir en permanence répondre aux questions, intervenir au besoin, sensibiliser et éduquer à des manières de travailler qui seront parfois nouvelles.

Courriels, CRM, pads, hébergement de document, newsletters, listes de diffusion, et bien plus encore : tout le nécessaire sans Google, équipé de logiciels libres, hébergé sur des serveurs propres et locaux, sans filtrage, ni exploitation de données, ni surveillance, et le tout qui passe par l’Internet propre des tuyaux d’Aquilenet !
Il reste encore beaucoup à faire !

Mais… ça ressemble furieusement à un CHATONS ! Vous en êtes un ? Est-ce que vous pensez rejoindre ce collectif ?

Pour l’instant, ni Aquilenet, ni C’est le Bouquet ne se revendiquent CHATONS. Il n’y a pas pour l’instant de décision tranchée sur si oui ou non nous rejoindrions ce collectif… Le débat continue, entre la volonté d’indépendance de toute étiquette et le fait que, concrètement, les idées se croisent !

La preuve en est qu’il n’est pas besoin de faire partie des CHATONS pour proposer des services web de manière éthique ! Dites, comment on fait pour faire un fournisseur d’accès à Internet ? Comment on se connecte à Internet et on l’amène à des gens ?

Il y a de nombreuses façons d’y arriver, le mieux est de venir nous poser la question à la Fédération FDN, nous avons des documentations sur le sujet, nous pouvons accompagner et fournir des ressources pour aider au démarrage. D’autre part nous pouvons mettre en contact avec une association fédérée géographiquement proche du demandeur. Ce qui est motivant c’est que nous continuons à voir de nouvelles initiatives émerger et nous rejoindre.

Est-ce que vous ne faites que fournir de l’accès à Internet à des gens ?

Non ! À vrai dire, la fourniture d’accès à Internet est une toute petite partie de notre activité. On pourrait dégager deux grands axes pour décrire les activités d’Aquilenet. Un premier axe est davantage centré sur les services. Au-delà des accès ADSL, l’association propose également des accès VPN (bon… c’est un accès à Internet en fait), des machines virtuelles, de l’espace de stockage, du mail ou encore de la VoIP. Nous sommes également parmi les fournisseurs de Brique Internet. Nous participons à différents projets comme The DCP Bay, de la distribution de films pour les salles de cinéma indépendantes. Tout ça repose bien entendu sur du logiciel libre et est garanti sans filtrage ! La seconde activité d’Aquilenet est plus d’ordre militant dans le sens où nous travaillons beaucoup à faire connaître la neutralité du net, le Libre ou à communiquer sur des thématiques dont nous nous sentons proches. Nous sommes impliqués localement pour sensibiliser sur ces thématiques et poussons pour un développement de l’Internet local plus accessible aux petites structures.

Capture d’écran du débat entre Pierre Carles et Usul

D’autre part, nous organisons régulièrement des ateliers pour former les gens qui le souhaitent à des technologies très variées. Nous proposons aussi de temps en temps des projections au cinéma l’Utopia à Bordeaux ou des débats avec des intervenants toujours passionnants. Notre dernière projection en date était le documentaire Nothing to Hide dont nous avons participé à la distribution sur Internet. Dernièrement, nous avons également participé à la venue de Pierre Carles et Usul pour une soirée de discussion ouverte à toutes et à tous . Nous essayons aussi d’ouvrir des sentiers pas encore tracés : nous réfléchissons, par exemple, à l’intégration de Duniter, une cryptomonnaie libre qui se veut plus juste, dans nos moyens de paiement !

En interne, nous organisons des ateliers ouverts à toutes et tous, pour permettre à chacun de se former et de s’investir à son échelle. Nous avons lancé des groupes de travail aussi divers que la desserte en Wi-Fi des zones blanches, la communication, l’administration système, l’accueil, le support… Tout le monde peut mettre la main à la pâte quelles que soient ses compétences : on se forme entre nous !

Vous n’êtes pas le seul FAI associatif qui existe, il y a une même, on l’a vu, une fédération, la FFDN, dont vous êtes fondateurs.  Est-ce que vous pouvez un peu nous en parler ? Quelle est vous relation avec cette fédération ?

Carte des fournisseurs d’accès à internet associatifs montrant ceux de la FFDN (en bleu)

Nous sommes parmi les membres fondateurs de la  FFDN, la fédération qui rassemble les FAI associatifs de toutes tailles et de toutes localisations. Nos membres sont par définition également membres de celle-ci, certains y sont très actifs, d’autres non. Elle se compose donc de camarades d’un peu partout, avec qui nous échangeons nos questions, nos évolutions, nos volontés et nos besoins. Nous partageons ainsi nos connaissances tant techniques que, par exemple, juridiques, afin de toujours pousser le groupe vers l’avant. Les bons plans également, comme des solutions de financement de projets par des organismes publics nationaux ou internationaux. Lorsqu’un besoin se fait connaître, des membres de partout peuvent y répondre. Afin de maintenir ce maillage, des points « bilan » sont régulièrement faits par toutes les associations membres de la FFDN : quels sont les projets, les nouvelles, l’état de santé de l’association, ses besoins, etc. En fait, la FFDN nous permet d’être à la fois beaucoup et peu, partout et juste à un endroit. Elle nous donne une force commune sur tout le territoire, tout en laissant un ensemble de petits acteurs agir localement.

