Planet Libre

Remi Collet : PHP 7.1 et contrôle des nombres

PHP 7.1 introduit un nouveau contrôle lors de la conversion d'une chaine en nombre.

Exemple :

$ module load php70 $ php -v PHP 7.0.8RC1 (cli) (built: Jun 8 2016 06:25:44) ( NTS ) $ php -r 'var_dump("1K" * 1024);' int(1024) $ module load php71 $ php -v PHP 7.1.0alpha1 (cli) (built: Jun 8 2016 09:36:05) ( NTS ) $ php -r 'var_dump("1K" * 1024);' PHP Notice: A non well formed numeric value encountered in Command line code on line 1 int(1024)

Voir aussi sur 3v4l.org.

Il est évident que ce nouveau message est utile, mais c'est un exemple très fréquemment rencontré.

Quelque exemples, dans des projets rééls :

Vous pouvez commencer à vérifier votre code ;)

Gravatar de Remi Collet
Original post of Remi Collet.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

alterlibriste : Quand on se met sérieusement aux flux rss

Cet article fait suite à celui où on découvre le merveilleux monde des flux rss. Ici, on va attaquer les lecteurs en application web.

Une fois un lecteur de flux en local adopté et une liste fournie de sites, blogs, actus que l’on suit, l’étape suivante est de pouvoir y avoir accès de tous les appareils que l’on utilise. De ce côté, je n’ai pas eu le problème trop rapidement puisque je n’avais jusqu’à il y a deux ans, qu’un seul desktop depuis lequel toute ma vie numérique se faisait. Mais je suis bien conscient que le cas courant, c’est d’avoir au moins un téléphone et souvent un accès depuis le boulot, sans compter les laptops et tablettes.

Lorsque j’ai acquis mon téléphone (sous Firefox OS et toujours fier de l’être), j’ai découvert que la lecture des longs articles m’y était beaucoup plus confortable et faisable un peu partout. J’ai donc utilisé un autre lecteur de flux disponible parmi les applis du téléphone (SimpleRSS). Du coup, pendant un bon moment, j’ai eu deux lecteurs avec leur liste distincte mais je dois dire que ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique.

Et là, il faut trouver un autre moyen mais qui nécessite de faire cela depuis internet. Alors, on a le choix entre des services gratuits du type de feu Google Reader. Il y a par exemple The Old Reader qui n’est payant qu’à partir de 100 flux. Mais ce n’est pas libre et ces données sur tous les sites que l’on suit, elles doivent avoir une certaine valeur pour tous ceux qui veulent les exploiter (elles permettent de connaître tous nos centres d’intérêt).

Heureusement, il y a aussi des outils libres : Leed, Kriss-Feed, Tiny Tiny RSS, FreshRSS, ... mais qui supposent pour cela d’avoir un serveur dédié (à distance ou en auto-hébergement). C’est déjà moins accessible au premier venu et cela va dépendre des services que l’on a déjà. Il y a aussi de gentilles associations comme Framasoft qui fournissent ce service grâce à Framanews mais comme on peut le comprendre, les places sont limitées et j’ai attendu un bon moment avant de pouvoir essayer.

Mais quand on teste, c’est quand même bien appréciable de n’avoir plus qu’une liste de flux accessible de partout. Et comme le but n’est pas de Framasoftiser l’internet en le dégooglisant, l’incitation n’est pas de dépendre de quelqu’un d’autre mais d’essayer de nouveaux outils et de les mettre en place soi-même. Et encore une fois, ce sont des données personnelles sur lesquelles il vaut mieux garder la main.

Framanews utilise Tiny Tiny RSS (tt-rss pour les intimes). C’est plutôt agréable à utiliser et sur Firefox OS, il y a plusieurs applis qui permettent de l’utiliser, entre autres : Feed Monkey, Tfe RSS et mon préféré FeedSpider. D’autres lecteurs sont responsives (FreshRSS) et/ou ne nécessitent pas de base de données (Kriss-Feed). Le mieux, c’est de tester la version de démo sur les différentes plateformes que l’on utilise et de choisir ce qui nous convient le mieux, voire de changer quand on trouve mieux (le passage de l’un à l’autre se fait simplement avec l’export du fichier .opml qui contient tous les flux).

Le challenge va maintenant être d’installer ça sur un serveur, mais on verra ça au prochain épisode.

Gravatar de alterlibriste
Original post of alterlibriste.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Marthym : Problème de son et de CEC avec Kodi

Hier, je démarre mon Raspberry OpenELEC pour regarder je sais pas quoi et … rien qui fonctionne. Impossible d’utiliser la télécommande de la TV et l’icône “MUTE” apparait en haut à droite à côté de l’heure. Pourtant deux heures plus tôt tout fonctionnait très bien ? Autre chose étrange, sur la TV dans la liste des périphériques connecté il y a un “Recorder” ?

A ce stade, je tente plusieurs choses :

  • Redémarrage du Raspberry
  • Changement de cable HDMI
  • Changement de port HDMI sur la TV
  • Changement du Raspberry

Rien n’y fait !

Finalement, je trouve un post dans un forum qui conseille un cold reboot de la TV. Ca consiste à débrancher le TV pendant au moins 10mn avant de la rebrancher.
De ce que j’en ai compris il arrive que l’Anynet+ de la TV parte un peu en vrille, le fait de réinitialiser le TV le remet d’aplomb. Bref après cette manip, le CEC fonctionne à nouveau.

Mais pas de chance, toujours pas de son, le mute est resté activé, et comme on est sur une TV, les touche + ou F10 ne sont pas disponibles. J’ai galéré un moment avant de trouver un autre post avec une bonne astuce : Utiliser la télécommande de l’interface web de Kodi. En général cette interface est accessible à l’adresse http://:8080/. Ca se configure dans les settings de Kodi au pire.
Une fois sur l’interface, allez dans l’onglet Remote et montez le son. Et voilà l’icône a disparu.

Problème de son et de CEC avec Kodi écrit à l'origine par Marthym pour J'ai acheté un PC neuf cassé ... le June 11, 2016.

Gravatar de Marthym
Original post of Marthym.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

RaspbianFrance : Introduction au versioning avec Git

Il y a quelques temps nous avions dédié un tutoriel à l’installation de GitLab sur la Raspberry Pi. Celui-ci vous permettait de mettre en place un système proche de GitHub chez vous.
Aujourd’hui nous vous proposons donc non pas un tutoriel, mais plutôt un cours complémentaire au tutoriel sur GitLab et dédié à la prise en main de Git pour les débutants !

Les pré-requis pour ce cours

Pour suivre ce cours, vous aurez besoin d’un système Linux avec Git installé.

Si vous souhaitez appliquer les exemples du cours sur un cas concret nous vous conseillons d’installer Git sur une Raspberry Pi qui vous servira de serveur central.

Celui-ci vous servira de dépôt de référence pour centraliser toutes les modifications des fichiers.

Le public visé par Git et ce cours

Pour ceux qui ne le saurait pas, Git est un système de gestion de version développé initialement par Linus Torvald (créateur de Linux). Un système de gestion permet de conserver les différentes versions d’un fichier et de les organiser. Il permet également de travailler à plusieurs sur un document avant de merger (c’est à dire fusionner) les modifications.

Si dans l’absolu Git peut être utile à tout le monde, dans les faits il est surtout utile aux développeurs. Si vous faite du développement informatique et que vous en avez marre de multiplier les versions d’un même fichier, que vous avez du mal à centraliser du code avec d’autres personnes ou autre, ce tutoriel est fait pour vous !