Ça fait sept ans que vous existez, vous avez été jusqu’à présent en structure associative classique avec CA, président etc. et vous avez récemment décidé de passer à une structure de collégiale, pourquoi vous avez fait ce choix ? Comment vous vivez cette aventure et qu’est-ce que ça change pour vous ?

Nous venons en effet de voter le passage en collégiale pour Aquilenet. Il n’y a plus de bureau, de président, de trésorier, mais des bénévoles motivé·e·s. Chacun·e a accès aux droits nécessaires aux actions qu’il ou elle entreprend, les tâches sont réparties entre les adhérents volontaires qui auront rejoint la collégiale, et il n’y a aucune centralisation des pouvoirs. Tout repose désormais sur la volonté de chaque adhérent et sur la confiance mutuelle. C’est un tournant humain, égalitaire, et qui vise à décharger des épaules en invitant tout le monde à faire sa part et à partager le savoir-faire. Là-dessus, nos craintes sont relatives : en dehors de questions technico-juridiques, nous avions déjà un système assez proche de la collégiale. Quiconque voulait faire avait le droit de le faire. L’idée, c’était d’officialiser ça une bonne fois pour toutes !

Et en plus de cette transformation vous avez également désormais un local ! C’est aussi un grand changement, en quoi ça vous impacte ? Qu’est-ce que ça vous permet de nouveau ? On me souffle que vous êtes en train de lancer un data-center associatif, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

On l’a dit plusieurs fois depuis novembre, lors de nos réunions : c’est quelque chose d’important. Nous avons un lieu où nous nous rencontrons, de manière bien plus régulière et libre qu’auparavant. Depuis sa création, Aquilenet se rassemblait mensuellement dans un bar. Lorsque des ateliers avaient lieu, on faisait ça où l’on pouvait (souvent au Labx, hackerlab de Bordeaux). En cas de réunion, nous utilisions une salle… dans un bar, encore ! Maintenant, dès que quelqu’un veut travailler, dès qu’on veut discuter de quelque chose, débattre, préparer, planifier, faire un atelier : on se retrouve à « la Mezzanine », notre local. Il y a presque toujours quelqu’un de présent le mardi soir, toujours des petites réunions entre deux, trois, cinq, dix membres. Ça a donné une vraie existence physique à ce qui était, la majorité du temps, des appels, SMS, emails, échanges sur IRC.

Data-center en tout début de construction – CC-BY-SA – Bram

 

Si le local s’appelle « La Mezzanine », ce n’est pas pour rien : il s’y trouve une Mezzanine que nous allons transformer en data-center associatif. Il possède son propre réseau électrique à part du reste du local, d’origine 100 % renouvelable. Une fois que tout sera en place, tout le monde pourra librement y installer son serveur, quelle que soit sa forme et sa taille, du Raspberry Pi à la tour de PC, et l’y poser. Nous fournissons l’énergie, la connexion, au besoin des IP Aquilenet, tout ce qu’il faut ! Un groupe de travail planche actuellement dessus. Il y a du travail encore, mais ça prend forme petit à petit !

Et comment vous rejoindre dans cette belle aventure ?

On est joignables en permanence par courriel depuis la section contact de notre site Internet, et tout le nécessaire pour adhérer à l’association et/ou profiter des services qu’on propose y est disponible ! Et pour plus de chaleur humaine (et de bière1), on se donne rendez-vous chaque premier mardi du mois, 21h, à la mezzanine, le local d’Aquilenet – 20 rue Tourat, Bordeaux, pour accueillir à la fois les membres, les curieuses et les curieux !

Un mot de la fin ?

Devenir fournisseur d’accès Internet est à la portée de tous, si vous n’en avez pas dans votre région et êtes motivés n’hésitez pas à nous contacter, c’est une formidable école sur le fonctionnement de l’Internet et c’est aussi une contribution très utile au développement de la liberté dans notre pays. Enfin sachez que nos associations sont toujours ouvertes à toute personne motivée qui souhaiterait nous aider, les thématiques ne manquent pas et ne sont pas uniquement que techniques, vous êtes toutes et tous bienvenus !

« Sous les pavés, la fibre ! » 😀
Une autre fin du net est possible.
Hacker vaillant rien d’impossible !

 

  1. L’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

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Framablog : Robin, stagiaire chez Framasoft et porteur de projet

Vous ne connaissez pas Robin ? C’est le stagiaire qui a conçu les pages Framasites dont nous parlions ici, ou plus exactement le logiciel libre qui les fait tourner, à savoir PrettyNoémieCMS

Si son stage est terminé, nous ne pouvions pas le laisser partir sans parler avec lui de sa démarche, ses projets, etc.

Pour le plaisir, nous avons décidé d’illustrer ce long échange de captures d’écrans de pages Framasite qui ont retenu notre attention.

Cliquez pour découvrir cette page Framasite qui explique comment faire une page Framasite. Hyper-méta, tavu.

Portrait de Robin

Bonjour Robin, peux-tu te présenter en quelques phrases

J’ai bientôt 30 ans et j’ai un parcours avec pleins de virages qui m’ont fait passer par les cases école d’ingé, CAP cuisine, travail social… le tout avec des fortes valeurs éthiques et un intérêt particulier et assez central pour l’abolition du capitalisme (lectures, engagement militant, syndical, squat…). le dernier virage m’a amené à l’envie de créer un outil numérique d’émancipation sociale dont l’idée a pointé pendant le mouvement contre la loi travail, j’ai donc dû passer à l’apprentissage du code pour pouvoir le réaliser.

Comment on se retrouve stagiaire pour Framasoft avec ce parcours ?

Framasoft me permettait plusieurs choses intéressantes : découvrir de l’intérieur le monde du libre et de la production collaborative de services web, me faire une expérience intéressante en développant pour eux, et peut-être de faire de ce stage un tremplin pour mon projet… d’éviter enfin de me retrouver à bosser gratuitement pour une entreprise dont la finalité est le profit. J’ai fait une candidature spontanée en parlant de mon parcours de mon projet et de mes valeurs, et ça a très vite collé.

Comment as-tu été accueilli ?

J’ai rien à redire sur mon accueil, à la fois carré et sans laisser de faux espoirs et de fausses promesses et en même temps très chaleureux, rémunéré en plus ce qui est rare… Je suis quelqu’un d’autonome et je m’y suis bien retrouvé, les impératifs de la campagne de financement de fin d’année ne permettaient pas forcément à l’équipe de me tenir par la main, mais j’aime bien la liberté que ça m’a permis. et puis j’ai pu ressentir tout au long de mon stage une grande confiance dans les choix que je faisais et ça a été très encourageant.

Quelle était ta mission / ton cahier des charges ?

J’étais censé réaliser des améliorations de l’interface utilisateur du dernier service proposé par Framasoft : Framasite. L’idée était d’offrir une expérience utilisateur assez proche de la simplicité d’un WIX pour que n’importe qui, sans aucune compétences spécifique en informatique, puisse mettre en ligne un joli site web en quelques clics dans une interface très intuitive. La voie que je devais explorer pour y parvenir consistait à améliorer le CMS sur lequel était basé Framasite, en lui ajoutant tout plein d’améliorations le rendant plus simple à utiliser.

cliquez sur l’image pour découvrir ce fan-site consacré à Pepper and Carrot

 

…et finalement, tu as plongé dans le code et qu’est-ce que tu as découvert ?

Framasite est basé sur GRAV, un CMS au code élégant, qui permet de générer des pages assez rapidement avec relativement peu de compétence en PHP puisque il utilise un mélange de markdown, de fichier de configuration en YML et de templates en TWIG. beaucoup d’aspects sont très automatisés, et cela amène une grande élégance du CMS, comme par exemple la génération automatique des formulaires du panneau administrateur… Pourtant cette automatisation rend très difficile d’adapter l’interface afin d’offrir des parcours utilisateurs simplifiés pour la construction des pages, comme de regrouper certains champs d’un formulaire, n’en faire s’afficher que certains, ou de manière progressive… Il est très difficile de partir de l’expérience utilisateur souhaitée pour réaliser le code correspondant, et l’on se retrouve toujours avec des solutions de « bricolage ».

L’image que j’ai en tête pour des personnes pas très familières avec le code : c’est un peu comme essayer de construire une belle armoire normande a partir d’une armoire IKEA, vu de loin ça a l’air pratique parce qu’on est pas très loin du résultat attendu, mais peu à peu on se rend compte que le design initial est très limitant, et oblige finalement à réaliser un travail bien plus laborieux et complexe que de partir d’un bon tas de planches et d’outils performants… d’autant plus que l’on me demandais que mes modifications restent compatibles avec les mises a jour de GRAV, et donc, pour filer la métaphore, que l’armoire IKEA ne soit pas cassée dans l’opération.

Bref : Un vrai casse-tête.

Donc tu n’as pas rempli ta mission ? C’est un terrrrrrible échec qui te tourmente jour et nuit (debout) ? Comment a réagi la personne qui assurait l’encadrement de ton stage ?

J’ai assez rapidement été découragé de suivre l’option d’une modification de Grav pour obtenir l’effet attendu, et je suis revenu des fêtes de fin d’année en me disant que même si mon stage durait 6 mois, je ne crois pas que j’arriverais a faire mieux pour simplifier la création de site par mon utilisateur que de l’orienter vers un hébergeur solidaire offrant une installation de wordpress à la volée… donc j’en ai parlé à l’équipe et à la personne qui m’encadrait sans trop savoir ce qui allait advenir, j’étais prêt à peut-être partir sur un autre stage… c’est pas facile de remettre en question totalement les choix fait par une équipe, je sais qu’en cuisine ou ailleurs, ça aurait signifié une fin de contrat plus ou moins houleuse…

Mais bon, mes arguments ont été plutôt convaincants, et on est assez vite arrivé a une solution qui m’est venue assez tôt dans le stage, créer un outil simple depuis le début en utilisant un framework PHP nettement plus bas niveau qu’un CMS, et surtout en partant d’une idée de ce que je souhaitais offrir à l’utilisateur plutôt que de partir de quelque chose d’inadapté pour le bidouiller.
Ça a été très motivant et en une quinzaine de jours j’ai pu réaliser une version limitée de cet outil, et j’ai eu de très bons retours, à la fois de mes amis non-codeurs qui étaient très intéressés par la simplicité avec laquelle ils pouvaient réaliser un site web mais aussi par les membres de l’équipe qui étaient très enthousiastes.