Dans ce cours nous vous apprendrons les bases de Git. Une fois le cours terminé vous devriez être capable de versionner votre code et de vous débrouiller avec les cas les plus fréquents.

Comme pour notre cours d’introduction à Linux, ce cours a été initialement créé afin de former des étudiants considérés comme novices. Le but de ce tutoriel était d’apprendre à des étudiants commençant le développement web à utiliser Git pour gérer leur travail au sein d’un groupe.

Si vous devez vous même former des étudiants dans la même situation ou si vous souhaitez mettre en place Git au sein d’une équipe, n’hésitez pas à fournir ce cours ! Nous vous demandons seulement de citer la source !

Les parties de Git abordées

Ce cours présente les principales fonctionnalités de Git et propose un tour d’horizon qui devrait vous permettre de gérer tous les cas d’utilisations courants. Nous présenterons donc les points suivants :

  • Présentation de Git
  • Fonctionnement théorique
  • Téléchargement et initialisation d’un dépôt
  • Enregistrement des modifications des fichiers
  • Envoi des changements en ligne
  • Récupération des changements du dépôt
  • Gestion des conflits dans les modifications
  • Principes théoriques et utilisation des branches
  • Diverses astuces bien utiles
  • Quelques liens vers des sites ou articles bien utiles

Notez que nous  n’aborderons pas l’installation de Git mais seulement son utilisation.

Introduction au versioning avec Git

Comme pour notre cours sur GNU/Linux, cette présentation est basée sur reveal.js.

Vous pouvez retrouver cette présentation en plein écran ou à télécharger à l’adresse suivante : http://raspbian-france.fr/cours/slides-git.html
Et si vous voulez un cours plus poussé et complet que celui-ci, allez donc faire un tour sur le cours disponible chez notre partenaire Éléphorm !

Cet article Introduction au versioning avec Git est apparu en premier sur Raspbian-France.

Gravatar de RaspbianFrance
Original post of RaspbianFrance.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Tuxicoman : Firefox 45 est arrivé dans Debian 8

Firefox 45.2 est arrivé dans les mises à jour pour Debian 8 et remplace ainsi Iceweasel 38.8

Debian stable utilise Firefox en version ESR pour Extended Support Release. Cette version reçoit est supportée pendant 1 an par Mozilla avec des mises à jour de sécurité. Ensuite, il faut faire le grand saut de version.

Debian a fait le choix de suivre ce rythme pour contenter les amateurs de stabilité du logiciel (pas de changement de version majeure avec le risque potentiel de casser ce qui marche) tout en assurant la sécurité et en limitant leur travail de backport.

Rendez vous donc en mars 2017 pour la prochaine grosse mise à jour de Firefox (52.2) sur Debian 8 (en attendant Debian 9 vers l’été 2017?)

Related Posts: J'aime !(0)Je n'aime pas !(0)

Gravatar de Tuxicoman
Original post of Tuxicoman.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Remi Collet : PHP 7.1 en Software Collection

La version 7.1.0 Alpha1 vient juste d'être publiée. C'est maintenant la phase de stabilisation qui commence pour les développeurs, et de test pour les utilisateurs.

Les RPM de cette  prochaine version de PHP 7.1, sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora 22, 23, 24 et Enterprise Linux 6, 7 (RHEL, CentOS, ...) dans une nouvelle Software Collection (php71) permettant son installation en parallèle de la version système.

Comme je crois fortement au potentiel des SCL pour fournir un moyen simple d'installer plusieurs versions en parallèle, et qu'il me semble utile d'offrir cette possibilité pour PHP 7.1 afin de permettre aux développeurs de tester leur application, aux sysadmin de préparer une migration, ou simplement d'utiliser cette version pour une application spécifique, j'ai décidé de créer cette nouvelle SCL.

Installation :

yum install php71

emblem-important-2-24.pngA noter :

  • la SCL est totalement indépendante du système, et ne le modifie pas
  • cette SCL est dans le dépôt remi-safe (dans le dépôt remi pour Fedora)
  • l'installation est dans le dossier /opt/remi/php71, la configuration dans le dossier /etc/opt/remi/php71
  • le module pour Apache, php71-php, est disponible, mais évidement un seul mod_php peut être utiliser (il faudrait donc désactiver ou désinstaller tout autre module afin de l'utiliser, celui fournit par le paquet "php" reste prioritaire)
  • le service FPM (php71-php-fpm) est disponible, il écoute par défaut sur le port 9000, il faudrait donc adapter la configuration si vous souhaitez utiliser plusieurs services FPM en même temps.
  • la commande php71 permet d'accéder simplement à cette version, cependant l'utilisation de la commande scl reste la meilleure méthode (ou module)
  • Il s'agit pour l'instant de la version 7.0.1alpha1, mais les versions alpha/beta devrait être rapidement disponibles.
  • beaucoup d'extensions PECL sont aussi disponibles, voir la page status des extensions
  • seulement pour  x86_64, pas de plan pour les autres architectures.

emblem-notice-24.pngLire aussi les autres articles concernant les SCL.

$ module load php71 $ php --version PHP 7.1.0alpha1 (cli) (built: Jun  8 2016 09:36:05) ( NTS ) Copyright (c) 1997-2016 The PHP Group Zend Engine v3.1.0-dev, Copyright (c) 1998-2016 Zend Technologies

Comme d'habitude, vos retours sont les bienvenus, un forum dédié aux SCL est ouvert.

Gravatar de Remi Collet
Original post of Remi Collet.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Bridouz : Je crois que j'aime Gnome 3

Il y a quelques semaines je délaissais GNOME pour XFCE avec pour but de retrouver de la légèreté et de la liberté en n'étant plus dépendant des choix imposés par GNOME. Aujourd'hui je suis revenu sur mon choix car finalement GNOME est un DE qui me convient pour l'utilisation que je fais de mon OS et, en étant sûr que tout roule, je peux me concentrer sur d'autres choses.

XFCE est un DE solide, mais que je trouve assez décousu. Le manque de MAJ n'est pas un problème, car les versions (4.10 comme 4.12) sont d'une stabilité remarquable et on retrouve ce qu'il faut pour utiliser son système. Non ce qui m'a réellement le plus déplu c'est ce côté décousu par rapport à GNOME. Je n'arrive pas à y retrouver cette cohérence uniforme qui avec gnome-shell me permet de naviguer intuitivement. Je comprends la philosophie, mais je pense finalement que je n'y adhère pas complètement et que ce manque nuit à mon utilisation. La légèreté est vraiment agréable et la liberté possible pour se concocter un bureau sur mesure est géniale mais, je ne m'y retrouve pas, ou peu.

Là où le débat fait rage entre les DE et de savoir lequel est le meilleur, je vois plutôt ce sujet comme la base de la philosophie libre. Il y en a pour tous les goûts et personne n'est obligée de se voir imposer un DE. Certains ont hurlé au scandale quand Gnome 3 a introduit sa headerbar et son look singulier, personnellement je trouve que cela a gagné en clarté et je m'y retrouve très bien en revanche, quand je lis les débats que cela a pu engendrer je me dis qu'on tourne en rond. La puissance du logiciel libre et de Linux c'est qu'il est facilement possible de créer une alternative et, en matière de DE ce n'est pas le choix qui manque. Des initiatives comme Mate, Cinnamon, Budgie Desktop ou encore LxQT montrent qu'il y a des alternatives existantes si Plasma ou Gnome ne conviennent pas et libre à chacun d'aller là où il le souhaite, d'utiliser ce qu'il veut.