Une question de détail par un gars sur Mastodon (Llaq @lelibreauquotidien) : Hé, @Framasoft, pourquoi vous avez appelé le CMS des pages Framasite « PrettyNoemieCms » ?

Oh ben je suis amoureux d’une fille qui s’appelle Noëmie, donc le nom est venu comme ça… le premier nom c’était Easy ShowcaseSite CMS… c’est quand même mieux Noemie CMS, non ? Enfin moi je trouve. Il y a un proverbe dans le libre qui dit que c’est ceux qui font qui ont raison, et vu que c’est moi qui l’ai fait, c’est moi qui ai raison.

Comment a été accueilli ton travail, par Framasoft et par le public ?

A la fin de mon stage, l’outil à été mis en ligne et j’ai tout de suite eu pas mal de bons retours, celui qui m’a fait le plus plaisir c’était quelqu’un qui m’a dit : « c’est le plus simple des CMS ». je sais pas si on peut être aussi catégorique, mais si j’ai réussi à créer un outil auquel on pourrait mettre juste une demi étoile sur 5 de difficulté, j’aurai vraiment réussi mon pari… En tout cas j’ai fais tout mon possible pour aller dans cette direction. Ce qui me plaît bien aussi c’est des amis non codeurs qui partagent le plaisir créatif qu’ils ressentent en utilisant l’outil, ils me disent qu’ils se sont « amusés » avec Noëmie, ce qui me ravit.

J’ai eu aussi quelques retours de bugs, rapidement corrigés, et aussi plein de personnes qui s’y sont intéressé de près en voyant le potentiel de l’outil et qui m’ont fait part d’idées d’amélioration.
Les membres de l’association m’ont fait part non seulement de leur satisfaction quant à mon travail, mais ils m’ont aussi exprimé qu’ils avaient été impressionnés par ma capacité à sortir quelque-chose d’aussi abouti et de fonctionnel en si peu de temps. Ça me fait chaud au cœur, car je débute dans la programmation, il y a un an et demi je n’avais pas encore écrit une seule ligne de code, et je ne participe à une formation que depuis moins d’un an. Je tiens au passage à remercier chaleureusement Simplon (mon organisme de formation) et son formateur Patrick qui m’ont aidé à prendre peu à peu confiance dans mes capacités de développement, et m’ont guidé dans cet apprentissage.

La page des « Framasoft fan art » de JCFrog nous a fait hurler de rire.

 

Quelle suite pour Noemie CMS ?

Aujourd’hui je pense que ce CMS trouve sa place à coté de ceux déjàexistants, grâce a sa simplicité. il ne sera jamais aussi complexe et personnalisable qu’un WordPress ou un Grav, mais il peut trouver sa niche en étant « le plus simple des CMS ».

Les contribution sur le Repository vont bon train : déjà 66 issues postées, dont 52 réalisées, 17 merge request, on peut dire que je me sens pas seul sur le projet. Plein de pistes d’amélioration se dégagent, et d’autres que moi se saisissent avec plaisir du projet. Quant à moi je suis partagé entre un projet perso qui me tient vraiment à cœur : HUmanBeing (on en reparlera en fin d’article), ma formation qui s’arrête et le besoin de trouver un moyen pour vivre qui risque de bouffer beaucoup de disponibilités et l’envie de poursuivre le travail entamé sur ce CMS. Ça fait beaucoup d’envies et malheureusement pas suffisamment de temps pour tout faire à 100 %.

Dans l’idéal je reprendrais Noemie CMS depuis le début avec un framework JS frontend (Vue-React- angular) afin de rendre l’expérience utilisateur encore plus fluide (pas de rechargement de pages à chaque sauvegarde, possibilité d’aller plus loin dans la complexité du code pour proposer une expérience utilisateur toujours plus simple, et peut-être ajouter la possibilité de créer un site de plusieurs pages… enfin bon, si j’avais plus de temps et pas la nécessité de devoir faire un truc débile, plus ou moins néfaste pour les gens qui m’entourent et dans le seul but d’enrichir un patron pour pouvoir payer mon loyer ces prochains mois c’est ce que je ferais… mais bon… je crois pas que j’en aurai l’opportunité.

En attendant, je vais quand même continuer de faire avancer tout doucement les fonctionnalités, résoudre des bugs, et surtout passer du temps à transmettre aux autres contributeurs « les clefs » de mon code pour qu’ils puissent aussi se l’approprier et le faire évoluer.

Pendant ta période de stage, on t’a aussi obligé à assister à l’assemblée générale de Framasoft, tu peux nous raconter un peu comment ça s’est passé ? Ils t’ont fait quelle impression les membres de l’association ? et le fonctionnement de l’asso, qu’est-ce que tu en penses ?

Ce fut très intéressant, j’ai rencontré plein de chouettes personnes, avec un beau projet en commun. les discussions étaient très riches. je me suis parfois demandé s’ils ne manquaient pas un peu d’ambitions : en effet le bilan financier leur permettrait à mes yeux de s’engager sur plus de projets, en termes de développement direct ou de soutien financier à des projets ; en même temps je comprends tout a fait que la « sérénité financière » de Framasoft est très récente, et je n’ai pas vraiment suffisamment de compétences en gestion pour pouvoir donner un avis là dessus.

Peut-être aussi que ça m’a permis de prendre conscience d’un décalage entre la vision que j’avais de Framasoft et son projet associatif : avant mon stage j’envisageais Framasoft un peu comme une équipe associative de développeurs qui cherchaient à produire des outils libres et gratuits et de la meilleure qualité pour le plus grand nombre, pour le plaisir de pouvoir offrir des services libres et gratuits à leurs utilisateurs… peu à peu j’ai pris conscience que ce qui animait cette association était aussi très militant et axé sur des enjeux « idéologiques » dans le sens de réaliser des actions visant un faire évoluer les consciences, promouvoir le logiciel libre, lutter contre les GAFAM.

Et j’avoue que je me suis moins reconnu dans ces enjeux, Ça peut paraître paradoxal par rapport à mon engagement sur les #NuitDebout, mais en vrai même sur les Nuit debout ça n’a jamais été le côté tribune et réflexion et changements des mentalités qui m’attiraient, mais plutôt le fait de trouver un espace où l’on pouvait participer et collaborer librement avec plein de gens pour produire au mieux toutes sortes de choses sans que viennent se mêler des question d’argent ni de hiérarchie (cuisine collaborative, organisation de la vie sur la place, résistance contre les flics…). Je crois que je suis pas très militant dans l’âme, dans le sens que j’ai pas la volonté de faire changer les consciences, ce qui m’intéresse c’est plus de partager des expérience de rapports sociaux désaliénés, et d’inviter un max de gens à me rejoindre dans le plaisir que représente le fait de cesser collectivement de se soumettre au fric et à l’état.
Je pense aussi que j’ai pu ressentir un décalage car je suis partagé pas leur rigueur sur les moyens à employer. J’utilise quotidiennement Google, Chrome, etc. et dans mon travail c’est pareil je vise surtout à utiliser les meilleurs outils dans l’objectif d’offrir des services agréables et gratuits aux personnes qui utiliseront mes travaux sans me préoccuper de leur caractère libre ou non. J’ai tendance à privilégier les outils qui m’offrent pratiquement plus de pouvoir d’agir plutôt que des outils « libres ». Cela ne veut pas dire que je ne reste pas attentif aux effets secondaire de l’utilisation de certains trucs propriétaires, mais je ne les exclus pas d’emblée, et les préfère parfois.

Cliquez pour voir une très, très belle page Framasite : celle du groupe musical Volivent.

 

Tu as eu aussi l’occasion d’intervenir pour présenter ton projet personnel, de quoi s’agit-il au juste ?

C’est ce projet qui m’a amené à l’informatique, guidé dans mon apprentissage des technos du développement web : durant les Nuits debout j’ai pris tristement conscience que 80 % des projets ne se font pas car les personnes avec des initiative se rencontrent trop difficilement. Du coup j’ai essayé de remédier à cela en faisant du lien, d’abord en notant sur un carnet, puis sous forme de fiches papier et de panneau d’affichage où chacun pouvait partager son projet pour potentiellement trouver des personnes pour le rejoindre. Ça avait plutôt bien marché, même si c’était pas du tout scalable pour parler en termes dev : en effet, en trois jours, il y avais 70 fiches de projets et d’initiatives sur le tableau d’affichage et cela devenait très complexe pour quelqu’un venant sur la place pour la première fois de trouver rapidement un projet sur lequel s’investir.

J’ai donc commencé à créer un outil, en réfléchissant à la manière de répondre au mieux à ce besoin de mise en relation dans le monde non-marchand. En effet, le monde marchand dispose des Pôle emploi et des agences d’intérim pour mettre en lien les gens sur la base de leurs compétences et des projets, alors que le non-marchand n’a pratiquement rien de plus que le bouche à oreille, et c’est très frustrant de voir que 80 % des projets non marchands sont morts-nés faute de participants alors que très souvent les personnes potentiellement intéressées existent, mais ne sont pas dans le même réseau, le même cercle élargi de connaissance. Et on a la même problématique en ce qui concerne le partage, dans une grande majorité de cas, on se résout à aller au supermarché acheter un truc dont on a besoin alors qu’il y a probablement dix personnes dans le quartier, ou une asso qui produit cette ressource qui pourrait le donner ou le prêter gratuitement.