La simplification de GNOME ne me pose donc que très peu de problèmes, au contraire même je trouve que le DE a gagné en efficacité et que les choix pris ne me pénalisent pas tant que ça. Je parlais un peu plus haut de la headerbar qui pour moi est un réel atout et une idée intelligente pour uniformiser les logiciels. Quand j'utilise mon ordinateur c'est principalement pour aller sur internet, pour de la bureautique, écouter de la musique, lire quelques PDF (quand la tablette est en rade de batterie) ou encore trier des photos personnelles. En fait j'ai une utilisation assez banale de Linux et GNOME m'apporte un environnement où tout est cohérent, où mon bureau a un look moderne qui me convient et où je peux facilement utiliser le système. L'intégration possible avec une instance Owncloud est également un point qui m'a fait repasser à Gnome. Le simple fait de pouvoir voir mes rdv, mes tâches de mon calendrier CalDAV d'un simple clic sur mon bureau est agréable.
Et quand GNOME a fait des choix que je n'apprécie que peu, je me tourne vers Gnome Tweak Tool pour palier à ces choix ou à des logiciels tiers. Je n'arrive pas à utiliser Gnome-Music mais j'utilise Lollypop comme alternative. Le look Gnomiesque est là, le lecteur me propose ce dont j'ai besoin et c'est parfait comme ça.

Je pense finalement que Gnome a perturbé les habitudes des utilisateurs et d'un côté je suis plutôt content de ces changements, car cela a permis de voir émerger des alternatives comme Mate ou Budgie Desktop. C'est vraiment cela que j'apprécie dans le logiciel libre, il y a toujours moyen de créer quelque-chose et il y en a pour tous les goûts, pour toutes les envies et pour tous les types d'utilisations. En revanche je ne suis pas un développeur alors je peux peut-être louper le côté "facilité de dev et workflow", peut-être que Gnome a fait des choix qui sont assez compliqués pour les devs et leurs logiciels et peut-être qu'il est compliqué de travailler (professionnellement) avec Gnome 3 maintenant. Peut-être, mais ça je ne connais pas.
— (permalink)

Gravatar de Bridouz
Original post of Bridouz.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

System Linux : Apres une net-intall Debian jessie 8...

debian.png

Pour mettre un peu d'ordre :)

Qu'est ce qu'on a ?

netstat -ntlp Connexions Internet actives (seulement serveurs) Proto Recv-Q Send-Q Adresse locale Adresse distante Etat PID/Program name tcp 0 0 127.0.0.1:25 0.0.0.0:* LISTEN 773/exim4 tcp 0 0 0.0.0.0:111 0.0.0.0:* LISTEN 483/rpcbind tcp 0 0 0.0.0.0:54677 0.0.0.0:* LISTEN 492/rpc.statd tcp6 0 0 ::1:25 :::* LISTEN 773/exim4 tcp6 0 0 :::51008 :::* LISTEN 492/rpc.statd tcp6 0 0 :::111 :::* LISTEN 483/rpcbind

Oo !?

apt-get update apt-get upgrade

On est bon ? :

# cat /etc/debian_version 8.5

Installation de l’essentiel :

apt-get install vim openssh-server deborphan

Config ssh :

vi /etc/ssh/sshd_config PermitRootLogin yes systemctl restart sshd

On enlève les # qui vont bien :

cat /root/.bashrc # ~/.bashrc: executed by bash(1) for non-login shells. # Note: PS1 and umask are already set in /etc/profile. You should not # need this unless you want different defaults for root. # PS1='${debian_chroot:+($debian_chroot)}\\h:\\w\\$ ' # umask 022 # You may uncomment the following lines if you want `ls' to be colorized: export LS_OPTIONS='--color=auto' eval "`dircolors`" alias ls='ls $LS_OPTIONS' alias ll='ls $LS_OPTIONS -l' alias l='ls $LS_OPTIONS -lA' # # Some more alias to avoid making mistakes: # alias rm='rm -i' # alias cp='cp -i' # alias mv='mv -i'

Un peu de ménache :

apt-get remove --purge `deborphan --guess-all` apt-get --purge remove `apt-cache search exim4 | awk '{print $1}'` apt-get --purge remove `apt-cache search rpcbind | awk '{print $1}'`

:)

Gravatar de System Linux
Original post of System Linux.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

mozillaZine-fr : Précisions d’Asa Dotzler sur Electrolysis dans Firefox 48

L’annonce de la diffusion prochaine de la technologie Electrolysis (e10s) dans Firefox 48 a rencontré un certain succès. Nous ne reviendrons pas sur la teneur de cette technologie, qui est bien présentée par l’article de NextInpact « Multiprocessus : Firefox 48 marquera enfin le premier pas vers Electrolysis ». Cependant, Asa Dotzler, qui est cité dans cet article, a publié cette mise à jour que nous traduisons ici :

Il y a une certaine confusion sur ce qui est nouveau. Je voudrais faire une mise au point. E10s est en bêta depuis un certain temps. Ce n’est pas nouveau. Il était là pour la moitié de nos utilisateurs bêta pendant l’ensemble du cycle précédent de 6 semaines. Ce qui est nouveau ici est que nous avons récemment rempli tous nos critères de mise en production, et nous pensons que nous pouvons passer cette fonction en production pendant les 6 prochaines semaines. Maintenant, nous sommes dans un cycle de finalisation – en supposant que nous ne rencontrons pas de surprises. C’est là que vous, les utilisateurs, entrez en scène. S’il vous plaît, aidez-nous à tester cette prochaine Firefox 48 bêta, de manière à nous assurer que e10s fonctionne bien pour tout le monde. Merci.

Gravatar de mozillaZine-fr
Original post of mozillaZine-fr.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Philippe Scoffoni : Soutenir Abulédu, nos enfants le valent bien

Abulédu campagne de financementAbulÉdu est un espace numérique de travail pour l’éducation. C’est une des rares alternatives libres à ce jour dans ce domaine aux mastodontes. C’est aussi et surtout une initiative à mettre en avant à l’heure de la signature de partenariats pour le moins douteux sur le plan éthique et légal entre l’état et des sociétés privées. Je ne citerais que celui avec Microsoft contre lequel se bat le collectif Edunathon depuis déjà plusieurs mois.

Si le combat sur le plan juridique est nécessaire, il n’est pas suffisant s’il n’existe pas d’offre concrète et visible. Sinon, Microsoft va continuer à s’amuser de ces bâtonnets mis dans ses roues.

C’est pourquoi je vous invite à soutenir la campagne de financement participative lancée par l’association Abulédu. Une campagne qui s’ancre dans une triste réalité, à savoir le dépôt de bilan de Ryxéo, qui avait jusqu’à présent porté le projet. Sur la page d’accueil quelques explications :

Le modèle économique, souvent mal compris, d’une entreprise telle que RyXéo s’appuie sur le support, la maintenance et les formations autour des services qu’elle offre, et qui permettent parallèlement de financer le développement (code et graphisme). L’amalgame libre = gratuit, est un SSLL killer ! Nous nous sommes battus pendant des années pour essayer de faire comprendre qu’il vaut mieux dépenser de l’argent dans des SSLL que dans un écosystème non libre … ça n’aura pas été suffisant. Les conséquences de la crise économique, et en particulier le souci pour les collectivités locales d’assainir des finances notamment en reportant des investissements auront fini de briser un équilibre fragile.

Heureusement dans cette affaire, depuis 2010 une association avait été créée pour fédérer les membres de cette communauté autour du projet. C’est peut-être ce choix qui peut aujourd’hui sauver ce projet. L’association a donc besoin de moyens pour prendre le relais de la société Ryxéo. Tout est expliqué sur la page de la campagne. C’est 25 000 à 50 000 euros qui sont nécessaires.