La troisième problématique à laquelle j’aimerais pouvoir apporter une solution avec cette plate-forme, c’est celle de la multiplication exponentielle des outils collaboratifs lorsqu’on est investi sur plusieurs projets. je reçois par exemple en ce moment les mails de 5 listes de mails bavardes, je suis inscrit sur trois systèmes de chat différents, 2 pads, github et gitlab, et un kanban, tous avec leurs adresses différentes que je perds une fois sur deux… Bref : l’enfer, alors que pourtant je crois que je suis plutôt à l’aise avec l’outil informatique. Je rêve de quelque chose qui pourrait les centraliser sur une plate-forme, avec tous mes projets, et pour chacun des projets son agenda, sa liste de tâches, etc. — et ne plus me perdre dans un dédale d’outils collaboratifs dispersés.

L’idée de HUmanBeing c’est de répondre à ce besoin, en proposant :

  • une plate-forme de mise en relations des utilisateurs sur la base des projets qu’ils créent, de leurs centres d’intérêt, de leur localisation, et de leurs compétences
  • une suite d’outil collaboratifs pour tous les projets créés grâce à la plate-forme : agenda, forum-chat de discussion, liste des tâches.
  • une plate-forme de partage pour que les projets et les utilisateurs puissent partager les ressources dont ils disposent, qu’ils créent et dont ils ont besoin.
  • une plate-forme sans modérateur, dont la modération se fait de manière autonome par des votes de la communauté d’utilisateurs venant réguler les conflits et poser les base de ce qu’elle trouve acceptable ou non, une communauté créant ainsi sa propre légitimité autonome des lois étatiques.

L’objectif et l’ambition de cette plate-forme serait dans un premier temps d’apporter un sacré plus à tout les projets collaboratifs et non-marchands en leurs permettant de scaler et de prendre de l’ampleur au-delà des cercles de connaissances de chacun et donner du coup plus de possibilités d’agir sur le monde à tous ceux qui ont déjà cette éthique de vouloir donner du sens à leurs activités au quotidien.
L’espoir qui m’anime au-delà d’apporter ces possibilités à ces personnes, est lié à ma façon pessimiste de penser l’avenir de la société marchande et de l’état dans leurs capacité à répondre aux besoins des personnes. Je m’imagine la prochaine crise économique, lorsque par exemple le ramassage des ordures s’arrêtera en raison de la faillite de ma communauté de communes et que l’accès aux soins sera devenu aussi difficile qu’en Grèce… et je me dis, si à ce moment on a un outil qui me permet de trouver 2 médecins, 4 infirmiers pour faire un centre de soins autogéré, ou alors faire une recherche de 5 chauffeurs poids lourds et 10 autres personnes pour créer une équipe de ramassage des ordures en moins d’une journée… Je me dis que cet outil pourrait être un formidable vecteur par lequel la collaboration, le partage et la gratuité pourraient s’imposer face au capitalisme sur le plan de la production matérielle de l’existence des hommes.

Et je me suis mis à le réaliser.

J’avais commencé en symphony (un framework PHP), mais c’était vraiment inadapté, donc je suis parti sur le framework METEOR JS très à l’aise pour gérer le temps réel : bien pratique lorsqu’il s’agit de collaborer. Pour l’instant j’ai une messagerie en temps réel fonctionnelle (chiffrée end to end), on peut créer un projet, inviter d’autres membres, le rechercher en fonction des compétences, localité qu’ils ont renseignée,, chaque projet et chaque utilisateur peut s’exprimer publiquement grâce a un blog tout simple. je dirais que j’ai fait 80 % du travail de réflexion et 40 % de l’écriture du code avant de pouvoir en sortir une version Bêta…

Ça fonctionne pas trop mal en local, c’est même plutôt joli, mais j’ai encore des soucis à le mettre en prod sur une version de démo et pas mal de bugs, dont certains pour lesquels je n’ai aucune piste de solution… mais bon, ça viendra, et je suis hyper motivé, j’ai appris à coder pour pouvoir créer cette plateforme, ce projet me tient à cœur depuis 2 ans maintenant, je suis pas prêt de baisser les bras !

J’ai récemment réalisé une vidéo pour présenter l’avancement du travail que vous pouvez regarder ici :

Cliquez sur l’image pour regarder la vidéo (YouTube)

 

Tu as demandé des retours, ils te les ont donnés, ça ne t’a pas paru trop violent ?

Ben d’une certaine manière les retours étaient très bons, ils ont été impressionnés par la quantité et la qualité du travail que j’avais réussi à réaliser en si peu de temps ainsi que par ma courbe d’apprentissage très rapide. D’autre part, l’objectif émancipateur visé par le projet à fait écho au projet associatif de Framasoft, on pourrait même dire que le projet HUmanBeing vise à inscrire la force de la création collaborative de contenus immatériels du libre (Wikipédia, Linux, etc..) dans la réalité matérielle concrète de la production des besoins des hommes.

Néanmoins à mes yeux trois points font que ce projet n’avais pas les prérequis nécessaires pour pouvoir bénéficier du soutien matériel que j’ai demandé à Framasoft (même si cette interview me permet de le faire connaître assez largement et constitue un soutien qui est toujours bon à prendre).