Personnellement, j’aurais tendance à penser que nos enfants le valent bien… 20€ versés.

P.S. : remarque technique sur le financement de l’opération : l’association Abulédu n’est-elle pas « d’intérêt général » et donc susceptible de recevoir des dons défiscalisable ? A creuser.

Réagir à cet article

Article original écrit par Philippe Scoffoni le 09/06/2016. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

.

Gravatar de Philippe Scoffoni
Original post of Philippe Scoffoni.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

blog-libre : le vrai début de la fin – réponse

Je lisais ton billet Cyrille, celui qui parle du vrai début de la fin. Tu sais pourquoi le libre se meurt ?

Parce que le libre n’a pas le marketing des empires commerciaux des GAFAM.
Parce que les utilisateurs veulent des trucs pratiques et ne parlent que de confort d’utilisation.
Parce que penser et réfléchir à ses outils, leurs fonctions, leurs constructions, c’est embêtant, vois-tu, alors qu’on veut aller vite, utiliser le truc tout de suite, sans avoir à penser, ni lire le manuel.

Le libre se meurt parce que nous ne pensons plus, parce que les fabricants de menottes numériques comme Microsoft, Android ou Apple ne veulent pas que nous pensions, ils veulent qu’on paie, en monnaie sonnante et trébuchante ou en données privées.

Le libre se meurt tout comme l’économie réelle où la encore, on ne veut plus que nous pensions : il n’y a pas d’alternatives là non plus. Austérité, trop de fonctionnaires, trop d’impôts, trop de Code du Travail. Ici, ce sont les empires industriels, médiatiques et du tertiaire qui sont à l’œuvre pour te dire comment penser, écrire nos lois et comment nous allons vivre avec la Loi Travail par exemple alors que le travail est en voie de disparition, remplacé par les machines, internet, les algorithmes et les robots.

L’état du libre est symptomatique de notre société : penser, réfléchir et offrir des alternatives à la pensée dominante, c’est de plus en plus dur. Quand tous les journaux pensent pareils, quand toutes les émissions TV pensent pareils, quand tous les politiciens pensent pareils… que faire ?

Le libre, c’est l’intérêt général. Et l’intérêt général disparait tous les jours un peu plus au profit de la classe dominante, celle qui soutient l’argent pour faire de l’argent. Le libre n’a donc pas sa place dans ce monde. Le libre, c’est l’irréductible gaulois qui va perdre la bataille parce qu’il n’est pas de taille face à notre société de consommation.

 

Le libre restera confiné à un loisir, un truc entre potes, entre associatifs. Là, il pourra vivre sa petite vie tranquille. Et ce sera déjà très bien.

 

– Damien

Gravatar de blog-libre
Original post of blog-libre.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Tuxicoman : Debian 8.5 est arrivée

Debian 8 vient de recevoir sa 5ème mise à jour mineure. Elle contient des mise à jour de sécurité et corrige quelques bugs majeurs.

Contrairement à Windows, la mise à jour se fait sans redémarrer et quand vous le voulez. De plus, la mise à jour contient aussi des corrections de bugs pour des logiciels utilisateurs (lecteur PDF, lecture des emails)

Il suffit de mettre à jour les paquets comme d’habitude « apt upgrade » en console ou synaptic en mode graphique :

synaptic

Related Posts: J'aime !(2)Je n'aime pas !(0)

Gravatar de Tuxicoman
Original post of Tuxicoman.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

genma : Pourquoi le Planet Libre est si vide ?

Tout d'abord, il y a la raréfaction des blogs. Les blogueurs de l'âge d'or du Planet libre ont vieillis, sont entrés dans la vie active, ont fondés des familles, ont moins de temps, sont passés à autre chose... Est-ce aussi simple ? Oui et non.

Il y a aussi l'évolution de l'Informatique et d'Internet en eux-mêmes qu'il faut prendre en compte. Un exemple pour illustrer mes propos. Quand j'ai connu Framasoft il y a 12/13 ans, c'était un annuaire de logiciel libre. Actuellement, l'annuaire est au point mort et on connait surtout Framasoft par son projet de Degooglisation d'Internet. C'est toujours basé sur du logiciel libre mais ces logiciels sont tout sauf des logiciels de bureautique que l'on trouvera par défaut sous Ubuntu. La preuve, la plupart de ces logiciels je ne les connaissais pas avant. Ces logiciels, ils tournent dans un navigateur pour l'utilisateur et donc sur un serveur web (apache ou ngnix). Ce qui nécessite des compétences techniques pour installer... En parlant de techniques, avec Docker, NPM et autres technologies à la mode, on complexifie l'usage. J'ai appris apt-get et la ligne de commande, je dois réapprendre de nouvelles commandes et des façons d'installer. Certes on trouve des blogs dédiés sur ces technologies mais là encore, ils parlent plus d'open-source et de start-up que ce libre au sens "Stallman et la GPL".

Autre exemple. J'utilise Ubuntu depuis le début, depuis qu'elle existe (version 4.10 sortie donc en octobre 2004). La simplification de l'installation (hors UEFI/Secure boot mais c'est un autre problème), le peu d'évolutions majeures ces dernières années (je me rappelle du buzz de Compiz et de son bureau en cube) font qu'on a plus des dizaines de billets qui liste toutes les nouveautés et de comment avoir ce fameux bureau en cube....

Les utilisateurs ont changés également. On est passé par une phase tablette et maintenant l'usage principal se fait via des smartphones. L'usage est un usage passif : publié des seflies sur Facebook ou alors des vlogs sur Youtube. Tout ça se fait très bien via un smartphone. Le Planet libre, c'est de l'écrit. Du texte. Peut on écrire de longs textes via un smartphone ? Via une tablette ?

Si les utilisateurs sont sur ordinateur, ils ont un Macbook ou un portable sous Windows 10 (d'autant plus avec le forcing de Microsoft pour passer toutes les machines sous une version antérieure sous Windows 10). Linux (GNU/Linux ou ce que tu veux) n'a pas percé dans le monde du PC et de la bureautique. Car on a toujours eu le droit à d'un côté des Gimp vs Photoshop, OpenOffice vs MS-Office, si c'est gratuit et libre, c'est forcément moins bien que la version payante piratée dont on ne sert que dix pourcent des fonctionnalités. Et de l'autre Man RFTM. Si on a les drivers Nvidia c'est pas libre, de toute façon LaTEX c'est pour les vrais barbus pas comme OpenOffice et autre Ubuntu c'est je ne sais pas configurer Debian.... Des trolls, de rejets de l'utilisateur (il faut dire GNU/Linux). De l'entre-soi. De plus en plus dénoncé. Et donc on va là où les utilisateurs sont : dans les associations de quartier, dans les médiathèques. On prend son bâton de pèlerin, on est sur le terrain et c'est autant de temps en moins qu'on passe à écrire pour le Planet Libre. Je suis très bien placé pour le savoir de part mon implication dans Framasoft (et je vois tout ce qui se fait en coulisse, toutes ces personnes qui œuvrent dans l'ombre et qui ne cherchent pas à être visible et connues comme moi...)

Dernièrement j'ai suscité un débat en disant "ça se dit Libriste et ça a une adresse Gmail...". Ce que je voulais soulever c'est le manque de pédagogie et l'incohérence des personnes qui viennent te dire "on dit GNU/Linux, qui te citent les 4 libertés et qui à côté, utilisent tous les outils Google et ont une adresse Gmail". Ces utilisateurs du monde du libre vont d'un côté faire du Google Docs et de l'autre se plaindre que le libre ne perce pas... Mais bon, la bataille du desktop est perdu depuis longtemps... Si le Planet libre parlait d'applications Android, il y en aurait des billets. Mais Android ce n'est pas libre... Si la partie open-source, je sais...

Je pense que les personnes qui publient sur le Planet libre (moi le premier) devrait faire plus de billets sur les problématiques actuelles : les GAFAM, la vie privée etc. Ce serait cohérent car tous les défenseurs de la vie privée vous le diront : il n'y a pas de vie privée sans logiciel libre...

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Journal du hacker : Entretien avec Frank Rousseau, co-fondateur de Cozy Cloud

Jdh : Bonjour Frank et merci de participer à cet entretien pour le Journal du hacker. Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter rapidement ?

Frank : Ah tout de suite une question difficile ! J'ai 33 ans, j'ai toujours aimé bidouillé des sites web et des web apps en dehors de mes études (d'informatique) et de mon boulot.

Je ne me suis mis au dev de logiciel libre sérieusement il y a 5 ans. J'ai commencé par développer un projet de réseau social distribué en Python sur mon temps libre. Ça m'a permis de monter un projet propre avec ma façon de faire. Puis j'ai +enchaîné sur le projet Cozy, cette fois à temps plein, une plateforme pour rendre le serveur personnel simple d'utilisation (basée surNode.js et codée enCoffeeScript).

A côté de ça j'ai toujours beaucoup travaillé sous Linux (Slackware, Debian et Ubuntu) et mon éditeur de prédilection est Vim.

Cozy s'est fait autour d'un projet entrepreneurial. Ce qui m'a permis d'évoluer dans le monde du Logiciel Libre à plein temps depuis maintenant 4 ans. En plus de Cozy j'ai maintenu quelques bibliothèques Node.js que nous avons extraites du projet. C'est une expérience d'autant plus intéressante que je suis passé par étapes, de développeur seul à leader technique d'une équipe de 10 personnes de haut niveau. J'ai du aussi gérer pas mal d'aspects produits et marketing pour structurer le projet et le faire connaitre. Et par dessus tout ça, j'ai vu notre communauté grandir, comme vous le comprenez c'est une sacré aventure !

Jdh : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce premier réseau social distribué que tu as lancé et comment ça a influencé ta vision pour arriver à l'idée de Cozy ?

Frank : Ce réseau social s'appelle Newebe. J'ai commencé à y réfléchir à l'époque de la prise de conscience générale sur le fait que Facebook, de part son architecture, stockait toutes nos conversations. Peu de temps après le réseau social Diaspora* faisait son buzz. Cela semblait être une bonne solution mais je n'étais pas satisfait de leur approche fédérative. Diaspora* permettait d'avoir plusieurs nœuds basés sur du Logiciel Libre plutôt qu'un nœud central basé sur du code propriétaire. C'était un gros progrès mais il y avait toujours un intermédiaire. Même problème avec les approches plus anciennes basées sur XMPP. Aujourd'hui, je suis moins extrême sur la question mais à l'époque je considérais que ça déplaçait le problème sans le résoudre.

Je me suis donc dit qu'il fallait une autre approche. Je suis parti de l'utilisateur en considérant que chaque nœud devait représenter son propriétaire. J'en ai déduit qu'il fallait faire une interface web adossée à une API Rest que chacun héberge chez soi. En faisant communiquer les instances d'API entre elles, on obtiendrait un réseau social complètement distribué. C'était beaucoup plus difficile que prévu à réaliser mais je suis tout de même arrivé à quelque chose qui marche. A ce moment là, Newebe ne gérait que le microblogging. Mais là j'avais envie de permettre d'ajouter d'autres applications sociales qui profiteraient des fonctionnalités de communication de Newebe pour collaborer de manière distribuée.

NB : Voici la spec que je m'étais écrite avant de commencer Newebe.

Ce réseau social n'a pas eu beaucoup de succès et je ne suis donc pas allé au bout du concept. Mais cette expérience m'a donné les prémisses de ce que nous allions faire sur Cozy. Mon expérience de Newebe m'a influencé sur bien des aspects dans Cozy mais voici les principaux qui me viennent à l'esprit :

J'avais remarqué que faire un réseau social demande non seulement de faire basculer l'utilisateur mais aussi tous ses amis. Ce qui est très compliqué avec une approche distribuée / auto-hébergée. Pour Cozy, ce constat nous a conforté dans notre choix de nous focaliser sur des usages persos plutôt que sociaux / collaboratifs. Techniquement c'est plus simple et ça ne demande pas à l'utilisateur de demander à tous ses amis de passer à l'auto-hébergement.

J'avais aussi constaté via l'approche CouchDB que le fichier n'est qu'une représentation de la donnée. Ce n'est donc pas le bon support pour représenter les données de l'utilisateur. C'est pourquoi dans Cozy nous nous sommes concentrés sur les documents JSON comme axe de représentation de la donnée.

Pour les choix de techno, mon expérience de Tornado m'a poussé vers Node. J'avais été convaincu par l'approche de serveur web asynchrone (requête non-bloquantes) de Tornado. Node suivant cette philosophie et étant très bien outillé pour le développment web, nous avons choisi de basculer sur cette techno.

L'utilisation de CouchDB dans Newebe nous a permis de démarrer vite sur Cozy car je connaissais déjà cette base de données. Mais aujourd'hui, j'ai des doutes sur la pertinence de ce choix à cause de son système de vues/requêtes un peu particulier.

Enfin, les single-page applications nous ont motivé à fortement découpler le serveur du client. C'est important car nous avons toujours vu Cozy comme un point de pivot des données de l'utilisateur. Ainsi n'importe quel type de client peut s'y connecter (mobile, CLI, appli desktop, etc.)

Au-delà de ça, avec Newebe, je me suis beaucoup intéressé au life-logging, au quantified-self et aux assistants personnels. Ces univers sont de bonnes sources d'inspiration pour donner une direction à Cozy !

NB : Un lien de réflexions liées à Newebe.

Bref tout ça pour dire que le travail fait sur Newebe m'a beaucoup aidé pour apporter les premières briques de Cozy.

Jdh : Venons-en à Cozy. Comment est né le projet ? Quelles ont été les motivations à l'origine du projet ? Quelle a été ton approche au début du projet et à quel moment as-tu commencé à sentir que cela mènerait loin ?

Frank : Fin 2011, je me retrouve brutalement au chômage avec quelques indemnités. Ça faisait un moment que je voulais monter une boîte et cette situation me le permettait. J'avais lu quelques bouquins sur le sujet et je me mettais donc en veille en commençant à penser à des idées avant de me lancer (je voulais finir avant un projet de bouquin photos auquel j'avais participé). Un soir de décembre, en lisant un post sur le Framablog à propos de la vie privée, je tombe sur un commentaire un peu particulier d'un certain Benjamin qui cherche à monter un projet d'entreprise pour proposer une solution. Un peu hésitant au départ, je me dis que ça tombe plutôt bien et que je ferais mieux de le contacter. Après s'être rencontrés, on se rend compte qu'on est totalement sur la même longueur d'ondes. Rapidement on s'y met. Il avait une vision business alors que j'arrivais avec une vision technique, ça collait bien. On a trouvé un nom au projet, on a fait les premiers protos, on a pris un nom de domaine, monté un site web, on s'est organisé et on a monté la boite.