  • Ce projet pose un rapport radical vis-à-vis de l’État et de l’économie ( « nous n’avons rien à attendre d’eux, créons un outil d’organisation qui nous permet de nous en émanciper »). Je pense que ça s’éloigne de la ligne directrice framasoftienne qui aurait plutôt tendance à vouloir créer des outils favorisant l’économie sociale et solidaire, des outils permettant plus d’interactions citoyenne s(framapetition, etc.), avec des valeurs de gauche moins radicales, basées, comme une grande partie de la gauche actuelle sur les valeurs du conseil national de la résistance : un état fort et démocratique gérant la répartition des richesse et le soutien au plus démuni. Il me semble que ce temps-là est dépassé, il appartient a une époque où les hausses de productivité annuelles permettaient au capitalisme ce genre de concessions au travailleurs, et que l’état et l’économie marchande nous démontrent jour après jour, et année après année que nous n’avons rien à attendre d’eux, si ce n’est l’intensification de l’exploitation de l’homme par l’homme et la destruction de l’écosystème permettant la vie des hommes.
  • D’autre part il me semble aussi que la façon d’envisager ce projet s’écarte de l’idéal de décentralisation poursuivi par Framasoft, dans la mesure ou il se propose de rassembler sur une seule et même plateforme beaucoup de services. dans l’idéal je rêverais que HUmanBeing soit décentralisé, avec plusieurs instances communiquant entre elles sur un réseau commun, mais bon, il me semble que ça ne pourra venir qu’après avoir fait la proof of concept de cette plateforme, un début de comm dessus. Il faut bien se rendre compte que développer une application décentralisée double ou triple le temps de développement.
  • enfin la façon de penser la modération de cette plateforme : autogérée et potentiellement porteuse de projets en-dehors du cadre légal (celui qui fait que les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ou jetés en prison), a pu être perçue à juste titre par Framasoft comme quelque chose mettant potentiellement en danger le reste de ses activités.

Enfin bon, je reste plein d’enthousiasme pour la suite, et sais que quand je suis motivé je suis capable de déplacer des montagne et de résoudre tout un tas de problèmes. Toujours est-il que le soutien matériel de Framasoft aurait permis de solutionner le problème majeur de savoir comment je vais payer mon loyer si je passe 10 heures par jour à développer une plate-forme non marchande…

On voit qu’il reste du boulot pour mener à bien ton projet, c’est peut-être le moment de réunir une petite équipe de gens intéressés pour contribuer ?
Tu as mis les sources quelque part en ligne ? C’est codé en quoi ? Comment on peut contribuer ?

Ben ouais, carrément ! Le projet est dès le départ très très ouvert à toutes les contributions, le « cahier des charges » s’est fait avec les contribution de plusieurs dizaines de personnes durant les Nuits debout, et au fil du temps je fais des rencontres et j’ai quelques petites contributions extérieures, plus tous mes amis qui me font des retours au fur et a mesure que j’avance dans les fonctionnalités. J’ai bien conscience que c’est un énorme projet et qu’il faudra qu’on soit nombreux à y participer pour que ça puisse exister durablement.

Le projet est donc codé en JavaScript, HTML, CSS, mongoDB autour du framework METEOR JS (et matérialize css pour le front end), qui est un outil assez facile à prendre en mains avec de très bons cours en français et en anglais et énormément de ressources. Il faudrait aussi des personnes avec des compétences en comm’ et aussi des personnes sans compétences particulières, avec juste l’envie de participer à l’aventure, et qui apporteront sans aucun doute au projet toute leur richesse.

Comme dirait un enfant du paradis : A vot’ bon cœur M’sieurs dames !

L’asso te remercie de ton implication et de ton travail et te souhaite une pleine réussite dans tes projets. On te laisse le mot de la fin comme d’habitude.

Je vous remercie de m’avoir fait confiance dans la création de Noemie CMS, et de m’avoir permis de faire ce qui me plaît le plus : contribuer, par mon travail, au bien-être des personnes qui m’entourent.
Je profite aussi de cette interview pour renvoyer vers mon CV (créé grâce aux pages Framasite et donc grâce a NoemieCMS), et informer les lecteurs qui auraient des pistes que je suis actuellement à la recherche d’un emploi.

Merci beaucoup de m’avoir offert cet espace d’expression, ce fut un plaisir de répondre à cette interview.

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Miamondo : Linux: faire une capture d’écran d’une console tty

Bonjour, Ce weekend, tandis que je rédigeais l'article précédent, je me suis dit que dans un souci pédagogique, ce serait une bonne idée d'inclure des captures d'écran de la console tty détaillant le processus d'installation d'un environnement graphique. Je rappelle que l'utilisateur d'une distribution Linux dispose de six consoles tty auxquelles il peut accéder en... Lire la suite →

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Thuban : Bilan libre de janvier-février-mars 2018 (n°11)

C'est depuis septembre 2017 que je n'ai pas publié d'infos sur d'éventuelles contributions libres, à croire que la rentrée scolaire a tapé fort. Je rattrape donc mon retard avec le mois de Janvier en ayant certainement oublié pas mal de petits trucs. Mais tant pis, l'objectif est de rappeler que quel que soit son niveau, on peut toujours rapporter des bugs, proposer des traductions ou aider d'autres utilisateurs.