Au final, ça nous a pris du temps pour se décider sur comment tout ça allait marcher, mais après de nombreux mois (presque un an !), nous voilà avec une société enregistrée au tribunal de commerce, un joli site web et de quoi quoi déployer nos protos de Cozy. Tout ça nous a pris pas mal de temps. Un stagiaire, Lucas, nous avait rejoint pour nous aider sur la partie Sys Admin. On ne le savait pas encore mais il allait devenir notre premier employé.

Forts de ce qu'on avait monté, on a pu convaincre Zoé, Romain et Joseph de nous rejoindre. En stage au début et ensuite, à temps plein. Avec eux ça a boosté. Notre proto était de plus en plus fonctionnel. Ça restait bancal mais c'était utilisable et on voyait bien l'intérêt de la plateforme. On a eu de l'exposition dans plusieurs endroits : LinuxFr, LeWeb, Hacker News, Mozilla WebFWD et un article dans le magazine Wired. On a vu une première communauté internationale se former. Là je pense qu'on a commencé à vraiment y croire. Notre histoire prenait forme et on voyait la plateforme progresser de jour en jour. La tuile qui m'était tombé dessus avec ma boite précédente s'est transformée en belle opportunité de faire progresser le schmilblick du lien entre cloud et vie privée.

Pour ce qui est des motivations, notre but était de permettre aux utilisateurs de service web de profiter d'une plateforme simplifiant l'usage du serveur personnel. Avec ce nouvel outil, un utilisateur récupère ses données dans une base de données, en maîtrise les accès et surtout peut y brancher ses périphériques et autres application lourdes. Ainsi on apporte aux gens un meilleur contrôle de leurs données tout en fluidifiant leur vie numérique. Les outils type "silos" sont pratiques mais comme ils sont cloisonnés, ils ne nous facilitent pas vraiment la vie. C'est le principal problème que Cozy résout.

Pour l'approche, comme tu as pu le comprendre, on a fonctionné en itération avec pour objectif d'avoir quelque chose de fonctionnel le plus tôt possible. Ça a pris du temps au début car il a fallu, entre autres, se mettre à l'admin système sérieusement, maîtriser l'écosystème Node alors qu'il était tout jeune et faire une app web "classique" pour que les gens puissent s'inscrire et demander un Cozy. Enfin il a fallu trouver et assembler diverses technos pour faire marcher le tout sans trop réinventer la roue (le déployeur d'apps Haibu et l'indexeur Whoosh notamment). En plus de ça on travaillait avec La Poste et la FING pour réaliser des prestations qui nous ramenaient des sous. Ça nous a pris pas mal de temps mais en restant sur ce mode tout en augmentant notre équipe (grâce à une belle levée de fonds), nous avons pu continuer jusqu'à aujourd'hui et obtenir une belle plateforme pleinement fonctionnelle !

Jdh : Aujourd'hui, combien êtes-vous à travailler sur Cozy ? Quels sont les axes de développement actuels ? J'ai vu passer une offre en partenariat avec OVH et j'ai trouvé intéressante l'initiative. Quelle est ta vision à moyen terme pour Cozy ?

Frank : Aujourd'hui nous sommes une petite vingtaine toutes professions confondues. En développeurs / admins, on est une petite dizaine accompagnée d'une équipe produit de 3 personnes.

Au niveau des développements, on est en train de finaliser notre client desktop et notre webmail. L'équipe est vraiment efficace et nous avons hâte de voir le résultat. On aura enfin une plateforme proposant tous les services de base, auto-hébergeables et sur laquelle tous nos périphériques peuvent se connecter.

La vision à moyen terme de Cozy est de continuer à consolider tout ça et de construire une offre commerciale sous forme de location de Cozy en ligne puis peut-être sous une forme de box à brancher chez soi. On travaille déjà avec Gandi et OVH pour qu'ils nous aident à construire cette offre. On va aussi mettre l'accent sur l'enrichissement des données duCozy via un système de connecteurs. Ce sont des petits scripts qui vont récupérer les données que vous déposez chez vos différents fournisseurs (factures, santé, banque, etc.). C'est un gros différenciateur de Cozy par rapport aux autres clouds et la communauté aime bien ce concept car elle peut +facilement participer.

On va aussi commencer à voir des grosses boites qui déploient leur compte client sur la plateforme (une app pour gérer ses contrats et intéractions). On voudrait aussi développer des fonctionnalités pair à pair au sein du Cozy. Deux chercheurs y travaillent chez nous, on a hâte de voir ce que ça donne !

Jdh : Les lecteurs du Journal du hacker sont très curieux Peux-tu nous donner quelques détails sur les technologies utilisées pour votre infrastructure afin de développer et faire tourner Cozy ?

Frank : A propos de notre infrastructure d'hébergement, il y a pas mal de choses à dire. Tellement que j'aurais été plus à l'aise que nos admins répondent à cette question à ma place. Mais en gros, ils sont deux, Nicolas et Lucas, pour faire tourner 2500 conteneurs Cozy. Un troisième vient les rejoindre (Aeris, que vous connaissez sans doute) pour les aider. Enfin, Cédric développe des outils maison pour mieux gérer notre infra, mais il a un profil développeur. Pour se synchroniser, ils bossent tous sur un mode Kanban.

Pour le matos, on utilise des gros serveurs OVH appartenant au même rack virtuel. Ça nous permet d'avoir un réseau privé pour ces machines. On les découpe ensuite en conteneurs et on met un joli proxy devant pour gérer la distribution des requêtes en fonctions du nom de domaine.

Niveau technos, l'orchestration se fait via SaltStack et nous déployons des conteneurs OpenVZ (en 2016 on voudrait migrer vers LXC). Nous avons aussi pas mal de sondes pour récupérer des données pour faire de la métrologie via une stack Elastic Search / Logstash / Kibana et une stack InfluxDB / Grafana (selon le type de données).

Pour le monitoring, c'est Shinken qui nous réveille la nuit quand survient un problème. Enfin, les backups sont gérés via une solution maison et notre intégration continue se base sur Jenkins. Pour notre outil interne, on a développé une API via Flask et nos données sont stockées dans une base MongoDB. Cet outil nous permettra bientôt de gérer nos conteneurs de manière +uniforme quelque soit le fournisseur de machines (Gandi ou OVH par exemple).

Les conteneurs Cozy font tourner des process Node.js, une base de données CouchDB (Erlang) et des sondes Beaver et collectd. Le tout tourne sur une Debian 8 minimaliste. Les tests des applications tournent sous Travis et sont consultables publiquement.

A côté de ça, on a pas mal d'images à maintenir (Raspberry Pi, Virtualbox, hébergeurs, etc.) ainsi que notre dépôt Debian, Pour couronner le tout, nous avons un conteneur pour chacun de nos outils traditionnels : site web (Metalsmith), documentation (DocPad), blog (Dotclear), wiki, etc.

Comme vous pouvez le voir nos admins sont super-productifs et savent bien jongler avec les technos ! Et en plus ils s'entendent bien avec nos développeurs. Que demande le peuple ?

Jdh : Merci Frank.

Frank : Merci au Journal du Hacker que je suis toujours avec grand plaisir !

- Entretien réalisé par Carl Chenet pour le Journal du hacker.

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Okki : Sortie de la première version du thème d’icônes Arc

Le thème GTK+ Arc et le thème d’icônes Arc

horst3180, le créateur du plus populaire des thèmes GTK+, Arc, vient de sortir la toute première version d’un thème d’icônes associé, Arc Icon Theme.

Le thème n’en est encore qu’à ses débuts, et se contente pour le moment de couvrir les icônes de dossiers et les type MIME. Quand le thème ne propose pas ses propres icônes, il utilise par ordre de préférence celles des thèmes Moka et Adwaita.