Alors, ça donne quoi ce mois de Janvier ?

  • Mise à jour du forum obsd4a
  • Création d'un backup mail supplémentaire pour 3hg.fr et ouaf.xyz.
  • isotop amélioré et prêt à être sorti :
    • script ffom pour trouver le miroir openBSD le plus rapide
    • script pour lancer des outils nécessitant les droits root avec doas et possibilité d'entrer le mot de passe plutôt que tout autoriser directement.
    • Changement du thème pour avoir une apparence sobre, professionnelle, utilisant des paquets déjà présents dans OpenBSD
    • Configuration de xenodm et script de personnalisation permettant de :
      • choisir le fond d'écran
      • Choisir un dossier dans lequel piocher un fond au hasard
      • Configurer une connexion automatique

    • Ajout de quelques fonds d'écran.
  • Travail sur le futur site 3hg.fr avec starsheep.
  • Configuration du serveur 3hg.fr et ouaf.xyz pour permettre la configuration automatique de Thunderbird lorsqu'on ajoute un nouveau compte mail.
  • Passage du serveur avec des utilisateurs virtuels.
  • Travail sur Blogotext avec des petits commits ci et là #369 #366 #354 #353 #361 #56, des issues #360 #370 #367 #362 #371 #58, des modifications intégrées #38, #44...
  • Modification du CSS de mon site perso.
  • Script pour tooter sur mastodon avec dmenu.
  • Des trucs oubliés...

Je profite de cet article pour remercier toutes les personnes qui m'encouragent par de gentils mails, des dons sur liberapay voire carrément par courrier postal (j'ai eu de belles surprises oO). :)

Rendez-vous au moins prochain ;)

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genma : Lifehacking avec les alias bash

Définition des alias bash

Les alias permettent de définir des raccourcis pour vos commandes saisies dans en console. Ainsi, une commande fréquente et relativement longue sera rendue accessible en tapant un simple mot clé prédéfini par le système ou que nous aurons créé (raccourcis).
Documentation sur Debian-facile.org et sur le site Ubuntu-fr.org

Mes alias

Les alias personnels sont donc crées dans le fichier /.bash_aliases

J'ai différents alias repris de tutoriel que l'on peut trouver du type les 30 alias bash les plus utiles. Je n'ai gardé que certains qui me sont utiles.

alias rm='rm -i' # -i -> demande de confirmation
alias cp='cp -i' # -i -> demande de confirmation
alias mv='mv -i' # -i -> demande de confirmation

# Alias GREP
alias grep='grep --color=auto'
alias fgrep='fgrep --color=auto'
alias egrep='egrep --color=auto'

# Alias DU
alias du='du -h --max-depth=1'
alias du+='du -h --max-depth=1 | sort -h -r | less'
alias dusort='du -x --block-size=1048576 | sort -nr'
alias df='df -h'

Et j'ai créé les miens. Parmi ceux là, en voici quelques-uns :

J'utilise désormais Borg comme outil de sauvegarde et du coup je me suis fais des alias pour pouvoir me rendre directement dans le bon dossier, lancer ma sauvegarde de mes Documents avec Borg, faire le ménage...

# ===========================
# Alias Sauvegardes pour BORG
# ===========================

alias borgDossier='cd /media/genma/_Stockage/BorgBackup/'
alias borgDocument='borg create -v --stats ./::`date +%Y-%m-%d-%H:%m:%S` /home/genma/Documents/'
alias borgPurge='borg prune -v --list --keep-daily=7 --keep-weekly=4 --keep-monthly=-1 .'
alias borgUmount='borg umount /Backup/BorgBackup/MontageBackup'

J'utilise différentes version de Firefox et de Thunderbird pour faire de test avec

# ============================
# Alias Firefox
# ============================
alias firefoxDevelopper='~/LOGICIELS/Firefox_Developper_Edition/firefox -no-remote -p'
alias firefoxNightly='~/LOGICIELS/Firefox_Nigthly/firefox -no-remote -p'
alias firefoxESR='~/LOGICIELS/Firefox_ESR/firefox -no-remote -p'
alias thunderbirdBeta='~/LOGICIELS/thunderbirdBeta/thunderbird -no-remote -p'
alias thunderbirdAlpha='~/LOGICIELS/thunderbirdAlpha/thunderbird -no-remote -p'

En quoi est-ce du lifehacking ?

J'utilise de plus en plus le terminal avec comme outil Terminator (un terminal qui permet d'utiliser des onglets, de séparer la fenêtre courante en sous shell...). Et pour être plus efficace pour des commandes que j'ai régulièrement à utiliser, toute commande qui est régulièrement utilisée pour le lancement / redémarrage de service est définie en tant qu'alias... J'envisage de faire un playbook dédié Ansible pour déployer un fichier .bash_alias de référence sur les différentes machines et serveurs sur lesquelles je me connecte régulièrement...

L'avantage des bash_aliases est que je gagne réellement en efficacité. Et c'est en ças que c'est du Lifehacking.

L'inconvénient est que je ne connais pas / plus toutes les options de beaucoup de commandes Shell par coeur...

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