Si vous préférez faire appel aux icônes Faenza ou modifier l’ordre de préférence, il vous faut éditer le fichier Arc/index.theme puis modifier la ligne Inherits de la section [Icon Theme].

Gravatar de Okki
Original post of Okki.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Framablog : Framavox : discutez, décidez, et faites entendre votre voix !

Dans les associations, les collectifs, les groupes de travail… ou même lorsque l’on passe sa nuit debout, il est un point essentiel de la collaboration : comment prendre des décisions ensemble ?

Bien entendu, le numérique peut être un outil formidable en cela : même séparés géographiquement, on peut discuter, se positionner, changer d’avis au cours des échanges. Chose amusante, c’est le logiciel libre qui répond le mieux à ces problématiques (à tel point que nous avons eu du mal à trouver une alternative « made in GAFAM » à cette nouvelle offre pour notre carte Dégooglisons Internet ^^ !)

Tour de Framavox en deux listes à puces

Nous sommes donc fiers de mettre en avant les fonctionnalités du logiciel libre Loomio dans ce nouveau service : Framavox.

Voici un outil collaboratif de prise de décisions qui vous permet de :

  • Créer un groupe de discussion/décisions (ouvert, privé ou fermé)
  • Rejoindre un groupe ouvert ou demander à intégrer un groupe privé
  • Inviter des personnes à rejoindre votre groupe
  • Créer des discussions au sein de ce groupe
  • Échanger et se répondre dans ces discussions (comme un fil de réseau social)
  • Présenter au vote une proposition dans la discussion
  • Modifier votre vote au fil des échanges (jusqu’à la date de fin de la proposition)
  • Poursuivre les échanges et les votes à volonté (on doit attendre la clôture de la proposition précédente afin d’en proposer une nouvelle aux votes)
  • Aller jusqu’à créer des sous-groupes !

 

Le tout agrémenté de fonctionnalités très pratiques :

  • Les échanges sont conservés et indexés (barre de recherche)
  • Tous vos textes sont aisément mis en page avec la syntaxe Markdown
  • On peut répondre directement à un message (pour ne pas perdre le fil)
  • Ainsi que mentionner une personne pour qu’elle soit notifiée
  • Un système de notifications et de réponses par email est inclus
  • On profite d’une ergonomie agréable (de type réseau social)
  • Les groupes, sous-groupes, discussions et comptes utilisateurs sont paramétrables et personnalisables

Tout cela est à votre disposition sur Framavox.org !

Le tutoriel pour l’auto-hébergement est disponible dans le Framaclahoude.

Démonstration en vidéo (réalisée par Fréderic Véron, qui a gentiment répondu à notre sollicitation)

 

Framavox illustré en un exemple concret Le Groupe d’Action pour le Gras a des décisions à prendre…

Sandrine (dont la vie associative est bien remplie…) est une membre du G.A.G., le « Groupe d’Action pour le Gras » dont la devise est « Le gras, c’est la vie. » Les membres de cette association ont du mal à se réunir physiquement pour prendre toutes les décisions nécessaires.

Elle décide donc de créer un groupe pour l’association sur Framavox… C’est simple : elle se crée un compte, puis elle s’y connecte pour créer le groupe.

01 framavox creer groupe

Sandrine décide de créer un groupe fermé, car elle voit dans la documentation de Loomio (traduite en français par l’infatigable groupe Framalang) qu’elle pourra modifier ce paramètre ultérieurement.

Dès la création, une première discussion de « bienvenue » est créée. L’œil de lynx de Sandrine y repère bien vite :

    1. La zone d’accès rapides aux discussions récentes / non lues et à ses groupes
    2. La zone de recherches, notifications, et de personnalisation du profil
    3. La colonne de gauche réservée aux échanges
    4. La colonne de droite pour les votes
    5. Et le bouton d’accès rapide aux principales actions

    02 framavox bienvenue commente

    Bon, pour continuer, il lui faut du monde avec qui échanger. Qu’à cela ne tienne, elle décide d’inviter John et Olivia à tester l’outil avec elle pour le compte de l’association.

    03 framavox inviter des personnesEt, tant qu’à faire, autant créer la première discussion sur un sujet clivant, brûlant, un sujet qui divise le Groupe d’Action pour le Gras : la margarine.

    04 framavox creer discussion

    L’outil invite aux échanges, John et Olivia s’en donnent à cœur joie, comme on peut le lire dans la colonne des échanges de cette nouvelle discussion.

    05 framavox discussionPrise d’un doute subit, Sandrine se demande si les objections de John sont liées au fait que la margarine est une graisse végétale (lui qui adore les graisses animales). Elle se demande surtout si d’autres membres du GAG ne font pas partie d’une « majorité silencieuse » qui souhaiterait que l’asso défende en priorité les graisses animales.

    Elle décide donc de lancer un vote rapide, une « proposition », afin que l’on valide le positionnement de l’asso avant que de poursuivre les échanges.

    06 framavox decision colonne droiteLe résultat est unanime : personne dans l’association ne veut se restreindre à la promotion exclusive des graisses animales.

    Cette question (fondamentale, il faut bien le dire) étant réglée, les échanges se poursuivent… jusqu’au point où il est temps de décider : le G.A.G. se lance-t-il (ou non) dans cette campagne de promotion « Margarine, ma passion » ?

    Sandrine décide de peaufiner la proposition afin que chacun-e comprenne l’interprétation des votes possibles. Elle utilise donc la syntaxe markdown pour mettre son texte en page.

    08 framavox proposition 2 combine fleche

    Bon… John a décider de poser son veto sur cette action, en votant « Bloquer »… mais le vote n’étant pas clos, Olivia veut mieux comprendre sa position, et se demande s’il a bien toutes les cartes en main. Elle décide de le notifier en écrivant « @johnbutter » afin qu’il reçoive ce message dans ses emails.

    09 framavox notificationJohn, qui n’aime pas la margarine parce que c’est une « copie du beurre » (il préfère l’huile de coco, le bougre), n’avait pas pensé à ces arguments. Il répond donc directement à son email de notification depuis sa messagerie :

    10 framavox réponse emailEt il se connecte à Framavox afin de changer son vote de « Bloquer » à « S’abstient ».

    11 framavox vote modifiéSandrine est heureuse de voir en temps réel les échanges et les positions évoluer sur cette discussion, qui reste ouverte encore quelques jours, le temps que les autres membres du Groupe d’Action pour le Gras se connectent à leur tour.

    12 framavox proposition 2 resultatComme le G.A.G. est une association très active, il y a toujours plusieurs sujets brûlant sur lesquels discuter, échanger et se positionner.

    Par exemple, pendant tous ces échanges margariniers, il y a eu en parallèle une autre discussion créée par Olivia, pour inventer une action autour de ses recettes à l’huile d’olive.

    13 framavox nouvelle discussion

    La morale de cette histoire…

    C’est qu’on espère voir les recettes d’Olivia paraître sous licence libre ! (vous pouvez rejoindre le groupe Framavox du GAG si vous voulez tester ^^)

    C’est surtout que les équipes de Loomio ont conçu un outil qui peut faciliter grandement la vie de collectifs faisant le choix de prendre des décisions collaborativement.

    C’est enfin que Framavox est un nouvel outil à votre disposition.

    Le tuto pour l’installer sur vos serveurs est d’ores et déjà disponible sur framacloud.org.

    Et oui, vous avez le droit de vous demander à quoi on carbure quand on cherche des exemples. C’est en vente libre, promis.

     

    Pour aller plus loin :

    Gravatar de Framablog
    Original post of Framablog.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

    Articles similaires

    alterlibriste : Quoi de neuf sur le libre ?

    Quelques nouvelles du côté du libre et un billet qui partira sans doute dans tous les sens.

    Si je continue à bloguer à mon rythme habituel au moins une fois par semaine, j’ai consacré une bonne partie de mes derniers articles à la rubrique Monde Numérique, notamment à destination de ceux qui souhaitent organiser leur veille et ne connaissent pas encore les flux rss. Ce n’était donc pas en lien direct avec le libre, c’est pourquoi je n’ai pas beaucoup alimenté le Planet-Libre ces derniers temps.

    Pourtant, en ce moment, j’essaie de m’activer en coulisses avec quelques compagnons pour continuer à faire vivre la communauté intéressée par la philosophie du logiciel libre. Reste à savoir si comme dit la pub, ce qu’il fait à l’intérieur se voit à l’extérieur ?
    D’aucuns diront que de toutes façons le partage c’est fini ou alors ça n’a plus que pour but de râler et de troller.

    J’avais justement en tête l’idée d’un billet sur la professionnalisation de la communauté et le risque de laisser sur le bord du chemin les simples utilisateurs/amateurs qui, comme moi, ne sont pas dans les milieux de l’administration système ou du développement logiciel et qui ont de moins en moins de choses intéressantes à se mettre sous la dent ou ne comprennent rien dès le titre du sujet traité. Je laisse mijoter ça et je prends les paris que cette question est partagée et pourrait faire l’objet d’une réflexion à plusieurs plumes (je prends les candidatures et je ramasse les copies, disons mardi prochain, sur vos blogs respectifs).

    Parmi les marronniers, on a eu droit il y a une bonne dizaine de jours à l’éternel débat sur qu’est-ce qu’être libriste ? Question toujours posée par celui qui se sent attaquée dans sa libritude par quelqu’un qui présuppose que le libriste devrait faire ou ne faire telle ou telle chose. Sentiment de culpabilité de ceux qui se sentent visés ou sentiment de supériorité de celui qui pense mieux faire que les autres ? Peut-être un peu des deux. Je n’ai pas pleinement pris part au débat qui se répète sans cesse et auquel j’ai déjà donné mon avis sur ce blog.
    Toujours est-il qu’à la problématique selon laquelle on n’a pas de définition claire du libriste (contrairement au logiciel libre), j’ai fait cette proposition de réponse sur Diaspora* :

    On ne pourrait pas tenter simplement de définir le libriste comme quelqu’un qui remplace là où c’est possible des logiciels fermés par des logiciels libres ?
    Par possible, j’entends qu’il y a une alternative possible remplissant les besoins et que la personne a les compétences d’installer.

    Je ne sais pas si chacun peut s’y retrouver sans s’écharper, c’est à vous de me le dire.

    Voilà pour ce cours billet sur le libre en vrac, reste à savoir qu’est-ce qui est en vrac dans l’histoire ?

    Gravatar de alterlibriste
    Original post of alterlibriste.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

    Tuxicoman : Avec Silence, chiffrez vos SMS sur Android

    Silence est une application libre qui remplace votre application SMS sur Android.
    Son avantage est de chiffrer les messages de bout en bout.
    Elle s’appelait auparavant SMSsecure et est un fork de TextSecure qui a été créé par Moxie Marlinspike.

    Le principe est de chiffrer la conversation entre 2 téléphones en utilisant une clé de chiffrement connue uniquement des 2 participants. La clé ne sera pas stockée dans le cloud mais uniquement sur les téléphones ce qui rend très coûteux la surveillance de masse puisqu’il faudrait pirater chaque téléphone pour déchiffrer les messages SMS échangés.

    Mais comment se mettre d’accord sur une clé de chiffrement commune par SMS sans l’envoyer en clair à l’autre en premier lieu? C’est là qu’intervient la technique de l’échange de Diffie-Hellman qui permet de se mettre d’accord sur une clé secrète sans jamais la révéler (c’est prouvé mathématiquement et c’est beau). A moins que l’espion ait modifié les données lors de l’échange de Diffie-Hellman initial, vos messages seront chiffrés de bout en bout. Il y a peu de risque que cela arrive car si c’était le cas, l’espion (l’opérateur télécom SMS) serait clairement hors la loi.

    Néanmoins vous pouvez le vérifier facilement en cliquant sur l’icone du cadenas en haut de l’écran dans l’interface d’une conversation. Cela affichera la signature de votre clé perso et celle de votre interlocuteur. Si chaque interlocuteur voir la même chose, c’est que l’échange de Diffie-Hellman initial n’a pas été modifié et donc que vous êtes tranquille.

    Le chiffrement des messages se fait selon la méthode Axolotl développée par Moxie Marlinspike. Cet algorithme utilise des clés de Diffie-Hellman temporaires car renouvelées à chaque message échangé. Ainsi, si un espion pirate votre téléphone et qu’il récupère la clé de Diffie-Hellmann actuelle, il ne pourra pas déchiffrer les messages déjà transmis (puisqu’ils utilisaient une autre clé de chiffrement qui n’est plus présente sur votre téléphone). Bien sûr, ça sous entend que vous avez effacé votre historique, hein ;-)

    WhatsApp a récemment annoncé utiliser la même méthode de chiffrement. Sauf que vous ne pouvez pas vérifier si le code fait ce qui est annoncé par la publicité, que WhatsApp est à la place de l’espion lors des échange de clés initiaux, que vous ne pouvez pas vérifier qu’il n’a pas modifié les clés de chiffrement ni qu’il ne peut récupérer votre clé privée.

    L’application est maintenue par un français Bastien Le Querrec de Rennes qui n’est visiblement pas de droite :D

    Related Posts: J'aime !(5)Je n'aime pas !(0)

    Gravatar de Tuxicoman
    Original post of Tuxicoman.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

    Articles similaires

    Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #22

    Pour la 22ème semaine de 2016, voici 5 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

    Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

    De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

    Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

    Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

    Gravatar de Journal du hacker
    Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

    Planet Libre : Brèves du Planet Libre - lundi 06, juin 2016

    Sortie de Krita 3.0 - LinuxFr.org logiciel dessin Krita

    antistress : "La version 3.0 de Krita est sortie le 31 mai 2016. Krita est un logiciel libre de dessin et peinture conçu pour des utilisations telles que la création d’illustrations, de bandes dessinées ou de textures."

    En 2020, toutes les publications scientifiques européennes publiques seront libres d'accès - Numerama Aaron_Swartz droit copyright

    antistress : "Le Conseil Compétitivité de l'Union européenne a annoncé qu'à partir de 2020, les résultats de toutes les recherches scientifiques financées en partie ou en totalité par des fonds publics seraient disponibles en libre accès. "

    Tor Browser 6.0 passe sur Firefox 45 ESR et abandonne SHA1 - Next INpact Tor pistage Firefox Mozilla

    antistress : "Tor Browser 6.0 est désormais disponible au téléchargement, accompagné d’évolutions importantes. Parmi les plus significatives, le passage à Firefox 45 ESR et l’arrêt du support des certificats SHA1. La nouvelle version devrait particulièrement aider ceux qui avaient des soucis avec les vidéos."

    Edward Snowden a « rendu un service public », selon son ancien accusateur - Numerama Snowden pistage lanceur_d'alerte

    antistress : "Eric Holder, qui avait été le procureur général chargé d'organiser les poursuites contre Edward Snowden, estime aujourd'hui que l'ancien agent de la NSA a rendu service au pays en provoquant un débat sur la surveillance généralisée."

    Gravatar de Planet Libre
    Original post of Planet Libre.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

    Articles similaires

    Pages